~Avant & Après~

Quelques Faits~Quelques Gestes

 » Au fil de l’eau , les Lignes Tissent leurs Toiles , Prends Le Temps et Dévoile » 

26-04-1986 : Tchernobyl

—————– La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire qui s’est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine en Ukraine. Cet accident a conduit à la fusion du cœur d’un réacteur, au relâchement de radioactivité dans l’environnement et à de nombreux décès, survenus directement ou du fait de l’exposition aux radiations. Il est le seul accident classé au niveau 7 sur l’échelle internationale des évènements nucléaires (INES), ce qui en fait le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu’à présent.

La centrale nucléaire Lénine est située sur un affluent du Dniepr à environ 15 km de Tchernobyl (Ukraine) et 110 km de la capitale Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie. L’accident de Tchernobyl est la conséquence de dysfonctionnements nombreux et importants : un réacteur mal conçu, naturellement instable dans certaines situations et sans enceinte de confinement ; un réacteur mal exploité, sur lequel des essais hasardeux ont été conduits ; un contrôle de la sûreté par les pouvoirs publics inexistant ; une gestion inadaptée des conséquences de l’accident[1].

Les conséquences de la catastrophe sont importantes, aussi bien du point de vue sanitaire, écologique, économique que politique. Plus de 200 000 personnes ont été évacuées.

Un rapport de l’AIEA établi en 2005 recense près de 30 morts par syndrome d’irradiation aiguë directement attribuables à l’accident, et estime que le nombre de morts supplémentaires par cancer dans les populations les plus exposées aux rayonnements (estimé à 4 000 morts d’après les modèles de radioprotection) est trop faible par rapport à la mortalité naturelle (100 000 morts, soit 4% d’accroissement) pour être détectable par les outils épidémiologiques disponibles[2]. Des organisations non gouvernementales avancent des chiffres beaucoup plus importants.

16-09-1987 : Le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone a été adopté le 16 septembre 1987 et il est entré en vigueur le 1er janvier 1989.

—————– A leurs deuxième, quatrième, septième, neuvième et onzième réunions, les Parties au Protocole de Montréal ont adopté, conformément à la procédure énoncée au paragraphe 9 de l’article 2 du Protocole, des décisions portant ajustement et réduction des volumes de production et de consommation des substances réglementées inscrites aux annexes du Protocole. Ces ajustements sont entrés en vigueur, pour toutes les Parties, le 7 mars 1991, le 23 septembre 1993, le 5 août 1996, le 4 juin 1998 et le 28 juillet 2000, respectivement.

03-06-1992 : DÉCLARATION DE RIO SUR L’ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT
                               PRINCIPES DE GESTION DES FORÊTS

—————– En 1972, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement a adopté une série de principes pour une gestion écologiquement rationnelle de l’environnement. Cette « Déclaration de Stockholm » a placé les questions écologiques au rang des préoccupations internationales et a marqué le début d’un dialogue entre pays industrialisés et pays en développement concernant le lien qui existe entre la croissance économique, la pollution de l’indivis mondial (l’air, l’eau, les océans) et le bien-être des peuples dans le monde entier.

11-12-1997 : Protocole de Kyoto

—————-The Kyoto Protocol is an international agreement linked to the United Nations Framework Convention on Climate Change. The major feature of the Kyoto Protocol is that it sets binding targets for 37 industrialized countries and the European community for reducing greenhouse gas (GHG) emissions .These amount to an average of five per cent against 1990 levels over the five-year period 2008-2012.

 

24-06-2006 : Une Vérité qui dérange.

——————- Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth, titre en anglais) est un documentaire américain traitant du changement climatique, spécialement du réchauffement planétaire, réalisé par Davis Guggenheim. Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et prix Nobel de la paix en 2007, partagé avec le GIEC, y tient le premier rôle, celui de conférencier.

2009 : Home

——– Home, documentaire saisissant sur l’état de la Terre vue du ciel, montre la pression que l’Homme fait subir à l’environnement et les conséquences que cela entraîne sur le changement climatique. Yann Arthus-Bertrand ne le présente pas comme un film catastrophe mais comme un message d’espoir, en rappelant qu’il reste 10 ans pour agir[4].

07-10-2009 : Le Sydrome du Titanic

——————Il fait suite au livre du même titre sorti en 2004: Le Syndrome du Titanic où Nicolas Hulot développe les thèmes qui lui sont chers, autour de l’évolution de l’environnement et de l’érosion de la biodiversité.

08-04-2009 : Nous resterons sur Terre

——————- Les changements climatiques inquiètent, les espèces s’éteignent, les ressources s’épuisent, les villes s’étendent… À travers un jeu de miroirs et de contrastes entre cette nature miraculeuse et l’obsession de l’homme à vouloir la dompter, Nous resterons sur Terre regarde la planète d’aujourd’hui dans les yeux et dresse l’état des lieux d’une harmonie qui vacille. Pouvons nous inverser le cours des choses ? Le voulons nous vraiment ?
Avec l’environnementaliste James Lovelock, le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai, ce film laisse à chacun la liberté d’évaluer le degré d’urgence sur une seule certitude : Nous resterons sur Terre.

00-00-2009Green : documentaire sur les ravages de la déforestation en Indonésie

—————– 48 minutes de plongée dans l’enfer de la surexploitation forestière en Indonésie.  » Green « , film documentaire de Patrick Rouxel, nous donne à voir la face cachée de l’industrie minière et du bois. Primé lors du festival 2009 de Manaus au Brésil,  » Green  » montre le drame de la déforestation à travers les yeux d’une femelle orang-outan.

Documentaire : Green

07-11-2009 : Sommet de Copenhague

—————– La conférence de Copenhague a été la 15e « Conférence des parties » (COP 15) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague (Danemark), du 7 au 18 décembre 2009. Conformément à la feuille de route adoptée en 2007 lors de la COP 13, elle devait être l’occasion, pour les 192 pays ayant ratifié la Convention, de renégocier un accord international sur le climat remplaçant le protocole de Kyoto, initié lors de la COP 3 en 1997 et dont la première étape prend fin en 2012. Cette COP 15 était également la MOP 5, soit la 5e réunion annuelle depuis l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto en 2005.

2010 : Océans

——— Océans stylisé Ωcéans est un documentaire français réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud dont le tournage a commencé en 2004 et produit en 2009.

20-04-2010 : Deepwater Horizon

—————— Deepwater Horizon était une plate-forme pétrolière louée par la compagnie pétrolière BP pour forer dans le golfe du Mexique (dans les eaux territoriales américaines) le puits le plus profond jamais creusé en offshore.

Elle a explosé le 20 avril 2010 générant un incendie puis une marée noire, qui est la plus importante catastrophe de l’histoire de l’industrie pétrolière avec une estimation moyenne de 4,9 millions de barils soit 780 millions de litres répandus[2] et un désastre écologique sans précédent[3]. Le 19 septembre, après de nombreuses tentatives, la fuite est déclarée bouchée par le gouvernement fédéral américain[4].

La pollution engendrée affecte l’écosystème et l’économie locale[5],[6], menaçant plus de 400 espèces, dont des baleines, des dauphins, des lamantins et de nombreux oiseaux (aigrettes, hérons, etc.)[7].

20-03-2010 : Le réveil d’un Géant Endormi

—————– L’éruption récente du volcan islandais Eyjafjöll situé dans le sud de l’Islande, à seulement 160 km au sud-est de la capitale Reykjavik a pris une nouvelle tournure ce jour avec l’émission d’un panache de fumée qui bloque le trafic aérien de l’Europe du Nord.

Le 20 mars 2010, après un repos de près de 200 ans, une éruption fissurale s’est produite sur les flancs du volcan islandais Eyjafjöll recouvert par l’Eyjafjallajökull, une calotte glaciaire. Le spectacle, impressionnant, a alors attiré de nombreux touristes mais une nouvelle éruption survenue le 14 avril 2010 vers 1h du matin, heure locale, engendre des conséquences à l’échelle de l’Europe du Nord.

2010 : L’ Arbre

——– Rarement on aura filmé un arbre avec tant de tendresse et d’onirisme. Véritable personnage du film, à la fois accueillant et redoutable, le figuier illustre le rapport à la mort de toute une famille : les fils font mine de l’ignorer tandis que Simone ne peut briser son lien fusionnel avec la plante. Dawn a du mal à s’en séparer, mais sait que c’est inévitable pour avancer, vivre un nouvel amour. Auprès de leur arbre, ils vivaient heureux… Mais leur bonheur est-il possible sans lui ?

07-08-2010 : Un iceberg géant qui se brise

———————- Au nord-ouest du Groenland, à 1000 km au sud du Pôle Nord, la gigantesque langue de glace du glacier Petermann, sans égale à travers tout le continent, vient de se briser, donnant naissance au plus grand iceberg actuellement à flot dans l’hémisphère nord.

Véritable île flottante mesurant 30 km sur 14 pour une superficie d’environ 245 km² équivalant à celle de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, l’iceberg s’approche du détroit de Nares où son évolution sera attentivement suivie par le radar du satellite européen Envisat, auquel nous devons ces images, afin de fournir un support à la navigation des brise-glace.

21-08-2010 :  Un barrage pharaonique divise l’Amazonie

—————- Le président Lula a donné son feu vert à la construction du barrage de Belo Monte sur la rivière Xingu. Mais l’ouvrage, censé constituer le troisième complexe hydroélectrique du monde, suscite de vives oppositions

. Un mur de béton de 6 kilomètres de long détournera les eaux de l’un des plus puissants affluents de l’Amazone en direction de deux canaux de dérivation de 500 mètres de large et de plusieurs kilomètres de long. «Un chantier gigantesque», commente, enthousiaste, Sirio Gomez, l’ingénieur en chef du barrage: «Imaginez, c’est comme si on construisait le canal de Panama, ici, au milieu de la forêt.» L’euphorie de Sirio est loin d’être partagée par tout le monde.

20-08-2010Une mer de plastique dans l’océan Atlantique.
——————  Une zone stable dans laquelle les déchets sont très concentrés a été mise en évidence par des océanographes américains. Toutefois, il semblerait que depuis plus de 20 ans, la situation n’ait pas empiré. Au moins en apparence.

Les océans abritent de gigantesques poubelles. Depuis les travaux de Charles Moore en 1997, on connaissait l’existence dans l’océan Pacifique d’une vaste région dans laquelle vient s’entasser le plastique. Le pionnier de l’observation des déchets en mer l’avait baptisée la «Grande plaque de déchets du Pacifique est». Les étudiants et chercheurs de la Sea Education Association viennent de mettre en évidence à leur tour l’existence d’un «patch » similaire dans l’Atlantique nord. Leurs travaux, dont ils avaient annoncé fin février les premiers résultats lors d’un congrès à Portland, font l’objet d’une publication dans la revue Science.

23-08-2010 : Arbres en Peines

————— Le stockage naturel du CO2 dans la végétation diminue depuis l’an 2000. Une conséquence probable mais inattendue du réchauffement climatique qui inquiète les scientifiques.

 Le résultat est aussi surprenant qu’inquiétant: les arbres n’en peuvent plus. Ils n’en veulent plus. Depuis 10 ans, la quantité de carbone naturellement absorbée par la végétation n’aurait cessé de diminuer, expliquent deux chercheurs de l’université du Montana dans une récente publication parue dans Science. Ce sont les analyses de données satellitaires de la NASA qui ont permis aux deux auteurs d’arriver à cette conclusion.Une étude similaire effectuée en 2003 avait pourtant montré qu’entre 1982 et 1999, le réchauffement climatique avait contribué à un meilleur piégeage du dioxyde de carbone atmosphérique par les plantes. Les conditions climatiques favorisaient la croissance des végétaux qui, en poussant, absorbaient du dioxyde de carbone. Beaucoup de dioxyde de carbone.

 —————– Une catastrophe européenne majeure et prévisible. La Hongrie redoute une catastrophe écologique majeure suite à la rupture du réservoir d’une usine de production de bauxite-aluminium située à Ajka, à 160 kilomètres de Budapest. Un million de mètres cube de boue toxique s’est répandu dans un rayon de 40 km2 et dans sept villages alentours. On dénombre sept morts et plus d’une centaine de blessés. Le flux toxique provoqué par ces boues rouges a atteint jeudi matin le Danube, menaçant l’écosystème du grand fleuve, avec un taux alcalin légèrement au-dessus de la normale, a annoncé à l’AFP un responsable du Service des eaux. D’ores et déjà, des centaines de poissons morts flottent dans les rivières et une grande partie de la végétation de la région a été anéantie, vraisemblablement pour des années, a indiqué jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF). Selon le secrétaire d’État à l’Environnement hongrois, le nettoyage et la reconstruction des villages pourraient prendre des mois, voire un an. Que ce sont les boues rouges ? Quelles peuvent être les conséquences sanitaires et écologiques ? Et en France, que faisons-nous de nos boues rouges ?


17-11-2010 : Bétonnage urbi et orbi

—————-  Le supplément «Manière de voir» du «Monde diplomatique» se penche sur l’urbanisation.

Coordonné par Mona Chollet, d’origine genevoise, ce numéro (décembre 2010 et janvier 2011) cerne les contours des mégalopoles d’aujourd’hui, dans lesquelles la ségrégation économique est de plus en plus marquée. Tandis que les moins nantis sont soit relégués dans de lointaines périphéries, soit ghettoïsés dans les centres, les gated communities («résidences sécurisées») prospèrent. Dans ces îlots sécurisés se manifeste «une nostalgie de l’authenticité et de l’animation urbaines qui multiplie les décors factices». Un monde d’illusions qui ressemble de plus en plus à Wisteria Lane, la fameuse rue de la série télévisée à succès Desperate Housewives. Tandis que, tout autour, l’envers du décor continue à croître.

17-11-2010 : Nagoya  Sommet de la Biodiversité.

 WWF : 2010 a été désignée par les Nations Unies comme l’année internationale de la biodiversité. C’est aussi une année clé pour l’avenir de notre planète. Du 18 au 29 octobre, à Nagoya (Japon), se tient le sommet international bisannuel de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). Lors de ce sommet, les dirigeants mondiaux devront prendre un certain nombre de décisions capitales

18-11-2010 : GASLAND   Du Gaz dans l’Eau.

Gasland, un documentaire réalisé par Josh Fox en 2010.

Un film qui montre avec force une réalité dont on a peine à croire qu’elle n’est pas fiction tant elle glace le sang. Lorsqu’il devient possible avec un briquet de mettre le feu à son eau du robinet chargée de méthane, les limites du rationnel sont bel et bien franchies.

Cette réalité se joue de l’autre côté de l’Atlantique et a pour toile de fond l’exploitation du gaz de schiste . Un gaz prisonnier de la roche en sous-sol que les compagnies extraient à grands coups d’eau, de sable et de produits chimiques. Les impacts de cette activité sur les communautés locales et leur environnement s’avèrent dévastateurs : contamination des nappes phréatiques , conséquences sur la santé , destruction des cadres de vie , etc. Nous sommes loin de l’eldorado dans ces états américains où des foyers, souvent modestes et isolés, en subissent les effets. Donner ainsi une voix aux victimes du gaz de schiste n’est pas le moindre des bénéfices du film.

Alors qu’il est question en France d’introduire cette « technologie », un tel documentaire fait œuvre d’utilité publique. Par un retour d’expérience que l’on ne souhaiterait jamais connaître, Gasland témoigne du prix élevé à payer pour une hypothétique indépendance énergétique visée par l’exploitation de ce gaz, outre l’existence des alternatives renouvelables.

