~Liberté

 
 
 
Le Monde évoque un Souffle Blanc ,
Pour Un seul Mot , Combien de Heurts ?
Une Onde de Choc est en Mouvement ,
Et son Echo se fait Pressant ,
Emportant Tout , au Fil des Heures ,
Pour ceux qui Sondent en Gouvernant ,
Le Vent d’une Fronde est Oppressant .
 
En peines s’écroulent nos Libertés ,
Par Tant de Thèmes , en Sols Majeurs ,
Il n’y à pas d’Âges pour S’enivrer .
Tels sont les Maux d’une Douce Musique ,
Ceux qui régnaient , connaissent la Peur ,
Le Chant du Monde nait Libéré ,
Ses Belles Paroles aiment l’Epique ,
Un Vent d’Histoires va s’essouffler.
 
Une Foule en Hors cherche son Coeur ,
A battre le Sol par les Pavés ,
Une Longue Chaine , aux Fers Malheurs ,
Propriétaires en Biens Privés .
Des Clans d’Hiers , Hauts Dictateurs ,
Découvrent alors qu’il faut Payer ,
Ce que l’on Sème , sans faire de Fleurs ,
Des Intérêts Particuliers .
 
A ses Maillons , s’accrochent nos Vies ,
Chacun en Soi , l’aimerait Goûter ,
Et pour Long Temps , y fuir la Haine ,
Qu’il y a de Vivre  sans Liberté .
Laisser à l’Onde Germer la Graine ,
Comme les Arbres Trouver sa Voie ,
Connaître en Faim un bleu de Paix ,
Sous d’Autres Règnes , l’Enfer du droit ,
Quand d’autres Saignent au Nom de la Loi .
 
Que reste t-il aux Fond d’un Acte ?
C’est dans l’ et Puis , que j’ai jeté ,
Pour nos enfants , Signer le Pacte ,
Je n’ai plus Peur de me Dévouer ,
Je sais ma Quête à l’ Heurt exacte ,
Ce Grand Combat d’Egalitées .
 
On la Sème comme on l’Aime ,
Elle est en Mains multiplié ,
D’un Libre Arbitre aux Vents Autours.
Seule l’Injustice peut la Relier ,
A celui qui la Porte ,On l’envie pour Toujours ,
« Poing de Flegme a trop Crié « 
Cet Eclat qui le Porte , à Tout vivre par Amour ,
A finit par céder , et son Corps sut Plier ,
Liberté ma Chair ,Tu es Sel d’un Jour ,
 
Que le Peuple me suive , le Tyran va céder !
 » En secondes je vis , dans un Monde de Vautours « 
 
Sur l’Autel des Désirs , contre Vents à Marées ,
Eteint celle d’une Flamme , dans le Feu de l’An Nuit ,
Brûle un Phare de Vies , Eternelles d’espoirs ,
Pour les Temps à venir , aux déclins de nos Lies ,
Elle Aspire pourtant , tous ces Corps dans le Noir .
La Violence est une Danse , Pour qui la Terre Détruit ,
Et le Sang versera  sans une Once de Savoirs ,
L’Innocent lui sera , une Réponse à l’Histoire .
 
Je suis Libre sans Vouloir , par la Faute d’écrits ,
Prisonnier sans le Voir , Des Barreaux du Mépris ,
Dans ma Cage A Dorée , les Couleurs sont des Gris ,
Des Saveurs du Passé , Reste l’ombre des Souvenirs ,
Plus le Temps de Mourir , je n’ai pas parti Pris ,
J’aimais Tant cette Vie , je me dois d’y souscrire.
 
Dehors , son Souffle Rêve , galvanise les Foules ,
Fait lever les Anciens , Electrise les Jeunes ,
Quelle est au Monde notre vrai Nature ?
Les Têtes Tombent , Chutent les Murs ,
Elle est Force de Foi , Onde Libre et sans Lois ,
Déchainant les Carcans , Quand les Masses s’enroulent ,
Demain déjà d’Autres Viendront ,
Faire le V d’une Victoire et parler en son Nom ,
Remplacer les Sultans et Promettre à la Ronde .
Un Printemps de Raisons , peut Fleurir Parfois ,
Mais pour Combien d’élans , en recul du Monde ?
 
Libérant les Destins , sous les vents de la Houle ,
On peut Vivre sans Argent et avoir un Visage ,
Comme l’étaient nos Anciens au sortir du Moule ,
C’est le Signe du Temps , une Aurore en Partage ,
A quoi bon La Révolte , Les Raisins d’une Colère ,
Si demain est de Vain , si l’on est guère plus Sage ,
L’ étendard déployé forme des Vagues Libertaires ,
Aux Héraults s’en va l’Onde apporter son Hommage ,
Porter Haut à l’égard , les Couleurs d’une Mère.
 
                                    NéO~
 
 
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§ 261 réponses à ~Liberté

  • Drenagoram dit :

    A ceux qui Portent ce Souffle Blanc ,
    Le Vent d’une Mère , a l’Hors Relie .
    NéO~

    • tetinenoire dit :

      C’est tout simplement époustouflant ce que vous écrivez.
      Merci de votre envoi.

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Tetinoire ,
        Bienvenue à Vous en Souffle Mère ,
        Suivre un des Pans d’une Vieille Histoire ,
        Sous les Attraits d’une Vive Lumière ,
        Une Onde se Bat en Liberté ,
        Dans les Replis d’un Long Desert ,
        En Vagues Remous s’en vient Trouver ,
        La Force de Fer d’un bel Esprit ,
        Celui de Vivre enfin sa Vie ,
        Et prendre Sens au Fait d’y croire.
        Sur ces Rivages d’une Mer du Sud ,
        Une Autre Page s’ouvre ce Soir ,
        Entre les Maux une Guerre sévit ,
        Emportant d’autres à sons d’Echos ,
        Les Vieilles Méthodes par Lassitude.
        NéO~

    • tetinenoire dit :

      Voila , je reviens.
      J’étais presque navré d’avoir été si succinct concernant votre texte « Liberté »
      Tel un voyageur qui pour la première fois aborde une terre inconnue.
      A présent,je découvre votre univers poétique.
      Véritable jungle baroque et foisonnante.
      Si je m’attendais à cela, c’est une surprise !
      Vous la secouez bien notre bonne vieille grammaire française !
      Je n’aime pas votre texte, à vrai dire je l’adore, encore mieux que la salsa de pommodore ! ( adore et pommodore…. voyez comme ma rime est riche !)

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Ami en Hors ,
        La Liberté sait Voyager ,
        Prendre des Reflets en Vers de Flore ,
        Aime se Jouer des Lignes Claires ,
        S’en va Sous Vents Revisiter ,
        D’Anciennes Complaintes au fil du Faire .
        Un Univers à Temps Complets ,
        Narre en des Songes une Terre d’Orée ,
        Sa Prose Etrange parle d’Aurifères ,
        D’un Bel Esprit comme Insufflé ,
        D’une Voie dans l’Arbre en Bord de Mère.
        Beaucoup de Branches mènent en Racines ,
        Les Feuilles en Danses aiment la Salsa ,
        Le Son d’Hier fleure l’Origine ,
        Un Temps où l’homme était une Fois ,
        Dame Liberté à vieilles Racines.
        NéO~

        Bonne Soirée.

  • LO dit :

    S’autoriser la liberté
    Se retrouver quand on se perd
    Dans les concessions répertoriées par d’autres
    Cesser de crever étouffé
    De sa présence impétueuse
    Aux tréfonds ouvrir l’écluse où elle se vautre

    Dans la fange des lâchetés concédées
    S’autoriser la liberté
    Gueuler à la nuit hurlante
    Jouir de tant de voix
    Crier pleurer rugir de concert
    Et lâcher l’orgue puissante

    Sur la gamme des tus et des silences
    Tourner la page lever le voile
    S’autoriser la liberté
    Divulguer asséner et sans violence
    Murmurer son humilité
    Accepter qu’elle se dévoile

    Aux autres nue et imparfaite
    S’accorder aux mains tendues
    Vouloir ne devenir que l’être
    S’autoriser la liberté
    D’être voulu d’être attendu
    Pour la seule authenticité

    Défaut du grain perle noire
    Irrégulière dans sa beauté
    Aimer plus que l’autre vouloir
    Ni caser ni ranger ni voler
    Ce qui n’appartient à personne
    Autoriser la liberté

    LO. 12/02/2007

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir LO ,

      Merci Beaucoup d’être en Echo ,
      Un Souffle égal au Poing Rageur ,
      Le Coeur qui bat pour ce seul Mot ,
      Mais Tant de Force auprès d’un Coeur.
      C’est là le Centre de mon Combat ,
      Le Cinquième Monde , l’unique Bohneur ,
      La Liberté nous tend les Bras ,
      Mais chaque Corps la Voit Ailleurs ,
      Eux la Combattent avec les Armes ,
      Alors qu’elle nait jamais de Trop ,
      Eux la Répriment au nom de la Loi .
      Ils nous la Montre comme un Flambeau ,
      Alors qu’elle est Souffle de l’Âme,
      Et oui le Grain est Imparfait ,
      La Peau Parfois est Métissé ,
      La Liberté n’est pas un Mais ,
      C’est une Source où j’aime Puisé.
      NéO~

      Je reviendrais sur tes Mots ,
      Quand j’aurais pris toutes leurs mesures 🙂
      A ton égard , ta vrai Nature.

      • LO dit :

        Que d’autres s’inquiètent et se préoccupent
        Si l’encre leur sied elle me sert à ravir
        Les propos avisés que d’aucuns occultent

        Il ne suffit pas de dire ne suffit pas de lire
        La pensée sinistrée sait aussi s’épancher
        Sensée ajustée privée d’ordres à prescrire

        Indomptée et rebelle plus que celle formatée
        Où tout va tout avance sans qu’on sache pourquoi
        Ghetto ensoleillé de la face cachée

        Quand tout s’accorde à dire et ne laisse le choix
        D’affiner une idée d’entamer le débat
        Ne reste que l’inique du jugement sans émoi

        Sans appel sans semonce ni desiderata
        Le vouloir asséné la prière est un ordre
        Qui ne souffre l’outrage d’un autre contrebas

        Issu d’une voix lucide né du vil désordre
        D’un esprit torturé qui ne se pliera pas
        Aux idéaux tout faits ou aux idées à tordre

        Au cou desquelles il ne reste qu’à pendre
        L’optimisme aveugle des cerveaux inhibés
        Et rire des limites qu’elles engendrent

        Car vouloir que tout aille sans daigner initier
        La réflexion utile saine et vigilante
        Est tomber dans les pièges par d’autres érigés

        Qui ne veulent s’inquiéter ni se préoccuper
        Des propos avisés et qui les occultent
        Occupés à ravir la pensée rebellée

        Contre-pouvoir
        LO/2006

      • Drenagoram dit :

        Contre Pouvoir et Faire de l’être ,
        Un Nombre à Part dans la Machine ,
        Le Fer de L’Anse d’un Pot de Terre ,
        Censer Briser le Cercle de Pierres.
        L’ unique en Ternes de Déceptions ,
        Trouver de l’Hors dans mes Racines ,
        Ne sert à Rien face au Paraître ,
        Si meurt Demain les Songes de Mère ,
        Par Fautes d’une Grave en Pollutions ,
        Va l’ Inconscience impermanente ,
        Troubler les Voix de Toutes Raisons ,
        Bien des Chemins nous mènent à l’Homme ,
        Et les Croisées changent les Mondes ,
        Dessinent les Formes d’un Nouvel Âge .
        Alors qu’au Loin chacun Déchante ,
        S’ennivrant d’Ombres et buvant Psaumes ,
        Quand vient le Temps de Disparaître ,
        L’Esprit s’en vient à voir une Onde ,
        Comme Un Reflet dans son Sillage ,
        C’est là dans l’âme qu’elle nous Sonde ,
        Et le Pouvoir ne Rend pas Sage.
        NéO~

  • Le blog : c'est nous ! dit :

    La liberté…

    Ils l’ont transformée en prison…
    Statue de la Liberté pour emprisonnés…
    Une curieuse idée …
    Fort Boyard ayant explosé,
    Ils ne savaient où mettre les délinquants,
    Mélangés, les assassins,
    Les mécréants,
    Les voleurs,
    Les violeurs,
    De toutes lois, sont maintenant là…
    Entassés, la nourriture arrive par hélico-sauterelle,
    On la balance sur la tourelle,
    Les « sales gens » se la partagent…
    Ou les premiers arrivés se servent,
    Les autres n’ont pas même une sardine en conserve…
    Le plus fort vit,
    Adieu au plus petit …
    Pas de soins, ils se débrouillent,
    Quand un meurt, il est jeté dans la baie,
    Dans laquelle on a mit des requins,
    Même que dès fois, il sont pas morts,
    Ils ont seulement eu tort d’avoir tort…
    Dans cette fourmillière,
    Ils scrutent, pas fiers,
    La rive où l’on voit la vie,
    Alors souvent, ça fait envie,
    On saute et un requin,
    A son festin …
    On dit que celui qui a eu cette idée,
    De son frère voulait se débarasser…
    Ils y mettent aussi les contagieux,
    Les vraiment vieux,
    La statue de la Liberté,
    Pour emprisonnés…

    Fr@ne … lol

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Fr@ne ,
      C’est Un Festin bien Pernicieux ,
      Ou la Loi se lave les Mains ,
      Quand d’Autres Crèvent sans être Odieux.
      Le Droit Cynique d’une Neuve Nation ,
      Est-ce que les Notres se portent Mieux?
      Que l’On Admire par Soumissions ,
      Quel est cet Oncle qui est Craint ,
      Et s’enrichit d’étrange Actions.
      Un Prisonnier peut être Humain ,
      Sa Peine égale à son Pardon ,
      Privé de Droits et même Malsain ,
      Il porte en Soi l’Ombre d’un Nom ,
      Il reste Toujours un être Un ,
      Indivisible par la Raison .
      Et pour le Monde , Dans le Commun ,
      A toutes nos Chaines , il est Maillon.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    L’horreur à l’hôpital de Benghazi

    Le Temps 25/02/11

    Jean-Pierre Perrin envoyé spécial à Benghazi

    L’horreur avait son quartier général: la caserne Fadhil, l’immense périmètre près du centre de Benghazi, où soldats et mercenaires tiraient sur la foule avec toutes les armes possibles et exécutèrent froidement les officiers qui refusèrent de se plier aux ordres. Aujourd’hui, la caserne Fadhil, petite ville dans la ville, a été comme abolie par les insurgés qui l’ont ravagée, détruite, brûlée avec une rage sans pareil, n’épargnant ni les voitures ni les blindés, et surtout pas la villa de Mouammar Kadhafi.

    Mais l’horreur possède à présent un autre quartier général: l’hôpital al-Jala, où ont été conduits les morts et les blessés graves de l’insurrection. Des corps en pièces, déchiquetés que le médecin chef de la section chirurgicale, le Dr Abdallah, tient à montrer. Il veut tout montrer. Les grands blessés, dont la vie se manifeste parfois par un rare battement de cils. La morgue, spectacle terrible, au-delà des mots. «J’ai vu tous les grands conflits qui ont traversé la Libye: les violentes émeutes de 1996, le bombardement américain de 1986 sur la ville qui a été très dur. Mais, croyez-moi, je n’ai jamais rien vu de tel. Même les Américains étaient des gens charitables à côté de l’homme de Tripoli. Regardez ce corps, il a été traversé par un projectile antiaérien», explique d’une voix étrangement calme le médecin en découvrant un corps coupé en deux. Puis, il montre les cadavres carbonisés de quinze officiers. «Tous ont été exécutés, les mains menottées dans le dos, d’une balle entre les deux yeux. Ensuite, on les a recouverts d’essence pour les brûler.»

    Dans la salle des grands blessés, bien équipée, toutes les infirmières sont Asiatiques, Indiennes ou Ukrainiennes. «Elles sont extraordinaires. Elles travaillent jour et nuit. Mais leurs ambassades ont ordonné leur rapatriement. Et il n’y a personne pour les remplacer. Cela signifie que beaucoup de blessés vont mourir. Déjà, nous manquons de tout, de chirurgiens, de matériel, de médicaments», poursuit le docteur Abdallah. Selon lui, l’hôpital al-Jala a accueilli 243 morts et 125 blessés graves. Les deux autres établissements de la ville, dont l’hôpital central, ont reçu eux aussi des morts et des blessés. Le médecin a enfin ces mots: «Vous n’avez pas besoin d’écrire avec émotion mais simplement ce que vous voyez. Et après, priez pour nous!»

    C’est à la caserne Fadhil que les corps des quinze officiers exécutés ont été découverts. Le périmètre du camp est tellement vaste que les gens de Benghazi l’exagèrent encore en disant qu’il a pris le quart de la ville. A l’une des entrées, on voit un portail ravagé par une forte explosion. Sur une porte verte, cette inscription d’un trait de peinture noire, rageur: «C’est la voiture du martyr Mahdi Mohammed Ziou». Une flèche montre un véhicule, qui fut peut-être un taxi, broyé, avec la photo du jeune homme.

    C’est lui qui a fait basculer la situation, le 18 février, au profit des insurgés, qui assiégeaient le camp, en précipitant sa voiture bourrée de bonbonnes de gaz contre le portail à un moment où la bataille était encore indécise. «Il fallait qu’il le fasse. Les soldats tiraient sur la foule et des jeunes comme lui mouraient», raconte un directeur de banque, qui a requis l’anonymat. Après, trois tractopelles, sous le feu des soldats, sont parties à l’assaut pour défoncer l’enceinte de la caserne. Le banquier, qui habite un immeuble de la place Christmas Street, où se sont déroulés la plupart des affrontements, a été témoin des quatre jours de batailles qui ont vu Benghazi changer de mains, permettant ensuite à l’insurrection de s’étendre et aujourd’hui de menacer Tripoli.

    «Ça a commencé mercredi 16, quand quelques centaines de personnes ont rejoint le cimetière afin de rendre hommage aux victimes d’une précédente révolte. Ils ont été attaqués par des civils avec des casques jaunes, armés de bâtons, de couteaux et de haches. Il y a eu quelques tués parmi les manifestants. Le lendemain, des milliers de personnes ont défilé en portant les morts de la veille. Les soldats et les mercenaires les ont alors mitraillés en rafales, dont on peut voir les traces sur mon immeuble», témoigne-t-il. «Ce fut trois jours d’enfer. Heureusement, le vendredi, la population a été rejointe par une partie de l’armée», poursuit le banquier.

    Dans un petit café du centre-ville, un des rares commerces ouverts, Nasser, la trentaine, qui a participé aux affrontements, raconte «l’inventivité» des jeunes manifestants. «Ils prenaient du TNT que l’on utilise pour la pêche. Ils le versaient ensuite dans des boîtes de soda. Ils y mettaient le feu avec un briquet et les propulsaient vers les soldats en utilisant les fusées dont nous nous servons pour chasser le poisson.»

    A présent, la caserne Fadhil offre la même image que les palais de Saddam Hussein dévastés par la population irakienne après la chute du raïs. On vient la visiter en famille. On y entre en voiture et on va d’enceinte en enceinte jusqu’à la villa de Kadhafi, qui occupe le cœur du périmètre. Les pères font grimper leurs enfants sur les chars détruits pour les prendre en photo. Une femme, recouverte d’un voile noir, écrit à la peinture sur un mur de ne pas oublier de prier pour les martyrs.

    Les rumeurs, néanmoins, continuent de courir d’un bout à l’autre du camp. L’une prétend que des prisonniers se trouvent encore dans des galeries secrètes et un tractopelle, entouré par la foule, s’emploie à creuser le sol pour les trouver. «Les galeries secrètes, il y en a certainement, sinon comment les soldats auraient-ils pu s’enfuir du camp quand celui-ci est tombé?» souligne le banquier. Mohammed, qui travaille dans une agence de voyages, s’exclame: «Regardez aussi comme tous ces jeunes sont heureux. C’est à eux que nous devons d’être libres. Et cette liberté, ils ne nous l’ont pas apportée avec des armes mais avec leur cœur. La Libye nouvelle leur appartient.»

    Lien vers l’Article :
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2f16a454-405e-11e0-9d58-e979d66c2ecd%7C0

  • LO dit :

    Où les portes claquent
    Les tombereaux de pluie
    De l’écrou sans appel
    Verrouillent la folie
    Des sombres humeurs
    Au verdict démoniaque
    Mots assénés sans filet
    Il faut abriter les déluges
    Et assécher les torrents
    Des faucons dramaturges
    Aux furieux effets de serres
    Quand déchaînées de l’arrêt
    Des tempêtes animales
    Jaillies du fin fond des abois
    Les bêtes acculées de peur
    S’épouvantent sans voix
    Et se terrent et s’effraient
    De retrouver dans la terreur
    La seule porte de sortie

    LO

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Lo ,
      En écho à ces Mots ,
      Je résonne comme Ceci ,
      Toute Liberté est Belle en Soi,
      Si elle accouche d’une Onde de droits ,
      D’un Grain de Gains en nombre de Voix ,
      En aucun Cas un Monde Meilleur ,
      Devient l’Enfant de la Terreur ,
      Et le Courage Dans le Combat ,
      Se gagne au Long à être Fidèle ,
      A ce Pourquoi chacun aspire ,
      Mais les Vautours Battent des Ailes ,
      Et peuvent en Faim , faire bien Pire.
      Je n’en ai pas encore Finit ,
      Un Onde chaque jour se propage ,
      Et nul ne sait où elle Jaillit ,
      Ni les détours de son Voyage.
      Belle Soirée Lo ,
      Et Bravo pour tes Mots ,
      Je te découvre un Autre Visage ,
      Une Plume ciselée par le Rivage.
      NéO~

      • LO dit :

        Merci à toi
        Juste quelques mots noirs
        au moment le plus terrifiant de mon existence.
        Et… en même temps… en même temps, de cette terreur naît LA force de vie, la force d’aller gagner sa propre liberté, contre l’esprit de mort.
        C’est l’onde que tu décris.
        Belle soirée à toi NéO

  • Drenagoram dit :

    Bonsoir LO ,
    Il faut vivre une Fois dans le Noir ,
    Pour aimer vraiment la Lumière ,
    Sentir sur soi le poids des Maux ,
    Pour apprécier une Brise Légère ,
    Et prendre Conscience que Chaque Humain ,
    Traverse des Crises Identitaires ,
    Possède en Soi ce Maillon d’Hors ,
    Celui d’une Chaine qui donne aux Mains ,
    Le Vrai Pouvoir , d’une Onde de Mère .
    Celui un jour , d’enlever ses Fers ,
    Et de Choisir une autre Voie ,
    Savoir la Vie être en Chemin ,
    Et Sa Nature au Coeur des Lois.
    A la Recherche d’un Accord ,
    Entre Vivant et Monde Vain.
    Aucune Excuse pour la Misère ,
    Quand on se baigne dans l’Argent ,
    Mais Remplacer par son Pendant ,
    Ne sert à Rien qu’à laisser Fers ,
    Cette Onde qui Vient est un Partage ,
    Capable de Faire d’un Résigné ,
    D’un Porteur d’eau , un Nouveau Sage ,
    S’il se souvient de son Passé ,
    d’Un nouveau Souffle , a l’ Homme Demain ,
    Donner au Monde un Hors Visage ,
    Porte Etendard d’une Liberté.
    NéO~

    • LO dit :

      Oui…
      Bonne journée NéO***

    • NOUMBA'S ZEN dit :

      Il faut avoir beaucoup souffert pour comprendre être à l’écoute et
      avoir de la compassion pour son prochain!
      je vais revenir te lire, il faut prendre son temps!
      merci Néo

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Chantal ,
        En Quatre A Corps ,
        Vivre Chaque Jour , Pensées à Fleur ,
        Au Fil du Temps sous Liberté ,
        C’est Prendre Conscience d’Injustes Morts ,
        C’est Prendre le Pouls d’un Monde à Coeur .
        Dans les Battements d’un Moindre Mal ,
        Les Vents du Sud soufflent d’Ailleurs ,
        Être à l’Ecoute est Règle d’Hors ,
        Tout en Nuances envers les Leurres ,
        Qu’un Monde Distille aux Gens du Nord.
        NéO~
        bien à Toi l’Amie ,
        Si Liberté aux Autres te Lie.

  • Drenagoram dit :

    A toi Aussi Lo ,
    Qui décrits les Rivages ,
    En Instants , et par Mots ,
    D’une Vie de Passage ,
    Sur l’écume des Flots.
    NéO~

  • marie-ne dit :

    Like! j’ai pas trouvé le like d’origine ;).
    désolée je peux pas vous suivre dans vos mots, mais le souffle y est, j’espère que tu le sais NéO!Tu commences peut-être à un peu me cerner, triste et frustrant pour moi, de ne pouvoir trouver les mots que je voudrai, dans le manque je préfère me taire, j’ai lu et relu comme d’habitude ;). Je pense que c’est dans notre vie de chaque jour qu’il nous faut braver toutes ces fausses notions de libertés de croyances, … regarder Ailleurs, les essences de notre mère mais aussi de tout un chacun, même l’homme emprisonné garde son esprit libre, il ne faut pas, je pense, rester sur des « dogmes », et avancer en conscience que ce que nous fesons aujourd’hui, marquera le futur à venir, le soucis est qu’il faudrait que les souvenirs restent biens ancrés dans chacuns d’entres nous, pour savoir où se trouve le jour, quand on a connu la nuit.
    Bon et ben désolée si pas claire la marie, je suis en demi teinte ces temps ci.
    bises NéO, et les pires chaines je crois c’est l’homme qui se les craient, sachons le, et fesons en sortes à nos petits niveaux déjà, de les virer, le plus tôt possible dans notre vie, et faire passer autour, nos visions, nos façons de vivre, de partager et d’écouter..c’est surement là le plus difficile, mais garder le poing levé, en essayant de rester pacifiques, même si au fond de nous, une rage certaine boue.
    Bon j’arrête car je suis sûre que je suis à côté, tiens d’ailleurs j’y vais…
    Il y a un texte de prévert ‘faire le portrait d’un oiseau » que je remet toujours en avant, sur ces notions de chaines et de libertés, car dans ses mots j’y crois voir que l’homme se met des chaines et des verrous, et au fil du temps qu’il avance dans sa vie, il passe son temps à vouloir les ôter…
    L’humain est capable de tant d’horreurs, comme le prouve ton article, mais aussi il peut donner le meilleur.
    bon chut, je m’enfonce comme d’hab.
    A plussss.

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Marie ,
      De Prime Abord ,
      Bienvenue Ici ,
      Nul besoin de Liker ,
      Pour Aimer Dame Liberté ,
      Il suffit Juste d’y Goûter ,
      Savourer l’Hors de sa Portée ,
      Pour faire d’un Chant Toute une Vie ,
      Qu’il faut sans cesse Cultiver.
      A cet Oiseau en Cage D’ Orée ,
      Ouvrir l’Esprit . Enlever ses Fers ,
      Toutes les Chaines posées sur Pieds ,
      Qui donnent au Long ce Corps Amère ,
      Et un Relent d’où germe la Haine .
      A ces Barreaux de l’Invisible ,
      Qui nous empêchent de voir la Mère ,
      En nous Montrant de Fausses Cibles ,
      L’ Aveuglement sans la Lumière ,
      Ouvrir la Bourse sans Liens Délier .
      Le Tout Argent d’un Vain Pouvoir ,
      Savoir le Temps et rester Clair ,
      Oser autant qu’on peut le Faire ,
      Encourager cette Onde qui fuit ,
      Et propager avec le Vers .
      Une Liberté est en Mouvement ,
      Pour une Saison elle Est Printemps.
      Elle est Raisons , je le Ressent ,
      En cet Instant , écrit L’Histoire.
      NéO~

  • marie-ne dit :

    Le pouvoir, la possession, tant de termes que l’homme confond avec être, vivre et aimer…

    http://mavoie2958.wordpress.com/2010/04/12/petite-reflexion-perso-en-apparence-anodine/

  • Drenagoram dit :

    Nouvelles violences à Tunis, répression sanglante à Oman

    Article Du Figaro Dimanche 27 Février

    Sur le Fil :

    Dimanche, les jeunes et la police s’affrontent à Tunis. À Oman, au moins deux manifestants ont été tués par les forces de l’ordre. La vague de contestation se poursuit aussi en Algérie, au Yémen, à Bahreïn et en Irak.

    Nouvelles violence dimanche à Tunis

    A Tunis, de nouvelles violences ont éclaté dimanche dans le centre de Tunis. Des jeunes ont lancé des pierres sur des immeubles et dressé des barricades pour freiner l’avancée des policiers, qui ont tenté en vain de les disperser à coups de gaz lacrymogènes. La veille, des affrontements similaires avaient fait trois morts.

    Le ministère de l’Intérieur avait d’ailleurs annoncé samedi l’interdiction de circuler pour les piétons et les voitures dans l’avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis. Lors des affrontements, la police a procédé à de nombreuses arrestations musclées et demandé des renforts.

    La police tue deux manifestants dans le sultanat d’Oman

    Deux manifestants ont été tués et cinq blessés dimanche par des tirs de la police lors de la dispersion d’une manifestants de chômeurs à Sohar, à 200 km au nord de Mascate, a indiqué une source au sein des services de sécurité.«Ils ont été tués par des balles en caoutchouc lors d’une tentative d’attaque contre un poste de police», précise une source au sein des services de sécurités.

    Selon des témoins, les manifestants, quelque 250 personnes, se sont ensuite rassemblés sur un rond-point proche qu’ils ont rebaptisé «rond-point de la Réforme». La police a tenté de les disperser à nouveau avant de quitter les lieux. Les manifestants ont scandé des slogans demandant des emplois, de meilleurs salaires pour les Omanais et des mesures de lutte contre la corruption.

    Une manifestation empêchée samedi à Alger

    A Alger, des centaines d’opposants, emmenés par le président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) Saïd Sadi, n’ont même pas pu se réunir Place des Martyrs, leur lieu de rendez-vous. Ils se sont retrouvés encerclés par les forces de l’ordre avant même le début de la marche. Les policiers ont réussi à repousser vers le front de mer les partisans du RCD. Saïd Sadi a dénoncé «les brutalités de la police», affirmant avoir lui-même été «violemment bousculé» par des éléments du cordon policier. Une vingtaine de partisans du président Abdelaziz Bouteflika sont ensuite apparus, brandissant des portraits, scandant son nom et affichant une pancarte en arabe : «Les Algériens sont pro-Bouteflika, ils ne veulent pas de la Coordination des avides». La présence de la police entre les deux camps a évité tout affrontement.

    La manifestation devait se diriger de la Place des Martyrs vers celle du 1er Mai, à 4 km de là, selon un modus operandi similaire aux manifestations avortées des 12 et 19 février mais suivant un itinéraire inversé. Cette marche avortée intervient après la levée jeudi de l’état d’urgence décrété il y a 19 ans. Mais les manifestations de rue demeurent interdites dans la capitale. Outre la levée de l’état d’urgence, le pouvoir a annoncé une série de mesures en faveur de l’économie, de l’emploi et du logement pour tenter de se mettre à l’abri d’une contestation similaire à ce qui s’est passé en Egypte ou en Tunisie.

    A Sanaa, les chefs tribaux se rallient à l’opposition

    Au Yémen, d’importants chefs tribaux ont annoncé samedi lors d’un vaste rassemblement près de Sanaa leur ralliement à la contestation du président Ali Abdallah Saleh. Ce ralliement, après celui de l’opposition parlementaire et des rebelles zaïdites (chiites) dans le Nord, élargit encore le cercle des contestataires du régime de Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Les chefs de deux des plus importantes tribus du pays où la structure clanique est très importante, les Hached et les Baqil, se sont dissociés du pouvoir. L’un des chefs des Hached, cheikh Hussein ben Abdallah Al-Ahmar, a annoncé sa «démission du Congrès populaire général (de Saleh, ndlr) pour protester contre la répression des manifestants pacifiques à Sanaa, Taëz et Aden».

    Ce ralliement intervient au lendemain d’une journée de forte mobilisation à travers le pays où des dizaines de milliers de personnes ont participé à des prières collectives et des marches exigeant «la chute du régime». A Aden, la grande ville du Sud à la pointe de la contestation, a vécu dans la nuit «de véritables scènes de guerre menées par des éléments de la garde républicaine (corps d’élite de l’armée) qui ont pris pour cible «des jeunes innocents voulant manifester pacifiquement», selon un habitant. Selon le ministère de la Défense, trois personnes, un soldat et deux civils, ont péri. Mais des sources médicales ont fait état de quatre morts et d’au moins 40 blessés.

    » Au Yémen, le président Saleh joue sa survie

    Au Maroc, le mouvement s’amplifie

    Près d’un millier de personnes encadrées par un important dispositif sécuritaire se sont rassemblés samedi à Casablanca pour revendiquer des réformes politiques et une nouvelle constitution.

    Bahreïn remanie son gouvernement

    A Bahreïn, le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a procédé samedi à un remaniement ministériel et changé les attributions de cinq de ses ministres tout en les gardant au gouvernement, a annoncé l’agence officiel BNA. Le groupe chiite au parlement bahreïnien a confirmé sa démission en bloc, dimanche, suite à cette annonce. Ils jugent insuffisant le remaniement. Les 18 députés du parti Wefaq avaient déjà annoncé leur démission après les violences qui ont marqué les premiers jours des manifestations populaires à Manama, exigeant la fin du régime monarchique des Al-Khalifa.

    L’opposition a plus globalement déploré l’absence de dialogue avec le gouvernement en dépit des promesses du pouvoir. Le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a désigné son fils, le prince Salman Ben Hamad Al-Khalifa, pour conduire le dialogue avec toutes les composantes de l’opposition, qui conteste la monarchie sunnite dans cet archipel à la position stratégique et allié clef des Etats-Unis dans le Golfe. Mais selon un élu de l’opposition, ces consultations n’ont pas encore commencé. De retour de son exil londonien, Hassan Machaimaa, leader d’un groupe de l’opposition chiite, a appelé à l’unité nationale et prôné le dialogue.

    Les manifestants, pour garder la pression sur le pouvoir, ont organisé samedi un nouveau défilé, demandant le départ de la famille des Al-Khalifa. «Va-t’en Hamad, va-t’en Hamad», ont crié à l’intention du roi de milliers de manifestants partis de la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation.

    » Bahreïn, un archipel sous tension communautaire

    La vague de contestation se poursuit au Moyen-Orient

    En Irak, le guide spirituel de la communauté chiite, le Grand Ayatollah Ali Sistani, a exigé la suppression des avantages que se sont octroyés les hommes politiques irakiens, au lendemain des manifestations de colère qui ont fait seize morts. Dimanche, le premier ministre Maliki a lancé un utltimatum à son propre gouvernement : les ministres ont une période de 100 jours au terme de laquelle un bilan sera tiré sur les échecs et les réussites de chacun dans leur mission».

    En Jordanie, l’opposition a décidé de monter d’un cran son mouvement de contestation, accusant samedi le gouvernement de «manque de sérieux» dans les réformes, au lendemain de la plus grande manifestation dans la capitale depuis le début de la protestation en janvier. En Iran, les sites de l’opposition réformatrice iranienne ont appelé à de nouvelles manifestations le 1er mars pour protester contre le placement «illégal» en résidence surveillée de ses deux principaux dirigeants, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi.

    Un appel à l’éviction de l’émir de Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani, lancé sur une page Facebook, a rassemblé samedi plus de 20.000 sympathisants, une nouvelle initiative pour un changement de régime dans le monde arabe. La page appelle les Qataris à descendre dans la rue le 16 mars pour une journée consacrée à la «Révolution pour la Liberté». Dans le même temps, une page Facebook appelant à une manifestation en Arabie saoudite avait réuni plus de 9.000 «fans».

    LIRE AUSSI :

    » DOSSIER SPECIAL – Révoltes dans le monde arabe

    Lien Vers l’Article :
    http://www.lefigaro.fr/international/2011/02/26/01003-20110226ARTFIG00427-alger-une-nouvelle-marche-de-l-opposition-bloquee.php

  • domica01 dit :

    Bonjour (re) mon cher Ami,
    … tes articles de presse sont bien ici !
    L’évolution du monde est sous la coupe de Pluton et compagnie, c’est bien je m’en réjouie, cependant les oppressés ne sont pas tous aptent à briser leurs chaînes …

    Pourquoi Liberté as tu un prix ?
    Pourquoi Vie et Présent se dissocient ?
    Pourquoi Justice et Injustice ?
    Pourquoi Nature as tu subie ?
    Pourquoi Univers Loi ne fais-tu point mieux sévir ?

    « Voyez-vous, messieurs, ce dont ce monde a besoin … »
    http://www.krishnamurti-france.org/Il-est-important-de-comprendre-comment-observer

    Mon humble participation à Liberté !
    Bien à toi Néo !
    *DoMica*

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Domica ,
      Je m’en vais de ce pas suivre le fil du Lien ,
      Merci à Toi d’être un Maillon ,
      De Contribuer avec Eclats ,
      A faire de l’Hors un Beau Sillon ,
      Dans cette chaine de Destins.
      NéO~

      • domica01 dit :

        Ah Néo, j’aurai voulu mieux faire,
        notamment pour Jean-Pierre,
        disponible ne le serons-nous jamais assez ?
        La vocation de mes blogs étaient d’aider …
        Bien à toi
        *DoMica*

      • Drenagoram dit :

        Il est Des Chaines autre que Faire ,
        Et c’est Souvent qu’elle mènent en Vain ,
        A regretter les Liens d’HIer ,
        Et par l’Amère , dévier Chemins .
        Il est maintenant auprès de Mère ,
        Il reste Tant d’une Onde Demain ,
        Trouver Essence en Hors Lumière ,
        Gardons Vivant ce Monde de Liens ,
        Et un Esprit à Coeur Ouvert .
        Bien à Toi DoMiCa.
        NéO~

  • marieliane dit :

    Merci drengoram d’avoir déposer ce poème sur mon blog…je le reçois comme cadeau à deux jours de mon anniversaire. Continue de nous émerveillé de tes connaissances.
    Je te souhaite une très bonne soirée.

    • Drenagoram dit :

      Belle Fête Roberte ,
      Les Ans Sous Vents nous rendent plus Sages ,
      Quand On accepte l’evidence ,
      Viellir au Long , est un Message ,
      Que Toute essence nait Imparfaite ,
      Qu’il y à de l’Hors sur nos Rivages ,
      A voir chaque Jour en Connaissances ,
      Un Monde contient bien des Visages ,
      Et Tout nos Chemins portent un Sens ,
      Que l’on Comprend en Métissages ,
      Quand dans nos Coeurs L’Horloge Avance.
      Belle Soirée.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Un printemps imprévu et si magnifique

    Article du Temps: Pierre Veya ~ 5 Mars 2011

    Le 17 décembre, Mohamed Bouazizi, un jeune Tunisien, s’immolait pour protester contre le tyran Ben Ali. Moins de trois mois plus tard, un nouveau monde arabe brise sans faiblir ses chaînes, maillon après maillon. Même en Libye où toute contestation semblait vouée à l’échec ou promise à un écrasement sans témoin, des peuples retrouvent leur fierté et une part de leur dignité perdue.

    Pendant une semaine, nos envoyés spéciaux ont sillonné les capitales arabes, rencontré une jeunesse soûle de liberté et débattu des heures durant avec elle. Ils ont écouté et entendu tant d’intellectuels heureux qu’ils nous ont persuadés que rien ne serait plus comme avant. Ces moments ont été humainement très émouvants. Jamais nous n’avions imaginé pareille vague libératoire, une telle espérance pour un monde meilleur, débarrassée de ces craintes refoulées qui interdisaient de rêver que la démocratie est bien l’horizon raisonnable de tous les peuples.

    C’est la première conclusion: l’idée que le monde arabe était une exception dans l’aspiration des peuples à la liberté et à la démocratie est définitivement morte à Tunis, au Caire ou à Rabat.

    C’est un événement majeur, comparable au 11 septembre 2001 qui mit fin au sentiment d’invulnérabilité des Américains, le début d’un processus de démocratisation identique à celui qui a commencé au lendemain de la chute du mur de Berlin. Peut-être devrions-nous être plus prudents, attentifs aux petits grains de sable qui menacent toujours d’enrayer la roue de l’histoire. Mais, à trop douter, nous manquerions à notre devoir moral. D’abord, la fronde qui s’est levée a déjà remporté une belle victoire sur nos peurs: aucune puissance extérieure, aucun mouvement politique ou religieux organisé n’a pris en otage ce printemps spontané. Ensuite, les peuples arabes peuvent être fiers d’eux-mêmes; ils donnent à l’histoire une leçon de courage à un Occident qui avait pris l’habitude de tolérer dans la honte des régimes que nos valeurs condamnent. Ces peuples attendent de nous un sursaut politique généreux qui puisse les accompagner dans leur combat démocratique. Le 11 mars prochain, l’Union européenne tiendra son premier Conseil méditerranéen, un petit signe d’ouverture à ses voisins oubliés. Le nouveau monde arabe doit être invité à la table des nations, à celle du G20, au banquet de l’OMC. Faits remarquables, aucune agressivité dirigée contre l’étranger, ni drapeaux américains brûlés ne sont à déplorer. La retenue diplomatique des anciennes puissances coloniales traduit, elle aussi, le respect de ceux qui savent que les termes du dialogue ne seront plus les mêmes qu’autrefois.

    La géométrie planétaire a changé; il est vital de répondre à tous ces hommes et femmes que nous acceptons sans retard l’universalité des règles que nous reconnaissons nous-mêmes. Alors peut-être le pétrole et les ressources du continent africain ne seront plus souillés du sang des damnés de la terre. Alors peut-être les autres dictatures sentiront qu’elles ne sont plus à l’abri des idées et du souffle démocratiques.

    C’est la seconde conclusion. Le printemps arabe donne une dimension imprévue aux rapports de force entre nations. «Le choc des civilisations», «la fin de l’Histoire» ont inspiré beaucoup de nos réserves. Nous étions convaincus que la liberté était un état d’équilibre politique, certes magnifique, mais réservé à un nombre restreint de pays avancés. Bien sûr, les sociétés ne sont pas solubles les unes dans les autres. Leur histoire, leur culture et leur passé marqueront encore durablement leur évolution. Mais quelque chose de nouveau s’est produit alors que nous ne l’attendions pas.

    Lien :http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e0a6292e-46a8-11e0-9692-6c0228161272%7C0

  • marie-ne dit :

    Bonsoir NéO, je suis ces articles que tu déposes ici depuis quelques temps, et c’est en effet des pages de l’histoire qui s’écrivent, bien sûr, malheureusement il est dommage qu’il y ait tant de bains de sang. 😦
    Ceci dit, je pensais que le monde musulman serait l’un des derniers à bouger et à réagir pour la liberté, la démocratie, je me suis toujours dit, si un jour, tous les pays en viennent à connaitre une vraie démocratie (encore utopique aujourhd’hui) je me disais que les pays du maghrèbes seraient ceux qui resteraient en arrière, que la religion, et la dictature allaient de pair dans leurs pays, et que malheureusement sous le joug de la religion, des tortionnaires, meurtriers et dictateurs oppresseurs, profiteraient de cette faiblesse que parfois la religion amène. Il y a un an, sije me souviens bien, l’Iran déjà s’était soulevé, j’avais d’ailleurs fait un billet à cette époque (actualité et politique) et c’était tellement énorme que j’en était restée bouche bée.
    Là ces derniers temps comme une vague, un mouvement tel une onde, se répand, une lame de fond que je n’aurai jamais cru voir se réveillée est en train de balayer le monde arabe, le monde musulman. C’est un commencement peut-être pour qu’enfin un respect et une liberté trouvent leur place parmi ces pays fiers. Bien sûr il y a beaucoup de propagande là bas, ceux qui sont sur place j’ose espérer qu’ils savent que le reste du monde entend, et pour le plus grand nombre, je l’espère, se sent concerné, des pétitions passent qu’il ne faut pas laisser passer, tu fais bien de faire passer tous ces articles ici, en Liberté!!! Les dictatures ont la dent dure, et les pays sont hypocrites, d’une main peut-être qu’ils aideraient, mais ils n’osent pas se mettre en position délicate, car le pétrole cet or noir qui pue, est un marché d’échange, d’un coté, un trafic d’arme, de l’autre le pétrole… je veux pas plomber l’ambiance, j’espère que les états du monde vont réagir et soutenir les peuples musulmans, et virer ces dictateurs, mais je reste perplexe car je sais combien l’économie compte bien plus que l’âme humaine.
    Cependant, je suis étonnée et même plus encore comme je te le disais plus haut, de l’ampleur de ce mouvement, l’Algérie a commencé à agiter ses ailes, et l’effet papillon est en pleine expansion!
    C’est vraiment tout de même une chose extraordinaire que ces voix qui s’élèvent dans ces pays si tenus par le joug des dictateurs, beaucoup de courage et de volonté, beaucoup de rage, et besoin de dignité…
    Je souhaite du fond du coeur, que ces peuples soient entendus, et que les meurtriers soient écartés du pouvoir( un rêve une utopie peut être, mais il y a peu, on aurait penser de même, pour un tel mouvement, alors pourquoi pas??)
    Merci en tout cas à toi, de faire suivre autant d’articles ici.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Marie ,
      Une Onde en Mouvement bien souvent se propage ,
      Mais il suffit d’un Rocher ,
      Et le Souffle prend Le large .
      Il y à beaucoup de Non~Dits ,
      Dans les Cercles Non Sages ,
      Et des Fils qui se Tirent ,
      Des Sonettes qui résonnent ,
      Tant de Jeux en Profits ,
      Des Infos qu’on nous Donnent ,
      Que le TEMPS jugera , et le Vent Portera .
      Le Courage en Lumière de Tout ceux qui se battent ,
      Pour Changer un Enfer , une Vie sous le Joug ,
      Et Porteur d’Aurifère , quand le Tyran est Mat .
      Mais les VAUTOURS sont là , ils tournoient dans les Airs
      Le Gateau est sang Fois plus Digeste que le Kloug 😉
      Et ici sur cette Page , quelques Maux en Ornières ,
      Viennent longer les Dérives d’une Révolte Libertaire.
      Je Souhaite Vraiment que Tout un Monde ,
      S’allie au Souffle de cette Jeunesse ,
      Prenne Conscience de l’Hors de l’Onde ,
      En Tout Etats , une Cause est d’Ivresse ,
      Même si je sais les Terres Fertiles ,
      Un Poing se cache sous les Caresses ,
      Bien Loin sont les Rivages de l’île .
      NéO~

      A suivre…

      • marie-ne dit :

        La Liberté de mon Esprit, s’échappe dès lors qu' »on » happe son Hors, c’est peu de le Dire, quand Tous autour s’échinent à rentrer dans un Cercle, faits de si peu de Terre..

        Tant de médias de masses, passent, font la parade, et qu’en est il au fond, des essences en bidon 😉 , des armes, des âmes dé-gueul-lasses, 😉 des Paons qui se pavanent ayant le gout de l’Or, un intérêt carné.. des Chairs, de la Monnaie..

        Où se trouve le Lien, celui qui Tend vers l’Être, ses Ramures de Biens-Êtres, Où se trouvent-ils, alors? Quand le Coeur manque d’Hors, le Corps lui, manque d’Aises,

        Les Voix des Uns s’élèvent, mais trop de parasites, leur coeur ne dit plus rien.. tant d’Ondes sont là, pour Taire, et sur Tout, Laisser Fers..

        En Faits, Beaucoup sont morts-vivants…Temps de Présence en Leurs Souffrance, Tant de Vains Temps aux Coeurs d’Air Rance, en ces Mouvements, l’Onde sent l’Alliance, mais Temps de souffles courts en à Venir.. Ondes Tournes en ronds… c’est Clair, c’est Dits, Un Jour Peut- Êtres, les Liens de Mère, s’Uniront, en l’Unité chants survivronts, Une Vie à l’Hors en plein Essor, verra peut-être prendre Vie, sa quête..

        Parfois, Une Etincelle, et le Coeur se Relève, Une Liberté Nouvelle, Une Voix qui En fin, nous Est Claire, le Son de Celle, Une Unité, sûre, Git.

        Les Liens qui donnent sans prisonnier, sont Baumes au Coeur,.. en Corps plus Fort, pour qui le Sait.
        (.)
        Des Livrées d’Hors, pour leur Courage, et Biens des Mains, sur Leurs Chemins, que les Vautours sans ces Vertues, retrouve La Vue, ou fuit au loin.

        Bien à Toi, NéO.
        Ondes de Biens, et Biens des Becs.

      • Drenagoram dit :

        Ta Voie Marie~Ne Conte Pleinement ,

        Au Choeur de Nombreux Eléments, tes Mots Vivant sont bien en Lignes .
        Car ils sous tendent en la Divine, Une Présence comme Hors du Temps ,
        La Liberté aux Quatre Vents , Défend sur l’Arbre de nos Racines ,
        Les Fleurs aux Parfums d’Origine , Les Fruits d’un Labeur Ereintant .
        ~
        Pour ne pas Vivre sans le Chant , pouvoir en Corps se montrer Digne ,
        L’Âme née d’Hier ne se résigne , qu’une Fois le poing lavé du Sang ,
        Venant de bien des Innocents , Morts pour avoir voulut par Signes ,
        Parler à ceux rêvant de Crimes , Pour mâter un Contre Courant.
        ~
        NéO~
        ~
        Bien à Toi Marie ,
        Onde de Becs & Mondes de Bien

      • marie-ne dit :

        L’Une est venue,
        (.)
        tout à l’écoute, hé ben, c’est « peut » de le dire 😉

        biens des becs en retour de sèves au patriarche qui appelle en hors ligne, que le 14 à venir, se doit de garder bon sens au coeur de la raison

        tout doux avec le feu, quand tout chauffe trop, tout pars en vrille. 🙂 et ceci est au si bon pour tout
        (.)
        le peu de ligne, signe en temps l’hors .
        😉

  • Drenagoram dit :

    Le dilemme

    Editorial du Temps 8 Mars 2011 Pierre Veya

    L’urgence humanitaire commande d’intervenir en Libye pour protéger les civils des attaques meurtrières ordonnées par le tyran. Mais les risques politiques sont immenses. L’Europe et les Etats-Unis ont de bonnes raisons de craindre d’interférer dans ce printemps arabe qui avait si bien commencé

    Depuis quelques jours, la question devient de plus en plus difficile à éviter: faut-il venir en aide au peuple libyen qui subit les assauts de plus en plus meurtriers des forces armées fidèles au dictateur Kadhafi? Et si oui, comment le faire avant qu’il ne soit trop tard, avant que des milliers de Libyens ne soient ensevelis sous les bombes d’un dirigeant fou de rage et ivre de vengeance envers ceux qui ont osé se rebeller? En droit, la communauté internationale semble légitimée à intervenir. Les conditions du chapitre VII de la Charte des Nations unies, qui autorisent la communauté internationale à protéger les populations contre les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, seraient réunies. Et il apparaît de plus en plus clairement que des résistants identifiés appellent à l’aide cette même communauté internationale. Une première étape consisterait à bloquer l’espace aérien libyen, afin d’empêcher les forces demeurées loyales au tyran de Tripoli d’utiliser leurs avions pour pilonner les villes libérées. Mais un tel acte constitue une déclaration de guerre et sans doute le premier pas tactique qui mène tout droit à l’intervention militaire dont on peut douter que le Conseil de sécurité en accepte l’augure.

    Passer outre à l’autorisation formelle du Conseil de sécurité rappelle des souvenirs douloureux (Kosovo) et renvoie au principe même de l’ingérence du plus fort (Irak), qui ont tant divisé la communauté internationale. Ne pas intervenir, c’est donner au tyran une forme d’impunité et oublier le sort des victimes, comme ce fut le cas dans trop de génocides.

    User de la force exige une parfaite maîtrise de «l’après» et l’assurance que le forcené de Tripoli n’en tirera pas un avantage pour retourner les populations prises en otage. De plus, la Libye est un vaste pays qui échappe aux critères d’Etats classiques qui, une fois la capitale sous contrôle, peuvent être facilement neutralisés. Enfin, l’Europe, les Etats-Unis et l’OTAN n’ont aucune envie d’interférer dans ce printemps arabe qui avait si bien commencé.

    Ces considérations sont pénibles à entendre à celui à qui la morale commande d’agir sans tarder. Mais elles existent, et han- tent les nuits des diplomates qui rechignent à se servir de la violence pour faire taire les armes.

    Ref : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/bc545188-4903-11e0-8ca1-4a7fbeb1ab93/Le_dilemme

  • Drenagoram dit :

    Kadhafi engage la guerre du pétrole

    Article Du Figaro Tanguy Berthemet 11-03-11

    Les installations de Brega et de Ras Lanouf alimentent en gaz la majorité des centrales électriques de l’Est libyen. Si les soldats rebelles en perdaient le contrôle, le gouvernement de Tripoli pourrait plonger dans le noir les villes insurgées.

    À Ras Lanouf

    L’énorme complexe de Ras Lanouf trône au milieu d’une plaine sèche, gros amas de tubes et de tuyaux au milieu de nulle part. Une simple arche blanche au bord de la route signale l’entrée de Ras Lanouf Oil and Gas Processing Compagny (Rasco) comme si ce n’était qu’une grosse ferme. Mais avec le terminal pétrolier voisin de Sidra, le site représente en fait l’un des fleurons de l’industrie libyenne, le cœur des finances du régime de Kadhafi. Plus de 220.000 barils de brut raffinés sortaient des installations par jour, de même que des tonnes de gaz. Des millions de dollars de bénéfices. Jusqu’à la guerre.

    Devant les grilles, quelques soldats rebelles passent le temps, kalachnikov sur les genoux, sans prêter la moindre attention à l’usine. Ils ne parlent que d’attaquer les villes plus lointaines: Ben Jawad, Syrte et enfin Tripoli «inch’allah». L’intérêt stratégique du contrôle de Rasco dans cette guerre civile est loin de leurs préoccupations et de leurs rêves de liberté. Les lieux, il est vrai, semblaient comme préservés des combats qui s’acharnaient sur les villes et villages voisins.

    La donne a brusquement changé mercredi. Pour la première fois, un chasseur des forces fidèles à Kadhafi a bombardé Sidra, touchant de plein fouet une grande cuve de brut et un pipeline. Jeudi, un Sukhoï a lâché une bombe à une encablure du centre gazier de Brega, à 100 kilomètres plus à l’est. La menace ainsi brandie par le Guide n’a échappé à personne. La nouvelle a affolé les Bourses, faisant grimper encore un peu plus les cours et la pression sur les pays occidentaux si dépendants des exportations de pétrole. En Libye, l’enjeu que représentent ces complexes pour l’avenir de la révolution du 17 février est lui aussi apparu au grand jour. Les installations de Brega et de Ras Lanouf alimentent en gaz la majorité des centrales électriques de l’Est libyen. Si les soldats rebelles en perdaient le contrôle, le gouvernement de Tripoli pourrait plonger dans le noir les villes insurgées.

    «Nous sommes là pour vaincre ou mourir»

    Leur destruction fait courir un plus grand danger encore aux populations. Les réservoirs des sites pétrochimiques regorgent de brut, mais aussi de gaz, d’éthylène, de propylène et d’ammoniaque, hautement explosifs. «Si les réservoirs sont pleins, il y a de quoi raser la région à 40 kilomètres à la ronde», confie un ingénieur. «Nous sommes maintenant fermés. Plus rien ne fonctionne», glisse, visiblement très mal à l’aise, l’un des directeurs de l’unité de Brega. Il n’en dira pas plus. L’homme, il y a quelques jours à peine, était encore charmant. Mais depuis, la peur, celle qui l’a habité pendant 42 ans, est revenue. Il redoute ouvertement un retour des miliciens de Kadhafi et les enlèvements. Des histoires, invérifiables, circulent. Rassurés par l’avancée des leurs, les anciens de la police secrète du régime auraient ressurgi, kidnappant ces derniers jours une vingtaine d’employés infidèles. «Les cuves du complexe ont presque toutes été vidées il y a dix jours. Il ne reste qu’un peu de gaz ainsi que de l’ammoniaque», affirme un cadre. Suffisant pour causer d’énormes dégâts.

    Sur la route, les chebab refusent pourtant toujours de se soucier de Sidra. «Nous sommes là pour vaincre ou mourir», répètent-ils. À Benghazi, capitale de la révolution, cette guerre du pétrole lancée par le tyran n’est pas non plus une surprise. «On sait qu’il est capable de tout. Même de raser une partie du pays», résume, fataliste, Mustafa Gheriani, membre du Comité national, cette instance désormais reconnue par la France comme le gouvernement légitime de la Libye. «S’il nous faut vivre sans électricité pour nous libérer, nous le ferons.»

  • Soumeya dit :

    Merci Neo pour ce partage ! J’avais pas vu cette page !
    Je vois que tu es aussi occupé par ces événements !
    Ton texte ne pouvait qu’être le fruit d’une bonne connaissance de ce qu’il s’est passé (et se passe encore)…
    Si tu le permets, j’aimerais bien publier tes mots sur mon blog ?
    Video de Tunisie :

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Soumeya ,
      Ce Vent du Sud est Liberté ,
      Il porte l’Hors d’un Monde Nouveau ,
      Une Onde venu nous Rappelé ,
      Combien nos Yeux se Ferment aux Maux ,
      Sous le Couvert d’une Drôle de Paix ,
      Une Main de Fer sait Torturé ,
      Et au Micro parler d’Amour ,
      Dans l’Ombre se Faire à la Lumière ,
      Des Amitiés chez les Vautours .
      Bien Sûr tu peux le Publier ,
      Le Diffuser aux Alentours ,
      J’essaye Ici de Démontrer ,
      Qui va Vraiment Porter Secours ,
      Jusqu’à quel Point on va Aider ,
      Des Peuples qui veulent une Mise à Jour.
      J’espère que tout va bien pour toi et les Tiens.
      A bientôt Soumeya 🙂
      NéO~

  • […]   https://drenagoram4444.wordpress.com/neo/liberte/ […]

  • Drenagoram dit :

    Article du Figaro : 12-03-2011

    «Le régime libyen a perdu sa légitimité»

    La Ligue arabe demande au Conseil de sécurité de l’ONU d’imposer une zone d’exclusion aérienne en Libye. Sur le terrain, un journaliste d’al-Jezira aurait péri dans une embuscade samedi, alors que les raids se poursuivent.

    Les pays de la Ligue arabe réunis au Caire samedi, ont estimé que les «crimes graves et les importantes violations» commises par le régime libyen contre son peuple le privaient de toute légitimité. Dans son compte-rendu de la réunion, le secrétaire général de l’organisation panarabe, Amr Moussa, a également affirmé que les participants jugeaient nécessaire de coopérer avec le Conseil national de transition (CNT) regroupant l’opposition libyenne, et d’assurer la protection de la population. Ainsi la Ligue arabe a-t-elle appelé «le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités face à la détérioration de la situation en Libye et à prendre les mesures nécessaires pour l’instauration immédiate d’une zone d’exclusion aérienne visant le trafic aérien militaire libyen».

    Amr Moussa avait déjà plaidé pour cette zone d’exclusion aérienne et souhaité que la Ligue «joue un rôle» dans sa mise en place, dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. «Je parle d’une action humanitaire. Il s’agit, avec une zone d’exclusion aérienne, de soutenir le peuple libyen dans sa lutte pour la liberté et contre un régime de plus en plus dédaigneux», avait-il plaidé.

    La Ligue arabe avait fait savoir qu’elle pourrait soutenir la mise en place d’une telle zone, mais s’était dite opposée à une intervention militaire. Vendredi, l’Union européenne et les Etats-Unis avaient insisté sur la possibilité d’utiliser «toutes les options» contre le régime de Mouammar Kadhafi. Mais les 27 pays de l’UE avaient souligné que toute intervention était conditionnée à «une nécessité démontrée, une base juridique claire et le soutien de la région».

    «Une guerre jusqu’au bout»

    Au 26e jour de l’insurrection contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif al-Islam Kadhafi s’est dit confiant dans une victoire des troupes gouvernementales, affirmant dans des interviews à des journaux italiens qu’elles avaient déjà repris «90% du pays». Il a promis «une guerre jusqu’au bout», ajoutant: «Bientôt, tout sera fini».

    Une mission humanitaire des Nations unies est arrivée samedi soir dans le pays pour «évaluer les besoins humanitaires». «Cette mission doit visiter les hôpitaux et se faire une idée de nos stocks de produits alimentaires et de médicaments», a indiqué le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaim. «Les stocks de nourriture et médicaments sont suffisants pour six mois», a-t-il précisé.

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) négocie avec les autorités l’envoi d’une mission humanitaire en Libye où des milliers d’immigrants attendent leur rapatriement. Depuis la mi-février, plus de 250.000 personnes ont fui le pays pour les pays voisins, selon l’ONU, et la répression sanglante de la révolte a fait des centaines de morts. A Ras Lanouf, des médecins ont appelé la Croix-Rouge internationale à l’aide.

    Les rebelles restent déterminés

    Sur le terrain samedi, un cameraman d’al-Jezira aurait trouvé la mort dans une embuscade, a annoncé la chaîne d’information qatarie sans donner plus de détails. L’attaque aurait eu lieu dans la région orientale de Cyrénaïque, tenue par les insurgés. C’est la première fois qu’un média étranger annonce la mort d’un de ses journalistes en Libye depuis le début de l’insurrection contre le dirigeant Mouammar Kadhafi le 15 février.

    Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont forcé les rebelles à se replier davantage après des raids aériens sur un poste de contrôle tenu par les insurgés dans la localité d’Al-Uqaila, sur le front Est. A la mi-journée, les forces pro-Kadhafi ont lancé au moins deux raids aériens sur un poste de contrôle à Al-Uqaila, sur la ligne de front entre les rebelles et les troupes loyalistes.

    Après avoir abandonné toute tentative de reprendre Ras Lanouf, les insurgés semblaient se concentrer sur ce nouveau front, avec quelque 70 combattants visibles sur la route côtière menant à la ville pétrolière stratégique de Brega, à 40 kilomètres plus à l’est.

    A mesure que les rebelles se replient vers l’Est, ils se rapprochent plus de la ville d’Ajdabiya, dernier verrou avant le siège de l’opposition à Benghazi.

    A Benghazi, les rebelles demeuraient déterminés à combattre. «Nous n’avons pas peur de cette armée composée à 90% de mercenaires. Nous pouvons les battre», a assuré Khaled, oncle d’un insurgé de 21 ans tué jeudi à Ras Lanouf. Plus de 10.000 personnes s’étaient rassemblées vendredi dans cette ville pour réclamer le départ du colonel Kadhafi.

    Ref :http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/12/01003-20110312ARTFIG00383-libye-une-zone-d-exclusion-aerienne-va-etre-discutee.php

  • Drenagoram dit :

    Bahreïn: le roi proclame l’état d’urgence

    Le roi de Bahreïn Hamad Ben Issa Al-Khalifa a proclamé l’état d’urgence aujourd’hui pour trois mois, au lendemain de l’arrivée de troupes du Golfe venues l’aider à contenir la contestation chiite.

  • Drenagoram dit :

    G8/Libye: « sévères conséquences »

    Avec Reuters
    15/03/2011 | Mise à jour : 12:30

    De « sévères conséquences » attendent Mouammar Kadhafi s’il viole les droits des Libyens, peut-on lire aujourd’hui dans un projet de communiqué final du G8 de Paris.
    Le texte que s’est procuré Reuters ne mentionne pas de zone d’exclusion aérienne en Libye. Il stipule que les Libyens ont le droit de choisir librement et démocratiquement leurs dirigeants.

    Les ministres des affaires étrangères du G8 (USA, Canada, Allemagne, Japon, Grande-Bretagne, France, Italie et Russie) sont réunis à Paris depuis lundi pour un sommet centré sur la crise libyenne et la situation au Japon.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré ce matin qu’il n’était pas parvenu à convaincre ses partenaires de la nécessité d’une intervention militaire en Libye.

    Ref: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/15/97001-20110315FILWWW00438-g8libye-severes-consequences.php

  • marie-ne dit :

    MERCI NéO!

  • Drenagoram dit :

    Kadhafi veut « écraser » ses ennemis

    AFP
    15/03/2011 | Mise à jour : 23:08

    Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a déclaré ce soir être « déterminé à écraser les ennemis » dans un discours diffusé par la télévision officielle libyenne, alors que les forces loyalistes reprenaient l’avantage sur les rebelles après un mois d’insurrection.

  • marie-ne dit :

    La Ligue Arabe vient de proposer officiellement au Conseil de Sécurité de l’ONU une résolution pour établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Ville après ville, les forces de Kadhafi écrasent la rébellion et un châtiment brutal attend les Libyens ayant osé défier le régime. Si nous ne persuadons pas l’ONU d’agir, nous pourrions assister à un bain de sang.

    Les citoyens libyens se demandent si le monde les a abandonnés. Le mouvement Avaaz est profondément attaché à la non-violence, mais le soutien à une zone de d’exclusion aérienne pour maintenir au sol les hélicoptères de combat de Kadhafi constitue un cas où une action militaire appuyée par l’ONU semble nécessaire. Les sondages auprès de nos membres montrent que 86% d’entre nous approuvent la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne. Alors que s’approche le vote décisif de l’ONU, c’est le moment ou jamais de faire résonner l’appel le plus puissant possible.

    Envoyez un message, cliquez ci dessous, ça prend deux minutes, le message est tout prêt si vous le voulez, vous pouvez l’utiliser, vous mettez votre nom, votre adresse mail, votre pays, et code postal, vous cliquez sur envoyez et c’est fait!!!!Agissez!!! VITE!!!!!!!!

    http://www.avaaz.org/fr/libya_no_fly_zone_4/?cl=983416529&v=8650

  • Drenagoram dit :

    Libye ONU: Clinton évoque un vote jeudi
    AFP

    16/03/2011 | Mise à jour : 18:52

    La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a dit « espérer » un vote jeudi au Conseil de sécurité de l’ONU sur une zone d’exclusion aérienne et « d’autres actions » pour contrer l’offensive des troupes de Mouammar Kadhafi contre les insurgés en Libye.