 19-11-2010 : Atmosphère

—————-Le CO2 en «bouton principal» du climat. Le gaz carbonique et les autres gaz «non condensables» représentent 25% de l’effet de serre, assurent des climatologues américains

27-11-2010 : Le CERN à la poursuite de l’antimatière

—————-Des atomes d’antihydrogène ont été capturés dans un piège magnétique durant une fraction de seconde. Les physiciens comptent bien en tirer des informations sur notre destin…

27-11-2010 :Réchauffement climatique

—————-Négociations modestes après Copenhague : La Conférence de Cancun sur le climat, qui se tient ces deux prochaines semaines, a pour but essentiel de confirmer l’acquis…

 29-11-2010 : Cancun Cop 16 

—————- Du 29 novembre au 10 décembre se tiendra à Cancún, au Mexique, la 16e Conférence de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Sous l’égide de l’ONU, la Conférence des parties (COP) a pour objectif de faire oublier l’échec du sommet de Copenhague qui, l’année dernière, n’avait abouti qu’à un accord non contraignant obtenu à la dernière minute par une poignée de chefs d’État. Voici les clés et les enjeux de cette conférence.

 La désillusion de Copenhague ;

Le protocole de Kyoto expire en 2012. Et après ? Cancún devrait esquisser quelques pistes, même si les experts s’accordent à dire que l’espoir d’aboutir à un accord est mince. La Chine et les États-Unis, les deux plus gros pollueurs de la planète qui ne sont à ce jour contraints à aucune obligation de réduction de leurs émissions campent sur leur position. Et les pays en développement ? Un manque de confiance complet vis-à-vis des États les plus riches, et toujours dans l’attente des fonds promis à Copenhague pour les accompagner face aux impacts du changement climatique. Obtenu en décembre 2009, l’accord de Copenhague, non contraignant, fixait un objectif visant à limiter le réchauffement climatique à un maximum de 2°C au-dessus du niveau préindustriel. Mais sans définir les chemins pour atteindre ces objectifs. Résultat, les réductions d’émissions sont bien inférieures aux promesses engagées. L’accord prévoyait aussi une aide annuelle de 100 milliards de dollars d’ici 2020 pour les nations en développement, mais sans spécifier l’origine de ces fonds…

14-01-2011 : Le Quattro Volte                                                    Norbert Creutz                                                         

 —————-   Quand l’humain cède sa place.

Film inclassable, entre documentaire et fiction, «Le quattro volte» de Michelangelo Frammartino séduira les plus contemplatifs avec un pari osé et un plan-séquence d’anthologie.

Et si c’était ça, un film «extraordinaire»? Le quattro volte sort de l’ordinaire au point qu’on peine à le qualifier. «Essai poétique» serait sans doute la meilleure approximation – qui a déjà le mérite de faire fuir tous ceux à qui ce film n’est manifestement pas destiné, fans d’action, de vitesse, de stars, d’exotisme ou de mode. De tout cela, le jeune cinéaste italien Michelangelo Frammartino n’a cure. Son truc à lui, ce serait plutôt de creuser dans cet interstice de plus en plus fécond entre documentaire et fiction et de dialoguer avec l’éternité!

Au dernier Festival de Cannes, où son film était l’un des phares de la section parallèle Quinzaine des réalisateurs, le consensus critique disait: «magnifique mais insortable». Une coproduction helvétique (la compagnie tessinoise Ventura Film) et le distributeur Frenetic Films en ont heureusement décidé autrement. C’est ainsi qu’on peut découvrir sur l’écran de cinéma pour lequel il a été conçu (à condition de ne pas trop tarder…) ce film d’une folle audace. Son pari? Rien de moins que de tenter pour une fois de déloger l’homme de sa place centrale «naturelle».

«Le quattro volte encourage un parcours de libération du regard. Il pousse le spectateur à découvrir le lien invisible qui anime la totalité du monde», écrit le cinéaste dans sa note d’intention. Prétentieux? A voir le résultat, on y lirait plutôt une forme d’humilité, tant le film paraît plutôt simple et limpide. Par contre, il place d’emblée Frammartino, né en 1968, à ce point de décantation que nombre de grands cinéastes avant lui (Michelangelo Antonioni, Alain Cavalier, Ermanno Olmi, Jean-Daniel Pollet, Victor Erice, Abbas Kiarostami) n’ont atteint qu’en fin de carrière…

Artiste milanais qui aime filmer la Calabre dont sa famille est originaire, Frammartino avait déjà enregistré le lent déclin des villages de la région dans Il dono (2003), film frappant d’un réalisme sans fard et d’une beauté mortifère. Dans Le quattro volte (littéralement: les quatre fois) , il radicalise encore son propos en mêlant regard ethnographique et quête poétique. Les plus portés sur l’interprétation avanceront même l’hypothèse mystique.

Après un mystérieux prologue charbonnier, la première partie du film accompagne un vieux berger malade durant ses derniers jours. Sa mort coïncide avec la naissance d’un chevreau dont on suit un moment l’apprentissage de la vie, les premiers jeux et la première montée au pré. Puis le film bifurque encore pour rester à travers l’hiver avec un arbre, lequel finira abattu, utilisé dans une fête populaire, puis débité et transformé en charbon…

Si c’est du zapping, jamais on n’en aura vu de plus lent! Soit on s’accroche au moindre détail, soit on laisse son esprit divaguer du côté du cosmique. Certains trouveront sans doute l’expérience bien longue. Mais pour peu qu’on se sente d’humeur contemplative, l’heure et demie passera comme un enchantement – sûrement pas plus péniblement que les 2h45 en compagnie des chartreux du Grand silence de Philip Gröning (2005).

Ce silence-là paraît même encore plus riche d’interrogations. L’auteur entend-il suggérer un cycle de réincarnations? Que font les bêtes et les arbres une fois que l’homme a le dos tourné? Existe-t-il vraiment des régions où la TV et Internet n’ont pas encore tout changé? Ce qu’on voit dans ce film est-il immuable ou en voie de disparition?

La réponse à cette dernière question est claire: encore une ou deux générations et ces charbonniers, ces bergers, ces fêtes religieuses auront disparu. Quoi qu’on en pense, c’est du beau travail, à l’ancienne (35 mm) et habité d’un vrai regard de cinéaste. Le quattro volte contient même un des plus incroyables plans-séquences jamais vus au cinéma: à l’entrée du village, tandis que ce dernier se vide dans une longue procession, le chien du berger libère accidentellement de leur enclos les chèvres qui se répandent dans le monde des humains. En un double panoramique de presque dix minutes, tout est dit, la vie et la mort, l’humain et la nature, le burlesque et le tragique, sans qu’on puisse affirmer s’il s’agit de maîtrise inouïe ou d’un heureux hasard. Du grand art, assurément.

VVV Le quattro volte,
de Michelangelo Frammartino,
avec Giuseppe Fuda (Italie/Suisse/
Allemagne 2009). 1h28.

11-03-2011 :  Fukushima  Daiichi

Fukushima : « possibilité de dégâts au coeur du réacteur 2 »

Par TF1 News (D’après agence), le 15 mars 2011 à 06h43, mis à jour le 15 mars 2011 à 20:12

Dossier : Le Japon après le séisme

L’Agence internationale de l’énergie atomique a indiqué mardi soir qu’il était possible que le coeur du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima n°1, au Japon, ait été légèrement endommagé.

Nouvelles explosions mardi à la centrale de Fukushima 1. Depuis le très fort séisme et le tsunami de vendredi au Japon, les  accidents graves s’enchaînent dans les différents réacteurs de la centrale de  Fukushima 1, faisant craindre une contamination radioactive dans l’archipel  nippon et les pays voisins. Après les explosions dans les bâtiments des réacteurs n°1, samedi, et n°3 lundi, une déflagration s’est produite tôt mardi dans le bâtiment qui abrite le réacteur numéro 2. A la suite de cette explosion, deux brèches de huit mètres de large sont apparues dans l’enceinte extérieure du bâtiment, mais sans percer l’enceinte de confinement du réacteur, ont déclaré les autorités japonaises. Mardi, toujours, une autre explosion d’hydrogène a déclenché un incendie dans le réacteur 4, qui était à l’arrêt pour maintenance lorsque le séisme s’est produit. Selon les médias japonais, l’incendie a été maîtrisé. Enfin, une légère hausse de température a été mesurée dans les réacteurs 5 et 6.

  • Ce que décide la France après la catastrophe au Japon

    Vérification des centrales nucléaires françaises, rapatriement des Français au Japon, débat sur l’avenir de l’énergie : François Fillon a répondu à l’Assemblée

  • Après Tokyo, panique sur les Bourses mondiales

    La panique qui a touché la Bourse de Tokyo mardi, alors que le crise nucléaire au Japon ne cesse de s’aggraver, a gagné les principales Bourses européennes qui ont fortement reculé.

  • Vent de panique à la Bourse de Tokyo

    Elle s’est écroulée de près de 14% en séance mardi à cause de l’aggravation des problèmes de la centrale nucléaire de Fukishima, avant de réduire sa perte à 9% à 5h30 GMT.

  • Les écologistes pour un référendum sur le nucléaire français

    Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, a dénoncé lundi le discours « lénifiant » du gouvernement français face aux incidents nucléaires survenus au Japon et réclamé un référendum sur l’énergie nucléaire en France.

  • Fukushima, « un scénario à la Tchernobyl »

    L’enceinte de confinement du réacteur n°2 a rejeté des particules radioactives dans l’atmosphère. On s’achemine, selon Fabrice Collaro, vers un scénario catastrophe de type Tchernobyl.

  • Sendai : la sécurité civile arrive dans la ville radioactive

    Le détachement de la sécurité civile est arrivé à Sendai avec 4 médecins pour aider la population. Face à la menace nucléaire, les sinistrés commencent à être évacués. Les journalistes, comme notre envoyé spécial Tristan Walecks, vont aussi quitter la ville.

  • Fukushima-Tokyo : le retour mouvementé d’un Français

    De retour de la région de Fukushima pour rejoindre Tokyo, l’envoyée spéciale au Japon, Stéphanie Lebrun, a croisé dans le train un Français, Alexandre, qui a décidé de rentrer en France. Il vivait à 4 km de la centrale. Il est révolté par le manque d’information des autorités japonaises.

  • Au coeur de la cellule de crise à l’ambassade de France au Japon

    A Tokyo, l’ambassade de France a traité près d’un million d’appels. Pour le moment, le personnel de l’ambassade est confiant. Certains Français ont décidé de rester, malgré la menace radioactive.

  • A Fukushima, seuls les étrangers cherchent à partir

    Dans la région de la centrale nucléaire de Fukushima, les Japonais semblent se plier aux consignes des autorités. Seuls, les étrangers et les journalistes cherchent à partir au plus vite pour fuir toute contamination radioactive.

  • Zoom sur la sécurité des centrales nucléaires françaises

    La situation au Japon réveille le débat sur le nucléaire en France. La France possède le 2e parc de centrales au monde derrière les Etats-Unis. Face à des centrales nucléaires vieillissantes, la France est-elle à l’abri de tout danger ?

  • Les images du Japon avant et après le séisme

    Les images satellite du Japon témoignent de la violence du séisme et du tsunami. Des villes et des villages entiers ont été rayés de la carte. Sur des dizaines de kilomètres, la côte japonaise est méconnaissable.

    Publié le 14/03/2011 Les images du Japon avant et après le séisme

  • Tokyo : « impossible d’évacuer 35 millions de personnes »

    L’envoyé spécial de TF1 à Tokyo, Julien Beaumont est allé dans un hôpital où il a constaté que toutes les heures des relevés de radioactivité étaient faits. A la question de savoir si un plan était prévu en cas de radioactivité, il n’a obtenu aucune réponse.

  • Japon : les bourses de la planète dévissent

    Conséquence du tremblement de terre et de l’incertitude sur le nucléaire au Japon, la bourse de Tokyo dégringole. Le pays est la 3° économie mondiale et la récession annoncée entraîne des conséquences sur les places boursières internationales

  • Japon radioactivité : NKM « est très inquiète »

    François Fillon a présidé ce mardi une réunion interministérielle sur la situation au Japon. A la question de savoir quelle était la situation au Japon, la ministre de l’énergie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s’est dit très inquiète.

  • Le village ukrainien situé à cinq kilomètres de la centrale de Tchernobyl a été transformé en ville fantôme. 25 ans après l’explosion de la centrale, la ville n’est toujours pas habitée et il reste encore de la radioactivité dans l’air.
  • Surchauffe à la centrale nucléaire de Fukushima

    La crise nucléaire s’aggrave mardi au Japon après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima dans la nuit de lundi à mardi. Désormais, six réacteurs de la centrale sont en difficultés.

  • A Tokyo, les Japonais vivent dans une angoissante incertitude

    Dans la capitale japonaise, les Tokyoïtes vivent dans l’angoisse d’une catastrophe nucléaire. La pénurie commence à se faire sentir dans les magasins alimentaires. Les files d’attente s’allongent dans les stations car le carburant est rationné

  • Fukushima : « la situation se dégrade »

    L’évènement tant redouté, une perte de confinement dans le réacteur numéro 2, est arrivé. Ce qui signifie qu’il y a eu des rejets de radioactivité dans l’air. Des rejets qui risquent d’avoir des conséquences sur la santé, selon Thierry Charles, spécialiste des infrastructures à l’IRSN.

  • Vérification des centrales nucléaires françaises, rapatriement des Français au Japon, débat sur l’avenir de l’énergie : François Fillon a répondu à l’Assemblée.

  • La panique qui a touché la Bourse de Tokyo mardi, alors que le crise nucléaire au Japon ne cesse de s’aggraver, a gagné les principales Bourses européennes qui ont fortement reculer.

  • Vent de panique à la Bourse de Tokyo

    Publié le 15 mars 2011

    Elle s’est écroulée de près de 14% en séance mardi à cause de l’aggravation des problèmes de la centrale nucléaire de Fukishima, avant de réduire sa perte à 9% à 5h30 GMT.

« Possibilité de dégâts au coeur du réacteur 2 ». Le directeur de l’AIEA, Yukiya Amano, a déclaré mardi soir lors d’une conférence de presse au siège de l’agence à Vienne qu’il y avait une « possibilité de dégâts au coeur » du réacteur 2. Les dégâts toucheraient « selon les estimations moins de 5% du carburant« , a-t-il précisé. Plus tôt, l’AIEA avait annoncé que l’enceinte de confinement de ce même réacteur avait peut-être été « affectée » par l’explosion. L’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) a pour sa part estimé mardi que cette enceinte n’était « plus étanche« . L’enceinte de confinement qui entoure le coeur du réacteur est destinée à le protéger et à l’isoler de son environnement, afin d’éviter toute contamination radioactive. « Ce sont des événements très inquiétants », a déclaré M. Amano, qui a refusé de s’exprimer sur une possible fusion du coeur du réacteur dans la conjoncture actuelle.
 
L’accident nucléaire en cours est de niveau 6. L’accident de Fukushima pourrait être le deuxième le plus grave, après Tchernobyl, puisqu’il atteindrait un niveau de gravité 6 sur l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, qui en compte 7, selon le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste. 

La radioactivité du réacteur 4 « pourrait endommager la santé« . Les autorités japonaises ont affirmé mardi que la radioactivité n’atteignait un niveau dangereux pour la santé que sur le site même de la centrale, autour des quatre réacteurs endommagés. « Contrairement à ce qui s’est passé jusqu’ici, il ne fait pas de doute que les niveaux atteints peuvent affecter la santé des êtres humains« , a déclaré le  porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. Seuls 50 des 800 employés de la  centrale ont été maintenus sur le site, situé à 250 km au nord-est de Tokyo. Par précaution, le Premier ministre Naoto Kan a élargi la zone de sécurité autour de la centrale en appelant les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées. « Restez à l’intérieur, fermez les fenêtres, n’allumez pas les ventilateurs et ne sortez pas votre linge », a demandé M. Edano. Ces mesures s’ajoutent à l’évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200.000 personnes habitant à proximité de cette centrale située dans le nord-est, sur la côte de l’océan Pacifique.

A Tokyo, une radioactivité supérieure à la normale et un nouveau séisme.
 Le taux de radioactivité a légèrement dépassé la normale à la mi-journée, avant de  redescendre dans l’après-midi. Poussés par le vent, ces rejets radioactifs sont consécutifs à l’explosion d’hydrogène qui s’est produite à l’aube dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2. Selon les autorités, il n’y a pas de danger pour la santé de la population. Les 35 millions d’habitants de la plus importante agglomération du monde n’ont pas été invités à prendre des mesures de précaution particulières. Par précaution, plusieurs pays étrangers, dont la France, ont déconseillé les voyages au Japon et conseillé à leurs ressortissants expatriés à Tokyo de partir vers le sud de l’archipel ou à l’étranger. La tension reste vive dans la mégalopole où les immeubles ont à nouveau tremblé mardi soir suite à une réplique sismique d’une magnitude de 6,0 sur l’échelle de Richter. C’est l’une des répliques les plus puissantes observées depuis la catastrophe. Aucune alerte au tsunami n’a cependant été lancée (lire Fort séisme au sud-ouest du Japon).
 
Bruxelles parle « d’apocalypse » et de « tests de resistance ». Au Japon, « on parle d’apocalypse et je crois que le mot est particulièrement bien choisi », a déclaré mardi le commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger. « Pratiquement tout est hors de contrôle » et « je n’exclus pas le pire dans les heures et les jours à venir« . Lors d’une réunion de crise à Bruxelles, des responsables gouvernementaux, experts nucléaires et industriels du secteur sont tombés d’accord pour soumettre les centrales européennes à « des tests de résistance », a-t-il annoncé. « Il s’agit de réévaluer les risques, d’inondations, de tsunamis, d’attaques terroristes, de tremblements de terre, de coupures d’électricité ». La Commission fera des propositions dans les prochaines semaines sur les modalités des tests. La France, qui dispose du premier parc nucléaire civil de l’UE avec 58 réacteurs sur 143 selon des données de Bruxelles, a promis en parallèle de contrôler « toutes (ses) centrales, une à une » (lire Ce que décide la France après la catastrophe au Japon).

A la recherche d’éventuels survivants. Les sauveteurs continuent leurs recherches, sans grand espoir. Selon un nouveau bilan, la catastrophe a fait 3.373 morts confirmés, 6.746 disparus et 1.897 blessés. Selon Alain Juppé, quatre Français étaient toujours portés disparus. A noter que les voyagistes français ont décidé de suspendre jusqu’au 31 mars inclus les départs vers le Japon.

Lien : Fukushima Wiki ~~La Centrale

Carte des Rejets RadioActifs ~ Google Map

Liste d’Accidents Nucléaires

L’Oeil de Greenpeace

Où en est On ?

A I E A

11-10-2011 : La Nouvelle-Zélande face à une grave marée noire

—————-Un porte-conteneurs libérien, contenant 1.700 tonnes de carburant, s’est échoué mercredi dernier sur un récif de la baie touristique de Plenty. Les autorités évoquent déjà la «pire catastrophe écologique maritime» de l’histoire du pays.

La Nouvelle-Zélande face à une crise environnementale majeure. Depuis le naufrage mercredi dernier d’un porte-conteneurs libérien sur un récif, le pays combat une marée noire, que le mauvais temps vient d’aggraver. De 130 à 350 tonnes de fioul lourd se sont échappées ces dernières heures du Rena, dont la coque menace de se briser et de libérer les 1.300 à 1.500 tonnes de carburant restant sur le récif Astrolabe, à 22 km au large de la ville de Tauranga (île du Nord). Les autorités déplorent déjà la «pire catastrophe écologique maritime» de l’histoire du pays.

Les premières nappes de carburant ont atteint lundi la côte.
Les premières nappes de carburant ont atteint lundi la côte. Crédits photo : SUN MEDIA/AFP

Pour des raisons encore inconnues, Rena, un cargo d’une capacité de 47.000 tonnes et qui transporte quelque 2.000 conteneurs, s’est échoué mercredi dernier dans la baie de Plenty, réputé pour la richesse de sa faune et de sa flore. Vingt tonnes de carburant s’étaient jusqu’à ce week-end répandues dans la mer, sur une distance de 5 km, tuant une cinquantaine d’animaux. Les premières nappes de carburant ont atteint lundi la côte. Des boulettes de pétrole, de la taille de la paume de la main, ont été retrouvées sur la plage de Mont Maunganui.

La tempête de lundi a très nettement aggravé la situation.Des vagues de cinq mètres et des vents violents ont déplacé le Rena. Par mesure de précaution, l’équipage philippin du porte-conteneurs et 36 experts, qui étaient à bord, ont été évacués. La proue a essuyé des dommages supplémentaires et le niveau de l’eau dans les cales avant a augmenté. Une des quatre cuves s’est rompue, déversant en mer des centaines de tonnes de pétrole. «En vingt-quatre heures, les quantités relâchées ont au moins été multipliées par cinq», s’est alarmé le ministre néo-zélandais de l’Environnement. Il a demandé aux habitants de ne pas se rendre sur les plages, prisées des pêcheurs et des surfeurs, et de ne pas consommer de fruits de mer. Mais bien que les galettes de fioul puissent être toxiques, de nombreux particuliers sommairement équipés ont déjà commencé à nettoyer les plages.

Interrogations sur la sécurité du navire

On ne connaît pas encore les raisons du naufrage du Rena.
On ne connaît pas encore les raisons du naufrage du Rena. Crédits photo : Alan Gibson/AP

La météo a interrompu les opérations de pompage de fioul sur le bateau mais les autorités espèrent les reprendre dès que possible.Il faudra ensuite alléger le cargo, en le débarrassant de ses 2170 conteneurs, dont 22 contiennent des produits dangereux, comme du ferrosilicium. À cette fin, un bâtiment équipé d’une grue fait route depuis l’Australie. Ces opérations terminées, interviendra le renflouement du navire dont la responsabilité incombe à son armateur Daina Shipping, une filiale de la société grecque Costamare Inc.

Le premier ministre néo-zélandais a exigé de la firme des explications quant à l’origine du naufrage, intervenu par temps calme et sur un récif dûment indiqué sur les cartes. Selon le syndicat des marins néo-zélandais, l’équipage du Rena n’aurait peut-être pas justement disposé des cartes adéquates. Le ministre des transports néo-zélandais affirme lui que des manquements à la sécuritéauraient été relevés lors d’inspections sur le bateau en Chine et en Australie cet été.

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2011 : 27-11-11 Cop 17 Durban

———Protocole de Kyoto: le début de la fin

Etienne Dubuis

 

Plus personne n’est dupe. La conférence sur le climat qui va se tenir du 28 novembre au 9 décembre prochains à Durban est supposée poursuivre sur la lancée des éditions précédentes. En négociant notamment l’avenir de l’application du Protocole de Kyoto, le traité le plus exigeant de la lutte contre le réchauffement. Mais il n’en sera rien. Ce traité, qui a contraint une quarantaine d’Etats développés (dont la Suisse) à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre lors d’une première période d’engagement, est à bout de souffle. Lui qui devait rallier à sa logique la communauté internationale n’a entraîné personne. Pire: ces derniers mois, il s’est mis à perdre certains de ses meilleurs soutiens. La situation est devenue intenable.

Il reste de nombreux Etats pour soutenir le protocole. La Chine a répété cette semaine qu’elle encouragerait la conférence de Durban à le prolonger. C’est-à-dire à donner aux pays développés inscrits dans son annexe B de nouvelles obligations. Mais, de sa part, pareil engagement est facile: le traité n’impose aucune contrainte aux pays en développement, catégorie dont elle fait toujours partie malgré sa forte croissance.

Le problème est sérieux: le protocole est lâché par ceux-là mêmes qui l’ont le mieux servi, les pays développés qui se sont imposé en son nom des obligations de réduction. Trois d’entre eux, le Japon, le Canada et la Russie, ont sonné la charge le printemps dernier, en annonçant qu’ils refusaient de s’astreindre à une seconde période d’engagement si le traité ne soumettait pas les pays émergents à une discipline comparable. L’Union européenne a suivi cet automne, en considérant à son tour que l’effort devait être mieux partagé.

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui organise la lutte internationale contre le réchauffement, a établi le principe de responsabilité «commune mais différenciée». Selon elle, tous les pays du monde doivent être tenus pour responsables de ce qui arrive mais pas au même degré. Certains doivent donc être prêts à réaliser de plus gros efforts que d’autres. Ce que prévoit le Protocole de Kyoto en divisant la communauté internationale en deux camps: les pays avec obligations et les pays sans, la liste des premiers constituant sa fameuse Annexe B. Il reste à savoir jusqu’à quel point peut aller la différence de traitement. Or l’augmentation vertigineuse des émissions des pays émergents a bouleversé l’équation. La Chine est devenue le premier émetteur mondial de CO2 devant les Etats-Unis et l’Union européenne. L’Inde suit au quatrième rang, la Corée du Sud au septième, l’Indonésie au neuvième, le Brésil au dixième.

Le principe de responsabilité commune mais différenciée n’est pas contesté. Mais l’application abrupte que lui donne le Protocole de Kyoto est, elle, dépassée. Définitivement. «Le traité a souffert d’un triple handicap, commente Jorge Viñuales, professeur de droit international de l’environnement à l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève. Ses négociateurs n’ont pas prévu que les émission­s des pays émergents augmenteraient aussi vite. Les Etats-Unis ont refusé de le ratifier après l’avoir pourtant négocié dans ses moindres détails. Les pays européens refusent aujourd’hui d’accomplir des sacrifices supplémentaires, alors que la crise économique fragilise leur économie.»

Dans ce contexte, le Protocole de Kyoto a peu de chance de connaître une «seconde période d’engagement» en bonne et due forme. Se solde-t-il pour autant par un échec? Jorge Viñuales ne le pense pas. «Ce traité a représenté une première tentative internationale ambitieuse de réduire les gaz à effet de serre, insiste-t-il. Quoi qu’il advienne, il aura offert une gamme précieuse d’expériences. Et il laissera derrière lui des réalisations, qui pourront servir dans le futur. A commencer par les mécanismes de flexibilité qui permettent à un Etat n’atteignant pas ses objectifs de réduction de compenser son déficit par des réalisations à l’étranger. La conférence de Durban portera notamment sur le sauvetage de tout ce que le protocole recèle d’utile et qu’il s’agit aujourd’hui de placer sous l’égide de la convention.»

«Nous nous apprêtons à basculer dans un vide juridique mais pas dans un vide tout court, souligne­ Yohan Ariffin, maître d’enseignement et de recherche, spécialisé dans la politique environnementale, de l’Université de Lausanne. La convention perdurera et, avec elle, un cadre de négociations, des inventaires réguliers d’émissions et un objectif climatique minimum reconnu par tous depuis l’an dernier: le plafonnement du réchauffement à 2°C.»

Yohan Ariffin appelle à relativiser la portée du Protocole de Kyoto. «Ce traité a joué un rôle éminent dans la mesure où il a institué un dispositif qui va servir de base à la suite, explique-t-il. Mais il ne concerne plus guère que 25% des émissions de gaz à effet de serre. Le grand défi à relever désormais est d’instituer un régime qui en couvrirait au moins 75% avec la participation de la Chine et des Etats-Unis. Or le protocole proposait une architecture trop monolithique, avec ses réductions décidées en commun, une année unique de référence (hormis pour quelques Etats en transition) et l’exemption d’obligations accordée, sans distinction, à tous les pays n’appartenant pas à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La conférence de Copenhague, en révélant cette impasse, a constitué une rupture et indiqué la nouvelle voie à suivre: celle d’un régime à géométrie variable, acceptant diverses modalités de limitation et des années de référence variables.»

Doit-on craindre un relâchement de l’effort entre la «fin» du Protocole de Kyoto et l’entrée en vigueur d’un nouvel accord d’ici à quelques années? «Pas forcément, répond Yohan Ariffin. Les pays concernés se sont donné des engagements dont ils devront répondre. Ce d’autant qu’ils seront observés de près par le secrétariat de la convention et par les ONG environnementales, qui auront à cœur de dénoncer leurs écarts.»

Si la conférence de Durban marque la fin du Protocole de Kyoto, elle devrait annoncer par la même occasion l’ouverture d’une nouvelle page. La diplomatie climatique n’en est pas encore à graver ses acquis dans le marbre. Evoluer est sa destinée.

 

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§ 40 réponses à ~Avant & Après~

  • Drenagoram dit :

    Un Monde qui change de Nature.
    Change les Cours , détourne les Fleuves.
    Etend l’emprise, d’une Main de l’Homme.
    Construit sans Cesse , surtout Endure.
    Colmate , au vent , quelques Fissures
    En Attendant , une autre Epreuve
    Combien de Temps , à qui la Faute?
    Quel est le Sens d’une Réfléction ?
    L’Histoire nous montre le Miroir.
    D’une Vie passé à Contresens.
    La Bonne Conduite, est par Essence
    Celle qui laisserait , au moins une Place.
    Pour un Avenir , une seconde Chance
    Si nous Changeons , Naturellement.

    NéO~

    • Drenagoram dit :

      La mauvaise graine

      Article du Temps 31 Octobre 2010 Patrick Luder

      Monsanto prépare déjà le coup d’après. Le semencier annonce pour 2014 un soja résistant au dicamba et au glyphosate. Et, deux ans plus tard, un coton résistant à trois herbicides différents. Ses concurrents sont également sur les rangs. «Celui qui arrivera le premier gagnera beaucoup d’argent!» s’amuse Rusty Carter.

      Les anti-OGM dénoncent les promesses non tenues de Monsanto, qui a longtemps vanté les économies de pesticides réalisées avec les variétés Roundup Ready. «C’était vrai au début, mais pas sur le long terme», confirme Colby McChesney. Mais, malgré leurs déconvenues, les agriculteurs de l’Arkansas ne sont pas devenus hostiles aux plantes transgéniques. Colby McChesney ne comprend rien au débat qui agite l’Europe: «Ça fait dix ans que je croque des graines de soja et je suis en parfaite santé.» Aucun ne regrette non plus d’avoir adopté ces semences. «Sur le coup, c’était vraiment une bonne affaire, résume Bill Wilkie. Maintenant il faut qu’on nous trouve autre chose.»