    La France a lancé une tentative de la dernière chance pour arracher au Conseil de sécurité de l’ONU un accord pour une action militaire en Libye qui stopperait l’avancée des troupes de Mouammar Kadhafi, sur le point de reconquérir Benghazi, fief de la rébellion. « La France appelle solennellement tous les membres du Conseil de sécurité à prendre pleinement leurs responsabilités » et à soutenir l’appel de la Ligue arabe à l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, a écrit le président Nicolas Sarkozy dans une lettre à chacun d’entre eux.

    « Le temps joue contre nous, il est urgent » d’agir, a affirmé de son côté au Caire la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, jusqu’ici extrêmement prudente sur toute intervention en Libye. « Différentes actions sont considérées. Il y a la zone d’exclusion aérienne, mais d’autres options existent afin de protéger les citoyens libyens de leur dirigeant qui semble déterminé à revenir en arrière et à tuer autant (de Libyens) que possible », a-t-elle dit.

    La France, très en pointe sur le dossier libyen, s’appuie sur un soutien des pays arabes pour essayer de convaincre le Conseil de sécurité, alors que plusieurs de ses membres, Chine, Russie et Allemagne en tête, ont exprimé des réserves ou de l’opposition à tout acte de guerre.

  • marie-ne dit :

    je fais suivre cet article, et puis je déconnecte…..
    merci NéO d’être!!!

  • Piou Piou dit :

    Je suis les liens que Marie a mis sur son blog en fait… et bien, ici donc tu nous tiens au courant des événements dans les pays arabes… t’es incroyable !
    Je suis désolée de pas pouvoir t’écrire en vers, ché pas faire ça moi, mais je t’admire d’écrire si facilement des rimes…
    Ton poème sur la liberté est très fort et très beau… c’est un sujet si grave et tellement important.
    Je te souhaite une douce nuit Néo et merci pour tous ces partages, c’est précieux !
    Sandrine, alias Piou Piou 😉

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Sandrine ,
      Une Chaine de Liens pour suivre le Fil ,
      Le Long des Rives d’un Desert ,
      Tant Liberté est Mot Fragile ,
      Un Arbre de Vies aux Belles Racines ,
      Soumis aux Maux d’un Nerf de Guerre ,
      L’Argent et l’Ombre des Pouvoirs ,
      Qui tissent le Sombre dans la Lumière ,
      Nouant Accords et Vagues Promesses ,
      Au Dos de Ceux qui Creusent leurs Tombes ,
      A vouloir Croire aux Vents d’Ivresses ,
      A ce Parfum d’un beau Jasmin ,
      S’en viennent les Jours qu’un Ciel Plombe ,
      Les Grands de ce Monde discutent en petits Couloirs ,
      Un Tyran sur les Chaines , se lavera les Mains ,
      Dans le Sang d’innocents , le sable d’un Mouroir.
      Ainsi va la Libye , le Besoin de Rien Faire ,
      Gronde le Ventre d’une Charogne , à la Vue de ce Bain ,
      Et la Haut dans leurs Rondes , l’Oeil est en Appétit
      Les Vautours en Histoires , auront Maux de la Faim .
      NéO~

  • Soumeya dit :

    Peace 🙂
    Les nouvelles ne sont pas aussi mauvaises que nos medias prétendent. Du côté de la résistance, il semblerait que les troupes de kadhaffi n’aient pas repris certaines villes.
    Des pilotes ont aussi déserté avec leurs avions et ont rejoint la résistance.
    Tous les espoirs sont permis, mais l’attitude des medias est consternante !
    Ainsi que la lâcheté des grandes puissances et de la ligue arabe qui attendent tous un peudo feu vert du conseil de sécurité de l’Onu…
    Merci NeO
    Bonne nuit !

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Soumeya ,
      Comme Toi j’ai Coeur d’Espoir ,
      Dans un Vent de Raisons ,
      En part des Choses je sais la Belle ,
      Se Jouer des Corps dans le Désert.
      Mais l’Esprit en Mémoires ,
      Parle souvent de Coup bas ,
      De Poignard dans le Dos ,
      Des Saisons bien Cruelles ,
      D’une Vaine Floraison ,
      Quand l’Hiver en Retour ,
      Vient Pleuvoir en Bâtons.
      J’attend Donc les Nouvelles ,
      Aux Quatre Coins d’un Printemps ,
      Le Simoun d’une Conscience ,
      Quelques Grains de Discours ,
      Qui donnerait des Actions ,
      Un Espoir à l’Amour ,
      Une Leçon pour l’Histoire ,
      Qu’il y à en Monde plus d’un recours ,
      Pour faire Plier l’Aile des Vautours.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Libye « crimes contre l’humanité » ?
    AFP

    17/03/2011 Mise à jour : 15:07

    Les attaques des forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi contre des civils peuvent constituer des crimes contre l’humanité, a déclaré aujourd’hui à Varsovie le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.

    « Il est absolument inadmissible de voir le régime libyen attaquer systématiquement sa propre population. Ces actes peuvent constituer des crimes contre l’humanité », a-t-il déclaré devant la presse.

  • Drenagoram dit :

    Libye : la France va participer aux frappes imminentes

    Par Thomas Vampouille

    18/03/2011 Mise à jour : 08:15

    Ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression», a déclaré Alain Juppé à New York. Crédits photo : STAN HONDA/AFP
    Tandis que les forces de Kadhafi s’apprêtaient à mener l’assaut contre Benghazi, dernier bastion des insurgés, l’ONU a donné jeudi soir son feu vert à une opération militaire en Libye. Celle-ci n’a «pas peur», a affirmé vendredi l’un des fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam.

    À Benghazi, dernier bastion des insurgés libyens, la nouvelle a été saluée par une explosion de joie. Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté jeudi soir en faveur d’un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye. La résolution 1973 adoptée par le Conseil autorise «toutes les mesures nécessaires» pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l’armée libyenne.

    Dans le centre de la deuxième ville du pays, contre laquelle le colonel Kadhafi a annoncé jeudi soir une offensive, des milliers de Libyens ont afflué. Brandissant des drapeaux libyens dans une ambiance de stade, ils remerciaient l’ONU mais aussi la France. «C’est grâce aux Occidentaux, mais surtout au président Sarkozy. Nous n’oublierons jamais ce que la France a fait pour nous», a ainsi déclaré un manifestant.

    Le texte était en effet poussé par Paris. Jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a été dépêché en urgence à New York pour tenter de convaincre les partenaires du Conseil de sécurité. «Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d’arriver trop tard, ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression», a-t-il mis en garde dans son discours avant le vote de la résolution. Avec l’appui de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de la Ligue arabe, celle-ci a été adoptée par 10 voix sur 15. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n’ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte.

    Participation du Qatar et des Emirats

    Dans la foulée, plusieurs pays se sont positionnés pour participer à la mise en oeuvre de la résolution. Les frappes militaires interviendront «rapidement», «dans quelques heures» et les Français y «participeront», a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement François Baroin. Le président américain Barack Obama a déjà appelé Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron pour coordonner une stratégie. L’Union européenne s’est dite prête à «mettre en oeuvre» la résolution, dans la limite de ses compétences. La question sera à l’ordre du jour d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères prévue lundi à Bruxelles, puis d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement programmé jeudi et vendredi. À l’Otan également, les représentants des 28 Etats membres doivent se réunir vendredi pour décider des suites à donner à la résolution de l’ONU.

    Du côté des pays arabes, le Qatar et les Emirats arabes unis vont participer aux opérations militaires, a affirmé un diplomate onusien. Le Canada aurait quant à lui décidé d’envoyer six avions de chasse, selon les médias locaux. En revanche, Berlin a déjà prévenu qu’aucun soldat allemand ne participerait à une intervention en Libye, qui comporte, selon son chef de sa diplomatie, des «risques et des dangers considérables». Le ministre australien des Affaires étrangères a au contraire espéré vendredi que cette décision de la communauté internationale n’arrive pas «trop tard».

    À Tripoli, la réaction du régime est assez floue. Le vice-ministre aux Affaires étrangères Khaled Kaaim a indiqué que son pays allait «réagir positivement à la résolution de l’ONU», se disant prêt à un cessez-le-feu. «Nous sommes prêts pour cette décision mais nous avons besoin d’un interlocuteur bien précis pour discuter de sa mise en oeuvre», a -t-il précisé. Tout en dénonçant un «appel aux Libyens à s’entretuer», «une attitude agressive de la communauté internationale qui menace l’unité de la Libye et sa stabilité». Avant le vote de la résolution, le régime de Kadhafi avait mis en garde contre toute opération militaire étrangère sur son territoire, menaçant de s’attaquer au trafic aérien et maritime civil et militaire en Méditerranée.

  • Soumeya dit :

    L’avenir nous dira… Liberté, droits, pétrole : que de sang versé en vos nom ! Le vent continue de souffler et le sang de couler !
    Merci l’ami des nobles causes et le poète !

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Soumeya ,
      L’Avenir nous le Dira ,
      Il s’écrit Aujourd’hui ,
      En Faubourgs d’une Ville ,
      Dans le Rouge des Combats ,
      Au Yémen , à Bhareïn ,
      C’est un Chant dans l’Eclat ,
      Au Vil Son de la Haine ,
      S’en Vont plus d’une Vie ,
      Pour Défendre son Droit.
      Triste Journée en Lybie ,
      A Paris du BlaBla.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Libye : bombardements à Benghazi, fief des rebelles

    19/03/2011 | Mise à jour : 09:28

    08h52 : Les forces de Mouammar Kadhafi n’effectuent aucune intervention militaire à Benghazi, le fief des insurgés dans l’est de la Libye, a déclaré samedi un porte-parole du gouvernement libyen. «Il n’y a aucune attaque d’aucune sorte sur Benghazi. Comme nous l’avons dit, nous respectons le cessez-le-feu et nous souhaitons la venue d’observateurs internationaux», a dit Moussa Ibrahim à Reuters. «Des rebelles attaquent des villages et des villes et tentent de provoquer une intervention militaire étrangère», a-t-il ajouté.

    08h35 : Un avion militaire a été abattu samedi matin au-dessus de Benghazi, et s’est écrasé, ont constaté des journalistes de l’AFP. Il n’a pas été possible dans l’immédiat de déterminer comment l’avion a été abattu. Sa chute a été accueillie par des tirs de joie dans Benghazi.

    08h15 : Malgré les pressions internationales, les forces de Mouammar Kadhafi sont entrées samedi dans les faubourgs ouest de Benghazi, le fief des insurgés libyens, a rapporté un envoyé spécial d’al-Jezira présent sur place. Plusieurs explosions ont secoué la ville ce matin. Une série de quatre explosions rapprochées ont été entendues depuis le centre de la ville. Plusieurs colonnes de fumée noire s’élevaient au-dessus de la zone, qui pourrait être une zone d’habitations. Des incendies se déclaraient dans les parties bombardées.

  • Drenagoram dit :

    Yémen: 46 tués lors d’une manifestation

    AFP
    19/03/2011 | Mise à jour : 08:09

    Les violences les plus meurtrières au Yémen depuis le début de la contestation du régime ont fait 46 morts hier soir à Sanaa, et Washington qui voit dans le président Ali Abdallah Saleh un allié a condamné ces incidents.

    Le président Saleh, 68 ans, a regretté ces morts, mais annoncé l’instauration de l’état d’urgence dans le pays et demandé que les manifestants évacuent la place de l’Université, au centre de Sanaa, symbole de leur mobilisation.

    Peu après, le président américain Barack Obama l’a exhorté à autoriser le déroulement des manifestations.

    « Je condamne fermement les violences qui se sont produites aujourd’hui au Yémen », a déclaré M. Obama dans un communiqué, et il a appelé « le président Saleh à tenir sa promesse d’autoriser les manifestations à se dérouler pacifiquement ».
    L’opposition qui exige le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a qualifié les incidents de « massacre ».

    Selon des sources médicales, outre les 46 tués, près de 400 personnes ont été blessées lorsque des milliers de manifestants anti-régime ont été pris sous le feu de partisans du président Saleh.

  • Drenagoram dit :

    Message de Kadhafi à Obama et Sarkozy
    AFP

    19/03/2011 Mise à jour : 10:40

    Kadhafi a adressé des messages à Obama, Sarkozy, Cameron et Ban ki-Moon, a annoncé aujourd’hui son porte-parole. Il aurait notamment dit à Sarkozy et Cameron : vous « regretterez » toute ingérence en Libye. A Obama, il aurait déclaré : « les Libyens sont prêts à mourir pour moi ».

    • LO dit :

      J’espère surtout que Sarko prend la mesure de ce que cela représente d’avoir fait ami-ami avec ce fou et combien il en coûte d’avoir tacitement cautionné ses actes.
      Bisous NéO

      • Drenagoram dit :

        Bonjour LO ,
        Il est des Baisers qui ont goût de la Mort
        Des Alliances de l’Histoire cèdent maintenant sous le Feu
        Et envers les Tyrans la Complainte a un Prix ,
        Le Poison des Remords et le temps du Regret,
        Des Visages en Miroir qui se noyent dans l’Aveu .
        Il est l’Heure maintenant de Payer ses Accords .
        La Folie d’un Amour pour l’Argent en Mépris ,
        Tout les Pactes d’Hier , en Lumière de ses Torts.
        Et le Goût du Pouvoir pour un Arbre sans Fruits.
        Bises LO.
        Amitié.

  • Soumeya dit :

    Comme tu dis, bla bla bla ! Ils attendent quoi ? Des avions de kadafi se promènent encore !
    du Bahrein à la Libye en passant par le Yémen et la Syrie, les dictateurs, coupés complètement de la réalité de leur peuple sont de ridicules sanguinaires qui s’accrochent pathétiquement à leur trône. Alors que le peuple ne veut que leur départ, n’en pouvant plus.
    Et pendant ce temps Israel continue impunément de bombarder ce qu’il veut à Gaza, le ghetto !
    Le printemps n’est pas encore là et la neige a la couleur rouge !

    • Drenagoram dit :

      Oui Soumeya ,
      L’Histoire c’est Maintenant ,
      Loin de Faire la Trêve ,
      Le Désert Rougit ,
      Une Epreuve de Force entre Dire et le Fer ,
      C’est bien beau de Promettre toute la Foudre du Monde
      Si dans l’Heure Lybie il ne Reste que Secondes ,
      Avant l’Ombre d’une Nuit ,
      Et la Fin d’un vieux Chant ,
      Celui d’une Liberté quand une Onde s’Achève ,
      Perdant l’hors de sa Voie dans les Mains du Tyran.
      NéO~

  • Soumeya dit :

    😦
    Il y a 1 streaming des jeunes de benghazi qui diffuse parfois des videos de ce qu’il s’y passe :
    http://www.livestream.com/libya17feb

  • Drenagoram dit :

    En Arabie, le roi donne un nouveau tour de vis

    18/03/2011 | Mise à jour : 21:08

    Par Georges Malbrunot

    À la veille d’une manifestation annoncée dimanche, le monarque a distribué des milliards aux forces de l’ordre et aux agents de la police religieuse.

    Pour la deuxième fois en un mois, Abdallah desserre les cordons de la bourse pour répondre à une demande sociale qui pourrait, à terme, déstabiliser le premier producteur mondial de pétrole, épargné jusque-là par les manifestations secouant le reste du monde arabe.

    Dans un discours télévisé adressé – fait rarissime en Arabie – à ses 18 millions de sujets, le monarque, âgé de 87 ans, a ordonné la construction de 500 000 logements et la création de 60 000 postes au sein des forces de l’ordre. Parmi les autres décrets signés par le roi : un relèvement du salaire minimum à 800 dollars, une aide mensuelle aux chômeurs et la distribution de cadeaux en espèces.

    Enfin, des fonds supplémentaires sont alloués à la police religieuse, la redoutée Moutawaa, en charge du strict respect de la tenue islamique en public. À travers «cette dernière décision, plutôt impopulaire, le roi remercie les religieux, qui ont récemment édicté une fatwa déclarant “haram” (non islamique, NDLR) toute manifestation», souligne un diplomate occidental.

    Car le royaume, où tout rassemblement est strictement interdit, n’est pas épargné par les appels à davantage de démocratie. Si la manifestation prévue le 11 mars n’a pas rassemblé grand monde à Riyad, une seconde doit se tenir dimanche à l’appel des libéraux, qui ont exigé ces dernières semaines des réformes politiques.

    Quarante-huit heures avant un nouveau rendez-vous redouté par le pouvoir, l’annonce de cet important paquet d’aides n’a rien de fortuit. Son coût de 70 milliards de dollars est deux fois plus élevé que les 35 milliards de dollars de subventions distribuées le 23 février, jour du retour du roi, à l’issue d’une hospitalisation de plusieurs mois à l’étranger. Mais «il n’est pas sûr que l’argent suffise», concède ce diplomate.

    Ces dernières semaines, de petites manifestations, rapidement étouffées, ont éclaté dans les provinces orientales, où vit la minorité chiite – 20 % environ de la population – écartée de la manne pétrolière. Victimes de discriminations, les chiites saoudiens ont d’autant plus de raisons d’être en colère que leur pays a envoyé dimanche dernier plus d’un millier de soldats chez le voisin bahreïnien pour l’aider à contrer la contestation de la majorité chiite de l’archipel. Mais hier, le souverain a mis en garde «tous ceux qui envisageraient de porter atteinte » au royaume, une allusion claire aux visées de certains radicaux au sein de la communauté chiite.

    Ces dernières années, le roi Abdallah a entrepris des réformes, en matière d’éducation, notamment. Mais sa volonté réformatrice est souvent contrée par l’appareil religieux, voire par certains membres de la famille royale, hostiles à toute ouverture. La distribution d’argent à la police religieuse et aux institutions islamiques pour construire des mosquées illustre, une fois encore, sa faible marge de manœuvre, alors que les incertitudes sur la succession entraînent une inertie dans la prise de décision, comme en témoigne l’absence de tout remaniement ministériel dans le discours du roi. Un remaniement pourtant annoncé à maintes reprises ces derniers mois.

  • Soumeya dit :

    Encore un qui croit que la liberté s’achète ! Vois comme ils sont déconnectés de la réalité de leur peuple !
    Au Maroc aussi dimanche des manifestations sont annoncées (autre royaume)

    • Drenagoram dit :

      Des Maux Narchies ,
      De Pâles Rois Home ,
      Qui connaissent l’Argent ,
      Dans les Grands Palais d’Ors ,
      Mais bien loin d’un Dehors ,
      Ou se privent leurs Gens ,
      Tous des Bêtes de Somme ,
      Des Esclaves sous Corps ,
      Dans le Joug du Mépris ,
      D’un Monarque sans Hors ,
      Quand le Pouvoir Détruit ,
      Au lieu d’être en Accords.
      NéO~

  • marie-ne dit :

    Bonjour NéO,
    merci de faire suivre autant d’infos, j’ai fait des copié collé des dernières, mais je pense que le mieux c’est que je refasse un lien direct vers cet ce billet, ce poème Liberté, si fort et si profond, et toutes les infos que tu fais suivres, ici, ainsi moi tout comme ceux qui le voudront, pourront lire les articles que tu nous mets en profusion, Merci du fond du coeur pour ton investissement.
    que ta journée soit douce, prend soin de toi et des tiens (es). bisous.

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Marie ,
      Merci à Toi de faire ces Liens ,
      Au fil des Jours et des Ecrits ,
      Faisons en Sorte et non en Vain ,
      De Prendre le Souffle d’une Onde de Vie ,
      Sur les Croisées de ses Chemins .
      Entre les Lignes et les Non Dits ,
      Des Mondes Basculent et Changent De mains.
      NéO~

      A bientôt au fil des Maux.

  • Drenagoram dit :

    Obama: la coalition prête à agir en Libye

    AFP
    19/03/2011 Mise à jour : 17:30

    Notre coalition est prête à agir » en Libye, a affirmé samedi le président des Etats-Unis Barack Obama. Il a ajouté que « les Libyens doivent être protégés ».

    Le président s’exprimait lors d’un point presse après une recontre avec son homologue brésilienne Dilma Rousseff à Brasilia.

    D’autre part, la secrétaire d’État Hillary Clinton, présente à Paris, a refusé de préciser l’implication militaire des États-Unis dans l’opération internationale en cours en Libye. Les Etats-Unis ont des « capacités uniques », c’est à dire des moyens militaires dont ne disposent pas leurs alliés, et ils vont les apporter à la coalition en Libye contre Mouammar Kadhafi, a-t-elle ajouté.

  • Drenagoram dit :

    Libye: fortes explosions à l’est de Tripoli

    AFP
    19/03/2011 Mise à jour : 20:40

    De fortes explosions ont retenti à l’est de Tripoli, où des boules de feu ont été vues à l’horizon, ont indiqué des témoins à l’AFP, sans être en mesure de préciser l’origine des détonations.

    .

  • Drenagoram dit :

    Libye: tirs de missiles américains

    Avec agences

    19/03/2011 Mise à jour : 20:49

    Les Etats-Unis ont frappé samedi des sites anti-aériens libyens à l’aide de missiles de croisière Tomahawk pour faciliter la mise en oeuvre de la zone d’exclusion aérienne par les forces de la coalition, a déclaré un haut responsable militaire américain.

    Le président des Etats-Unis Barack Obama va s’exprimer « d’ici peu » sur la situation en Libye depuis Brasilia où il est en visite officielle, a annoncé la Maison Blanche.

  • Drenagoram dit :

    Syrie: 60 blessés par des tirs
    AFP

    20/03/2011 Mise à jour : 14:22

    Les forces de sécurité ont tiré aujourd’hui à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes sur des milliers de manifestants à Deraa dans le sud de la Syrie, faisant plus de 60 blessés, a indiqué un militant des droits de l’Homme sur place.

  • Drenagoram dit :

    Syrie bâtiments incendiés dans le Sud

    Avec Reuters

    20/03/2011 Mise à jour : 18:19 Réagir

    Des manifestants réclamant davantage de liberté et la fin de la corruption en Syrie ont incendié aujourd’hui le siège du parti Baas au pouvoir à Deraa, dans le sud du pays, ont rapporté des habitants.

    Les manifestants, avec le renfort de protestataires venus de villages voisins, ont aussi mis le feu au palais de justice et aux succursales de deux compagnies de téléphone portable.

    L’une de ces compagnies, Syriatel, appartient à Rami Makhlouf, cousin du président Bachar al Assad.

  • Drenagoram dit :

    Juppé: départ de Saleh « incontournable »

    AFP

    21/03/2011 Mise à jour : 16:34

    Le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh semble « incontournable », a affirmé aujourd’hui le chef de la diplomatie française Alain Juppé, alors que des dizaines d’officiers yéménites ont annoncé leur ralliement en masse à la contestation dans le pays.

    « Il faut aujourd’hui aider ceux qui veulent faire avancer les droits de l’homme, construire la démocratie. Ceci est valable pour tous les pays. Nous le disons au Yémen où la situation est en train de se dégrader », a dit Alain Juppé au cours d’un point de presse. « Il faut que le pouvoir en place en tienne compte. Il semble aujourd’hui que le départ du président Saleh est incontournable », a-t-il insisté.

    Par ailleurs, plusieurs ambassadeurs du Yémen en Europe ont écrit aujourd’hui au président Ali Abdallah Saleh pour lui demander de démissionner, a annoncé l’ambassadeur du Yémen en France Khaled al-Akwaa.

    Les ambassadeurs en poste à Paris, Bruxelles, Genève, Berlin et Londres, ainsi que le consul à Francfort « ont envoyé un message au président Saleh lui demandant qu’il réponde aux exigences du peuple et démissionne afin d’éviter les effusions de sang », a déclaré Khaled al-Akwaa.

    L’ambassadeur du Yémen à Cuba s’est aussi joint à ce message, a-t-il indiqué. « Nous comptons sur la sagesse du Président pour qu’il mette l’intérêt du pays au-dessus du sien », a-t-il ajouté.

  • Drenagoram dit :

    Yémen: violence « inacceptable » (USA)
    AFP

    21/03/2011 Mise à jour : 17:37

    L’administration américaine a communiqué au gouvernement du Yemen que la violence observée dans la capitale Sanaa est « inacceptable », a indiqué la Maison Blanche aujourd’hui.

  • Drenagoram dit :

    Libye: les USA font un pas en arrière

    Avec Reuters

    21/03/2011 Mise à jour : 20:20

    Les Etats-Unis abandonneront dans les prochains jours à leurs alliés le premier rôle dans les opérations militaires en Libye, a déclaré aujourd’hui Barack Obama.

    En visite au Chili, le président américain a souligné que l’objectif de la coalition était de défendre la population libyenne contre les attaques des forces fidèles à Mouammar Kadhafi, non de chasser celui-ci du pouvoir.

    Toutefois, a précisé le chef de la Maison blanche lors d’une conférence de presse à Santiago avec le président chilien Sebastian Pinera, les Etats-Unis continuent de penser que le « Guide » libyen « doit s’en aller ».

  • Drenagoram dit :

    Arabie saoudite: municipales le 23 avril

    AFP

    23/03/2011 Mise à jour : 08:10

    La date des élections municipales en Arabie saoudite a été fixée au 23 avril, après un report de deux ans, a annoncé aujourd’hui la presse locale, citant un communiqué officiel.

    « Un comité a été formé par le ministre des Affaires rurales et municipales, le prince Mansour Ben Miteb Ben Abdel Aziz, pour superviser les élections municipales le mois prochain, qui commenceront le 23 avril », a précisé le communiqué.

    En mai 2009, le gouvernement saoudien avait prolongé de deux ans le mandat des conseils municipaux, reportant ainsi des élections qui devaient se tenir plus tard cette même année.

    Le royaume avait organisé en 2005 ce premier scrutin dans l’histoire du pays, pour élire la moitié des membres des 178 conseils municipaux dans l’ensemble du pays, l’autre moitié étant désignée par le pouvoir. Les femmes avaient été exclues de ce premier scrutin.

    L’annonce de la prochaine tenue d’élections municipales intervient alors que des pétitions d’intellectuels circulent sur internet pour réclamer des réformes politiques et sociales, dont l’élection des membres du Majlis al-Choura, le conseil législatif dont les membres sont nommés par le roi.

  • Drenagoram dit :

    Le monde arabe toujours en ébullition

    Par Georges Malbrunot

    23/03/2011 Mise à jour : 21:39

    À Daraa, un soldat sort d’un immeuble incendié par des manifestants anti-gouvernement. Crédits photo : Hussein Malla/ASSOCIATED PRESS
    Des affrontements meurtriers se poursuivent depuis vendredi en Syrie. En Arabie saoudite, le pouvoir annonce des élections municipales en avril.

    • Syrie

    Quinze personnes, dont une fillette, ont été tuées, mercredi, lorsque les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles lors des funérailles de deux manifestants tués dans la nuit à Deraa, dans le Sud, où le gouverneur a été limogé. Cinq manifestants avaient été tués dans la nuit de mardi à mercredi lors d’affrontements avec les forces de l’ordre près de la mosquée Al- Omari à Deraa, toujours quadrillée par la sécurité syrienne. Pour les autorités, il s’agit en fait d’un «gang armé» qui a attaqué une équipe médicale. Deraa est le théâtre de manifestations depuis vendredi, violemment réprimées par la sécurité. La France a appelé mercredi la Syrie à «renoncer à tout usage excessif de la force» et à engager «sans tarder des réformes politiques pour répondre aux aspirations exprimées par le peuple syrien».

    • Yémen

    Le président Ali Abdallah Saleh a officialisé, mercredi, son offre d’un départ anticipé début 2012, après des élections parlementaires fin 2011. Mais l’opposition a réitéré son rejet et demandé qu’il cède immédiatement le pouvoir. Le plan Saleh s’articule autour de quatre points: la formation d’un gouvernement d’unité nationale avec pour mission de constituer une commission nationale chargée d’élaborer une nouvelle Constitution ; la tenue d’un référendum sur la nouvelle Constitution ; l’élaboration d’une nouvelle loi électorale prévoyant un mode de scrutin à la proportionnelle et, enfin, des élections législatives fin 2011. «Ce sont des élucubrations, et le président n’a d’autre choix que de partir», estime un membre de l’opposition. Celle-ci appelle à une marche jeudi vers le palais présidentiel à Sanaa.

    • Arabie saoudite

    Des élections municipales auront lieu en avril, a annoncé mercredi le site du ministère des Affaires municipales. Il s’agit de la première concession politique au mouvement de contestation en cours dans le monde arabe. La première phase débutera le 23 avril. On ignore si les femmes pourront participer au scrutin. En 2005, la moitié des sièges des conseils municipaux avaient été renouvelés par le biais d’élections, une première en quarante ans. Un autre tour était prévu en 2009, avant d’être différé pour deux ans.

    • Algérie

    Plus d’une cinquantaine de personnes ont été blessées, dont un bébé, dans des affrontements, mercredi, entre jeunes d’une cité populaire d’Alger et forces de l’ordre. Les heurts avaient commencé avec l’arrivée d’engins de démolition de baraques illégales dans la Cité de France. Par ailleurs, la presse indiquait, mercredi, que le pouvoir envisageait de réviser la Constitution pour répondre à la contestation en Algérie.

  • Drenagoram dit :

    Le «printemps syrien» fait vaciller Assad

    Sibylle Rizk, Beyrouth
    24/03/2011 Mise à jour : 21:51

    Damas promet des réformes politiques tout en réprimant dans le sang la contestation à Deraa, faisant des dizaines de victimes.

    Sur Facebook, «The Syrian Revolution 2011» appelle à des manifestations massives, ce vendredi, dans toutes les villes de Syrie contre le président Bachar al-Assad. Les mesures annoncées jeudi soir par le régime restent insuffisantes aux yeux de l’opposition. Dans la journée, des milliers de manifestants ont enterré les victimes de la répression à Deraa, une petite ville du sud, théâtre de violents affrontements depuis plusieurs jours.

    Le rendez-vous de ce vendredi s’annonce comme un test pour le pouvoir, selon un observateur syrien qui, comme beaucoup de ses compatriotes, se demande si la vague des révolutions arabes emportera à son tour un régime en place depuis quarante ans. «Pour l’instant, aucune des grandes villes du pays n’est concernée et les manifestations sont très localisées», témoigne une habitante d’Alep. Alors que de petites manifestations rapidement dispersées se sont produites depuis le 15 mars dans plusieurs localités, dont la capitale Damas, le mouvement a subitement pris de l’ampleur à Deraa, 120 km au sud, où tous les ingrédients du cocktail explosif des «printemps arabes» sont réunis : chômage, corruption, inflation, libéralisation économique incontrôlée, enrichissement éhonté des membres du «clan» au pouvoir, privation des libertés… C’est l’arrestation d’enfants, auteurs de graffitis antirégime, qui a mis le feu aux poudres. Le bilan de la répression se compte en dizaines de morts.

    Confrontées à une contestation sans précédent depuis la sanglante répression de la révolte des Frères musulmans à Hama en 1982, les autorités syriennes cherchent à calmer le jeu. Leur stratégie énoncée jeudi par Bouthaina Chaaban, conseillère du président, se résume en trois points : les médias étrangers exagèrent ce qui se passe à Deraa ; des éléments «extérieurs» manipulent les manifestants – dont les demandes sont cependant qualifiées de «lé­gitimes» – dans le but de «déstabiliser» la Syrie ; le président Assad va mettre en œuvre «immédiatement» une série de réformes. Après le limogeage du gouverneur de Deraa et la création d’une commission d’enquête pour sanctionner les responsables des tueries, Bouthaina Chaaban a annoncé un relèvement des salaires dans la fonction publique et des mécanismes «efficaces» de lutte contre la corruption. Elle a surtout indiqué que la levée de l’état d’urgence était «à l’étude».

    Par ces gestes, Bachar el-Assad se pose en président à l’écoute de son peuple. Car, contrairement à Moubarak, Ben Ali ou Kadhafi, le jeune dirigeant n’a pas entièrement épuisé son crédit auprès de la population. Une partie continue d’espérer qu’il peut être l’homme de la réforme, et dirige ses critiques vers des figures honnies comme son cousin Rami Makhlouf. Mais les morts de Deraa pourraient avoir entamé cette image. «La majorité des Syriens ne sait pas encore sur quel pied danser», témoigne un intellectuel damascène sous couvert d’anonymat. Rares sont les élites ouvertement en dissidence : les visages de l’opposition sont soit des anonymes – la jeunesse Twitter -, soit de vieilles figures militantes comme Riyad el-Turk, soit des exilés.

    D’après un jeune Syrien dont le père a passé des années en prison, le régime est condamné à plus ou moins brève échéance : «C’est la fin de l’exception syrienne» théorisée par Assad, dit-il. Pour d’autres, le poids de la peur est plus complexe en Syrie qu’ailleurs : «Si la crainte de la répression s’est atténuée, les minorités communautaires ( notamment les chrétiens), mais aussi la communauté des affaires, ont peur que le pays plonge dans le chaos et les violences confessionnelles à l’irakienne. Ce sentiment est savamment entretenu par le régime, qui est issu de la minorité alaouite dans un pays à majorité sunnite», note un analyste à Damas.

    • georgina domino dit :

      bonjour NéO
      moi aussi je suis l’actualité, mais les forces en présence sur ces territoires sont souterraines, et malheureusement si en surface celà semble légitime, l’occident est le principal instigateur de ce qui se passe là-bas !
      te souviens-tu des paroles de Mr.Sarkozy ? Reunir les pays d’afrique du nord et du proche orient pour en faire une coalition méditerranéenne ?
      depuis le début de son mandat c’est à çà qu’il a employé son énergie et pour celà il fallait abattre les régimes en place pour avoir la main mise sur ces contrées !
      un peu simpliste me dirais-tu, mais si l’on regarde le fond des choses c’est ce qui se passe !
      les intérêts pour ces pays sont multiples, mais c’est surtout la conquête de ces territoires sous le couvert du mécontentement des populations qui arrive à point nommé !
      la question fondamentale n’est pas COMMENT mais POURQUOI ?
      l’afrique dans sont ensemble est un continent instable et l’histoire nous l’a prouvé ! mais cette instabilité est le resultat des divergences des pouvoirs !
      l’Egemonie que Mr.Hitler voulait mettre en place en son temps, les occidentaux sont en train de vouloir le faire aujourd’hui !
      ils ont commencé il y a 60 ans à mettre en place la mondialisation par le moyen detourné de la guerre économique et nous en voyons le resultat aujourd’hui !
      mais celà ne leur suffit pas !
      nous pourrions épiloguer longtemps sur ce qui se passe,
      y pouvons nous quelque chose ?
      les gens sensés auront-ils voix au chapitre ? NON, et comme toujours le quatrième pouvoir dans notre monde LA PRESSE serine et endoctrine le mental des peuples !
      les pouvoirs en place sont entrain de manipuler les pions sur l’échiquier qu’est le monde, pour faire main basse sur les richesses et les enjeux politiques sont si énormes que nous ne voyons que la pointe de l’iceberg !
      celà me navre, pour les souffrances que celà engendre, dresser les gens les uns contre les autres pour satisfaire leur soif de mégalomanie et d’égoïsme forcené. Je pense qu’ils arriveront à leur fin, car c’est inéluctable, celà fait des dizaines d’années que le travail de sape souterrain est engagé !
      ceci est ma propre opinion,
      j’espère ne pas être la seule à penser comme çà !
      qu’en penses-tu ?
      avec toute mon amitié

      • Drenagoram dit :

        Bonjour Domino ,
        Bienvenue en Mère de Liberté ,
        Merci à Toi de Suivre le Souffle ,
        De venir en Terre poser tes Mots.
        ~
        Sous les Ailes des Vautours ,
        Les Grands Lions mènent la Chasse ,
        Plaçant leus Crocs Chacun leurs Tours ,
        Ils Rêvent déjà d’une Belle Carcasse.
        L’antilope c’est liberté ,
        Belle Et Fragile elle court Toujours ,
        Son Corps Gracile parfois se Lasse ,
        La Lionne le Sait , elle est Rebelle ,
        Dans la Savane chacun sa Place ,
        Une Nature ne Peut Changé ,
        Elle Cout pour temps , Regarde Autour ,
        Cherche une Raison pour Espérer.
        Parfois les Lionnes c’est Vrai s’effacent ,
        Et les Vautours s’en vont Plus Loin ,
        Il est des Jours où les Destins ,
        Font Basculer les Quatre Coins ,
        Et ouvre le Monde vers d’autres Chemins.
        Les Lions ont Faim la bas dans l’Ombre ,
        Les Lionnes en Fin , suivent une Traçe ,
        Mais Liberté s’est Echappé ,
        Et son Sillage va changer l’Onde ,
        Porter le Nombre quand les Lions Sombrent.
        ~
        Bien sûr chacun là bas place ses Pions ,
        Pérore au Vent qu’il est de bonne Graine ,
        De Belles Paroles des Grandes Nations ,
        Semant le Doute et Quelques Haines ,
        Accorde ses Plans et ses Violons ,
        Voudrait du Temps pour en Faire Siennes ,
        Toutes les Ressources d’un Continent.
        Dans les Désert poussent les Hyènes ,
        Sur une Belle Vierge en Voile Blanc ,
        Nul n’est Dupe , L’envie est Chienne ,
        Et le Pouvoir n’est qu’Intentions ,
        Arrière Pensées et Soifs d’Argent ,
        Il n’y à au Fond qu’une Seule Raison ,
        Poser l’Empreinte des Décadents ,
        Sur les Vestiges Révolutions.
        ~
        Mais Dans le Désert elle court Toujours ,
        Une Onde est là dans Son Sillage ,
        Porte maintenant le Nom d’Amour ,
        Pour Donner l’Hors à d’Autres Visages ,
        D’une Révolte suivre le Cours ,
        Sortir l’Orient , du Moyen Âge.
        ~
        NéO~
        Suivons là , sur ces Pages .
        Qu’elles Soient d’Hors ,
        Et plus Sage.

  • Drenagoram dit :

    À l’Est, la rébellion libyenne en panne devant Ajdabiya

    Par Adrien Jaulmes

    24/03/2011 Mise à jour : 22:33

    REPORTAGE – À bout de souffle, les forces de l’opposition sont bloquées depuis dimanche aux portes de la ville.

    Le vent de la révolution libyenne a laissé la place au vent de sable. Si l’un est retombé, l’autre souffle en rafales sur l’autoroute qui traverse le désert en direction du sud. Il brouille l’horizon tendu de lignes à haute tension et fait presque disparaître les pick-up des miliciens garés sur la dernière ligne de dunes avant Ajdabiya. De temps en temps, un char des forces loyales à Kadhafi, embossé plus loin, tire quelques obus. Certains passent en sifflant au-dessus de la route avant d’exploser un peu plus loin. D’autres tombent plus près et font refluer en hâte les véhicules. Puis tout redevient calme. Mais personne n’avance. C’est plus un message qu’un bombardement en règle. On ne passe pas.

    Personne ne sait exactement combien de troupes fidèles à Kadhafi tiennent encore l’accès à cette ville carrefour. Mais, quel que soit leur nombre, elles bloquent toujours depuis dimanche l’avance des révolutionnaires. On se contente d’attendre. Attendre quoi? Soit que les forces de Kadhafi finissent par se replier, soit qu’elles soient détruites par les avions de la coalition. L’idée d’essayer de les déloger par la force semble exclue.

    Voici trois semaines, les révolutionnaires de Benghazi étaient partis joyeusement vers l’ouest. Le régime de Kadhafi semblait aux abois. Le dictateur acculé dans Tripoli remplie de manifestants, les villes de l’Ouest se soulevaient les unes après les autres. Leur avancée semblait irrésistible. Le sursaut militaire du régime les a d’abord arrêtés au niveau de Ben Jawad, à 160 kilomètres de Syrte, la ville natale de Kadhafi. Ils ne sont jamais allés au-delà. Entraînées et équipées, mais surtout commandées, les forces de Kadhafi les ont ensuite repoussés méthodiquement vers l’est, à coups de barrages d’artillerie et de bombardements aériens. Les terminaux pétroliers de Ras Lanouf, puis de Brega, par où transitent près des trois quarts du pétrole libyen, ont été perdus. Le repli s’est transformé en reculade, puis en déroute. Ajdabiya, nœud routier stratégique, est tombé presque sans combats, ouvrant la route de Benghazi.

    Les révolutionnaires étaient sur le point de perdre Benghazi, et leur soulèvement de s’achever dans un bain de sang à la fin de la semaine dernière. Dans un extraordinaire retournement de situation, ils ont été sauvés in extremis dimanche par les raids aériens de l’aviation française. Depuis, le ciel appartient à la coalition internationale, et rien ne devrait empêcher les milices révolutionnaires de repartir vers l’ouest.

    Mais la révolution libyenne a perdu son impulsion. Sur le terrain, ses miliciens sont incapables de la moindre initiative. Une poignée de forces fidèles à Kadhafi, pourtant au bout de leurs lignes de ravitaillement, suffit à les bloquer depuis dimanche devant Ajdabiya. Le mouvement révolutionnaire lui-même est à bout de souffle. Benghazi reste depuis le week-end dernier une ville presque morte. Les habitants qui avaient fui sont pourtant rentrés, pour la plupart. Des embouteillages se forment à la sortie sud de l’agglomération, tout le monde allant visiter en famille le cimetière de chars brûlés laissés par les forces de Kadhafi, comme si on voulait s’assurer que le cauchemar avait été bien réel.

    Mais, pour le reste, le cœur n’y est plus. Les rideaux des magasins, tous verts en vertu d’un ancien caprice de Kadhafi, restent désespérément fermés. Seules quelques épiceries ouvrent aux coins des rues. Mais le soir, les artères se vident et des tirs retentissent chaque nuit, combats confus entre les jeunes miliciens de la révolution et les fantômes des partisans de Kadhafi. Les manifestations continuent encore sur la place du palais de justice, au bord de la Méditerranée, au rythme des chants révolutionnaires. Mais elles n’ont plus la ferveur des semaines précédentes. Les membres du Conseil national provisoire de transition sont presque invisibles, et semblent eux aussi avoir perdu leur voix. Sauvée de la défaite, la révolution libyenne a pour le moment perdu son élan.

  • Drenagoram dit :

    Libye: les rebelles reprennent Ras Lanouf
    AFP

    27/03/2011 Mise à jour : 12:04

    Le terminal pétrolier de Ras Lanouf, dans l’est de la Libye, était ce matin aux mains des insurgés. Ras Lanouf avait été repris aux insurgés le 12 mars par les forces loyalistes.

    Ras Lanouf est situé à 370 km à l’ouest de Benghazi, le bastion des rebelles dans l’Est, et à 210 km d’Ajdabiya, carrefour stratégique tombé samedi sous le contrôle de la rébellion contre le régime de Mouammar Kadhafi.

    Le long de la route près du terminal pétrolier, des traces de combat étaient visibles. Des munitions étaient abandonnées et un bâtiment en partie détruit. Les forces pro-Kadhafi continuaient à se replier en direction de Syrte, la ville natale du dirigeant libyen.

  • Drenagoram dit :

    Syrie: l’armée entre à Lattaquié

    AFP

    27/03/2011 Mise à jour : 11:06

    Des renforts militaires ont pénétré dans Lattaquié, une importante ville du littoral nord-ouest du pays, pour faire cesser les tirs de francs-tireurs postés sur les toits qui ont fait depuis vendredi quatre morts, dont deux officiers, et 150 blessés.

    « L’armée est entrée à Lattaquié, à 350 km au nord-ouest de Damas, pour mettre fin à la destruction et aux meurtres », a affirmé dimanche al-Watan, un quotidien privé proche du pouvoir. Il précise que deux officiers des forces de sécurité ont été tués hier et 70 militaires blessés.

    Hier un haut responsable syrien, sous couvert de l’anonymat, avait affirmé que « des francs-tireurs ont tiré sur des passants, tuant deux personnes et en blessant deux autres ». « Des dizaines de voitures et des magasins ont été brûlés ce qui a poussé l’armée à intervenir pour imposer la sécurité », ajoute le quotidien.

  • Drenagoram dit :

    Pétrole : les rebelles libyens vont relancer les exportations

    Un accord a été signé avec le Qatar qui commercialisera, a priori dès la semaine prochaine, la grosse centaine de milliers de barils produits quotidiennement par les puits contrôlés par l’insurrection.

    Alors que les alliés appuient par des frappes aériennes l’avancée des rebelles libyens dans l’ouest du pays, l’organe politique qui les représentant a annoncé dimanche qu’il allait reprendre les exportations de pétrole. La rébellion a en effet mis la main sur une partie des puits de pétrole du pays. «Nous produisons environ 100.000 à 130.000 barils par jour et nous pouvons facilement augmenter ce rythme jusqu’à 300.000 barils par jour», a déclaré Ali Tarhoni, représentant des rebelles en charge des questions économiques, financières et pétrolières, lors d’une conférence de presse à Benghazi, dans l’est de la Libye. Il s’est dit confiant dans la capacité des installations de l’Est de fonctionner pour l’instant sans main-d’oeuvre étrangère, beaucoup d’employés étrangers ayant été évacués depuis le début le 15 février de l’insurrection contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi.

    Un accord a été signé avec le Qatar qui se chargera de la commercialisation du brut. «La prochaine expédition de pétrole aura lieu dans moins d’une semaine», a précisé Ali Tahroni. «Nous avons contacté la compagnie pétrolière du Qatar et ils ont accepté de prendre tout le pétrole que nous exportons et de le mettre sur le marché pour nous», a-t-il dit, en référence à Qatar Petroleum (QP), compagnie publique de ce petit pays du Golfe riche en gaz et en pétrole. «Nous avons un compte séquestre (…) et l’argent sera déposé sur ce compte, et comme cela il n’y a pas d’intermédiaire et nous savons où va l’argent». Le Qatar est le premier et l’un des seul pays arabes à participer activement aux opérations militaires et à avoir déployé des avions dans le ciel libyen.

    Tarhoni a cependant souligné qu’il était actuellement difficile de trouver des compagnies de navigation pour exporter le brut, assurant qu’il y avait de grandes quantités de pétrole à exporter, plus encore avec la reprise par les rebelles des ports pétroliers de Brega et Ras Lanouf. D’autres représentants des rebelles indiquent pour leur part qu’il est difficile de trouver des compagnies d’assurance pour assurer les pétroliers partant des ports contrôlés par les rebelles.

    La France, 2e importateur du pétrole libyen

    La Libye possède les plus grandes réserves connues d’Afrique et elle est quatrième producteur du continent. En temps normal, le pays exporte environ 1,5 million de barils par jour dans le monde. Selon The Economist, la France était en 2010 le 2e importateur mondial de pétrole libyen. Les 205.000 barils importés chaque jour représentaient plus de 15% des importations françaises de brut. L’Italie était elle le premier importateur de pétrole libyen la même année avec 376.000 barils quotidiens.

    Fin février, les grands groupes pétroliers ont cessé leurs activités en Libye. Ltroubles actuels, mais aussi les événements en Syrie et au Yémen, ont par ailleurs conduit à une envolée des cours du brut, notamment la semaine dernière. À Tripoli, la pénurie de carburant tourne au cauchemar pour beaucoup d’habitants: certains ont dû déserter leur lieu de travail alors que d’autres dorment dans des stations-essences dans l’espoir de pouvoir s’approvisionner. La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) avait pourtant affirmé la semaine dernière que la production était encore de 400.000 barils par jour, ce qui suffit normalement à couvrir les besoins intérieurs du pays.

    Une partie des opposants à une intervention en Libye accusait les pays alliés d’être motivés par les ressources en pétrole du pays. Le colonel Kadhafi ne s’est pas privé de porter les mêmes accusations. Ce dernier aurait toutefois privé sa population du tiers des revenus générés par le pétrole depuis des années, d’après des calculs de diplomates américains révélés par WikiLeaks. Le pétrole représente plus de 95% des exportations et 75% du budget de l’Etat libyen.

    (avec AFP)

  • Soumeya dit :

    Merci NeO pour ces partages ! On ne sait plus où donner de la tête ! Tout ce que j’espère c’est que la paix revienne au plus vite, pour tous !
    Bonne semaine !

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Soumeya ,
      En chaque Pays elle va Semer ,
      Au cours des Heurts au Fil d’Emois ,
      Les Graines d’un Monde , une Liberté ,
      Onde de Vie dont l’Ampleur en Reflets ,
      Vient Chaque Jour porter ses Eclats ,
      Aux Quatre Coin des Terres D’Orées ,
      Menant le Vent d’un Soulévement ,
      Un Doux Parfum en Des Livrées ,
      Jusqu’à la Porte d’un Continent ,
      Qui dort en corps mal Réveillé.
      Cette Onde au Loin est un Tournant ,
      Un Vent du Sud porteur de Paix ,
      Pour qui saura s’en Inspiré.
      NéO~

      Amitié.

  • Drenagoram dit :

    Les insurgés freinés dans leur conquête de l’ouest

    28.03.2011 07:22 ~ mise à jour: 18:41

    Les insurgés ont été bloqués par les troupes de Kadhafi à la sortie de Ben Jawad. [Finbarr O’Reilly – Reuters]
    L’avancée des rebelles libyens vers la ville de Syrte, toujours soutenue par les raids de la coalition, a été ralentie lundi par des affrontements avec les forces de Mouammar Kadhafi. Plus à l’ouest, celles-ci ont pris le contrôle d’une partie de Misrata, la seule grande ville de l’ouest du pays qui était jusqu’à présent aux mains des insurgés
    Les rebelles libyens ont repris lentement lundi après-midi leur avancée vers Syrte après avoir été bloqués depuis le matin à la sortie de Ben Jawad par les forces du colonel Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Contrairement à leur rapide avancée de dimanche, facilitée par les tirs aériens de la coalition internationale, ils n’ont progressé lundi que de 40 km pour atteindre la localité de Ras Al-Awaja, sur la route de Syrte, et se trouvent donc à une centaine de kilomètres de la ville natale du colonel Kadhafi.

    Ils s’étaient emparés dimanche de Ben Jawad, après avoir repris le site pétrolier de Ras Lanouf, à une cinquantaine de kilomètres plus à l’est, au cours de leur avancée victorieuse.

    Les pro-Kadhafi contrôlent Syrte
    Lundi matin, les milices du régime patrouillaient dans Syrte, ville côtière d’environ 120’000 habitants située sur la route de Tripoli (360 km à l’est) mais toujours sous le contrôle des loyalistes.

    Bien que ralentie, la progression des insurgés vers Tripoli se poursuit. [Keystone] Le calme règne, les rues sont désertes et les boutiques fermées, a constaté un journaliste de l’AFP. Il n’y avait non plus aucun signe de la présence de rebelles qui avançaient rapidement vers l’ouest depuis trois jours, aidés par les frappes aériennes internationales.

    Syrte, de nouveau survolée lundi par des avions de la coalition, a été secoués par une série d’explosions dimanche soir et lundi matin, a constaté un journaliste de l’AFP. La défense anti-aérienne n’est pas entrée en action dans cette ville que des dizaines de familles ont fui dimanche.

    Combats à Misrata
    Plus à l’ouest, entre Syrte et Tripoli, les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont pris le contrôle d’une partie de Misrata, la troisième plus grande ville de Libye, a déclaré lundi un porte-parole des insurgés. « Une partie de la ville est contrôlée par les insurgés et l’autre partie est contrôlée par les forces fidèles à Kadhafi », a déclaré ce porte-parole sous le sceau de l’anonymat.

    A Tripoli, les autorités libyennes affirment avoir « libéré » Misrata. D’après un porte-parole de l’insurrection cité par Al Djazira, les forces de Mouammar Kadhafi ont bombardé lundi Misrata. Des tireurs embusqués continuaient en outre à tirer des toits de la ville, a ajouté Saadoun al Misrati.

    Selon un autre représentant des insurgés, cité par une autre chaîne de télévision, Al Arabia, les derniers combats de Misrata ont fait huit morts et 24 blessés.

    Frappes sur Tripoli
    De nouvelles frappes aériennes ont visé dimanche soir Tripoli où des tirs de DCA ont été entendus, selon une journaliste de l’AFP. La télévision libyenne a confirmé les raids de la coalition sur Tripoli et Syrte.

    Des véhicules blindés libyens et « un important dépôt de munitions » dans les régions de Misrata (200 km à l’est de Tripoli) et Zenten (145 km au sud-ouest de la capitale) ont été dimanche la cible de frappes aériennes, a annoncé l’armée française.

    Samedi, la reprise d’Ajdabiya et du site pétrolier voisin de Brega avaient constitué la première victoire des rebelles depuis le début de l’intervention internationale le 19 mars, inversant la tendance après une longue reculade et une semaine de stagnation.

    L’Otan aux commandes
    L’Otan, déjà chargé de faire appliquer l’embargo sur les armes et la zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, a décidé de prendre le commandement de toutes les opérations militaires en Libye. « Nous avons demandé au haut commandement opérationnel de l’Otan de mettre en oeuvre l’exécution de cette opération immédiatement », a annoncé dimanche soir le secrétaire général de l’Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen.

    A l’approche de la réunion du groupe de contact mardi à Londres, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé une initiative franco-britannique en vue d’une solution politique. L’Italie, ancienne puissance coloniale, a annoncé qu’elle présenterait elle aussi un plan, qui prévoit un exil du colonel Kadhafi. « Même à l’intérieur du régime, il y a des gens qui travaillent à cette solution », selon le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini.

    Premiers immigrants de Libye
    Par ailleurs, trois embarcations transportant environ 800 migrants africains, surtout des Erythréens, des Ethiopiens et des Somaliens, en provenance de Libye, les premières depuis le début de la rébellion contre le colonel Kadhafi, sont arrivées dimanche en Italie, selon les garde-côtes et des organisations humanitaires.

    Rome a affirmé craindre une vague d’au moins 200’000 à 300’000 immigrés en cas de chute de Mouammar Kadhafi qui a prévenu que des milliers de migrants pourraient rejoindre l’Europe.

    afp/cab

  • Drenagoram dit :

    Le gouvernement syrien démissionne

    Par lefigaro.fr

    29/03/2011 Mise à jour : 14:49

    Le premier ministre Mohammad Naji Otri a présenté mardi sa démission au chef de l’Etat, qui l’a acceptée. Des milliers de personnes se sont déjà rassemblées pour soutenir Bachar al-Assad, qui doit bientôt s’adresser au peuple.

    Deux semaines après le début de la contestation qui agite la Syrie, le pouvoir semble décidé à calmer le jeu. Comme l’avait annoncé un peu plus tôt un haut responsable à Damas, le gouvernement du premier ministre Naji Otri, en place depuis 2003, a démissionné mardi et va laisser la place à un nouveau cabinet qui sera formé dans les 24 heures. Cette annonce intervient après des émeutes qui ont fait 13 morts et 185 blessés ce week-end dans la ville portuaire de Lattaquié, selon un bilan officiel et hospitalier. Au total, depuis le début des manifestations, environ 130 personnes auraient été tuées selon des militants et des ONG, une trentaine selon le régime.

    Mardi matin, plusieurs dizaines de milliers de personnes affluaient sur la grande place Sabaa Bahrat, à Damas, pour soutenir le président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000. «Par notre sang, par notre âme, nous nous sacrifierons pour toi Bachar», scandaient notamment les manifestants. Réunis en face de la Banque centrale, où figure une immense affiche du chef de l’État, ils brandissaient des drapeaux syriens et des portraits du président. Des rassemblements identiques étaient prévus mardi dans les autres villes du pays.

    Bachar Al-Assad va sortir de son silence

    Des réformes ont déjà été promises par le pouvoir en réponse à la protestation populaire partie de la ville de Deraa, dans le sud du pays. Dimanche, Boussaïna Chaabane, conseillère de Bachar al-Assad, a annoncé la prochaine abrogation de la loi d’urgence qui restreint les libertés publiques depuis près de 50 ans, sans donner cependant de date de mise en application. Les Syriens attendent également un discours du chef de l’Etat, annoncé lundi par le vice-président Farouk Chara, qui a promis des décisions «importantes» et «de nature à satisfaire le peuple». Cette intervention sera la première du président syrien depuis le début de la contestation.

    Dimanche soir, le Parlement a demandé à Bachar al-Assad de venir expliquer les mesures de démocratisation promises et a observé une minute de silence «en témoignage de respect aux martyrs tombés», selon les termes d’un député.

    (avec agences)

  • Drenagoram dit :

    Bachar el-Assad dénonce une «conspiration» contre la Syrie

    Par Thomas Vampouille

    30/03/2011 Mise à jour : 15:55

    Le discours du président syrien, Bachar el-Assad, devant le Parlement a été retransmis mercredi à la télévision. Crédits photo : REUTERS TV/Reuters
    Dans un discours devant le Parlement, le chef de l’État a fustigé mercredi une «minorité» semant le chaos dans le pays mais n’a annoncé aucune réforme. L’état d’urgence est donc maintenu.

    Confronté à une contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000, le président syrien a tenu mercredi son premier discours après deux semaines de manifestations. Mais ceux qui attendaient l’annonce d’une démocratisation du pays en seront pour leurs frais : Bachar el-Assad, qui s’exprimait devant le Parlement, ne s’est s’engagé sur aucune réforme majeure.

    Le président syrien était notamment très attendu sur la question de l’état d’urgence, dont les manifestants réclament l’abrogation. Bachar el-Assad n’en a pas dit un mot. En vigueur depuis la prise de pouvoir par le parti Baas en 1963, l’état d’urgence réduit sensiblement les libertés publiques. Il impose des restrictions sur la liberté de réunion et de déplacement, et permet l’arrestation de «suspects ou de personnes menaçant la sécurité». Il autorise aussi la surveillance des communications et le contrôle préalable des médias.

    Sans annoncer de réforme concrète, le chef de l’État a tout au plus promis de renforcer la lutte contre la corruption. Selon Transparency International, la Syrie est «très corrompue» – elle se classe au 127e rang sur les 178 États étudiés par cette ONG. Alors que le gouvernement syrien a présenté sa démission mardi, le chef de l’État a affirmé que ce serait, avec le chômage, une «priorité» de la prochaine équipe. «Nous sommes totalement favorables à des réformes. C’est le devoir de l’État. Mais nous ne sommes pas favorables à des dissensions», a-t-il précisé.

    La Syrie n’est «pas une copie des autres pays»

    Offensif, Bachar el-Assad a dénoncé une «conspiration» contre son pays. Il a accusé une «minorité» de tenter de semer le chaos à Deraa, épicentre de la contestation dans le sud du pays, mais a affirmé que la population de cette ville parviendrait à bout des fauteurs de troubles. Selon lui, la Syrie traverse «un moment exceptionnel qui apparaît comme un test de notre unité». Ses propos ont été accueillis par des ovations des députés, qui ont scandé «par notre sang, par notre âme, nous nous sacrifierons pour toi Bachar».

    Faisant référence aux événements dans les autres pays arabes, Assad a affirmé que la Syrie n’est pas «une copie des autres pays». S’expliquant sur le temps qu’il a mis à s’adresser à la nation, il a dit avoir voulu «attendre d’avoir une image complète de la situation (…) afin d’éviter de tenir des propos émotionnels qui auraient peut-être apaisé les gens, mais n’auraient pas eu d’effet concret au moment où nos ennemis visent la Syrie».

    L’intervention du président, retransmise à la télévision, ne devrait néanmoins pas calmer le mouvement de contestation, déclenché le 15 mars à l’appel de pages Facebook. Mercredi, des milliers de manifestants ont participé à Deraa aux funérailles de Khalil Zatima, 17 ans, qui a succombé dans la nuit après avoir été blessé il y a une semaine durant les affrontements. Des sit-in sont encore prévus vendredi dans le pays, à la mémoire des «martyrs» et pour appuyer les revendications en faveur de la démocratie.

  • fralurcy dit :

    Brièvement:
    Il n’y aura de liberté que quand les guerres et l’intolérance auront disparues .Ce n’est pas pas la violence que l’homme atteint la liberté:L’histoire nous l’a montré:Après chaque révolte du peuple,une dictature a repris le pouvoir (même si elle s’est arrogé le droit de se nommer Démocratie….La censure est toujours présente ainsi que l’inégalité entre le membres d’une même société,communauté….L’anarchie? A essayer,elle est la plus belle forme de la démocratie…. »Un pour tous ,tous pour un », « Ni dieu ni maitre »…..Laissez moi rêver s’il vous plait:C’est tout ce qu’il me reste..
    Lol « brièvement » ? mdrr
    Salut à toi Néo
    F.

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Francis ,
      Bienvenue à Toi en Onde de Liberté ,
      Suivre les Pas d’un Printemps ,
      Portant le Souffle du Jasmin ,
      Sur les Désert en Pis Aller.
      De Ces Mouvements en Cours d’Histoires ,
      De Belles Leçons d’Humanité ,
      Que reste t’ il Après le Vent ,
      De cette Jeunesse tant Inspiré ,
      A faire d’un Monde un Neuf Changement ,
      Porter bien Haut cet Etendard ,
      Chacun devrait mieux s’écouter ,
      Il n’y à de l’Hors que dans l’Egard ,
      Forger son Coeur dans la Mélée ,
      Briser ses Chaines à ce Regard ,
      De Vaines Promesses Vont Etouffer ,
      Ces Poings Levés s’élèvent Trop Tard ,
      Le Temps Finit par balayer ,
      Tout ceux qui Croient envers le Vain ,
      Des Belles Promesses d’une Caste d’Or.
      Les Graines d’une Onde ont parsemé ,
      Elle Fleuriront d’Autres Desert ,
      Il n’est pas de jeunesse d’Orée ,
      Qui cherche un Jour d’autres Lumières.
      NéO~

      • marie-ne dit :

        Bonjour NéO
        Tu as raison il n’y a de l’hors que dans l’Egard, Egard envers tout le vivant.

        belle journée NéO.

        🙂

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Marie ,
        C’est là le Voeu des Songes de Mère ,
        Voir en son Monde l’Hors d’une Vie ,
        Tout ses Enfants vivre en Lumière ,
        Savoir en fin que l’Onde relie ,
        Et quand les jours s’en Vont en Guerre ,
        Semant les Graines des Fruits du Vain ,
        C’est le Raisin de la Colère ,
        Qui Germe au Long dessous son Lit.
        Une Liberté est Aurifère ,
        Quand elle Apporte un Autre Regard ,
        Envers l’Histoire , au Vu des Pairs ,
        Une Ronde en Soie inspire l’Egard ,
        Il est grand Temps pour l’Âge de Faire ,
        Un Printemps du Vivant se sait Uni Vers.
        NéO~

  • claude1660 dit :

    Après tout ce flot de bonnes paroles, je ne puis qu’être en admiration et enthousiaste, merci d’avoir déposé ces commentaires sur mon blog, à bientôt au paradis !

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Claude ,
      Tout ces Mots sont de Vie ,
      Garde les Bien en Haut ,
      En Beaux Vers d’Emeraudes ,
      C’est en Onde qu’il relient ,
      Quand ils parlent des Maux.
      Belle Journée 🙂
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Du cash pour les milliers de mercenaires de Kadhafi

    Par Pierre Prier

    04/04/2011 Mise à jour : 09:44

    Un insurgé garde des hommes soupçonnés d’être des mercenaires à la solde de Kadhafi dans une prison de Benghazi. Crédits photo : SUHAIB SALEM/REUTERS
    Kadhafi disposerait de «dizaines de milliards de dollars» stockés en monnaies variées dans son complexe de Bab Azizia à Tripoli pour payer au moins 25.000 mercenaires.

    Mais où Kadhafi trouve-t-il les fonds nécessaires pour payer ses mercenaires africains ? La résolution 1973 du Conseil de sécurité déplore leur «usage systématique», et de nombreux témoignages sur le terrain le confirment : après la défaite de la «Brigade 32» de son fils Khamis, frappée par les avions de la coalition, le Guide libyen préfère garder à Tripoli le gros de ses unités spéciales et envoie au front de plus en plus de soldats de fortunes recrutés en Afrique.

    Les mercenaires coûtent cher. Plusieurs centaines de dollars par jour et par homme, affirment des sources libyennes. Payées en cash. Malgré le gel de ses avoirs décrété par la communauté internationale, le colonel n’a apparemment aucun mal à trouver les sommes nécessaires. Il y a d’abord les réserves en billets. Elles sont énormes. Selon le New York Times, qui cite une source proche du gouvernement libyen, Kadhafi dispose de «dizaines de milliards de dollars» stockés en monnaies variées dans son complexe de Bab Azizia à Tripoli. Ce chiffre astronomique ne doit pas surprendre. Avant la crise, la Libye produisait entre 1,6 et 1,8 million de barils par jour. Kadhafi aurait commencé à réaliser une partie des ventes en liquide dès 2003, date de son retour à la légalité internationale et de la reprise de la production pétrolière à un rythme normal. Le Guide savait qu’un jour, les sanctions pourraient être réimposées.

    Une partie importante des revenus pétroliers était directement ponctionnée par Kadhafi et sa famille, estime l’avocat français William Bourdon. Son association Sherpa, conjointement avec l’ONG Transparence international France, a déposé une plainte à Paris pour plusieurs motifs, dont le «blanchiment aggravé commis en bande organisée du produit de détournement de fonds publics et autres infractions pénales». La plainte vise les sommes détournés par Kadhafi, sa femme et ses fils. Mais il n’y a pas que le pétrole, il y a aussi le placement de l’argent du pétrole. « Kadhafi a été l’un des premiers dirigeants à comprendre comment profiter de la mondialisation financière », dit Me Bourdon. La Libye, à travers ses sociétés d’investissement à l’étranger et son fonds souverain, a beaucoup utilisé Londres pour les placements financiers et Rome pour les prises de participation dans des entreprises. Là encore, il ne sera pas facile de faire la distinction. Il y a l’argent public libyen, qui doit être gelé, et les sommes carrément volées par les Kadhafi, qui appellent des sanctions pénales. «Mais les deux se juxtaposent parfois », explique l’avocat.