      En veulent-ils à Monsanto? Pas uniquement. «Tout cela est d’abord de notre faute, on n’a pas réfléchi, et on a utilisé trop longtemps un seul produit», affirme Sid Fogg. «C’était comme une drogue», renchérit Bill Wilkie. D’autres sont plus accusateurs. «Si ces semences avaient été promues correctement, on n’en serait pas là, souligne Joe Whittenton, un gros producteur de coton. Moi, j’ai toujours continué à utiliser d’autres herbicides par crainte des résistances. Les gens de Monsanto venaient chez moi et me disaient: «Laisse tomber, tu n’as pas besoin de tout ça!» Ils n’ont pas regardé assez loin dans le futur.»

      Aux Etats-Unis, 58% du coton, 66% du maïs et 93% du soja sont Roundup Ready. La majorité des OGM cultivés dans le monde également, et le glyphosate, contenu dans le Roundup, est la molécule herbicide la plus utilisée sur terre. Dans l’Arkansas, le paysage a été bouleversé. Le labour – un moyen de lutter contre les mauvaises herbes – a été abandonné. La dizaine d’herbicides qui se partageaient le marché ont été balayés. Chacun a pu cultiver plus. Les exploitations se sont agrandies, les agriculteurs enrichis. «Tout était facile, trop facile», laisse tomber l’agriculteur Bill Wilkie.

      Cette époque bénie est révolue. «Mère Nature n’en a fait qu’à sa tête», résume Sid Fogg. Au bout de quinze ans d’usage intensif et exclusif du glyphosate, une dizaine de mauvaises herbes, présentes à l’origine en quantités modestes, sont devenues résistantes au produit. Dont Amaranthus palmeri. «Le mécanisme de la sélection naturelle a joué, explique Ken Smith. Dans la population initiale, certains individus étaient naturellement résistants, ils se sont multipliés.»

      Quelque 6 millions d’hectares sont touchés dans 22 Etats américains, selon les dernières estimations, soit un peu moins de 10% des surfaces OGM du pays. Le sud-est des Etats-Unis, cœur de la production de coton et de soja, est le plus concerné. Mais les herbes indésirables gagnent constamment du terrain. «Partout où il y a usage exclusif du glyphosate, le problème se posera tôt ou tard», affirme Claude Kennedy. Des résistances ont déjà été observées dans une quinzaine de pays, dont la Chine, l’Argentine, le Brésil, ou le Canada.

      «De nouvelles variétés de semences Roundup Ready continuent d’arriver sur le marché, comme l’alfalfa ou la betterave à sucre, relève David Mortensen, spécialiste des plantes adventices à l’Université de Pennsylvanie. Cela exacerbera le problème.» Ardent défenseur du glyphosate, qu’il compare à la pénicilline en médecine, l’universitaire australien Stephen Powles voit dans sa perte d’efficacité «une menace pour la production alimentaire mondiale».

      Dans l’Arkansas, l’explosion a eu lieu cette année. Les agriculteurs ont été pris par surprise. «On se disait que ça pouvait arriver, mais pas autant, aussi vite», témoigne West Higgins devant l’un de ses champs, où son soja a littéralement été étouffé. Dans les restaurants où les agriculteurs se retrouvent pour petit-déjeuner avant l’aube, les pigweeds sont devenus le sujet numéro un de conversation. «Reflex, Treflex, Dual, Valor…»: attablés chez Cleo, à Marianna, Rusty Carter et Chad Russel, deux producteurs de soja et de coton, énumèrent les produits qu’ils tentent d’appliquer. De la «vieille chimie», disent-ils. Le Treflan, qui figure en bonne place au Musée du coton de Memphis, date de 1964.

      Certaines molécules font l’objet d’une surveillance de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) en raison des risques pour l’eau. Le dicamba, utilisé pour «brûler» les mauvaises herbes au printemps, est particulièrement agressif. C’est un dérivé du 2,4-D, un composant de l’agent orange, défoliant utilisé pendant la guerre du Vietnam. Au total, les traitements ont été au minimum multipliés par trois. «Mais rien n’en vient vraiment à bout», observe Rusty Carter.

      Alors, cet été, une armée de journaliers a désherbé à la houe les champs de coton dans tout le sud-est des Etats-Unis, du jamais-vu depuis les années 1960. «Le champ est propre pendant deux ou trois semaines, puis elles reviennent», constate, amer, Chad Russel. Chaque femelle contient 250 000 graines. «Je crains que ça ne soit de pire en pire, souffle Bill Wilkie. Je ne sais pas où on va.»

      «Parfois, je pense à mon père, se désole Sid Fogg. S’il voyait toutes ces mauvaises herbes, il me dirait: mon fils, qu’est-ce que tu fais?» Surtout, tout cela revient très cher. En moyenne, 30 dollars supplémentaires par demi-hectare pour produire du soja, 70 pour du coton. Les rendements sont en baisse de 20% à 30%. «Cette affaire coûte des millions, affirme Ken Smith. Certains pourraient ne pas tenir l’année prochaine.»

      Colby McChesney, 26 ans, n’a «pas l’intention de changer de métier». «Je laisse complètement tomber le Roundup Ready, lance ce jeune homme, tout en parcourant en trombe ses 1500 hectares. Certains s’accrochent à l’espoir que ça va aller mieux, moi je pense que, si on veut réparer le système, il faut tout changer. Sinon, on risque de perdre le contrôle.» L’année prochaine, il sèmera du coton et du soja LibertyLink, un OGM de Bayer. Il fonctionne avec un herbicide différent, relativement efficace sur Amaranthus palmeri. Le jeune agriculteur essaiera aussi des semences conventionnelles «pour voir».

      Beaucoup d’agriculteurs y pensent, à contrecœur, comme une régression. Sid Fogg a tenté l’expérience sur quelques parcelles. Comme aucun semencier ne vend plus de variétés conventionnelles, c’est l’Université de l’Arkansas qui lui a fourni des graines. «Je ne vois pas pourquoi je continuerais à payer les semences Monsanto trois fois le prix des conventionnelles, alors que je vais dans les deux cas dépenser de l’argent en herbicides», explique-t-il. Le problème, c’est qu’il n’y aura pas assez de graines LibertyLink et conventionnelles pour tout le monde l’année prochaine. Chuck Yates, le marchand de produits agricoles de Marianna, estime que 75% de la demande seulement sera honorée.

      Monsanto reconnaît que le problème est «sérieux». «Nous pensions au départ que l’émergence de résistances serait difficile, affirme Rick Cole, chargé du dossier. Nous devons maintenant reconnaître que d’autres produits doivent être utilisés avec le Roundup pour les maîtriser.» L’entreprise se retrouve contrainte de faire la promotion d’herbicides vendus par des concurrents. Elle rembourse même 12 dollars par demi-hectare aux producteurs de coton qui y ont recours. Mais, selon elle, le Roundup «a toujours de la valeur». «Il reste efficace sur 300 mauvaises herbes, les agriculteurs ont peut-être tendance à l’oublier, poursuit Rick Cole. Et les rendements des variétés Roundup Ready resteront compétitifs.»

      Monsanto prépare déjà le coup d’après. Le semencier annonce pour 2014 un soja résistant au dicamba et au glyphosate. Et, deux ans plus tard, un coton résistant à trois herbicides différents. Ses concurrents sont également sur les rangs. «Celui qui arrivera le premier gagnera beaucoup d’argent!» s’amuse Rusty Carter.

      Les anti-OGM dénoncent les promesses non tenues de Monsanto, qui a longtemps vanté les économies de pesticides réalisées avec les variétés Roundup Ready. «C’était vrai au début, mais pas sur le long terme», confirme Colby McChesney. Mais, malgré leurs déconvenues, les agriculteurs de l’Arkansas ne sont pas devenus hostiles aux plantes transgéniques. Colby McChesney ne comprend rien au débat qui agite l’Europe: «Ça fait dix ans que je croque des graines de soja et je suis en parfaite santé.» Aucun ne regrette non plus d’avoir adopté ces semences. «Sur le coup, c’était vraiment une bonne affaire, résume Bill Wilkie. Maintenant il faut qu’on nous trouve autre chose.»

      En veulent-ils à Monsanto? Pas uniquement. «Tout cela est d’abord de notre faute, on n’a pas réfléchi, et on a utilisé trop longtemps un seul produit», affirme Sid Fogg. «C’était comme une drogue», renchérit Bill Wilkie. D’autres sont plus accusateurs. «Si ces semences avaient été promues correctement, on n’en serait pas là, souligne Joe Whittenton, un gros producteur de coton. Moi, j’ai toujours continué à utiliser d’autres herbicides par crainte des résistances. Les gens de Monsanto venaient chez moi et me disaient: «Laisse tomber, tu n’as pas besoin de tout ça!» Ils n’ont pas regardé assez loin dans le futur.»

      Ref :http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c499497a-e2d3-11df-92eb-4573e0b27b3a%7C0

  • Drenagoram dit :

    Sur les Terres du Sud , un Desert s’avance
    Rien ne sert de Courir , c’est de loin ce qu’ils pensent
    A tort ou à Raison , très peu de Décisions.
    Sans Remords , sans Racunes.
    Belles Vacances à Cancun.
    NéO~

    Article du Temps.

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e5f93666-0637-11e0-bc0a-72cbca2c59b1/La_conférence_de_Cancun_accouche_dune_souris

  • Drenagoram dit :

    Et si les hoquets du climat terrassaient les empires?

    Article du Temps 14-01-2011 Etienne Dubuis

    Des périodes de grande instabilité climatique correspondent à des bouleversements politiques majeurs. Simples coïncidences?

    Existe-t-il un lien entre les variations climatiques et les bouleversements sociaux et politiques? Une douzaine de chercheurs suisses, américains, allemands et autrichiens ont pris l’hypothèse suf­fisamment au sérieux pour re­constituer les fluctuations de température et de pluviosité de ces 2500 dernières années et pour les comparer à certains des principaux événements qui ont marqué l’histoire de l’Occident de l’Antiquité à nos jours. Avec quel résultat? La réponse est parue ce jeudi dans la revue Science.

    L’exercice n’est pas tout à fait nouveau. Mais il a manqué jusqu’ici de précision en raison des sources sur lesquelles il s’appuyait. A savoir des documents écrits de moins en moins abondants au fur et à mesure qu’ils remontent dans le temps et franchement lacunaires du Moyen Age à l’Antiquité. Sauf événements météorologiques extrêmes bien entendu. Mais reconstituer fidèlement le climat nécessite de connaître les périodes moyennes aussi bien que les années exceptionnelles.

    Les auteurs de l’étude ont par conséquent recouru à une autre source d’information: les cernes des arbres. L’étude de ces cercles permet en effet de reconstituer d’année en année les conditions climatiques dominantes et de proche en proche, en superposant des séries de cernes toujours plus anciennes, de remonter très loin dans le passé. Des espèces montagnardes, comme le pin, ont permis aux chercheurs de reconstituer les fluctuations auxquelles elles sont le plus sensibles, celles de chaleur. Et des essences de basse altitude, comme le chêne, les ont aidés à retracer les variations les plus importantes pour elles, celles de pluviosité. Le tout pour le nord-est de la France, ainsi que le sud-est et le nord-est de l’Allemagne.

    Les chercheurs se servent au­jourd’hui de ces données pour présenter une série de parallèles: l’ascension de Rome et le temps stable, plutôt chaud et pluvieux, qui a régné de 350 av. J.-C. jusqu’en l’an 250 de notre ère; les grandes invasions «barbares» et l’instabilité climatique, marquée par une recrudescence de froid et de sécheresse, qui s’est ensuite installée; l’apparition du royaume carolingien et le retour à un temps plus chaud et humide; etc., etc., jusqu’à l’époque contemporaine.

    S’agit-il là de simples coïncidences ou de relations de cause à effet? «On peut douter que les affrontements des Romains avec les royaumes de Macédoine, de Syrie et d’Egypte à l’est ou avec les habitants de la péninsule Ibérique à l’ouest doivent, ou seulement pourraient, être attribués à des facteurs­ hydroclimatiques, proteste Pierre Ducrey, professeur hono­raire d’histoire ancienne à l’Université de Lausanne. Comme souvent, des hypothèses macrohistoriques séduisantes en apparence se heurtent à une analyse plus fine des événements. D’ailleurs, l’étude s’appuie sur des recherches climatiques valables essentiellement pour le nord des Alpes alors que l’expansion romaine s’est déroulée principalement au sud.»

    Gare, aussi, au simplisme de certaines notions! «Les auteurs de l’article croient pouvoir établir que des étés chauds et humides correspondent à des périodes de prospérité de l’Empire romain et du Moyen Age, tandis que les périodes de sécheresse correspondent à des périodes de crise comme l’expansion des Celtes aux IIIe et IIe siècles av. J.-C. ou les conquêtes romaines des IIe et Ier siècles av. J.-C., remarque Pierre Ducrey. Mais la qualification de «crises» reste tout à fait subjective.»

    Et Pierre Ducrey de poursuivre: «On pourrait en dire autant des périodes considérées comme prospères et stables. Rome est exposé à des disettes récurrentes. Le souci principal des empereurs est d’assurer un ravitaillement régulier en blé, le fameux «du pain et des jeux». Or cette préoccupation est sans lien avec les variations climatiques. Si l’on en croit nos chercheurs, l’Empire romain des Ier et IIe siècles ap. J.-C. aurait bénéficié de conditions météorologiques particulièrement favorables.»

    «Notre ambition a été de comparer l’histoire climatique et l’histoire humaine sans établir entre les deux des liens directs, se défend Ulf Büntgen, de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL à Birmensdorf. Mais il ne nous paraît pas absurde de penser que des sociétés agraires ont pu avoir du mal à s’adapter, par exemple, aux conditions climatiques très changeantes qui ont prévalu entre 250 et 550. Et que cette difficulté peut expliquer partiellement l’affaiblissement de l’Empire romain ainsi que les grandes invasions qui ont suivi. Maintenant que nous avons dressé le tableau d’ensemble, c’est à d’autres chercheurs d’étudier ce genre d’hypothèses au cas par cas.»

    Lien vers l’Article :
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/54d3be24-1f5d-11e0-9a99-73e40676222d%7C0

    Graphique :
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/53b3c818-1f5d-11e0-9a99-73e40676222d/

  • gogants dit :

    Bonjour NéO~

    Un site qui parle de l’actualité
    non déformée
    il donne des informations non manipulé
    Il faut du courage pour regarder
    ces vérités en façe
    le cœur remplis d’amour pour pardonner
    et l’esprit serin pour imaginer et travailler
    sur un nouveau monde merveilleux
    qui commence en chacun de nous

    http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?page_id=296

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Agnès ,
      Bienvenue aux Vents en Terre d’Après ,
      Du Courage il en Faut , c’est en Faits Volonté
      Reter Un Face aux Maux quand le Monde va Changer ,
      Et se Battre Pour les Hauts , Une Mère en Reflets.
      Je Vais aller Voir Ton Lien ,
      Merci à Toi pour ce Chemin .
      Il est Grand Temps pour Un Âge d’Hors ,
      L’Âge de Faire à Commencer.
      A bientôt , je te Redis.
      Belle Soirée en Gogants.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Gaz de schiste: accident aux USA

    Avec Reuters

    22/04/2011 | Mise à jour : 08:46

    La compagnie américaine Chesapeake Energy, un des principaux producteurs de gaz de schiste de Pennsylvanie, a décidé de suspendre ses opérations de fracturation hydraulique à la suite de l’accident d’un puits qui a entraîné la pollution d’un cours d’eau.

    Chesapeake a réussi à combler le puits, endommagé mardi par une explosion, à l’aide de plastique, de boue et de caoutchouc jeudi en fin d’après-midi. Le groupe a ouvert une enquête sur l’origine de l’accident.

    La production de gaz de schiste est en pleine croissance aux Etats-Unis. Le président Barack Obama a fait du gaz naturel le pilier de sa politique énergétique qui vise à réduire la dépendance du pays envers le pétrole et les émissions de dioxyde de carbone. Le gaz de schiste représente aujourd’hui 23% de la production de gaz naturel aux Etats-Unis, alors qu’il était négligeable en 2004.

    Mais les défenseurs de l’environnement et les riverains dénoncent les dangers de la technique dite de fracturation hydraulique consistant à injecter un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques pour briser les roches. Immédiatement après l’explosion, qui s’est produite dans le comté de Bradford (nors-est), des milliers de litres d’eaux usées de forage se sont déversées dans une rivière voisine.

    « C’est le genre d’accident qui devrait à nouveau éclairer le fait qu’en dépit des assurances répétées de l’industrie et des autorités de régulation en Pennsylvanie, les choses continuent à aller de travers », a estimé Kate Sinding, avocate pour le Conseil de défense des ressources naturelles.

    Mais le sénateur républicain de l’Oklahoma Jim Inhofe a défendu la fracturation hydraulique qui selon lui n’a provoqué aucun cas de contamination de nappe phréatique dans son Etat, où la technique est utilisée depuis 1948. Il a également affirmé à la radio Fox News que l’accident n’avait « rien à voir avec la fracturation hydraulique », puisque la fuite s’est produite en surface.

    La Pennsylvanie et sa formation schisteuse « Marcellus » ont attiré l’attention des grands groupes énergétiques car on estime que la région pourrait contenir de très importantes ressources.

    Le débat est également ouvert en France. Un rapport d’étape publié jeudi estime que les réserves du sous-sol français sont colossales et que cette technologie ne doit pas être écartée, malgré la forte mobilisation ces dernières semaines des habitants des zones concernées.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/22/97001-20110422FILWWW00311-gaz-de-schiste-accident-aux-usa.php

  • Drenagoram dit :

    Des Phénomènes pour le Moins Etranges ,
    Même si Nature et de Concert ,
    Les Eaux de Mère Rarement se Changent ,
    Sans le Concours d’une Main de Faire.
    NéO~
    Par le Poison que l’Homme Injecte ,
    Le Gaz de Schiste au Coeur des Failles ,
    Apporte Profits de manières Abjecte ,
    Apporte la Mort quand Saigne l’Entraille.

    http://area51blog.wordpress.com/2011/08/06/05082011-usa-les-hecatombes-de-poissons-se-multiplient-les-eaux-deviennent-rouges-et-le-mystere-sepaissit/

  • Drenagoram dit :

    États-Unis : «Le risque sismique n’est jamais nul»

    Par Tristan Vey Publié le 24/08/2011 à 17:43

    Le séisme survenu en Virginie mardi s’est produit au milieu d’une plaque tectonique. Un événement rare mais pas exceptionnel.

    Un séisme important de magnitude 5,9 a secoué l’Est des États-Unis mercredi. La secousse, qui n’a fait aucune victime, a été ressentie jusqu’au Canada, en passant par New York et Washington.

    Pourquoi les séismes sont-ils moins fréquents dans cette zone?

    La majeure partie des séismes se produisent dans les zones où se rencontrent les plaques tectoniques (comme c’est le cas en Californie, en Alaska, au Chili ou au Japon par exemple). Ce n’est pas le cas de l’est des États-Unis qui est situé au milieu de la plaque nord-américaine. «La secousse de mardi est typiquement un séisme intraplaque», explique Jean-Paul Montagner, sismologue à l’institut de physique du globe de Paris. «Ce phénomène n’est pas exceptionnel, mais il est beaucoup moins courant et plus difficile à analyser.» L’origine précise du dernier séisme n’a d’ailleurs pas été clairement identifiée. «Les anciennes failles inactives liées à la chaîne de montagne des Apalaches pourraient avoir été réactivées pour une raison inconnue», avance le sismologue.

    Pouvait-on prévoir la survenue d’un tel séisme?

    Les séismes sont toujours des événements imprévisibles. Les géologues ne peuvent que déterminer leur probabilité d’occurrence dans une région donnée. C’est ce qu’on appelle l’«aléa sismique». En Virginie, où se situe l’épicentre de la secousse survenue mardi, il est très faible. Quelle que soit la région du monde, il n’est jamais nul. «On peut simplement dire, dans certains cas, qu’à l’échelle d’une vie humaine, voire d’une société, la probabilité d’observer un séisme de grande ampleur à un endroit donné est quasi-nulle», précise Jean-Paul Montagner.

    La région avait-elle déjà été frappée par des tremblements de terre importants?

    Le séisme le plus intense enregistré dans cette région par l’institut de surveillance géologique américain (USGS) date de 1886. D’une magnitude de 7,3, il avait frappé Charleston en Caroline du Sud. «Les séismes intraplaques ne sont pas forcément anodins. Les tremblements de terre de 1811-1812 à New-Madrid, dans le Midwest, compte parmi les 20 plus importantes secousses qu’aient connues les Etats-Unis en deux siècles», rappelle le sismologue.

    Pourquoi le récent séisme a-t-il été ressenti aussi loin de son épicentre?

    Le même séisme en Californie n’aurait jamais eu un rayonnement comparable. «La roche est beaucoup plus vieille et plus compacte à l’est. Les ondes sismiques s’y propagent beaucoup mieux. C’est pourquoi il a été ressenti avec force à Washington ou à New York», explique Jean-Paul Montagner.

    La côte Est est-elle plus vulnérable?

    Dans une étude parue en 1997, un chercheur faisait sensation en assurant que le «risque sismique» était plus important à Boston qu’à San Francisco. Il voulait en fait dire par là qu’en dépit d’un faible aléa sismique, les bâtiments sont si vulnérables dans les vieilles villes de l’Est qu’une secousse importante aurait des conséquences désastreuses. «Ce type de raisonnement est un peu trompeur», remarque Jean-Paul Montagner. «Objectivement, il y a tout de même bien plus de chances d’observer un séisme destructeur à San Francisco.»

  • Drenagoram dit :

    Séisme de magnitude 5,9 aux Etats-Unis
    Tremblement de terre | Un séisme très inhabituel de magnitude 5,9 a été ressenti mardi vers 19h50 sur la côte Est des Etats-Unis. Des bâtiments ont tremblé dans la capitale fédérale et ont dû être évacués, dont le Capitole, qui abrite le Sénat et la chambre des représentants, et le Pentagone, siège du département de la Défense.

    © AP | A Washington, la secousse a fait trembler des bâtiments pendant plusieurs secondes

    ats | 23.08.2011 | 20:00

    On ne signale pas pour le moment de victimes ou de dégâts majeurs à la suite de ce séisme. La secousse a été ressentie de l’Etat de Virginie jusqu’à Boston et même à Toronto, au Canada, selon l’Institut géologique américain (USGS).

    L’épicentre était situé, selon l’USGS, à Mineral, une localité de Virginie située entre Charlottesville et Richmond. Sa profondeur est estimée à moins d’un kilomètre sous terre. Dans un premier temps, les autorités avaient parlé d’une magnitude de 5,8, puis de 6.

    Le métro fonctionne
    A Washington, la secousse a fait trembler des bâtiments pendant plusieurs secondes, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les trottoirs étaient envahis de personnes s’étant précipitées dans la rue au moment de la secousse.

    Beaucoup d’entre elles tentaient de joindre leurs proches au téléphone, mais les communications étaient perturbées. Dans le métro, la secousse a également été ressentie, mais le réseau continuait de fonctionner.

    Le Pentagone, plus grand bâtiment de bureaux du monde dans lequel travaillent environ 23’000 employés civils et militaires, a été brièvement évacué dans le calme. Aucun dégât n’était signalé dans l’immédiat, si ce n’est la rupture d’une canalisation d’eau.

    Cathédrale endommagée
    A New York, des milliers de personnes ont évacué des bâtiments dans le quartier du palais de justice au sud de Manhattan et sont descendues dans la rue. Aucun signe de panique n’était toutefois visible, a constaté une journaliste de l’AFP.

    Le chantier de construction du World Trade Center a été arrêté. On ignorait si le réseau du métro de New York a été affecté par la secousse. Des tours de contrôle de l’aéroport JFK de New York et de Newark Liberty Airport, dans le New Jersey, ont aussi été évacuées.

    Le trafic a repris normalement dans ces deux aéroports de la région de New York après des retards provoqués par la décision des autorités aéroportuaires d’inspecter les pistes et les installations.

    Deux réacteurs à l’arrêt
    Deux réacteurs de la centrale nucléaire de North Anna Station à Mineral (Virginie) ont été automatiquement fermés juste après la secousse, a annoncé la Commission de régulation nucléaire (NRC), qui a précisé qu’il n’existait aucun risque pour le public. Les autres centrales nucléaires de la côte Est n’ont pas été affectées et fonctionnent normalement.

    Enfin la cathédrale nationale de Washington a été endommagée par la secousse, trois pitons de sa flèche centrale s’étant effondrés. On signale d’autres dégâts structurels mineurs à ce bâtiment d’une hauteur de 30 étages, le plus haut de la capitale fédérale.

  • marie-ne dit :

    Bonjour NéO
    C’est en revenant sur « code drenagoram » pour voir si tu avais répondu, que j’ai poursuivi par là. 🙂
    Je viens de passer un long moment à voir toutes ces réalités, ces vérités qu’il nous faut voir, entendre et combattre.
    Je vois que tu as fait suivre le lien de la dévastation des fonds marins.. c’est une goutte d’eau dans l’océan, mais on ne peut pas rester sans réagir.
    Il faut beaucoup de courage pour regarder toutes ces réalités en face et essayer avec nos façons d’être, de vivre, de nous comporter, de dire… mais surtout agir. On a l’impression d’avoir les pieds et les poings liés mais c’est trop facile de se dire je peux rien faire… il faut essayer.
    J’aurai peut-être du te coller le lien des forêts et des hommes ici..
    Et aussi le mouvement anti nucléaire aussi..
    Enfin tu me diras, et puis tu sais très bien faire aussi. 😉
    Tu as fait là un sacré travail, on voit très bien toute la FOLIE des hommes, la folie destructrice et irrationnelle, système de consommation, de surconsommation, exploitation à outrance des ressources de la Terre, on détruit tout, pour avoir plus, on aura bientôt plus rien du tout. On salis la terre, on l’empoisonne, on l’appauvrit, on salis les mers, on les vide de la Vie, on les saccage, on se croit tout permis, on part dans les nuages, et on pollue encore et toujours, même l’Espace, on se croit malin, on veut être bien, on se construit des cages, … pffft, oui il faut du courage pour supporter toute cette bêtise, cette folie dure. Le Fric et l’arrogance de l’humain sont parmi les premières raisons de tout ce gâchis.
    Merci NéO, tu vois quand je dis que tu es hêtre de coeur, c’est « ça »!
    Le coeur saigne devant tant d’inconscience, tant de manque d’égard, mais la conscience n’accepte pas, et ‘ça’ je crois que c’est l’Amour, si on peut nommer ce « ca » 😉 l’Amour de la Vie, et de notre belle planète, tout comme l’univers qui en est le berceau.
    Bon j’ai dit beaucoup, je me tais à présent.
    Belle journée gentil NéO,
    becs un peu nauséeux, mais ça va passer. il le Faut!!! 😉
    Merci pour toutes ces infos rassemblées ici.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Marie ,

      Bien loin du Terme des Passagers ,
      Des Êtres de Coeur à l’Hors Relie ,
      Quand l’Incertain Aime Supposer ,
      Un Monde en Vain nous donne des Bris.
      ~
      Rien en l’Etat n’a Bonne Conscience ,
      Esquisse un Geste au Premier Tour ,
      Laisse en Sillage une Seconde Chance ,
      A son Vivant , Vivant d’Amour.
      ~
      Ses Lignes sont Là , Liens Témoignent Âge ,
      Des Raisons de Faire , Une Vie d’Essence,
      Un Juste Combat , sans l’Avantage ,
      Seule La Lumière , Donne la Nuance.
      ~
      Aussi Etrange que ceux là Soient ,
      Être de Nature et Veine Fortune ,
      Toute sa Richesse vient de l’Azur ,
      Le Choeur de l’Une parle Aux Tout Bas .
      ~
      Une Onde d’Aurore est bien en Marche ,
      En prenant Sens par la Matière .
      Sous le Couvert des Patriarches ,
      Un Choeur d’Alliance vit d’Ephémères.
      ~
      NéO~
      Belle Nuit d’Âme de l’Une .
      Merci à Toi en Âge de Faire 😉

  • Solange dit :

    un tour d’horizon très lucide qui devrait faire réfléchir … hélas, les faits se suivent et se ressemblent. Une dose de bon sens et de bon sentiment pour avancer de façon positive, aussitôt suivie d’une catastrophe, à moins que ça ne soit le contraire …
    et la vie continue … et il est l’heure d’aller au lit. Amitiés. Solange

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Solange 😉

      Chaque Jour en Soie Conte pour la Ronde ,
      Un Beau Poème mais Immorale .
      Aucune Leçons Même celles Profondes ,
      Ne Freine un Monde aux Règles Bancals 😦
      ~
      Ici Aussi on Oubli Vite ,
      Les Belles Promesses faites d’Hiers ,
      Un Abandon a ses Limites ,
      En ce qui Concerne le Nucléaire.
      ~
      Dans l’Inconscience d’un Collectif ,
      Le Pire à l’Hors est impensable ,
      l’Avenir ne peur être que Festif ,
      C’est cela qui semble invraisemblable.
      ~
      Chaque Jour qui passe nous prouve qu’en Mère ,
      C’est sa Nature qui nous Emporte ,
      De tout son Voeu demande Lumières ,
      Au Lieu au Mieux , de Faire en Sorte.
      ~
      NéO~
      becots Miss Theil 😉

  • Drenagoram dit :

    Romandie News

    Les Amis de la Terre appellent Obama à rejeter l’oléoduc USA-Canada

    WASHINGTON – L’association Les Amis de la Terre a demandé vendredi au président américain Barack Obama de rejeter un projet controversé d’oléoduc géant entre les Etats-Unis et le Canada, à quelques semaines d’une décision très attendue par les défenseurs américains de l’environnement.

    Le président Obama pourrait faire beaucoup pour restaurer la confiance, en rejetant l’influence du lobby du pétrole et l’oléoduc Keystone XL, a déclaré Erich Pica, président du groupe écologiste, alors que Washington accueillait vendredi la dernière d’une série de consultations publiques à travers les Etats-Unis.

    Plusieurs centaines de personnes, a constaté l’AFP, ont participé à la réunion, une majorité d’anti-oléoduc côtoyant des membres d’un syndicat ouvrier favorable au projet et d’autres représentants des pro-oléoduc.

    Le projet Keystone XL, porté par le consortium TransCanada, s’étend sur 2.700 km entre la province canadienne d’Alberta et le golfe du Mexique. Les opposants mêlent des groupes de riverains craignant l’impact sur le paysage et des fuites de pétrole, des ONG qui dénoncent le fait que le pétrole serait puisé dans des schistes bitumineux et des Amérindiens tant au Canada qu’aux Etats-Unis.