    Dans tous les cas, l’argent continue de circuler, souvent à cause de la mauvaise volonté des gouvernements. L’Italie traîne les pieds, accuse Me William Bourdon. De nombreux émissaires libyens seraient toujours en train de circuler à travers le monde, transportant des valises de liquide. La presse belge fait aussi état de transferts de comptes libyens en Belgique vers le Tchad et le Soudan.

    En outre, l’estimation des ressources en liquide de Kadhafi doit tenir compte d’un trou noir : combien de millions de barils de pétrole ont été vendus sous le manteau ? L’ONU soupçonne le régime d’avoir falsifié les chiffres officiels de la production, en réalité plus élevé. Des millions de barils auraient été négociés en contrebande par Kadhafi et son entourage, entre autres pour se constituer un trésor de guerre.

    Combats «à la tchadienne»
    Ces moyens énormes permettent d’alimenter un flot important de merce­naires. Selon Ali Zeidane, l’un des membres du Conseil national de transition, l’instance politique de la rébellion, ces combattants seraient au moins au nombre de 25.000. Certains, ex-acteurs des nombreuses insurrections africaines soutenues par Kadhafi, ­Sierra-Léonais, Libériens, Touaregs Nigériens et Maliens, ont été incorporés dans l’armée libyenne bien avant le conflit. Mais d’autres sont arrivés après le déclenchement de la rébellion, principalement du Tchad voisin dont le président, Idriss Déby, aurait envoyé des éléments d’élite de la garde républicaine.

    Selon un porte-parole mili­taire des rebelles libyens, Ahmad Beni, ces combattants aguerris auraient même pris en mains par endroits la direction des opérations loyalistes, ce qui expliquerait la nouvelle tactique «à la tchadienne» des forces de Kadhafi, menant des attaques rapides à bord de pick-up Toyota. « Si nous avons dû reculer mercredi, c’est que nous nous sommes trouvés en face de milliers d’éléments de la garde républicaine tchadienne», a déclaré le porte-parole.

  • Drenagoram dit :

    Kadhafi chercherait une voie de sortie diplomatique

    04.04.2011 07:26 mise à jour: 13:57

    Le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Laabidi, a rencontré le premier ministre grec.

    Le vice-ministre libyen des Affaires étrangères a annoncé, lors d’une visite en Grèce, que le régime « cherchait une solution ». Le même émissaire est attendu à Ankara pour demander l’aide de la Turquie. Deux fils du colonel Kadhafi proposent de leur côté une transition vers une démocratie constitutionnelle qui prévoirait le retrait du pouvoir de leur père.
    Mouammar Kadhafi semble chercher une voie diplomatique pour sortir du conflit alors que les Etats-Unis ont décidé de prolonger lundi leurs frappes en Libye ralenties en raison du mauvais temps, plus de deux semaines après le début de l’intervention internationale.

    Sur le plan politique, le pouvoir libyen a connu un nouveau revers avec la démission dimanche d’un conseiller du colonel Kadhafi, Ali Triki, doyen des diplomates, quatre jours après la défection du chef de la diplomatie, Moussa Koussa.

    Deux fils Kadhafi pour une transition
    Ce nouveau coup dur pour le colonel Kadhafi, de plus en plus isolé, est intervenu alors qu’au moins deux de ses fils, Seif al-Islam et Saadi, proposent une transition vers une démocratie constitutionnelle qui prévoirait le retrait du pouvoir de leur père, a rapporté le New York Times.

    Le quotidien américain, citant un diplomate sous couvert de l’anonymat et un responsable libyen informés du projet, indique que la transition serait pilotée par Seif al-Islam. Le Conseil national de transition (CNT), qui représente les rebelles, a aussitôt rejeté cette idée.

    « Kadhafi et ses fils doivent partir avant toute négociation diplomatique », a déclaré le porte-parole du CNT, Chamseddine Abdulmelah, à Benghazi, le fief des insurgés.

    Tournée d’un émissaire
    Par ailleurs, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères et des Affaires européennes, Abdelati Laabidi, a rencontré dimanche le Premier ministre grec Georges Papandreou. Dépêché à Athènes, l’émissaire du colonel Kadhafi a transmis un message faisant apparaître que le régime « cherche une solution » au conflit en Libye.

    Selon des sources officielles turques, le même émissaire était attendu lundi à Ankara afin de « demander l’aide de la Turquie » pour l’instauration d’un cessez-le-feu avec les insurgés. Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a jugé lundi que les propositions de sortie de crise du régime « ne sont pas crédibles ».

    Les rebelles libyens ont accueilli l’arrivée d’un bateau humanitaire turc à Benghazi. [Keystone] L’Italie reconnaît le Conseil national de transition
    Après la France et le Qatar, l’Italie a décidé de reconnaître le CNT comme le « seul interlocuteur légitime ». Une délégation de diplomates britanniques est arrivée samedi soir à Benghazi pour, selon Londres, « entrer en contact avec des personnalités, dont le CNT ».

    Selon les médias italiens, le régime de Tripoli souhaiterait la collaboration de la Grèce et de Malte, en tant que membres de l’Union européenne, et d’Ankara en tant que membre de premier plan de l’Otan à une médiation en vue d’un cessez-le-feu.

    Sur le plan humanitaire, un navire affrété par Médecins sans frontières a quitté dimanche Misrata (200 km à l’est de Tripoli) assiégée et bombardée depuis 40 jours par les forces pro-Kadhafi pour Sfax, en Tunisie, avec 60 blessés à bord. Un ferry turc, transformé en hôpital, a par ailleurs évacué dimanche 460 blessés et réfugiés de Libye, a révélé lundi la presse turque.

    afp/mre

  • Drenagoram dit :

    A- LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE.

    1- Premier satellite Africain RASCOM 1.C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX. L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent.
    Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans. C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi. Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.
    2- Fond Monetaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine Des Investissements
    Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare : la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège, la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans. On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

    Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes, La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques. Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux
    dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveille

    3- UNIONS REGIONALES COMME FREIN A LA CREATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE

    Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne.L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort – né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une
    organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné
    4- KADHAFI, L’AFRICAIN QUI A PERMIS DE LAVER L’HUMILIATION DE L’APARTHEID
    Kadhafi est dans le cœur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid. C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de
    route par le désert jusqu’à Tripoli.
    Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu’ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger.
    C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela. Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

    C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème
    Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents

    Genève le 29/03/2011
    Jean-Paul Pougala

    Jean-Paul Pougala est directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse

  • Soumeya dit :

    Bonsoir NeO,
    La plume de la liberté !
    Merci pour tes infos. De la politique aux aspirations des peuples, notre coeur est plus que soulevé !
    Jusqu’au dégoût dès que le voile est soulevé nous montrant les réelles intentions de ces avides puissances internationales !
    C’est comme le rêve qui se heurte à la réalité cauchemardesque du monde « civilisé »…
    Malgré tout, on dirait que le destin s’en mêle et que les plans si bien échaffaudés pourraient bien être quelque peu perturbés.
    Je rêve encore !
    Oui ! Et pourquoi pas ?
    A bientôt le poète à la plume de colombe !

  • Drenagoram dit :

    Bonjour Soumeya ,
    Une Plume de Vers bien Nuancés ,
    Tant il faut Voir au Fil des Mots ,
    Dans un Diamant tout ses Eclats ,
    L’Aspiration d’une Liberté ,
    Recouvre Parfois bien des Travers ,
    D’Obscures Raisons aux Faces Cachées ,
    Un Maque de Foi et des Coup Bas ,
    Qui aiment rarement l’Onde d’une Lumière.
    Le Tout bien Sûr vient à Tisser ,
    Une Vérité même Multiforme ,
    L’Histoire des Peuples nait entaché ,
    Par les Reflets que l’on nous Donne ,
    Mais Tout comme Toi je Rêve en Corps ,
    De Cette Graine , Fleur du Désert ,
    Un Souffle d’Onde Semé aux Vents ,
    Dans un printemps qui vaut de l’Hors ,
    Il est Grand Temps pour l’Âge de Faire.
    NéO~
    Belle journée Soumeya 🙂

  • Drenagoram dit :

    Libye : un raid de l’Otan tue des rebelles près de Brega

    Par lefigaro.fr

    07/04/2011 | Mise à jour : 13:17

    Des rebelles se dirigent vers la ligne de front aux environs de Brega.

    Deux insurgés ont été tués et une dizaine blessés par un raid des avions de l’Otan qui ont ouvert le feu sur un char. La semaine dernière, l’aviation alliée, se croyant attaquée, avait déjà tué par erreur neuf rebelles et quatre civils libyens.

    • Raid meurtrier à Brega

    Deux rebelles ont été tués et une dizaine blessés par une frappe de l’Otan à l’est du port pétrolier de Brega, où la ligne de front entre rebelles et forces loyalistes s’est stabilisée depuis une semaine. D’après un témoin, les avions de l’Otan ont ouvert le feu deux fois en direction d’un char et l’ont fait exploser. Des avions ont également survolé jeudi Tripoli où des explosions ont été entendues dans la banlieue-est de Salaheddine.

    L’Otan avait estimé mardi qu’elle n’avait aucune responsabilité dans le «malheureux accident» de vendredi dernier, au cours duquel l’aviation alliée, se croyant attaquée, avait tué par erreur neuf rebelles et quatre civils libyens près de Brega.

    » L’Otan frappée de myopie dans la guerre des villes

    • Washington offre une fin de non-recevoir au courrier de Kadhafi

    La Maison Blanche a exigé mercredi de Mouammar Kadhafi des actes après avoir reçu une lettre de sa main, suite au retrait des avions américains de combat en Libye. «Une trève est suspendue à des «actes et à une fin des violences et non à des mots», a souligné le porte-parole de la Maison-Blanche.

    Dans cette lettre de trois pages, écrite dans un anglais parfois approximatif, le colonel Kadhafi demande à Barack Obama l’arrêt de la campagne de l’Otan, selon une source gouvernementale américaine. Le dirigeant libyen exhorte son homologue, qu’il surnomme «notre fils», à mettre fin à «une guerre injuste contre la petite population d’un pays en développement». «Vous êtes un homme qui a suffisamment de courage pour annuler une action injuste et menée à tort», ajoute-t-il. «Je suis certain que vous êtes capable d’endosser cette responsabilité». Le Guide, qui souhaite bonne chance à Obama pour sa réelection en 2012, affirme que la Libye a «plus souffert moralement que physiquement» des frappes. Il estime également que la démocratie ne peut être bâtie par les missiles et les avions, et réaffirme que les rebelles sont pilotés par al-Qaida.

    Le colonel semble désormais chercher une voie diplomatique pour sortir du conflit, plus de deux semaines après le début de l’intervention internationale. Dans la nuit de lundi à mardi, le gouvernement libyen a affirmé que le régime était prêt à négocier toute forme de réforme politique. Mais il continue de rejeter un départ du colonel Mouammar Kadhafi. Un ancien parlementaire américain, Curt Weldon , se trouve en Libye, à l’invitation de l’entourage de Mouammar Kadhafi et dans l’espoir de rencontrer le dictateur. Il s’agit d’une initiative privée.

    » Des fils Kadhafi négocieraient le départ de leur père

    • Juppé évoque les conditions de départ de Kadhafi

    Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a déclaré jeudi que la question qui se pose aujourd’hui en Libye était «de savoir dans quelles conditions le dirigeant va partir», au cours d’une audition devant des sénateurs à Paris. «Dans les résolutions» de l’ONU dans le cadre desquelles s’inscrit l’intervention de la coalition internationale, «il n’est pas écrit noir sur blanc que nous voulons nous débarrasser de Kadhafi», a reconnu le chef de la diplomatie française. Mais cette option apparaît comme une issue inéluctable de la crise en cours pour la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, les trois puissances à l’origine de l’intervention militaire en Libye, a-t-il dit.

    La prochaine réunion du Groupe de contact sur la Libye se tiendra le mercredi 13 avril à Doha au Qatar. Alain Juppé désire que des représentants du Conseil national de transition (opposition) soient entendus par les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, qui se réunissent la semaine prochaine.

    • L’aide à Misrata s’organise

    La communauté internationale se mobilise jeudi pour aider les habitants de Misrata, ville libyenne assiégée par les forces du colonel Kadhafi depuis plus d’un mois. Emboîtant le pas à l’Otan, qui a fait de Misrata sa «priorité numéro un», l’Onu a appelé à une cessation des hostilités autour de la ville. «La situation sur le terrain est critique pour un grand nombre de personnes qui ont un besoin immédiat de nourriture, d’eau potable et d’aide médicale d’urgence». «La possibilité de quitter la ville est désormais une question de vie ou de mort».L’Otan avait promis de «tout faire pour protéger les civils de Misrata», conformément au mandat de l’Onu, mais souligné que le régime de Kadhafi utilisait des boucliers humains, rendant les frappes aériennes délicates.

    Pour soulager la population, Misrata va pouvoir être ravitaillée par la mer par les insurgés au départ de Benghazi, à 260 milles nautiques (480 km) plus à l’est, a annoncé le ministre français de la Défense Gérard Longuet. «Précédemment, la lecture de l’embargo était qu’aucun bateau ne pouvait alimenter aucune ville». Dans le port militaire de Benghazi, tenue par les rebelles, deux bateaux de pêche et un remorqueur attendaient jeudi que la houle se calme pour repartir vers Misrata.

    Rebelles et humanitaires alertent depuis des semaines la communauté internationale sur le sort des quelque 300.000 habitants de cette ville, dont plusieurs centaines ont été tués ou blessés par les combats. Le chef militaire des rebelles, le général Abdel Fattah Younés, avait accusé mardi l’Alliance atlantique de «laisser mourir les habitants de Misrata».

    • 30% des capacités militaires de Kadhafi détruites

    Les frappes des forces occidentales ont détruit 30% des capacités militaires du colonel Kadhafi depuis le début de l’intervention en Libye, a annoncé mardi un général de l’Otan au siège de l’alliance à Bruxelles. Les opérations de la coalition multinationale ont commencé le 19 mars, avant d’être relayées depuis le 31 mars par l’Otan.

    • La production de pétrole arrêtée dans l’Est

    La production des champs pétrolifères situés dans l’est de la Libye, contrôlé par les rebelles, a été interrompue après avoir été la cible d’attaques des forces loyales à Mouammar Kadhafi. Les champs pétrolifères de Misla et de l’oasis de Waha, qui fournissent en pétrole la ville de Tobrouk, ont été frappés par l’artillerie mardi et mercredi, a précisé à la presse le porte-parole à Benghazi.

    (Avec agences)

  • Drenagoram dit :

    L’Otan craint un enlisement en Libye

    Par Arielle Thedrel

    08/04/2011 | Mise à jour : 12:23

    Des rebelles trouvent un pick-up appartenant aux forces loyalistes qui a été détruit par les frappes de la coalition, à l’est de Brega. Crédits photo : MAHMUD HAMS/AFP
    Le général américain Carter Ham estime peu probable que les insurgés parviennent à lancer un assaut sur Tripoli pour renverser Kadhafi.

    Le risque d’un enlisement se précise en Libye en raison des limites fixées à l’intervention de l’Otan, de la désorganisation de rebelles mal armés et de la résistance du régime de Mouammar Kadhafi. Le colonel Burckhard, porte-parole de l’état-major des armées françaises, a reconnu jeudi que la situation était «complexe», les forces pro-Kadhafi ayant «modifié leur mode d’action» en réponse aux frappes de la coalition. Le général américain Carter Ham a estimé de son côté peu probable que les rebelles parviennent à lancer un assaut sur Tripoli pour renverser Kadhafi.

    L’Otan est accusée d’avoir tué deux rebelles

    Des milliers de civils et rebelles libyens fuyaient jeudi après-midi la ville d’Ajdabiya (Est) en direction du nord vers Benghazi, fief des insurgés, après des rumeurs faisant état d’une avancée des troupes loyalistes. Tandis que la ville de Misrata continue d’être pilonnée par l’armée régulière, l’Otan est accusée par les insurgés d’avoir tué au moins deux rebelles et d’en avoir blessé une dizaine d’autres lors d’un raid aérien près de Brega. L’Otan a refusé vendredi de s’excuser, jugeant qu’elle n’était pas responsable de la méprise.

    Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, se dit néanmoins convaincu que «la question aujourd’hui est de savoir dans quelles conditions Kadhafi va partir et non pas comment il va pouvoir se maintenir au pouvoir». La transition en Libye devrait être au cœur de la réunion du groupe de contact, mercredi prochain au Qatar. Dès jeudi soir, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, élaborait une «feuille de route». L’analyse d’Alain Juppé a été confortée par l’annonce d’une nouvelle défection, celle de l’ancien ministre libyen de l’Énergie Omar Fathi Be n Shatwan.

  • Drenagoram dit :

    Syrie/nouveau bilan : 13 morts
    AFP et AP

    08/04/2011 Mise à jour : 16:10

    Treize manifestants ont été tuées et des dizaines d’autres blessées aujourd’hui par des tirs des forces de sécurité dans la ville de Deraa (à 100 km au sud de Damas), où plusieurs milliers de manifestants ont défilé après la prière, a indiqué à l’AFP un militant des droits de l’Homme. Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes et à balles réelles alors que des milliers de personnes se rassemblaient à Deraa, l’épicentre de la contestation. Le témoin a dénombré au moins 13 corps à l’hôpital de la ville.

  • Drenagoram dit :

    Libye: « pas de solution militaire »(Otan)

    AFP

    09/04/2011 Mise à jour : 18:04

    Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a estimé qu’il n’y avait « pas de solution militaire » au conflit en Libye » et qu’il fallait une solution politique, dans une interview au magazine Der Spiegel à paraître lundi.

    A la question « Peut-on gagner cette guerre sans envoyer des troupes au sol? », M. Rasmussen a répondu : « La réponse sincère à cette question, c’est qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit. Nous avons besoin d’une solution politique, et c’est l’affaire du peuple libyen d’oeuvrer en ce sens ».

    Mais « au bout du compte, ce sera l’affaire de l’ONU d’aider la Libye à trouver une solution politique à cette crise », a estimé M. Rasmussen. « L’intégralité territoriale de la Libye doit à tout prix être maintenue », a-t-il ajouté.

    En ce qui concerne l’Otan, « nous nous concentrons sur la mise en oeuvre de la résolution 1973 » de l’ONU qui ordonne de protéger les civils libyens, et « nous allons nous en tenir strictement à cette résolution, c’est notre mandat », a dit M. Rasmussen.

  • Drenagoram dit :

    Yémen: 14 blessés par des tirs de police

    AFP

    09/04/2011 Mise à jour : 19:14

    Quatorze personnes ont été blessées, dont trois grièvement, aujourd’hui par des tirs de la police à Taëz, au sud de Sanaa, où des milliers de personnes manifestaient pour dénoncer les violences des forces de sécurité ayant fait la veille quatre morts, selon des sources médicales.

    Quatorze personnes ont été blessées, dont trois grièvement, par des tirs de la police, ont indiqué ces sources. Au moins 300 autres devaient être soignées pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes, selon elles.

    Des milliers de Yéménites manifestaient à Taëz pour dénoncer les tirs des forces de l’ordre qui ont fait la veille quatre morts et 116 blessés, selon des sources médicales.
    La foule a lancé des slogans réclamant le procès des responsables de ce qu’ils ont qualifié de « tuerie ».

    Les manifestants ont scandé « le peuple veut la chute du régime » et affirmé leur refus de toute médiation qui ne comprenne pas le départ du président Ali Abdallah Saleh.
    Le Yémen est depuis la fin janvier le théâtre de manifestations qui réclament le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

  • Pati dit :

    Que d’angoisses !!!

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Pati ,
      Bienvenue à Toi en Liberté ,
      Une Onde qui Souffle depuis Long Temps ,
      Son Corps par Fin est de Beauté ,
      Dans Son Esprit Monde se Déchaine ,
      Cherche de l’Hors pour Inspiré ,
      Semer en Coeur les Fruits d’une Graine ,
      Ceux qui Donnent Torts à ces Reflets ,
      Parlent de Nuances en Termes de Gris ,
      Mais son Essence sans Vanités ,
      Fleurit des Eres et Parle d’une Reine ,
      Qu’il faut Aimer sans Compromis ,
      Donner sa Vie pour y goûter ,
      Faire Don de Soie si Dans un Cri ,
      Monde Voudrait Taire ses Prisonniers.
      A cette Essence bien des Remords ,
      Pour tout ces Corps partit en Vain ,
      Aimant l’Ivresse Promesses d’Amours ,
      Mais Croisant Becs Sur leurs Chemins ,
      Les Serres Puissantes Des Grands Vautours ,
      Qui guettent la Haut , l’Heure du Festin.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Manifestants dispersés place Tahrir

    Avec Reuters

    12/04/2011 Mise à jour : 19:08

    Des soldats et des policiers égyptiens sont intervenus aujourd’hui sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, pour en évacuer les manifestants qui l’occupaient depuis cinq jours en réclamant un gouvernement civil et un jugement rapide de responsables du régime précédent.

    Un photographe de Reuters a vu des centaines de soldats se déployer au milieu de la place et des véhicules militaires à chacun de ses accès, que les manifestants avaient fermés à la circulation au moyen de barbelés.

    Des centaines de milliers de personnes s’étaient massées vendredi place Tahrir. Il s’agissait d’un des plus grands rassemblements observés à cet endroit depuis l’éviction du président Hosni Moubarak il y a deux mois. Des centaines de manifestants s’y trouvaient encore samedi aux premières heures.

  • Drenagoram dit :

    Une aide financière votée pour les rebelles libyens

    Par lefigaro.fr

    13/04/2011 Mise à jour : 17:12

    Les délégués des pays membres du Groupe de contact sur la Libye se sont retrouvés à Doha pour discuter de la sortie de crise.
    Les alliés occidentaux et des représentants des insurgés se retrouvaient ce mercredi à Doha pour discuter d’une issue politique à la crise. Ban Ki-moon estime que 3,6 millions de Libyens pourraient avoir besoin d’aide humanitaire.

    • Désaccord au sein du clan occidental
    Le «Groupe de contact sur la Libye», qui regroupe une vingtaine de pays, a insisté lors de sa première réunion mercredi à Doha sur un départ de Mouammar Kadhafi comme moyen de parvenir à un règlement de la crise en Libye. Organisée par le Qatar et la Grande-Bretagne, cette rencontre doit permettre de définir une solution politique à la crise libyenne, près de quatre semaines après le début de l’intervention militaire multinationale sous mandat de l’ONU visant à protéger les populations civiles.

    Londres et Paris veulent une intervention plus musclée de l’Otan, tandis les Etats-Unis défendent l’action de l’Alliance, qui dirige les opérations alliées. Son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen, qui redoute un enlisement, maintient sa position selon laquelle il n’y a «pas de solution militaire» au conflit. Il appelle à «lancer un processus politique». Nicolas Sarkozy doit recevoir ce mercredi le premier ministre britannique David Cameron pour un entretien consacré essentiellement au conflit en Libye.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a expliqué depuis Doha que le Groupe de contact souhaitait «(s’)acheminer vers un cessez-le-feu, mais à condition que ce soit un vrai cessez-le-feu réellement contrôlé, pas simplement l’arrêt des tirs». Cela devrait comprendre «le retrait des troupes (du colonel Mouammar) Kadhafi des villes qui ont été envahies et le retour de ses forces dans leurs casernes».

    Rome souhaitait de son côté que des armes soient fournies aux insurgés libyens. «Nous devons fournir tous les moyens possibles pour leur défense», a plaidé un porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères, Maurizio Massari, avant la réunion. Mais le ministre belge des Affaires étrangères, qui représente son pays et les Pays-Bas à Doha, s’est positionné contre : «les résolutions de l’ONU prévoient de protéger les populations civiles, mais pas de les armer», a déclaré Steven Vanackere.

    Présent à la réunion, le responsable des relations extérieures du Conseil national de transition (CNT), Ali al-Issaoui, a demandé à l’Otan d’intensifier ses frappes «contre les chars et les sites de lancement de missiles». «Nous avons besoin de plus de protection pour les civils», a-t-il ajouté. Le CNT souhaite aussi obtenir une plus grande reconnaissance internationale à l’issue de cette réunion. Pour l’instant, seuls la France, l’Italie et le Qatar reconnaissent cette instance.

    Des insurgés libyens veillent auprès de véhicules équipés de lance-roquettes, à l’entrée d’Ajdabiya mercredi.

    • Une aide financière pour les rebelles votée
    Le Groupe de contact sur la Libye a décidé de mettre en place «un mécanisme financier temporaire» pour aider les rebelles qui contrôlent l’Est du pays, selon le communiqué final de la réunion. Il vise à «doter le Conseil national de transition et la communauté internationale de moyens de gérer les aides et répondre aux besoins urgents» des régions contrôlées par la rébellion. La création d’un fonds régional avait déjà été évoquée par le chef de la diplomatie britannique Willam Hague.

    • L’alarme humanitaire de Ban Ki-moon
    Le secrétaire général de l’ONU a affirmé mercredi à Doha que près de 3,6 millions de Libyens, sur une population totale de 6 millions d’habitants, pourraient avoir besoin d’aide humanitaire. Selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, près de 500.000 personnes ont fui les violences en Libye. Un représentant du CNT a affirmé que les combats avaient fait 10.000 morts, 30.000 blessés et 20.000 disparus.

    • Un avion français apporte des médicaments à Benghazi
    Un avion affrété par le gouvernement français avec à son bord 10 tonnes de médicaments est arrivé mercredi à Benghazi, fief de la rébellion libyenne. L’Airbus, qui transportait aussi des membres d’ONG, est le premier vol humanitaire affrété par les autorités françaises.

    L’Italie avait annoncé vendredi avoir envoyé à Benghazi d’un C130 militaire chargé de 14,5 tonnes d’équipements médicaux permettant de soigner 60.000 patients, particulièrement les personnes blessées dans les combats.

    A Misrata, enclave rebelle à 200 km à l’est de Tripoli, la situation reste critique pour les 300.000 habitants, assiégés et bombardés depuis sept semaines. L’UE envisage l’ouverture d’un couloir humanitaire maritime sous protection militaire pour aider la population. L’Organisation internationale pour les migrations (OMI) a de son côté envoyé un bateau pour tenter d’évacuer les milliers de migrants bloqués.

  • Drenagoram dit :

    Syrie: très nombreux manifestants

    AFP

    15/04/2011 Mise à jour : 15:21

    Des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté aujourd’hui contre le régime à travers tout le pays, malgré la libération de manifestants arrêtés depuis le début du mouvement de contestation il y a un mois, et au lendemain de la formation d’un nouveau gouvernement chargé de mener des réformes.

    « Entre 2.500 et 3.000 personnes manifestent sur la place al-Saraya dans le centre de Deraa en scandant des slogans en faveur de la liberté et hostiles au régime », a affirmé à l’AFP un militant des droits de l’Homme sous couvert de l’anonymat, en référence à cette ville située à 100 km au sud de Damas où a débuté la contestation.
    « Plutôt la mort que l’humiliation », scandaient selon lui les manifestants. D’autres sont « en train de venir des villages voisins », a-t-il dit. Les forces de sécurité n’étaient pas intervenues en milieu de journée.

    A Qamishli, dans le nord-est du pays à majorité kurde, près de 5.000 personnes ont manifesté après la prière, a affirmé à l’AFP un autre militant des droits de l’Homme, Hassan Berro.

    Dans trois autres localités kurdes, Raas al-Aïn, Amouda et Derbassiyé, près de Qamishli, on a compté quelque 4.500 manifestants, selon M. Berro.

    Selon des militants et des témoins, des centaines de personnes ont défilé à Banias aux cris du « peuple veut la liberté ».

    A Homs (centre), quelques 4.000 autres scandaient « liberté, liberté », a indiqué le militant politique Najati Tayara. Les forces de sécurité sont intervenues au bout d’une heure pour les disperser à coups de matraques.

    A Lattaquié, ville côtière où des violences meurtrières avaient éclaté fin mars, un millier de personnes se sont rassemblées dans le centre de la ville, selon un militant des droits de l’Homme.

    Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Barzé, près de Damas. Elles ont jeté des pierres sur les policiers avec lesquels elles en sont venus aux mains, selon Abdel-Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne des droits de l’Homme.

  • Drenagoram dit :

    Jordanie: 40 policiers blessés

    AFP

    15/04/2011 Mise à jour : 16:33

    Quarante policiers ont été blessés, dont six à l’arme blanche aujourd’hui lors de la dispersion d’un rassemblement salafiste à Zarqa, dans le nord de la Jordanie, a annoncé un porte-parole de la police.

  • Drenagoram dit :

    La résistance acharnée de Misrata

    Par Adrien Jaulmes

    15/04/2011 | Mise à jour : 21:40

    À Misrata, des rebelles tiennent un checkpoint dans la ville soumise à d’intenses bombardements par les forces de Kadhafi. Crédits photo : PHIL MOORE/AFP
    Notre reporter est entré dans la ville assiégée, où les insurgés tiennent en échec les forces de Kadhafi.

    Le centre de Misrata est un champ de bataille. Les rues sont désertes, jonchées de gravats, les maisons éventrées par des tirs d’obus. Des impacts de mortiers ont creusé des étoiles dans le macadam. Des carcasses de voitures criblées d’éclats ressemblent à des râpes à fromage. Dans les encoignures de portes, des combattants révolutionnaires s’abritent. Les tirs résonnent, rafales d’armes automatiques et tirs de canon. La rue de Tripoli, l’une des artères du centre-ville, sert de ligne de front entre les insurgés et les troupes loyalistes de Kadhafi. «Les soldats sont de l’autre côté», dit Mohammed Marzoug, un jeune homme avec une kalachnikov. «Tout le monde a quitté le centre de Misrata. Il n’y a plus que nous, les combattants.»

    Les insurgés sont abrités aux angles des rues. Un canon sans recul monté sur une jeep est pointé vers un centre commercial calciné. «Ils ont des snipers qui prennent la rue en enfilade. Il faut faire attention», dit Mohammed Marzoug. Son groupe s’est installé dans une maison du quartier de Pira. «Elle appartenait à un pro-kaddafiste, un responsable important des comités de la révolution», explique Hassam Abou Zaid, un autre insurgé. «Il a fui dès le début de notre soulèvement, maintenant il combat au côté de Kadhafi.»

    D’une autre étoffe
    Ces combattants qui tiennent en échec depuis près de deux mois les forces de Kadhafi semblent d’une autre étoffe que les sympathiques mais inefficaces guérilleros de Benghazi. Ou peut-être n’ont-ils tout simplement pas le choix, et combattre le dos au mur, ou plutôt le dos à la mer, interdit toute idée de repli ou de fuite.

    La défense du centre-ville est bien organisée. Des tas de sable barrent les rues, empêchant les véhicules de Kadhafi de s’engager dans les quartiers, et atténuant les projections d’éclats. Les groupes de combattants sont répartis par pâtés de maisons. «Nous sommes une cinquantaine, mais d’autres viennent nous renforcer en cas d’attaque», dit Hassam Abou Zaid.

    Les forces de Kadhafi n’ont jusqu’à présent pas réussi à s’emparer du centre-ville. Les avions de l’Otan, qui ont détruit plusieurs chars jusque dans Misrata, compliquent leurs mouvements et leur ravitaillement. Mais ne les empêchent pas de pilonner au mortier de 120 mm et aux roquettes Grad le centre de Misrata. Les révolutionnaires n’ont que des armes saisies dans la caserne de la Katiba Hamza, la base de l’armée libyenne à Misrata, prise d’assaut par les révolutionnaires au début du soulèvement. «Ce qui nous manque le plus, ce sont des armes antichars modernes et des munitions. Mais nous n’avons pas besoin de renforts. Nous sommes les gens de Misrata, et nous défendons notre ville», dit Hassam.

    Misrata est une épine dans le flanc de Kadhafi depuis qu’il a lancé ses troupes à la reconquête des villes soulevées contre son régime. Important port, située à 150 kilomètres environ de Tripoli, Misrata est la dernière ville importante de l’Ouest libyen à résister. Entre la capitale et Syrte, autre bastion fidèle à Kadhafi, elle continue de défier le dictateur. Encerclés, uniquement ravitaillés par la mer, les insurgés de Misrata ont fourni une résistance imprévue.

    Parmi eux, très peu de soldats professionnels, voire de gens ayant la moindre expérience militaire. Hassam Abou Zaid était guitariste. «J’aime le hard rock, des vieux groupes comme Black Sabbath ou les Pink Floyd. Maintenant j’ai laissé ma guitare et je joue d’un autre instrument», dit-il en montrant sa kalachnikov. Dans le salon aux canapés de cuir de l’ancien hiérarque de Kadhafi, autour de la table encombrée de biscuits, de paquets de cigarettes et de munitions, il y a un postier, un camionneur, un contremaître et deux étudiants.

    «Al-Qaida est notre ennemi autant que Kadhafi»
    «Les frappes aériennes nous ont beaucoup aidés, dit le postier, et nous remercions Sarkozy, dites-le-lui. L’Otan a été plus lent à reprendre les bombardements aériens, mais maintenant ils font du bon travail. Les avions attaquent les chars de Kadhafi et les convois de munitions. Il faudrait à présent qu’ils attaquent directement ceux qui sont au centre de Misrata. Il n’y a plus de civils, juste des combattants comme nous. Ils peuvent bombarder la rue de Tripoli.»

    Abdul Hamid, un agriculteur d’un village voisin de Misrata, insiste sur un point qui semble lui tenir à cœur: «Kadhafi nous accuse d’appartenir à al-Qaida. C’est un pur mensonge. Al-Qaida est notre ennemi autant que lui. On s’occupe de Kadhafi d’abord, et d’al-Qaida ensuite.» Dans chaque quartier du centre de Misrata, on tombe sur des groupes similaires de combattants. Des adolescents tiennent les ruelles étroites du marché Zingo, le vieux souk de Misrata. Ils sont postés dans les magasins abandonnés, où des robes se balancent encore sur leur cintre sous les toits de zinc troués des passages couverts.

    La résistance de Misrata s’appuie sur une organisation relativement efficace, malgré des apparences un peu chaotiques. On fait moins de signes de la victoire que sur la route qui sert de champ de bataille entre Ajdabiya, Brega et Ras Lanouf, où les insurgés de Benghazi ont été balayés par les forces de Kadhafi à chaque bataille. Les rues de Misrata offrent un terrain plus favorable pour la défense que ces étendues désertiques. Mais les révolutionnaires sont aussi plus déterminés à se battre.

  • Drenagoram dit :

    Les Syriens défient à nouveau Assad

    Par Renaud Girard

    16/04/2011 | Mise à jour : 08:45

    Des Syriens après la prière du vendredi devant la moquée Omayyad à Damas. Crédits photo : Muzaffar Salman/AP
    Des dissensions seraient apparues au sein de l’armée, qui continue à réprimer durement les manifestations. À Deraa, épicentre du mouvement de protestation, des milliers de manifestants scandaient: «Plutôt la mort que l’humiliation.»

    Le mur de la peur est-il en train de s’effondrer en Syrie? Dans les villes de province, les jeunes Syriens continuent à braver les tirs à balles réelles de la police, descendant dans la rue pour y crier qu’ils ne se laisseront plus humilier par le régime autoritaire de Bachar el-Assad.

    Une «Syrie libre»
    Dans ce que beaucoup d’observateurs du monde arabe qualifient déjà de «révolution syrienne», un rythme semble s’installer, avec le vendredi comme jour central de la contestation. Le vendredi, en milieu de journée, les hommes se rendent dans les mosquées pour ce qu’on appelle en islam la «grande prière». C’est toujours à la sortie des mosquées que se forment des cortèges de protestataires réclamant une «Syrie libre», lesquels sont bientôt pris à partie par la police antiémeute ou par des groupes de paramilitaires (syriens ou libanais du Hezbollah) embusqués sur les toits et munis de fusils à lunette. Les morts – il y en aurait eu presque 200 depuis un mois – sont enterrés le lendemain, une grande partie de la population se joignant aux cortèges funéraires. En début de semaine, la tension diminue et, le jeudi, le régime, désireux de prévenir un nouveau vendredi sanglant, fait publiquement des concessions, espérant calmer une population frustrée par un demi-siècle de dictature baasiste.

    Jeudi, le président Bachar rendait public son nouveau gouvernement, nommant premier ministre le ministre de l’Agriculture du précédent gouvernement. Pas vraiment une tête nouvelle… Le portefeuille de l’Intérieur est revenu au général Chaar, un homme ayant fait toute sa carrière dans les services secrets. On dit qu’il fut l’un des principaux exécutants du massacre de la prison de Tadmor (juin 1980, 700 morts), ordonné par Rifaat el-Assad, le frère du président Hafez el-Assad, après que ce dernier eut échappé de justesse à une tentative d’assassinat par des islamistes.

    Bachar eût-il nommé un gouvernement vraiment différent, cela n’aurait sans doute pas changé grand-chose dans un pays où les chefs alaouites des services secrets se sont toujours vus au-dessus des lois et des ministres. Des réformes furent aussi promises par le palais présidentiel: fin de l’état d’urgence, liberté de la presse et liberté politique d’association.

    Réveil nationaliste kurde
    Trop peu et trop tard? Sans doute, car vendredi, lors de ce «vendredi de la détermination», les manifestants semblent avoir été plus nombreux que jamais à travers tout le territoire syrien. Dès jeudi soir, à Suaïda, au cœur de la montagne druze, les gens étaient sortis dans la rue aux cris de «Nous sommes tous les petits-fils d’Atrash!». Le sultan al-Atrash, ami du prince Fayçal – le compagnon d’aventures de Lawrence d’Arabie -, fut un héros de la grande révolte arabe puis de la guerre d’indépendance. Aujourd’hui, le réveil nationaliste druze ne se fait ni contre les Ottomans ni contre les Français, mais bien contre la dictature baasiste.

    Vendredi, dans la ville méridionale de Deraa, épicentre du mouvement de protestation – où on a compté le plus grand nombre de morts – des milliers de manifestants scandaient: «Plutôt la mort que l’humiliation.» À Qamishli, à l’autre extrémité du pays, bourgade du nord-est, à majorité kurde, les manifestants affirmaient leur solidarité, hurlant : «Par notre âme et notre sang, nous nous sacrifierons pour toi, Deraa.» Agitation similaire dans les villes de Baniyas, Homs et Lattaquié. À Damas, des manifestants se rendaient en fin d’après-midi vers la place centrale des Abbassides. En l’absence de tout journaliste indépendant sur le territoire syrien, ces nouvelles sont reçues au Liban par messages Twitter ou Facebook. «Il semble qu’on ait atteint un point de non-retour en Syrie, que rien ne pourra plus être comme avant, que les jours du régime sont désormais comptés», confie le consultant libanais en géopolitique Sami Nadar. Le président syrien continue à afficher au monde un visage serein: pourquoi donc refuse-t-il chez lui tout reporter étranger?

    Plus grave encore, il semble qu’il y ait des dissensions au sein même de l’armée syrienne. Il y a trois jours fut enterré dans son village natal de Tal Kalah (frontière syro-libanaise, au nord de Tripoli) le conscrit Abdel Karim al-Masri. Ses cousins sunnites côté libanais affirment qu’il a été tué d’une balle dans le dos par un officier alaouite. Le médecin sunnite du Akkar (extrême nord du Liban) qui nous a raconté cette histoire et qui a de profondes connexions en Syrie ne cache plus aujourd’hui son inquiétude: «Si les choses continuent sur cette pente, on va droit à une guerre civile en Syrie et à une possible partition du pays, qui fera plusieurs centaines de milliers de morts!».

  • Drenagoram dit :

    Bouteflika annonce une réforme de la constitution

    Par lefigaro.fr

    15/04/2011 Mise à jour : 22:56

    Des Algériens suivent en direct le discours du président, à Telemcen. Crédits photo : FAROUK BATICHE/AFP
    Le chef de l’Etat algérien a été confronté au début de l’année à des émeutes qui ont fait cinq morts et 800 blessés.

    Dans un discours très attendu, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé vendredi soir une prochaine révision de la constitution en vue de «renforcer la démocratie». «Pour couronner l’édifice institutionnel visant à renforcer la démocratie, il importe d’introduire les amendements nécessaires à la Constitution» de 1996, a affirmé Abdelaziz Bouteflika dans ce discours à la nation de 20 minutes.

    «J’ai exprimé, à maintes reprises, ma volonté de faire réviser la Constitution et j’ai réaffirmé cette conviction et cette volonté à plusieurs occasions», a rappelé le chef de l’Etat algérien en annonçant la création d’une commission constitutionnelle «à laquelle participeront les courants politiques agissants et des experts en droit constitutionnel».

    La commission «me fera des propositions dont je m’assurerai de la conformité avec les valeurs fondamentales de notre société, avant de les soumettre à l’approbation du parlement ou à vos suffrages par la voie référendaire», a-t-il expliqué.

    Abdelaziz Bouteflika a également annoncé une révision de la loi électorale et de la loi concernant les partis politiques.

    Grèves et manifestations

    Le chef de l’Etat algérien, 74 ans, a été confronté au début de l’année à des émeutes qui ont fait cinq morts et 800 blessés.Une partie de l’opposition s’est saisie de cette révolte pour réclamer un changement de régime. Mais les manifestations à l’appui de cette demande ont été systématiquement empêchées à Alger, et le pouvoir s’est employé à nier le caractère politique de la crise.

    La seule décision politique prise par M. Bouteflika depuis les émeutes de janvier a été la levée de l’état d’urgence instauré en février 1992 pour endiguer une insurrection islamiste.

    En revanche, d’importantes concessions sociales ont été faites pour les salaires, l’emploi des jeunes ou la construction de logement. Ces concessions ont engendré une demande de plus en plus forte qui s’est traduite par de très nombreuses grèves et manifestations.

  • Drenagoram dit :

    Syrie: 10.000 manifestants à Lattaquié

    AFP

    17/04/2011 Mise à jour : 20:54

    Environ 10.000 personnes ont défilé ce soir à Lattaquié, premier port de Syrie, après des funérailles d’un manifestant qui avait été tué vendredi, a indiqué à l’AFP un militant des droits de l’Homme.

    « Les manifestants se sont dirigés du quartier al-Tabiyat, dans le sud, vers le centre de la ville, demandant la libération de détenus politiques et que soit dévoilé le sort de personnes disparues depuis les années 80 », a précisé ce militant qui a requis l’anonymat.

    Des habitants du quartier de Slaybé ont indiqué à l’AFP avoir entendu des tirs nourris, sans pouvoir donner plus de détails. La Syrie est en proie depuis le 15 mars à une contestation inédite du régime du président Bachar al-Assad.

    De nouveaux appels à manifester ont été lancés dimanche sur Facebook, au lendemain de la promesse du président Assad d’abroger d’ici une semaine la loi d’urgence, emblématique du régime.

  • Drenagoram dit :

    Révoltes arabes: le PIB mondial pourrait être impacté

    Par Hayat Gazzane
    17/04/2011 | Mise à jour : 15:45

    Alarmiste, la Banque mondiale met en garde contre une aggravation de la situation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient qui pourrait faire «dérailler» la reprise dans le monde. Le FMI se dit prêt à agir.

    Alors que les révoltes arabes se poursuivent, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme. À Washington, face aux 24 pays qui composent le Comité monétaire et financier international (CMFI) chargé de définir les grandes orientations politiques du Fonds monétaire international (FMI), l’institution a déclaré qu’ «une aggravation des conditions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pourrait faire dérailler la croissance mondiale».

    Elle estime notamment que «si les prix du pétrole devaient augmenter fortement et durablement, que ce soit à cause d’incertitudes croissantes ou d’une perturbation significative de la production pétrolière, la croissance mondiale pourrait ralentir de 0,3 point de pourcentage en 2011 et de 1,2 point en 2012». La Banque mondiale a rappelé que la volatilité des prix du pétrole et des produits agricoles avait déjà été «encore plus forte» que d’ordinaire ces dernières semaines.

    «Agir maintenant»
    La Banque mondiale a toutefois tenté de rassurer ses interlocuteurs : pour le moment, l’impact reste limité aux économies locales elles-mêmes. Les révolutions en Tunisie et en Égypte ont par exemple amputé la croissance de ces deux pays d’environ trois points en 2011, par rapport à ce qui était prévu il y a trois mois. «La croissance en Égypte et en Tunisie devrait donc être d’environ 2,5% et 1,5% respectivement», précise la Banque. Un niveau très insuffisant par rapport à leur croissance démographique, dans un contexte de prix de l’énergie et de l’alimentation élevés.

    À l’échelle internationale, ces perturbations économiques, «si elles en restaient au stade actuel, devraient avoir des répercussions limitées au niveau mondial», souligne la Banque mondiale. Son président Robert Zoellick a cependant exhorté la communauté internationale à agir dès à présent. «Attendre que la situation se stabilise, ce sera perdre des occasions», a-t-il déclaré

    Le FMI sur le qui-vive
    Le signal semble avoir bien été reçu par le CMFI. Ses 24 membres confirment ainsi que «les répercussions économiques immédiates des développements dans certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord demandent une attention particulière». Les cartes sont donc distribuées : à la Banque mondiale l’objectif de «renforcer son appui» dans ces deux zones et au FMI le rôle de mener «une évaluation économique» en vue d’un «plan d’action».

    «Bien sûr nous nous tenons prêts à aider, sur le versant de l’assistance technique, et sur le versant du financement», a assuré le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d’une conférence de presse. «L’exemple du Moyen-Orient a mis en lumière cette question, le fait que vous pouvez avoir de bons chiffres au niveau de la croissance sans viabilité», a-t-il ajouté. Des propos relayés par le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner : «Aujourd’hui, le changement en cours au Moyen-Orient appelle à repenser et réorienter l’engagement de la communauté internationale. Ces transitions concernent au final les gens: accroître leurs chances et leur liberté».

  • Drenagoram dit :

    «Attention à une seconde vague de révoltes arabes»

    Par Guillaume Guichard

    19/04/2011 | Mise à jour : 10:07

    Trois mois après la chute de Ben Ali, Jean-François Daguzan, rédacteur en chef de la revue Maghreb-Machrek et membre de la Fondation pour la recherche stratégique, prône un renforcement de la solidarité entre les deux rives de la Méditerranée.

    Pourquoi les révolutions arabes sont-elles survenues début 2011?

    Jean-François Daguzan.
    Jean-François Daguzan – L’aspiration démocratique -ou à tout le moins l’envie de changement- qui s’est manifesté il y a quelques mois est en germe depuis deux décennies. La crise économique vécue depuis trois ans a révélé toutes les contradictions des pays défavorisés de la région. S’il n’y avait pas eu cette crise -qui n’est pas achevée à ce jour- il est possible que les révolutions arabes aient dû attendre encore.

    Contrairement à ce que certains ont pu dire, ces pays ont très mal vécu le ralentissement économique mondial. Les exportations des pays du sud méditerranéen ont chuté de 30%, les recettes touristiques de 4%, les investissements directs étrangers de 31,2%. Et les transferts d’argent, envoyés par les émigrés installés en Europe ou dans le Golfe à leurs familles restées au pays, ont diminué de 6%.

    Les pays arabes connaissent pourtant des taux de croissance de 4 à 5%…

    Ce n’est pas assez pour des pays en développement. Il leur faudrait 8% de croissance minimum, voire 10%, comme en Chine pour créer suffisamment d’emplois et faire baisser le chômage.

    Révolte réprimée à Bahreïn, enlisement en Libye… Le printemps arabe s’achève-t-il?

    Il est bien trop tôt pour le dire: la crise politique a aggravé la crise économique. Les touristes ne reviennent pas. Comment les nouveaux dirigeants vont-ils surmonter cette situation sur une ou deux années, alors que le peuple réclame des emplois? Un véritable test à l’acide pour ces embryons de démocratie. S’ils n’arrivent pas à surmonter les difficultés économiques, attention alors à la seconde vague de révoltes! Celle-là sera encore plus forte que la première, car les espoirs des peuples auront déjà été déçus. Les extrémismes pourraient en profiter et balayer le premier élan démocratique en surfant sur ce mécontentement.

    Quelles solutions s’offrent aux nouveaux gouvernants arabes?

    Ils ne s’en sortiront pas seuls. Si aucun effort collectif n’émerge pour leur venir en aide, nous allons au drame. Le diagnostic est limpide: les pays nord-africain ont besoin de 300 milliards d’euros d’ici à 2030 pour générer une croissance supérieure à 8% afin d’offrir des perspectives à leur jeunesse. La seconde phase du processus révolutionnaire, celle du rééquilibrage des économies arabes, sera donc décisive.

    Les pays occidentaux ne peuvent malheureusement pas lancer de «plan Marshall» comme les Etats-Unis l’ont fait en 1947 pour reconstruire l’Europe: il n’y a plus d’argent dans les caisses. Il faut peut-être aller voir du côté des pays du Golfe. À défaut de milliards, certains proposent d’intégrer la Tunisie dans l’Union européenne. C’est exagéré, mais une chose est sûre: il faut massivement renforcer la solidarité entre les deux rives de la Méditerranée.

  • Drenagoram dit :

    Les États-Unis reviennent en Libye avec des drones

    Par lefigaro.fr
    22/04/2011 ~ Mise à jour : 11:46

    Ces avions armés sans pilote vont aider la coalition internationale à effectuer des frappes de précision. Au sol, les rebelles ont pris jeudi l’un des principaux postes-frontière avec la Tunisie.

    • Des drones américains au-dessus de la Libye

    Les Etats-Unis vont utiliser des drones armés au-dessus de la Libye. Le secrétaire américain à la défense Robert Gates estime toutefois qu’il s’agit là d’une «contribution modeste» aux efforts de la coalition internationale. Selon lui, la décision d’utiliser ces appareils sans pilote armés de missiles a été prise en raison de «la situation humanitaire» en Libye et parce qu’ils apportent «une capacité» que d’autres types d’appareils ne pouvaient pas apporter notamment pour éviter les victimes civiles. Deux drones seront en permanence engagés au-dessus de la Libye.

    Robert Gates a tenu à souligner que cette annonce ne changeait pas la nature de la mission américaine au sein de la coalition. Washington refuse toujours de monter en première ligne dans le conflit libyen.

    » Les alliés manquent-ils de munitions pour la Libye ?

    • Les rebelles prennent un poste-frontière entre la Libye et la Tunisie
    Sans attendre ce soutien, les rebelles libyens ont pris jeudi matin le contrôle de l’un des principaux postes-frontière entre la Libye et la Tunisie. Après de brefs combats, les insurgés se sont emparés des bâtiments de ce poste-frontière situé près de Wazzan, sur la route reliant la ville libyenne de Nalout à la localité tunisienne de Dehiba.

    Plusieurs centaines de rebelles en liesse célébraient cette prise stratégique par des tirs de joie, arborant le drapeau de la monarchie devenu symbole de la contestation contre le régime de Mouammar Kadhafi. Selon un journaliste sur place, 150 à 200 soldats pro-Kadhafi sont passés désarmés côté tunisien pour se protéger.

    Des combats secouent depuis plusieurs jours l’ouest libyen. Plus de 100 personnes ont été tuées le week-end dernier à Nalout et Yefren, deux villes au sud-ouest de Tripoli pilonnées par les forces loyales à Mouammar Kadhafi, selon des habitants de cette zone que 10.000 Libyens ont déjà fuie pour se réfugier en Tunisie. Une grande partie de la région d’Al-Jabal Al-Gharbi est contrôlée par la rébellion, selon des habitants.

    • Raids de l’Otan à Tripoli, deux photoreporters tués à Misrata
    Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’agence officielle libyenne Jana a annoncé que «sept civils» ont été tués et 18 autres blessés lors de nouveaux raids de l’Otan sur la région de Khellat Al-Ferjan, au sud-ouest de Tripoli.

    Par ailleurs, le photographe et documentariste britannique Tim Hetherington, 41 ans, qui travaillait pour le magazine américain Vanity Fair, a été tué dans l’après-midi à Misrata (ouest) par un tir de mortier. La Maison-Blanche a fait part de sa «tristesse» à cette annonce. Grièvement blessé dans l’attaque, Chris Hondros, 41 ans, un photographe américain travaillant pour Getty Images, est décédé quelques heures après.

  • Drenagoram dit :

    Syrie: plus de 5.000 manifestants
    AFP

    22/04/2011 Mise à jour : 12:46

    Entre 5000 et 6000 personnes ont commencé à défiler aujourd’hui à Qamishli, dans le nord est de la Syrie, malgré la levée de l’état d’urgence la veille par le président Bachar al-Assad, ont indiqué des témoins.

    Les manifestants, arabes, kurdes et chrétiens assyriens, ont commencé à défiler devant la mosquée Qasmo, brandissant des drapeaux syriens. Certains portent une banderole affirmant « Arabes, Syriaques (chrétiens, ndlr) et Kurdes contre la corruption ». D’autres ont scandé en langue kurde « liberté, fraternité », a indiqué un témoin.

    Le président Assad a promulgué hier le décret de levée de l’état d’urgence qui était en vigueur depuis 1963 en Syrie, mais les opposants, jugeant cette mesure insuffisante, ont maintenu les appels à manifester à travers le pays aujourd’hui.

  • Drenagoram dit :

    Les manifestations se poursuivent au Yémen

    24 avril 2011 16:31

    Les protestataires exigent le départ immédiat du président Ali Abdallah Saleh. [Ammar Awad – Reuters]
    Des milliers de manifestants se sont à nouveau rassemblés dimanche dans le centre de Sanaa, la capitale du Yémen, malgré l’accord de principe donné la veille par le président Ali Abdallah Saleh à un plan de sortie de crise prévoyant son départ en échange d’une immunité.
    Après plus de deux mois de contestation dans le pays, Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a accepté samedi le plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Celui-ci prévoit son départ dans les 30 jours suivant la signature de l’accord en échange de l’immunité judiciaire pour lui et ses fils.

    Sa démission est également sujette à l’approbation du Parlement, contrôlé par le parti présidentiel. L’accord a été également approuvé par sept partis de l’opposition légale, avec toutefois des réserves.

    Propositions pas acceptables
    Ceux-ci ont ainsi refusé de participer à un gouvernement d’unité nationale avec Ali Abdallah Saleh, exigeant d’abord son départ avant d’entrer dans un éventuel gouvernement. Ils craignent également que le Parlement, acquis à Saleh, ne s’oppose à son départ.

    Les sept parties signataires ne représentant qu’une fraction de l’opposition au président Saleh, les manifestations se sont poursuivies dimanche, notamment à Sanaa, où plusieurs milliers de personnes étaient à nouveau rassemblées sur la place du Changement.

    « Les propositions ne sont pas du tout acceptables, et les partis d’opposition ne nous représentent pas », a déclaré Khaled al-Ansi, leader d’un mouvement de jeunes à la pointe de la contestation. Selon lui, le président est « derrière tout ce qui se passe ». « Il devrait être jugé avec ses fils » pour la répression des manifestations, a-t-il estimé.

    Plus de 130 morts en 2 mois
    Plusieurs milliers de personnes ont également manifesté dimanche à Tourba, dans la province de Taïz (sud), un des fiefs de l’opposition. Plus de 130 personnes ont été tuées par les forces de sécurité et les partisans de Saleh depuis le début du mouvement de contestation il y a plus de deux mois.

    Quarante personnes ont été tuées par des snipers autour de la place du Changement pour la seule journée du 18 mars. Sous la pression de la communauté internationale, Ali Abdallah Saleh s’était d’abord engagé à quitter le pouvoir à la fin de l’année. Mais, face à la poursuite des manifestations, il s’est depuis rétracté et a prévenu qu’il resterait au pouvoir jusqu’au terme de son mandat, en 2013.

    Pour Abdelmalek al-Mekhlafi, professeur de droit et une des figures de l’opposition, ses adversaires ne croient pas aux engagements publics d’Ali Abdallah Saleh. « L’opposition craint que le président Saleh ne change d’avis à chaque instant », estime-t-il.

    ap/olhor

  • Drenagoram dit :

    Un bâtiment de la résidence de Kadhafi détruit par l’Otan

    Par lefigaro.fr

    25/04/2011 Mise à jour : 10:03

    Des rebelles en préparation avant d’aller au front dimanche en Libye. Crédits photo : MARWAN NAAMANI/AFP
    Cette attaque est qualifiée de «tentative d’assassinat du colonel libyen», par un responsable du gouvernement . A Misrata, dans l’ouest du pays, les combats continuent de faire rage lundi.

    Les forces de l’Otan ont détruit un bâtiment de la résidence de Bab al Aziziyah de Mouammar Kadhafi, à Tripoli, tôt lundi matin. D’après un membre du gouvernement libyen qui a qualifié cette attaque de «tentative d’assassinat» de Mouammar Kadhafi, quarante-cinq personnes ont été blessées, dont 15 grièvement, et d’autres sont portées disparues. Un bilan invérifiable pour l’instant.

    La résidence de Kadhafi avait déjà été prise pour cible par la coalition internationale mais l’Otan semble avoir intensifié ses frappes sur la capitale libyenne depuis quelques jours. Vendredi, les forces de l’Alliance atlantique avaient frappé les environs de la résidence, visant ce que le gouvernement libyen a présenté comme étant un parking mais qui pourrait dissimuler un bunker. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, en pointe dans le dossier libyen, ont prévenu que les frappes ne cesseraient que lorsque Kadhafi quitterait le pouvoir.

    Drones américains
    Washington, qui souhaite dans la mesure du possible rester en retrait de l’action militaire en Libye, a toutefois déployé des drones «Predator» pour la première fois samedi afin de détruire des lances-roquettes multiples près de Misrata.

    La seule ville de l’ouest du pays aux mains des rebelles a été une nouvelle fois soumise dimanche à d’intenses bombardements des forces kadhafistes.

    «La situation est très dangereuse», a estimé Abdelsalam, porte-parole des insurgés, joint au téléphone dans la ville. «Les brigades de Kadhafi ont commencé à bombarder aux premières heures de la matinée. Le pilonnage se poursuit. Ils visent le centre de la ville, principalement la rue de Tripoli et trois quartiers résidentiels», a-t-il ajouté.

    Un porte-parole du gouvernement a indiqué que l’armée avait toujours l’intention, comme elle l’avait annoncé samedi, de se retirer de la ville pour la confier aux tribus loyalistes. «Alors que notre armée était en train de se retirer de Misrata, elle a été attaquée par les rebelles. L’armée à riposté mais elle poursuit son retrait de la ville», a-t-il assuré à la presse.

    Situation de plus en plus précaire
    Douze personnes au moins ont été tuées dimanche, et une soixantaine blessées. La veille, les violences ont fait au moins 28 morts et une centaine de blessés, «le plus lourd bilan en 65 jours» de siège, selon un médecin. Depuis deux mois, le bilan était en moyenne de 11 morts par jour.

    Un journaliste français, dont l’identité n’a pas été communiquée, a été grièvement blessé samedi soir. Opéré, il est maintenant tiré d’affaire, selon des sources médicales.

    La situation devient de plus en plus précaire dans la ville, où trouver de la nourriture, de l’eau et des médicaments est difficile. Dans certains bâtiments détruits de la rue Tripoli, où se trouvait le front jusqu’à vendredi, des cadavres, en majorité de soldats pro-Kadhafi, pourrissent toujours dans les décombres, ont rapporté des combattants rebelles. La nette avancée de ces derniers, qui ont repris une grande partie de la ville mais butent sur une forte résistance des forces gouvernementales, a permis de libérer des habitants enfermés chez eux depuis parfois plusieurs dizaines de jours, à cause des snipers loyalistes qui abattaient tous ceux qui tentaient de sortir.

    «Au début, on mangeait ce qui restait dans la maison. Puis ça s’est épuisé. Comme toutes les maisons de ma rue sont collées les unes aux autres, on a fait des trous dans les murs pour passer d’une maison à l’autre pour le ravitaillement», explique un habitant. La dernière maison de la rue était également dans le champ de tir des snipers. Chaque jour, un courageux volontaire se risquait sous les balles pour chercher à manger. «Six voisins en sont morts, abattus par les hommes de Kadhafi», a-t-il dit.

    (Avec agences)

  • Drenagoram dit :

    Syrie : des morts et des blessés à Deraa

    AFP

    25/04/2011 | Mise à jour : 09:00

    Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées à Deraa, dans le sud de la Syrie, où « plus de 3.000 » membres des forces de sécurité appuyés par des blindés ont pénétré ce matin, selon des militants des droits de l’Homme joints au téléphone par l’AFP.

    Il y a « des morts et des blessés », a indiqué un militant ayant pu entrer en contact avec Deraa. Il a ajouté que les habitants ne pouvaient pas confirmer le nombre de morts car « les corps sont dans la rue et ils ne peuvent pas les récupérer ». « Des snipers ont pris position sur les toits et les chars sont dans le centre-ville », a-t-il ajouté.

    Un militant sur place avait indiqué auparavant que des centaines de membres des services de sécurité syriens, appuyés par des blindés, avaient pénétré ce matin dans Deraa, où des tirs nourris étaient entendus.

    Par ailleurs, d’après des militants, il y a aussi des raids des services de sécurité en cours à Douma et al-Mouadamiyeh, près de Damas. « Les hommes des services de sécurité sont entrés par centaines dans la ville (de Deraa), accompagnés de chars et de blindés », a déclaré à l’AFP le militant Abdallah Al-Harriri, joint au téléphone depuis Nicosie. « Les hommes tirent dans toutes les directions et avancent derrière les blindés qui les protègent », a-t-il ajouté. « L’électricité est coupée et les communications téléphoniques sont presque impossibles », a-t-il encore dit.

  • Drenagoram dit :

    Des centaines de Syriens prennent la fuite.

    28 avril 2011 15:54

    Le flot des personnes fuyant la Syrie vers le Liban s’est particulièrement amplifié jeudi. [Amin Mality – AFP]

    Des centaines de Syriens ont fui jeudi à pied leur pays vers le nord du Liban voisin en affirmant que des troubles avaient éclaté dans la ville syrienne frontalière de Tall Kalakh. La France espère une prochaine déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU.
    Les Syriens en fuite, pour la plupart des femmes et des enfants transportant des matelas et quelques biens, sont arrivés au Liban par le point non-officiel de Bouqayaa situé dans la région frontalière de Wadi Khaled.

    Ils ont raconté que les troupes syriennes avaient encerclé la ville de Tall Kalakh (centre-ouest) après une manifestation hostile au régime. « Ils autorisent les gens à en sortir mais pas d’y entrer », a affirmé Yehya Meri, 50 ans, qui a traversé au Liban avec sa femme et ses deux enfants, en provenance de cette ville de 25’000 habitants située entre la province de Homs et le port de Tartous, à environ 2 km de la frontière libanaise.

    Ce témoignage ne pouvait être confirmé dans l’immédiat, les autorités en Syrie limitant le travail de la presse étrangère couvrant la révolte qui secoue le régime du président Bachar el-Assad depuis le 15 mars. Les ONG syriennes des droits de l’Homme estiment pour leur part que plus de 450 personnes ont trouvé la mort depuis le 15 mars.

    Le flot de fuyards s’amplifie
    Mahmoud Khazaal, ancien maire de la ville libanaise de Mkaybleh sur la frontière, a indiqué qu’environ 700 personnes avaient traversé la frontière pour se réfugier chez des proches au Liban. « Quelques personnes ont pris la fuite hier soir, mais le flot s’est vraiment amplifié ce matin, a-t-il indiqué. « La plupart de ceux qui fuient ont de la famille dans la région de Wadi Khaled ».

    L’armée libanaise a pris le nom des Syriens s’étant réfugiés au Liban et a renforcé sa présence près du point frontalier de Bouqayaa. Un poste-frontière officiel entre la Syrie et le Liban se trouve à un kilomètre environ de Bouqayaa, mais selon les personnes en fuite, la route syrienne y menant a été coupée à l’aide de pierres et de pneus, empêchant les voitures de l’atteindre.

    La France souhaite que l’ONU se mette vite d’accord
    La France a déclaré jeudi espérer une déclaration « prochainement » du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant les violences en Syrie, tout en regrettant que cette instance n’ait pu se mettre d’accord mercredi (lire: Syrie: désaccord au Conseil de sécurité de l’ONU) sans mentionner explicitement les blocage russe et chinois.

    En rappelant que la France « condamne fermement la poursuite de la répression en Syrie », le porte-parole Bernard Valero a aussi appelé à une « action forte », vendredi à Genève, du Conseil des droits de l’homme.

    A cette occasion, elle entend « également faire reconnaître à la communauté internationale le caractère incongru, dans le contexte actuel, de la candidature de la Syrie au Conseil des droits de l’homme au mois de mai », a-t-il précisé.

    afp/jzim

  • Drenagoram dit :

    Le 12 septembre américain

    Luis Lema

    Pour les Etats-Unis, c’est enfin le 12 septembre. La veille a duré presque dix ans, et c’est aujour­d’hui

    les Etats-Unis, c’est enfin le 12 septembre. La veille a duré presque dix ans, et c’est aujour­d’hui – alors que le portrait d’Oussama ben Laden est désormais accompagné du mot «décédé» sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI – que l’on se rend pleinement compte des obsessions, du pessimisme, des blocages et de la paralysie qui ont accompagné cette décennie.

    Certes, il y a quelque chose de presque outrancier dans cette liesse exprimée par des milliers d’Américains après l’annonce de «l’élimination» du chef d’Al-Qaida. Celle d’un patient convaincu que son mal est incurable et qui, d’un coup, voit surgir les signes d’amélioration grâce à un vieux remède oublié. Celle d’un endetté qui, soudain, apprend que l’hypothèque qui menaçait sa maison devrait être levée.

    Les blessures qui se referment avec la mort de Ben Laden ne se résument pas à la soif de vengeance assouvie pour les 3000 victimes qui hantent encore, et hanteront à jamais, le sud de Manhattan. L’Amérique a traversé ces dix ans blessée dans son essence même, doutant de son statut de superpuissance, de son rôle, de la place qu’elle doit occuper dans un monde en mouvement.

    Ces doutes et cette inquiétude avaient déjà grandement contribué à porter au pouvoir Barack Obama. Terminée, l’ère des «croisades» et des profondes incompréhensions: le jeune président démocrate collait mieux que quiconque à son époque et son élection représentait une sorte de bain rituel, destiné autant à en finir avec les stigmates du 11 septembre qu’avec les excès et l’hystérie qui avaient suivi. Aujourd’hui, paradoxalement, c’est ce même président qui, finissant d’endosser l’habit de grand prêtre, offre le sacrifice final de Ben Laden, en jetant son corps à la mer.

    Mais la fin de cette traque, et la victoire que signe ainsi Barack Obama, ne se limite pas à cette série de symboles. La guerre en Afghanistan, dans laquelle les Américains se sont embourbés sans cœur et sans objectif clair, sera sans doute réévaluée en profondeur sous cette nouvelle lumière. Les abus commis sous la bannière du Patriot Act, les budgets effarants concédés à la sécurité et au renseignement (ces derniers ont plus que triplé depuis 2001) pourront également être revus plus facilement, tandis que l’Amérique reprend aujourd’hui confiance en elle-même.

    En annonçant dimanche soir le succès de l’opération contre celui qui incarnait le mal absolu pour les Etats-Unis, Barack Obama a su garder le triomphe modeste. Mais il a surtout suggéré entre les lignes l’ouverture d’une ère nouvelle pour son pays. Le moment est propice sur le plan intérieur, mais aussi, notamment, face à un monde arabe qui n’avait pas attendu la disparition de Ben Laden pour entamer l’une de ses plus grandes mutations.

  • nuage1962 dit :

    Je vois que toi aussi tu as ce meme symbole de liberté que les oiseaux en pleins vol
    tres beau poeme… néo
    bisous

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Nuage ,
      C’est au Long d’Ailes et en Plein Vol ,
      Bienvenue en Haut , en Terre d’Orée ,
      D’âme en Eprise à maints Visages ,
      Pour une Graine en Chant Semer ,
      Bien des Idées qui Font Ecoles ,
      A Tendre ainsi le Mot du Sage ,
      Suivre les maux d’une Liberté.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Syrie : l’armée tire à nouveau sur la foule qui manifeste

    Par lefigaro.fr

    06/05/2011 ~ Mise à jour : 17:21

    Plusieurs manifestations se déroulent à travers le pays dans le cadre du «vendredi du défi». Des chars sont entrés dans la troisième ville du pays. De nouvelles violences sont signalées.

    • Plusieurs manifestations à travers le pays
    Les militants syriens ont invité les sympathisants du mouvement de protestation engagé contre le régime de Bachar el-Assad à manifester à travers le pays pour une journée baptisée «Vendredi du défi». «Nous nous sacrifierons pour la liberté, la dignité et la fierté. Pour elles, nous défions le monde», affirme un texte posté sur le site «The Syrian Revolution 2011» créé par de jeunes militants. Ces manifestations sont interdites par le régime.

    L’appel a été entendu, puisque selon les militants, des rassemblements ont commencé à Qamishli, Amouda et al-Dirbassiyeh dans les régions kurdes du nord du pays. Chacune rassemblerait au moins 2000 personnes. Cinq mille personnes sont également descendues dans les rues de la ville côtière de Banias.

    Une autre rassemblement a débuté dans le quartier de Saqba, dans la banlieue de Damas. Deux mille manifestants réclament la libération des personnes arrêtées par les forces de sécurité ces derniers jours. Ils tentent de rallier le centre de Damas, à six kilomètres de là, mais le chemin leur est barré par la police.

    Si ces rassemblements se déroulent pacifiquement, la situation a dégénéré à Hama, à 150 km au nord de Damas. L’armée a ouvert le feu sur une foule de plusieurs centaines de manifestants. Une personne est décédée. La violence de la répression s’illustre dans une vidéo postée sur YouTube par un manifestant, où l’on voit la foule tenter de réanimer un homme couvert de sang.

    • Cinq manifestants tués à Homs
    Les forces de sécurité syrienne ont également abattu cinq personnes lors d’une manifestation à Homs, selon un défenseur des droits de l’homme.

    Plus tôt dans la journée, plusieurs chars de l’armée avaient pénétré dans la troisième ville du pays, principalement dans le centre mais aussi dans plusieurs quartiers périphériques, dont Baba Amr et Deir Baalba.

    Les services de sécurité ont incité les sympathisants du «vendredi du défi» à se rendre au commissariat le plus proche. Des messages ont été diffusés à travers la ville grâce à des haut-parleurs fixés sur des camionnettes. Ils promettaient aux habitants de ne pas être arrêtés et punis s’ils se dénonçaient. Les commerçants étaient également incités à baisser le rideau.

    Selon un militant des droits de l’homme de la ville, «des dizaines de personnes ont été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi dans plusieurs quartiers.»

    • Un des chefs de l’opposition arrêté
    Les forces de sécurité ont arrêté Riad Seïf, une figure de l’opposition, lors d’une manifestation dans le quartier de Midan, à Damas. «Mon père a été poussé dans un bus en compagnie d’autres protestataires arrêtés lors de la manifestation aux abords de la mosquée al-Hassan», a déclaré sa fille Djoumana Seïf.

    • L’armée poursuit son retrait de Deraa
    Les troupes syriennes continuent de se retirer progressivement de Deraa, épicentre de la contestation contre le régime de Bachar el-Assad. L’armée avait investi la ville le 25 avril afin de mater la contestation qui avait débuté le 18 mars.

    Près de 350 militaires à bord d’une vingtaine de camions ont quitté la ville au petit matin. Selon un général de l’armée responsable du département politique, «les habitants étaient satisfaits du déploiement de l’armée qui a ramené la sécurité» à Deraa, car «des (snipers) postés sur les toits tiraient sur les gens».

    Six cents personnes ont officiellement été arrêtées dans la ville depuis le 25 avril.

  • Drenagoram dit :

    Tunisie: élections reportées si besoin
    Avec Reuters

    08/05/2011

    Le Premier ministre tunisien par intérim, Beji Caïd Essebsi, a évoqué aujourd’hui un éventuel report, pour des raisons techniques, des élections législatives prévues le 24 juillet.

    Ce scrutin est censé désigner une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution dans l’optique de l’après-Ben Ali, du nom du chef de l’Etat qui a gouverné d’une main de fer pendant 23 ans le pays jusqu’à son renversement, le 14 janvier, à l’issue de la « révolution de jasmin ».

    Dans un entretien diffusé par la télévision nationale, le chef du gouvernement a indiqué que son équipe travaillait toujours pour que le scrutin ait lieu comme prévu.

  • Solange dit :

    tu évoques ce monde de vautours … triste image que l’on colle à ces superbes oiseaux. Ta photo d’ailleurs est très belle. J’ai une affection, oui, oui, une affection particulière pour ces grands voiliers. Ils sont La liberté, ils sont le respect même. Il faut les connaître, apprendre à les aimer. Ceux que tu nommes vautours sont d’une autre espèce, la plus redoutable de toutes. Un super prédateur jouissant trop souvent de sa liberté au détriment de celle de son alter ego. Tu évoques les Anciens, étaient-ils si sages ? ils respectaient les vautours en tout cas … ceux qu’une récente génération a fini par faire disparaître en bien des endroits .. mais ceci est une autre histoire. Bonne soirée à toi NéO~. merci de ton passage sur mes deux petits bouts de toile.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Solange ,
      Ici l’Image n’est que Reflets ,
      La Haut en Vol , Onde est Passions .
      En Liberté Sous Vents , une Ronde est Soie ,
      A corps Perdus , en Sots de l’Ange ,
      Les Grands Vautours que je cite D’Hors ,
      Ne Sont pas Ceux aux Plumes d’Atours ,
      Par Foi en l’Or , des Mondes ils Changent ,
      En Effets de Serres ils Guettent en Corps ,
      Des Morceaux de Choix , en l’âme des Proies ,
      Pour une Récolte après Moissons ,
      Privant le Peuple des Graines d’Orées.
      NéO~
      Amitié~

  • Solange dit :

    c’est bien ainsi que je l’avais compris.
    Amicalement
    Solange

  • Drenagoram dit :

    Libye : les rebelles gagnent une bataille clé à Misrata

    Par Thomas Vampouille

    11/05/2011 ~ Mise à jour : 20:32

    Des rebelles patrouillent dans les rues de Misrata, non loin de l’aéroport qu’ils ont pris mercredi. Crédits photo : Ricardo Garcia Vilanova/AFP
    Les adversaires du régime de Kadhafi ont pris mercredi l’aéroport de la troisième ville du pays. La contestation du pouvoir en place gagnerait par ailleurs Tripoli, selon les insurgés.

    Nouveau tournant dans la bataille de Misrata, ville clé assiégée depuis plus de deux mois par les forces pro-Kadhafi. Après une lutte acharnée, les rebelles ont pris mercredi le contrôle de l’aéroport de la ville, située à 200 km à l’est de Tripoli.

    Depuis quelques jours, les troupes de Kadhafi avaient déjà perdu du terrain sur d’autres fronts autour de la ville côtière. Mercredi matin, ils ont tiré une quarantaine de roquettes Grad et des dizaines d’obus de mortier. Mais après de violents combats, les insurgés ont pris vers midi le contrôle total de l’aéroport au sud de la ville, et les tirs ont cessé. Ils avaient auparavant fait 13 blessés dans les rangs rebelles.

    Compte tenu de la violence des combats, l’aéroport est entièrement détruit. Il reste par ailleurs à portée des roquettes des forces gouvernementales. Neuf soldats de l’armée régulière qui se cachaient dans une maison près de l’aéroport ont été faits prisonniers par les rebelles, qui les ont protégés de la foule. Un prisonnier menotté a cependant été exhibé dans les rues de Misrata, où les habitants ont célébré l’importante avancée.

    «Tripoli se révolte»
    Dans le même temps, les rebelles – qui tiennent essentiellement la Cyrénaïque (est), ainsi qu’une région montagneuse au sud-ouest de Tripoli – ont continué à avancer à l’ouest de Misrata, vers la localité de Dafnia, sur la route côtière menant à Tripoli. La capitale qui, selon le porte-parole du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, est gagnée par la contestation du régime. «Tripoli se révolte. Chaque jour, de violents affrontements s’y produisent, notamment hier (mardi) et avant-hier (lundi)», a déclaré Mahmoud al-Warfalli. Il a affirmé que les étudiants de l’Université de Tripoli avaient «distribué des tracts appelant à la révolte et brandi le drapeau de la révolution».

    Dans la journée, une dizaine de missiles ont touché la capitale après un survol intense du secteur par des avions de l’Otan, selon un témoin. Ils ont visé notamment la région de Tajoura, mais on ignore encore les cibles exactes. La capitale est bombardée presque chaque jour par l’Alliance, que le régime libyen accuse de tenter de tuer Mouammar Kadhafi. Pour le ministre italien de la Défense, un bombardement sur un objectif militaire où le colonel se trouverait serait justifié. L’Otan a toutefois assuré ne pas viser des personnes mais des cibles «militaires».

    Le conflit libyen a déjà fait des milliers de morts, selon le procureur de la Cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo. Et plus d’un demi-million de personnes, essentiellement des travailleurs étrangers, ont fui le pays depuis la mi-février.

    Avec AFP

  • Drenagoram dit :

    Syrie: 7 morts à Tel Kelakh
    Reuters et AFP

    15/05/2011 ~ Mise à jour : 21:15

    Sept civils au moins ont été tués dimanche dans le bombardement par l’armée syrienne de la ville de Tel Kelakh, proche de la frontière libanaise, afin de réprimer un soulèvement en faveur de la démocratie, a rapporté un groupe d’activistes.

    Trois des victimes ont été tuées « alors qu’ils quittaient la mosquée Othman Ibn-Affan dans le centre de Tel Kalakh », selon un témoin Il a précisé que les tireurs « étaient des membres des services de sécurité ». « La situation est très mauvaise, des chars ont été déployés dans plusieurs quartiers », a dit cet homme qui semblait terrifié, avec des tirs résonnant en bruit de fond. « Il y a beaucoup de gens blessés dans les rues et nous ne pouvons pas aller les chercher », a-t-il ajouté.

    Tirs à la frontière avec le Liban

    A la frontière avec le Liban, une Syrienne a été tuée et six autres personnes blessées, dont une fillette, un soldat libanais et trois Syriens, par des tirs venant de Syrie alors que quelques dizaines de Syriens fuyaient à pied Tel Kalakh.

    Des tirs sont partis du côté syrien au moment où les déplacés traversaient le point de passage d’el-Boqayaa, généralement utilisé par des contrebandiers, et à travers lequel transitent depuis vendredi des centaines d’habitants de Tel Kalakh vers la localité libanaise de Wadi Khaled.

    Selon une source des services de sécurité libanais, deux gardes-frontière syriens étaient parmi ceux fuyant le côté syrien. L’un d’eux a succombé à ses blessures à son arrivée au Liban.

  • Drenagoram dit :

    Appel à la grève générale en Syrie
    AP

    17/05/2011 ~ Mise à jour : 21:25

    L’opposition en Syrie a lancé un appel à la grève générale dans le pays pour demain, optant ainsi pour une nouvelle stratégie face la violente répression du régime de Bachar el-Assad.

    Une grève nationale largement observée serait un revers embarrassant pour le président Bachar el-Assad. Une déclaration postée sur la principale page Facebook de la Révolution syrienne 2011 appelle à « une journée de punition pour le régime » avec « des manifestations massives, pas d’école, pas d’université, pas de magasin, de restaurant ni même de taxi ».

    Cet appel à la grève intervient alors que les Etats-Unis et l’Union européenne ont annoncé mardi préparer de nouvelles sanctions contre le régime syrien. A Washington, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton ont déclaré à la presse que ces sanctions pourraient être imposées à Damas dans les prochains jours.

    « Nous prendrons des mesures supplémentaires dans les jours qui viennent », a précisé Mme Clinton, après un entretien avec Mme Ashton au département d’Etat. « Il y aura un certain nombre de décisions dans les prochaines heures et les prochains jours que vous verrez », a déclaré de son côté Mme Ashton.

    Mmes Clinton et Ashton ont exprimé leur inquiétude face à la situation en Syrie. Selon le principal groupe syrien de défense des droits de l’homme, la répression du régime a fait plus de 850 morts depuis le début des manifestations à la mi-mars. Des milliers de personnes ont également été arrêtées.

    Dans un communiqué publié mardi, l’Organisation nationale pour les droits de l’homme déclare qu’au moins 41 personnes ont été tuées au cours des cinq derniers jours dans les villages d’Inkhil et Jassem, près de Deraa (sud), berceau de la contestation.

  • Drenagoram dit :

    Espagne: »écouter les jeunes » (Zapatero)
    AFP

    19/05/2011 ~ Mise à jour : 17:37

    Le chef du gouvernement espagnol trouve « des raisons » au mouvement de protestation des jeunes contre le chômage et le système politique, mené depuis quelques jours à Madrid et dans d’autres villes espagnoles.

    « On doit écouter et être sensible parce qu’il y a des raisons pour que s’expriment ce mécontentement et cette critique », a déclaré jeudi José Luis Rodriguez Zapatero, s’exprimant pour la première fois au sujet de ce mouvement informel qui prend de l’ampleur. « A partir de là, nous devons consolider, améliorer (…) Les partis doivent-ils s’améliorer? Bien sûr que oui », a encore déclaré le leader socialiste sur la télévision Telecinco.

    Une des revendications des protestataires est un changement du système électoral qui favorise les deux grands partis de gouvernement, le Parti socialiste (PSOE) et le Parti populaire (PP, droite). Des milliers de manifestants, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, sont descendus depuis le début de cette semaine dans les rues des villes d’Espagne dans l’espoir de faire entendre leur voix avant les élections locales de dimanche.

    Les socialistes au pouvoir sont donnés perdants de ces élections. Des centaines, parfois des milliers de manifestants se relaient jour et nuit depuis mardi sur l’emblématique place de la Puerta del Sol à Madrid, où un bivouac a été organisé.
    Dans un pays peu habitué aux manifestations de masse, ils expriment leur lassitude et leur frustration face aux retombées de la crise et au chômage, qui affiche un taux record de 21,19%.

  • Drenagoram dit :

    Syrie/manifestations: 34 morts
    AFP

    20/05/2011 ~ Mise à jour : 21:38

    Au moins 34 civils ont péri ce vendredi sous les balles des forces de sécurité en Syrie, où des milliers de manifestants ont défilé pour réclamer la liberté et la chute du régime qui reste sourd aux pressants appels internationaux à cesser la répression.

    Après avoir sommé le président syrien Bachar al-Assad de « diriger la transition » ou de partir, le président américain Barack Obama est revenu à la charge vendredi en estimant que la situation en Syrie représentait un motif « d’inquiétude aiguë » tant pour Israël, pays voisin, que pour les Etats-Unis.

    Selon des militants des droits de l’Homme, 34 manifestants ont été tués et des dizaines blessés lors des protestations qui ont touché de nombreuses villes à l’appel de l’opposition pour un « Vendredi de la liberté » et de l’unité nationale.

    Et la révolte entamée il y a plus de deux mois n’a donné aucun signe de faiblesse: les manifestations ont rassemblé des milliers de personnes, en particulier à Homs (centre), Hama (centre) Deraa (sud), Banias (nord-ouest), Qamichli (nord), Lattaquié (ouest) et Maaret al-Naamane (ouest)

    Des manifestations ont également touché des secteurs proches d’Alep (nord), deuxième ville du pays, et Damas, deux cités globalement épargnées par le mouvement de contestation qui continue, malgré la répression, de défier le régime baassiste au pouvoir depuis plus de 50 ans.

    Le bilan le plus lourd a été enregistré à Maaret al-Naamane, près d’Idlib, où 15 personnes, dont un adolescent de 15 ans, ont été tuées par les forces de sécurité qui ont ouvert le feu pour disperser les manifestants, selon les militants.
    Douze autres manifestants, dont un enfant de 10 ans et deux adolescents de 15 et 16 ans, ont péri sous les balles des forces du régime à Homs, un foyer de la contestation du régime assiégé par l’armée depuis près de deux semaines, ont-ils poursuivi.

    Deux manifestants ont été tués dans la région de Deraa (sud), où est née la contestation, un à Daraya, dans la banlieue de Damas, un à Lattaquié, principal port du pays (ouest), un à Hama (centre) et deux à Deir Zor (est), ont ajouté les militants en fournissant une liste nominative des victimes.

    Des manifestations ont eu lieu aussi à Douma, près de Damas, à Jableh (ouest), ainsi qu’à Amouda et Derbassiyeh (nord-est).

  • Drenagoram dit :

    Espagne: 300 jeunes solidaires à Paris
    AFP
    20/05/2011 ~ Mise à jour : 22:02

    Environ 200 à 300 jeunes se sont rassemblés ce soir place de la Bastille à Paris en solidarité avec les manifestations de la jeunesse espagnole qui crie son ras-le-bol du chômage et de la crise.

    Sur le parvis de l’Opéra Bastille, dans le calme, les jeunes brandissaient des panneaux improvisés sur des cartons, portant des slogans en français, en anglais et en espagnol, proclamant « C’est la révolution » sur cette place emblématique de la Révolution française, ou « Indignez-vous ! ».

    « Spanish revolution, people of Europe rise up » (Révolution espagnole, peuples d’Europe levez-vous), « Use ethic banks » (allez dans des banques éthiques), pouvait-on encore lire sur les pancartes. « El pueblo unido jamas sera vincido » (le peuple uni ne sera jamais vaincu) scandaient certains jeunes, reprenant le slogan chilien devenu symbole des opprimés dans le monde entier.

    A Madrid, un mouvement de constestation spontané et relativement flou est né en début de semaine sur la place populaire de la Puerto Del Sol, les jeunes espagnols exprimant leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié des moins de 25 ans.

  • Rosy'n dit :

    Pourquoi est-ce que je n’ai pas vu ce texte ?
    Je reviens demain, parce que ce soir j’ai les neurones en vrac, j’attends que les enfants rentrent de la répé, au moins Guillaume, parce que Thierry est un couche tard, et ensuite je vais au dodo.
    J’ai un banquier qui m’a mise au défit de jeter un œil sur le texte qu’il a fait pour démonter la vidéo que j’ai publiée… Je vais avoir besoin d’être affutée à 100%:lol:
    Je voulais publier un autre article ce soir, et j’ai mis en pause… Dans ces cas là c’est toujours parce que je ne suis pas complétement satisfaite.
    Remarques, des fois je le suis et je me trompe peut-être, mon dernier billet par exemple que j’ai sans doute pris un peu trop à la légère. Je l’ai modifié un peu quand m’aime…
    Mais bon, on ne peut pas être sérieux tout le temps, il faut décompresser aussi !
    Bises et bonne nuit

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Rosy’n ,
      Tu n’a pas vu ce Texte , Car je l’ai mis en Page ,
      Un Petit à Coté , beaucoup de News Publiés ,
      Ce n’est pas un Billet , mais Amère un Hommage ,
      Quatre Traits Tricotés , pour le Blues du Relié ,
      Liberté est Prétexte , par Chemins en Pas Sage .
      En Echo à tes Mots , sur la Vague de ce Souffle ,
      Un Printemps pour Une Onde , qui Balaye bien des Mondes .
      A l’Espagne qui s’éveille d’un Matin sans le Gain ,
      Quelques Miettes du grand Rêve , Des Promesses de Merveilles ,
      Se Posant en Questions , quelles Valeurs au lent Demain ,
      Dans la Valse des Milliards , toutes les Chaines d’une Nation ,
      Quelle sera la Réponse des Pays Libérés ,
      Une Oreille à l’écoute , ou la dur Répression ?
      A tant Vendre des Symboles , se vanter du bon droit ,
      Par la Force des Lois , il faut tenir Paroles.
      NéO~
      Bonne Chance pour la Dette , Tu peux lui Répliquer ,
      Si son Deal est Honnête , Tout devrait s’arranger .

  • Drenagoram dit :

    Des « indignés » manifestent à Athènes
    AFP

    29/05/2011 ~ Mise à jour : 19:00

    Les Athéniens affluaient par milliers ce soir sur la place centrale de la capitale, devant le parlement, au cinquième jour d’une mobilisation à succès contre l’austérité, calquée sur le modèle espagnol des « Indignés ». A 19h locales, une heure après le début du rendez-vous, la place de Syndagma était noire de monde, jeunes, couples et familles se pressant autour d’un campement d’une cinquantaine de tentes, en pleine organisation, a constaté une journaliste de l’AFP. Selon la police, quelque 20.000 personnes avaient répondu en milieu de soirée à l’appel, relayé via les réseaux sociaux, pour des rassemblements à travers toute l’Europe destinés à revendiquer une « vraie démocratie ».

    Devant la tombe du soldat inconnu, en contrebas du parlement, des manifestants brandissaient une pancarte proclamant « la plus grande violence est la pauvreté », sous des rafales de sifflets. Des participants faisaient aussi résonner des casseroles vides, tandis que le slogan « voleurs » était repris régulièrement. « Je suis là pour dire que j’en ai assez, ce n’est pas normal qu’on paie pour les erreurs des politiciens », a affirmé à l’AFP Vivi Villa, une professeure de lettres de 34 ans.

    Ravie de l’affluence, elle jugeait toutefois « peu probable que cela change quoi que ce soit à la politique en cours. Mais au moins, nous aurons dit que nous ne sommes pas d’accord ». Le rassemblement s’annonçait comme le plus fourni de ceux tenus depuis mercredi à l’appel d’un collectif des « Indignés » grecs bannissant toute revendication partisane et se voulant pacifique. Ce dernier pari a jusque-là été tenu, rompant avec la tradition grecque des défilés partisans émaillés d’affrontements jeunes-police et de casse. Le rendez-vous avait été lancé deux jours après l’annonce d’un plan durcissant la cure d’austérité dictée au pays par l’Union européenne et le Fonds monétaire international en échange de son sauvetage, il y a un an.

  • Drenagoram dit :

    « Indignés »: la place de la Bastille évacuée
    AFP

    11/06/2011

    Les « indignés » qui s’étaient rassemblés hier soir près de la place de la Bastille à Paris pour tenter d’y installer un campement « pacifique » sur le modèle de la Puerta del Sol à Madrid, ont été évacués dans la nuit par la police. « A 04h00, une cinquantaine de policiers nous ont encerclés sur le boulevard Richard Lenoir où on s’est installés et nous ont demandé de nous disperser par petits groupes, ce que nous avons fait », a expliqué l’un d’eux, Grégory Pesqueille, à l’Agence France-Presse.

    Dès l’installation de ces « indignés » vers 19h00, la police a démonté leurs tentes, empêchant la mise en place d’un « campement pacifique » voulu par les manifestants qui ont finalement étalé leur sacs de couchage sur le trottoir. Ils entendaient « reprendre la Bastille », après l’éviction par la police d’un millier de manifestants de la célèbre place le 29 mai.

    Entamé le 19 mai place de la Bastille, le mouvement des « indignés » français, en écho à celui né spontanément le 15 mai à la Puerta del Sol à Madrid, se veut « populaire », « intergénérationnel » et rejette « la démocratie représentative » et « une situation économique qui n’est plus supportable ».

  • Drenagoram dit :

    La blogueuse syrienne était un étudiant américain

    Par Chloé Woitier
    13/06/2011 | Mise à jour : 19:42

    Tom MacMaster, interviewé par le Guardian.
    Un Américain de 40 ans s’est fait passer pendant plusieurs mois pour une jeune Syrienne lesbienne sur un blog. La fausse nouvelle de son arrestation par les forces de sécurité du pays avait suscité l’émoi.

    Amina est une jeune lesbienne vivant en Syrie. Elle se bat pour l’arrivée de la démocratie dans son pays, et relate son combat sur son blog depuis le mois de février. La semaine dernière, Amina se fait enlever par les forces de sécurité du pays. La blogosphère est en émoi, les médias du monde entier relatent cette histoire. Des groupes de soutien se forment sur Facebook.

    Dimanche, la supercherie est dévoilée : la blogueuse n’existe pas. Amina s’appelle en réalité Tom MacMaster, un Américain de 40 ans étudiant en master à l’Université d’Edimbourg, en Écosse, et militant de la cause démocratique au Moyen-Orient.

    Les doutes s’étaient multipliés ces derniers jours. Tom MacMaster avait publié une photo censée représenter Amina, et qui a été en réalité prise sur un profil Facebook. De nombreux internautes syriens ont déclaré ne pas connaître cette jeune femme après l’annonce de son arrestation. Quant à la responsable du blog lesbien Lez Get Real, elle a affirmé que les e-mails qu’Amina lui envoyait provenaient d’Edimbourg.

    La vérité n’allait pas tarder à sortir. Le blogueur a révélé dimanche le pot aux roses dans un billet de blog nommé «excuses aux lecteurs». «Je n’aurais jamais cru provoquer un tel niveau d’intérêt», explique-t-il. Si le personnage d’Amina est fictif, «les faits relatés sur ce blog sont authentiques et ne sont pas trompeurs quant à la situation sur le terrain», se justifie l’Américain, qui estime «ne pas avoir fait de mal à qui que ce soit.»

    Les blogueurs syriens furieux
    Tom MacMaster s’est longuement expliqué ce lundi. Il affirme ainsi au Guardian avoir inventé une narratrice syrienne pour son blog afin d’être écouté du public occidental. «J’évitais ainsi les remarques du type «pourquoi détestes-tu l’Amérique ? Pourquoi détestes-tu la liberté ?» que j’aurais eu si j’avais signé de mon propre nom».

    Quant à l’orientation sexuelle de son personnage, il s’agissait «d’un défi littéraire». Un défi qu’il aura poussé jusqu’à entretenir une correspondance régulière avec une lectrice canadienne, qui tombera amoureuse de cette mystérieuse syrienne. «Je me sens mal vis-à-vis de ça», reconnaît-il. Jusqu’où est allée cette relation ? Il refuse d’en dire plus.

    Les écrits de Tom MacMaster ont d’autres conséquences. Le correspondant en Syrie du Guardian a ainsi pris de nombreux risques sur le terrain pour essayer de rencontrer la fausse blogueuse. L’agence de presse officielle du régime syrien, Sana, s’est elle emparée de l’affaire. «Ceci illustre bien les mensonges et les allégations comme quoi le régime kidnapperait des blogueurs et des activistes», souligne-t-elle.

    Les vrais blogueurs syriens sont, eux, furieux. «À M. MacMaster, je dis: Honte à vous!!! Des blogueurs en Syrie tentent de faire remonter les informations sur ce pays en prenant de nombreux risques», écrit ainsi l’éditeur syrien du site GayMiddleEast. «Ce que vous avez fait a heurté beaucoup de monde, et nous a tous placés dans une position dangereuse. J’avais moi-même commencé à enquêter sur l’arrestation d’Amina. J’aurais vraiment pu me retrouver en danger.» «Je me sens mal pour les personnes à qui j’ai fait du mal», a répondu Tom MacMaster au New York Times. «Cela me rend malade».

  • Drenagoram dit :

    L’armée syrienne lance une offensive sanglante sur Hama

    Par lefigaro.fr Publié le 31/07/2011 à 22:02

    L’armée et les forces de sécurité sont entrées avant l’aube dans la ville et ont ouvert le feu sur des civils, faisant plus d’une centaine de morts. La communauté internationale dénonce un «massacre».

    Comme le prédisait l’opposition, l’armée syrienne a procédé, à la veille du ramadan, à une démonstration de force implacable à Hama, ville rebelle située à 210 km de Damas. Les chars sont entrés dimanche avant l’aube dans la ville du centre du pays. L’armée a bombardé et ouvert le feu sur les civils. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées et de très nombreux blessés sont à déplorer, affirme l’Organisation nationale des droits de l’Homme. Tout au long de la journée de dimanche, le bilan n’a cessé de s’alourdir.

    Un blessé est évacué. Crédits photo : REUTERS TV/Reuters
    «C’est un massacre, ils veulent briser Hama avant le début du ramadan», a témoigné un habitant à l’Associated Press. Ahmed dit avoir vu jusqu’à douze personnes abattues dans les rues dans le quartier Baas, touchées à la poitrine et à la tête. «On s’est réveillé avec cette nouvelle, ils tirent à la mitrailleuse à l’aveugle, il y a beaucoup de victimes», a déclaré un autre habitant à l’agence de presse. Selon AP, les civils ont essayé de riposter, lançant des pierres et des engins incendiaires contre les blindés aux cris de «Allah est grand».

    D’autres villes visées par les opérations de l’armée
    Fidèle à sa rhétorique, l’agence officielle Sana, qui impute depuis le début les troubles à des bandes armées, a annoncé que «deux militaires ont été tués par des groupes armés à Hama». Selon elle, ils ont «incendié des postes de police, s’en sont pris à des biens publics et privés, ont brûlé des pneus et dressé des barrages dans les rues». L’agence cite également un habitant non identifié: «Des dizaines d’hommes organisés en bandes armées sont actuellement postés sur les toits des principaux bâtiments de la ville, ils ont des fusils mitrailleurs et ils effraient la population en tirant sans arrêt».

    Le pouvoir tente depuis plusieurs semaines de soumettre Hama. La ville a été le théâtre de plusieurs immenses manifestations contre le pouvoir, réunissant plus de 500.000 personnes. Ces rassemblements ont entraîné le 2 juillet le limogeage du gouverneur de Hama, Ahmad Khaled Abdel-Aziz. Hama est un symbole de la lutte contre le régime en Syrie depuis la terrible répression en 1982 d’une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez el-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20.000 morts.

    Alain Juppé en appelle à l ‘ONU
    D’autres opérations des forces syriennes étaient signalées dimanche dans le sud du pays et dans la banlieue de Damas. À Deir Ezzor, 19 personnes ont été tuées par balles, a annoncé la Ligue syrienne des droits de l’Homme. Les militants des droits de l’Homme redoutaient ces derniers jours une répression massive dans cette ville, devenue un des principaux foyers de la contestation. Vendredi, au moins 50.000 personnes avaient défilé à Deir Ezzor pour réclamer la chute du régime, puis 300.000 avaient participé aux funérailles de civils tués au cours de rassemblement précédents. Dans la région de Damas, c’est la ville de Mouadhamiya, qui a été visée par une offensive de l’armée. Plus de 300 personnes ont été arrêtées. La localité privée d’électricité et de moyens de communication.

    Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a fait part de la «très vive préoccupation» de la France après les violences de Hama, Daïr az Zour et Abou Kamal, évoquant un «contexte effroyable». Il appelle le Conseil de sécurité de l’Onu à «prendre ses responsabilités. Le chef de la dipolmatie italienne est allé plus loin en réclamant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité et une réunion des ambassadeurs de l’Union européenne à Damas.

    «Horrifié» par l’offensive de l’armée syrienne, Barack Obama a assuré que Washington continuerait à maintenir le régime de Bachar al-Assad sous pression. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, s’est déclaré quant à lui «consterné». «Ces attaques sont d’autant plus choquantes qu’elles ont lieu à la veille» du ramadan, «mois sacré pour les musulmans».

    (Avec AP et AFP)

  • Soumeya dit :

    Je vais justement poster un poème d’une syrienne de Hama, publié aujourd’jui.
    A bientôt

  • Drenagoram dit :

    L’Histoire en Cours se Fait l’Echo ,
    Des Maux Distants aux Jours sans Gloires .
    A Prendre Part sans Dire Dire un Mot ,
    Quand dans l’Instant d’un Mois d’Amours ,
    Le Fer s’attache aux Pieds des Portes ,
    Vont les Vautours Faire Couler Sang ,
    Le Droit n’est plus que Lettres Mortes ,
    La Liberté pleure ses Enfants.
    NéO~

  • Drenagoram dit :

    Entre Syrie et Libye, limites du «droit d’ingérence»

    Par Renaud Girard Mis à jour le 05/08/2011 à 08:58 | publié le 04/08/2011 à 21:39

    Présents dans le ciel libyen, les Occidentaux se refusent à envisager une intervention militaire contre Damas.

    Dans le monde arabe, vaut-il mieux être aujourd’hui un citoyen de Hama en Syrie ou de Benghazi en Libye? Pour celui-ci, l’Otan mobilise ses chasseurs-bombardiers depuis cinq mois; à celui-là, l’Occident a fait l’aumône, mercredi soir, d’une «déclaration présidentielle» du Conseil de sécurité de l’ONU. À l’évidence, le «droit d’ingérence» -concept inventé par les Occidentaux au début des années 1990 à la faveur de la fin de la guerre froide-, souffre d’un léger problème de «deux poids, deux mesures», de «double standard» comme on dit en anglais.

    Pourtant, les similarités entre le sort des Syriens et celui des Libyens ne manquent pas. Depuis quarante ans, ces deux peuples arabes vivent sous la férule d’une dictature familiale issue d’un coup d’État militaire. À Damas, celui du général Hafez el-Assad (père de l’actuel président Bachar) date de 1970. À Tripoli, celui du colonel Kadhafi remonte à 1969. Après les révolutions réussies de Tunis et du Caire, les Libyens et les Syriens sont à leur tour sortis dans la rue, à partir du mois de février, pour demander des changements politiques. Ils ont été accueillis à coups de matraque, puis de fusil, puis de canon. Comme toujours dans l’histoire, l’exagération dans la répression a nourri une insurrection populaire.

    Bombardement
    Comparer la réaction de l’Occident aux deux situations libyenne et syrienne permet d’affiner les règles de fonctionnement auxquelles obéit le concept de «droit d’ingérence». Les années 1990 nous avaient déjà appris qu’il s’agissait exclusivement de l’ingérence des grands pays dans les affaires des petits. On y avait vu un premier ministre britannique encourager, au printemps 1999, le bombardement par l’Otan des ponts de Novi Sad (ville danubienne au nord de la Serbie), afin d’inciter ce pays à abandonner le contrôle de sa province méridionale indépendantiste du Kosovo, puis, quelques mois plus tard, le même Tony Blair se précipiter à Moscou pour être le premier leader occidental à y baiser la babouche du nouveau tsar Poutine, lequel venait tout juste de procéder à la destruction quasi totale de la province russe indépendantiste de Tchétchénie, au mépris d’un accord de paix que son prédécesseur Eltsine avait signé en 1996. Au regard de la puissance de frappe de l’Otan, la Libye et la Syrie sont deux pays militairement insignifiants. Pourquoi est-on intervenu dans la première et non dans la seconde? C’est là qu’il convient d’ajouter le concept de facilité. Le «droit d’ingérence» ne s’applique plus aujourd’hui qu’aux terrains réputés militairement faciles, où les interventions paraissent pouvoir se faire à bas coût humain -pour les Occidentaux, cela va sans dire. La Libye présente l’avantage d’être un pays désertique au ciel clair, où rien n’est plus facile que de détruire par des bombes guidées au laser une colonne de chars s’avançant sur la ville insurgée de Benghazi. De surcroît ce pays recèle d’immenses richesses énergétiques. Des esprits malveillants ont souligné que si cette terre de Bédouins n’avait pas eu de pétrole, personne ne se serait intéressé à elle.

    La Syrie, c’est autre chose. Elle n’a pas de pétrole, mais elle jouit du soutien ancien d’un grand pays, qui est la Russie. Mercredi soir, Moscou s’est opposé à ce que le Conseil de sécurité aille jusqu’au stade de la «résolution», pour ne garder que le principe d’une «déclaration», module de second rang par lequel l’ONU a l’habitude de proférer une liste de vœux pieux ayant fait consensus. Le deuxième atout de la Syrie s’appelle le Liban. C’est l’instrument de chantage dont dispose Damas face à l’Occident. À tout moment, la Syrie a les moyens de déstabiliser ce petit pays démocratique, le plus occidentalisé des États membres de la Ligue arabe. C’est pourquoi le Liban est le seul des quinze membres du Conseil de sécurité à s’être abstenu lors du vote de mercredi soir. Comme l’exemple de la Corée du Nord nous l’a enseigné depuis longtemps, le droit d’ingérence s’arrête là où commencent les moyens de chantage à l’égard de l’Occident.

    Alain Juppé avait parfaitement conscience de tout cela lorsqu’il s’adressa hier à la presse, à l’occasion d’une cérémonie de remise d’un don de l’État à la Croix-Rouge, afin de secourir les réfugiés de Somalie frappés par une famine d’exceptionnelle ampleur.

    Réfugiés de Somalie
    L’acheminement des secours n’est pas chose facile dans une zone où il n’y a pas d’État depuis un quart de siècle, et qui est en grande partie contrôlée par des bandes de «chebab» islamistes. Le ministre des Affaires étrangères a rappelé l’échec de l’intervention militaire «humanitaire» occidentale de 1992 en Somalie. Le terrain s’y révéla beaucoup plus compliqué que prévu et, à leurs premiers morts, les Occidentaux s’enfermèrent dans leurs bases, avant de déguerpir du pays.

    Il n’est donc pas surprenant que, sur la Syrie, M. Juppé ait souligné que «jamais personne n’y avait envisagé d’intervention militaire». Ayant en tête la Somalie -mais aussi sans doute l’Irak et l’Afghanistan-, le ministre a dit: «l’Occident ne sait pas faire de miracles!» Réaliste, il n’en attend pas non plus du régime de Damas. Appelé à commenter le décret publié hier par le président Bachar, qui institue le «multipartisme», M. Juppé a vu dans ce geste «un peu d’ironie, voire de provocation». «Il ne s’agit pas d’avoir des décrets, mais des actes! C’est d’un changement total de politique dont on a besoin en Syrie!», a conclu l’heureux successeur, au Quai d’Orsay, du docteur Bernard Kouchner…

  • Drenagoram dit :

    Syrie: l’armée prend d’assaut Deir Ezzor

    AFP Publié le 07/08/2011 à 08:14

    Des chars de l’armée syrienne ont pris d’assaut à l’aube la ville de Deir Ezzor dans l’est du pays. Ces chars ont pénétré dans plusieurs quartiers de la ville et des bombardements ont été signalés dans au moins trois secteurs, a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) basé à Londres. « Les obus résonnent dans plusieurs quartiers », a-t-il indiqué. Selon lui, quelque 250 chars et transports de troupes blindés participent à l’offensive.

    Les Comités de coordination locaux (LCC), qui coordonnent les manifestants anti-régime en Syrie, ont pour leur part affirmé que l’armée a pénétré dans neuf quartiers de Deir Ezzor et que de « très fortes explosions » ont été entendues dans la ville.
    L’attaque à Deir Ezzor a été menée quelques heures seulement après que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté lors d’un entretien téléphonique le président syrien Bachar el-Assad de mettre fin à la campagne militaire contre les opposants.

  • Drenagoram dit :

    Syrie : des navires militaires pilonnent une ville côtière

    Par lefigaro.fr Publié le 13/08/2011 à 16:07

    Des bateaux de guerre ont participé dimanche pour la première fois à une attaque en Syrie, contre Lattaquié, faisant au moins 23 morts et des dizaines de blessés.

    Malgré les pressions internationales qui se renforcent, le régime de Bachar el-Assad continue sa vague de répression. L’armée syrienne a poursuivi dimanche son offensive terrestre et maritime, lancée samedi contre la ville côtière de Lattaquié (nord-ouest). Au moins 23 civils ont été tués et des dizaines blessées dans le quartier d’al-Raml al-Jounoubi. «Des navires de guerre attaquent Lattaquié et des explosions ont été entendues dans plusieurs quartiers», a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui évoque des tirs de mitrailleuses et d’armes lourdes

    En outre, «des tirs nourris et des explosions ont été entendus dans le quartier Slaibé, tandis que des véhicules des milices pro-régime et des forces de sécurité se regroupaient dans la ville», a indiqué l’OSDH. Les forces de sécurité ont fait usage de lance-roquettes dans le quartier al-Sakentouri, et un enfant a été blessé dans le quartier voisin de Boustane Saydaoui. Samedi, déjà, deux civils avaient été abattus.

    Ces derniers jours, le quartier d’al-Raml de Lattaquié a été le théâtre de manifestations massives réclamant la chute du régime de Bachar el-Assad, confronté depuis près de cinq mois à un mouvement de contestation inédit.

    L’armée et les forces de sécurité syriennes sont aussi entrées dans la nuit de samedi à dimanche dans les banlieues damascènes de Sakba et Hamouriya et ont procédé à des arrestations. La veille, les forces de sécurité, appuyées par deux chars, avaient également pénétré dans le village de Joussiyeh, à la frontière avec le Liban, dans la région de Homs, selon un militant dans le secteur.

    Compte tenu de la situation sécuritaire qui continue de se dégrader, Paris a de nouveau recommandé samedi aux Français encore présents en Syrie de quitter le pays.

    Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite exigent la fin des violences
    Face à cette démonstration de force du pouvoir, la communauté internationale ne cesse d’élever le ton. Le président américain Barack Obama et le roi Abdallah d’Arabie saoudite ont exigé samedi que les violences cessent «immédiatement» en Syrie, a annoncé la Maison-Blanche dans un communiqué. Les deux dirigeants, qui se sont parlés par téléphone «au sujet de questions régionales et de la situation en Syrie», ont exprimé «leur préoccupation profonde et partagée au sujet de l’usage de la violence par le gouvernement syrien contre ses citoyens».

    Ils «sont tombés d’accord sur le fait que la brutale campagne de violences du régime syrien contre son peuple devait cesser immédiatement, et ont prévu de poursuivre leurs étroites consultations sur la situation dans les prochaines jours», selon le texte. Barack Obama «a aussi réitéré l’engagement de long terme des Etats-Unis pour la paix et la sécurité dans la région».

    Barack Obama s’est également entretenu avec le premier ministre britannique David Cameron. Ils ont fait part de «leur profonde inquiétude concernant l’usage de la violence par le gouvernement syrien contre les civils et leur conviction de la nécessité de répondre à l’exigence légitime de transition démocratique exprimée par le peuple syrien» et ont réclamé, encore une fois, l’arrêt immédiat de la répression.

    Des responsables américains ont déclaré jeudi que Washington envisageait d’appeler explicitement le président syrien Bachar el-Assad à quitter le pouvoir, un pas jusqu’ici jamais franchi, à l’inverse de leurs appels répétés en ce sens au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion spéciale jeudi 18 août consacrée aux droits de l’homme et à l’urgence humanitaire en Syrie.

  • Drenagoram dit :

    Syrie: 26 personnes tuées dans un stade

    AFP Mis à jour le 18/08/2011 à 22:03 | publié le 18/08/2011 à 22:03

    Les forces syriennes ont abattu 26 personnes dans un stade, dont un adolescent de 13 ans, au cours de la répression par Damas des manifestations demandant la fin du régime d’Assad, ont annoncé ce soir des responsables de l’ONU au Conseil de sécurité, selon des sources à l’AFP.

    Au total, depuis le début de la répression le 15 mars, au moins 2.000 personnes ont été tuées en Syrie, selon ces responsables cités par des sources s’exprimant sous couvert d’anonymat.

  • Drenagoram dit :

    Américains et Européens ne veulent plus d’el-Assad

    Par Luana Sarmini-Buonaccorsi

    C’est la première fois que la communauté internationale prend une position aussi ferme contre le président syrien, après cinq mois d’une répression sanglante qui a fait près de 2000 morts.

    Pour la première fois, la communauté internationale a appelé, jeudi, explicitement à la démission de Bachar el-Assad, faute d’avoir obtenu le moindre suc­cès lors de précédentes tentatives destinées à faire entendre raison au président syrien, avec des sanctions économiques et, le 2 août, une déclaration de l’ONU.

    «Nous avons à maintes reprises expliqué que le président Assad devait mener une transition démocratique ou démissionner. Il n’a pas mené cette transition. Dans l’intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer», a déclaré Barack Obama, rejoint presque simultanément par ses alliés français, allemand et britannique et l’ensemble de l’Union européenne. Pour mieux marquer sa détermination, le président américain a annoncé un renforcement des sanctions contre le régime syrien. Toute importation de produits pétroliers syriens aux États-Unis est interdite et les avoirs du régime sous juridiction américaine sont gelés afin de «frapper au cœur».

    Peu après, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et David Cameron, dans une déclaration commune, adressaient le même appel à el-Assad et se prononçaient pour de «nouvelles sanctions fermes». Des sanctions que l’Union européenne affirme préparer à l’encontre d’un régime qui a «perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien», comme l’a souligné Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne.

    «Crimes contre l’humanité»
    Ces décisions surviennent le jour où un rapport de l’ONU appelle le Conseil de sécurité, qui se réunissait jeudi, à saisir la Cour internationale de justice, estimant que les violences perpétrées par les autorités syriennes pourraient relever de «crimes contre l’humanité». Les Nations unies ont d’ailleurs annoncé l’envoi ce week-end d’une mission d’évaluation de la situation humanitaire sur place. Un rapport accablant remis à Genève au Conseil des droits de l’homme de l’ONU affirme notamment que les forces syriennes ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques, souvent à bout portant et sans avertissement, tuant au moins 1.900 civils depuis cinq mois, ce qui pourrait constituer un crime contre l’humanité.

    Les premières réactions de la Syrie ne laissaient pas présager un apaisement. Un haut responsable du ministère syrien de l’Information a regretté «qu’au lieu d’offrir son aide à Damas pour appliquer son programme de réformes, Obama et le monde occidental cherchent à attiser la violence en Syrie». Et de rappeler que, le matin même, «le président Bachar el-Assad a fait part à Ban Ki-moon de la décision de l’armée de mettre fin aux opérations militaires». Cette supposée bonne volonté sera mise à l’épreuve vendredi, lors des manifestations prévues comme tous les vendredis dans l’ensemble du pays sous le slogan: «La victoire approche».

  • Drenagoram dit :

    Violents combats à Tripoli, Kadhafi appelle à résister

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 21/08/2011 à 09:40 | publié le 20/08/2011 à 09:39

    Plusieurs explosions ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche à Tripoli où de violents affrontements ont eu lieu entre des insurgés et les forces pro-Kadhafi. Le colonel libyen s’est exprimé dans un message sonore.

    • Explosions et tirs à Tripoli

    Quatre puissantes explosions ont secoué tôt dimanche la capitale libyenne. Plusieurs explosions et des échanges de tirs nourris avaient déjà retenti dans la nuit à Tripoli, dont plusieurs quartiers ont été le théâtre de violents affrontements entre des insurgés et de forces loyales au régime du colonel Mouammar Kadhafi.

    «La situation est désormais sous contrôle», avait pourtant assuré dans la nuit le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, dans des déclarations diffusées par la télévision officielle libyenne. Ne confirmant que des «petits affrontements» pendant une demi-heure avec de petits groupes dans des quartiers non loin du centre de la capitale, il a indiqué que les volontaires et les forces libyennes étaient venus à bout des insurgés «inflitrés».

    • Message sonore de Kadhafi
    Dans un message sonore diffusé pendant la nuit par la télévision officielle, le colonel Mouammar Kadhafi a exhorté ses partisans à «marcher par millions» pour «libérer les villes détruites». Qualifiant les rebelles d’«agents, de traîtres et de rats» qui «profanent les mosquées», il a ajouté qu’ils étaient «des agents de Sarkozy qui veut prendre le pétrole libyen».

    Autour du dirigeant libyen, les défections se multiplient. Omran Aboukraa, ministre libyen du Pétrole, n’est pas rentré dans son pays au terme d’un séjour à l’étranger, selon une source autorisée tunisienne. L’ancien ministre du Pétrole en titre, Chokri Ghanem, avait lui-même fui, après de nombreuses années à son poste. Il s’agit du troisième haut dirigeant libyen à faire apparemment défection cette semaine : un haut responsable de la sécurité libyenne, Nasser al Mabrouk Abdoullah, avait d’abord gagné lundi par avion la Tunisie avec sa famille en provenance du Caire. Et selon les insurgés, le commandant Abdel Salam Djalloud, ex-ministre et ancien compagnon d’armes de Mouammar Kadhafi aux premières heures de la révolution de 1969, s’est rallié aux rebelles vendredi.

    • Liesse à Benghazi
    Alors que le «guide» libyen serait en train de négocier l’exil de sa famille, les rebelles semblent très optimistes quant à l’issue du conflit : «Tout montre que la fin est très proche», a déclaré samedi Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique des rebelles.

    «Je m’attends à une fin catastrophique pour lui et pour les siens. Je m’attends aussi à ce qu’il créé une situation (d’anarchie) dans Tripoli. J’espère que je me trompe», a ajouté le chef des rebelles libyens, qui appelle les habitants de la capitale à «protéger la vie et les biens de la population», mais également à «protéger les institutions et les biens publics». Moustapha Abdeljalil enjoint par ailleurs les rebelles de ne pas piller et de «traiter avec justice» tous les soldats du régime qui seront fait prisonniers ou se rendront. «Nous sommes tous Libyens», a-t-il insisté.

    Dans plusieurs villes du pays, la foule a commencé samedi soir à se réjouir. Ainsi à Sabratah, à 50 km à l’ouest de Tripoli, la population massée autour des téléviseurs manifestait sa joie dans les rues, jugeant que la fin du régime était proche. À Benghazi,»capitale» rebelle dans l’est du pays, des milliers de personnes en liesse se sont rassemblées pour soutenir le «soulèvement» à Tripoli, a constaté un photographe. «Au revoir Kadhafi!», «Dieu est grand!» scandaient les manifestants.

    • Recul à Brega, avancées à Zliten et Zawiya
    Avant Tripoli, les rebelles libyens avaient progressé vendredi dans Brega, poste avancé des pro-Kadhafi dans l’Est, où ils auraient rencontré samedi des difficultés.«C’est une retraite stratégique et tactique, pour épargner les vies de nos combattants, et éviter plus de destructions aux infrastructures pétrolières», a assuré le porte-parole militaire de la rébellion, le colonel Ahmed Omar Bani. Vendredi, les rebelles avaient annoncé avoir pris Zliten et Zawiya. L’atout principal de cette dernière réside dans sa raffinerie, unique source d’approvisionnement de la capitale en essence, gazole et gaz.

  • Drenagoram dit :

    À Tripoli, la clan Kadhafi s’effondre au fil des heures

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 22/08/2011 à 17:48 | publié le 22/08/2011 à 17:47 Réactions (404)

    Les trois fils du leader libyen ont été arrêtés par les rebelles. Alors que les combats se poursuivent à Tripoli, notamment autour du complexe présidentiel, le «Guide» reste introuvable. Suivez minute par minute les événements en Libye.

    17h30 – Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, annonce qu’il va convoquer un sommet cette semaine sur la situation en Libye en présence des dirigeants de l’Union africaine et de la Ligue arabe ainsi que d’autres organisations régionales. Ban Ki-Moon a également proposé l’aide de l’ONU pour assurer la transition politique en Libye. Peu avant, l’émissaire du Conseil national de transition (CNT) libyen à Paris avait demandé l’aide de la communauté internationale afin de construire une Libye démocratique après la chute annoncée de Mouammar Kadhafi.

    17h10 – Mouammar Kadhafi se trouverait toujours en Libye, selon le porte-parole du Pentagone, le colonel David Lapan. «Nous n’avons pas d’information selon laquelle il aurait quitté le pays», a-t-il déclaré.

    16h45 – Les rebelles libyens ont capturé Saadi Kadhafi, l’un des fils du leader libyen, rapporte al-Arabiya qui cite le chef du Conseil national de transition (CNT) confirmant ainsi une information CNN . Les deux autres fils du colonel, Seïf-al-Islam et Mohammed Kadhafi, sont également entre les mains des rebelles.

    16h35 – De violents combats opposent rebelles et forces loyales envers le colonel Kadhafi à une vingtaine de kilomètres de la frontière tunisienne, selon la chaîne de télévision al-Arabiya.

    16h20 – L’Égypte reconnaît le Conseil national de transition (CNT) comme le gouvernement légitime de la Libye. L’Union européenne a, elle, estimé que la «fin du régime de Kadhafi» se rapprochait et a appelé à des élections libres rapides en Libye.

    16h15 – Les rebelles annoncent s’être emparés du siège de la télévision nationale à Tripoli, qui a cessé d’émettre. Les rebelles libyens affirment également détenir un présentateur de la télévision nationale qui aurait pris les armes pour défendre Kadhafi, selon CNN

    16h00 – Le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, évoque sa possible démission pour protester contre les actes de vengeance perpétrés selon lui par certains combattants rebelles sur le terrain.

    15h45 – Les diplomates de l’ambassade de Libye à Damas (Syrie) et à Rabat (Maroc) annoncent leur ralliement au CNT. L’ambassadeur libyen en Tunisie a également reconnu «la victoire claire et incontestable» des rebelles en Libye et a promis que ses services allaient faciliter le retour dans leur pays des dizaines de milliers de Libyens réfugiés en Tunisie. Par ailleurs, le drapeau du CNT flotte au dessus du l’ambassade de Libye à Alger, selon un journaliste de l’AFP. L’Algérie, qui partage une longue frontière avec la Libye, n’a, pour l’heure, pas officiellement reconnu le CNT.

    15h15 – Le chef du Conseil national de transition (CNT), affirme que l’époque de Mouammar Kadhafi est «révolue». Lors d’une conférence de presse à Benghazi, il a dit espérer que le colonel libyen serait capturé «vivant», au moment où des combats se poursuivaient à Tripoli.

    15h00 – La Ligue arabe se déclare «totalement solidaire» avec le gouvernement rebelle en Libye. «Je souhaite à la CNT de réussir à mener à bien une nouvelle ère et à préserver l’intégrité régionale de la Libye ainsi que sa souveraineté et son indépendance», a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi.

    14h45 – Le fils du colonel libyen Mouammar Kadhafi, Seïf al-Islam, pourrait être jugé en Libye et non par la Cour pénale internationale (CPI) qui l’a inculpé pour crime de guerre, estime l’émissaire du CNT à Paris. Ce dernier a précisé que c’était au CNT de décider où Kadhafi serait jugé.

    14h30 – Un bateau a quitté Benghazi et est en route pour Tripoli afin d’évacuer des migrants de la capitale libyenne. Ce navire, affrêté par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), peut transporter 300 personnes. Il devrait arriver mardi à Tripoli.

    14h20 – Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, appelle Kadhafi à se rendre pour «épargner à son peuple de nouvelles souffrances». Silvio Berlusconi, qui a rompu avec Mouammar Kadhafi après le début de l’insurrection en Libye, lui a demandé «de mettre fin à toute résistance inutile». De son côté, la Russie attend un transfert «imminent» du pouvoir aux rebelles.

    14h15 – Nicolas Sarkozy appelle les dernières forces fidèles au colonel Kadhafi à déposer les armes. Dans un communiqué, le président français indique qu’il a eu une conversation téléphonique avec le premier ministre du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Djibril, et l’a invité à venir mercredi à Paris. Nicolas Sarkozy lui a assuré que «la France continuera de se tenir aux côtés du CNT et de tous les Libyens pour achever la libération de leur pays de l’oppression». Plus tôt, Alain Juppé a appelé à la fin des combats:

    13h45 – Le premier ministre libyen, Baghdadi Ali al Mahmoudi, se trouve à Djerba, selon la chaîne de télévision qatarie al-Jezira. Le président du Conseil national de transition, l’organe politique de la rébellion, a indiqué sur la chaîne al-Arabiya que personne ne savait où se trouvait précisément Mouammar Kadhafi.

    13h15 – Les rebelles libyens convergent en masse vers le centre de Tripoli. Ils se dirigent vers la place Verte, lieu symbolique où les partisans du régime avaient l’habitude de se rassembler et que les insurgés ont rebaptisée «place des Martyrs», en brandissant des armes.

    12h55 – Le premier ministre britannique, David Cameron, appelle Kadhafi à «arrêter le combat sans condition». Dans une déclaration, il estime que «son régime s’effondre et bat en retraite». «Kadhafi doit montrer clairement qu’il renonce à contrôler la Libye», a-t-il précisé. Dans le même temps, Berlin a également appelé le leader libyen à abandonner le pouvoir estimant qu’il avait «perdu toute légitimité». «Nous attendons qu’il y ait rapidement maintenant un changement pacifique et démocratique de gouvernement», a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand.

    12h29 – BP, qui a dû suspendre en début d’année le lancement d’une campagne d’exploration pétrolière en Libye, espère y redémarrer ses activités dès que la situation le permettra, et en a informé le CNT.

    12h22 – Une charge des pro-Kadhafi. D’après Reuters, une brigade, emmenée par le fils du dirigeant libyen, Khamis Kadhafi, se dirige vers le quartier général de son père. Cette unité est réputée être l’une des mieux entraînées de l’armée libyenne.

    12h19 – Les chars de Kadhafi défendent son QG. Les pro-Kadhafi ont positionné leurs chars près du port et de la résidence du Guide de Bab Al-Aziziya à Tripoli et résistent aux offensives rebelles. Selon un de leurs porte-paroles, de nombreux insurgés ont péri dans les combats. Mais un garde du corps de Kadhafi aurait été arrêté.
    12h10 – La France a proposé une réunion la semaine prochaine à Paris du Groupe de contact sur la Libye. «Tout est en train de basculer. C’est un grand sujet de satisfaction. La France a pris des risques calculés. La cause était juste», a assuré Alain Juppé, appelant les derniers fidèles de Mouammar Kadhafi à déposer les armes. Le groupe de contact comprend tous les pays participant à la campagne militaire de l’Otan contre le régime de Tripoli.

    11h34 – Mustafa Abdul Jalil, le chef du CNT, a déclaré à al-Jezira que si les insurgés commettaient des actes de vengeance, il démissionnerait. «Il y a des groupes islamistes extrémistes qui cherchent à créer des turbulences dans la société libyenne. Je ne serai pas fier d’être la tête d’un Conseil avec de tels rebelles».

    Les principaux points de la bataille de Tripoli.

    11h33 – L’Otan va poursuivre ses frappes jusqu’à ce que toutes les forces pro-Kadhafi se rendent. Cette décision pourrait être source de friction avec le CNT, qui préférerait voir les Occidentaux se désengager. L’alliance a mené 46 sorties dimanche.

    11h29 – L’opposition réitère son appel à déposer les armes. Les insurgés exhortent les forces encore fidèles au colonel, qui combattent à Brega, à se rendre. Les rebelles se sont emparés il y a une dizaine de jours de la majeure partie de la zone résidentielle, dans l’est de la ville. La zone industrielle reste très disputée et les forces pro-Khadafi font preuve d’une résistance pugnace.

    11h25 – La Cour pénale internationale (CPI) discute avec les rebelles libyens du transfèrement de Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi recherché pour crimes contre l’humanité et arrêté à Tripoli par les rebelles, confirme le porte-parole du CPI. Considéré par le procureur de la CPI comme le «premier ministre libyen de facto», Seif al-Islam est accusé d’avoir joué un «rôle clé dans la mise en oeuvre d’un plan» conçu par son père visant à «réprimer par tous les moyens» le soulèvement populaire de février. Il aurait notamment organisé le recrutement de mercenaires.

    11h20 – Des responsables du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion libyenne, ont quitté Benghazi et sont actuellement à 100 km de Tripoli. Le groupe est composé essentiellement des représentants de la capitale Tripoli au sein du CNT.

    11h17 – Les rebelles affirment contrôler 95% de Tripoli et n’ont pas pour le moment retrouvé la trace du colonel Kadhafi. Des affrontements avec les pro-Kadhafi se poursuivent dans certains lieux de la ville. Plusieurs journalistes britanniques expliquent essuyer des tirs lors de leurs déplacements. Damien McElroy, correspondant du Telegraph, décrit des snipers postés autour de la place Verte. Selon Reuters, des centaines de combattants rebelles se dirigent vers la place Verte.

    11h15 – Les poches de résistance pro-Kadhafi sont en train d’être maîtrisées. «Autour de l’aéroport, qui est une zone clé, les dernières formes d’agression (de la part des forces loyales à Kadhafi, ndlr) sont en train d’être éliminées, des francs-tireurs sont arrêtés et dans certains cas ils se rendent», affirme le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini.

    11h10 – La Chine «respecte le choix du peuple libyen et espère un retour rapide de la stabilité en Libye». Pékin est «prêt à oeuvrer avec la communauté internationale et jouer un rôle positif dans la reconstruction future» du pays.

    10h27 – Un troisième fils de Kadhafi a été capturé par les rebelles, affirme CNN. Outre Seif al-Islam et Mohammed, Saadi Kadhafi aurait lui aussi été arrêté. Cet ancien footballeur professionnel, qui aimait s’afficher avec la jet-set internationale, a dirigé les forces militaires avant d’être mis sur la touche. Mohammed Kadhafi s’est lui rendu aux forces rebelles. Il était en pleine interview avec Al-Jezira quand des coups de feu ont retenti. «Des hommes armés encerclent ma maison, je suis à l’intérieur et ils sont à l’extérieur», expliquait à la chaîne le fils aîné du colonel, qui est, selon les rebelles, sain et sauf. Les quatre autres fils du dirigeant libyen se sont enfuis ou se terrent, croit savoir le CNT.

    10h01 – L’Afrique du Sud n’aide pas Kadhafi à quitter la Libye. «Le gouvernement réfute les rumeurs selon lesquelles il a envoyé des avions en Libye pour transporter le colonel et sa famille vers une destination inconnue», a déclaré la ministre des Affaires étrangères

    9h52 – L’Union européenne apelle le colonel à démissionner «sans délai» et prépare déjà l’après Kadhafi. «Nous avons travaillé sur plusieurs scénarios en ce qui concerne notre aide à l’administration» post-Kadhafi. Bruxelles demande aussi aux rebelles d’agir avec responsabilité et de protéger les civils de Tripoli

    9h49 – Selon la BBC, non seulement Internet a été rétabli à Tripoli mais les rebelles qui ont pris en main deux des réseaux de téléphonie mobile d’Etat ont donné 28,60€ de crédit gratuit à tous les abonnés.

    9h21 – Le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a exprimé son «espoir» d’un changement de régime en Libye mais «beaucoup de choses peuvent encore mal tourner dans les prochains jours», a-t-il cependant mis en garde.

    9h09 – Un journaliste du quotidien russe Izvestia a été blessé par balles à Tripoli. Orkhan Djamal doit bientôt être opéré mais sa vie n’est pas en danger.

    8h30 – Le premier ministre britannique David Cameron a une nouvelle fois interrompu ses vacances et est rentré à Londres pour tenir une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité sur la Libye.

    8h21 – Mouammar Kadhafi serait encore dans sa résidence de Bab Al-Aziziya à Tripoli, a indiqué à l’AFP un diplomate qui l’a rencontré au cours des deux dernières semaines. Des violents combats font rage autour de cette forteresse de plusieurs hectares, cible de plusieurs raids de l’Otan depuis le début de ses opérations en Libye, en mars. Quasiment tous les bâtiments ont été rasés par les frappes, mais le colonel disposerait de plusieurs bunkers dans sa résidence.

    A Tajoura, dans la banlieue de Tripoli, les Libyens célèbrent l’arrivée des insurgés. Crédits photo : -/AFP
    Jusqu’à présent, sa localisation était sujette à caution. Certaines rumeurs le disaient caché dans l’un de ses bunkers de Tripoli, d’autres affirmaient que le Guide avait quitté la capitale, cherchant à se réfugier en Algérie ou en Tunisie. Si le dirigeant est toujours à Tripoli, il serait difficile pour lui d’en partir : toutes les routes sont bloquées. Interrogé par Skynews, un porte-parole de la rebelion confirme ne pas savoir où se trouve le colonel mais affirme vouloir garantir «sa sécurité» ainsi que celle de sa famille. «Nous voulons le juger en Libye».