    L’oléoduc projeté traversant une frontière, c’est le département d’Etat qui a été chargé de l’enquête d’utilité publique. Or, le ministère dirigé par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton est accusé par Les Amis de la Terre d’aider et d’encourager TransCanada.

    L’ONG a cité cette semaine des courriels au ton chaleureux entre une fonctionnaire de l’ambassade des Etats-Unis à Ottawa et Paul Elliott, le lobbyiste américain employé par le consortium. Le département d’Etat a rejeté les accusations.

    Il est de plus en plus clair, a répété vendredi M. Pica, que le département d’Etat est de mèche avec les lobbyistes du pétrole, et qu’une pression durable venant du terrain est nécessaire pour forcer l’intervention du président Obama.

    (©AFP / 07 octobre 2011 20h07)

    Lien Vers l’Article ;

    http://www.romandie.com/news/n/_Les_Amis_de_la_Terre_appellent_Obama_a_rejeter_l_oleoduc_USA_Canada071020112010.asp

  • astralune dit :

    Très belle page qui devrait pouvoir servir au Mouvement des Indignés …
    Ce mouvement arrive bien tard quand il est trop tard, mais ne dit-on pas qu’il n’est, justement,  » jamais trop tard » …
    Que les Ents soient avec nous !
    Bien toi
    *DoMica*

    • Drenagoram dit :

      L’Onde accélère en Court d’Histoires ,
      Être Indigné revient à l’Hors ,
      A Voir au Delà de l’Illusoir ,
      Qu’Un Monde Non Sens n’est pas d’accords.
      ~
      Bien Sûr au Coeur Tout reste Affaires ,
      Les Façonneurs ne lâchent pas Prise ,
      Mais de Tout Choeur vient la Lumière ,
      Se Joindre à Fleur d’un Temps d’Emprise.
      ~
      Nos Frères les Ents le savent Bien ,
      Pour Vivre en Ronde il faut Racines ,
      A l’Origine était le Lien ,
      En l’Arbre de Vie autant de Signes.
      ~
      Becs de Soie 😉

  • astralune dit :

    Merci Néo pour ces jolies réponses positives !

    *DoMica*

  • filamots dit :

    Bonjour et bon dimanche NéO,
    Quel travail d’exploration et un tour d’horizon très réaliste et devant lesquels mon mari et moi nous en parlons à la maison si souvent. Pas pour nous, mais pour nos enfants et petits-enfants. Nous seront morts avant « l’après », celui qui se prépare et où la terre entière et surtout les personnes les mieux placées pour prendre les bonnes décisions ne bougent pas, car seul l’argent domine en ce moment sur le monde entier.
    Je reste assez pessimiste personnellement quant à l’issue.
    Et puis d’un autre côté, je me dis que la terre a subi de tels dommages naturels là sans l’intervention de l’homme, que pourquoi pas plus tard.
    Mais la terre ne sera t-elle pas devenue inhabitable dans les années à venir.
    Car il est proche le temps de la fonte entière des glaces des pôles.
    Je pense souvent à cette toute petite expérience personnelle que je fais, lorsque je mets dans un verre d’eau, un glaçon sortir de mon congélateur. Il met du temps à fondre au début, et puis suffit de l’observer vraiment pour se rendre compte du processus qui attend la planète.
    Les hommes ceux toujours qui prennent des décisions se voilent la face, refusent de voir. J’ai un jour écrit un poème intitulé : « inhumaine ».
    Il fut ignorer, car j’ai honte oui d’appartenir à cette espèce qui est l’être humain qui fait que ce dernier fait disparaître l’endroit où il vit. Et les nombreux documentaires auxquels tu fais références et dont j’en ai vu pas mal, montrent si bien du doigt ce qui s’est passé, ignoré, dénoncé.
    Je suis triste, si triste devant tout cela, ainsi que pour les populations qui subissent ce que ces personnes en haut lieu au nom de cet argent leur fait subir.

    Je ne voulais pas plomber l’air ambiant. C’est la raison pour laquelle, je me dis : Oui je peux me battre chez moi à la maison, dans mon immeuble, dans mon quartier. Mais plus haut, je serai inévitablement coincée par le « Pouvoir de l’argent ».

    Nous en avons besoin pour vivre, mais hélas, tant de dérives au nom unique du profit et rien d’autre. Alors oui j’ai honte d’appartenir à cette race là. La colère parfois me submerge, envie de prendre le sac à dos et de partir à guerre personnelle contre…..? Tant de choses à faire….par quoi commencer si ce n’est à la maison ?

    Je me sens prise en otage devant des décisions prises alors que tant d’autres être humains, toi, moi et beaucoup d’autres disent et crient les mêmes choses : Un NON catégorique.

    Voilà quelques pensées personnelles qui ne changeront pas, vu qu’elles sont d’actualité encore et encore…suffit d’observer en ce moment ce qui se passe à Bangkok….

    Bisous d’espoir tout de même NéO.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Gène ,

      L’Espoir Réside au Coeur de l’Une ,
      Par la Conscience quoi qu’il advienne ,
      Qu’un Jour enfin sans Amertumes ,
      Verra l’Alliance à Fleur d’Ancienne .
      ~
      Au Fil des Heurts un Monde s’enchaine ,
      Devient l’Esclave d’une Seule Pensée ,
      L’Argent pour Maitre sans Hors Gouverne ,
      Attise Profits sans Partager.
      ~
      Produire en Vain devient la Règle ,
      Le Tout demande grande Energies ,
      Hier le Pain était de Seigle ,
      Demain se Joue une Bouchée de Vie.
      ~
      L’Onde en Elle Même se veut Moderne ,
      D’Âme Naturel sous Vents d’Esprits ,
      En Etat de Causes pour Temps Discerne ,
      Que ses Enfants auront des Bris .
      ~
      Par Foi à l’Hors d’une Noble Cause ,
      L’Un prend sa Plume , cherche l’Accord ,
      Eveille les Sens de par sa Prose ,
      Aux Conséquences d’une Voie à Torts.
      ~
      Entre les Lignes d’un Vaste Réseau ,
      Le Coeur des Toiles rêve un Changement ,
      Demande Avenir mais sans les Maux ,
      Pour s’Indigner dans le Mouvement.
      ~
      Merci à Toi d’en Être Consciente ,
      A mon Regard cela vaut de l’Hors ,
      Mère est ma Foi pleinement Vivante ,
      Son Corps Respire au Coeur des Bois.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs Nature 😉

  • Fr@ne & @l ~~ Mouette & @lbatros dit :

    L’eau tonne,
    Feuille dort,
    Treille sut crée,
    Bons jours des taies …
    Ron ron ron ron

    • Drenagoram dit :

      Et l’Eau Frane ,
      Dort de Souches en Racines ,
      Coule de Cologne Anvers Champagne ,
      Remonte la Source Hors Origines ,
      Entonne sous Vents sa Belle Campagne ,
      Un Chant de l’Une au Coeur des Lignes 🙂
      NéO~
      Sympa d’être Passé , Gros Becs aux Z’amoureux.

  • Drenagoram dit :

    Découverte importante de pétrole dans l’Arctique

    Par Fabrice Nodé-Langlois Mis à jour le 10/01/2012 à 08:52 | publié le 09/01/2012 à 23:41

    Usine de liquéfaction Statoil à Snohvit, un champ de gaz de la mer deBarents, en Laponie norvégienne. (Crédits photo : Helge Hansen / Statoil)

    INFOGRAPHIE – Le Norvégien Statoil mise sur les réserves de la mer de Barents et le gaz de schiste américain.

    L’importante découverte de pétrole annoncée lundi par la compagnie norvégienne Statoil confirme, s’il en était besoin, que l’océan Arctique est l’un des eldorados des décennies à venir pour les hydrocarbures.

    Statoil estime les réserves de brut de ce champ de Havis entre 200 et 300 millions de barils. Celles-ci viennent s’ajouter au volume équivalent découvert au printemps dans le puits voisin de Skrugard. Ces permis d’exploration se situent dans la mer de Barents, à quelque 200 kilomètres des côtes septentrionales de la Norvège.

    Cela fait trente ans que Statoil explore le plancher de l’océan Arctique. Le recul de la banquise conjugué au traité conclu en 2010 entre Oslo et Moscou délimitant leur frontière maritime commune après des décennies de dispute ont redoublé les ardeurs des compagnies pétrolières.

    Statoil exploite déjà depuis cinq ans dans cette zone un gisement de gaz, celui de Snohvit, plus proche du littoral. Même si les estimations des géologues restent sujet de débats, un cadre de Statoil estime que l’océan Arctique renfermerait un cinquième des réserves mondiales d’hydrocarbures. Ces ressources restent très complexes, donc coûteuses à exploiter, du fait de l’isolement géographique et de la dérive des icebergs. En Norvège et au large de Terre-Neuve, Statoil a mis au point des plates-formes d’extraction posées sur les fonds marins, à l’abri des glaces.

    Cette maîtrise technique, dont est dépourvue la Russie, explique en grande partie pourquoi Gazprom a invité la compagnie norvégienne (à hauteur de 24 %) aux côtés du français Total (25 %) à coexploiter le gisement de gaz Chtokman, dans la partie russe de la mer de Barents. Les trois partenaires auraient dû lancer fin décembre la première phase du projet, mais la décision a été reportée à fin mars. Les négociations butent sur le régime fiscal. Les partenaires s’affirment cependant déterminés à lancer au printemps la première phase de 15 milliards de dollars d’investissement pour exploiter les 3700 milliards de mètres cubes soit 80 ans de consommation française.

    Gaz de schiste
    La mise en exploitation des trésors de l’Arctique est d’autant plus cruciale pour Statoil que, à l’instar des autres majors, ses champs anciens s’épuisent, à un rythme annuel de 5 %, indiquait récemment à l’agence Dow Jones le patron exploration et production de la compagnie, Oystein Michelsen.

    Pour diversifier son portefeuille d’actifs, la compagnie scandinave s’est délestée au printemps de ses parts dans un réseau de gazoducs sous-marins, Gassled, pour un montant de 2,2 milliards d’euros. Et en octobre, elle a lancé une OPA sur Brigham Exploration, à hauteur de 3,4 milliards d’euros pour prendre le contrôle de gisements d’huile et de gaz de schiste dans le Dakota et le Montana aux États-Unis. À l’issue d’une année riche en découverte, doublée de cette acquisition majeure, Statoil escompte bien atteindre son objectif de production pour 2020 de 1,4 million de barils équivalent pétrole par jour.

    Source

  • Drenagoram dit :

    La bataille de l’eau contre l’or
    Vincent Taillefumier
    En Argentine, au Pérou et en Colombie, des habitants bloquent des villes et des routes pour tenter de stopper des projets d’extraction d’or qui menacent selon eux leur approvisionnement en eau

    La route est toujours coupée au pied du Famatina. Depuis le début de l’année, les habitants de la localité argentine éponyme, perchée dans les Andes à plus de 1300 kilomètres au nord-ouest de Buenos Aires, se relaient pour barrer l’accès au sommet de leur montagne. «On ne touche pas au Famatina!» intiment les pancartes sur le chemin caillouteux. En bordure, des dizaines de tentes accueillent les militants qui commencent à affluer de tout le pays pour soutenir la mobilisation. Près de 150 mètres plus loin, une brigade de policiers d’élite attend un éventuel ordre de dispersion.

    «La vie avant l’or»

    Le 16 janvier, les employés de l’entreprise minière canadienne Osisko Mining Corporation de­vaient commencer à gratter à et creuser le massif suite à un accord surprise signé avec le gouverneur de la province, la Rioja, en octobre dernier. La montagne qui culmine à 6250 mètres renfermerait l’un des principaux gisements d’or du continent, et la compagnie espère l’exploiter à travers une mine à ciel ouvert, méthode réputée l’une des plus gourmandes en eau. La plupart des habitants, les autorités municipales et jusqu’au curé les ont devancés en bloquant le seul accès au site. «Nous ne pouvons pas permettre qu’ils utilisent notre eau, il y en a trop peu», a justifié à la presse locale une des manifestantes, Shenni Lujan. En ces journées d’été austral, elle manquerait déjà plusieurs heures par jour.

    Sous le dur soleil andin, où brillent les drapeaux indiens et argentins, les manifestants jouent une nouvelle manche de la bataille de plus en plus dure entre multinationales et population en Amérique latine. Les premières multiplient les projets d’extraction d’or dans les hauteurs, alléchées par les cours mondiaux record. La seconde cherche à défendre les «châteaux d’eau» naturels que sont les glaciers et certains écosystèmes d’altitude, avec un slogan réitéré du nord au sud des Andes: «L’eau et la vie avant l’or.»

    Les exemples de cette lutte abondent en Argentine mais aussi au Pérou, où 33 Indiens sont morts en 2009 dans la région de Bagua lors de la répression de manifestations anti-minières. Aujourd’hui, les habitants de Cajamarca, dans le nord du pays, sont sur le pied de guerre pour stopper un projet d’exploitation de Yanacocha.

    Front sacré

    L’entreprise à capitaux majoritaires nord-américains menace de drainage quatre lacs de montagne. «Mères» de la nappe phréatique qui alimente les villes en amont, selon les habitants, totalement indépendants de par leur lit d’argile selon la multinationale, les réservoirs naturels ont en tout cas provoqué malgré eux l’immobilisation de la ville en décembre. Les commerces, l’aéroport, les écoles et le trafic ont été fermés pendant cinq jours sous l’action des manifestants, au point que le président «nationaliste» Ollanta Humala a décrété l’état d’urgence pour rétablir l’ordre et remercié son premier ministre, jugé trop faible.

    Après avoir «suspendu» le projet pour calmer les esprits, Yanacocha a relancé le conflit fin janvier en présentant des études hydriques qui démontreraient l’innocuité du projet. La population se mobilise pour une marche nationale qui doit partir de Cajamarca en visant Lima, la capitale. Comme à Famatina, un front sacré s’est établi entre les habitants, les organisations écologistes et scientifiques et les autorités locales, pourtant alliées d’Ollanta Humala.

    La même alliance inusuelle s’est formée l’an dernier en Colombie dans la région du Santander, contre un projet de l’entreprise canadienne Greystar dans un paramo – écosystème protégé par une convention de l’Unesco. Militants de gauche, écologistes, ingénieurs puis commerçants et enfin maires et gouverneurs se sont joints à une manifestation de dizaines de milliers de personnes, qui a abouti au refus par le pouvoir de la licence d’exploitation. Comme au Pérou, les festivités n’ont pas duré: Grey­star s’est rebaptisée Eco Oro et mènerait actuellement des explorations qui se «passent de licence environnementale», selon l’entreprise. «Ils vont nous laisser une coquille vide au lieu du paramo», craint Florentino Rodriguez, président de la société régionale des ingénieurs.

    «Zones irrécupérables»

    Les entreprises, qui jouent l’usure avec ces suspensions temporaires, comptent sur l’appui tacite des autorités centrales. Le président libéral colombien Juan Manuel Santos parie sur la «locomotive minière» pour tracter l’économie nationale, et Yanacocha a obtenu à Lima la nomination de trois «experts étrangers» qui pourraient entériner le projet, malgré le rejet annoncé de la société civile. «Les zones déjà détruites par Yanacocha (dans des mines voisines) sont irrécupérables», juge l’activiste Andrés Caballero. Il augure de nouvelles luttes: «Pour notre malheur, 100% de nos zones humides sont là où se trouve l’or.»