    7h15 – De violents combats ont lieu autour de la résidence de Kadhafi à Tripoli, selon un journaliste de l’AFP sur place. Des combats ont lieu également dans le sud de la capitale. Vers 06H30, des tirs de kalachnikovs ont également entendus tout près de l’hôtel Rixos, où est logée la presse internationale. Selon le porte-parole des rebelles, les pro-Kadhafi contrôleraient encore entre 15 à 20% de la ville.

    7h08 – Internet a été rétabli dans la nuit à Tripoli, pour la première fois depuis le début de l’insurrection en Libye, mi-février.

    7h03 – Une centaine de Libyens se sont rassemblés devant la Maison-Blanche, à Washington, priant, criant, agitant des drapeaux des rebelles et chantant en choeur: «La Libye est libre, merci Sarkozy, thank you Obama».

    7h00 – Les Etats-Unis ont intensifié ces derniers jours leur activité aérienne autour de Tripoli, ce qui a pu contribuer à faire pencher la balance en faveur des rebelles libyens, annonce le New York Times. L’aviation américaine a établi ces derniers jours une surveillance permanente au-dessus et autour des zones toujours contrôlées par les pro-Kadhafi. Dans le même temps, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays ont déployé au sol des forces spéciales pour participer à l’entraînement et à l’armement des rebelles, ajoute le quotidien.

    4h37 – Le président américain Barack Obama appelle dans un communiqué le dirigeant libyen à quitter le pouvoir afin de mettre un terme au bain de sang. Il appelle les rebelles à respecter les droits de l’Homme et à marcher vers la démocratie.

    Un rebelle libyen célèbre la chute de Tripoli, à Benghazi. Crédits photo : GIANLUIGI GUERCIA/AFP
    3h42 – Des dizaines de milliers d’habitants de Benghazi ont envahi les rues de la «capitale» rebelle dans l’est de la Libye pour célébrer la fin prochaine du régime. Des concerts de klaxon, tirs d’armes automatiques en l’air, cris de victoire ont éclaté dans toute la ville à l’annonce par les chaînes de télévision en arabe de l’arrivée des rebelles jusqu’au coeur de la capitale Tripoli. «Pas de bol le frisé!», «Dieu est grand!», a scandé la foule en liesse

    2h17 – Mahmoud Jibril, l’un des principaux responsables du Conseil national de transition, l’organe politique de la rébellion, a demandé aux combattants rebelles de s’abstenir de toute vengeance et les a mis en garde contre des «poches» de résistance pro-Kadhafi dans la capitale. «Je demande à tous mes frères libyens de prouver que nous sommes responsables en ce moment critique. Les yeux du monde vous regardent: soit vous gagnez la démocratie, soit vous choisissez la vengeance», a souligné Jibril.

    1h07 – L’Otan voit la fin du régime de Kadhafi comme imminente. Le secrétaire général de l’Alliance a promis l’aide de l’Otan à la rébellion pour aider à reconstruire une Libye démocratique. «Les rebelles doivent garantir que la transition se fera dans le calme (…), que le pays reste uni et que l’avenir soit fondé sur la réconciliation et le respect des droits de l’Homme».

    La bataille de Tripoli

    Après six mois de bataille contre le régime autoritaire de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, les rebelles libyens sont entrés dimanche dans Tripoli. Cette nuit, les rebelles qui ont lancé l’offensive «Sirène» samedi soir sur la capitale, ont atteint la place Verte à Tripoli, un lieu symbolique où les partisans du régime avaient l’habitude de se rassembler au début de la contestation à la mi-février pour exprimer leur fidélité au leader. Une foule en liesse agitait des drapeaux rouge, noir et vert, aux couleurs de la rébellion, dansant, et scandant «Allah Akbar» (»Dieu est grand») tout en tirant en l’air.

    Les insurgés se sont infiltrés dans la capitale en arrivant par la mer de l’enclave côtière de Misrata, à 200 km à l’est, selon la rébellion. D’autres rebelles venant de l’Ouest ont réussi, après de violents accrochages avec des soldats loyalistes, à entrer dans Tripoli en fin d’après-midi dimanche, acclamés par les habitants qui couraient le long de leur convoi, dans une ambiance euphorique.

    Les rebelles ne semblent n’avoir pas rencontré une forte résistance. Dans la nuit de dimanche à lundi, des forces pro-Kadhafi pilonnaient cependant le quartier al-Hemida, à l’est de la ville, selon un habitant de ce quartier.

    Deux fils de Kadhafi arrêtés

    Seif al-Islam, présenté dans le passé comme le futur successeur de son père, a été arrêté. Seif al-Islam, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité commis en Libye. «Nous espérons qu’il pourra être très bientôt à La Haye» pour y être jugé, a déclaré le procureur de la CPI, qui va contacter le gouvernement de transition pour discuter des modalités pratiques de son transfèrement aux Pays-Bas. Un autre fils influent de Kadhafi, Mohammad Kadhafi, a déclaré tôt lundi dans une interview à Al Jezira qu’il avait été arrêté par les rebelles et qu’il était en résidence surveillée.

    Le régime se dit prêt à négocier

    Dimanche, le colonel Kadhafi avait appelé ses partisans à «nettoyer» la capitale des rebelles, dans un message sonore diffusé par la télévision libyenne. Dans la matinée, il avait affirmé qu’il ne se rendrait pas et sortirait «victorieux» de la bataille de Tripoli.

    Malgré les succès apparents des rebelles, le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a affirmé pour sa part que «le régime est toujours fort et que des milliers de volontaires et de soldats sont prêts à se battre», tout en précisant que le «guide» libyen est prêt à négocier en personne avec le chef de file des rebelles. Selon lui 1.300 personnes ont péri ces dernières 24 heures à Tripoli. Il n’était pas possible de vérifier ce bilan.

    Le président français Nicolas Sarkozy a estimé «que l’issue ne fait désormais plus de doute».

  • Drenagoram dit :

    Libye: la tension monte entre milices rivales

    Par Pierre Prier Publié le 31/08/2011 à 10:52

    Le général Younes, ancien ministre de l’Intérieur de Kadhafi, devenu le chef militaire de la rébellion, a été assassiné à Benghazi le 23 juillet.

    Les fils du général Younes, soutenus par une centaine de chefs tribaux, demandent la vérité sur l’assassinat en juillet du chef militaire de la rébellion.

    Dans le salon de réception de leur villa, celle de leur père assassiné, les trois fils du général Abdel Fattah Younes fixent un ultimatum: «Si le résultat de l’enquête sur la mort de notre père n’est pas entièrement connu le quatrième jour de l’Aïd, nous réagirons.» L’Aïd el-Fitr, la fête de fin du Ramadan, a été célébrée le 30 août. La date butoir est donc fixée à samedi, le 3 septembre. Le gouvernement provisoire, le Conseil national de transition (CNT), a promis de publier à cette date les conclusions des investigations judiciaires. Le général Younes, ancien ministre de l’Intérieur de Kadhafi, devenu le chef militaire de la rébellion, a été assassiné à Benghazi dans des circonstances troubles le 23 juillet. Depuis, ses fils réclament la vérité. Hussam, infirmier, Tareq, ingénieur et Moatassem, étudiant en médecine, disent ne pas êtres seuls à prendre date. «Plus de cent tribus sont avec nous», assurent-ils.

    Leaders tribaux
    Un document a en effet été signé par 119 représentants tribaux, appartenant à la plupart des grands groupes libyens, au début du mois d’août. Il exige une enquête transparente sur la mort du général et l’intégration des milices sous un commandement unique. Ces leaders tribaux soutiennent tous les Obeidat, la tribu d’Abdel Fattah Younes. Quelques jours après sa mort, nombre d’Obeidat avaient pris les armes pour descendre dans les rues de Benghazi. Afin de les calmer, le CNT a couvert la ville de posters rendant hommage au général. Mais les tribus demandent plus. Pour elles, comme pour ses trois fils, Abdel Fattah Younes a été assassiné parce qu’il cherchait à faire rentrer dans le rang toutes les milices, dont plusieurs sont dirigées par des islamistes.

    Sans vouloir devancer la justice, Tareq, Moatassem et Hussam estiment que les islamistes ont bénéficié de soutiens au sommet du CNT. Ils rappellent que le jour de sa mort, leur père avait été ramené du front sur convocation de l’ex-vice-premier ministre Ali Aïssaoui, limogé depuis. Une convocation dont le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a par la suite déclaré n’avoir pas eu connaissance. Le général est tombé dans un piège, dit Tareq: «Il m’a appelé d’une voiture, me disant qu’il avait été arrêté par une force de 400 hommes et qu’on le ramenait à Benghazi. Il a été emmené à l’université, qui servait de base à des milices. Nous ne l’avons jamais revu vivant.»

    Le corps du général a été retrouvé le lendemain. D’après les rapports médicaux, il avait été affreusement torturé. Pouvait-il s’agir d’une vengeance perpétrée par des victimes de la répression mise en œuvre à Benghazi du temps de Kadhafi ? Les motifs ne manquent pas. Ses fils assurent que c’était bien le chef militaire de la rébellion qui était visé, non l’ancien ministre de l’Intérieur. À les écouter, leur père était l’enjeu d’une lutte de pouvoir. Ils pointent du doigt la présence au sein des autorités, aujourd’hui, de nombreux islamistes, Frères musulmans et anciens du Groupe de combat libyen, un mouvement qui se revendique djihadiste et a subi une terrible répression du pouvoir kadhafiste dans cette région, la Cyrénaïque, à la fin des années 1990. Un combattant de ce groupe, Abdelhakim Belhadj, est réapparu en chef militaire de Tripoli. Il a juré de fondre les milices en une seule armée. Mais à l’est, en tout cas, cette intégration ne semble pas en route. Au poste avancé de Nofilia, en direction de Syrte, les membres de l’embryon de nouvelle armée côtoient des hommes à la barbe broussailleuse peu diserts.

    Ressentiment
    La mort du général Younes cristallise les dissensions entre ces hommes, le CNT et les tribus, plus conservatrices qu’extrémistes. Les ressentiments ne s’arrêtent pas aux frontières libyennes. Le document des tribus demande également la création «d’une armée pour le pays, et non contrôlée par des gens de l’extérieur». Les fils d’Abdel Fattah Younes accusent: «Les milices ont pris 90% des armes livrées par le Qatar.» Le riche émirat du Golfe, membre de la coalition anti-Kadhafi, a effectué de nombreuses livraisons de matériel, souvent par avion, avec l’accord de l’Otan.

    Quoi qu’il en soit, ces certitudes sont ancrées dans les esprits des Obeidat, la tribu de Younes, et des tribus qui la soutiennent. Leur ultimatum devrait expirer au même moment que celui donné par le CNT à Syrte, bastion kadhafiste, pour se rendre. Un mauvais moment pour Benghazi. Mercredi, ces vives tensions n’apparaissaient pas au grand jour, noyées dans la joie du premier Aïd el-Fitr sans Kadhafi. Les rues étaient désertées par les habitants, qui ont couru les boutiques jusqu’aux petites heures de mercredi matin, pour acheter les cadeaux traditionnels, gâteaux et vêtements pour les enfants.

  • Drenagoram dit :

    La CIA et le MI6 collaboraient avec Kadhafi

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 03/09/2011 à 16:51 | publié le 03/09/2011 à 16:01

    Des documents découverts à Tripoli révèlent que les services de renseignement américains et anglais ont livré des informations sur des opposants au régime du colonel Kadhafi.

    La CIA et le MI6 ont travaillé étroitement avec les services de renseignement de Mouammar Kadhafi en donnant des informations sur des opposants aux régimes ou en livrant des terroristes présumés à la Libye pour qu’ils soient interrogés, selon des archives découvertes dans un immeuble des services secrets libyens à Tripoli par l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).

    Sous l’administration de l’ancien président George W. Bush, la CIA a ainsi livré de présumés terroristes au régime du colonel Kadhafi en suggérant les questions que les Libyens devaient leur poser, rapporte le Wall Street Journal, en citant ces documents découverts au siège de l’agence de la sécurité extérieure libyenne.

    «Chapitre très sombre des renseignements américains»
    Le cas d’Abdel-Hakim Belhaj, commandant des forces rebelles anti-Kadhafi qui contrôlent désormais Tripoli, est particulièrement significatif. Ancien chef du Groupe islamique combattant (GIC) libyen, un mouvement aujourd’hui dissous qui était proche d’al-Qaida, Belhaj dit avoir été torturé par des agents de la CIA dans une prison secrète, avant d’être renvoyé en Libye. Dans des documents datant de mars 2004, des Américains semblent avoir organisé sa reddition, tout en réclamant qu’il «soit traité humainement» et que ses droits «soient respectés».

    À cette époque, l’agence américaine avait par ailleurs établi «une présence permanente» en Libye. L’information figure dans une note d’un des hauts responsables de la CIA, Stephen Kappes, adressée au chef des services secrets libyens de l’époque Moussa Koussa. Ce dernier, qui fut aussi ministre des Affaires étrangères, est arrivé à Londres le 30 mars après avoir fait défection, et est reparti vers le Qatar.

    Peter Bouckaert, de HRW, qui a trouvé les documents, a qualifié les liens entre Washington et le régime de Kadhafi de «chapitre très sombre dans l’histoire des services de renseignement américains». «En 2004, les Etats-Unis avaient réussi à convaincre le gouvernement libyen de renoncer à son programme d’armes nucléaires et d’aider à arrêter les terroristes qui visaient les Américains», justifie un responsable américain cité par le journal, qui rappelle que la Libye tentait à cette époque de rompre son isolement diplomatique.

    «Salutations du MI6»
    Le quotidien anglais The Independent publie des informations similaires. Il cite un document américain classé «secret» annonçant que les services américains étaient «en mesure» de livrer «physiquement» aux Libyens un homme, Cheikh Moussa, présenté comme membre d’un groupe lié à al-Qaida.

    Le journal pointe aussi les relations entre les services libyens et britanniques à la même époque. Selon lui, la Grande-Bretagne a aussi communiqué des informations sur des opposants en exil du régime Kadhafi. Dans une lettre du 16 avril 2004, les services secrets britanniques informent leurs homologues libyens qu’un militant libyen vient d’être libéré en Grande-Bretagne. Les archives comprennent des lettres et fax adressés à Moussa Koussa, portant les mentions «Salutations du MI6».

    Plusieurs documents ont aussi trait à la visite très médiatisée de Tony Blair à Tripoli en 2004, montrant que c’est l’ancien premier ministre britannique qui a insisté pour être reçu par Kadhafi sous sa tente, une note assurant même que «les journalistes allaient adorer». Selon les notes retrouvées à Tripoli, les services secrets britanniques ont aussi aidé à rédiger le discours où Kadhafi annonçant qu’il renonçait aux armes de destruction massives.

  • Drenagoram dit :

    En Israël, la «révolte des tentes» réinvestit les rues

    Les contestataires appellent à nouveau à manifester samedi soir.

    La «révolte des tentes» en Israël cherche un deuxième souffle. Les dirigeants de ce mouvement de contestation sociale sans précédent espèrent revenir en force samedi soir à Tel-Aviv après un passage à vide ces dernières semaines. Ils ont toutefois placé leurs ambitions très haut en appelant à la plus grande manifestation de l’histoire du pays surnommée la «marche du million» contre la vie chère. En privé, ils reconnaissent qu’il s’agit avant tout d’un slogan de campagne. «Nous pourrons parler de victoire si nous parvenons à dépasser le pic des 300.000 manifestants atteint le mois dernier», explique une des organisatrices.

    Pour y parvenir, des appels tous azimuts à la mobilisation ont été lancés aussi bien de manière traditionnelle avec des affiches, des encarts dans les journaux, des interviews multiples, mais aussi grâce aux réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. Un exemple: une page a été créée sur Facebook surnommée «cinq avec moi». Tous ceux qui s’y inscrivent s’engagent à convaincre au moins cinq personnes à descendre dans la rue samedi. Des propriétaires de restaurants et de magasins ouverts le samedi soir ont aussi annoncé qu’ils accorderaient une à deux heures libres à leurs employés pour aller défiler.

    Apolitique
    La «10», une chaîne de télévision privée favorable depuis le début à la contestation, diffuse depuis jeudi des spots annonçant, à grand renfort d’images des précédentes manifestations, une couverture en direct du rassemblement, qui se tiendra sur la «place de l’État» au nord de Tel-Aviv, mais aussi dans d’autres villes, notamment à Jérusalem. Des dizaines d’autobus ont également été affrétés.

    «Nous avons fait le maximum», explique Youval Dollar responsable de la «logistique» de l’événement. «J’ai même réussi à convaincre ma mère, qui n’a jamais défilé de sa vie, à se joindre à nous», ajoute-t-il fièrement. Daphni Leef, l’égérie du mouvement, qui a été la première à dresser une tente sur le terre-plein du boulevard Rothschild à Tel-Aviv le 14 juillet pour protester contre l’envolée des loyers, se veut, elle aussi, optimiste. «Notre révolte que d’aucuns ont voulu enterrer un peu trop vite, va au contraire se renforcer et contraindre le gouvernement à agir pour faire baisser les loyers et sauver aussi bien l’éducation que la santé publique», proclame-t-elle.

    Mais le côté apolitique du mouvement, qui a fait sa force à son début, pourrait devenir avec le temps un sérieux handicap. Les dirigeants de la contestation refusent d’engager un dialogue avec les membres de la commission établie par Benyamin Nétanyahou pour présenter d’ici à deux semaines un train de réformes destinées à alléger le fardeau fiscal pesant sur les classes moyennes. Ils se sont contentés, à l’aide d’experts ayant la «fibre sociale», d’élaborer un programme alternatif qui n’a pas vraiment obtenu l’adhésion de l’opinion publique. Signe des temps: cette politique du tout ou rien a commencé à susciter un certain malaise contre la «direction» du mouvement accusée parfois d’être trop radicale.

    Les contestataires refusent également tout net de se constituer en parti, qui pourrait obtenir, selon des sondages, une vingtaine de mandats sur 120. Résultat: le mouvement a tendance à faire du surplace faute de savoir dans quelle direction s’engager.

  • Drenagoram dit :

    Syrie: le chef de la Ligue arabe attendu

    AFP Mis à jour le 04/09/2011 à 14:13 | publié le 04/09/2011 à 14:13

    Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a annoncé aujourd’hui que Damas acceptait qu’il effectue une visite en Syrie, où il compte se rendre dans la semaine.

    « J’ai été informé que la Syrie accueillait favorablement » une telle visite, qui aura lieu « probablement cette semaine », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation panarabe au Caire. « Je vais exprimer l’inquiétude arabe et je vais écouter », a-t-il ajouté.

    Nabil al- Arabi avait indiqué le 28 août dernier qu’il attendait toujours l’accord de la Syrie pour se rendre à Damas afin de présenter une initiative arabe visant à résoudre la crise dans ce pays. La veille, la Ligue avait tenu une réunion extraordinaire sur la Syrie et la Libye, au cours de la laquelle les ministres des Affaires étrangères arabes l’avaient chargé de porter à Damas « une initiative pour résoudre la crise » syrienne. Les ministres avaient également appelé la Syrie à « mettre fin à l’effusion de sang et à suivre la voie de la raison avant qu’il ne soit trop tard ».

    Un appel peu suivi de faits puisque, selon des militants, douze nouvelles personnes ont été tuées aujourd’hui dans des opérations sécuritaires dans plusieurs localités du nord-ouest et du centre de la Syrie.

  • Drenagoram dit :

    Le régime syrien continue à massacrer son peuple

    Par Caroline Bruneau Mis à jour le 07/09/2011 à 17:41 | publié le 07/09/2011 à 16:54

    L’armée syrienne massacre les civils à la mitrailleuse. La France dénonce «des crimes contre l’humanité» et la Ligue arabe veut proposer un plan de sortie de crise.

    La pression internationale et les promesses n’y ont rien changé. Le régime syrien continue de tirer et de tuer son propre peuple. «On constate que le régime s’est livré à des crimes contre l’humanité», a déclaré le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé lors d’une visite à Moscou. «La répression est tout a fait disproportionnée et aboutit à des effusions de sang tout à fait inacceptables», a continué le ministre, qui espère convaincre la Russie de se joindre à une condamnation de la répression au Conseil de sécurité des Nations Unies. La Russie, alliée du régime de Bachar el-Assad, s’est montré mercredi plus que jamais opposé à une résolution de l’ONU qui risquerait de se transformer en mission militaire : «La priorité est d’entamer un dialogue, des négociations. Nous estimons qu’inciter certaines forces d’opposition au boycott de ce dialogue est une voie dangereuse vers la répétition du scénario libyen», a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères.

    Sur place pourtant, la situation se dégrade. C’est désormais à la mitrailleuse lourde que l’armée syrienne attaque les civils, comme aujourd’hui à Homs où au moins sept personnes ont été tuées. Dans cette ville divisée entre quartier pro et anti-régime, l’armée a fait entrer les chars et couper les télécommunications dans une partie des la cité. Les opérations militaires se sont intensifiées autour de la ville au cours des derniers jours, avec la mort hier de quatre personnes dont un adolescent.

    Un projet d’élections présidentielles libres en 2014
    Les bilans et les images souvent insoutenables de la répression sont donnés par des militants des droits de l’homme représentés par les Comités locaux de coordination (LCC), mais le gouvernement syrien ne nie pas avoir procédé à des opérations. Il a même évoqué ce prétexte pour demander au représentant de la ligue arabe de repousser sa visite à Damas «en raison de circonstances indépendantes de sa volonté». Nabil al-Arabi viendra finalement samedi en Syrie, où il présentera le plan concocté par les membres de la Ligue arabe : mettre un terme à la répression puis organiser en 2014 un scrutin présidentiel pluraliste et libre.

    La Ligue arabe n’a condamné la répression officiellement qu’à la fin août, mais son action est désormais très attendue par les militants syriens des Droits de l’homme. Le plan de la Ligue est «une bonne base pour résoudre la crise nationale», ont estimé les LCC dans un communiqué. «Bien que nous ne fassions pas confiance au régime ou au président et que nous ne les considérions pas comme légitimes (…) nous sommes ouverts aux points de l’initiative s’il y a une garantie arabe et internationale suffisante pour les appliquer», ont déclaré les militants. Pour l’instant toutes les condamnations et les tentatives de médiation, notamment par la Turquie, ont été vaines : la répression a fait au moins 2200 morts depuis mars, selon l’ONU.

  • Drenagoram dit :

    L’UE plante son drapeau à Tripoli

    Mots clés : UE, reconstruction, CNT, LIBYE

    Par Jean-Jacques Mevel Publié le 07/09/2011 à 08:48

    En désaccord sur les frappes aériennes, l’UE ne veut pas louper le marché de la reconstruction de la Libye. Reste néanmoins de solides incertitudes sur l’avenir du pays.

    La Libye de l’après-Kadhafi n’est ni l’Irak ni l’Afghanistan. À l’heure de la refondation, les nouveaux dirigeants du pays entendent bien rester maîtres de leurs choix: c’est le message sans ambiguïté que vient de recevoir à Tripoli une délégation de responsables européens reçus par des révolutionnaires qu’agace déjà «le cirque d’une communauté internationale qui débarque après la guerre».

    L’UE s’était déchirée sur les frappes aériennes contre Kadhafi, elle ne veut pas rater le train de la reconstruction. C’est donc avant même l’arrivée de l’ONU qu’une équipe dirigée par Agostino Miozzo, l’homme de la gestion de crise à Bruxelles, a pu planter le drapeau de l’UE dans Tripoli libérée. Mais si le nouveau régime se reconnaît une dette envers l’Europe, il n’entend pas pour autant laisser à d’autres les rênes du redressement.

    «C’est nous qui décidons»
    «Les responsables que nous avons rencontrés à Tripoli ont des idées très claires sur ce qu’ils comptent entreprendre, de l’urgence du rétablissement de la distribution d’eau aux premières élections libres, explique au Figaro Agostino Miozzo, de retour à Bruxelles. Pas question de laisser commettre les mêmes erreurs qu’à Bagdad ou à Kaboul. Ils veulent garder une maîtrise totale et décider eux-mêmes de leur calendrier.»

    Qu’il s’agisse d’Ali Tarhouni, ministre intérimaire des Finances et du Pétrole, ou de Aref el-Nayed, figure du CNT et responsable de la «stabilisation», la tonalité est restée identique tout au long des entretiens, selon un participant. «Pas question d’un concours de beauté à Tripoli, pas question d’un partage du gâteau au-dessus de nos têtes, maintenant, c’est nous qui décidons.» Le ministre Tarhouni a confirmé que la Libye honorera les engagements pris par la dictature pour ce qui concerne le pétrole et l’immigration. Mais il a été aussi parmi les plus nets: les pays européens sont là pour nous aider, l’UE est là pour coordonner leurs efforts, mais il ne revient ni aux uns ni aux autres de se substituer aux Libyens.

    Points d’interrogation
    À Tripoli, la mission de l’UE a rencontré une génération plus jeune qu’à Benghazi et sans doute plus ouverte que les «islamistes» qui donnent des sueurs froides aux Occidentaux. «Si ces gens doivent former la future direction politique de la Libye, je dirais que nous sommes en sécurité, dit Agostino Miozzo. On peut leur faire confiance.»

    Mais le responsable européen rentre de Libye avec deux solides points d’interrogation. Le premier est l’avenir immédiat des milliers de jeunes qui «se retrouvent armés mais toujours en savates» après avoir gagné la guerre. «On ne leur prendra pas leur kalachnikov sans contrepartie.» Le second est le fantôme de Kadhafi qui, quel que soit le sort du colonel, risque de hanter la Libye «pendant des mois, voire des années». Après quarante-deux ans de dictature, «il ne manque ni de fidèles ni de jusqu’au-boutistes», s’inquiète Agostino Miozzo.

  • Drenagoram dit :

    Égypte: l’ambassade d’Israël attaquée

    AFP Mis à jour le 10/09/2011 à 08:24 | publié le 10/09/2011 à 08:24

    L’ambassade israélienne au Caire, lieu à la fois sensible et symbolique de la paix entre les deux pays conclue en 1979, a été envahie hier soir par des manifestants, lors d’une violente manifestation qui a fait des centaines de blessés devant ses locaux. Les manifestants qui ont « envahi » la mission diplomatique ont jeté des documents « confidentiels » depuis un des bureaux de l’ambassade, située en haut d’un immeuble d’une vingtaine d’étages, a indiqué l’agence officielle égyptienne Mena.

    Les violents affrontements qui se sont produits dans la soirée et la nuit dans le secteur entre forces de l’ordre et manifestants ont fait près de 450 blessés, dont un est décédé des suites d’une crise cardiaque, a de son côté annoncé le ministère de la santé. Un précédent bilan faisait état de 235 blessés.

    Des tirs nourris ont été entendus dans le quartier et plusieurs véhicules de police ont brûlé ou ont été endommagés. Plusieurs centaines de militaires et des dizaines de blindés étaient massés aujourd’hui près de l’ambassade, dans le quartier de Guiza, sur la rive ouest du Nil, et l’éclairage urbain a été éteint. L’ambassadeur israélien en Egypte Yitzhak Levanon a quitté tôt ce matin Le Caire par avion avec son escorte, a-t-on appris de sources aéroportuaires égyptiennes. L’ambassadeur et sa famille étaient arrivés plus tôt à l’aéroport pour prendre « un avion pour revenir en Israël », selon une autre source aéroportuaire.

    Des manifestants armés de marteaux

    Le président américain Barack Obama a exprimé sa « grande inquiétude » au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et a sommé les autorités égyptiennes de protéger la représentation, a annoncé la Maison Blanche. « Le président a exprimé sa grande inquiétude au sujet de la situation à l’ambassade, et de la sécurité des Israéliens qui y travaillent », a déclaré la présidence américaine. Barack Obama a aussi « a passé en revue les mesures que les Etats-Unis prennent à tous les niveaux pour aider à trouver une solution à cette situation sans violences supplémentaires, et pour appeler le gouvernement égyptien à honorer ses obligations internationales de protéger la sécurité de l’ambassade israélienne ».

    De son côté, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a téléphoné dans la nuit au secrétaire américain à la Défense, Leon Penetta, et lui a demandé une aide pour aider à protéger l’ambassade israélienne, a indiqué dans un communiqué le bureau de Ehud Barak. La Mena cite des témoins, selon lesquels les manifestants auraient envahi une salle dédiée aux archives diplomatiques, un étage en dessous des locaux de la chancellerie. Dans l’après-midi des manifestants armés de marteaux, de barres de fer et de cordes avaient fait tomber un mur de protection érigé ces derniers jours par les autorités égyptiennes devant l’immeuble abritant la mission, déjà visée par plusieurs manifestations.

    Un manifestant égyptien a réussi ensuite à retirer le drapeau israélien flottant sur l’ambassade, pour la deuxième fois en moins d’un mois. Les relations entre l’Egypte et Israël traversent une phase délicate, après la mort de cinq policiers égyptiens tués alors que les forces israéliennes poursuivaient des auteurs présumés d’attaques dans le secteur d’Eilat, dans le sud d’Israël, près de la frontière avec l’Egypte, le 18 août. L’Egypte est le premier pays arabe à avoir conclu un accord de paix avec l’Etat hébreu, en 1979.

  • Drenagoram dit :

    Les rebelles se déchirent,
    un fils Kadhafi arrive au Niger

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 11/09/2011 à 21:24 | publié le 11/09/2011 à 11:57

    Dimanche, douze personnes ont été tuées. Le même jour, le président du CNT est venu rendre sa première visite dans la capitale libyenne depuis le début de l’insurrection. Le fils aîné de Kadhafi, Saadi, est entré au Niger. Le point sur la situation.

    Des affrontements sur fond de rivalités anciennes
    De nouvelles fissures se font jour au sein des forces réunies contre le colonel Mouammar Kadhafi. Sur fond de rivalités anciennes, des affrontements ont eu lieu entre combattants anti-Kadhafi rivaux de deux villes du sud-ouest de la Libye, ont indiqué dimanche deux responsables locaux. Douze personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées. Les uns venaient de Gharyane et Kikla, les autres d’Al-Assabaa, ont indiqué des responsables locaux.

    «Un symbole énorme»
    Un accueil triomphal lui a été réservé. Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT), est arrivé samedi à Tripoli, sur la base militaire de Metiga, où des centaines de personnes ont tenté de l’approcher. Un cordon de sécurité a dû être installé pour le protéger. C’est la première fois depuis le début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi qu’il s’y rend, le CNT siégeant pour l’instant à Benghazi, dans l’est de la Libye
    «C’est un symbole énorme parce que cela veut dire que l’ère Kadhafi a pris fin», a déclaré le «ministre» de l’Intérieur des nouvelles autorités, Ahmed Darrad. La visite revêt de l’importance même si le CNT n’envisage pas de déménager immédiatement à Tripoli. Moustapha Abdeljalil a précisé que son déplacement à Tripoli était «provisoire» et que le transfert définitif du CNT aurait lieu «après la libération» totale du pays.

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    » Tripoli se prépare à accueillir son nouveau gouvernement

    Un des fils de Kadhafi est arrivé au Niger
    Un des fils de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Saadi, est arrivé au Niger, a annoncé le ministre nigérien de la Justice et porte-parole du gouvernement, Marou Amadou. «Une patrouille des Forces armées nigériennes a intercepté un convoi dans lequel se trouve un des fils de Kadhafi», le porte-parole. «Au moment où je vous parle le convoi fait route vers Agadez. Il n’est pas exclu que le convoi arrive d’ici demain (lundi) à Niamey», la capitale du pays, a-t-il ajouté.

    Saadi est le troisième fils de l’ancien dictateur. Il s’est illustré comme homme d’affaire et footballeur en Italie. Sa capture avait été annoncée peu après la prise de Tripoli, une information qui s’était révélée fausse par la suite.

    Kadhafi «bienvenu» en Guinée-Bissau
    «Si Kadhafi demande à venir en Guinée-Bissau, nous l’accueillerons à bras ouverts et nous assurerons sa sécurité», a déclaré le premier ministre de la Guinée-Bissau Carlos Gomes Junior, sur les ondes de la radio RDP à Bissau. Le pays a entretenu des relations étroites avec le régime de Kadhafi, qui a largement investi dans des hôtels, l’agriculture et les noix de cajou, et qui lui a aussi fourni des armes.

    Par ailleurs, la Guinée-Bissau n’a pas ratifié la Convention instituant la Cour pénale internationale (CPI), et n’est donc pas liée aux poursuites qui visent aujourd’hui l’ex-dirigeant libyen, visé par un mandat d’arrêt international émis par la cour et qui fait également l’objet d’un avis de recherche d’Interpol.

    Le «Guide» libyen est toujours introuvable. Mais des sources concordantes ont vu un nouveau convoi d’une «douzaine de véhicules» transportant certains de ses proches arriver vendredi à Agadez, dans le nord du Niger.

    » Interpol demande l’arrestation de Kadhafi

    Le front à Beni Oulid, en attente d’une décision des combattants
    Attaquer ou ne pas attaquer? L’ultimatum pour une reddition pacifique ayant expiré, Moustapha Abdeljalil a affirmé samedi qu’il revenait désormais aux commandants sur le terrain de décider quand attaquer les derniers bastions pro-Kadhafi, dont celui de Beni Oulid, à 170 km au sud-est de Tripoli. «La situation est dans les mains des combattants révolutionnaires. Nous leur avons parlé à travers leurs commandants et nous leur laissons le choix de décider (d’attaquer) quand ils le voudront», a-t-il dit.

    De premiers échauffourés ont eu lieu vendredi soir à Beni Oulid. Outre cette ville, Syrte (360 km à l’est de Tripoli) et Sebha (centre) sont concernées.

    Dans la journée, le président du CNT avait appelé les derniers bastions pro-Kadhafi en Libye à laisser ses combattants entrer «sans effusion de sang». Un appel qui est resté sans réponse.

  • bruno dit :

    Pour que les révolutions vivent il faut que des hommes meurent.
    En terre de Drenagoram,ces héros sont aimés.
    Chez Néo ,l’air et les mots sont purs.
    Car ils sont libres.
    Ton combat,ami tu le portes avec ta voix, ici ,et surement ailleurs.
    Avec panache.
    Amitié chevalier du Verbe.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Bruno ,

      Merci à Toi en Liberté ,
      De Poser Mots au Cours d’une Ere ,
      Tant les Courants , l’Hors d’une Veinée ,
      S’en Viennent Souffler depuis l’Hiver.
      ~
      Dans leurs Sillages , Les Mondes Changent ,
      Certains se Meurt , d’Autres plus Sages ,
      Trouve un Echo , Faits de Mélanges ,
      Cherchant l’Alliance d’un Nouvel Âge .
      ~
      Quand Sonne Leurres , le Vers à l’Hors ,
      Essayes de Voir entre les lignes ,
      Où Va Souffler l’Âme Libérée ,
      Qui Reste Digne , Tout en Accords ,
      L’Histoire attend d’être Déchainé ,
      Temps de Vautours , Attendent un Signe ,
      Pour Voler Plumes d’une Liberté ,
      Tirer Profits sans Faire Efforts ,
      Reprendre les Rênes sans les Lâcher.
      ~
      NéO~

      Amitiié l’Arpente Heurts .

  • Drenagoram dit :

    État palestinien : la demande transmise
    AFP Publié le 23/09/2011 à 21:39

    Le chef de l’ONU Ban Ki-moon a transmis aujourd’hui au Conseil de sécurité la demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU.

    Cette demande historique avait été présentée peu auparavant à M. Ban par le président palestinien Mahmoud Abbas, malgré d’intenses pressions américaines et européennes depuis des mois pour l’en dissuader.

    Elle exigera un vote qui prendra des semaines de négociations, les Etats-Unis espérant ne pas avoir à opposer leur veto avec des conséquences négatives pour leur image au Proche-Orient.

    « Je ne serai pas surpris que les négociations au Conseil de sécurité traînent jusqu’en octobre, voire novembre », a indiqué Paul Seger, ambassadeur de Suisse à l’ONU.

    Les Palestiniens espèrent obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil, minimum requis pour que leur demande puisse faire l’objet d’une « recommandation » à l’Assemblée générale, passage obligé pour que celle-ci se prononce par un vote à son tour. Six membres du Conseil de sécurité, permanents ou non, ont déjà dit qu’ils approuveraient la demande palestinienne: Chine, Russie, Brésil, Inde, Liban et Afrique du Sud. D’autres membres indécis ou n’ayant pas révélé leur position sont la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, le Nigeria, le Gabon, la Bosnie et le Portugal. La Colombie a annoncé qu’elle s’abstiendrait.

  • Drenagoram dit :

    Abbas défie l’ONU d’accueillir un État palestinien

    Par Alain Barluet Mis à jour le 23/09/2011 à 22:56 | publié le 23/09/2011 à 22:53

    Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, brandissant, vendredi devant l’Assemblée générale de l’ONU, une copie de la lettre qu’il a remise à Ban Ki-moon.

    La demande officielle a été déposée vendredi, malgré l’opposition d’Israël et des États-Unis.

    De notre envoyé spécial à New York.

    Il avait martelé sa détermination, il ne pouvait plus reculer. Comme prévu, Mahmoud Abbas a demandé vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU la reconnaissance pleine et entière d’un État palestinien au sein de l’organisation internationale. «C’est l’heure de vérité. Les Palestiniens attendent de connaître la réponse du monde. L’heure a sonné pour le printemps palestinien, c’est le moment de l’indépendance», a-t-il lancé à la tribune de l’Assemblée générale.

    Sous les applaudissements, Mahmoud Abbas a tendu la main à Israël tout en prononçant un sévère réquisitoire contre la colonisation juive des Territoires occupés. «Nous tendons la main au gouvernement et au peuple d’Israël pour faire la paix, a déclaré le chef de l’Autorité palestinienne. Notre peuple poursuivra sa résistance populaire, pacifique», a-t-il assuré. Mais les implantations israéliennes «anéantiront les chances de parvenir à une solution à deux États et (…) menacent de saper la structure de l’Autorité nationale palestinienne, voire son existence», a-t-il prévenu.

    Impasse
    Peu avant de monter à la tribune, Mahmoud Abbas avait remis une lettre au secrétaire général de l’organisation, Ban Ki-moon, pour officialiser sa démarche. Benyamin Nétanyahou devait lui succéder au podium de l’ONU pour présenter la position israélienne, elle aussi bien connue: oui à des négociations directes avec les Palestiniens, non à des résolutions des Nations unies. Sur cette même ligne, Barack Obama s’est déclaré convaincu mercredi «qu’il n’y a pas de raccourci vers l’issue d’un conflit qui dure depuis des décennies».

    Des menaces de rétorsions économiques ont été agitées par Israël et des élus du Congrès ont évoqué leur volonté de couper les vivres aux Palestiniens. Une aide américaine de quelque 500 millions de dollars, dont l’Autorité palestinienne a un besoin vital. Saeb Erekat, vétéran des négociations avec Israël, a lancé une mise en garde qui démontre la stratégie jusqu’au-boutiste des Palestiniens: l’Autorité autonome pourrait se dissoudre et «inviter dans ce cas les Israéliens à être la seule autorité entre le Jourdain et la Méditerranée», c’est-à-dire à réoccuper entièrement les Territoires, a-t-il dit à la radio israélienne.

    Tous les regards étaient tournés vendredi vers les conséquences de cette joute diplomatique dont l’ONU a été le grand théâtre. Des tractations se poursuivaient encore dans la matinée pour tenter de déminer la voie choisie par les Palestiniens. Car tous, y compris les intéressés lorsqu’ils s’expriment en privé, savent qu’elle mène à une impasse. Les États-Unis ont d’ores et déjà annoncé qu’ils opposeraient leur veto. Mais l’immense frustration devant le blocage des pourparlers de paix, accentuée par la tonalité perçue comme pro-israélienne du discours de Barack Obama à l’ONU, a conduit Mahmoud Abbas à aller de l’avant.

    Et maintenant ? Saisi de la demande palestinienne, le secrétaire général de l’ONU doit se retourner vers le Conseil de sécurité, qui, à son tour, doit réunir un comité chargé d’examiner la requête et d’inscrire un vote à l’agenda. Cinq membres, permanents et non-permanents, du Conseil de sécurité (Chine, Brésil, Liban, Afrique du Sud, Russie), sur quinze au total, ont déjà dit qu’ils approuvaient le choix palestinien. La Colombie a annoncé qu’elle s’abstiendrait. Quatre voix supplémentaires sont nécessaires aux Palestiniens pour obtenir la majorité requise de neuf voix. La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Inde, le Nigeria, pas plus que la France n’ont annoncé officiellement leur intention, ménageant leur marge de manœuvre. Rien n’est donc acquis au Conseil de sécurité. De fortes pressions s’exercent sur des pays comme la Bosnie, le Portugal ou le Gabon. Si le camp du «non» s’étoffait, les Américains pourraient alors espérer se dispenser d’un veto qui les mettrait désavantageusement sur la sellette.

    Le plan Sarkozy
    Tout ce processus peut néanmoins prendre «plusieurs semaines», un sursis que les diplomates, européens notamment, comptent mettre à profit pour favoriser d’autres pistes afin de relancer les pourparlers de paix. Les représentants du Quartette des médiateurs sur le Proche-Orient, regroupant les États-Unis, la Russie, l’Union européenne et les Nations unies, étaient vendredi encore au travail. Objectif, ramener les protagonistes à la table des négociations, interrompues depuis un an. «Mahmoud Abbas et Benyamin Nétanyahou savent ce qu’ils ont à craindre de Territoires palestiniens en flammes», relève un diplomate occidental. Faute d’une étincelle venant du Quartette pour relancer le moteur des pourparlers, la France estime qu’elle peut venir de la «feuille de route» proposée mercredi par Nicolas Sarkozy, sur la base d’une «nouvelle méthode»: un calendrier, sur un an, pour aboutir à un accord de paix, et l’octroi aux Palestiniens, par un vote de l’Assemblée générale, d’un statut intermédiaire d’État observateur à l’ONU.

  • Drenagoram dit :

    Syrie : les révolutionnaires de la Toile

    Par Delphine Minoui Publié le 29/09/2011 à 21:23

    L’Internet est l’arme la plus redoutable des adversaires du régime baasiste.

    En trois mois d’exil, c’est la troisième fois qu’il change d’appartement. Non par choix, mais par instinct de survie. À 40 ans, Omar Idlibi est un homme à abattre sur la liste noire des moukhabarat (services de renseignement) de Bachar el-Assad. Rien, à première vue, ne laisse pourtant penser que l’homme au visage fin et à la voix posée puisse présenter un danger pour le régime baasiste. En réalité, ce dissident syrien, aujourd’hui réfugié à Beyrouth, manie l’arme la plus redoutable contre le pouvoir de Damas : celle de l’Internet. « C’est notre planche de salut. Elle me permet de faire le lien entre les Syriens de l’intérieur et le monde extérieur, malgré le black-out des autorités », remarque Omar. Les yeux rivés – de jour comme de nuit – sur l’écran de son ordinateur portable, il est le porte-parole et cofondateur des LCC («Comités de coordination locaux de la révolution syrienne»), une organisation qui anime la contestation depuis plus de six mois et qui s’appuie, entre autres, sur le Web pour informer les médias étrangers – interdits de séjour en Syrie – des exactions du régime.

    Quand la première manifestation éclate à Damas, le 15 mars – via un appel lancé sur Facebook – seules quelques dizaines de personnes osent descendre dans la rue. Omar en fait partie. Mais le cortège est vite interrompu par les forces de l’ordre. Arrêté, puis libéré, il ressort de prison encore plus déterminé qu’avant. « Au début, les revendications étaient limitées à des demandes telles que la fin de la corruption, des tribunaux d’exception et de la loi d’urgence. Sous l’effet de la répression, nous avons commencé à réclamer la chute du régime », raconte-t-il. Un collectif d’activistes, d’avocats et de reporters est alors créé – les fameux LCC. Très vite, des membres de la société civile rejoignent cette nouvelle organisation, avec un seul cri de ralliement : «la révolution pacifique jusqu’à la liberté et pour la justice ». D’une centaine de membres, le réseau s’élargit à quelques milliers de personnes à travers tout le pays. Objectif, selon Omar : «Maintenir la flamme du mouvement et documenter les crimes commis par le régime. » Ainsi, un des exercices consiste à trouver un mot d’ordre à chaque grand rassemblement du vendredi, jour de contestation hebdomadaire. Par souci d’équité, une page Facebook – baptisée «Syrian revolution 2011» – offre aux internautes la possibilité de déposer leurs suggestions et de voter pour le meilleur slogan. Parmi les thèmes retenus au cours de ces derniers mois, on pourra retenir «le vendredi de la dignité», «le vendredi Azadi » («liberté» en kurde) ou encore « le vendredi des enfants ». «Un véritable exercice de démocratie ! », souffle fièrement Omar.

    Au cœur des manifestations
    Inspirés par les révoltes iranienne, tunisiennes ou encore égyptienne, de jeunes «citoyens journalistes », équipés de leurs simples téléphones portables, s’affairent également à tout filmer : manifestations, arrestations, corps de protestataires torturés. Avec, ajoute Omar, un souci permanent à l’esprit : « recouper les informations, identifier le lieu, la source, pour prévenir les accusations de “bidonnage” et éviter les pièges tendus par le régime ou par de simples plaisantins ». En Syrie, personne n’a oublié l’incident malencontreux du blog «Gay Girl in Damascus», dont l’auteur – que les Internautes crurent, un temps, emprisonné pour ses audacieux écrits – n’était autre qu’un Américain vivant en Écosse… Une fois tournées et authentifiées, les vidéos inondent aussitôt le Web, grâce à la ruse de petits génies de l’informatique, experts en contournement des filtres imposés par le pouvoir, pour être ensuite reprises par toutes les grandes chaînes internationales.

    «Du matériel satellitaire – de type Thuraya ou BGan -, acheminé clandestinement par les frontières libanaise ou jordanienne, permet également de garder le contact avec le monde extérieur malgré le blocage fréquent des communications téléphoniques et de l’Internet », précise fièrement Omar, qui a d’ailleurs pu s’évader de Syrie par le même biais. Soudain, l’activiste marque une pause en pointant du doigt son téléviseur, branché sur al-Jezira. À droite de l’écran, où défilent des images de manifestants syriens en colère, une petite vignette indique en langue arabe : «en direct de Homs». «Avec les nouveaux équipements dont on dispose, nos reporters qui se trouvent en plein cœur des manifestations peuvent désormais diffuser leurs images en direct », dit-il. Risqué ? « Oui et non !», ricane nerveusement Fadi, un cyberactiviste de Homs, contacté par Skype. «Les forces de sécurité sont tellement corrompues qu’il suffit de soudoyer un garde à la frontière pour faire entrer notre matériel. Et le comble, c’est que certains militaires se font de l’argent de poche en vendant aux activistes les vidéos qu’ils filment eux-mêmes.» En fait, concède Fadi, son inquiétude est ailleurs. « Aujourd’hui, la violence de la répression est en train de pousser certains dissidents à laisser tomber l’arme médiatique pour passer à une véritable rébellion armée. Or ce serait la porte ouverte à une guerre civile », dit-il.

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    Syrie : un chef de l’opposition kurde assassiné

    Par lefigaro.fr Publié le 08/10/2011 à 10:43

    Mechaal Tamo a été tué vendredi en Syrie, théâtre de nouvelles manifestations antirégime réprimées dans le sang, au moment où la Russie envisage un départ de Bachar el-Assad.

    La tension monte encore d’un cran en Syrie. Un chef de l’opposition kurde, Mechaal Tamo, a été assassiné vendredi à son domicile, alors que le pays est une nouvelle fois le théâtre de manifestations antirégime réprimées dans le sang. À Damas, l’opposant et ancien député syrien Riad Seif a quant à lui été roué de coups par des agents de sécurité devant la Mosquée al-Hassan, dans le quartier Midane. Il a aussitôt été hospitalisé, son état de santé n’a pas été communiqué.

    Les États-Unis et l’opposition syrienne ont aussitôt dénoncé une «escalade» dans la répression menée par le régime de Bachar el-Assad, qui a encore coûté la vie vendredi à seize personnes. La Maison-Blanche a appelé le président syrien à quitter le pouvoir «maintenant», évoquant une situation «très dangereuse». Paris, de son côté, a condamné ces «violences brutales».

    Mechaal Tamo, 53 ans, membre du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a été assassiné par des inconnus à son domicile dans la ville de Qamichli, situé dans le nord-est du pays. «Quatre hommes armés et masqués se sont introduits dans sa maison et ont tiré sur lui, son fils et une collègue», qui ont tous deux été blessés, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’agence officielle syrienne Sana a de son côté affirmé que le responsable kurde avait été tué par des «hommes armés à bord d’une voiture noire qui ont tiré sur son véhicule».

    La Russie se fait plus pressante
    Fondateur du Courant du Futur, un parti kurde libéral, Mechaal Tamo avait récemment été libéré après avoir passé trois ans et demi en prison. Il avait rejeté une proposition de dialogue présentée aux partis kurdes par les autorités. Pour la porte-parole du Conseil national syrien, Bassma Kodmani, avec cet assassinat, le régime a «franchi une nouvelle étape dans la stratégie de répression. Tous les leaders de l’opposition doivent se protéger». La moitié des membres du CNS vivent en Syrie, les autres sont éparpillés aux Etats-Unis, en Europe et en Turquie.

    À l’annonce de ce décès, des milliers de manifestants kurdes sont descendus dans la rue. A Homs (centre) des manifestants ont appelé à la chute du régime en brandissant des chaussures devant des photographies du président syrien, dont le visage était barré d’une croix. À Deraa (sud), des milliers de personnes ont piétiné des drapeaux géants de la Russie et de la Chine, qui ont opposé mardi leur veto à un projet de résolution occidental au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression. Mais, comme chaque vendredi, les forces de sécurité massivement déployées ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant trois civils à Douma, un à Zabadani, un autre dans la région de Jisr al-Choughour (nord-ouest), et onze à Homs, selon l’OSDH.

    Si la Russie maintient son opposition à toute ingérence dictée par les Occidentaux, le président Dmitri Medvedev, dont le pays est un proche allié de Damas à qui Moscou fournit de l’armement, a toutefois envisagé vendredi pour la première fois un départ de Bachar el-Assad. «Nous travaillons activement avec les dirigeants syriens pour qu’ils procèdent aux réformes indispensables. S’ils ne sont pas capables de mener ces réformes, ils doivent partir», a fait valoir le président russe. «Mais c’est au peuple et au régime syrien de décider cela, et non pas à l’OTAN ou à certains pays européens». Une délégation d’opposants syriens est attendue pour la première fois mardi en Russie.

    D’après l’ONU, la répression syrienne a déjà en six mois fait plus de 2900 morts, dont au moins 187 enfants.

    Lien Vers l’Article:
    http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/08/01003-20111008ARTFIG00343-syrie-un-chef-de-l-opposition-kurde-assassine.php

  • Drenagoram dit :

    Manifestation : plusieurs morts en Égypte

    avec agences Mis à jour le 09/10/2011 à 21:36 | publié le 09/10/2011 à 20:48

    Plusieurs personnes – au moins 14 manifestants selon un journaliste de l’AFP qui a vu leurs dépouilles et trois soldats mentionnés par la télévision officielle – ont été tuées dimanche soir dans des affrontements au Caire, lors d’une manifestation rassemblant des milliers de Coptes.

    Les manifestants dénonçaient les récentes attaques contre des églises dans le sud de l’Egypte quand des hommes en civil s’en sont pris à eux à coups de gourdins. Selon les responsables de la sécurité et des hôpitaux, les affrontements, qui se sont étendus à la place Tahrir voisine et au quartier environnant, ont fait également des dizaines de blessés.

    La manifestation avait débuté dans le quartier de Shoubra (nord du Caire), avant de gagner le Nil, où se dresse le siège de la télévision. La police anti-émeutes a ensuite maintenu la foule à distance de la tour de la télévision, tirant des grenades lacrymogènes contre des centaines de manifestants, qui ont lancé des pierres sur les soldats.

    « L’Egypte est notre pays », scandaient les manifestants, et « le peuple veut renverser le maréchal » référence au maréchal Hussein Tantaoui, qui préside le Conseil militaire au pouvoir. Les Coptes accusent la junte de ne pas traiter avec suffisamment de sévérité une série d’attaques visant la minorité chrétienne, les Coptes, qui sont environ 10% des quelque 80 millions d’Egyptiens.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/09/97001-20111009FILWWW00181-manifestationcoptes-6-morts-en-egypte.php

  • Drenagoram dit :

    Libye: annonce imminente de la libération

    AFP Mis à jour le 20/10/2011 à 17:52 | publié le 20/10/2011 à 17:49

    L’annonce de la libération totale de la Libye sera faite au plus tard demain, a annoncé aujourd’hui le chef de l’exécutif du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril. Le chef du CNT, « Moustapha Abdeljalil va proclamer aujourd’hui ou au plus tard demain la libération du pays et donner des détails sur la mort de Kadhafi », le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, qui a succombé à ses blessures reçues à Syrte, sa région d’origine à l’est de Tripoli, a ajouté MMahmoud Jibril.

    « Je félicite le peuple libyen pour cette journée historique et je l’appelle à cette occasion à laisser de côté ses rancunes et à proclamer d’une seule voix Libye, Libye, Libye », a-t-il déclaré à la presse. Le leader déchu en fuite a été tué aujourd’hui dans le dernier assaut contre sa région d’origine Syrte enfin libérée, ont annoncé les nouvelles autorités en parlant d’un « moment historique » pour la Libye après 42 ans de dictature.

    Confronté à un soulèvement sans précédent contre son régime autoritaire de 42 ans, Mouammar Kadhafi, 69 ans, qui avait dit qu’il voulait mourir en « martyr » en Libye, était en fuite depuis la chute de Tripoli en août.

  • Drenagoram dit :

    Obama met en garde «les régimes à poigne»

    Jérémy Maccaud Mis à jour le 20/10/2011 à 22:18 | publié le 20/10/2011 à 18:48

    RÉACTIONS – «Ces événements prouvent une fois de plus que ces gouver,ements finissent toujours par disparaître», avertit le président américain. Côté français, Nicolas Sarkozy parle «d’une étape majeure » pour la libération du pays.

    Pour Barack Obama, la mort de Mouammar Kadhafi constitue un avertissement sans appel pourles gouvernements non-démocratiques. «Pour la région, ces événements prouvent une fois de plus que les régimes à poigne finissent toujours par disparaître», a mis en garde le président américain. «Dans tout le monde arabe, les jeunes rejettent avec force la dictature. Et ces dirigeants qui essaient de leur refuser leur dignité n’y parviendront pas», prévient-il. La disparition du Guide «marque la fin d’un chapitre long et douloureux pour les Libyens qui ont , désormais,la responsabilité de construire un pays tolérant et démocratique». Le président des Etats-Unis a toutefois affirmé ne pas se faire «d’illusions» quant à la rapidité de la transition. «La route de la Libye sera longue et sinueuse». L’hôte de la Maison-Blanche a aussi souligné que la mort de Kadhafi donnait raison à la stratgéie américaine, qui a soutenu l’Otan mais laissé ses alliés européens piloter l’opération. C’est l’illustration de «la force du leadership américain dans le monde entier». «Nous avons éliminé des dirigeants d’al-Qaida (…) nous finissons la guerre en Irak et nous avons entamé une transition en Afghanistan. Et en Libye, nous avons démontré ce que l’action collective peut faire au XXIe siècle», selon lui.

    Côté français, «une nouvelle page s’ouvre pour le peuple libyen qui représente « une étape majeure» pour la libération du pays, s’est réjoui Nicolas Sarkozy. «Comme depuis les premiers jours du soulèvement du peuple libyen contre l’oppression, la France est à ses côtés pour le soutenir dans cette démarche». Alain Juppé, le ministre de Affaires étrangères, a salué depuis New Delhi la «fin de 42 ans de tyrannie», tout en ajoutant que la France était « fière » d’avoir aidé le peuple libyen. Premier à s’exprimer sur le sujet, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, est resté prudent : « Si cela est confirmé, c’est une bonne issue qui frustrera les Libyens qui souhaitaient un procès ». François Hollande regrette aussi que « une disparition qui empêche le procès qui aurait dû avoir lieu. » Avant de préciser : « Si j’ai approuvé l’intervention dans le cadre de l’ONU qui a favorisé la victoire de l’opposition libyenne, je n’oublie pas non plus la complicité qu’il y a eue entre la France et Kadhafi. »

    Le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont salué « la fin d’une ère de despotisme et de répression ». Ils ont appelé le Conseil national de transition (CNT) à poursuivre « un processus de large réconciliation » entre tous les Libyens pour permettre une transition « démocratique, pacifique et transparente ». La Pologne, qui assure actuellement la président semestrielle de l’UE, a déclaré par le biais de son ministère des Affaires étrangères que « le destin de Kadhafi devrait constituer un avertissement pour d’autres dictateurs, dans la région et dans le monde »

    Toujours en Europe, Silvio Berlusconi a été le premier à réagir à la mort du colonel Kadhafi, en annonçant que « la guerre était finie ». Le premier ministre britannique David Cameron a ensuite appelé au devoir de mémoire : « C’est un jour où il faut se souvenir des victimes de Kadhafi ».«Nous aurions voulu qu’il vienne répondre de ses crimes devant la justice, devant un tribunal international ou libyen, et nous n’approuvons pas les exécutions extrajudiciaires», a noté, quant à lui, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, «mais nous n’allons pas le pleurer, la mort de Kadhafi sont pour les Libyens l’occasion d’aller de l’avant».

    Ban-Ki Moon, le secrétaire général de l’ONU, voit en la mort du dictateur une « transition historique pour la Libye » tout en soulignant que « le chemin à parcourir pour le pays et son peuple va être difficile et rempli de défis. » L’OTAN, qui aurait joué un grand rôle dans la mort du colonel Kadhafi, a souligné qu’«après 42 ans, le règne de la peur du colonel Kadhafi a enfin trouvé un terme». Son secrétaire général secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, a invité les Libyens «à mettre de côté leurs différences et à travailler ensemble pour construire un avenir meilleur». Il a enfin estimé qu’avec la chute de Syrte, la fin de l’opération de l’Otan en Libye est «désormais beaucoup plus proche».La Ligue arabe espère de son côté que la mort de Kadhafi qui a gouverné le pays d’une poigne de fer pendant quatre décennies «tourne la page de la tyrannie».

    Les infirmières bulgares, qui avaient été condamnées à mort en Libye sous l’accusation d’avoir inoculé le virus du sida à des enfants, ont elles aussi commenté le décès du colonel.«La nouvelle m’a beaucoup réjouie. C’est un châtiment. Un chien comme lui méritait une mort de chien. Je me demande quand même si c’est bien lui», a déclaré Valia Tcherveniachka, qui a passé plus de huit ans dans les prisons libyennes. Pour leur part, ses collègues Snejana Dimitrova et Kristiana Valtcheva se sont déclarées «indifférentes» . «J’aurais été contente s’il avait été capturé vivant», a confié Mme Valtcheva. «Je ne me réjouis de la mort de personne, même s’il s’agit de mon ennemi», a ajouté Mme Dimitrova. Les infirmières interrogées veulent désormais voir leur innocence reconnue par les nouvelles autorités libyennes.

    Les familles des victimes de l’attentat de Lockerbie, pour qui le Colonel a été le cerveau de l’attentat de 1988, ont jugé que «justice a été faite», même si des zones d’ombre persistent. «J’espère qu’il est en enfer avec Hitler», a confié l’épouse d’une des 270 morts.

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    20 soldats tués en Syrie à Homs
    AFP Publié le 29/10/2011 à 21:27

    Vingt soldats de l’armée régulière syrienne ont été tués et 53 autres ont été blessés ce » soir lors d’affrontements avec des soldats dissidents présumés à Homs, dans le centre de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

    « Vingt soldats ont péri samedi et 53 autres ont été blessés lors d’affrontements entre l’armée régulière et des hommes armés, probablement des déserteurs, dans le quartier de Baba Amro à Homs », a indiqué l’OSDH, précisant que les blessés avaient été hospitalisés.

    Au total, dix civils ont péri samedi à Homs, troisième ville de Syrie et haut lieu de la contestation du régime du président syrien Bachar al-Assad, par des tirs des forces de sécurité ou de tireurs embusqués et par un pilonnage aux mitrailleuses lourdes, a ajouté l’OSDH. D’autres civils, dont le nombre n’a pas pu être précisé, ont été tués à leur domicile par des tirs des forces de sécurité, a indiqué en outre l’ONG

  • Drenagoram dit :

    La Palestine devient État membre de l’Unesco

    Par lefigaro.fr, Avec AFP Mis à jour le 31/10/2011 à 16:51 | publié le 31/10/2011 à 16:34

    Les délégués applaudissent l’admission de la Palestine comme État membre de l’Unesco après le vote qui s’est déroulé lundi à Paris.

    La France a voté en faveur de cette admission, contrairement à l’Allemagne ou au Canada. L’agence de l’ONU devra probablement se passer des financements américain et israélien qui représentaient un quart de son budget.

    En attendant la reconnaissance de leur État par l’ONU, les Palestiniens peuvent se targuer d’une première victoire diplomatique d’importance: la Palestine fait désormais partie des 195 États membres de l’Unesco*. La résolution d’admission a été votée lundi à Paris lors de la Conférence générale de l’agence par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre. Elle franchit ainsi largement le seuil requis des deux-tiers de pays présents votants (les absents et les abstentionnistes sont considérés non-votants). Ne reste plus à la Palestine qu’à signer et ratifier l’Acte constitutif de l’Unesco à Londres pour rendre son admission effective. Une formalité a priori.

    «C’est vraiment un moment historique qui rend à la Palestine certains de ses droits», a déclaré devant la Conférence générale de l’agence de l’ONU le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Malki. «La Palestine est le berceau des religions et des civilisations», a-t-il rappelé après avoir assuré que les Palestiniens avaient besoin de l’aide de l’Unesco pour protéger le patrimoine historique et culturel de la région. D’après lui, cette demande est totalement déconnectée de la démarche effectuée auprès de l’ONU à New York en vue d’une reconnaissance de l’État palestinien. Celle-ci doit être examinée à partir du 11 novembre.

    Israël met en garde les soutiens de la Palestine
    Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Bernard Valero jugeait pour cette raison avant le vote que ce n’était «ni le lieu ni le moment» de briguer une admission à l’Unesco. La France craignait qu’elle ne perturbe les négociations en cours à New York. Alors qu’elle prévoyait de s’abstenir, comme l’Italie et le Royaume-Uni, la France a pourtant voté favorablement, à la surprise générale. Si elle désapprouvait le timing des Palestiniens, elle ne trouvait rien à opposer sur le fond. «La Palestine a le droit de devenir membre de cette organisation dont la vocation est d’œuvrer à la généralisation d’une culture de la paix au sein de la communauté internationale», a ajustifié lundi Bernard Valero.

    L’admission de la Palestine à l’Unesco a déjà des répercussions diplomatiques importantes. Pour commencer, les Etats-Unis et Israël, qui ont voté contre comme l’Allemagne et le Canada, devraient suspendre leur participation financière à l’agence, supprimant ainsi près d’un quart de son budget. Les Américains, qui participent activement depuis 2003 aux programmes après 20 ans de boycott sont tenus par deux lois du début des années 1990 leur interdisant de financer une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens comme Etat membre à part entière en l’absence d’accord de paix avec Israël. Ils ont néanmoins promis par la voix de leur ambassadeur de continuer à «renforcer et soutenir» les travaux importants de l’Unesco.

    Le processus de paix entre Israël et les Palestiniens, déjà bien fragile, pourrait lui aussi souffrir de la situation. Le ministère israélien des Affaires étrangères a d’ores et déjà qualifié cette admission de «manœuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix». D’autre part, le ministère a averti que les pays qui ont soutenu la demande palestinienne, verront leur influence sur l’État hébreu affaiblie. Outre la France, la menace vise de facto la quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains.

    Cette réaction n’est pas surprenante. Les États-Unis savaient notamment à quoi s’en tenir. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a ainsi regretté lundi ce vote «prématuré et contreproductif vis-à-vis de l’objectif de la communauté internationale de parvenir à une paix complète, juste et durable au Proche-Orient».

  • Drenagoram dit :

    Syrie: « crimes contre l’humanité » (HRW)

    AFP Mis à jour le 11/11/2011 à 08:24 | publié le 11/11/2011 à 08:20

    Human Rights Watch (HRW) a accusé aujourd’hui le régime syrien de « crimes contre l’humanité », ses forces perpétrant de manière systématique des « abus » contre les civils dans leur répression du mouvement de contestation depuis huit mois.

    Dans un rapport publié alors que la Ligue arabe se réunit aujourd’hui et demain pour discuter du dossier syrien, HRW a appelé l’organisation panarabe « à suspendre l’adhésion de la Syrie ». Cette association de défense des droits de l’Homme basée à New York a aussi demandé à la Ligue arabe de réclamer à l’ONU un embargo sur les armes ainsi que des sanctions contre des membres du régime, et de déférer la Syrie à la Cour pénale internationale (CPI). « Le recours systématique aux abus contre les civils à Homs (centre) par les forces du gouvernement syrien, y compris la torture et les exécutions arbitraires, montre que des crimes contre l’humanité ont été commis », affirme l’ONG.

    Se basant sur les témoignages de 110 victimes et de témoins, elle indique que ces « violations ont tué au moins 587 civils » à Homs, haut lieu de la contestation, entre la mi-avril et la fin août, et au moins 104 autres depuis le 2 novembre, date de l’accord donné par le président Bachar al-Assad au plan arabe pour l’arrêt des violences. « Homs est le microcosme de la brutalité du gouvernement syrien », écrit Sarah Leah Whitson, la responsable de la section Moyen-Orient à HRW. « La Ligue arabe doit dire au président Assad que violer l’accord a des conséquences et qu’elle soutient désormais une action au Conseil de sécurité pour mettre fin au carnage ».
    HRW assure avoir pu vérifier que des dizaines d’attaques avaient été perpétrées par les forces de sécurité et « les milices fidèles au régime » contre des « protestations quasi-entièrement pacifiques ».

    Les forces de l’ordre « ont utilisé des mitrailleuses lourdes (…) pour tirer sur les quartiers et effrayer les gens avant d’y pénétrer avec leurs transports de troupes. Elles coupent les communications et installent des barrages limitant fortement les mouvements de même que la distribution de produits alimentaires et de médicaments ». Elles ont arrêté arbitrairement des milliers de personnes, y compris des enfants, des femmes et des vieillards, et les ont soumises à des tortures systématiques, ajoute le rapport. Plusieurs centaines de personnes sont toujours portées disparues, ajoute HRW en soulignant avoir indépendamment confirmé la mort de 17 personnes en détention à Homs, dont 12 sous la torture.

    Selon des ex-détenus, les soldats les ont brûlés avec des barres métalliques chauffées et leur ont fait subir des chocs électriques. L’un d’eux a raconté avoir été torturé après avoir été emmené les yeux bandés dans une base des renseignements militaires à Homs. « Ils m’ont frappé avec des câbles et m’ont accroché par les mains au plafond, sans pouvoir toucher par terre (pendant des heures…). Ils me frappaient et me jetaient de l’eau, puis utilisaient des pistolets électriques ». HRW précise que les manifestants n’étaient pas armés dans la majorité des accrochages, mais que ceux ayant fait défection parmi les forces du régime intervenaient quand celles-ci tiraient sur eux.

    « La violence par les protestataires ou déserteurs doit faire l’objet d’une enquête plus approfondie », écrit l’organisation, tout en soulignant que « ces incidents ne justifiaient en aucun cas le recours disproportionné et systématique à la force létale contre les manifestants ». Pour l’ONG, la stratégie du régime a poussé certains manifestants et déserteurs à s’armer et à se battre. « Cela met en lumière la nécessité pour la communauté internationale d’obtenir un arrêt immédiat de la violence létale, de crainte que le pays ne sombre dans un conflit plus sanglant ».

    • Soumeya dit :

      Bonjour NeO ! Toujours au courant des dernières informations des révolutions qui secouent le monde arabe !
      Oui, le peuple Syrien, depuis huit mois déjà, lutte pour sa liberté en manifestant pacifiquement. En réponse, ils se font tuer ! Beaucoup d’enfants ont été abattus, arrêtés arbitrairement et torturés ! Même s’il n’y en avait qu’un seul, il justifierait à lui seul qu’on se lève pour lui, au moins pour protester, au moins pour dénoncer. Ces régimes abominables qui se sont maintenus au pouvoir grâce à la peur et au soutien de la communauté internationale. Nous leur devons bien ça : reconnaître leur droit légitime à vivre dans la dignité.
      Merci à toi pour tes écrits qui au moins montrent que dans ce monde il n’y a pas que de l’indifférence, mais de la solidarité. C’est de celà que ces peuples ont besoin. Même ici nous allons au-devant de difficultés qui nécessiteront toujours plus de solidarité.
      L’âme du poète a su entendre la détresse même d’aussi loin.
      Bonne journée à toi mon ami du lac 🙂

      • Drenagoram dit :

        Merci Soumeya d’être l’Une tout en Liens ,
        De Raison, Juste Cause souffle toujours à l’Orée ,
        Dans le Coeur des Mouvements , l’Orient fait son Chemin ,
        Pense à l’Hors de Chacun , Espérant Libertés .
        ~
        Nul Besoin d’Eclairages pour un Voeu de Lumière ,
        Quand le Peuple est Envers , demande l’Onde d’un Partage ,
        Il est Temps en Sillages , de garder l’Oeil Ouvert ,
        Par des Mots Solidaires , un Avenir en Visages.
        ~
        Au Concert des Nations , la Parole ne vaut Rien ,
        Les Promesses Faites Hier , sont broyées au Canon ,
        Chaque Jour Répréssion , sème la Mort sans le Lien ,
        Le Courage est à l’Hors , Liberté crie son Non .
        ~
        NéO~
        ~
        Bien à Toi Amie de l’Onde .

  • Drenagoram dit :

    Damas : les pro-Assad attaquent des ambassades

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 16/11/2011 à 17:24 | publié le 16/11/2011 à 12:49


    Un partisan de Bachar el-Assad manifeste à Damas Crédits photo : Muzaffar Salman/AP

    Les ambassades des Emirats arabes et du Maroc ont été prises pour cible. La France, dont les intérêts ontété visés ce week-end, rappelle son ambassadeur. La Ligue arabe doit entériner cet après-midi la suspension de la Syrie.

    • Plusieurs ambassades attaquées par des pro-régimes à Damas
    Alors que la Ligue arabe doit entériner la suspension de la Syrie, la tension monte à Damas.L’ambassade des Emirats arabes et du Maroc ont été prises pour cible. Des partisans de Bachar al Assad ont jeté des pierres et couverts les murs de l’ambassade des Emirats d’inscriptions injurieuses, tels que «Salauds. Agents d’Israël». Une même opération a visé la représentation diplomatique marocaine, bombardée d’oeufs et de pierre et dont le drapeau a été abaissé.

    • Paris rappelle son ambassadeur en Syrie
    Des violences avaient également visé le week-end dernier des intérêts français : le consulat honoraire de France à Lattaquié et la chancellerie détachée à Alep. Conséquence, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a rappelé, mercredi, l’ambassadeur français en Syrie, Eric Chevalier. Paris a également fermé ses consulats d’Alep et Lattaquié et ses instituts culturels. Alain Juppé n’a pas précisé si le rappel de l’ambassadeur était lié à ces violences, ou si d’autres actes ont été commises depuis.

    Outre les attaques visant la France, les pro Bachar al-Assad ont mis à sac samedi les ambassades du Qatar, de Turquie et d’Arabie saoudite à Damas, en signe de protestation contre la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie.

    • Des déserteurs attaquent les services secrets
    Un groupe de militaires déserteurs a attaqué mercredi un centre des services secrets près de Damas.C’est la première action de ce type en huit mois de contestation du régime syrien. Aucune information sur d’éventuelles victimes, tant du côté des services secrets que des dissidents, n’est encore disponible. Cette attaque menée avec des roquettes et des grenades RPG, à l’aube, a été revendiquée par «l’Armée syrienne libre». Cette force d’opposition armée a été créée en juillet par le colonel Riad el-Assad, qui a déserté et s’est réfugié en Turquie. L’ «Armée syrienne libre» a aussi annoncé la création d’un conseil militaire provisoire pour faire tomber le régime, protéger la population et prévenir l’anarchie.

    Cette attaque est un signe de plus montrant que le mouvement de contestation débuté à la mi-mars tend à dégénérer en conflit armé. Ces dernières semaines, les défections et les affrontements entre soldats de l’armée régulière et déserteurs se sont multipliés dans le pays. Lundi, 34 soldats et 12 déserteurs ont ainsi péri dans la province de Deraa, dans le sud, lors d’affrontements armés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Un tank de l’armée avait alors été attaqué par des manifestants :


    (Source : vidéo amateur certifiée par l’agence AP)

    •La pression diplomatique augmente
    Sur le plan diplomatique, la Ligue arabe tient ce mercredi une réunion pour entériner la suspension de Damas de ses instances. Cette décision a été approuvée samedi par 18 des 22 membres de la Ligue, qui a également menacé de sanctions le régime de Bachar el-Assad, faute d’avoir appliqué un plan arabe prévoyant la fin des violences, la libération des manifestants et le retrait des forces armées des villes.

    Mardi, dans un apparent geste de bonne volonté à la veille de cette réunion, 1180 détenus, «impliqués dans les évènements en Syrie et qui n’ont pas de sang sur les mains, ont été libérés», selon la télévision publique. Mais le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé mardi soir que la Syrie ne participerait pas à la réunion de la Ligue, ni à une réunion arabo-turque également prévue mercredi à Rabat.

    Les États-Unis ont dit souhaiter que la réunion de la Ligue arabe adresse «un message énergique à Assad, qui est qu’il doit permettre la tenue d’une transition démocratique et mettre fin à la violence contre son peuple». La Turquie, de son côté, a pris des sanctions contre le régime. Ankara a décidé mardi d’arrêter sa coopération avec Damas dans le domaine de l’exploration de pétrole et a indiqué qu’elle pourrait aussi réviser ses livraisons d’électricité.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Onze personnes tuées sur la place Tahrir au Caire

    Par lefigaro.fr, Avec AFP Mis à jour le 20/11/2011 à 22:30 | publié le 20/11/2011 à 11:02

    Un manifestant renvoie une grenade lacrymogène envoyée par les policiers près du ministère de l’Intérieur dans le centre du Caire, dimanche. Crédits photo : Tara Todras-Whitehill/AP

    Les victimes ont péri par balles réelles ou asphyxiées par des gaz lacrymogènes. Deux personnes avaient trouvé la mort dans le pays samedi.

    De nouveaux heurts se sont produits dimanche sur la place Tahrir. Des médecins d’hôpitaux imrovisés dans les mosquées de la célèbre place du Caire rapportent la mort de sept personnes. Certaines ont été asphyxiées par des gaz lacrymogènes et au moins quatre ont succombé à des tirs de balles réelles. Ils font aussi état de nombreuses intoxications au gaz et de personnes blessées par des balles en caoutchouc et des plombs de chasse.

    Les Cairotes exprimaient dimanche leur mécontentement après la mort dans la nuit de deux manifestants samedi dans des affrontements avec la police au Caire et à Alexandrie. Quelque 750 personnes ont par ailleurs été blessées dans la nuit de samedi à dimanche sur la place Tahrir, a constaté le ministère de la Santé. À huit jours du premier scrutin législatif depuis le départ d’Hosni Moubarak, la situation est explosive dans le pays. Samedi, les vagues de violences se sont également propagées à Assouan. Une manifestation de masse devait avoir lieu dimanche soir à Suez.

    En fin d’après-midi, les forces de l’ordre et plusieurs milliers de manifestants s’affrontaient pour le contrôle de la place Tahrir. Depuis le début de la journée, plusieurs centaines de personnes occupaient les lieux. Des heurts sporadiques avaient alors opposé la police aux manifestants. Ils se sont intensifiés dans l’après-midi. La police anti-émeutes a tiré régulièrement des gaz lacrymogènes tandis que des dizaines de personnes ont dressé des barricades aux abords du ministére de l’Intérieur. Les manifestants ont réussi à progresser en lançant des cocktail molotov. Ces scènes rappellent celles de la révolte anti-régime du début de l’année. De nombreuses personnes brandissaient des grenades lacrymogènes et des balles de fusils de chasse, alors que d’autres balayaient la place jonchée de détritus calcinés.

    «Rien n’a changé après la révolution»
    Les groupes de manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir militaire. Ils réclament la chute du maréchal Hussein Tantaoui, à la tête du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis le départ du président Moubarak, chassé par une révolte populaire en février. «Le Conseil des forces armées poursuit la politique de Moubarak, rien n’a changé après la révolution», déclare Khaled, 29 ans, en installant une tente au centre de la place Tahrir. «A bas Tantaoui», scandaient également des manifestants hostiles à ce militaire septuagénaire, qui fut pendant vingt ans le ministre de la Défense de Hosni Moubarak et l’un de ses plus proches collaborateurs.

    Ces troubles relancent les craintes sur de possibles violences qui pourraient émailler les législatives qui doivent se tenir à partir du 28 novembre et s’étaler sur plusieurs mois. Un membre du CSFA, le général Mohsen al-Fangari, a assuré que ces élections se tiendraient comme prévu et que les autorités étaient en mesure d’assurer la sécurité. «Nous n’allons pas céder aux appels pour reporter le scrutin. Les forces armées et le ministère de l’Intérieur sont capables d’assurer la sécurité des bureaux de vote», a-t-il déclaré sur la chaîne satellitaire égyptienne Al-Hayat. Le gouvernement de transition s’est réuni dimanche pour examiner les derniers événements survenus à Tahrir et ailleurs dans le pays. «Nous sommes à une période charnière et à la veille des élections législatives ce qui implique de faire appel à la raison et de faire passer l’intérêt du pays et de la révolution en premier», a-t-il été déclaré dans un communiqué lu dans la nuit à la télévision.

    Plusieurs personnalités politiques et intellectuels, parmi lesquels l’ancien chef de Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei, ont publié un document demandant un délai supplémentaire pour ces élections, dans le cadre d’une révision du calendrier politique du pays. Ils proposent d’avoir d’abord une assemblée constituante, puis des présidentielles et enfin des législatives. Les militaires quant à eux ont décidé de mettre la présidentielle à la fin de ce processus politique, et de ne rendre le pouvoir aux civils qu’une fois élu un nouveau chef de l’Etat. La date de cette élection n’a toutefois pas encore été fixée.

  • Drenagoram dit :

    En Égypte, les affrontements s’intensifient place Tahrir

    Par Jérémy MACCAUD Mis à jour le 23/11/2011 à 15:58 | publié le 23/11/2011 à 15:46

    Les affrontements perdurent depuis samedi, place Tahrir et dans les rues alentours. Crédits photo : AHMED JADALLAH/REUTERS

    Les annonces du chef de l’armée n’ont pas satisfait les manifestants qui réclament désormais son départ immédiat. Certaines informations font état de tirs à balle réelle.

    • Les manifestants veulent le départ du maréchal Tantaoui
    La tentative de l’armée pour apaiser les manifestants est un échec. Mardi soir, le maréchal Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige actuellement le pays, a annoncé l’organisation de l’élection présidentielle dès la mi-juin, et non plus fin 2012, ainsi que la création d’un nouveau gouvernement de «salut national».

    Deux revendications qui avaient été formulées par le peuple égyptien mais qui arrivent trop tard. Les contestataires demandent désormais le départ «immédiat» du maréchal Tantaoui et un transfert du pouvoir à une autorité civile. La proposition d’organiser derechef un référendum pour transférer le pouvoir «si le peuple le demande» est vue parles manifestants comme une manœuvre pour les déstabiliser et les décrédibiliser.

    Les contestataires redoutent de plus en plus que l’armée, dernière entité nationale encore en place, tente de conserver tous les privilèges qu’elle avait sous l’ancien régime d’Hosni Moubarak, tombé le 11 février dernier.

    • Les violences s’intensifient, des tirs à balles réelles
    Après l’intervention télévisée de l’armée, mardi soir, les affrontements entre habitants et policiers se sont intensifiés au Caire, mais aussi dans d’autres villes comme à Alexandrie et à Suez.

    Des médecins font état de décès par balles réelles parmi les trois nouvelles victimes recensées mercredi matin. «Il s’agissait sûrement de balles réelles, mais je n’ai pas pu les examiner avant qu’ils ne soient envoyés dans des hôpitaux. L’un d’entre eux avait le crâne écrasé», a précisé à l’AFP Chadi al-Naggar, médecin à l’hôpital de campagne installé dans la mosquée Omar Makram sur la place Tahrir.» Un autre homme a été tué cette nuit à Alexandrie. Le dernier bilan du ministère de la Santé faisait état de 31 morts sur cinq jours mais il est probable qu’il soit plus élevé. Les blessés, eux, se comptent par milliers.

    Certains militants égyptiens dénoncent des policiers «arracheurs d’yeux», qui viseraient délibérément les yeux des protestataires avec leurs fusils qui tirent des balles en caoutchouc. D’autres médecins, contactés par France Inter, ont constaté que les Égyptiens trop exposés aux gaz lacrymogènes utilisés par la police étaient pris de crise de tremblements aux origines inconnues. Ils n’écartent pas l’hypothèse que des armes chimiques soient utilisées contre les manifestants.

    • L’ONU veut une enquête sur les tueries
    Navi Pillay, le Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, a pressé ce mercredi les autorités égyptiennes à «mettre fin à l’utilisation manifestement excessive de la force contre les manifestants.» Elle a ajouté «qu’il devrait y avoir une enquête rapide, impartiale et indépendante» à ce sujet, et qu’il faut «s’assurer que des comptes soient demandés aux responsables de ces abus».

    William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, a demandé de cesser le recours à «une violence inacceptable et disproportionnée». «Je suis particulièrement inquiet à la suite des informations sur l’utilisation de gaz dangereux contre les manifestants, de même que de tirs à balles réelles», a-t-il ajouté.

    De son côté, Ekmeleddin Ihsanoglu, le secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique (OCI) exhorte les Égyptiens «à préserver les acquis de la révolution en réalisant les aspirations du peuple à un État démocratique, un État des institutions et de droit». Il espère aussi que les élections parlementaires, qui doivent débuter le 28 novembre, se déroulent comme prévu.

    Source du Lien

  • filamots dit :

    Bonsoir Néo,
    Parmi tous ces faits ici décrits avec autant de justesse, j’aimerais y mettre aussi mon petit mot, les miens, avec les pétales d’une fleur toute jaune pour y mettre un peu de couleur qui n’est pas celle du sang.
    Juste pour te remercier pour ton rappel sur mon blog de tes beaux vers, où j’aime me baigner.
    Tu sais combien pour moi le mot liberté résonne en moi de manière forte.
    Tu ne connais pas mon histoire, mais qu’importe je me rallie à cette liberté qui nous est chère et pour laquelle tu exprimes ici, aussi bien, et en vers, dans tout ce blog, ce que tu ressens jusqu’au plus profond de toi-même.

    Le respect, la liberté d’expression, les mots ont tant de pouvoirs. Ils peuvent être d’ors, comme de venins. Je préfère l’image d’une fleur au bout d’un canon de fusil, celle d’un photographe de chez Magnum célèbre dans le monde entier, et qui se trouvait sur mon bureau au travail.

    Chaque fois que je te lis, je te dis merci. Tu as ton univers, comme chez bien d’autres, et chez toi, il y en a des branches multiples.

    Mon arbre est seul en ce moment et ses branches sont effeuillées.
    J’espère que le temps apportera avec le printemps d’autres feuilles fraîches qui adouciront sa solitude.

    Becs dans ta retraite bien méritée.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Gène ,

      Merci à Toi d’entendre ces Mots ,
      Le Choeur de l’Onde est Liberté ,
      Née à la Ronde a Fleur de Maux ,
      L’Essence de l’Une reste a Gagner.
      ~
      Hors d’un Printemps pour des Beaux Jours ,
      Son Libre Cours est bien Vivant ,
      Combien d’Enfants tombent a leurs Tours ?
      Sous les Couleurs du Faux Semblant.
      ~
      Aiileurs l’Hiver emporte Raisons ,
      Détourne le Sens de nos Regards ,
      Demain viendra une Autre Saison ,
      Mais quand est il de leurres Histoires ?
      ~
      Sous des Pseudos Révolutions ,
      Des Rêves Volés appellent Echos ,
      Rien n’est Finit , Larmes en Sillons ,
      Creusent le Nid d’Autres Idéaux.
      ~
      Demain sera Terres de Révoltes ,
      Vol de Colombes nous laisse Loin d’Elle ,
      Aux Faux Lauriers , d’Amères Récoltes ,
      Donneront les Germes d’un Vrai Réveil.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs Porteurs 🙂

  • Drenagoram dit :

    Syrie : les observateurs arabes observés

    Par Pierre Prier Mis à jour le 28/12/2011 à 13:46 | publié le 28/12/2011 à 11:47


    Capture vidéo montrant un char dans une rue de Homs, lundi. Crédits photo : -/AFP

    Des responsables politiques syriens dénoncent les mises en scène du pouvoir pour travestir la réalité présentée aux enquêteurs de la Ligue arabe.

    C’est un dialogue de sourds ponctué de coups de feu. Sur la vidéo envoyée par les résistants syriens, le général soudanais Mohammed Ahmed el-Dabi, chef de la mission d’observateurs arabes, est soudain arrêté par des habitants aux abords du quartier de Baba Amro, épicentre de la répression à Homs. Cette ville martyre a été choisie par le général pour ses premiers pas sur le terrain.

    Un habitant l’apostrophe: «Entrez dans le quartier! Il y a des snipers! Je peux justifier ce que je dis!» Le général ne réagit pas. Un membre de sa délégation, visiblement gêné, tente de calmer l’intervenant, qui l’empoigne par la manche de sa parka. «Vous disiez tout à l’heure au chef de la mission que vous ne pouviez pas traverser la deuxième rue à cause des tirs. Pourquoi ne nous le dites-vous pas publiquement?» L’enquêteur désigne le général: «C’est lui, le chef de la mission, qui peut faire des déclarations.» À ce moment, des coups de feu éclatent non loin, justifiant les propos du témoin. Fin de la vidéo. D’autres images montrent le général al-Dabi marchant dans une rue, où on lui montre une flaque de sang sur le trottoir. Peu après, à 14 heures, la télévision d’État syrienne annonce que «les observateurs de la Ligue arabe ont quitté Homs». Le général al-Dabi rectifie deux heures plus tard: il est rentré, mais son équipe reste et lui-même reviendra aujourd’hui.

    Pour leur première mission sur le terrain, les enquêteurs de la Ligue arabe ont été autant observés qu’observateurs. Pris entre trois feux -la communauté internationale, les manifestants et le régime syrien- ils semblent avoir eu du mal à trouver leurs marques.

    Le général al-Dabi s’est pourtant déclaré satisfait en fin d’après-midi: «La journée a été très bonne et toutes les parties se sont montrées coopératives.» Dès son arrivée à Homs, le général avait pourtant pu comprendre que le pouvoir syrien comptait bien lui présenter une réalité parallèle, dans laquelle le régime est la victime.

    Des militaires habillés en civil
    Selon la télévision d’État, les observateurs se sont rendus dans le quartier de Bab Sebaa, où ils «ont évalué les dégâts faits par les groupes terroristes. Ils ont rencontré, en outre, des proches de martyrs (les familles des soldats tués par des militaires déserteurs, NDLR) ainsi qu’une personne qui avait été enlevée».

    Au moment où les observateurs arrivaient à Bab Sebaa, «de nombreuses personnes se sont rassemblées affirmant vouloir faire face au complot ourdi contre la Syrie», a ajouté la télévision. Mais un peu plus loin, dans le quartier de Khaldiyé, une autre manifestation rassemblait 70.000 personnes, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les manifestants, brandissant des banderoles, scandaient à pleins poumons: «Le peuple veut la protection internationale!»

    Ces manifestants ont voulu marcher vers le centre de la ville. Ils en ont été empêchés par des tirs de grenades lacrymogènes, selon l’OSDH, mais aussi par des tirs à balles réelles, d’après un militant de Homs se présentant sous le surnom d’Abou Rami, interrogé par Le Figaro: «Des militaires habillés en civil ont tiré sur la foule. Il y a eu huit morts.» Le militant assure par ailleurs que de nombreux chars sont restés dissimulés dans Baba Amro. Des responsables politiques comme Bassma Kodmani, porte-parole du Conseil national syrien (CNS) dénoncent les mises en scène du pouvoir: «des prisons ont été vidées de leurs détenus, qui ont été remplacés par des figurants; des miliciens, y compris des femmes, ont été chargés de jouer les “terroristes” au profit des observateurs…»

    La communauté internationale ne sera pas dupe, a dit mardi le Quai d’Orsay, selon qui elle sera «particulièrement vigilante à toute tentative de dissimulation et de manipulation à laquelle le régime de Damas pourrait se livrer», car jusqu’à présent «le régime de Damas n’a ménagé aucun effort pour travestir la réalité».

    Un étudiant tué à Damas
    Paris a par ailleurs rappelé une fois de plus que «l’arrivée de ces observateurs n’est naturellement pas une fin en soi: c’est bien l’ensemble du plan de la Ligue arabe qui doit être mis en œuvre». Le plan arabe prévoit entre autres le retour des soldats dans leurs casernes, la libération des prisonniers et surtout un dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Le régime, pour sa part, a continué mardi à conforter son image de victime, annonçant le sabotage mardi d’un gazoduc par un «groupe terroriste» justement dans la province de Homs. Par ailleurs, la tension continuait de monter dans la capitale, Damas, où un étudiant antirégime a été tué à l’intérieur de l’université.

    Source

  • ©Moi-Même dit :

    Me voilà
    envol d’un instant sur ce monde verdoyant… absolument magnifique
    Merci pour…

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir l’Amie ,
      Merci pour tes Mots , épris de Liberté ,
      je ne sais par quelle Magie ,
      Les Voilà Transposés , mais au Fil des Reflets ,
      Ton Commentaire à chut ici .
      ~
      NéO~
      ~
      Becs Libres

  • Drenagoram dit :

    Syrie: mission d’observation suspendue?

    AFP Mis à jour le 24/01/2012 à 16:54 | publié le 24/01/2012 à 16:42

    La mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie sera suspendue demain si les autorités syriennes refusent de la prolonger pour un mois, a indiqué à l’AFP ce mardi le numéro deux de la Ligue, Ahmad Ben Helli.

    La mission, qui s’achevait officiellement le 19 janvier, a été prolongée jusqu’au « 24 janvier après accord oral » avec Damas, a-t-il expliqué. « Tant que le gouvernement syrien ne donnera pas son accord pour prolonger la mission, les observateurs suspendront leur travail, resteront dans leurs lieux de résidence et ne bougeront pas » jusqu’à obtenir la réponse de la Syrie, a ajouté M. Ben Helli.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Manifestation anniversaire place Tahrir au Caire
    25.01.2012 – 11:06 – mise à jour: 14:09


    Un an jour pour jour après le début de la contestation en Egypte, des milliers de manifestants ont rejoint la Place Tahrir, lien symbolique du mouvement. [Suhaib Salem – REUTERS]
    Des milliers d’Egyptiens convergeaient mercredi matin vers la place Tahrir, au Caire, pour commémorer le début de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak. Le 25 janvier 2010, des manifestants égyptiens poursuivaient le mouvement du Printemps arabe initié en Tunisie.
    Des milliers d’islamistes, de libéraux, de partisans de gauche et citoyens ordinaires se rendaient vers la place symbole de la révolution, au centre du Caire, après une nuit de pluies diluviennes, saluées par beaucoup comme un bon présage.

    Les manifestants brandissaient des banderoles aux multiples messages, reflétant leurs désaccords sur ce que ce jour devait symboliser. Les Frères musulmans, qui dominent le nouveau Parlement, étaient présents pour célébrer le premier anniversaire d’une révolte populaire qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak.

    Mais plusieurs autres groupes, dont des mouvements pro-démocratie qui étaient les moteurs de la révolte, ont affirmé être là pour poursuivre leur révolution inachevée et demander le départ du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige l’Egypte depuis la démission de Hosni Moubarak.

    Quid après la révolution?
    « Célébration du premier anniversaire », pouvait-on lire sur une énorme banderole sur la place, où des « comités populaires » fouillaient les gens qui s’y rendaient. « Chute du pouvoir militaire », disait une autre. La grande question, qui s’étalait en une du journal hebdomadaire francophone Al-Ahram Hebdo, est: « Qui saisira l’âme de la révolution? ».

    Mardi, le maréchal Hussein Tantaoui, chef du CSFA, a annoncé la fin partielle de la loi très décriée sur l’état d’urgence, en vigueur depuis l’assassinat d’Anouar el-Sadate en octobre 1981, un geste pour apparemment apaiser les manifestants.

    La date symbolique du 25 janvier, autrefois « jour de la police », est devenue « journée de la révolution » et a été décrétée jour férié, en souvenir des manifestations qui ont mené à la chute du raïs le 11 février. Les forces de sécurité ont indiqué qu’elles se tenaient en état d’alerte en cas de « tentative de sabotage » de la célébration, alors que le ministère de l’Intérieur a affirmé qu’il n’y aurait aucune présence policière sur le lieu du rassemblement.

    Mardi, l’organisation Amnesty International a appelé le pouvoir militaire à protéger les manifestants et confirmer leur droit à manifester pacifiquement.

    afp/pbug

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  • Drenagoram dit :

    La Ligue arabe suspend sa mission d’observation en Syrie

    AFP Mis à jour le 28/01/2012 à 14:48 | publié le 28/01/2012 à 14:16

    La Ligue arabe a décidé de suspendre sa mission d’observation en Syrie en raison de la « recrudescence des violences », a annoncé aujourd’hui un responsable de l’organisation panarabe. « Il a été décidé d’interrompre avec effet immédiat les travaux de la mission de la Ligue arabe en Syrie, en l’attente de l’exposé de la situation devant le conseil de la Ligue », a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Nabil Elarabi, dans le communiqué.

    Depuis mardi, les violences en Syrie ont fait au moins 193 morts, en grande majorité des civils. Les 165 observateurs de la Ligue arabe ont été déployés à partir du 26 décembre avec l’accord de Damas pour surveiller l’application d’un plan de sortie de crise prévoyant l’arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait des chars des villes et la libre circulation des médias étrangers avant l’ouverture de négociations.

    L’opposition va demander la protection de l’ONU

    Le Conseil national syrien (CNS) va demander par ailleurs au Conseil de sécurité de l’ONU une protection contre la répression menée par le régime du président Bachar al-Assad, a annoncé un porte-parole du CNS, qui regroupe la plupart des courants de l’opposition.

    Le CNS « a décidé de se rendre demain devant le Conseil de sécurité, sous la direction de Bourhan Ghalioun, pour présenter l’affaire syrienne […] et exiger une protection », a déclaré Samir Neshar, membre du comité exécutif du CNS, lors d’une conférence de presse à Istanbul.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie : l’insurrection armée se rapproche de Damas

    Par Georges Malbrunot Mis à jour le 29/01/2012 à 23:04 | publié le 29/01/2012 à 19:40

    L’armée d’el-Assad a dû déployer, dimanche, 2000 soldats pour reprendre certains quartiers à la périphérie de la capitale.

    Sans observateurs sur place ni perspective diplomatique, la violence s’aggrave dangereusement entre pro et anti-Bachar el-Assad. Après les sanglantes attaques des forces armées contre les villes de Hama et de Homs en fin de semaine dernière, les opposants au pouvoir ont intensifié leurs combats dimanche dans les faubourgs de Damas, notamment à Ghouta, à 10 km à l’est de la capitale, où ont eu lieu les affrontements les plus violents. L’Armée syrienne libre (ASL) a concentré ses opérations contre les troupes régulières. Le pouvoir a répliqué avec toute sa puissance pour repousser ses adversaires, qui menacent désormais le cœur du régime.

    Face aux déserteurs de l’ASL et à tous les hommes en armes qui s’en réclament désormais, le pouvoir n’a eu d’autre choix que d’envoyer à l’aube 2 000 militaires, appuyés par une cinquantaine de chars, dans l’espoir de reprendre des faubourgs tombés aux mains des insurgés. «C’est une guerre urbaine, il y a des cadavres partout!», s’alarmait dimanche auprès de l’agence Reuter un activiste de Kfar Batna, où plusieurs chars ont pénétré. Une quinzaine de civils et cinq déserteurs auraient été tués dans les combats autour de la capitale.

    Les opposants disposent
    du soutien de la rue
    Depuis plusieurs jours, l’armée tente de reconquérir le «rif» (banlieue) de Damas. «Les opposants cherchent à attirer les militaires dans le secteur de Ghouta, afin d’alléger la pression sur d’autres régions de la banlieue comme Douma», affirme un observateur, pour qui la bataille de Damas a probablement commencé.

    Dimanche matin, des hommes en armes se trouvaient à Jobar, c’est-à-dire à moins de deux kilomètres du centre de la capitale. La reconquête de la ceinture damascène est essentielle pour la survie du régime. Mais en face, ses opposants disposent bien souvent de l’appui de la rue. «Nous sommes passés à un nouveau stade de la confrontation», estime un diplomate occidental joint au téléphone à Damas. «Les groupes armés contrôlent désormais des secteurs ou des villes comme Zabadani. Ils peuvent chercher à négocier localement des cessez-le-feu avec l’armée s’ils sont sur la défensive, mais s’ils se sentent suffisamment forts, ils pourraient vouloir aller jusqu’à Damas.»

    Selon lui, cette guerre de positions inquiète de nombreux civils, issus notamment des minorités, terrifiés à l’idée de voir leur pays basculer dans la guerre civile. D’autant que, selon le témoignage d’un observateur arabe qui s’apprêtait à quitter la Syrie dimanche, au moins deux attentats suicides ont été commis ces derniers jours près d’Idlib (Nord-Est), ce qui est nouveau. Dix militaires ont également péri dans l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi à Kansafra, dans la région de Jebel Zaouia, au nord-ouest de la Syrie.

    Face à «l’escalade» de la violence perpétrée par le régime, la Ligue arabe a décidé samedi de suspendre sa mission, confiée aux observateurs déployés à travers la Syrie depuis un mois. En coulisses, la diplomatie continue de s’activer pour arrêter le bain de sang, mais sans grande perspective de succès.

    Principal groupe de l’opposition, le Conseil national syrien (CNS) réclame plus que jamais «une protection» internationale pour les civils. Son chef, Burhan Ghalioun, devait se rendre dimanche à New York dans l’espoir de peser sur les discussions autour d’un projet de résolution défendu par les pays européens et arabes. Le CNS appelait également à des manifestations à travers le monde devant les ambassades de Russie, alliée de Damas, qui s’oppose au texte en préparation à l’ONU. Ce dernier réclame un soutien international au plan de sortie de crise défendu par la Ligue arabe, qui prévoit l’arrêt des violences et le transfert des pouvoirs de Bachar el-Assad à son vice-président, avant l’ouverture de négociations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale et la tenue d’élections législatives et présidentielle.

    Mais Damas, comme Moscou, a rejeté cette initiative arabe, dont les détails seront exposés demain à New York.

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  • Drenagoram dit :

    Une subtile partie d’échecs se joue à l’ONU sur la Syrie

    Par Alain Barluet Mis à jour le 01/02/2012 à 14:48 | publié le 01/02/2012 à 14:29

    À New York, les Occidentaux et la Ligue arabe tentent de rallier la Russie à un front commun afin de faire plier Bachar el-Assad.

    La fenêtre est plus qu’étroite mais elle existe, veut croire Alain Juppé. Mardi, le ministre des Affaires étrangères, qui s’était propulsé à New York, a dénoncé le «cauchemar syrien» dans un vibrant discours devant le Conseil de sécurité. Auparavant, il s’était réuni en «P3», avec ses homologues américain et britannique, Hillary Clinton et William Hague.

    Unanimement, ces chefs de la diplomatie ont appuyé le plan de la Ligue arabe, repris dans un projet de résolution marocain qui prévoit le transfert du pouvoir de Bachar el-Assad à son vice-président et un processus de transition politique en Syrie.

    Mardi, le verrou russe n’a pas cédé. Pour Vitali Tchourkine, le plan de la Ligue arabe reste «inacceptable». Mais l’ambassadeur russe à l’ONU n’a pas totalement fermé la porte. Et c’est dans cet entrebâillement que les diplomates occidentaux et arabes vont tenter de glisser le pied.

    Deux points de blocage pour Moscou
    Deux points, sur lesquels Moscou s’arc-boute en dépit des assurances qui lui ont été réitérées mardi, vont être sur la sellette.

    Primo, la Russie, dont l’allié syrien est le principal tremplin stratégique au Proche-Orient, croit, ou feint de croire, qu’une résolution onusienne pourrait ouvrir la voie au chapitre VII, c’est-à-dire à une intervention armée. L’exemple libyen constitue pour Moscou un repoussoir d’autant plus commode que les déclarations de certains pays arabes, comme le Qatar, ont pu laisser planer le doute. Tous les efforts diplomatiques vont s’attacher à faire valoir que la Syrie n’est pas la Libye et qu’une opération militaire contre Damas serait irréaliste.

    Secundo, l’autre volet crucial concerne la transition politique en Syrie. Moscou invoque son opposition à un «changement de régime» à Damas pour freiner des quatre fers une résolution à l’ONU. Il reviendra aux diplomates occidentaux et arabes de faire accepter aux Russes l’idée que le plan de la Ligue arabe n’évoque pas cette perspective, autrement que par un processus démocratique ultérieur.

    Si la pédagogie peut produire ses effets, espèrent les diplomates, les rapports de force seront déterminants. Comme l’a souligné Alain Juppé mardi à New York, «on ne peut pas avoir raison contre tous». Cela vaut pour le régime de Damas comme pour la Russie. Le seul espoir de faire cesser les massacres réside dans la mise en place d’un front commun à l’ONU face à la Syrie. La voie étroite d’un ralliement de Moscou à cette coalition diplomatique passe par l’amplification de l’isolement russe.

    Deux «lignes rouges» pour les Occidentaux
    Dix pays membres du Conseil de sécurité (sur 15) seraient d’ores et déjà acquis au vote d’une résolution. La Chine, traditionnellement suiviste à l’égard de la Russie, est restée plutôt discrète. Aux diplomates russes, leurs homologues occidentaux et arabes font valoir qu’un soutien irréfragable à un régime syrien condamné à terme serait contraire aux intérêts de Moscou.

    Certes, la «poutinisation», traduisez le raidissement, de la diplomatie russe, très sensible à l’ONU, n’incite guère à l’optimisme. Mais le pari consiste à espérer que, pour ses intérêts bien compris, et face à la menace d’une déstabilisation sanglante en Syrie, la Russie consente au moins à s’abstenir lors du vote de la résolution.

    Les marges de manœuvres sont bien minces. Côté occidental, on a fixé deux «lignes rouges»: qu’une résolution préserve le plan de la Ligue arabe et qu’elle exclue toutes mesures dilatoires. Priorité à l’arrêt du bain de sang.

    A New York, on estimait qu’un vote pourrait intervenir à la fin de cette semaine. Faute d’accord sur un projet de résolution, «chacun devra alors prendre ses responsabilités», a dit Alain Juppé, qui n’a pas exclu de revenir à New York.

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  • Drenagoram dit :

    Plus de 200 civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans des bombardements du régime syrien sur Homs, haut-lieu de la contestation, a affirmé l’opposition. Ces allégations ont été démenties par le régime de Bachar al-Assad qui a imputé le massacre à des hommes armés.

    Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l’opposition, a affirmé samedi que 260 civils avaient été tués à Homs dans la nuit, l’un des « plus terrifiants massacres » depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad en mars 2011. Les forces syriennes auraient bombardé des quartiers résidentiels.

    Démenti de Damas
    L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) avait fait état plus tôt de tirs de mortiers sur Homs, surnommée la « capitale de la Révolution », faisant au moins 217 morts, des civils, et plusieurs centaines blessés. Il était difficile de confirmer l’information de source indépendante en raison des restrictions imposées à la presse étrangère.

    Le régime du président Bachar al-Assad, qui ne reconnaît pas l’ampleur de la révolte populaire, a démenti le pilonnage de Homs par l’armée. L’agence officielle Sana, citant une source de presse, a affirmé que les civils « montrés par les chaînes de télévision satellitaires sont des citoyens qui ont été kidnappés et tués par des hommes armés ».

    Ces nouvelles violences interviennent alors que les 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies doivent se réunir samedi matin à New York pour voter sur un projet de résolution condamnant la répression en Syrie, selon un diplomate.

    Résolution rejetée par Moscou
    Le texte de résolution transmis aux capitales jeudi « soutient pleinement » la décision de la Ligue arabe de « faciliter une transition politique conduite par les Syriens eux-mêmes et menant à un système politique démocratique et pluraliste ».

    En dépit des concessions faites à Moscou – le texte, tout en condamnant la répression, ne demande plus explicitement le départ du président syrien et ne mentionne ni embargo sur les armes, ni nouvelles sanctions -, la Russie, alliée de Damas, a déclaré que le projet ne lui convenait « absolument pas ».

    Malgré plus de dix mois de violences et au moins 6000 morts selon les militants, le Conseil de sécurité a été incapable jusqu’ici d’adopter une résolution sur la Syrie. Un précédent texte avait été bloqué en octobre dernier par un veto russe et chinois.

    agences/dk

  • Drenagoram dit :

    Syrie: Obama accuse el-Assad de massacre

    AFP Mis à jour le 04/02/2012 à 16:40 | publié le 04/02/2012 à 16:21

    Le président américain Barack Obama a accusé aujourd’hui le président syrien Bachar el-Assad d’avoir « assassiné des civils » dans les « attaques abominables » qui ont eu lieu dans la ville de Homs hier soir, lui demandant de quitter le pouvoir.

    « Assad doit arrêter tout de suite les tueries et les crimes contre son propre peuple, il doit quitter le pouvoir et permettre la mise en place immédiate d’une transition démocratique », a-t-il indiqué dans un communiqué.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie : la Ligue arabe demande l’envoi de Casques bleus

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 12/02/2012 à 18:48 | publié le 12/02/2012 à 12:43

    Le président de la Ligue arabe, premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari, au Caire, dimanche. Crédits photo : MARCO LONGARI/AFP


    VIDÉO – Les ministres arabes des Affaires étrangères se disent favorables à la formation d’une mission de paix conjointe avec l’Onu. Parallèlement, un chef d’al-Qaida accuse dans une vidéo le régime syrien de crimes contre ses citoyens.

    • La Ligue arable favorable à l’envoi de Casques bleus

    Face au blocage diplomatique consécutif au veto russe et chinois à l’ONU il y a une semaine, la Ligue arabe tenait une série de réunions ce dimanche au Caire pour décider de la marche à suivre après l’échec de ses précédentes tentatives pour régler la crise. La Ligue a donc décidé de cesser toute coopération diplomatique avec Damas et entend désormais réactiver les sanctions déjà prises. Les ministres arabes des Affaires étrangères envisagent également de former une mission de paix conjointe avec l’ONU, selon le texte de la résolution votée au Caire et consulté par les agences de presse. L’organisation prévoit de «mettre fin à la mission des observateurs de la Ligue arabe (…) et d’inviter le Conseil de sécurité à adopter une résolution formant des forces de maintien de la paix arabo-onusienne conjointe».

    Dans le même texte, la Ligue envisage également d’ «ouvrir des canaux de communication avec l’opposition syrienne et de lui fournir toutes les formes de soutien politique et matériel».

    Le chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, a par ailleurs démissionné dimanche, selon un responsable de l’organisation panarabe qui ne pouvait expliquer les raisons de ce départ.

    • Le chef d’al-Qaida soutient la rébellion en Syrie

    Dans un enregistrement vidéo mis en ligne samedi sur des forums jihadistes, le chef d’al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, manifeste son soutien au mouvement de contestation syrien, rapporte dimanche SITE, le centre américain de surveillance des sites islamistes. Dans cette vidéo de huit minutes, intitulée «En avant, les lions de Syrie», il accuse également le régime de Bachar el-Assad, qu’il qualifie d’anti-islamiste, de crimes contre ses citoyens.

    Devant un rideau vert, Zawahiri encourage les Syriens à ne pas faire confiance aux gouvernements occidentaux ou arabes. «Ne dépendez pas de l’Ouest et de la Turquie qui ont eu des contrats, des accords et des partages avec ce régime pendant des décennies, et qui n’ont commencé à les abandonner que lorsqu’ils ont vu (le régime, ndlr) vaciller», exhorte le chef d’al-Qaida. «Ne dépendez que de Allah, et (comptez sur) vos sacrifices, votre résistance et votre fermeté». Il incite également les contestataires à établir «un État qui défend les pays musulmans, cherche à libérer le Golan et continue son jihad jusqu’à hisser la bannière de la victoire au-dessus des collines usurpées de Jérusalem».

    Alors qu’al-Qaida a été largement absent du mouvement des printemps arabes début 2011, la presse américaine, citant des responsables américains sous couvert d’anonymat, indique que la branche irakienne du groupe terroriste était probablement derrière des attentats à la voiture piégée qui ont fait 28 morts et plus de 200 blessés vendredi à Alep, dans le nord de la Syrie. Une telle information, si elle s’avérait exacte, donnerait du crédit aux accusations du président Assad sur l’engagement d’al-Qaida dans la révolte contre son régime. Le pouvoir a en effet imputé ces attentats à des «gangs terroristes» soutenus par l’opposition, tandis que cette dernière accuse le régime de les avoir perpétrées «pour détourner l’attention» de sa répression à Homs.

    • Sécurité renforcée à Alep, bombardements intermittent à Homs

    Au lendemain des attentats meurtriers à Alep, les forces de l’ordre se sont déployées en masse dans les quartiers rebelles, a constaté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Selon un militant sur place, des blindés et des tireurs embusqués ont été déployés dans la ville, poumon économique du pays. Les attentats qui ont visé vendredi les sièges des renseignements militaires et des forces de l’ordre étaient les premiers à Alep depuis le début, le 15 mars 2011, de la révolte populaire, dont la répression a fait plus de 6000 morts, selon les militants.

    Au moins 24 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dimanche dans des violences en Syrie, notamment dans la ville de Homs (centre). «Les tirs de chars et de mortier se sont intensifiés dimanche après-midi», a indiqué Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). «Au moins 14 personnes ont été tuées à Homs, dont 13 à Baba Amr», l’un des quartiers les plus visés par l’assaut mené par le régime depuis le 4 février. Rami Abdel Rahmane, précisait plus tôt que 500 personnes au moins ont péri jusque-là dans l’offensive militaire lancée contre la ville le 4 février.

    «Il y a pénurie de pain dans certains quartiers», notamment ceux bombardés, a-t-il précisé. Les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la contestation sur le terrain, ont indiqué de leur côté que «toutes les boulangeries de la ville ont fermé leurs portes, à l’exception de celle qui se trouve dans le quartier d’Al-Malaab», soulignant «l’aggravation de la situation humanitaire». «A Homs, les volontaires du Croissant Rouge syrien distribuent de la nourriture, des couvertures et de l’aide médicale à des milliers de gens touchés par la recrudescence des violences», affirme par ailleurs un communiqué commun du CRS et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

    Dans le reste du pays, neuf civils ont été tués par les troupes du régime dans la région de Deraa, de même que deux déserteurs et cinq soldats lors d’affrontements, selon l’OSDH. Un militant a été abattu à Damas et un civil à Idlib. Cinq civils sont aussi morts à Zabadani près de Damas, où l’armée a également lancé une offensive pour étouffer la contestation, selon l’OSDH.

    La violence s’est en outre étendue au Liban faisant craindre un débordement de la crise hors des frontières. A Tripoli, trois personnes dont une adolescente ont péri lors des affrontements à la roquette entre habitants d’un quartier alaouite pro-Assad et d’un autre sunnite anti-Assad, selon un responsable.

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  • Drenagoram dit :

    Pourquoi les Occidentaux n’interviennent pas en Syrie


    Par Laura Raim Mis à jour le 23/02/2012 à 16:41 | publié le 23/02/2012 à 14:10

    Une maison en flammes dans le quartier de Baba Amr dans la province de Homs, le 22 février. Crédits photo : HONS/AP

    La France et les États-Unis ne cessent de dénoncer le refus chinois et russe à voter pour une résolution qui permettrait d’intervenir en Syrie. Pas sûr, pourtant, qu’ils soient prêts à accepter les risques d’une telle opération.

    «Nous avons le choix entre deux maux: une intervention militaire ou une guerre civile» a déclaré mercredi le Conseil national syrien (CNS). Si la résistance au régime de Bachar el-Assad s’est longtemps voulue pacifique, la montée en puissance de la répression pousse désormais la principale instance de l’opposition à l’admettre: une intervention militaire étrangère pourrait être la «seule option» pour mettre un terme au massacre. Mais il ne suffira pas que le CNS réclame de l’aide pour la recevoir. Si les Occidentaux sont intervenus contre Kadhafi en Libye, la situation en Syrie est plus complexe et une intervention plus risquée. Voici pourquoi:

    • Les Russes et les Chinois fermes sur leur position
    Contrairement au cas libyen, les occidentaux n’obtiendront pas la bénédiction de la Russie et de la Chine, qui continueront d’opposer un veto à toute résolution du conseil de sécurité de l’ONU ouvrant la voie légale à une intervention militaire. «Car les Russes, qui sont en prise directe avec les islamistes, notamment en Tchétchénie et au Daguestan, ont peur qu’un Assad déchu soit remplacé par un gouvernement islamiste», explique Fabrice Balanche, maître de conférences à l’Université Lyon 2.

    Tout au mieux la Russie semble-t-elle disposée à autoriser une trêve quotidienne qui permettrait à la Croix-Rouge d’acheminer de l’aide humanitaire. Pas question, en revanche, de mettre en place des couloirs humanitaires, réclamés par la France, qui impliqueraient la présence de puissances étrangères, ou de Casques bleus. Les deux alliés de la Syrie se méfient: ils avaient accepté de ne pas mettre leur veto sur ce qui devait être une petite opération de protection de civils à Benghazi en Libye. «Le sentiment qu’ils ont été roulés dans la farine, lorsqu’on est passé de la protection des populations au changement de régime, fait qu’il est désormais plus difficile de trouver un accord avec eux sur la Syrie», avertissait dès novembre dernier le directeur de l’Iris Pascal Boniface sur son blog. «Et si rien n’empêche, en théorie, les pays qui le veulent d’intervenir sans l’accord de l’ONU, ils savent très bien qu’ils s’exposeraient alors à des rétorsions géopolitiques russes», ajoute Fabrice Balanche.

    • Une opération complexe, qui risque de mal tourner
    Alors que l’offensive en Libye reposait sur des bombardements aériens, cette stratégie, moins risquée pour les forces occidentales, est plus délicate à utiliser en Syrie, où la densité de la population est forte. «Le risque de tuer des civils serait d’autant plus élevé que la Syrie est dotée de missiles anti-aériens russes qui obligeraient les avions à tirer d’encore plus haut et donc de manière encore moins précise», ajoute Fabrice Balanche. Autant dire que la popularité initiale de l’intervention diminuerait rapidement dans l’opinion publique aussi bien occidentale que syrienne.

    Il faudrait donc envoyer des troupes combattre sur le terrain. Et là, la victoire est loin d’être garantie. Car si Assad est de plus en plus contesté, il continue de jouir du soutien non seulement de la part des minorités alaouites et chrétiennes qui craignent son remplacement par des islamistes, mais aussi de la part d’une partie de la majorité sunnite, notamment dans le milieu des affaires, qui bénéficient depuis 30 ans d’un environnement économique favorable. En somme, «le régime d’Assad n’est pas encore mûr pour tomber», résume Fabrice Balanche.

    Et contrairement à l’armée de Kadhafi, affaiblie par les purges qu’il y avait conduites, son armée est très solide. Comptant 500 000 hommes, «elle représente la deuxième puissance militaire arabe après l’Égypte», affirme dans le Huffington Post Daniel Wagner, spécialiste du risque pays. Et «l’opposition ne peut guère compter sur des désertions massives, ajoute Barak Barfi, chercheur au New American Foundation, 90% des officiers étant alaouites» (la branche du chiisme à laquelle appartient Assad).

    Surtout, une intervention de l’Otan conduirait à une dangereuse internationalisation du conflit, avec d’un côté, les occidentaux mais aussi le Qatar et l’Arabie Saoudite, désireux de faire tomber ce maillon faible de l’axe pro-iranien de la région, et de l’autre la Russie et l’Iran.

    • L’après-Assad trop incertain
    Quand bien même une intervention militaire parviendrait à faire tomber Assad, l’expérience américaine en Irak montre bien que cela ne signifierait pas pour autant la fin des problèmes. «L’opposition syrienne est divisée selon des lignes régionales, religieuses, politiques», rappelle Daniel Byman, du Brookings Insitute. A cet égard, la situation de chaos actuelle en Libye n’est pas non plus rassurante. «Les milices locales qui combattaient Kadhafi continuent d’opérer de manière indépendante encore aujourd’hui», souligne-t-il.

    Que la chute d’Assad débouche sur une guerre civile qui contraindrait les troupes occidentales à rester des années sur place ou sur la prise de pouvoir de sunnites islamistes, l’alternative n’est guère alléchante pour les occidentaux.

    • Moins d’intérêt à intervenir en Syrie qu’en Libye
    Enfin, les risques que représenterait une intervention armée paraissent d’autant plus élevés que le «retour sur investissement» pour les occidentaux serait faible. «Contrairement à l’Irak et à la Libye, il y a peu de pétrole en Syrie, explique Fabrice Balanche. Quant à la France, elle a déjà testé et promu son matériel de guerre en Libye, ce qui lui a d’ailleurs permis de remplir son carnet de commandes.»

    Enfin, les gouvernements français et américain savant qu’il n’est jamais bon de commencer une guerre en année d’élection présidentielle: «Tout succès à l’étranger n’apporte pas de voix et tout problème en fait perdre, résume Fabrice Balanche. En fait, le véto russe arrange plutôt les occidentaux, qui n’ont pas vraiment envie de s’engager en Syrie».

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: Villepin pour des « frappes ciblées »

    AFP Publié le 04/03/2012 à 22:52

    Le candidat à la présidentielle et ancien premier ministre, Dominique de Villepin, a estimé dimanche qu’il était « temps de réfléchir à une action sur le terrain » en Syrie, envisageant des frappes ciblées contre le régime de Bachar al-Assad. « Il est temps d’agir de façon déterminée, avec la Ligue arabe, pour créer une formation d’intervention humanitaire », a dit Dominique de Villepin, invité du Soir 3.

    « Il ne suffit pas de le dire pour que cela se fasse, il faut un calendrier. Donnons quelques semaines à la communauté internationale pour agir, préparons une alternative, des frappes ciblées », a-t-il enchaîné. Selon l’ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, « il est temps maintenant de réfléchir à une action sur le terrain, des frappes ciblées à la fois sur les institutions civiles et militaires syriennes ». « Si la menace de la force n’intervient pas, le pouvoir syrien ne modifiera pas son cours », a-t-il expliqué.

    Dominique de Villepin a en outre estimé, en référence à la victoire de Vladimir Poutine à la présidentielle russe, qu’il existait « une opportunité, c’est le changement -ou la continuité- qui s’installe en Russie ». « Nous devons saisir l’arrivée de Poutine au Kremlin pour envoyer un émissaire (…) et lui dire clairement que les choses ne peuvent pas continuer comme aujourd’hui », a-t-il avancé.

    Membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, la Russie, avec la Chine, a jusqu’ici bloqué toutes les résolutions condamnant la répression de la révolte en Syrie par le régime de Bachar al-Assad, un allié historique de Moscou. Depuis le début de cette révolte, en mars 2011, les violences ont fait plus de 7.500 morts, selon l’ONU. La France a récemment annoncé la fermeture de son ambassade à Damas.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: l’ONU « déplore les attaques »

    AFP Publié le 07/04/2012 à 08:15 Réagir

    Le secrétaire général de l’ONU a condamné hier les nouvelles attaques lancées par le régime syrien contre les villes rebelles malgré la promesse de Damas de cesser ses opérations d’ici le 10 avril, jugeant que ces actions « violent » la position du Conseil de sécurité.

    Ban Ki-moon a estimé que la promesse du président Bachar al-Assad de cesser les opérations militaires au plus tard le 10 avril « ne peut servir de prétexte pour continuer à tuer », a indiqué Martin Nesirky, porte-parole de M. Ban. « De telles actions violent la position consensuelle du Conseil de sécurité », telle que définie dans le plan de paix établi par l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Kofi Annan, a-t-il ajouté.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté avant-hier à l’unanimité une déclaration demandant à Damas de respecter la limite du 10 avril pour cesser ses principales opérations militaires et à l’opposition syrienne de faire de même au plus tard 48 heures plus tard.

    « M. Ban déplore les attaques menées par les autorités syriennes contre des civils innocents, y compris des femmes et des enfants, en dépit des engagements pris par le gouvernement (syrien) de mettre fin à l’usage de toutes les armes lourdes contre des foyers de population », a encore affirmé le porte-parole. Hier, les violences ont fait selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) au moins 35 morts – 22 civils, 9 soldats et quatre déserteurs – à travers le pays.

    Le secrétaire général de l’ONU s’est dit « extrêmement inquiet » de la crise humanitaire qui empire en Syrie, jugeant que les « derniers rapports qui font état d’un nombre grandissant de réfugiés vers les pays voisins sont alarmants ». Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu avait informé Ban Ki-moon d’un afflux massif de réfugiés syriens vers son pays lors d’une conversation téléphonique jeudi soir, a rappelé Martin Nesirky. Cet afflux de réfugiés coïncide avec une recrudescence des combats dans la zone d’Idleb (nord) à l’approche de la date butoir du 10 avril.

    La Syrie est secouée depuis mars 2011 par une révolte populaire qui s’est militarisée au fil des mois. Selon l’OSDH, les violences ont fait plus de 10.000 morts, en grande majorité des civils.

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  • Drenagoram dit :

    Vives tensions aux frontières de la Syrie à la veille de l’ultimatum
    09.04.2012 21:29

    Le conflit sanglant en Syrie a débordé lundi aux frontières du pays, avec la mort d’un caméraman au Liban et cinq blessés dans un camp de réfugiés en Turquie, touchés par des tirs en provenance du territoire syrien voisin.
    La tension était vive lundi à la frontière entre la Turquie et la Syrie, où pour la première fois des tirs en provenance de Syrie ont fait des blessés sur le sol turc, un incident qui provoque la colère d’Ankara à la veille d’une visite de l’émissaire spécial Kofi Annan.

    « Deux Syriens et un interprète turc ont été blessés ce matin en territoire turc par des tirs provenant de Syrie » alors qu’ils voulaient aider d’autres Syriens blessés qui tentaient de pénétrer en Turquie, a affirmé un diplomate turc. C’est la première fois que des coups de feu tirés par les forces syriennes font des blessés en Turquie depuis le début du mouvement de révolte en Syrie, en mars 2011.

    L’incident s’est produit à la frontière à la hauteur de Kilis (sud-est), où la Turquie a installé un camp de préfabriqués pour les réfugiés syriens fuyant le conflit dans leur pays. »Tôt ce matin, les gens du camp ont vu un groupe arrivant de Syrie. Il y a d’abord eu des tirs sur le groupe qui ont fait sept blessés et ensuite sur le camp », a précisé le diplomate.

    Un journaliste libanais tué
    Dans le nord du Liban, un journaliste libanais a été tué lundi par des tirs en provenance de la localité syrienne d’Armouta de l’autre côté de la frontière, selon des responsables des services de sécurité. Ali Shabaan, caméraman de la chaîne de télévision Al Jadid, a été tué d’une balle dans la poitrine alors qu’il filmait dans le secteur de Wadi Khaled (nord du Liban). Le journaliste âgé de 32 ans est décédé lors de son transport à l’hôpital.

    La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire qui s’est militarisée au fil des mois face à la stratégie répressive de Damas. Selon l’OSDH, les violences ont fait plus de 10’000 morts en un an et plus de 100’000 personnes sont ou ont été détenues pendant cette période.

    agences/vkiss

  • Drenagoram dit :

    Le Conseil de sécurité de l’ONU autorise l’envoi d’observateurs en Syrie

    Le Figaro.fr avec agences Publié le 14/04/2012 à 17:21

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté samedi après-midi à l’unanimité une résolution autorisant un premier déploiement d’observateurs en Syrie. Cette équipe d’une trentaine de personnes non armées sera dépêchée sur place dès que possible pour veiller au respect de la trêve conclue jeudi matin. Cette mission constitue le prélude à une opération complète qui pourrait comprendre 250 observateurs.

    La Russie et la Chine, qui avaient bloqué des résolutions précédentes du Conseil, ont donné leur accord après de difficiles tractations.

    En cas de non-respect de cette résolution, le Conseil de sécurité a indiqué qu’il envisagerait des « mesures supplémentaires ». En outre, le Conseil a condamné « la violation des droits humains » par les autorités syriennes.

    Depuis plus d’un an, le régime syrien réprime violemment un mouvement de contestation sans précédent dans le pays. Plus de 10.000 personnes sont mortes, selon un bilan établi par l’Onu.

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  • Drenagoram dit :

    Bahreïn : la Formule 1 relance la contestation

    Mots clés : Formule 1, Bahreïn, Abdulnaby Alekry, Wifaq

    Par Georges Malbrunot Mis à jour le 21/04/2012 à 08:55 | publié le 20/04/2012 à 18:14

    Les bolides de F1 ne sont pas les bienvenus dans un royaume où les dirigeants refusent, depuis un an, d’accéder aux doléances des manifestants. Crédits photo : -/AFP

    Les opposants chiites intensifient leurs manifestations en marge du Grand Prix, dont les qualifications se déroulent ce samedi. Le cadavre d’un homme a été découvert après des heurts nocturnes.

    Les plus radicaux des contestataires avaient prévenu: les bolides de F1 ne sont pas les bienvenus dans un royaume où les dirigeants refusent, depuis un an, d’accéder à leurs doléances. Dès vendredi, dans les heures qui ont précédé les premiers essais libres, de violents incidents ont opposé militants et forces de l’ordre. Les heurts ont éclaté dans des localités majoritairement chiites aux abords de Manama, mais éloignées du circuit de Sakhir, à plus de 30 km de la capitale. Un circuit placé sous haute sécurité, avec des dizaines de voitures de police et même un véhicule blindé positionné non loin de là.

    Les affrontements se sont poursuivis dans la nuit de vendredi à samedi. Crédits photo : -/AFP
    Les premiers essais se sont déroulés dans le calme, mais face à des tribunes vides. La nuit suivante, les affrontements se sont poursuivis entre manifestants et forces anti-émeutes. Des jeunes ont mis le feu à des pneus sur des routes jouxtant leurs villages et lancé des pierres et des cocktails molotov en direction des forces de sécurité, qui les ont dispersés à coups de gaz lacrymogènes et de bombes assourdissantes, ont expliqué des témoins. L’opposition chiite bahreïnie a annoncé samedi la découverte du cadavre d’un homme sur le lieu d’une manifestation nocturne dans un village chiite près de Manama.

    «Pas le moment» d’organiser un Grand prix
    À 24 heures du Grand Prix, et alors que les qualifications doivent se dérouler samedi, il s’agit d’un mauvais présage pour les autorités sunnites du royaume, qui ont tenu à maintenir la compétition, vitrine d’un pays qui prétend avoir répondu aux demandes de réforme politique et sociale exprimées par sa majorité chiite. Un leurre, en fait, comme ont pu le constater les pilotes, même depuis leurs hôtels de luxe opportunément éloignés de la capitale. Jeudi, des membres de l’écurie Force India ont été la cible d’un cocktail Molotov. Deux techniciens ont quitté Bahreïn, préférant rentrer chez eux pour «des raisons personnelles», selon l’écurie, qui a tout de même fait l’impasse sur les essais de vendredi, pour «des raisons de logistique».

    «Nous mettons la pression sur le ré­gime, reconnaît Abdulnaby Alekry, un activiste des droits de l’homme. Avec le Grand Prix, le gouvernement cherche à montrer que tout est normal à Bahreïn, alors que la répression se poursuit. Franchement, ce n’est pas le moment d’organiser une telle compétition. D’ailleurs, seuls quelques expatriés y assistent. Et encore, parce que le pouvoir a distribué des billets gratuits», ajoute Alekry. Signe d’une tension croissante, depuis samedi dernier, près d’une centaine d’activistes ont été arrêtés, alors qu’un collectif de jeunes manifestants a appelé à «trois jours de colère» d’ici à dimanche, pour dire «Non à la Formule de sang».

    Radicalisation de l’opposition
    Plus d’un an après le début de leur révolte contre une monarchie sunnite de plus en plus crispée, la plupart des opposants chiites s’estiment déçus. Plus grave, les partis traditionnels, comme le Wifaq, sont débordés par une frange de jeunes qui se radicalise. Le 9 avril dernier, pour la première fois, une bombe de fabrication artisanale a été utilisée par des manifestants, blessant sept policiers au cours d’une protestation dans le village d’Eker, au sud de Manama. Jusque-là, les activistes se contentaient de jeter des cocktails Molotov contre des forces de sécurité composées notamment de sunnites yéménites, jordaniens ou pakistanais, jugés plus loyaux que la majorité chiite du royaume.

    Le collectif des «Jeunes du 14 février» salua une «attaque sacrée» et leur chef spirituel, Cheikh Issa Qassem, avertit le régime que les violences pouvaient «échapper à tout contrôle». En riposte, des groupuscules sunnites attaquèrent deux voitures et un supermarché, détenus par un chiite.

    Faute d’avancées, la situation ne cesse de pourrir, ont déploré coup sur coup Amnesty International et International Crisis Group (ICG). Des dizaines de prisonniers n’ont toujours pas été libérés et le nouveau code de conduite des policiers reste lettre morte. «La réaction du gouvernement aux conclusions d’une commission d’enquête internationale est insuffisante», regrette Amnesty dans son dernier rapport, en référence à la commission mise en place par le pouvoir après les violences de février et mars 2011.

    La situation d’Abdulhadi al-Khawaja, depuis deux mois en grève de la faim dans sa geôle, inquiète les activistes des droits de l’homme. «Les réformes ne font qu’effleurer le sujet», déplore Amnesty, qui appelle le pouvoir à sévir contre de hauts responsables de la sécurité, plutôt qu’à «investir des sommes énormes dans le recrutement d’experts internationaux», allusion au cabinet d’avocats d’affaires Freshfields, appelé à la rescousse par la famille régnante pour vendre «une normalisation de façade», dénonce, de son côté, ICG.

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  • Drenagoram dit :

    Egypte: les affrontements s’étendent

    AFP Mis à jour le 04/05/2012 à 18:01 | publié le 04/05/2012 à 18:00

    Les affrontements entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et soldats des forces anti-émeutes se sont étendus aujourd’hui autour du ministère de la Défense, où l’on entendait des tirs nourris, selon un journaliste de l’AFP.

    Initialement concentrés sur une grande artère du quartier d’Abbassiya, les heurts se sont étendus à de nombreuses rues voisines, faisant des dizaines de blessés, selon les témoignages de services d’urgence.