    En Argentine, les manifestants du Famatina ne se découragent pas: en 2006, ils avaient réussi à «chasser» une première entreprise «en coupant la route pendant un an».

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  • caiçara dit :

    Je viens de faire une découverte, je ne te savais pas si « engagé » pour notre terre. Je te connaissais en vers te voici en preuve de tout ce qui nous faisons de mal à la Pacha Mama. Tout ça me rend bien triste et Rio+20 fut le sommet de la mauvaise volonté.

  • Drenagoram dit :

    ATMOSPHÈRE Lundi1 octobre 2012

    Déroute en cours sur le front du climat
    Etienne Dubuis

    Des panneaux solaires au Maroc. Le Mécanisme de développement propre est censé les multiplier dans les pays du Sud.(Abdelhak Senna/AFP)

    Le mécanisme de développement propre est l’un des rouages essentiels de la lutte contre le réchauffement. Mais la crise économique et les atermoiements de la communauté internationale l’ont sévèrement affaibli. Son sort se jouera dans quelques semaines à Doha

    La lutte menée par la communauté internationale contre le réchauffement climatique depuis une vingtaine d’années est en danger: l’un de ses principaux instruments, le Mécanisme de développement propre, est devenu pratiquement inopérant. Le constat a été dressé officiellement, le 10 septembre dernier, par un groupe d’experts réuni à l’initiative de l’Organisation des Nations unies (ONU), principal maître d’œuvre en la matière. Derrière l’aridité des termes et des concepts, les enjeux sont immenses.

    La communauté internationale s’est mise en ordre de bataille, voici vingt ans à Rio, en adoptant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le texte a pour principal mérite de rassembler la quasi-totalité des Etats du globe et demeure la référence cardinale sur le sujet. Mais il a un gros défaut: il parle beaucoup d’intentions et très peu d’obligations. Au risque de ne produire aucun impact sur les émissions humaines de gaz à effet de serre données pour responsables du réchauffement. Pour le renforcer, il lui a été ajouté cinq ans plus tard un second accord, plus contraignant: le Protocole de Kyoto.

    Le Protocole de Kyoto réunit encore une bonne partie de la communauté internationale (les Etats-Unis font exception). Il distingue les pays en développement, qui restent sans obligations particulières, et les pays industrialisés, qui reçoivent des quotas d’émissions de gaz à effet de serre. Quotas qui leur imposent de «limiter» leurs rejets, soit, la plupart du temps, de les «réduire».

    Lors de la «première période d’application» du protocole, soit entre 2008 et 2012, la Suisse a été tenue de ne plus produire en moyenne annuelle que 92% des émissions causées en 1990. Un pourcentage auquel ont été soumis la plupart des Etats membres de l’Union européenne. Un pays comme l’Australie a obtenu en revanche de devoir limiter ses émissions à 108% de son année de référence, ce qui a correspondu de fait à une augmentation de ses rejets.

    L’accord a réjoui les partisans d’une lutte effective contre les gaz à effet de serre. Mais, malgré son approche subtile, il est rapidement apparu difficile à mettre en œuvre. Il lui a donc été adjoint sur le tard trois mécanismes dits «de flexibilité», destinés à faciliter la tâche des Etats soumis à des obligations. Comment? En leur permettant de rattraper d’éventuels dépassements de quotas en acquérant, contre financement, des permis d’émission supplémentaires.
    Le premier de ces mécanismes institue un commerce international des droits d’émission. Marché qui permet à un Etat industrialisé dépassant son quota d’acheter les permis qui lui manquent à des Etats industrialisés n’ayant pas épuisé les leurs. Les deux autres mécanismes autorisent les pays soumis à des obligations à rattraper leurs éventuels excès en finançant des réductions d’émission sous d’autres cieux. Soit dans d’autres pays développés, où l’on parlera de «mise en œuvre conjointe», soit dans des pays en développement, où il s’agira du Mécanisme de développement propre.

    Le Mécanisme de développement propre a été paré de toutes les vertus. Et pour cause: il présente théoriquement le triple avantage de simplifier la tâche des pays industrialisés, d’encourager les transferts de «technologies propres» vers les pays en développement (à travers les projets verts à faibles émissions qui y sont lancés) et de réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau global, la seule échelle qui compte en matière de réchauffement climatique. A ce jeu, tout le monde est censé gagner: le Nord, le Sud et la planète.

    Le beau mécanisme s’est grippé cependant. La fin en queue de poisson de la Conférence de Copenhague sur le climat en 2009 a marqué le début d’une longue période d’atermoiements sur le front de la lutte contre le réchauffement. Une séquence qui perdure: alors que la première période d’application du Protocole de Kyoto s’achève le 31 décembre prochain, la communauté internationale n’est toujours pas parvenue à se mettre d’accord sur la suite. Cela ne signifie pas que les Etats industrialisés soumis ces dernières années à des réductions d’émission reprendront d’un coup leur liberté. L’Union européenne, la Norvège, l’Ukraine et la Suisse ont promis de s’engager le moment venu dans une seconde période d’application. Et d’autres Etats se sont fixé des objectifs «dans leur coin». Mais la situation est devenue flottante, ce qui favorise l’incertitude et décourage l’investissement dans un mécanisme comme celui du développement propre.

    La crise économique a ajouté ses effets à ceux de la crise politique. En provoquant un ralentissement de la croissance, elle a rendu beaucoup plus facile le respect des quotas. Ce qui a provoqué une baisse brutale de la demande des permis d’émission et, in fine, la chute de leur prix: alors qu’un «crédit carbone» (correspondant à une tonne évitée de CO2) se négociait il y a quelques années encore à 20 euros, il n’en vaut plus aujourd’hui que 3. Dans l’aventure, le Mécanisme de développement propre et, avec lui, le transfert de «technologies vertes» dans les pays en développement ont perdu beaucoup de leur attrait.

    Il reste à savoir si le problème est passager ou non. «Il existe aujourd’hui une crise de confiance générale envers le système de «cap and trade» (quotas et commerce, ndlr) choisi au cours des années 1990 pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, estime Jorge Viñuales, professeur de droit international de l’environnement à l’Institut de hautes études internationales et du développement, à Genève. Un nombre croissant de spécialistes en reviennent à prôner des moyens classiques de lutte contre les gaz à effet de serre, tels l’institution d’une taxe carbone – nettement plus simple à gérer qu’un marché de permis d’émission – ou l’établissement de réglementations contraignantes.»

    De là à prédire la disparition du régime patiemment mis au point depuis 1992, il y a un pas que peu d’observateurs osent franchir. «Le système est doté d’une forte inertie, avance Jorge Viñuales. Et puis, le principe du «cap and trade» a été relativement facile à adopter politiquement, ce que ne seraient ni une nouvelle taxe, ni des restrictions légales supplémentaires. La communauté internationale commettrait une grosse erreur en s’en défaisant. A l’instar du Protocole de Kyoto, le Mécanisme de développement propre a au moins le mérite d’exister.»

    Chef de la division Affaires internationales à l’Office fédéral de l’environnement, Franz Perrez se prépare à la prochaine grande échéance diplomatique sur le ­sujet: la 18e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tiendra du 27 novembre au 7 décembre prochains à Doha, au Qatar. «Il existe des solutions à la crise du Mécanisme de développement propre, assure le haut fonctionnaire. Il s’agit d’abord de s’entendre sur une deuxième période d’ap­plication du Protocole de Kyoto, de manière à garantir une certaine demande de permis d’émission. Il faut ensuite permettre à des pays qui ne se soumettront pas à cette deuxième période d’ap­plication d’accéder quand même au mécanisme. Il conviendra encore ­d’éviter les quotas élevés permettant d’accumuler à bon compte des surplus, ce qui supposera de demander systématiquement des réductions d’émissions et d’éviter les simples limitations. La Suisse étudie enfin l’idée que le Fonds vert pour le climat, constitué tout récemment, garantisse à l’avenir un prix plancher aux certificats.»

    Trois ans après Copenhague, la conférence de Doha sera capitale sur ce chapitre. Sans un signal fort de dernière minute en faveur du Mécanisme de développement propre, admet Franz Perrez, la lutte contre les gaz à effet de serre essuierait un «grave échec».

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  • Morpheus dit :

    Le climat mondial en discussion à Doha


    Par Marielle Court
    Mis à jour le 27/11/2012 à 08:47 | publié le 26/11/2012 à 18:59 Réactions (6)

    Cérémonie d’ouverture de la 18e conférence de l’ONU sur le changement climatique, lundi à Doha. Crédits photo : Issam Abdallah / Demotix/Issam Abdallah / Demotix

    L’espoir de relancer la dynamique des négociations sur le changement climatique est limité.

    La 18e conférence de l’ONU sur le changement climatique s’est ouverte lundi à Doha, au Qatar, en présence de représentants de plus de 190 pays. Les participants vont tenter de remettre sur les rails la difficile négociation sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES).

    Delphine Batho, la ministre de l’Écologie, se rendra sur place ainsi que Laurent Fabius et Pascal Canfin, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre délégué au Développement, pour le segment ministériel qui a lieu à la fin de la semaine prochaine. L’optimisme est modéré. «Nous savons que c’est une conférence de transition», explique la ministre, et les échanges qui ont eu lieu tout au long de l’année ne laissent pas augurer, pour le moment, de grandes avancées.

    Ce nouveau rendez-vous sur le climat intervient pourtant à l’heure où les signes du réchauffement climatique et les appels urgents à l’action se multiplient.

    «C’est une conférence d’une importance vitale», a déclaré le président de la conférence, le vice-premier ministre qatarien Abdullah al-Attiyah. «Si nous ne faisons rien, le scénario d’une hausse des températures de plus 4 °C dès 2060 est de plus en plus avéré», martèle de son côté Rachel Kyte, vice-présidente pour le développement durable de la Banque mondiale. L’organisme vient de publier un rapport mettant en garde la communauté internationale contre le réchauffement climatique et les risques encourus par un grand nombre de pays. Avec de tels scénarios «35% de la surface agricole subsaharienne risque de ne plus être propice à l’agriculture», assure Rachel Kyte. «Nous devons absolument mettre fin à ce qui représente une menace pour la prospérité», ajoute-t-elle.

    «Regarder le présent et l’avenir»
    La signature d’une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto, après l’expiration de la première fin 2012, est l’un des grands dossiers sur la table des discussions, même si sa portée sera essentiellement symbolique. Son principe a été acté lors de la précédente conférence de l’ONU à Durban (Afrique du Sud), fin 2011. À Doha, les pays devront notamment s’entendre sur la durée de Kyoto 2, ses objectifs de réduction d’émissions de GES…. Même si Kyoto 2 ne portera que sur 15 % des émissions de GES globales, celles de l’Union européenne et l’Australie, puisque le Canada, la Russie et le Japon ne veulent plus participer et que les États-Unis n’ont jamais ratifié le traité. À Doha, il sera aussi question d’esquisser les fondations de l’accord global prévu en 2015 et devant entrer en vigueur en 2020, des moyens de réduire encore les émissions de GES d’ici à 2020 et de l’aide financière aux pays les plus vulnérables.

    «La conférence de Doha présente un défi unique: regarder le présent et l’avenir», estime la responsable de l’ONU pour le climat, Christiana Figueres. Le présent, ce sont les engagements de chacun en matière de réduction de GES. «L’avenir est le cadre qui s’imposera à tous, dans l’équité et conformément à ce que requiert la science», ajoute-t-elle. Un défi qui est loin d’être gagné.

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  • Drenagoram dit :

    La réunion de Doha sur le climat prolongée pour trouver un accord
    08.12.2012 08:40


    La 18e conférence sur le climat s’est ouverte à Doha le 26 novembre 2012. [ EPA/STR – Keystone]

    La conférence sur le climat à Doha tente d’éviter l’échec en prolongeant depuis hier soir les discussions. Les négociateurs n’arrivent pas à se mettre d’accord à propos de l’aide financière réclamée par les pays du Sud pour faire face aux effets du réchauffement du globe.
    Les négociations de l’ONU sur le changement climatique se poursuivaient samedi matin à Doha, au lendemain de la date prévue pour la fin des travaux. Aucun accord n’était attendu « avant au moins plusieurs heures », a indiqué un négociateur européen.

    « On n’attend pas d’accord avant au moins plusieurs heures », a dit le délégué, qui a requis l’anonymat, au terme d’une longue nuit de consultations. Ces discussions n’ont pas permis de débloquer certains dossiers très épineux, dont celui de l’aide financière réclamée par les pays du Sud pour faire face aux effets du réchauffement du globe.

    Expiration du protocole de Kyoto
    Elles buttent également sur le renouvellement du protocole de Kyoto. Faute d’accord, le traité qui contraint les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, expirera le 31 décembre.

    « Les ambitions sont au plus bas et le rythme est on ne peut plus lent », a déploré Kevin Conrad, négociateur en chef pour la Papouasie-Nouvelle Guinée, s’adressant aux délégués aux premières heures du jour.

    Une grande séance plénière, rassemblant les délégations des quelque 190 pays présents depuis le 26 novembre à Doha, devait s’ouvrir en tout début de matinée pour faire le point des négociations. La conférence de l’ONU devait en principe se terminer vendredi.

    ats/aduc

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  • Drenagoram dit :

    Climat: ouverture de la séance plénière

    AFP Publié le 08/12/2012 à 13:33

    Les délégations de plus de 190 pays étaient rassemblées cet après-midi en séance plénière à Doha à la demande de la présidence qatari de la conférence de l’ONU sur le climat, décidée à conclure un accord portant notamment sur l’acte II de Kyoto.

    « Même si personne n’est entièrement satisfait avec le texte, il semble y avoir un accord global pour le présenter en plénière » afin de conclure un accord, a déclaré le vice-premier ministre du Qatar Abdallah al-Attiya. « La date finale est arrivée. Je n’ai pas la possibilité d’ouvrir la boite de pandore, sinon on n’en finira jamais », a-t-il dit, avant de demander si des délégations avaient une déclaration à faire. « J’apprécie votre silence », a-t-il poursuivi alors que personne ne demandait la parole.

    Après une longue nuit de négociations, le Qatar a proposé tôt ce matin une série de textes présentés comme un compromis acceptable sur l’ensemble des dossiers sur la table des discussions, de l’acte II du protocole de Kyoto à la question de l’aide financière aux pays du sud pour faire face au changement climatique.

    Durant de longues heures, les délégations ont scruté ces textes à la loupe et mené des consultations. « Tout le monde est mécontent mais tout le monde veut un résultat », a déclaré Abdallah al-Attiya, ajoutant: « Je n’ai pas de baguette magique, je ne peux satisfaire tout le monde ».

    Le premier texte à devoir être adopté était la prolongation du protocole de Kyoto, seul outil engageant les pays industrialisés à réduire leurs gaz à effet de serre (GES) dont la portée sera essentiellement symbolique. Mais des questions de procédures formelles semblaient retarder son adoption.

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  • Drenagoram dit :

    EXTRACTION

    Catastrophe écologique en Louisiane à cause de la fracturation

    PAR SOPHIE CHAPELLE (12 DÉCEMBRE 2012)

    Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder.