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  • Drenagoram dit :

    Damas tente de « détruire » Rastane

    AFP Mis à jour le 17/05/2012 à 09:35 | publié le 17/05/2012 à 09:33

    La ville rebelle de Rastane, dans le centre de la Syrie, a été violemment bombardée jeudi à l’aube par l’armée qui veut la « détruire graduellement », selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). La ville, située dans la province de Homs a été bombardée dans la nuit « avec trois obus par minute », a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, président de l’ONG basée en Grande-Bretagne.

    Abdel Rahmane a appelé les observateurs de l’ONU déployés dans le pays pour surveiller la trêve violée chaque jour à se « diriger immédiatement vers la ville de Rastane que le régime cherche à détruire graduellement ». Encerclée par l’armée, Rastane abrite, selon des militants, un grand nombre de hauts gradés rebelles qui la défendent farouchement. Cette ville échappe depuis plusieurs mois au contrôle des troupes gouvernementales qui ont tenté à plusieurs reprises, en vain, de la reprendre. Le 14 mai, 23 soldats ont été tués lors d’une tentative d’assaut.

    Alors que la révolte entre dans son 15e mois, les violences ne montrent aucun signe de répit malgré la présence de plus de 200 observateurs de l’ONU chargés de surveiller un cessez-le-feu proclamé il y a plus d’un mois mais violé tous les jours. Mercredi, au moins 44 personnes, en majorité des civils, ont été tuées à travers le pays.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: grandes manifestations à Alep

    AFP Mis à jour le 18/05/2012 à 14:00 | publié le 18/05/2012 à 13:40

    La deuxième ville de Syrie, Alep, était le théâtre aujourd’hui des plus importantes manifestations dans la cité depuis le début il y a plus de 14 mois de la révolte populaire contre le régime du président Bachar el-Assad, selon une ONG et des militants. « Il s’agit des manifestations les plus importantes à Alep depuis le début de la révolte. Des milliers de personnes manifestent dans plusieurs quartiers malgré la répression », a indiqué le président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

    « Alep connaît un véritable soulèvement », commente de son côté Mohammad al-Halabi, militant sur place. Les militants anti-régime avaient appelé à manifester comme chaque vendredi pour réclamer la chute du régime du président Bachar el-Assad et rendre hommage aux « héros de l’université d’Alep » en référence aux étudiants de la ville qui avaient manifesté par milliers la veille en présence d’observateurs de l’ONU.

    A travers le pays, « des dizaines de milliers » de personnes manifestaient également, soit les plus grands rassemblements en Syrie, selon l’OSDH, depuis l’annonce d’un cessez-le-feu le 12 avril, systématiquement violé depuis.

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  • Soumeya dit :

    J’espère que c’est le début de la fin ! Alep, c’est un bon signe !

    • Drenagoram dit :

      J’aimerais le Croire autant que Toi , il est Grand Temps pour faire la Paix
      Tourner la Page en Liberté , Tant le Destin s’Acharne là Bas ,
      L’Espoir demeure Hors de Combat , sa Flamme au Choeur des Poings levés ,
      Va Marquer au Fer ces Années , En Guerre Hélas rien ne va de Soie.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs & Pensées d’Âme Soumeya

  • Drenagoram dit :

    Égypte: participation estimée à 50%

    AFP Publié le 24/05/2012 à 18:57

    La commission électorale égyptienne a estimé aujourd’hui le taux de participation au premier tour de la présidentielle à environ 50%, a rapporté l’agence officielle Mena trois heures avant la fin du vote. « Les indications montrent que le taux de participation atteint environ 50% de ceux ayant le droit de vote et dont le nom est inscrit sur les listes électorales », a affirmé Farouk Soltane, le président de la commission, cité par l’agence. M. Soltane a également déclaré que le deuxième jour de vote s’était en général déroulé de manière « calme et organisée ».

    La commission a prolongé pour le deuxième jour consécutif d’une heure, jusqu’à 19H00 GMT, l’ouverture des bureaux de vote pour la première présidentielle de l’après-Moubarak, dont le premier tour s’achève jeudi. Pour la première journée de vote mercredi, la participation avait connu une nette augmentation en fin de journée, lorsque la chaleur était retombée. Plus de 50 millions d’électeurs sont appelés à choisir entre 12 candidats: islamistes, laïcs, de gauche ou libéraux, partisans de la « révolution » ou anciens responsables du régime Moubarak.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: plus de 50 civils tués à Houla

    AFP Mis à jour le 25/05/2012 à 22:14 | publié le 25/05/2012 à 21:59

    Plus de 50 civils, dont 13 enfants, ont été tués et 100 blessés dans des bombardements des forces gouvernementales contre la ville de Houla, dans le centre de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
    « C’est un véritable massacre qui a lieu alors que les observateurs de l’ONU maintiennent le silence », a dénoncé le chef de l’OSDH dans un appel téléphonique à l’AFP. « On parle depuis midi de bombardements et aucun des observateurs basés à Homs n’a bougé », a-t-il ajouté s’interrogeant sur le rôle de ces observateurs déployés depuis avril pour surveiller un cessez-le-feu violé depuis son annonce le 12 avril.

    Vendredi, des blindés sont entrés pour la première fois à Alep, deuxième ville de Syrie, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre le régime, dont les hélicoptères ont mitraillé des localités kurdes rebelles près de la frontière avec la Turquie.

    Alors que la trêve annoncée il y a plus d’un mois est quotidiennement violée, l’émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe Kofi Annan a décidé de se rendre prochainement en Syrie.

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  • Drenagoram dit :

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a vivement condamné la Syrie
    28.05.2012 08:11

    Les 15 pays membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé aussi leur soutien aux efforts de Kofi Annan. [Keystone]
    Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné dimanche le gouvernement syrien pour le massacre de Houla qui a fait au moins 108 morts vendredi selon les observateurs de l’ONU sur place. Dimanche, de nouvelles violences ont coûté la vie à 48 personnes au moins.
    Le massacre de Houla, qui a fait au moins 108 morts vendredi selon les observateurs de l’ONU sur place, a poussé dimanche le Conseil de sécurité de l’ONU à vivement condamner le gouvernement syrien.

    Dans une déclaration adoptée à l’unanimité à l’issue d’une réunion d’urgence dimanche à New York consacrée au massacre de Houla, les 15 pays membres du Conseil de sécurité ont dénoncé « une série de bombardements par les tanks et l’artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel ».

    Le Conseil a exigé que Damas cesse immédiatement d’utiliser des armes lourdes dans les villes syriennes rebelles et qu’il retire ses forces de ces villes, conformément au plan de paix du médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan.

    Kofi Annan attendu lundi
    Les 15 pays ont réaffirmé leur soutien aux efforts de Kofi Annan et l’ont chargé de transmettre « dans les termes les plus clairs » leurs exigences au gouvernement syrien. Selon Damas, Kofi Annan doit effectuer lundi sa deuxième visite dans le pays depuis le début de sa mission il y a trois mois. La Russie avait dans un premier temps mis en doute la responsabilité de son allié syrien, avant de se joindre à ses 14 partenaires.

    Le chef des observateurs, le général norvégien Robert Mood, a indiqué au Conseil par vidéoconférence que 108 personnes au moins avaient été tuées à Houla, atteintes par des éclats d’obus ou exécutées à bout portant, dont 49 enfants, et que 300 avaient été blessées. (Lire aussi: Le massacre de Houla, en Syrie, a fait 108 morts et 300 blessés).

    La Syrie nie toute responsabilité
    Ce massacre, survenu dans la nuit de vendredi à samedi, a provoqué un tollé international. Pour sa part, la Syrie a rejeté toute responsabilité dans ce massacre, l’attribuant à des terroristes. L’ambassadeur syrien à l’ONU Bachar Jaafari a critiqué un « tsunami de mensonges » visant son pays.

    agences/olhor

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  • Drenagoram dit :

    Syrie/Houla: l’ONU autorise une enquête

    AFP Publié le 01/06/2012 à 18:21

    Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a accepté aujourd’hui une résolution demandant à la commission d’enquête indépendante internationale sur la Syrie de mener une « enquête spéciale » sur le massacre de Houla en vue de traduire en justice les responsables.

    La résolution a été acceptée par 41 voix pour dans le cadre d’une session spéciale du Conseil sur la Syrie (la 4ème depuis mars 2011). La Chine, la Russie et Cuba ont voté contre, tandis que l’Ouganda et l’Equateur se sont abstenus.

    « Condammant dans les termes les plus sévères les assassinats scandaleux de 49 enfants », la résolution demande à la commission d’enquête internationale, qui agit sous mandat du Conseil depuis août 2011, « de conduire une enquête spéciale exhaustive, indépendante et sans entrave en accord avec les standards internationaux sur les évènements de Houla ».

    Le texte souligne « la nécessité de mener une enquête internationale, transparente, indépendante et rapide sur les violations du droit international en vue de demander des comptes aux responsables des violations des droits de l’homme (…), y compris les violations qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité ».

    Il demande aussi « si possible d’identifier publiquement les personnes qui semblent responsables de ces atrocités, et de préserver les preuves des crimes pour d’éventuelles futures poursuites pénales ou un futur processus judicaire, en vue de demander des comptes aux responsables ».

    Les 47 membres du Conseil des droits de l’homme ont été saisis de cette résolution à la demande de Djibouti, du Koweït, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et des Etats-Unis.

    Le texte de la résolution rappelle que la Haut commissaire aux droits de l’homme a estimé que les « atrocités de Houla pourraient constituer des crimes contre l’humanité » et reitère « ses encouragements répétés au Conseil de sécurité à déférer la situation en Syrie à la Cour pénale internationale ».

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: la Russie n’autorisera pas à l’ONU le recours à la force

    Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 09/06/2012 à 15:06 | publié le 09/06/2012 à 14:24 Réactions (4)

    La Russie, alliée de Damas, n’autorisera pas au Conseil de sécurité de l’ONU le recours à la force contre la Syrie, a déclaré aujourd’hui le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en qualifiant ce scénario de « catastrophique ».

    « Nous n’allons pas autoriser au Conseil de sécurité de l’ONU le recours à la force », a déclaré Lavrov au cours d’une conférence de presse. « J’observe que le plan de Kofi Annan commence à s’enliser. Nous ne pouvons pas admettre cela. Nous ne voyons pas d’alternative à l’application de ce plan », a poursuivi le chef de la diplomatie russe.

    Opposés à une militarisation de la révolte qui précipite le pays vers la guerre civile, Moscou et ses alliés cherchent, notamment,à neutraliser les opposants, soutenus par le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie.

    Plus de 20 morts ce samedi

    Sur le terrain, la violence quotidienne se poursuit. Ce samedi, selon une ONG syrienne, plus de 20 personnes ont été tuées dans des bombardements des forces du régime en différents lieux du pays. Ces violences surviennent au lendemain d’une journée sanglante avec 68 morts dans la répression et les combats entre soldats et rebelles, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), et du déplacement des observateurs de l’ONU sur les lieux du massacre à Al-Koubeir.

    En outre, le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition d’opposition, s’apprête à désigner un nouveau président, qui aura pour difficile tâche d’unifier et rendre efficace cette instance marquée par de profondes divisions.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie : les rebelles s’emparent d’un autre poste-frontière

    Par lefigaro.fr

    Mis à jour le 22/07/2012 à 13:16 | publié le 21/07/2012 à 17:39 Réactions (96)

    Des nouvelles recrues de l’Armée syrienne libre à Alep. Crédits photo : -/AFP

    Les rebelles ont pris position au nord d’Alep face à la frontière avec la Turquie. Mais ils ont abandonné un point de contrôle à la frontière irakienne. Un nouveau bilan des violences fait état de 19.000 morts.

    • Les rebelles poursuivent leurs efforts sur les postes-frontières
    Les rebelles syriens affirment dimanche avoir pris le poste frontalier de Bab al Salam, à la frontière turque, au nord d’Alep, ce qui constitue le troisième poste-frontière pris lors de ces quatre derniers jours à l’armée régulière dans la région. Mais leur position serait bombardée par les forces fidèles au régime d’Assad. Sur une vidéo, un homme se présentant comme porte-parole de la Brigade Tempête du nord de l’Armée syrienne libre (ASL), bras armé de la contestation du régime, déclare: «Al-Salama a été libéré de la mafia Assad».

    Cette semaine les combattants hostiles au régime Assad ont occupé à la frontière turque les postes de Bab al Haoua et de Djarablous, rappelle Reuters. Mais selon l’AFP le poste de de Bab al Haoua est désormais occupé par un groupe d’environ 150 combattants islamistes. Venus d’Algérie, d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, d’Egypte, de Tchétchénie, de Tunisie mais aussi de France, ils affirment appartenir à Aqmi ou à un mouvement taliban. Ces hommes sont équipés de kalachnikovs, de lance-roquettes et de mines artisanales.

    En revanche du côté de la frontière irakienne, les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) ne contrôlaient plus qu’un des trois postes-frontières avec l’Irak, après la perte dans la matinée de celui de Yarabiyah, au nord de l’Irak. Après s’en être emparé samedi, l’ASL, composée en majorité de déserteurs et de civils armés, est partie dans la nuit. Au matin, les forces syriennes en ont repris le contrôle.

    • 19.000 morts dans les violences en Syrie
    Sur les 19.106 personnes tuées selon un dernier bilan, publié dimanche par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) , la majorité sont des civils (13.296). 4.861 soldats loyaux au président Bachar al-Assad et 949 déserteurs ont été tués dans les violences.

    L’OSDH, basé en Grande-Bretagne et dont les informations proviennent généralement d’un réseau de militants et témoins en Syrie, ne fait pas de distinguo dans son bilan global entre les rebelles et la population civile. Le chiffre de 13.296, qui représente plus des deux-tiers des morts, comprend donc de simples civils ainsi que des civils ayant pris les armes pour rejoindre la rébellion.

    • Nouvelle défection d’un général
    Un général syrien a traversé la frontière pour se réfugier en Turquie dans la nuit de samedi à dimanche, ce qui porte à 25 le nombre de généraux syriens déserteurs accueillis sur le sol turc

    • Paris appelle l’opposition syrienne à former un gouvernement
    «Le moment est venu de préparer la transition et le jour d’après», affirme le Quai d’Orsay qui appelle l’opposition syrienne à «se mettre en ordre de marche afin de prendre les commandes du pays».

    «Nous souhaitons la formation rapide d’un gouvernement provisoire, qui devra être représentatif de la diversité de la société syrienne», écrit Laurent Fabius dans un communiqué. Le ministre précise qu’il a pris des contacts «dans cet esprit» avec le premier ministre du Qatar et le secrétaire général de la Ligue arabe. Paris pourrait d’ailleurs être le lieu d’une réunion ministérielle en ce sens.

    «Quelles que soient ses manoeuvres, le régime de Bachar al-Assad est condamné par son propre peuple, qui fait preuve d’un grand courage», rajoute le ministre, qui abordera lundi à Bruxelles la question de l’aide aux réfugiés syriens.

    • Combats à Alep et Damas, la population fuit au Liban
    L’armée syrienne, appuyée par des chars, a lancé dimanche des offensives pour reprendre des quartiers de Damas et d’Alep.

    Dans la capitale, les troupes régulières, qui semblent avoir repris l’initiative face aux rebelles, ont «nettoyé» un nouveau quartier, celui de Qaboune (est), selon l’agence officielle Sana. Un grand nombre de «terroristes» y ont été tués et d’autres arrêtés, selon elle. Des armes ont été saisies.

    Des combats se déroulaient également le matin à Barzé (nord), un quartier périphérique où l’armée a également lancé un assaut. Des affrontements se déroulaient également dans les vergers de Mazzé, le quartier huppé commandant l’entrée ouest de la capitale.

    A Alep, où un nouveau front a été ouvert vendredi, l’armée a lancé à l’aube une offensive pour tenter de reprendre à l’Armée syrienne libre (ASL) le quartier de Salaheddine, a indiqué à l’AFP un militant joint par téléphone.

    La population locale se rue dans les magasins pour faire des stocks de nourriture, quand elle ne fuit pas le pays. Selon le haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU, 30.000 Syriens sont partis se réfugier au Liban en seulement 48 heures. Les violents combats à Damas, jusque-là épargnée, les ont convaincu departir au plus vite.

    Selon le syndicat libanais des hôteliers, une grande partie des réfugiés a choisi «des hôtels 3 ou 4 étoiles, signe qu’il s’agit d’une classe moyenne». D’autres ont loué des appartements non loin de la frontière. «La Sûreté générale facilite l’entrée de tous les Syriens qui passent la frontière légalement. Pour des raisons humanitaires, nous faisons même entrer ceux qui n’ont pas tous leurs papiers», explique l’institution.

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  • Drenagoram dit :

    Les États-Unis augmentent leur aide aux rebelles syriens

    Par lefigaro.fr
    Mis à jour le 24/07/2012 à 11:32 | publié le 24/07/2012 à 10:33

    L’Administration américaine a déclaré fournir des moyens de communication et des informations issues des services de renseignement aux rebelles syriens. Crédits photo : BULENT KILIC/AFP

    Inquiets de la détention d’armes chimiques par le régime syrien et de leur possible utilisation, les États-Unis ont déclaré équiper les rebelles en moyens de communication et leur fournir des informations issues des services de renseignement.

    • Les États-Unis aident les rebelles sur le terrain

    Blocage au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, début de la «bataille de Damas», attentat qui a touché le cœur du régime… Les événements survenus ces derniers jours ont décidé les États-Unis à accroître leur aide aux rebelles syriens, en particulier en leur fournissant des informations issues des services de renseignement, mais aussi en leur livrant des équipements de communication. Washington réfléchirait également à former les insurgés, pour améliorer leur chaîne de contrôle et de commandement. «Nous voulons les soutenir pour qu’ils aient plus de cohésion, tant en ce qui concerne leur capacité à s’unir derrière une vision commune que leur capacité à communiquer et à rester en contact entre eux», a déclaré un haut responsable de l’Administration à l’agence Reuters. En ligne de mire, l’après-Assad, inéluctable pour l’Administration: «Nous pensons toujours qu’Assad va être chassé du pouvoir et qu’il faut préparer ce qui se passera ensuite», a déclaré un autre responsable.

    • Le régime transférerait ses armes chimiques, selon les rebelles

    Pour les rebelles syriens, cela ne fait aucun doute. Le régime de Bachar el-Assad «a transféré certaines armes [chimiques] et des équipements de mélange de composants chimiques vers des aéroports à la frontière», a indiqué mardi l’Armée syrienne libre (ASL) dans un communiqué. «Nous savons parfaitement l’endroit où se trouvent ces armes et leur positionnement», a ajouté l’ASL.

    Lundi, le régime avait reconnu pour la première fois posséder des armes chimiques, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdessi. Ces armes chimiques «ne seront jamais, jamais, utilisées contre nos citoyens, quelle que soit l’évolution de la crise», avait-il assuré lors d’une conférence de presse. «Ces différentes armes sont stockées et sécurisées sous la supervision des forces armées et ne seront utilisées que dans le cas où la Syrie devra faire face à une agression extérieure», a-t-il précisé.

    Ces déclarations, qui confirment les doutes de la communauté internationale quant à la détention d’armes chimiques par Damas, ont provoqué la réaction du président américain, Barack Obama. Celui-ci a déclaré qu’«étant donné le stock d’armes chimiques du régime, nous ferons en sorte qu’Assad et son entourage sachent que le monde les regarde, et qu’ils devront rendre des comptes devant la communauté internationale et les États-Unis si jamais ils faisaient l’erreur tragique de les utiliser».

    Cette menace a également été qualifiée de «monstrueuse» par l’Allemagne et d’«inacceptable» par la Grande-Bretagne et la France. De son côté, Israël s’est inquiété que de telles armes puissent tomber aux mains du Hezbollah libanais, soutien du régime syrien et en conflit avec l’État hébreu.

    • L’Arabie saoudite collecte des dons en faveur du peuple syrien

    C’est l’un des pays les plus critiques à l’égard du régime de Bachar el-Assad. L’Arabie saoudite a lancé lundi une collecte de fonds en faveur du peuple syrien qui doit durer cinq jours. Plus de 30 millions de dollars de dons ont d’ores et déjà été récoltés, dont 5,3 millions offerts par le roi Abdallah, et 2,6 millions par le prince héritier, Salmane Ben Abdel Aziz, qui ont tous deux ouvert la campagne.

    Selon l’agence de presse officielle saoudienne, cette initiative vise également à récolter des denrées alimentaires, du matériel médical et pharmaceutique, ainsi que des tentes et des couvertures.

    Lundi, la Ligue arabe, dont l’Arabie saoudite est membre, avait annoncé allouer 100 millions de dollars en faveur des réfugiés syriens.

    (avec agences)

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  • Drenagoram dit :

    Syrie : l’armée a lancé l’assaut sur Alep

    Par lefigaro.fr
    Mis à jour le 28/07/2012 à 09:45 | publié le 28/07/2012 à 09:14

    De nombreux insurgés sont retranchés dans les quartiers sud de la ville. Crédits photo : BULENT KILIC/AFP

    Des combats ont éclaté samedi matin dans la deuxième ville du pays, dont les quartiers sud sont encerclés et pilonnés par les forces de Bachar el-Assad.

    Les renforts de l’armée syrienne se massaient depuis plusieurs jours aux abords d’Alep, deuxième ville de Syrie devenue un enjeu majeur du conflit. Samedi, les forces de Bachar el-Assad ont lancé leur contre-offensive pour reprendre les secteurs rebelles, rapportent des militants.

    «On peut dire que l’assaut a commencé», a déclaré Rami Abdel Rahmane, président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, une organisation qui base ses informations sur des militants sur place. «Les combats les plus violents depuis le début de la révolte ont lieu dans plusieurs quartiers», a-t-il expliqué, ajoutant que les militaires «se dirigent vers le quartier Salaheddine», où se sont retranchés de nombreux insurgés.

    Un correspondant de l’AFP confirme que Salaheddine est encerclé et bombardé depuis 08h00 du matin par l’armée, qui dépêche des soldats à pied dans la ville de 2,5 millions d’habitants.

    Crainte d’un massacre
    Selon l’OSDH, un grand mouvement d’exode est par ailleurs en cours depuis le quartier d’al-Soukkari (sud), après la chute d’obus. De violents accrochages sont également rapportés dans le secteur de Hamdaniyé (ouest). Selon une source de sécurité syrienne, les rebelles sont retranchés dans des ruelles très étroites, ce qui rendra difficile la bataille. Pour s’y préparer, les insurgés n’ont lancé aucune opération importante depuis deux jours, économisant leurs quelques munitions de roquettes antichars.

    Plusieurs pays occidentaux ont exprimé leur préoccupation face à la perspective d’un assaut contre les rebelles, Washington évoquant la possibilité d’un «massacre» et condamnant «l’agression haïssable et répréhensible des forces d’Assad contre ce centre de population civile». «Bachar s’apprête à commettre de nouvelles tueries contre son peuple», a dénoncé vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

    Selon les experts, cette bataille est extrêmement importante pour les deux parties, le régime comptant sur ses alliés parmi les riches commerçants de la ville pour financer une partie de son effort de guerre, et les rebelles aspirant à rééditer le schéma libyen avec Benghazi en créant une zone protégée.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: les rebelles ont pris un poste de contrôle stratégique

    AFP Mis à jour le 30/07/2012 à 09:51 | publié le 30/07/2012 à 09:44

    Les rebelles syriens ont pris ce matin, après dix heures de combat, un poste de contrôle stratégique au nord-ouest d’Alep qui leur permet désormais de relier cette grande ville du Nord à la frontière turque.

    « Le poste de contrôle d’Anadan, à cinq kilomètres au nord-ouest d’Alep, a été pris ce matin après dix heures de combats », a affirmé sur place le général Ferzat Abdel Nasser, un officier rebelle qui a déserté il y a un mois.

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  • Drenagoram dit :

    Combats à Alep et Damas

    AFP Mis à jour le 11/08/2012 à 09:32 | publié le 11/08/2012 à 09:25 Réactions (4)

    Les combats faisaient rage aujourd’hui à Alep en Syrie où les rebelles ont affirmé avoir repris des positions à l’armée régulière dans le quartier emblématique de Salaheddine. Dans le même temps, de violents accrochages entre soldats et rebelles avaient lieu dans le quartier Tadamoun à Damas et des tirs et des explosions étaient entendus dans d’autres secteurs de la capitale syrienne, ont indiqué une ONG et des militants.

    « L’Armée syrienne libre (ASL) a réussi à reprendre quelques positions stratégiques » dans le principal bastion rebelle de Salaheddine, a déclaré Abdel Qader Saleh, un commandant de l’ASL, formée de déserteurs et de civils ayant pris les armes. « Les combats sont violents et ne se sont pas arrêtés depuis 24 heures. Plusieurs secteurs d’Alep sont soumis à un pilonnage », a ajouté ce chef des opérations du bataillon « Tawhid » dans la région d’Alep. Les rebelles avaient dit avoir opéré un repli « tactique » de Salaheddine face à l’avancée des troupes régulières, alors que les autorités avaient annoncé la reprise totale du quartier.

    À Damas, les combats se déroulaient à Tadamoun (sud), quartier dont l’armée avait annoncé la reprise le 4 août, a précisé l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH) et les Comités locaux de coordination (LCC), un réseau de militants sur le terrain.

    Des tirs et des explosions étaient en outre entendus dans le quartier Al-Qaboun, a précisé l’OSDH.Des militants ont fait aussi état de tirs d’armes automatiques dans le quartier de Joubeïr (est de Damas) où des roquettes sont tombées. L’armée syrienne a annoncé début août avoir repris le contrôle entier de la capitale après de violents combats avec l’ASL.

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  • Drenagoram dit :

    Mohammed Morsi reprend la main face à l’armée

    Par lefigaro.fr
    Mis à jour le 12/08/2012 à 19:49 | publié le 12/08/2012 à 19:08 Réagir

    Mohammed Morsi et son nouveau ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi. Crédits photo : Egyptian President/AP

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    Le président égyptien a annoncé le limogeage du puissant ministre de la Défense, Hussein Tantaoui, en poste depuis 20 ans, et annulé la disposition constitutionnelle qui accordait de larges pouvoirs à l’armée.

    Le bras de fer entre la présidence égyptienne et l’armée continue. Le président égyptien Mohammed Morsi a créé la surprise dimanche en annonçant l’annulation d’une «déclaration constitutionnelle» accordant de larges pouvoirs à l’armée et la mise à la retraite du maréchal Hussein Tantaoui, ministre de la Défense depuis 20 ans.

    D’après son porte-parole, Mohammed Morsi a également nommé un vice-président, le juge Mahmoud Mekki, qui sera seulement la deuxième personne à occuper ce poste en plus de 30 ans. «Le président a décidé d’annuler la déclaration constitutionnelle adoptée le 17 juin» par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirigeait à l’époque le pays et dans laquelle les militaires s’arrogeaient notamment le pouvoir législatif, a annoncé le porte-parole du président, Yasser Ali, dans une déclaration télévisée.

    Les Frères musulmans, dont est issu le président Mohammed Morsi, avaient dénoncé cette «Déclaration constitutionnelle complémentaire» comme «un coup d’État institutionnel» du CSFA, dirigé par le maréchal Tantaoui, visant à limiter les prérogatives présidentielles.

    La «déclaration» avait été adoptée le jour de la fin du second tour de l’élection présidentielle et avait provoqué une crise politique entre l’armée et les islamistes. Avec le pouvoir législatif, les généraux gardaient un droit de veto sur toute nouvelle loi ou mesure budgétaire et se réservaient aussi un droit de regard sur la rédaction de la future Constitution, le texte fondamental en vigueur sous Hosni Moubarak ayant été suspendu.

    Mise à la retraite du maréchal Tantaoui
    Mohammed Morsi a également décidé dimanche de mettre à la retraite le maréchal Tantaoui et l’a remplacé au ministère de la Défense par le général Abdel Fattah al-Sissi, le chef des renseignements militaires. Il n’était toutefois pas encore clair que le maréchal, ministre de la Défense de Hosni Moubarak pendant une vingtaine d’années, restait toujours chef du CSFA.

    Le chef d’état-major de l’armée et numéro 2 du CSFA, Sami Anan, a également été mis à la retraite et remplacé par le général Sedki Sobhi. Hussein Tantaoui et Sami Anan ont toutefois tous deux été nommés conseillers auprès du président Morsi, selon les médias officiels.

    Le nouveau vice-président, Mahmoud Mekki, est un magistrat qui a joué un rôle dans la fronde des juges en 2005 contre la fraude électorale pendant le scrutin présidentiel qui s’était terminé par une victoire écrasante de Hosni Moubarak, finalement renversé par une révolte populaire le 11 février 2011.

    Il s’agit seulement du deuxième vice-président égyptien en 30 ans. Hosni Moubarak n’avait jamais nommé de vice-président jusqu’à la révolte de février 2011, et pendant laquelle il avait nommé son chef des renseignements Omar Souleimane à ce poste.

    Mohammed Morsi, formellement investi le 30 juin, est le premier civil à accéder à la magistrature suprême, dans un pays où tous les présidents sont venus de l’armée depuis la chute de la monarchie en 1952. Depuis son accession au pouvoir, il a alterné compromis et bras de fer avec l’armée pour tenter de s’imposer.

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  • Drenagoram dit :

    Israël accélère ses préparatifs de défense

    Par Marc Henry
    Mis à jour le 12/08/2012 à 19:24 | publié le 12/08/2012 à 18:27 Réagir


    Benyamin Nétanyahou, dimanche à Jérusalem. Crédits photo : POOL/REUTERS

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    Les dirigeants multiplient les déclarations martiales et l’armée redouble d’activité.

    Une atmosphère de veillée d’armes règne en Israël. La plupart des journaux font leur une sur une possible et imminente attaque contre des installations nucléaires iraniennes. L’armée distille des informations sur l’accélération des préparatifs de défense pour faire face aux représailles iraniennes qui ne manqueraient pas de suivre une offensive israélienne. Le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, reconnaît l’existence d’un plan d’urgence pour l’économie en temps de guerre. Quant à Benyamin Nétanyahou, le chef du gouvernement, et Ehoud Barak, le ministre de la Défense, ils multiplient les déclarations martiales sur une «option militaire» à laquelle l’État hébreu pourrait recourir dès cet automne, sans le feu vert explicite des Américains.

    Cette brusque montée de tension se reflète dans les sondages: 37 % des Israéliens estiment qu’un nouvel Holocauste est possible si l’Iran parvenait à se doter de l’arme nucléaire. Les médias relaient, il est vrai, des informations ayant de quoi sérieusement inquiéter la population. Un exemple: le quotidien Haaretz a cité récemment des estimations de responsables du ministère de la Défense prévoyant qu’une attaque de missiles de l’Iran et du Hezbollah libanais, allié de Téhéran, provoquerait la mort de quelque 300 civils.

    Construction d’installations souterraines
    Les militaires sont sur le qui-vive. «Nous devons nous préparer à combattre sur plusieurs fronts à la fois», affirme le général Benny Gantz, le chef d’état-major. Détail important: le plus haut gradé est, selon tous les médias, hostile à une offensive israélienne contre l’Iran, de même que les dirigeants actuels du Mossad, et Shimon Pérès, le président.

    Pour contrer ces oppositions, Benyamin Nétanyahou proclame haut et fort que «dans une démocratie, c’est aux dirigeants politiques de décider et aux militaires d’exécuter». Il a également rappelé qu’en 1981 Menahem Begin, premier ministre de l’époque, avait ­rejeté les objections des militaires et des services de renseignements et donné l’ordre de détruire une centrale nu­cléaire construite par la France près de ­Bagdad.

    Sur le terrain, l’armée met effectivement les bouchées doubles. Les batteries de missiles antimissiles disséminées sur le territoire israélien vont être équipées dans les prochaines semaines d’un nouveau système améliorant leurs capacités d’interception en vol. Par précaution, les militaires ont décidé de répartir les stocks de munitions dans un plus grand nombre de bases afin que les pertes soient limitées en cas d’attaques ciblées de missiles. L’armée a également emmagasiné dans des usines civiles des dizaines de milliers de rations alimentaires de combat et d’autres équipements.

    Les militaires ont aussi amélioré le réseau de routes logistiques afin que les troupes sur le front, notamment le long de la frontière avec le Liban et la Syrie, puissent être ravitaillées à temps. Pour compléter le tout, le ministère de la Défense a donné son feu vert à la construction de trois installations souterraines qui abriteront des stocks d’armes, de munitions, de carburants et des pièces détachées. L’ensemble sera fortifié afin de résister à des explosions de missiles.

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  • Drenagoram dit :

    Nouveaux éléments sur une éventuelle guerre Iran-Israël
    Mots clés : Iran, Israël

    Par lefigaro.fr
    Mis à jour le 15/08/2012 à 15:35 | publié le 15/08/2012 à 13:19

    Le ministre israélien de la Défense civile évoque un conflit d’un mois et se déroulant sur plusieurs fronts. Selon la presse, le gouvernement israélien voudrait lancer son assaut avant la présidentielle américaine de novembre.

    «Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été.» Après le ministre israélien de la Défense, c’est au tour de son collègue de la Défense civile d’évoquer le sujet d’une éventuelle offensive d’Israël contre l’Iran. Dans une interview au quotidien Maariv, Matan Vilnaï estime que l’offensive de l’État juif s’étalerait sur trente jours et que cette guerre se déroulerait sans doute sur plusieurs fronts. Outre l’Iran, Israël devrait sans doute faire face à des ripostes du Hezbollah libanais et des militants palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza.

    Faisant écho à des propos tenus par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, Vilnaï s’attend à ce que des centaines de missiles s’abattent quotidiennement sur les villes israéliennes et fassent jusqu’à 500 morts. «Il pourrait y avoir moins ou plus de morts, mais c’est le scénario auquel nous nous préparons. Il n’y a pas de place pour l’hystérie», assure-t-il. «Tout comme les Japonais sont prêts à être frappés par un tremblement de terre, les Israéliens doivent réaliser que quiconque vit dans ce pays doit s’attendre à des tirs de missiles sur le territoire hébreu», a déclaré Vilnaï, qui sera nommé en septembre ambassadeur en Chine et va être remplacé par un ancien dirigeant des services secrets israéliens.

    Système d’alerte par messages SMS
    Selon la presse israélienne, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et Ehoud Barak souhaitent attaquer les sites nucléaires iraniens avant l’élection présidentielle américaine de novembre. Sur le terrain, l’armée israélienne s’active. Les batteries antimissiles disséminées sur le territoire israélien vont être équipées d’un nouveau système améliorant leurs capacités d’interception en vol. Par précaution, les stocks de munitions vont être répartis dans un plus grand nombre de bases afin que les pertes soient limitées en cas d’attaques ciblées de missiles. L’armée a également emmagasiné dans des usines civiles des dizaines de milliers de rations alimentaires de combat et d’autres équipements. Des kits contreantichimiques et bactériologiques sont disponibles pour plus de la moitié de la population. L’armée est aussi en train de tester un système d’alerte par messages SMS pour prévenir la population en cas d’attaques de missiles.

    Malgré tous ces préparatifs, les États-Unis veulent encore croire qu’Israël n’a pas pris la décision «à ce stade» de mener des frappes aériennes contre les installations nucléaires iraniennes. Interrogé mardi à ce sujet lors d’une conférence de presse, le patron du Pentagone, Leon Panetta s’est voulu rassurant, estimant qu’il y avait «encore de l’espace pour négocier» une solution diplomatique avec Téhéran. Le ministre américain s’est rendu début août à Jérusalem, où son plaidoyer pour laisser le temps aux sanctions et aux négociations sur le programme nucléaire iranien semble manquer de produire son effet. Les États-Unis se sont dits prêts à intervenir militairement contre l’Iran en dernier ressort, une fois la voie diplomatique épuisée. Pour Washington, d’ailleurs, des frappes israéliennes pourraient «retarder mais pas détruire les capacités nucléaires de l’Iran». De son côté, l’Iran affirme ne pas croire à une attaque «stupide» de la part d’Israël.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: le navire espion Oker fait des vagues en Allemagne

    Mots clés : Oker, Syrie, Allemagne, BND

    Par David Philippot
    Mis à jour le 23/08/2012 à 15:15 | publié le 22/08/2012 à 16:34

    Le navire se trouve pour le moment dans l’est de la Méditerranée, dans le port
    de Cagliari, en Sardaigne. Crédits photo : dpa/abaca

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    Si sa mission officielle est de prendre part jusqu’en décembre à la mission Finul de surveillance du cessez-le-feu au Liban-Sud, la frégate Oker pourrait être amenée à patrouiller plus au nord, au large des côtes syriennes.

    Pour l’heure, la frégate Okercroise quelque part dans l’est de la Méditerranée, après ravitaillement dans le port de Cagliari, en Sardaigne. Sa mission officielle est de prendre part jusqu’en décembre à la mission Finul de surveillance du cessez-le-feu au Liban-Sud. Mais sa route pourrait l’amener à patrouiller plus au nord, au large des côtes syriennes. Ses grands yeux et ses grandes oreilles pourraient bien s’y révéler plus utiles. La fiche technique du bâtiment nous apprend que ce navire de 83,5 m n’est pas équipé d’armement lourd.

    Son pouvoir de nuisance est ailleurs: dans son équipement en matériel électromagnétique et élecro-optique dissimulé sous son radôme gris marine. Mieux: grâce à une technique «unique au monde» jalousement gardée secrète, le bâtiment peut détecter des mouvements de troupe jusqu’à 600 kilomètres à la ronde. Largement suffisant pour espionner jusqu’à Alep ou Damas, même pour un bateau naviguant dans les eaux internationales.

    Son intervention aurait dû rester la plus discrète possible. Elle a été éventée par un agent du Bundesnachrichtendienst (BND), l’équivalent de la DGSE en Allemagne, qui a vanté au journal Bild «sa fierté de voir l’Allemagne apporter un concours important à la chute du président Assad».

    Armée «parlementaire»
    D’autres agents du BND sont stationnés sur la base de l’Otan d’Adana, en Turquie. Ils écoutent les lignes téléphoniques et surveillent les télécommunications sur les champs de bataille. Des contacts sont établis avec l’entourage direct d’Assad. «Aucun service occidental ne dispose de meilleures sources d’informations sur la Syrie que le BND», se félicite un membre des services secrets américains. Les données sont ensuite transmises au quartier général des services extérieurs près de Bonn, avant d’être analysées pour les besoins du gouvernement. Les précieux messages sont relayés vers les alliés américains et britanniques chargés de les ventiler vers d’autres pays «amis». «Nous bénéficions des informations transmises par les services turcs», affirmait ce week-end un rebelle syrien dans le Sunday Times.

    Par ricochet, ces informations sur les activités secrètes de la frégate ont fait des vagues jusqu’à Berlin. Le démenti d’un porte-parole de la Bundesmarine sur le qualificatif de «navire espion» n’a convaincu personne. Pas davantage que les explications du porte-parole du ministre de la Défense sur «une mission routinière de reconnaissance en Méditerranée». L’opposition a dénoncé une «implication directe de l’Allemagne dans les opérations de guerre», alors que la Bundeswehr est une armée dite «parlementaire» et qu’aucun mandat ne lui a été délivré par le Bundestag pour opérer en Syrie.

    Hans-Christian Ströbele, des Grünen, membre de la commission de contrôle du Bundestag (PKG), est monté au créneau pour réclamer des explications au gouvernement. Notamment sur le point de savoir pourquoi sa commission, compétente pour les opérations extérieures, n’a pas été informée de la mission précise du Oker.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: attaques contre l’armée de l’air

    AFP Mis à jour le 01/09/2012 à 10:42 | publié le 01/09/2012 à 10:40 Réactions (4)

    Les insurgés syriens ont multiplié leurs attaques contre des positions du régime de Bachar el-Assad, concentrant leurs opérations contre les infrastructures de l’armée de l’air. Depuis quelques jours, les insurgés visent notamment les aéroports militaires, affirmant avoir détruit une dizaine d’hélicoptères et d’avions, afin d’affaiblir l’armée de l’air dont les bombardements font chaque jour des dizaines de victimes, selon des militants.

    La Russie, allié de premier plan de Damas, a pour sa part estimé qu’il était « naïf » de penser que le président syrien allait cesser le feu en premier, au lendemain de déclarations du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon attribuant la responsabilité principale pour mettre fin aux violences au régime. Les insurgés se sont emparés vendredi soir du principal bâtiment d’une base aérienne abritant les armes anti-aériennes à Boukamal, une grosse ville dans la province de Deir Ezzor (est), à la frontière irakienne, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). « C’est un point important pour les insurgés », a commenté Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH. Selon des informations qui n’ont pas pu être vérifiées par l’OSDH, les insurgés ont mis la main sur des missiles anti-aériens.

    A l’issue de cette opération, au moins 16 soldats, dont des officiers, ont été capturés, selon l’ONG. Toujours à Boukamal, les rebelles ont attaqué le bâtiment de la sécurité militaire ainsi que l’aéroport militaire de Hamdane.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: l’intervention mènera à la ruine et au chaos (général pakistanais)

    Dossier: Situation politique en Syrie

    Situation en Syrie
    © AFP/ HO/SANA
    18:32 06/09/2012
    MOSCOU, 6 septembre – RIA Novosti

    L’ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie fera éclater ce pays et déstabilisera l’ensemble de la région, a déclaré jeudi devant les journalistes le général pakistanais Asad Durrani, ancien chef des puissants services secrets de son pays (ISI), en visite privée à Moscou.
    « On doit aborder les problèmes en Syrie de la même façon qu’en Afghanistan, notamment sans ingérence dans les questions intérieures du pays. Un changement de régime, comme en Egypte, déstabilisera la région, ruinera et fera éclater le pays, engendra le chaos », a estimé le général.
    Et d’ajouter que le Pakistan penchait plutôt vers une telle approche dans le règlement de la crise syrienne.
    L’ex-chef de l’ISI a toutefois reconnu que l’unanimité faisait défaut au sein de la société pakistanaise quant à la manière d’influer sur la situation en Syrie. Il y a, d’une part, des partisans de la position iranienne (pro-Assad) et, de l’autre, ceux de la position de l’Arabie saoudite (anti-Assad), alliée du Pakistan.
    M.Durrani est venu dans la capitale russe à la veille d’une visite au Pakistan du chef de l’Etat-major général russe Nikolaï Makarov et de celle du chef de l’armée de terre du Pakistan, le général Kiyani en Russie.
    La Syrie traverse depuis mars 2011 une crise politique aigüe qui a fait, selon l’Onu, près de 20.000 morts. Les autorités syriennes font état de 8.000 victimes et arguent que le pays est en proie à des terroristes armés et financés par l’étranger. L’Occident cherche à obtenir le départ du président Bachar el-Assad afin de mettre fin aux hostilités. La Russie et la Chine craignent qu’une ingérence extérieure en Syrie ne détruise l’Etat syrien et n’étende encore plus le conflit. Aussi, Moscou et Pékin ont-ils opposé leur veto à toutes les résolutions du Conseil de sécurité qui pourraient avaliser une action militaire.

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  • Drenagoram dit :

    L’ambassadeur américain en Libye tué à Benghazi
    Mots clés : États-Unis, Libye, Egypte, Terry Jones, Sam Bacile

    Par lefigaro.fr
    Mis à jour le 12/09/2012 à 13:45 | publié le 12/09/2012 à 08:18

    Après avoir été pillé, le consulat américain de Benghazi a été brûlé. Crédits photo : STR/AFP

    Des manifestants ont attaqué mardi le consulat américain, tuant quatre personnes dont le représentant de Washington. Un film qui décrit l’islam comme un cancer est à l’origine des violences.

    Alors que les États-Unis commémoraient les attentats du 11- Septembre, la diffusion sur YouTube d’extraits d’un film anti-islam, réalisé par un obscur promoteur immobilier israélo-américain, a provoqué mardi une flambée de violences anti-américaines au Proche-Orient. Des manifestants ont attaqué l’ambassade des États-Unis au Caire. Le consulat américain de Benghazi en Libye a lui été attaqué par plusieurs dizaines d’hommes armés appartenant au groupe islamiste Ansar al-Charia, qui ont lancé des roquettes contre le bâtiment.

    L’ambassadeur américain en Libye, J. Christopher Stevens, et trois fonctionnaires du consulat de nationalité américaine ont été tués. Leur décès a été confirmé par le président américain Barack Obama, qui a fermement condamné l’attaque et demandé un accroissement de la sécurité entourant les représentations diplomatiques américaines dans le monde.

    J. Christopher Stevens lors d’un discours fin août.
    L’ambassadeur était au consulat avec un groupe d’employés de l’ambassade pour tenter d’évacuer le personnel. Le diplomate et les autres victimes venaient de monter à bord d’une voiture pour quitter le consulat et se réfugier dans un lieu plus sûr quand le véhicule a été pris pour cible, a précisé un officiel libyen. Toutefois la chaîne al-Jazeera affirme que les victimes ont succombé aux fumées toxiques dégagées par l’incendie.

    D’après la source libyenne, les Etats-Unis ont dépêché un avion militaire pour rapatrier les corps. J. Christopher Stevens était en poste à Tripoli depuis mai 2012. Fin connaisseur de la région, il avait déjà servi comme attaché politique à Jérusalem, Damas, au Caire et à Ryad.

    La violence des affrontements autour du consulat a été telle que les forces de l’ordre libyennes ont dû battre en retraite. Des pillards ont volé des bureaux, des chaises ou des machines à laver avant de que le bâtiment ne soit incendié.

    Le drapeau américain a été remplacé au Caire par un étendard noir.
    Au Caire en Égypte, 2000 personnes se sont rassemblées mardi devant l’ambassade pour dénoncer ce même film, jugé blasphématoire. Des manifestants ont escaladé la façade et ont arraché le drapeau américain. Après avoir essayé en vain d’y mettre le feu, ils l’ont brûlé puis l’ont remplacé par un étendard noir proclamant: «Il n’y a qu’un seul dieu et Mahomet est son prophète». Le personnel diplomatique avait été évacué dans la journée, en raison des appels à manifester. Sur place, la police et l’armée égyptiennes ont finalement refoulé les protestataires. Plusieurs groupes, dont le leader salafiste Wesam Abdel-Wareth, avaient appelé à manifester.

    Le réalisateur se cache désormais
    Selon le Wall Street Journal , le film à l’origine des violences s’intitule Innocence of Muslims (L’Innocence des musulmans). Il a été écrit et réalisé par un Israélo-Américain, Sam Bacile, qui se cache, depuis la manifestation. Il a expliqué au quotidien américain avoir voulu montrer que «l’islam était un cancer». «C’est un long-métrage politique et non religieux», a expliqué le promoteur immobilier. D’un budget de 5 millions de dollars, financé par 100 donateurs juifs, le film de deux heures a été tourné en trois mois, l’année dernière, en Californie. Près de 60 acteurs et 45 techniciens y ont participé.

    Le film a été projeté dans l’indifférence générale il y a quelques mois dans un cinéma de Los Angeles. La bande-annonce, postée en juillet sur YouTube, était passée inaperçue jusqu’à ces derniers jours, quand des utilisateurs de Twitter l’ont relayée. Entre-temps, quelqu’un avait aussi traduit en arabe le film. Les extraits qui ont filtré sur le Net laissent penser qu’il s’agit d’un film de série B lorgnant le porno. Mahomet est présenté comme un coureur de jupons qui approuve les abus sexuels contre les enfants. Interrogé par Associated Press, Sam Bacile s’est dit désolé de la mort du fonctionnaire américain mais a déploré des ambassades mal gardées.

    Aux États-Unis, Innocence of Muslims a reçu le soutien du pasteur américain Terry Jones, qui avait créé la polémique en brûlant des exemplaires du Coran et en s’opposant à la construction d’une mosquée près de Ground Zero à New York. Le pasteur a précisé qu’il comptait montrer un extrait de 13 minutes, mardi soir, dans son église de Gainesville, en Floride. «C’est une production américaine, qui n’attaque pas les musulmans mais montre l’idéologie destructive de l’islam», a-t-il expliqué. D’après le Wall Street Journal, le film a également été promu par une association de chrétiens coptes conservateurs.

    La secrétaire d’État Hillary Clinton a condamné les violences, mais aussi le film, ce qui lui a valu les critiques du candidat républicain à la Maison-Blanche Mitt Romney. «Les États-Unis déplorent toute initiative délibérée de dénigrement des convictions religieuses. Mais, que les choses soient claires: rien ne peut justifier des actes d’une telle violence», a rappelé Hillary Clinton. Elle s’est entretenue avec le président de l’Assemblée nationale libyenne sur les moyens à mettre en place pour mieux protéger les Américains travaillant en Libye. Les autorités libyennes ont, elles, promis l’ouverture d’une enquête. Washington se refuse pour le moment à lier les deux manifestations, survenues lors du 11e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

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  • Drenagoram dit :

    Le QG de la rébellion transféré en Syrie

    AFP Publié le 22/09/2012 à 15:29

    La rébellion syrienne qui combat le régime de Bachar al-Assad a annoncé le transfert de son commandement central de Turquie, où il était installé depuis plus d’un an, en Syrie.

    « Nous annonçons une bonne nouvelle à notre peuple syrien libre et héroïque (…): le commandement de l’Armée syrienne libre (ASL) est entré dans les régions libérées » des soldats du régime, a annoncé le chef de l’ASL, Riad al-Assaad dans une vidéo diffusée sur internet.

    Le colonel rebelle, qui ne précise pas dans quelle région siégera ce commandement en Syrie, a affirmé que cette décision avait été prise après des « arrangements » avec les bataillons et les brigades rebelles sur place, et que le but était de commencer « bientôt » le plan de « libération de Damas ».

    Cette annonce intervient alors que l’ASL est minée par les rivalités internes, notamment entre son commandement basé en Turquie, dirigé par Riad al-Assaad et celui de l’intérieur, mené par le colonel Kassem Saadeddine.

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  • Drenagoram dit :

    Syrie: combats sans relâche, des bilans de plus en plus lourds

    Publié le 27.09.2012, 07H53

    Les forces du régime syrien ont visé jeudi à l’artillerie lourde plusieurs bastions rebelles à travers le pays où le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir avec au moins 305 morts la veille, journée la plus sanglante en 18 mois de conflit. | Zac Baillie 1/3 Réagir Les forces du régime syrien ont visé jeudi à l’artillerie lourde plusieurs bastions rebelles à travers le pays où le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir avec au moins 305 morts la veille, journée la plus sanglante en 18 mois de conflit.
    Alors qu’aucune solution n’est en vue pour mettre fin à la guerre civile déclenchée par une contestation populaire réprimée dans le sang, les violences s’intensifient avec leur lot quotidien de morts et de destructions, sur fond de blocage diplomatique international persistant.

    En marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, les Etats-Unis ont ainsi demandé au Conseil de sécurité de « tenter une nouvelle fois » de trouver un accord pour mettre fin à l’effusion de sang en Syrie, et le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a déploré les « désaccords » au sein de cette instance.
    Les Occidentaux et de nombreux pays arabes réclament un départ du pouvoir du président Bachar al-Assad qui veut en finir « à tout prix » avec les rebelles assimilés à des « terroristes », alors que Russes et Chinois refusent toute ingérence dans les affaires de leur allié syrien.
    Entre-temps sur le terrain, des dizaines de civils sont tués tous les jours dans les bombardements aériens et à l’artillerie des forces du régime, les combats entre soldats et rebelles et les exécutions sommaires, selon des ONG.
    Journée la plus sanglante
    Mercredi au moins 305 personnes, dont 199 civils, ont péri, le bilan plus lourd enregistré en une seule journée depuis mars 2011, selon un décompte publié jeudi par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
    Ce bilan ne prend pas en compte « les corps retrouvés et non identifiés », a déclaré le chef de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, dont l’organisation s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins sur place.
    « Que faut-il de plus pour que le monde vienne en aide au peuple syrien? Il y a des centaines de morts chaque jour », a-t-il déploré.
    Le conflit a fait au total plus de 30.000 morts, selon l’OSDH, et a poussé à la fuite plus de 300.000 personnes alors qu’environ deux millions de Syriens manquent de produits de première nécessité. De nombreuses localités ont été dévastées et vidées de leurs habitants.
    La commissaire européenne à l’Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a réclamé un meilleur accès pour les agences et organisations humanitaires en Syrie, où la situation s’aggrave à l’approche de l’hiver.
    Encore jeudi, plusieurs bastions rebelles assiégés par l’armée dans les provinces de Homs, Hama (centre), Alep (nord), Idleb, Lattaquié (nord-ouest), et Deir Ezzor (est) étaient la cible de violents bombardements à l’artillerie lourde, selon l’OSDH.
    Les soldats cherchent à prendre d’assaut les localités pour en déloger les insurgés qui leur opposent une forte résistance, a précisé l’ONG.
    Retour à la case départ à l’ONU
    A Alep, les chefs rebelles expliquent l’enlisement de la bataille pour le contrôle de cette ville stratégique, par le peu de munitions qui leur reste. Selon eux, elles leur suffisent tout juste à défendre leurs positions avec des snipers parcimonieux.
    Mercredi, un double attentat a frappé le siège de l’état-major de l’armée au coeur de Damas tuant quatre gardes. L’attaque a été revendiquée par un groupe jihadiste, la branche de Damas de « Tajamo Ansar al-islam » (Rassemblement des partisans de l’islam), qui a perdu cinq combattants dont un kamikaze.
    Malgré ce nouveau coup dur porté à l’appareil sécuritaire, le régime ne lâche pas prise et reste déterminé à mater ses adversaires.
    Face à l’effusion de sang, la Tunisie s’est dite à New York favorable à une « force arabe de maintien de la paix » en Syrie, faisant écho au Qatar qui a appelé à une intervention militaire arabe.
    Des entretiens à huis clos se sont tenus en marge de l’Assemblée générale de l’ONU entre des responsables arabes et l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, qui a reconnu à maintes reprises que sa mission était « très difficile ».
    « Pendant que les atrocités augmentent, le Conseil de sécurité reste paralysé et je demande instamment que nous tentions une nouvelle fois de trouver un moyen de progresser » vers un accord, a déclaré la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton lors d’une réunion ministérielle du Conseil.
    Mais son homologue russe Sergueï Lavrov a de nouveau rejeté la responsabilité de l’impasse sur les « pays qui incitent les opposants à Bachar al-Assad à refuser un cessez-le-feu et un dialogue » avec le régime.

    AFP

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  • Drenagoram dit :

    Syrie : les combattants islamistes progressent

    Par Georges Malbrunot
    Mis à jour le 11/10/2012 à 16:13 | publié le 10/10/2012 à 19:02


    Des rebelles syriens du groupe djihadiste Hamza Abd al-Muttalib, près d’Alep, le 19 juillet dernier. Crédits photo : BULENT KILIC/AFP

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    Dans les zones «libérées» du Nord, 2000 djihadistes étrangers sont infiltrés au côté des combattants locaux, avec un agenda qui va bien au-delà de la chute de Bachar el-Assad.

    Et si les déserteurs étaient en train de se faire voler leur révolution par des volontaires islamistes mieux armés qu’eux? «Le Qatar et l’Arabie saoudite n’ont aucun intérêt à ce que la crise syrienne s’arrête», avertit un diplomate européen à Damas.

    L’enlisement nourrit la mouvance la plus radicale de la révolte, soutenue par les chaînes de télévision al-Jazeera (du Qatar) et al-Arabiya (à capitaux saoudiens). Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Lakhdar Brahimi, le médiateur international, a estimé à un peu «moins de 2000» le nombre des djihadistes étrangers en Syrie, dont l’agenda va bien au-delà de la chute de Bachar el-Assad.

    Ils étaient environ trois fois moins il y a six mois. Vont-ils – comme en Irak à partir de 2003, où nombre d’entre eux furent formés – unir leurs forces avec des salafistes syriens dans un Conseil des moudjahidins, qui verrait les combattants locaux désigner les cibles à frapper et les étrangers œuvrer, surtout, au recrutement et au financement de leur mouvement?

    Quoi qu’il en soit, les derniers attentats revendiqués par leur branche locale, le Front al-Nosra, commencent à sérieusement inquiéter les Occidentaux, qui – fait rarissime – ont condamné vendredi 5 octobre à l’ONU la triple attaque d’Alep à la voiture piégée (48 tués).

    Les salafistes en embuscade
    «La présence djihadiste, surtout dans le Nord, a créé un malaise parmi la population, ajoute ce diplomate. Les gens d’Alep s’en plaignent ouvertement. Mais c’est trop tard, le ver est maintenant dans le fruit. La révolution est passée à une autre échelle, car certains groupes ont désormais une stratégie complètement autonome.»

    Ce pourrait être le cas également des salafistes syriens, dont le principal groupe, Ahrar al-Sham, a su capter à son profit le rejet que suscite la pression exercée par ses rivaux, les Frères musulmans, depuis leur base arrière turque. «Les salafistes sont plus proches des gens», assurent certains insurgés. Ils sont bien implantés dans la région conservatrice d’Idleb, laissée-pour-compte du régime, où des tribunaux islamiques ont remplacé les institutions judiciaires étatiques. Mais, contrairement aux Frères musulmans, engagés dans une stratégie claire de conquête du pouvoir, les salafistes se contenteraient, dans un premier temps, de régner sur des enclaves territoriales dans une Syrie de l’après-Assad fractionnée.

    Outre leurs propres groupes armés, «les Frères ont tout construit à part, souligne Hussein al-Odat, un vieil opposant damascène. Ils ont leur réseau financier, leur réseau d’aide sociale. À Homs par exemple, ils aident 10.000 familles» qui doivent, ensuite, leur être loyales. Leurs détracteurs leur reprochent d’avoir imité la stratégie de leur fossoyeur, Hafez el-Assad: infiltrer la rébellion et la diviser, pour mieux la contrôler. Ainsi les Frères aident-ils également des brigades d’orientation salafiste, comme al-Tahwid (près d’Alep), al-Farouk (à Homs et Hama) ou Ansar al-Islam (près de Damas). Ce qui rend suspecte leur profession de foi en faveur d’un État laïque.

    Mais «il ne faut pas en avoir peur», tempère al-Odat. Leur poids dans la société ne dépasserait pas 15 % ou 20 %. Toutes leurs tentatives pour négocier un retour en Syrie dans les années 1990 ont échoué. Au cours de cette période, les salafistes, eux, ont pu rapatrier certaines familles, parties il y a longtemps en Arabie saoudite. D’où un terreau plus favorable, même si les services de renseignements pourchassèrent ensuite des membres de cellules dormantes salafistes.

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  • Drenagoram dit :

    Le chef des renseignements de la police tué à Beyrouth

    Proche de Saad Hariri, Wissam al-Hassan, a été tué dans l’attentat qui a secoué la capitale libanaise faisant au moins 8 victimes.

    Un attentat à la voiture piégée a dévasté vendredi un secteur du quartier chrétien d’Achrafieh, à Beyrouth. L’attaque a fait au moins huit morts et 78 blessés, selon l’agence de presse libanaise (ANI). De son côté, le ministre de la Santé parle d’au moins trois morts et de 96 blessés. L’attentat, le premier dans la capitale libanaise depuis janvier 2008, a eu lieu près de la place Sassine, à 200 mètres du bureau des Kataeb, parti chrétien d’opposition de l’ancien président Amine Gemayel, hostile au régime syrien de Bachar el-Assad.

    Pour le moment, s’il n’est pas possible de déterminer la cible de cet attentat, la télévision libanaise Al Jadid rapporte que le général Wissam al-Hassan, qui dirige la section des renseignements des Forces de sécurité intérieures du Liban, a été tué. Ce dernier avait permis en août 2012 d’arrêter l’ancien ministre libanais pro-syrien Michel Samaha, accusé d’avoir fomenté un complot terroriste visant à déclancher une guerre confessionnelle dans le pays. Aucune revendication n’a été faite.

    Un hôpital de campagne a été installé par la Croix-Rouge près du lieu de l’explosion pour y soigner les blessés légers, selon L’Orient Le Jour. Un appel aux dons du sang a été lancé alors que des files se formaient à l’hôpital de l’Hôtel Dieu de Beyrouth. «Cela me rappelle les attentats durant la guerre civile (1975-1990) et durant la période post-guerre», déplorait Rahmé, une infirmière, venue secourir les blessés.

    Source

  • Drenagoram dit :

    L’armée se déploie à Beyrouth, Hariri veut renverser le gouvernement

    AFP


    Le chef de l’opposition Saad Hariri. (STR / AFP Photo)

    L’armée libanaise s’est déployée lundi dans les quartiers sunnites de Beyrouth où des échanges de tirs l’avaient opposée à des hommes armés, tandis que le chef de l’opposition Saad Hariri a affiché sa détermination à renverser le gouvernement de son rival Najib Mikati

    Attentat à Beyrouth: Damas pointé du doigt (20.10.2012)
    Les soldats, à bord de transports de troupes, se sont déployés à Tariq al-Jdidé et dans les quartiers environnants, bastions des partisans de Saad Hariri, et toutes les routes ont été ouvertes dans la capitale. Dans la matinée, les soldats ont essuyé des tirs de la part d’hommes armés lorsqu’ils ont voulu rouvrir la route menant à Tariq al-Jdidé, et l’armée a riposté.

    «L’armée prendra des mesures fermes surtout dans les régions où il y a des affrontements confessionnels, pour empêcher que le Liban ne se transforme de nouveau en un champ de bataille pour régler les différends régionaux», a-t-elle averti.

    «Rien ne sera comme avant»

    Dans la matinée, sur l’avenue Qasqas, au rond-point Cola et sur la corniche Mazraa, proche de Tariq al-Jdidé, des hommes armés de kalachnikovs et portant des cagoules noires empêchaient les voitures de passer en obstruant la chaussée avec des ordures, des pierres et des morceaux de fer.

    «Rien ne sera plus comme avant. Nous allons nous réunir avec Ahmad Hariri (responsable du Courant du futur de Saad Hariri) pour lui dire que nous n’accepterons plus de rester marginalisés», a dit l’un d’entre eux.

    Pour Ghassan al-Azzi, professeur de sciences politiques à l’Université libanaise, «Saad Hariri et ses partisans concentrent leurs attaques sur Najib Mikati car c’est un rival politique pour le poste de premier ministre, et évitent de s’en prendre frontalement au Hezbollah, car cela se transformerait directement en affrontements entre sunnites et chiites.» «S’en prendre directement au Hezbollah signifie sans ambages être clairement en faveur de la guerre civile», a-t-il averti.

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  • Morpheus dit :

    Syrie : les rebelles préparent la bataille de Damas


    Par Georges Malbrunot
    Mis à jour le 30/11/2012 à 16:18 | publié le 30/11/2012 à 13:38

    Les insurgés seraient désormais près de 40.000 à s’être regroupés autour de la capitale.

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    Les insurgés cherchent à s’assurer le contrôle d’une banlieue stratégique: Jaramana au sud-est de la capitale. D’où leur avance autour de villages voisins, qui ont provoqué de violents combats, ces dernières heures.

    De violents combats ont opposé soldats et rebelles durant la nuit de jeudi à vendredi autour de l’aéroport international de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche des rebelles. Mais ce matin, le trafic, qui avait été interrompu jeudi, a été rétabli, selon une source aéroportuaire citée par l’AFP.

    Ces dernières heures, l’armée syrienne tentait de repousser les groupes armés, qui sont revenus dans trois villages (Beit Sahan, Baila et Aqraba), proches de la route stratégique reliant la capitale syrienne à l’aéroport, à 25 km au sud-est de Damas.

    Pour les insurgés, ces trois villages leur ouvrent également l’accès à Jaramana, vaste quartier à 5 km de Damas, peuplé en majorité de druzes, d’alaouites et de chrétiens, les minorités qui soutiennent encore le régime de Bachar el-Assad. Contrôler Jaramana, c’est couper la circulation entre Damas et l’aéroport – donc aboutir à sa fermeture – et c’est disposer d’une voie d’accès à la capitale par le sud.

    S’ils veulent lancer leur offensive sur Damas, comme ils l’ont annoncé ces dernières semaines, les insurgés ont donc besoin de faire sauter le verrou de Jaramana, où le régime a installé, ces derniers mois, des comités de défense populaire.

    De récentes négociations ont eu lieu entre des dignitaires religieux proches de l’Armée syrienne libre et des représentants de Jaramana. Les premiers souhaitent l’ouverture de passages leur permettant de s’approcher de Damas. Mais les représentants des minorités ont refusé. En représailles, un double attentat suicide, vraisemblablement commis par des groupes islamistes radicaux proches d’al-Qaida, a tué mardi dernier plus de 50 personnes à Jaramana.

    Toute une région devenue «aveugle»
    Ces combats, auxquels il faut en ajouter d’autres ce matin dans le quartier plus à l’est de Darraya, pourraient préfigurer la bataille de Damas, où le régime est encore solidement installé. Tel est le souhait de l’opposition, qui a fait acheminer des renforts venus de province, notamment de Deraa au sud.

    Au total, les insurgés seraient désormais près de 40.000 à s’être regroupés autour de la capitale.

    La semaine dernière, au terme de plusieurs jours de bataille, les insurgés se sont emparés de la base militaire de Marj el-Soultane, à quinze kilomètres toujours à l’est de Damas. Dénommée Base 82, ce site stratégique abritait les radars de reconnaissance, qui permettaient au régime de détecter une menace aérienne en provenance du sud de son territoire c’est-à-dire d’Israël. Désormais, toute la région au sud de la capitale syrienne est «aveugle», c’est-à-dire qu’aucun avion ou hélicoptère ne peut être repéré à son décollage d’Israël, de Jordanie voire même du nord de l’Arabie saoudite.

    Malgré cette perte, le régime de Bachar el-Assad s’est préparé à l’offensive rebelle, en vidant de ses habitants la partie est de la grande banlieue de Damas, après des bombardements intensifs sur les positions des insurgés. Sa défense aurait, d’autre part, été renforcée sur le mont Qassioun, qui domine la capitale.