    Crédit photo : OHSEP (prise le 21 août 2012)

    La compagnie Texas Brine est dans le viseur des autorités publiques. Cette entreprise de forage et stockage basée à Houston traite depuis des années une caverne de sel souterraine, située sous la zone du gouffre, recourant à des techniques de fracturations. La saumure salée produite par ses puits est un élément vital pour l’industrie pétrochimique, rappelle Truth-Out. Des puits de forage pouvant atteindre 500 mètres ont été creusés pour repousser la saumure vers la surface. Or, selon certains géologues, « la pression dans la caverne aurait provoqué un « frack out » ». Autrement dit, la pression pour extraire la saumure de manière verticale aurait été trop forte, fracturant la roche vers la surface et provoquant l’effondrement de terrain.

    Quatre mois après les faits, 300 résidents vivant à proximité du gouffre dénommé « Bayou Corne » n’ont toujours pas pu regagner leur domicile. La compagnie Texas Brine est astreinte au versement d’une somme hebdomadaire de 875 $ à chaque ménage évacué. La société a également été condamnée à une amende de 100 000 $ par le commissaire de la Conservation de Louisiane, ce 1er décembre, pour ne pas avoir empêché la contamination des cours d’eau avoisinants. A l’heure actuelle, des quantités incalculables de pétrole et de gaz continuent de s’échapper de Bayou Corne. Même si la technique utilisée est différente, faut-il y voir un avant goût des impacts de l’extraction des huiles et gaz de schiste ?

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  • Drenagoram dit :

    Lyon: chaîne humaine pour 2 éléphantes

    AFP Publié le 06/01/2013 à 16:21

    Près de 200 personnes ont formé une chaîne humaine aujourd’hui au Parc de la Tête d’Or à Lyon pour « sauver Baby et Népal », deux éléphantes tuberculeuses menacées d’être abattues, et soutenir l’offre de Brigitte Bardot de les confier à sa fondation.

    Les manifestants, dont certains portaient des éléphants en peluche, ont d’abord signé devant les grilles du parc des courriers adressés au Conseil d’Etat, au président François Hollande, au préfet du Rhône et au maire de Lyon, avant de se rendre jusqu’à l’enclos des pachydermes, soutenus par plusieurs promeneurs du dimanche. C’est là qu’ils ont formé une chaîne, en scandant « justice pour les éléphantes ».

    « La Fondation Brigitte Bardot propose une solution que nous soutenons inconditionnellement », de « prendre en charge ces deux éléphants et de les soigner à ses frais pour les placer ensuite dans un sanctuaire », est-il rappelé dans leurs lettres-pétitions. Brigitte Bardot a menacé de prendre la nationalité russe si l’Etat ne revenait pas sur sa décision d’euthanasie.

    L’association Dignité Animale appelait à ce rassemblement, avec pour mot d’ordre « ni euthanasie ni retour dans le monde du cirque » pour les deux pachydermes âgés de 42 et 43 ans. « Nous avons cette double revendication », a expliqué Brian Mordasini, vice-président de l’association, pour qui un retour des éléphantes chez leur propriétaire, le cirque Pinder, serait « un supplice », son activité « reposant sur l’exploitation des animaux » et « l’intérêt financier », selon ce défenseur de la cause des animaux.

    Baby et Népal ont été confiées il y a plus de dix ans par le cirque au zoo de Lyon. Le préfet du Rhône a ordonné le 11 décembre dernier leur euthanasie, après le décès de tuberculose, une maladie contagieuse de l’animal à l’homme, d’une troisième éléphante. Le tribunal administratif de Lyon a donné raison au préfet. Un pourvoi a été déposé au Conseil d’Etat.

    Le sort des deux éléphantes suscite les passions. Stéphanie de Monaco et de nombreuses associations, dont la Confédération nationale des SPA, ont demandé qu’elles ne soient pas abattues.

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  • Drenagoram dit :

    Quatre mesures d’urgence pour éviter la catastrophe climatique

    Par Fabrice Nodé-Langlois Publié le 10/06/2013 à 11:06

    Limiter le réchauffement planétaire à 2°C semble hors d’atteinte au rythme actuel des émissions de CO2. L’Agence de l’énergie propose néanmoins quatre séries de mesures pour respecter les objectifs à moindre frais.

    L’objectif d’une hausse du thermomètre mondial limitée à 2°C fixé par les climatologues du Giec (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat) semble de plus en plus hors d’atteinte. Au mois de mai, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a franchi le seuil symbolique de 400 parties par million (ppm), jamais atteint depuis des millénaires. Au rythme actuel de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, la planète s’oriente vers une montée de sa température moyenne d’ici la fin du siècle comprise entre 3,6°C et 5°C. Or 5 degrés de moyenne, une broutille en apparence, rappelle à l’envi l’expert ès climat Jean-Marc Jancovici, c’est la variation qu’a connue la Terre en 20.000 ans, entre le dernier maximum glaciaire et aujourd’hui.

    En 2012, les émissions de CO2 issues de la consommation d’énergie, qui représentent les deux tiers du total, ont augmenté de 1,4%. Fort de ce constat dressé avec ses propres estimations, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publie ce lundi un rapport proposant quatre séries de mesures – qui ne requièrent pas d’accord international – pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur énergétique. Si elles étaient mises en œuvre, elles permettraient de réduire de 3,1 milliards de tonnes d’ici à 2020 les rejets de CO2 liés à l’énergie. Ce qui n’accomplirait que 80% de l’effort nécessaire pour rester dans la trajectoire des 2°C.

    • Faire la guerre aux subventions au pétrole et au gaz. Cela contribuerait à hauteur de 12% des réductions visées par ces quatre mesures. L’AIE et l’OCDE dénoncent régulièrement les subventions aux carburants fossiles dans le monde qui s’élèvent à 523 milliards de dollars (en 2011). Soit six fois plus que l’ensemble des aides aux énergies renouvelables. Les pays du G20 se sont engagés à supprimer une partie de ces subventions. La lutte contre les déficits budgétaires contribue par ailleurs à supprimer ces niches favorables aux pétroliers ou aux automobilistes de nombreux pays, en particulier les producteurs d’or noir.
    • Éliminer les fuites et le torchage dans la production d’hydrocarbures permettrait 18% des réductions visées par les quatre mesures. Le torchage, la combustion de gaz au-dessus des puits de pétrole et autres fuites, représentent 1,1 milliard de tonnes d’équivalent CO2 totalement gaspillées. L’équivalent de deux ans de production de gaz naturel du Nigeria. Les techniques pour employer ce gaz existent. «En Afrique, ce serait vraiment gagnant gagnant, indique au Figaro Fatih Birol, l’économiste en chef de l’AIE, car ce gaz gaspillé aujourd’hui pourrait contribuer à produire l’électricité, tellement nécessaire sur le continent». Les réductions les moins coûteuses contre ce gaspillage massif pourraient intervenir en Russie, au Moyen-Orient, mais aussi aux États-Unis, où les puits de pétrole de schiste brûlent du gaz associé dans l’atmosphère, jugé insuffisamment rentable.

    • Éliminer les centrales à charbon les plus polluantes: 21% des réductions visées par les quatre mesures. C’est en Chine que les plus grosses diminutions de CO2 peuvent intervenir, à moindre coût en fermant les vieilles centrales à charbon. Mais aussi en Inde et aux États-Unis. L’essor des gaz de schiste a permis un changement spectaculaire du bouquet électrique des États-Unis. «Le charbon produisait en 2000 autour de 50% de l’électricité, rappelle Fatih Birol, contre 35% aujourd’hui». «Les Américains ne se sont pas convertis aux centrales à gaz parce qu’elles polluent moins que le charbon mais parce que le gaz est moins cher. Ces derniers mois, le gaz qui s’était effondré à 2 dollars, est remonté à 4,2 dollars. À 5 dollars, si la réglementation sur les émissions de carbone n’est pas plus dissuasive, il peut y avoir un retour vers le charbon», avertit l’économiste de l’Agence basée à Paris.

    • Améliorer l’efficacité énergétique permettrait d’atteindre 49% des réductions visées par les quatre mesures. L’AIE a calculé que cet objectif est accessible moyennant un investissement supplémentaire dans les économies d’énergie, principalement dans le bâtiment, de 200 milliards de dollars (151 milliards d’euros) d’ici à 2020. Une somme qui apparaît très modeste lorsque l’on évalue que la rénovation de 500.000 logements par an en France à elle seule peut coûter 20 milliards d’euros. Ces dépenses seraient rapidement compensées par les économies d’énergie, insiste le rapport. Fatih Birol fonde ses espoirs sur la Chine dont les ambitions affichées dans le plan quinquennal, en matière d’efficacité énergétique, dans le bâtiment comme dans les normes d’appareils électriques, sont élevées.

    «Le défi sera rude pour revenir dans la trajectoire des 2°C», conclut Fatih Birol. Lequel souligne toutefois deux notes d’espoir. La première: les États-Unis où les émissions de CO2 sont redescendues à leurs niveau de 1995. La seconde, la Chine, dont les émissions ont progressé de 3,8% en 2012, un rythme alarmant en apparence, mais le plus faible depuis une décennie.

    Source

  • Morpheus dit :

    A voir d’Ailleurs au fil du Temps :
    Naturellement l’oreille à fleur ,
    Le jour d’Après ~ La voix du Vent ~
    Comme un présage d’une Onde meilleure.

  • Drenagoram dit :

    Au cœur du parc de Yosemite, dévasté par le Rim Fire

    LE MONDE
    | 02.09.2013 à 10h56 • Mis à jour le 03.09.2013 à 15h09

    Par Claudine Mulard
    (Parc national de Yosemite (Californie), envoyée spéciale )


    Un pompier sur le site d’un camping détruit par les incendies, le 26 août, dans le parc de Yosemite.
    A la veille du grand week-end férié du Labor Day (fête du travail), vendredi 30 août, le parc national de Yosemite (Californie) est ouvert, sauf par son accès ouest de Big Oak Flat, situé dans la zone la plus affectée par le Rim Fire, le gigantesque incendie qui sévit depuis deux semaines. Le ciel est dégagé et le tourisme encore possible dans la Yosemite Valley, le site le plus prisé du parc légendaire. Mais un relent de fumée âcre et un léger voile commencent à envelopper les blocs de granit vertigineux, El Capitan et Half Dome.

    Le Rim Fire, parti le 17 août à proximité du lieu-dit Rim of the World, dans la forêt nationale de Stanislaus, n’est contenu qu’à 40 %, et a déjà brûlé près de 90 000 hectares de végétation. C’est le quatrième incendie le plus grave de l’histoire de la Californie. « L’enquête sur l’origine du feu progresse », affirmait, dimanche soir, un porte-parole depuis le QG de lutte contre l’incendie, sans confirmer une information parue dans la presse américaine selon laquelle le départ de feu proviendrait d’une ferme de cannabis clandestine et illégale en forêt domaniale.

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    L’incendie a découragé beaucoup de visiteurs qui, du monde entier, ont souvent réservé des mois, voire des années, à l’avance. Il ne reste que quelques téméraires : « Je reviens d’une randonnée, sur la piste, on avait l’impression d’avoir Yosemite pour nous tout seuls ! », s’exclame joyeusement Lynne Hart au Visitor Center. « On est venus quand même, c’est un peu nuageux mais on ne se sent pas en danger », confie Pauline Baroux, une Française dont c’est la première visite. Des touristes suisses n’avaient pas trouvé de place avant l’incendie : « On a profité des annulations, on ne regrette pas, on vient de voir deux ours ! » Mais depuis Tunnel View, Aaron Porter, un habitué du parc, constate le manque de visibilité : « C’est à peine si on voit le Half Dome, ce spectacle a toujours été époustouflant, hélas, pas aujourd’hui ! »

    Plus de 900 km2 de forêt ont déjà brûlé. La facture provisoire est estimée à 55 millions de dollars.
    La qualité de l’air a empiré dans la soirée de vendredi, les vents soufflant vers l’est (et polluant sérieusement la ville de Reno et la région du lac Tahoe) ont soudain viré au sud et rabattu la fumée sur le parc. Au coucher du soleil, on ne voit plus le Half Dome depuis le glacier Point, l’un des points de vue les plus réputés.

    Samedi matin, la fumée a envahi toute la vallée, le ciel épais et gris cache un soleil rouge, les cendres volettent dans l’air. « On ne part pas en randonnée », décide Brian Nie, professeur d’éducation physique qui vient deux fois par an avec sa fille de 3 ans, respectant l’alerte à la pollution atmosphérique qui déconseille tout effort physique à l’extérieur, et recommande les plus grandes précautions pour les enfants, les personnes âgées et sensibles.

    5 000 POMPIERS-SECOURISTES VENUS DE 41 ETATS AMÉRICAINS

    La lutte contre le Rim Fire – 5 000 pompiers-secouristes venus de 41 Etats américains – est coordonnée depuis l’Incident Command Post, un QG basé à l’ouest du parc dans une zone dévastée par le feu. Sur le terrain, Steve Stine, envoyé en renfort par l’US Forest de Caroline du Sud, explique : « On mesure un incendie suivant quatre paramètres, qui sont tous à un niveau critique ici : températures élevées, vents importants, végétation hautement inflammable, et une humidité basse. Il y a feu et feu, et celui-ci est catastrophique. »

    5 000 pompiers-secouristes venus de 41 Etats américains luttent contre le Rim Fire.
    Sur la Highway 120, une route réputée pour sa beauté, près de l’entrée de Big Oak Flat, fermée à la circulation, on ne voit plus que des camions de pompiers, des rideaux d’arbres calcinés de chaque côté, des piles de troncs d’arbres abattus, car trop dangereux. Paysage lunaire, température de fournaise, fumée âcre et épaisse, avec des feux encore actifs à certains endroits, dans le sous-bois, des pompiers arrosent les brûlots incandescents. « On appelle ça le ‘mop-up’ dans notre jargon, explique Ed Bartley, de la caserne de pompiers de Modesto, le visage noirci, c’est-à-dire qu’on nettoie et on sécurise les zones brûlées pour empêcher le feu de repartir. »

    Leur stratégie préventive consiste aussi à allumer des contre-feux autour du périmètre de l’incendie, « attaquer le feu avec le feu » pour créer des zones tampons et stopper la progression dans le parc. Une des priorités ce week-end visait la protection du grand camping d’Hodgdon Meadow, et des bâtisses anciennes et historiques qui sont l’un des atouts du parc.

    SURVEILLANCE GRÂCE À UN DRONE

    Mais, sur le terrain, pour les sauveteurs, les incertitudes demeurent : « On espère avoir sauvé les vingt-quatre très vieilles loges d’Aspen Valley, qui étaient indemnes il y a trois jours, mais on ne sait encore rien », commente Mike Martin, un ranger du parc.

    Avec l’accord du secrétaire à la défense, la technologie militaire de pointe est venue en renfort : depuis mercredi 28 août, un drone (MQ-1) télécommandé par la National Guard de Californie et décollant de l’aéroport de Victorville, surveille le terrain et transmet en temps réel des données sur le tracé du feu, son intensité, et les zones de risque pour les pompiers-secouristes. Une aide précieuse, car la couche de fumée rend les survols aériens très dangereux pour les pilotes.

    Avec un coût provisoire estimé à 55 millions de dollars (41 millions d’euros), entièrement à la charge de l’Etat, le Rim Fire a déjà relancé le débat sur la gestion écologique des parcs nationaux et des forêts domaniales face aux changements climatiques, et sur le financement nécessaire, d’autant que le parc de Yosemite a une place spéciale dans le cœur des Américains.

    Claudine Mulard (Parc national de Yosemite (Californie), envoyée spéciale )

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