    Après avoir marqué des points en abattant pour la première fois deux appareils de l’aviation syrienne avec des missiles sol-air au nord du pays, l’opposition armée donne l’impression de vouloir profiter de cette dynamique pour se rapprocher de la forteresse damascène, le cœur du pouvoir syrien. «C’est vrai qu’il y a eu une accélération de la situation au nord, reconnaît un proche du régime. Les rebelles sont plus professionnels et mieux entraînés.»

    Est-ce le fruit du hasard? Plusieurs réunions se sont tenues ces dernières semaines en Arabie saoudite et en Jordanie en présence d’experts militaires étrangers pour renforcer l’efficacité opérationnelle des combattants syriens.

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  • Morpheus dit :

    Égypte : les anti-Morsi marchent sur la présidence

    Mots clés : Egypte, Le Caire, Mohammed Morsi

    Par Pierre Prier, Delphine Minoui

    Mis à jour le 04/12/2012 à 21:34 | publié le 04/12/2012 à 19:49

    Des dizaines de milliers de manifestants ont encerclé mardi soir le palais présidentiel au Caire. Crédits photo : Nasser Nasser/AP

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    REPORTAGE – Le chef de l’État a quitté mardi soir son palais du Caire, près duquel des heurts ont éclaté.

    Envoyé spécial au Caire

    Ils ont réussi à couper les barbelés qui entourent le palais présidentiel. Ce mardi soir, des milliers de manifestants sont rassemblés devant le bâtiment, à une quinzaine de kilomètres du centre du Caire. Quelques tirs de gaz lacrymogènes partent des rangs de la police. Les protestataires reculent, puis reviennent. Ils reprennent le slogan fétiche de la lutte anti-Moubarak -«Dégage!» -, mais cette fois l’ordre s’adresse à Mohammed Morsi. En fin d’après-midi, on annonce que le président islamiste a quitté le palais. Nombre de ceux qui sont venus manifester avaient pourtant voté pour lui, fin juin, au deuxième tour de la présidentielle, afin de barrer la route à son adversaire Ahmed Chafiq, considéré comme le candidat des militaires. Aujourd’hui, ils ne veulent plus ni de Morsi ni de son projet de Constitution, rédigé à la hâte par une commission presque entièrement composée d’islamistes.

    On manifeste aussi place Tahrir, le lieu emblématique de la révolution anti-Moubarak. Tous les partis d’opposition participent, ainsi que des syndicats, des mouvements révolutionnaires et l’Église copte. Mais aussi, surprise, des clercs de l’université islamique d’al-Azhar. Vers 16 heures, une série de bonnets blancs surnagent au-dessus des têtes. Les religieux se dirigent vers le centre de la place. On les applaudit. Ils représentent une faction de l’université qui ne veut pas d’un pouvoir des Frères musulmans. On peut être religieux et opposé à l’islam politique.

    «Les gardes du corps de Tahrir»
    L’objectif de l’opposition est de rassembler au moins autant de monde que les islamistes, qui ont manifesté samedi pour soutenir le président. À 15 heures, quand les marches commencent à se diriger vers la place à partir de plusieurs quartiers du Caire, l’ambiance est déjà survoltée. Les journalistes, en grève, se sont rassemblés devant leur siège. Les slogans vont bien plus loin que la simple dénonciation du référendum. Ils visent directement le pouvoir. «Le peuple veut le départ de Morsi! Le peuple veut la chute des Frères musulmans!», scandent les protestataires. Abeer Saady, élégante jeune femme en veste-pantalon, secrétaire générale adjointe du syndicat, a voté elle aussi pour Mohammed Morsi au deuxième tour. Elle réclame aujourd’hui le départ du président. «En cinq mois, il est devenu un dictateur comme Moubarak, dit-elle. C’est maintenant ou jamais. Si nous ne faisons rien, nos enfants ne nous le pardonneront pas. Aujourd’hui, nous faisons l’histoire.»

    Abeer redoute néanmoins un possible «oui» au référendum. «La moitié des Égyptiens sont illettrés. Ils vont voter selon leurs sentiments.» Arrivés sur la place, les journalistes rejoignent une foule qui grossit de minute en minute. Assis tranquillement sur une chaise en plastique d’un café improvisé, Chérif, vieux militant de gauche en blouson, la moustache blanche et les cheveux ras, apprécie l’ambiance. «Nous ne pouvons pas reculer. Nous irons jusqu’au bout», dit-il. Chérif est prêt à une période de troubles graves, il envisage sereinement une grève générale. Salma, jeune réalisatrice de télévision, est là, caméra en main. Elle appartient à un groupe dont on peut traduire le nom comme «Les Insistants» et qui s’est donné pour but de filmer la révolution. Mais ces jeunes militants, qui ont chassé Moubarak, ne font confiance à personne: «Aucun des partis ou des mouvements ne nous repré­sente. On ne veut pas se faire voler notre révolution», dit Salma, les yeux gonflés par le manque de sommeil.

    Les jeunes retrouvent l’atmosphère des journées anti-Moubarak, où tout semblait possible. Ils s’organisent pour la durée. Ils ont monté des miradors en bois où veillent des garçons en casques de chantier et chasubles orange fluo, munis de gros bâtons. On les appelle «les gardes du corps de Tahrir.» Ils surveillent la place pour intervenir dès qu’ils constateraient des cas d’agression sexuelle, comme pendant la révolution ou des femmes ont été violentées par des groupes d’hommes surexcités. Tahrir se prépare pour une longue résistance.

    Les journalistes en grève refusent d’être mis au pas
    Après les juges, la presse dit «non» à la Constitution. Remontés contre les atteintes à la liberté d’expression qui prévalent dans la nouvelle loi fondamentale, plusieurs journaux étaient absents des kiosques mardi matin. Cette grève des médias, qui comprend les quotidiens al-Tahrir, al-Watanet al-Masry al-Yom, vise aussi à protester contre la pression croissante dont sont victimes les journalistes qui osent s’en prendre au président Morsi et aux Frères musulmans. Dernier exemple en date: celui d’une présentatrice de la deuxième chaîne dont le programme a été suspendu pour avoir critiqué le texte constitutionnel, rédigé par une Assemblée majoritairement islamiste. «Ces différentes restrictions imposées à la presse sont contre l’esprit de liberté de notre révolution», s’insurge Lina Attalah, rédactrice en chef d’Egypt Independent, le pendant anglophone d’al-Masry al-Yom. Sur la page Web du journal, un petit texte incrusté dans un bandeau noir annonce la couleur: «Vous lisez ce message parce queEgypt Independent s’oppose aux restrictions continues contre les libertés des médias, surtout après que des centaines d’Égyptiens ont donné leur vie pour la liberté et la dignité.» La veille, un dessin publié en une de ces mêmes quotidiens pro-révolution montrait un journal sous des traits humains, menotté dans une cellule, avec pour légende: «Une Constitution qui supprime les droits et menotte la liberté. Non à la dictature!»

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  • Drenagoram dit :

    Vague d’enlèvements en Syrie

    Mots clés : Syrie

    Par Georges Malbrunot
    Mis à jour le 20/12/2012 à 15:16 | publié le 20/12/2012 à 10:57

    Kidnappés pendant cinq jours, le journaliste américain Richard Engel et ses deux collaborateurs ont miraculeusement échappé à leurs geôliers lundi près de la frontière turque. Crédits photo : Anadolu via AP TV/AP

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    Un groupe de rebelles syriens réclame une rançon de 530.000 euros pour la libération de deux ingénieurs russes et d’un Italien.

    Les ravisseurs de deux ingénieurs russes et d’un Italien exigent une rançon de 530.000 euros pour leur libération, écrit le quotidien russe Kommersant, qui cite une source diplomatique à Moscou. Les Russes, Viktor Gorelov et Abdelssattar Khassoun, qui a également la nationalité syrienne, ainsi que l’ingénieur italien Mario Belluomo, travaillaient dans une fonderie syrienne privée, Hmisho and Co. Ils ont été enlevés lundi, alors qu’ils se dirigeaient en voiture de Homs à Tartous, où Moscou dispose d’une base militaire. Les trois hommes ont été capturés par un groupe de rebelles syriens, précise le journal russe.

    Il s’agit du dernier rapt connu en Syrie où «les kidnappings et les actes mafieux se multiplient au fur et à mesure que la guerre civile et confessionnelle s’aggrave», s’inquiète un diplomate européen qui vient de quitter Damas. Ils sont l’œuvre tout aussi bien des rebelles que des miliciens prorégime, en quête d’argent pour s’acheter des armes ou d’une monnaie d’échange pour faire libérer d’autres captifs.

    C’était le cas du journaliste américain Richard Engel de la chaîne NBC et de ses deux collaborateurs, qui ont miraculeusement échappé à leurs geôliers lundi près de la frontière turque. Ils avaient été détenus pendant cinq jours, les yeux bandés, par des miliciens prorégime. Ces derniers cherchaient à les échanger contre quatre agents iraniens, deux Libanais membres du mouvement Amal et d’autres individus enlevés par les rebelles syriens. Peut-être s’agissait-il des otages d’Abou Brahim, un trafiquant opérant au nord-ouest d’Alep près de la Turquie, qui a profité du chaos pour kidnapper une bonne demi-douzaine d’Iraniens ou de Libanais, qui combattent aux côtés du régime Assad.

    «Nos ravisseurs, poursuit Richard Engel, allaient nous emmener dans un bastion du Hezbollah (pro-Assad, NDLR) en territoire syrien. Nous étions en route, quand nous sommes tombés sur un barrage tenu par les rebelles. Il y a eu des échanges de tirs et deux des miliciens pro-Assad ont été tués», a-t-il ajouté. Les autres ravisseurs ont réussi à s’enfuir, et les otages se sont retrouvés libres, sains et saufs.

    Ces derniers mois, de nombreux Irakiens ont également été enlevés autour de Bagdad: certains parce qu’ils étaient chiites et soupçonnés d’aider le régime syrien issu d’une branche du chiisme, d’autres parce qu’il s’agissait de sunnites anciennement proches de Saddam Hussein qui ont trouvé un refuge en Syrie après la chute de la dictature irakienne à Bagdad. Et puis il y a tous les enlèvements dont on ne parle pas.

    Cette multiplication des kidnappings rappelle le chaos irakien, qui suivit la chute de Saddam Hussein en 2003 et la destruction de l’appareil sécuritaire, qui facilita ensuite les actes de terrorisme et la sanctuarisation d’al-Qaida dans l’ancienne Mésopotamie, celle-là même qui essaime aujourd’hui en Syrie.

    Source

  • Drenagoram dit :

    http://letroll2clermont.wordpress.com/2012/12/21/droits-des-peuples/

    Au Yeux des Opprimés , Ces Droits sont Libertaires ,
    Au Vu d’un Âge de Faire , Le Peuple doit s’Exprimer ,
    Conscient d’être Brimé , Sans Voix et Mis Aux Fers ,
    Son Salut Militaire , se Doit d’être Inversé .
    ~
    NéO~

  • Drenagoram dit :

    ALERTE INFO

    16H44 Algérie : 41 Occidentaux retenus en otages sur un site gazier

    LE FLASH Actualité S’abonner au Figaro.fr

    Algérie: 41 Occidentaux retenus en otages sur un site gazier

    AFP Mis à jour le 16/01/2013 à 17:02 | publié le 16/01/2013 à 16:44

    Quarante et un Occidentaux, dont 7 Américains, ont été pris en otage aujourd’hui sur un site gazier de l’est de l’Algérie, a affirmé un porte-parole du groupe islamiste qui les a enlevés, cité par deux sites d’informations mauritaniens, Agence Nouakchott information et Sahara Medias.

    Selon ce porte-parole, dont le nom n’est pas cité, « 41 ressortissants occidentaux dont 7 Américains, des Français, des Britanniques et des Japonais » ont été pris en otages. Il a précisé que 5 otages sont retenus dans l’usine alors que les 36 autres » se trouvent sur un « site d’hébergement ».

    Source

  • Drenagoram dit :

    Parfum de guerre froide au Conseil de sécurité

    Par Adèle SmithMis à jour le 01/04/2013 à 11:05 Publié le 31/03/2013 à 18:37

    L’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, et son homologue américaine, Susan Rice, lors du vote d’une résolution sur la Syrie en juillet 2012. Crédits photo : DON EMMERT/AFP
    Éclats de voix, manœuvres d’obstruction : les tensions entre Russes et Américains rappellent l’atmosphère des années 1950.

    Ce jeudi à l’ONU, l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine inaugure la nouvelle salle de consultation du Conseil de sécurité, qui vient d’être entièrement rénovée aux frais de Moscou. «Prions le ciel pour que les négociations y soient moins tendues à l’avenir», soupire-t-il en russe. Une allusion à ses récentes querelles avec l’implacable ambassadrice américaine, Susan Rice, qui débordent régulièrement en public au point que certains parlent d’une ambiance digne de la guerre froide. Le stratège russe proche du président Poutine, Sergueï Markov, évoque, lui, une «paix froide» entre les deux pays. En privé, certains diplomates décrivent un climat délétère depuis que la Syrie s’enfonce dans le chaos.
    «Avec le retour de Poutine au pouvoir, la Russie a adopté une politique étrangère plus nationaliste et les positions de Vitali Tchourkine reflètent cette tendance», commente un diplomate occidental. Depuis le début du printemps arabe, la Russie soupçonne les Occidentaux de pousser systématiquement au changement de régime dans les pays concernés. Ces derniers, en retour, s’irritent de voir Moscou raisonner encore selon des schémas de pensée de la guerre froide. Une opposition qui, toutes proportions gardées, rappelle les grandes empoignades d’antan, lorsque le chef de la diplomatie soviétique, Andreï Gromyko, surnommé «M. Niet», ne dégainait pas moins de 26 veto en deux ans. Ou lorsque les Américains profitant de l’absence du représentant soviétique firent adopter en 1950 une résolution autorisant l’intervention contre la Corée du Nord…

  • prunelles dit :

    Lorsque les grands ne sont que des enfants avides
    la cour devient basse-cour.
    Tout est fil fin le maillage est fragile.
    La veille n’est pas à remiser
    ni le travail en souterrain.

  • prunelles dit :

    et au tien merci NéO

  • Drenagoram dit :

    Damas dénonce une « agression » de l’UE

    Par Lefigaro.fr avec l’AFP

    Mis à jour le 23/04/2013 à 16:22 Publié le 23/04/2013 à 16:17

    La décision de l’Union européenne d’autoriser les importations de pétrole des zones contrôlées par les rebelles en Syrie est un « acte d’agression », a affirmé le ministère syrien des Affaires étrangères dans des lettres adressées l’ONU.

    « Dans une décision sans précédent car contraire à la loi internationale et à la charte de l’ONU (…), l’UE a décidé de permettre à ses Etats membres d’importer du pétrole (…) sous prétexte de soutenir l’opposition. (…) C’est une décision illégale et un acte d’agression », estime Damas.

    Source

  • Drenagoram dit :

    PROCHE-ORIENT 16:10

    Deux raids israéliens visant la Syrie en trois jours

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters
    Une image d’une vidéo postée sur YouTube montrant de la fumée au-dessus du Mont Qasiun dans la région de la Ghouta de l’Est. (AFP/ You Tube)

    Israël a effectué une attaque aérienne dans la nuit de samedi à dimanche près de Damas qui a visé des armes iraniennes à destination du mouvement chiite libanais Hezbollah, a indiqué aujourd’hui dimancheà l’AFP un haut responsable israélien sous couvert de l’anonymat

    «L’attaque visait des missiles iraniens destinés au Hezbollah, au nord de Damas», a déclaré ce haut responsable.

    Cette attaque a pris pour cible des bâtiments au nord-ouest de la capitale syrienne, tout près du site d’une frappe aérienne israélienne que l’Etat hébreu avait implicitement confirmée en janvier, a ajouté le haut responsable.

    Il a aussi confirmé qu’Israël avait mené un autre raid aérien vendredi matin contre des armes destinées au Hezbollah, à proximité de l’aéroport de Damas.

    Ces informations confirment celles livrées plus tôt par une source occidentale du milieu du renseignement à Reuters, qui indiquait qu’Israël a mené une série de frappes aériennes dans Damas, ébranlée par de puissantes explosions doublées de colonnes de feu dans le ciel. «Dans l’attaque de la nuit dernière, comme dans la précédente, ce qui a été attaqué ce sont des réserves de missiles Fateh-110 qui étaient transportées de l’Iran vers le Hezbollah», a expliqué cette source.

    «Boule de feu»

    La télévision publique syrienne avait indiqué auparavant que ces explosions avaient été provoquées par des tirs de roquettes israéliennes contre le centre de recherches militaires de Jamraya, situé au nord de la capitale et déjà visé par une frappe israélienne fin janvier. «L’agression israélienne vise à desserrer l’étau sur les terroristes dans la Ghouta de l’Est», une région dans la banlieue proche de Damas, avait dénoncé la télévision locale.

    L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition, rapporte pour sa part des récits de témoins affirmant avoir vu des avions dans le ciel au moment des explosions. Selon cette ONG, la puissance de l’attaque dépasse les capacités militaires des rebelles. Sur une vidéo d’une explosion, mise en ligne dans la nuit de samedi à dimanche par des activistes syriens, on voit une boule de feu se former dans la nuit aux abords de Damas.

    L’Iran prêt à «entraîner» l’armée syrienne

    Après ces déclarations, l’Iran s’est dit prêt à «entraîner» l’armée syrienne en cas de besoin. «Nous sommes aux côtés de la Syrie et s’il y a besoin, nous sommes prêts à lui fournir l’entraînement nécessaire, mais nous ne participerons pas activement à ses opérations», a déclaré le commandant de l’armée de terre iranienne, le général Ahmad-Reza Pourdastan, cité par l’agence officielle Irna.

    Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a par ailleurs «condamné l’attaque du régime sioniste et demandé aux pays de la région de réagir avec sagesse à ces agressions». M. Mehmanparast a accusé Israël de chercher à «créer l’instabilité et l’insécurité dans la région (…) en provoquant des conflits à caractère ethnique et religieux».

    Des cargaisons de missiles déjà visées

    Il s’agit de la deuxième opération menée en quelques jours par l’Etat hébreu contre la Syrie. Des responsables israéliens ont confirmé samedi sous le couvert de l’anonymat l’information donnée par la chaîne américaine CNN selon laquelle l’armée de l’air avait frappé jeudi ou vendredi le territoire arabe. D’après des médias américains, l’objectif était une cargaison de missiles iraniens sol-sol à destination du Hezbollah libanais, allié de la Syrie et de l’Iran.

    Israël n’a pas officiellement validé ces assertions, se bornant à répéter qu’il surveillait le transfert d’armes au mouvement chiite. Interrogé, le porte-parole du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, Mark Regev, s’est refusé à tout développement. Le département d’Etat des Etats-Unis et le Pentagone n’ont pas non plus souhaité faire de commentaires, de même que l’ambassade d’Israël à Washington.

    L’Etat hébreu, qui a mené en 2006 une guerre éclair contre le Hezbollah, considère toujours le mouvement comme une menace pour sa sécurité. Israël redoute également, en cas de renversement de Bachar Al-Assad, que les combattants islamistes ne retournent leurs armes contre lui, en particulier sur les hauteurs du plateau du Golan syrien, annexé en 1967.

    Le 29 janvier, l’Etat juif s’était déjà livré à des frappes aériennes contre un convoi de camions transportant des armements dans la zone frontalière entre la Syrie et le Liban, selon plusieurs sources de sécurité israéliennes et américaines, citées par la presse israélienne et étrangère. Le régime de Damas avait alors également évoqué une attaque contre le centre de recherche de Jamraya.

    Massacres en pays alaouite

    Alors que les atrocités ont gagné cette semaine le pays alaouite (ouest) où le président pourrait se réfugier en dernier recours si Damas tombait selon des experts, l’OSDH a rapporté que des dizaines de morts avaient été découverts samedi dans un quartier sunnite de Banias, pris d’assaut la veille par l’armée et ses supplétifs alaouites. «Nous avons pu identifier 62 corps, dont 14 enfants mais ce nombre peut augmenter car des dizaines de citoyens sont toujours portés disparus», a précisé l’ONG qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

    Dès le premier jour des combats dans la région alaouite, jeudi, une tuerie avait endeuillé le village sunnite de Bayda, où au moins 50 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors d’exécutions sommaires et de bombardements, selon l’OSDH. La Coalition de l’opposition syrienne y a vu un «nettoyage ethnique» mené par le régime contre les sunnites, tandis que Washington s’est dit «horrifié». Le régime, de son côté, a affirmé avoir tué à Bayda des «terroristes», appellation officielle des rebelles. Craignant un «nouveau massacre», des centaines de familles ont fui les quartiers sunnites de Banias, selon l’OSDH.

    La Ligue arabe a condamné les raids menés par Israël en Syrie et appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à «agir immédiatement» pour les arrêter.

    Ces raids sont «une agression flagrante et une violation dangereuse de la souveraineté d’un État arabe», a dit Nabil al-Arabi, secrétaire général de la Ligue, demandant au Conseil de sécurité «d’agir immédiatement pour stopper les agressions israéliennes contre la Syrie».

    Source

  • Drenagoram dit :

    L’armée syrienne et le Hezbollah lancent l’assaut sur la ville rebelle de Qousseir

    19.05.2013 13:00

    L’armée a repris plusieurs villages aux alentours de Qousseir, située dans la province centrale de Homs et sur l’axe stratégique reliant la capitale Damas au littoral. [JOSEPH EID – AFP]
    Des combats acharnés ont lieu à Qousseir dimanche entre les rebelles, qui détiennent la ville depuis plus d’un an, et l’armée syrienne appuyée par le parti chiite libanais Hezbollah.
    L’armée syrienne, appuyée par le puissant parti chiite libanais Hezbollah, a lancé dimanche l’assaut sur la ville de Qousseir.

    Le régime de Bachar al-Assad tente de prendre ce bastion rebelle dans le centre du pays qui résiste depuis plus d’un an, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

    Combats acharnés
    « L’assaut sur Qousseir a commencé et il y a des combats acharnés entre rebelles et armée aux entrées de la ville », a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH qui s’appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires.

    « Soldats et tanks tentent de pénétrer dans la ville et les rebelles tentent de les repousser », a -t-il précisé.

    Les combattants du Hezbollah, allié indéfectible du régime de Bachar al-Assad, « jouent un rôle central dans cette bataille », a souligné Rami Abdel Rahmane.

    Raids aériens dès le matin
    L’armée avait préparé l’offensive terrestre en lançant depuis le matin une série de raids aériens sur la ville, accompagnés de violents tirs d’artillerie et de mortier, selon l’OSDH et des militants.

    Ces bombardements auraient fait 20 morts, dont 11 rebelles, selon l’Observatoire.

    ats/jgal

    Source

  • Drenagoram dit :

    En Turquie, la révolte des élites cultivées
    Ian Buruma


    Longue nuit pour les contestataires de la place Taksim réclamant la démission d’un Premier ministre déterminé à conserver ses fonctions. (Murad Sezer/Reuters)

    Les événements de la place Taksim à Istanbul ne se réduisent pas à un combat entre démocratie et autocratie. Pour comprendre la colère des manifestants, il faut changer de lunettes pour saisir la complexité des divisions entre classes, religions et diverses minorités

    Les manifestations qui continuent de se dérouler dans les villes turques peuvent être interprétées comme le signe d’une protestation massive contre l’islam politique. Ce qui a commencé comme un rassemblement contre le projet du gouvernement de raser un petit parc dans le centre d’Istanbul pour y construire un centre commercial kitsch s’est rapidement métamorphosé en un conflit de valeurs.

    Au premier abord, cet affrontement semble opposer deux visions différentes de la Turquie moderne, la laïcité contre la religion, la démocratie contre l’autoritarisme. Des comparaisons ont été faites avec le mouvement Occupy Wall Street. Certains ont même parlé d’un «printemps turc».

    Il est clair que de nombreux citoyens turcs, en particulier dans les grandes villes, en ont assez du style de plus en plus autoritaire du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, de son goût pour de nouvelles mosquées grandioses, du musellement de la presse, des restrictions à la consommation d’alcool, des arrestations d’opposants politiques et, ces jours-ci, de la brutalité de la réaction policière aux manifestations. Ils s’inquiètent de voir la charia remplacer la législation laïque, et l’islamisme ruiner les efforts de modernisation de la Turquie post-ottomane entrepris par Kemal Atatürk.

    Il y a aussi la question des Alévis, une minorité religieuse de courant chiite et soufi. Les Alévis, qui bénéficiaient de la protection de l’Etat kémaliste laïc, se méfient profondément d’Erdogan, qui les a déstabilisés davantage en projetant de donner à un nouveau pont sur le Bosphore le nom d’un sultan de XVIe siècle responsable du massacre des leurs.

    Il semblerait donc que la question de la religion soit au cœur du problème turc actuel. L’islam politique est perçu comme étant intrinsèquement antidémocratique par ses détracteurs.

    Mais ce n’est pas si simple. L’Etat kémaliste laïc n’était pas moins autoritaire que le régime islamiste populiste d’Erdogan – si ce n’est plus. Et il ne faut pas oublier que les premiers jours de protestation sur la place Taksim d’Istanbul ne visaient pas une mosquée, mais un centre commercial. La crainte de la charia se double d’une colère à l’encontre des promoteurs et entrepreneurs appuyés par le gouvernement Erdogan. Le «printemps turc» a de fortes connotations gauchistes.

    Donc, au lieu de s’attacher aux problèmes de l’islam politique contemporain, qui sont indéniablement nombreux, il serait plus utile d’analyser les affrontements en Turquie sous un autre angle, aujourd’hui désuet: celui des classes sociales. Les manifestants, qu’ils soient libéraux ou de gauche, tendent à appartenir à l’élite urbaine – occidentalisée, sophistiquée et laïque. Erdogan reste par contre très populaire dans la Turquie rurale et provinciale, parmi la population moins éduquée, plus pauvre, plus conservatrice et plus religieuse.

    Malgré les tendances despotiques d’Erdogan, qui sont évidentes, il serait trompeur de voir les manifestations actuelles comme un simple conflit entre la démocratie et l’autocratie. Après tout, le succès du populiste Parti pour la justice et le développement (AKP) d’Erdogan, ainsi que la multiplication des coutumes et symboles religieux dans la vie courante, est le résultat de davantage de démocratie.

    Des coutumes que l’Etat laïc kémaliste avait supprimées, comme le port du foulard par les femmes dans les lieux publics, sont réapparues parce que les Turcs ruraux sont devenus plus influents. De jeunes femmes croyantes sont inscrites dans les universités des grandes villes. Le vote des Turcs conservateurs des provinces a aujourd’hui un poids.

    Et l’alliance entre les milieux d’affaires et les populistes religieux n’est pas propre à la Turquie. De nombreux nouveaux entrepreneurs, comme les femmes portant le foulard islamique, sont originaires de villages d’Anatolie. Le ressentiment de ces nouveaux riches provinciaux envers la vieille élite stambouliote
    n’a d’égal que l’antipathie qu’éprouvent les hommes d’affaires du Texas ou du Kansas envers les élites de la côte Est, de New York à Washington.

    Mais dire que la Turquie est devenue plus démocratique ne veut pas dire qu’elle est devenue plus libérale. C’est l’un des problèmes révélés par le Printemps arabe: que les voix du peuple soient représentées au gouvernement est une condition sine qua non de toute démocratie. Mais ces voix, en particulier dans les périodes révolutionnaires, sont rarement
    modérées.

    Ce que nous voyons à l’œuvre dans des pays comme l’Egypte et la Turquie – et même la Syrie – est ce que le grand philosophe libéral britannique Isaiah Berlin a qualifié d’incompatibilité des bonnes choses de même valeur. Il est fallacieux de penser que toutes les bonnes choses s’accordent toujours. Parfois, des choses positives de même valeur sont incompatibles.

    C’est le cas des difficiles transitions politiques au Moyen-Orient. La démocratie est une bonne chose, de même que le libéralisme et la tolérance. Idéalement, ces valeurs devraient aller de pair. Mais en ce moment, dans la majeure partie du Moyen-Orient, ce n’est pas le cas. Plus de démocratie peut en fait signifier moins de libéralisme et plus d’intolérance.

    Il est par exemple facile de sympathiser avec les rebelles qui se soulèvent contre la dictature de Bachar el-Assad en Syrie. Mais les élites de Damas, les hommes et femmes laïcs qui apprécient la musique et les films occidentaux, qui appartiennent pour certains aux minorités religieuses chrétienne et alaouite, se trouveront dans une situation extrêmement précaire après le départ d’Assad. Le régime baasiste était despotique et répressif – souvent brutalement – mais il protégeait les minorités et les élites laïques.

    Vouloir tenir l’islamisme à distance n’est toutefois pas une raison pour soutenir des dictateurs. La violence de l’islam politique est largement le produit de ces régimes oppressifs. Plus longtemps ils se maintiennent au pouvoir, plus violentes sont les rébellions islamistes.

    Ce n’est pas non plus une raison pour soutenir Erdogan et ses promoteurs immobiliers face aux manifestants en Turquie. Ces derniers ont raison de s’opposer à son mépris arrogant de l’opinion publique et au musellement des médias. Mais voir cet affrontement comme un juste combat contre l’expression religieuse serait tout aussi faux.

    Une visibilité accrue de l’islam est le résultat inévitable d’un plus grand espace démocratique dans les pays à majorité musulmane. Comment faire pour que cette montée en puissance islamique n’étouffe pas le libéralisme est la question la plus sérieuse que doivent se poser les citoyens du Moyen-Orient. La Turquie est toujours une démocratie. Il est à espérer que les manifestations contre Erdogan en feront aussi un pays plus libéral.

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  • Drenagoram dit :

    Au Brésil, Dilma Rousseff tente de répondre à la colère populaire

    Par Lamia Oualalou

    Mis à jour le 20/06/2013 à 14:40 Publié le 19/06/2013 à 20:21

    Les Brésiliens attendaient plus de compréhension de cette héritière de Lula, ancienne guérillera contre la dictature.

    Rio de Janeiro,

    C’est dans un cadre un peu incongru, alors qu’elle présentait un nouveau cadre législatif pour l’exploitation minière, que la présidente Dilma Rousseff a décidé de sortir de son silence pour «appuyer» les mouvements sociaux qui secouent le Brésil depuis plusieurs jours. «Mon gouvernement écoute ces voix en faveur du changement. Il est engagé en faveur de la transformation sociale», a-t-elle lancé mardi, assurant qu’avec l’essor économique et social du pays, qui s’est hissé au rang de septième puissance économique mondiale durant la dernière décennie, «ont surgi des citoyens qui réclament plus et ont droit à plus». Il est normal, a conclu Dilma Rousseff, que «les exigences de la population changent au fur et à mesure que nous transformons le Brésil, que nous augmentons la richesse, l’accès à l’emploi et à l’éducation».
    Le ton a changé à Brasilia. Avec ce discours, le gouvernement prend acte d’un mouvement national, même s’il est né à Sao Paulo il y a moins de deux semaines d’une protestation bien locale contre l’augmentation du prix des transports publics. Jusqu’alors, les autorités fédérales n’avaient pris aucune distance avec les gouvernements locaux et la répression brutale que ceux-ci ont organisée, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro, avec l’utilisation sans modération de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.
    Les propos du ministre des Sports, Aldo Rebelo, selon lequel le gouvernement témoignerait d’une «tolérance zéro» à l’égard des manifestants qui perturberaient la Coupe des confédérations ont fait scandale, alors que la police réprimait dans la violence une manifestation pacifique de 1 000 personnes autour du fameux stade du Maracana, à Rio.
    Dans la foulée, le communiqué perplexe de Dilma Rousseff observant que «c’est le propre de la jeunesse de manifester» a dérouté ses partisans. Car s’il est une personne dont on attendait plus de compréhension, c’est de cette présidente qui s’enrôlait dans la guérilla à 18 ans pour lutter contre la dictature, payant cet engagement de trois ans de prison et de torture.
    Le fait de voir autant de personnes dans les rues dans tout le pays montre qu’il y a un «vrai mécontentement», résume le secrétaire général de la présidence, Gilberto Carvalho. «Il serait très prétentieux de dire que nous comprenons ce qui se passe, il faut que nous adoptions une attitude humble, pour comprendre la complexité de cette mobilisation.»
    « L’immense majorité des manifestants ne sont pas contre les changements. Mais ils veulent plus, mieux et vite »
    Breno Altman, dirigeant du site d’information Opera Mundi
    Comment expliquer cette colère, en effet, après une décennie de réduction de la pauvreté, de meilleure distribution des ressources et de quasi-plein-emploi? Des membres du Parti des travailleurs de Dilma Rousseff ont voulu y voir une conspiration de l’opposition pour renverser le gouvernement. Aucun mot d’ordre n’allait dans ce sens: personne n’a critiqué les politiques sociales du gouvernement, ni exigé le retour des privatisations. «L’immense majorité des manifestants a moins de 25 ans, et fait partie de la classe moyenne ou des quartiers périphériques. Ils ne sont pas contre les changements apportés par Lula et Dilma depuis 2003, mais ils veulent plus, mieux et vite», résume l’analyste Breno Altman, qui dirige le site d’information Opera Mundi. «Il y a un malaise croissant à l’égard d’un système politique dans lequel, au nom de la gouvernabilité, on préserve les vieilles institutions, les alliances avec l’oligarchie pour former une majorité parlementaire, en renonçant aux valeurs et à la mobilisation sociale», poursuit-il.
    Si ces manifestations monstres impressionnent, c’est aussi parce que ce sont les premières, ces trente dernières années, à s’être déclenchées sans le Parti des travailleurs. La stratégie de Lula et Dilma, changer le Brésil sans bousculer les institutions, aurait-elle atteint ses limites? C’est ce que semblent crier les jeunes de la rue. «La question est désormais de savoir si le gouvernement et le parti sont prêts à reprendre langue avec ces mouvements et à lancer de nouvelles réformes – ou s’ils vont payer le prix du divorce entre la rue et la gauche», conclut Breno Altman.

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  • Drenagoram dit :

    Égypte : l’armée va s’exprimer, des ministres démissionnent

    Par lefigaro.fr, AFP, AP, Reuters Agences

    Mis à jour le 01/07/2013 à 16:05 Publié le 01/07/2013 à 15:22

    EN BREF
    Au moins 16 personnes ont perdu la vie lors des affrontements dimanche

    Quatre ministres ont présenté leur démission
    Les manifestations se poursuivent place Tahrir

    • Une déclaration de l’armée à venir

    Les forces armées égyptiennes s’apprêtent à publier dans la journée une déclaration sur la situation dans le pays, rapporte lundi la télévision nationale, sans fournir de détails. Pour le moment, l’influente armée, pressée par l’opposition de l’aider à chasser le président islamiste Mohamed Morsi, apparaît en position d’arbitrage dans la grave crise que traverse le pays, mais la manière dont elle pourrait agir reste incertaine, estiment des analystes.

    • Au moins seize morts dans les manifestations de dimanche
    Les manifestations monstres de dimanche en Egypte se sont soldées par un lourd bilan humain. Au moins 16 personnes sont décédées. Cinq d’entre elles ont perdu la vie dans la vallée du Nil dans des affrontements entre pro et anti Mohamed Morsi, tandis que deux autres personnes ont été tuées par balles alors qu’elles participaient à l’attaque du siège des Frères Musulman, au Caire. Plus de 600 personnes ont été blessées dans la journée.

    • Le siège des Frères musulmans occupé et pillé
    Le siège des Frères musulmans, au Caire, a été pris d’assaut durant la nuit par un groupe d’une centaine d’opposants. Le bâtiment a été attaqué à coup de cocktails molotov, de pierres et de tirs de chevrotine, entraînant des incendies. Le groupe de «voyous non identifiés», selon les termes d’un porte-parole de la confrérie, a ensuite pillé le bâtiment, tandis que des manifestants scandaient à l’extérieur des slogans hostiles au président Mohamed Morsi. Le personnel de la confrérie a pu être évacué à temps.
    Les Frères musulmans ont annoncé ce lundi qu’ils songeaient à mettre en place des milices d’autodéfense pour protéger les institutions, sur le modèle des «comités de défense populaire» formés lors de la révolution contre Hosni Moubarak. «Il est très dangereux qu’une partie de la société utilise la violence comme moyen d’obtenir le changement, car cela pourrait inciter d’autres à faire de même», affirme un porte-parole de la confrérie.

    • Quatre ministres démissionnent
    Les ministres du Tourisme, des Télécommunications, des Relations avec le Parlement, et de l’Environnement ont déposé leur lettre de démission ce lundi. Si la raison de leur départ n’a pas filtré, l’agence officielle Mena avait rapporté un peu plus tôt que les quatre hommes songeaient à quitter le gouvernement par solidarité avec les manifestants.

    • Les protestaires posent un ultimatum
    Le mouvement Tamarod (Rébellion, en arabe), à l’origine de la révolte contre le président égyptien Mohamed Morsi, a décidé de brandir l’arme de la menace. Dans un communiqué publié sur leur site internet, les protestaires demandent au chef de l’Etat de quitter le pouvoir au plus tard mardi à 17 heures «et de permettre aux institutions étatiques de préparer une élection présidentielle anticipée». En cas de refus, «mardi 17 heures sera le début d’une campagne de désobéissance civile totale».
    Dimanche, la présidence avait appelé au dialogue. «Le dialogue est la seule façon pour parvenir à une entente commune et à un consensus national», a affirmé un porte-parole. «La présidence et monsieur le Président sont ouvert pour lancer un véritable et sérieux dialogue national avec tous les partis politiques.»

    Source

  • Drenagoram dit :

    Morsi interdit de quitter l’Égypte

    Par Le Figaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 03/07/2013 à 18:01 Publié le 03/07/2013 à 17:42

    Le président Mohammed Morsi et plusieurs dirigeants des Frères musulmans ont été interdits de quitter l’Egypte aujourd’hui, dans le cadre d’une enquête sur une affaire d’évasion de prison en 2011, ont indiqué des sources de sécurité.

    Des responsables à l’aéroport du Caire ont confirmé avoir reçu l’ordre d’empêcher les responsables islamistes, dont le Guide suprême de la puissante confrérie Mohammed Badie et son « numéro 2 » Khairat al-Chater, de voyager.

    De son côté, Le conseiller à la sécurité nationale du président déclare qu’un coup d’État militaire est en cours, selon Reuters. Il met en garde contre un bain de sang. Ce conseiller s’attend à ce que l’armée tente de déloger les pro-Morsi des rues du Caire.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Égypte: arrestation du Guide suprême des Frères Musulmans

    Par Le Figaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 04/07/2013 à 16:21 Publié le 04/07/2013 à 16:11

    La police militaire égyptienne a arrêté Mohammed Badie, le Guide suprême des Frères musulmans égyptiens, mouvement dont est issu le président Mohammed Morsi renversé hier par l’armée, a annoncé aujourd’hui une source au sein des services de sécurité.

    Mohammed Badie, qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt, pour incitation à tuer des manifestants qui protestaient dimanche devant le siège des Frères musulmans, a été arrêté à Marsa Matrouh (nord-ouest).

    Source

  • Drenagoram dit :

    Nouveau bilan: 30 morts en Egypte

    Par Lefigaro.fr avec Reuters

    Mis à jour le 06/07/2013 à 11:18 Publié le 06/07/2013 à 11:16

    Le bilan des affrontements survenus vendredi entre les partisans de Mohamed Morsi, écarté du pouvoir par l’armée, et les forces de l’ordre en Egypte ont fait au moins 30 morts et plus de mille blessés, selon un nouveau bilan. Le ministère égyptien de la Santé a indiqué que 30 personnes ont trouvé la mort au cours de ce « vendredi du rejet » organisé à l’appel des Frères musulmans.

    Les médias locaux précisent que 1.138 personnes ont été blessées lors de ces violences, certains manifestants ayant tenté d’investir les bâtiments militaires dans lesquels est détenu Mohamed Morsi. Les heurts les plus violents se sont produits à Alexandrie où on dénombre 14 tués et 200 blessés.

    Dans le centre du Caire, les pro et les anti-Morsi armés de pierres, de couteaux, de bâtons et de cocktails Molotov se sont livrés à des escarmouches tandis que les forces de l’ordre tentaient de s’interposer. Les journaux gouvernementaux ont indiqué que les autorités soutenues par l’armée allaient désigner dans la journée un nouveau Premier ministre pour conduire le gouvernement pendant la période de transition.

    L’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradeï, 71 ans, homme politique libéral, est donné favori pour le poste. Il pourrait diriger une administration dont les priorités seront de relancer une économie en lambeaux et de rétablir la paix civile et la sécurité.

    Dans un entretien accordé à Reuters, Hamdeen Sabahi, chef de file de la gauche égyptienne, a exprimé son soutien à ElBaradeï, ajoutant qu’il souhaitait que la transition soit courte pour réviser la Constitution et organiser l’élection d’un nouveau président et celle d’un nouveau parlement.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Une vague d’explosions meurtrières frappe Bagdad en Irak

    20.07.2013 22:32

    Image des restes d’une précédente explosion d’une voiture piégée le 14 juillet dernier en Irak. [Nabil al-Jurani – Keystone]
    Image des restes d’une précédente explosion d’une voiture piégée le 14 juillet dernier en Irak. [Nabil al-Jurani – Keystone]
    Dix voitures piégées ont fait 32 morts et 100 blessés au moins au coeur de Bagdad, en Irak, samedi lors d’une vague d’explosions à la voiture piégée.
    Dix voitures piégées, au moins 32 morts et quelque 100 blessés samedi soir dans une série d’attentats dans des rues commerçantes de Bagdad.

    Quatre voitures piégées ont touché des quartiers sud de la capitale, deux le centre, deux le nord, et deux l’est.

    A Karrada, dans le centre ville, les deux explosions ont eu lieu, à quelques minutes d’écart, vers 20h30 lorsque la foule se pressait dans la rue, à l’issue d’une journée de jeûne pour le ramadan. Les autres explosions ont suivi pendant près d’une heure.

    Près de 500 morts en juillet
    Par ailleurs, cinq personnes ont été tuées et deux autres blessées lorsqu’un engin a explosé parmi un groupe de jeunes hommes réunis dans la rue, à Madaïn, au sud de la capitale, selon des responsables de sécurité et une source médicale.

    Ces attaques coordonnées portent à près de 490 le nombre de morts depuis début juillet en Irak.

    afp/olhor

    TENSIONS ENTRE SUNNITES ET CHIITES
    L’Irak connaît depuis le début de l’année un regain de violences qui fait craindre un retour aux sombres années du conflit confessionnel de 2006-2007.

    Le mécontentement croissant de la minorité sunnite vis-à-vis du gouvernement à majorité chiite, les tensions associées à la guerre en Syrie voisine et la paralysie totale des rouages de l’Etat ont relancé les attentats depuis quelques mois.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Egypte: le bilan des violences s’alourdit à 525 morts (officiel)

    © REUTERS/ Amr Abdallah Dalsh

    15:05 15/08/2013

    LE CAIRE, 15 août – RIA Novosti

    Le nombre des victimes des affrontements entre les partisans du président islamiste déchu Mohammed Morsi et les forces de l’ordre a atteint 525 personnes, annonce jeudi le ministère égyptien de la Santé.
    Le bilan précédent faisait état de 464 morts, dont 43 policiers.
    Mercredi matin, les forces de l’ordre égyptienne ont lancé une vaste opération visant à déloger les partisans du président déchu Mohamed Morsi installés sur les places Rabia al-Adawiyya et Nahda du Caire. La dispersion des manifestants a entraîné des affrontements meurtriers qui se sont ensuite propagés à d’autres régions du pays.
    Les pro-Morsi affirment que les forces de l’ordre ont fait usage d’armes à feu. De leur côté, la police et l’armée en accusent les protestataires.
    L’état d’urgence a été décrété pour un mois dans l’ensemble du pays et le couvre-feu instauré dans onze des 27 provinces égyptiennes.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Égypte : Hosni Moubarak pourrait être libre dès jeudi

    Par Anne-Laure FrémontMis à jour le 21/08/2013 à 17:05
    Publié le 21/08/2013 à 16:30

    Hosni Moubarak avant sa chute en 2010.

    Un tribunal égyptien a accepté mercredi la demande de libération conditionnelle de l’ancien président, dans le cadre d’une affaire d’enrichissement illicite. Le parquet ne fera pas appel de cette décision.

    Alors que l’Egypte se déchire après la destitution du président Mohammed Morsi le mois dernier, son prédécesseur, Hosni Moubarak, pourrait bien retrouver la liberté dès jeudi. C’est en tout cas ce qu’annonce son avocat, Farid el-Dib. Un tribunal égyptien a en effet accepté mercredi la demande de libération conditionnelle de l’ancien raïs, dans le cadre d’une affaire d’enrichissement illicite sous forme de cadeaux offerts par le principal organe de presse étatique, Al-Ahram. Des sources judiciaires ont expliqué que l’ancien président a remboursé la somme qu’il était accusé d’avoir perçu, 1,5 million d’euros, ce qui annule les poursuites.
    Moubarak, renversé en février 2011 par un soulèvement populaire, est poursuivi dans le cadre de quatre affaires, dont «meurtre de manifestants» et «corruption». Lui et son ex-ministre de l’intérieur Habib Adli avaient d’ailleurs été condamnés en juin 2012 à la réclusion à perpétuité pour leur responsabilité dans la mort de 850 manifestants en 2011. Mais la cour de cassation a annulé ces verdicts au début de l’année, et même si le procès se poursuit, il n’implique pas que Moubarak soit détenu.
    Une décision qui pourrait bien envenimer la situation

    Dans les trois premières affaires, Hosni Moubarak a en fait déjà obtenu une libération conditionnelle au motif qu’il avait effectué la période maximale de détention préventive. Mais jusqu’à présent, de nouvelles accusations se sont à chaque fois ajoutées pour permettre le maintien en détention de l’ancien président de 85 ans.
    Mercredi, le parquet a fait savoir qu’il ne ferait pas appel de la décision de la cour. Reste à savoir si un nouveau chef d’inculpation va être retenu contre lui pour le garder prisonnier. La libération de Moubarak, ancien général au pouvoir pendant trois décennies (1981-2011) en Egypte, risque d’envenimer davantage la situation dans le pays en proie aux violences meurtrières depuis que l’armée a destitué le président Morsi, issu des Frères musulmans. La confrérie islamiste pourrait en effet accuser les militaires de complaisance vis-vis de l’ancien régime honni par les Egyptiens en permettant la libération de l’ancien militaire Moubarak.

    Source

  • Drenagoram dit :

    PROCHE-ORIENT 18:49

    Manoeuvres diplomatiques et militaires autour de la Syrie
    Agences

    Un navire de guerre américain a été envoyé en Méditerranée pour préparer une possible intervention américaine en Syrie. (Paul Farley / US Navy / AFP)

    Les chefs d’état-major de plusieurs pays occidentaux et musulmans dont ceux des Etats-Unis et d’Arabie saoudite vont se réunir en Jordanie. Le Pentagone a envoyé un quatrième destroyer en Méditerranée. MSF confirme que la mort de 355 de ses patients en Syrie est due à des «symptômes neurotoxiques»

    Enquête à Damas: le temps presse
    Cette réunion se tient à l’invitation du chef d’état-major jordanien Mechaal Mohamed el-Zeben et du chef du Centcom, le commandement américain chargé de 20 pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale, le général Lloyd Austin, a indiqué un responsable militaire jordanien cité par l’agence officielle Pétra.

    «Y participeront le général Dempsey, chef d’état-major interarmées, ainsi que les chefs d’état-major d’Arabie saoudite, du Qatar, de Turquie, de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne, d’Italie et du Canada», a-t-il précisé.

    Cette réunion «sera une occasion pour les pays frères et amis d’examiner les questions liées à la sécurité dans la région dont les répercussions de la crise syrienne, en plus des moyens de coopération militaire de façon à assurer la sécurité de la Jordanie», a ajouté ce responsable dont le pays craint un débordement du conflit syrien dans le royaume.

    Par ailleurs, le président américain Barack Obama réunit son équipe de sécurité samedi matin pour discuter de la réponse à apporter aux allégations d’attaque à l’arme chimique par le gouvernement syrien cette semaine.

    MSF confirme des symptômes neurotoxiques mortels chez 355 de ses patients

    Quelque 355 patients «présentant des symptômes neurotoxiques» sont morts en Syrie dans des hôpitaux aidés par Médecins sans frontières (MSF), a affirmé l’ONG. Près de 3600 personnes y sont traitées depuis le 21 août.

    «Les symptômes qui nous ont été rapportés, le schéma épidémiologique de cet événement – caractérisé par l’afflux massif de patients dans un laps de temps très court, la provenance des patients et la contamination des secouristes et du personnel ayant fourni les premiers soins – suggèrent fortement l’exposition massive à un agent neurotoxique», indique MSF.

    C’est la première fois qu’une source indépendante confirme l’utilisation d’armes chimiques dans la région de Damas, évoquée depuis plusieurs jours.

    Téhéran reconnaît l’utilisation d’armes chimiques

    L’Iran, allié du président syrien Bachar al Assad, a reconnu pour la première fois samedi par la voix de son président Hassan Rohani, que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie. Il a appelé la communauté internationale à empêcher leur utilisation.

    Le nouveau président iranien n’a pas été jusqu’à dire qui était responsable de l’utilisation de ses armes. Jusqu’ici Téhéran accusait les rebelles d’être derrière les attaques présumées à l’arme chimique.

    Il n’a pas non plus fait allusion au tollé international suscité par les informations données par l’opposition syrienne a propos de l’attaque massive à l’arme chimique menée par les forces loyales au président Bachar al Assad aux premières heures de mercredi dans la banlieue est de Damas qui aurait fait plusieurs centaines de morts.

    La Russie, autre allié du gouvernement syrien, a aussi rejeté la responsabilité de l’attaque sur l’opposition. Cette dernière a accusé le régime de Bachar al-Assad, dont l’Iran est l’allié, de cette attaque, qui visait des secteurs aux mains de la rébellion dans la périphérie de Damas.

    Armes chimiques: une haute responsable de l’ONU à Damas

    La haute représentante de l’ONU pour le désarmement Angela Kane est arrivée samedi à Damas pour négocier les modalités d’une enquête sur des accusations d’utilisation d’armes chimiques.

    La responsable de l’ONU est arrivée dans un grand hôtel de Damas, le Four Seasons, sans faire de déclarations. Elle va demander au gouvernement syrien d’autoriser les experts de l’ONU déjà présents en Syrie à enquêter dans la banlieue de Damas sur ces accusations.

    La marine américaine renforce sa présence en Méditerranée

    En attendant les conclusions onusiennes, le Pentagone mobilise des forces armées au cas où le président américain Barack Obama choisirait une intervention militaire contre la Syrie, a déclaré vendredi le ministre de la Défense Chuck Hagel. Ainsi, un quatrième destroyer armé de missiles de croisière a été envoyé en Méditerranée.

    Les responsables militaires américains ont préparé une série d’«options» pour Barack Obama, a déclaré Chuck Hagel à la presse à bord de l’avion qui l’emmène en Malaisie.

    Au total, quatre destroyers – le Gravely, le Barry, le Mahan et le Ramage- tous équipés de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk, contre trois habituellement, vont donc croiser en Méditerranée.

    Barack Obama a fait part, sur la chaîne CNN, de sa «grave préoccupation» tout en prenant soin d’ajouter qu’il n’était pas question pour les Etats-Unis de «s’embourber» dans une nouvelle et coûteuse guerre.

    Washington a déjà déployé un millier de soldats, des avions F-16 et des missiles Patriot en Jordanie pour renforcer la sécurité du royaume et y conduire des missions d’entraînement.

    Source

  • Drenagoram dit :

    La Maison-Blanche est décidée à frapper Damas


    Par Laure Mandeville

    Mis à jour le 30/08/2013 à 22:19

    Publié le 30/08/2013 à 18:31

    Barack Obama en compagnie de Susan Rice, la conseillère à la Sécurité nationale, en juin, à la Maison-Blanche à Washington.

    Il n’y a désormais plus aucun doute à Washington : les Américains vont frapper en Syrie après l’utilisation de gaz de combat par le régime contre des civils. La France sera sans doute l’un de leurs seuls alliés.

    Correspondante à Washington

    Dix ans après le déclenchement de la guerre en Irak, il n’y a quasiment plus de doute: l’Amérique va aller frapper en Syrie les positions du régime d’Assad, et probablement très vite, peut être même avant le départ mardi d’Obama pour l’Europe et le sommet du G20 prévu jeudi à Saint Pétersbourg.
    Cette volonté déjà martelée par maints responsables américains, est devenue évidente après l’intervention télévisée du secrétaire d’État John Kerry, puis celle de Barack Obama, ce vendredi.
    Le président a évoqué «l’obligation américaine en tant que leader(…)de faire en sorte que quand un gouvernement utilise des armes prohibées, il en soit tenu responsable». «Il ne s’agira pas d’une opération majeure», a toutefois dit Obama, tout en précisant qu’il n’avait toujours pas pris de «décision définitive» sur le type de riposte à apporter.
    Quelques minutes avant, le responsable de la diplomatie américaine avait indiqué que les rapports du renseignement américain, dont une partie a été déclassifiée pour l’usage du grand public, montraient sans ambiguïté que le régime d’Assad était responsable de l’utilisation d’armes chimiques le 21 août contre son peuple, et de la mort des 1429 victimes déjà recensées. «Nous savons que les responsables du programme d’armes chimiques syrien se trouvaient sur les lieux trois jours avant les faits et que des éléments du régime avaient été prévenus qu’ils devaient s’équiper de masques de protection», a lancé Kerry.
    «Ce sont des faits, des preuves, du bon sens», a-t-il ajouté, affirmant que «le problème n’est plus ce que nous savons, mais ce que nous allons faire». «Certains évoquent le risque de l’action, mais nous devons nous interroger sur le risque de ne rien faire», a poursuivi Kerry, rappelant que d’autres pays – sous entendu l’Iran – suivaient avec attention la réponse américaine pour en tirer des leçons sur son éventuelle faiblesse.
    «Certains évoquent le risque de l’action, mais nous devons nous interroger sur le risque de ne rien faire»
    John Kerry
    Son plaidoyer fervent en faveur d’une «réponse militaire américaine limitée» – qui ne sera pas une répétition du scénario irakien, a-t-il promis – confirme «le coup de semonce» qui va cibler les centres de commandement d’Assad. Obama comme John Kerry ont dit «comprendre la fatigue» des Américains vis à vis des guerres, mais il a aussi souligné que «cette fatigue ne peut exonérer» l’Amérique de ses responsabilités de superpuissance indispensable. «Il y va de ce que nous sommes, de notre intérêt national, de notre crédibilité», a dit Kerry. Washington dit ne pouvoir tolérer une violation du système de non prolifération et d’interdiction qui couvre les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. «Si nous détournons les yeux quand un bandit et un assassin gaze des milliers de ses propres citoyens, notre résolution n’en finira plus d’être testée», a conclu le secrétaire d’État.
    Envoyer un message dissuasif

    Pas question toutefois d’envoyer des troupes au sol, ni d’instaurer de zone d’interdiction de vol pour aider la rébellion. Pas question de chercher à faire tomber le régime, but qui impliquerait une intervention de grande ampleur. La réponse sera «sur mesure», dit Kerry. Les frappes qui seront, selon toute probabilité, menées à l’aide de cruise missiles Tomahawk tirés depuis les destroyers américains basés au large des côtes syriennes, seront limitées.
    L’intervention imminente qui se dessine n’en est pas moins fascinante, un an après l’appel d’Obama à faire «pivoter» la diplomatie américaine vers l’Asie et à se désengager du Moyen Orient. Malgré son allergie à se mêler d’une guerre civile lointaine et complexe, malgré l’hostilité de l’opinion et les appels du Congrès à le consulter avant toute action militaire, Obama le réaliste s’apprête à recourir à la force. Cette volte-face prouve qu’il n’est pas facile pour la superpuissance américaine d’échapper à ses responsabilités de gendarme du monde, si elle veut être respectée.
    Ce qui frappe aussi, dix ans après l’Irak, c’est que la France – «le plus vieil allié américain», a dit Kerry – sera sans doute l’un des seuls pays à être à ses côtés. C’est un sacré pied de nez à l’histoire et à ceux qui se gaussaient de la supposée couardise française, parce que Paris avait refusé d’avaler la pilule de l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Entre la Libye, le Mali et maintenant sans doute la Syrie, la France s’impose comme l’allié naturel et indispensable, plus encore que la Grande-Bretagne, bloquée par son parlement. Son appui, précisément parce qu’elle avait eu le courage d’exprimer son désaccord, il y a dix ans, apporte une validité précieuse aux informations du renseignement américain.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Syrie : accord à l’ONU sur les armes chimiques

    Par Alain Barluet

    Mis à jour le 28/09/2013 à 09:08 Publié le 27/09/2013 à 23:47


    Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, et le secrétaire d’État John Kerry, au moment du vote.
    La résolution votée cette nuit par le Conseil de sécurité ne prévoit pas de sanctions automatiques contre Damas.

    Il y a au moins deux façons de lire la résolution que le Conseil de sécurité a votée pour encadrer la destruction de l’arsenal chimique de Damas. Positivement, ce texte, négocié de haute lutte pendant plusieurs semaines, a été salué comme une percée diplomatique majeure, notamment par la France et les États-Unis. De fait, depuis le début du conflit syrien, en mars 2011, jamais le Conseil de sécurité n’avait réussi à s’accorder sur un texte. La Russie et la Chine avaient opposé leur veto à trois reprises, entraînant un blocage qui mettait à mal la crédibilité de l’ONU. Significatif, aussi, le message envoyé par la communauté internationale sur la non-prolifération. À Paris, on répète en boucle que – «la fermeté a payé» – en rappelant qu’il y a trois semaines encore, le régime de Bachar el-Assad niait jusqu’à l’existence même de ses armes chimiques.
    Pour être votée, la résolution onusienne devait préalablement être «emboîtée» dans un accord de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui sera l’opérateur du désarmement en Syrie. Cette feuille de route de l’OIAC a été validée à La Haye, où siège l’organisation, quelques heures avant le vote du Conseil de sécurité. Une mission de supervision de l’ONU quittera Damas lundi. Elle sera remplacée par celle des experts de l’OIAC dont la «feuille de route» prévoit la destruction des stocks d’armes chimiques d’ici la mi-2014.
    L’autre façon de considérer la résolution sur le désarmement chimique est de souligner qu’elle ne préfigure en rien la fin d’une guerre qui, en deux ans et demi, a fait quelque 120.000 morts et des millions de déplacés. «Les armes chimiques ne sont pas le problème», lâche un diplomate occidental en expliquant que la résolution traduit surtout le souci convergent des États-Unis et de la Russie d’éviter les frappes militaires occidentales qui se profilaient après l’attaque chimique du 21 août.
    Possibilité de blocage

    À cet égard, Washington et Moscou ont tout lieu d’être satisfaits d’un compromis qui, dans sa formulation, confirme la plasticité considérable du langage diplomatique. Le projet de résolution sur lequel le Conseil de sécurité devait voter n’est pas placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, prévoyant un éventuel recours à des sanctions ou même à la force, ce qui aurait été inenvisageable pour la Russie. Le texte se contente d’y faire référence. Le document prévoit en effet que le Conseil de sécurité, «décide, en cas de non-respect de cette résolution (…) d’imposer des mesures sous chapitre VII». Cette mention était une exigence des Occidentaux. Elle figurait dans l’accord américano-russe du 14 septembre et avait été mise en avant par François Hollande à la tribune de l’ONU, mardi dernier. «Nos exigences ont été satisfaites», peut donc se féliciter Laurent Fabius. En termes d’affichage, seulement. Car le texte ne précise pas quelles sont les «mesures» envisagées et surtout n’impose pas de sanctions automatiques, un point crucial pour Moscou.
    «L’esprit du chapitre VII» est peut-être présent, comme on le dit à l’Élysée, mais pas la lettre. «Nous n’avons rien cédé», a d’ailleurs trompeté vendredi le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
    Si des violations étaient constatées, le Conseil de sécurité aurait à se prononcer sur une deuxième résolution, ce qui laisse à Moscou un droit de regard et une possibilité de blocage. Certes, argumente-t-on au Quai d’Orsay, «après une première résolution, il serait politiquement plus compliqué pour la Russie de mettre son veto à un deuxième texte si des manquements étaient constatés».
    Sur une autre «exigence» française – le jugement des coupables d’attaques chimiques – il a fallu trouver des accommodements avec la Russie. Le projet de résolution ne mentionne explicitement pas le bombardement chimique du 21 août, et se garde d’incriminer le régime de Damas. La Cour pénale internationale (CPI) n’est pas citée. «Les individus responsables de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie doivent répondre de leurs actes», se borne à indiquer le texte.
    Un compromis sur les armes chimiques peut-il favoriser une avancée vers une solution politique? La résolution se réfère notamment à l’accord de Genève 1 du 30 juin 2012 et à «la mise en place d’un gouvernement transitoire doté des pleins pouvoirs exécutifs». Laurent Fabius espérait vendredi qu’une date puisse être fixée le soir même pour la tenue de la conférence de paix de Genève 2. «Il y a urgence, la guerre continue et les options politiques se raréfient», confiait-on dans l’entourage de François Hollande en évoquant le risque d’une «déconnexion entre le processus diplomatique et la situation sur le terrain».

    Source

  • Drenagoram dit :

    Au Caire, la place Tahrir replonge dans la violence


    Par Delphine Minoui

    Mis à jour le 06/10/2013 à 22:29
    Publié le 06/10/2013 à 20:59

    Affrontements entre opposants et partisans de Mohammed Morsi, dimanche au Caire.
    Au moins 44 personnes ont été tuées dimanche dans des heurts entre partisans et opposants du président déchu, Mohammed Morsi.

    On les disait à bout de souffle, décimés depuis le sanglant démantèlement de leur sit-in, le 14 août dernier. Après un éphémère retour au calme, ponctué par de timides rassemblements, les Frères musulmans ont repris ce week-end le chemin des manifestations, annonciatrices d’une nouvelle vague de tension dans le pays. Ce dimanche, la violence a refait surface au cours d’affrontements entre opposants et partisans du président déchu, Mohammed Morsi. Dans la soirée, un bilan faisait état d’au moins 44 morts. Vendredi, au moins quatre personnes avaient déjà péri lors de sanglants accrochages.
    Le choix de la journée de dimanche était particulièrement symbolique. Ce 6 octobre correspond au 40e anniversaire de la «guerre d’octobre», quand l’armée égyptienne récupéra la péninsule du Sinaï occupée par Israël depuis la guerre des Six-Jours. Pour l’institution militaire, à l’origine du coup d’État anti-Morsi du 3 juillet, c’est l’occasion idéale de fédérer les foules autour d’elle. Tout au long de la journée, ses partisans ont rallié la place Tahrir, encadrée par des blindés, en arborant des portraits du général Abdel Fatah al-Sissi, le nouvel homme fort du pays. Ballons et drapeaux flottaient au-dessus des têtes tandis qu’une bonne dizaine d’avions de chasse survolaient le ciel de la capitale.
    La Coalition anti-coup – composée de Frères musulmans et de partisans de la Confrérie – avait, elle aussi, fait le pari de converger vers cette place emblématique de la révolution de janvier 2011, dont les Égyptiens se disputent l’héritage. La veille, le ministère de l’Intérieur avait annoncé sa «détermination à faire face avec fermeté à toute violence et infraction à la loi de la part des partisans des Frères musulmans au cours de leurs manifestations». «Nous n’avons pas peur des menaces», insiste Fatima Alaa. Membre de la Confrérie, la jeune femme voilée de 23 ans a quitté à la mi-journée le quartier des Ingénieurs pour tenter de rejoindre Tahrir. Dans son cortège, des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, le poster de l’ex-président Morsi à bout de bras.
    «C’est l’armée qui divise le peuple, pas les Frères»
    Iman Nabil, une manifestante
    Il est environ 15 heures quand nous la retrouvons avec ses acolytes sous le pont de Dokki, qui mène vers le centre du Caire. Pour prouver sa détermination, elle ouvre son sac à dos, rempli de masques à gaz, de désinfectant et d’antidouleur. «Nous sommes ici au nom de la liberté. Nous dénonçons les arrestations massives, les morts de manifestants», insiste-t-elle. Depuis le 3 juillet, des centaines de pro-Morsi ont été tués. L’ex-raïs islamiste élu en juin 2012 est toujours placé en détention, tout comme 2000 autres membres des Frères musulmans. Soudain, des rafales de tirs retentissent dans le ciel. De l’autre côté du pont, les forces de l’ordre dispersent les protestataires. Très vite, un nuage de gaz lacrymogène déferle dans la foule. Par ricochet, les téléphones portables se mettent à colporter d’autres nouvelles, en provenance cette fois-ci de la corniche Qasr el-Nil, qui mène également vers Tahrir. Là-bas, tout comme aux alentours de la place Ramsès, les forces de l’ordre empêchent les pro-Morsi d’avancer.
    «La place Tahrir appartient à tout le monde. C’est l’armée qui divise le peuple, pas les Frères», s’emporte Iman Nabil. Cette manifestante qui dit n’appartenir à aucun groupe politique, refuse de voir dans ces rassemblements une provocation de la Confrérie. Elle dit avoir rejoint la «Coalition anti-coup» depuis la mort de plusieurs de ses amis lors du massacre orchestré par l’armée, le 14 août. Quand nous la rappelons dans la soirée, la violence du jour n’a pas entamé sa détermination. Au contraire. «Les militaires se trompent en pensant étouffer les Frères. Plus les forces de l’ordre tueront, plus la mobilisation reprendra», prévient-elle.

    Source

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