~Peuple de la Forêt~

Porte 3

~ la Voie des enfants de Gaïa~

Communauté à Destins Liés

Alignement : ORDRE

Cernunnos

Magie Naturelle

 » La Source de son Pouvoir Réside en l’Harmonie. »

Principe : SYMBIOSE

Le Sceau de la Tour Blanche , sur l’Axe des Univers ,
Cisèle à la Lisière , un Arbre dont les branches ,
Se penche sur le regard , des Âmes voyant en Mère ,
Un Être à part Entière , dans le rouet des Moires.
~
NéO~
 
 Toute Foi en la Nature
 » Fait d’Hors sa Loi , une Onde en mesure « 
 
   
La Fondation de la Communauté
 Mémoires d’Ancêtre 
3ème Elu de Mère Gaïa
 
Afin de Préserver le « Chant »
à la Surface des Terres de l’Une ,
La Troisième Rune d’un Vert Brillant ,
Sonda les Âmes aux Quatre Vents . 
Marquant de son Empreinte Céleste , 
Ceux dont le « Geste »Naturellement , 
Trouvait sa Raison d’être Aimant ,
Sans demander par Foi son Reste ,
A fleur des Géants sous la Lune. .
 
Territoires :
 
Aux Vastes étendues de Forêts Primaires bordant l’Epine Dorsale ,
S’ajoutent de nombreux Sous-bois & Chênaies à l’Ouest ,
Ces Domaines hébergent deux Ecoles de la Magie .
Les Druides et leurs Dolmens , le Saint Bosquet des Magiciens .
Sur la Rive Est de l’Océan , Cernant le Grand Désert de Roches ,
Les Centaures Veillent à Toutes Approches ,
Vers la Frontière du Troisième Lien .
Entre l’Odeur du Gouffre et La Lumière de Korüne ,
Se Dresse la Jungle Amazonienne ,Traversée par le Fleuve Blanc ,
Son Couvert regorge de Ruines , c’est le Terrain de Jeu des Walkyries.
….

~ Chroniques des sang~racines ~

La Forêt des Centaures :
 
 
A l’Est de l’Eden , au Pied de l’Epine Dorsale , 
la Forêt des Centaures Abrite bien des Mystères . 
Sous l’Ombre d’Arbres Millénaires veille l’Esprit Ancestral , 
A Cheval entre Deux Mondes , Elle ne peut Laisser Faire .
~
Gardienne des Traditions & Mère du Sombre Val , 
Elle Guide le Peuple~Galop vers l’Âge de la Lumière ,
Instruit le Cercle des Druides sur l’Onde et ses Sept Sens ,
D’Hors sert l’Alliance d’Orées Unifiant les Fées d’Airs .
~
Libre et Sauvage la Harde Erre ,
Au Gré des Ordres de son Mentor .
Suivant le son Puissant du Cor ,
dont les Notes Graves Tous les Fédère .
Ces Légendaires Créatures d’Hors :
Servent l’Une depuis la Nuit des Temps .
Enfants Lisière de son Vivant ,
Leur Voie se Trouve en Lignes Claires .
~

 Le Bois des Elfes :

 » Une forêt Pour Héritage. « 
 
 
« La pointe d’une flèche n’est jamais loin de l’Orée,
 Quand pointe le nez d’un Etranger »
 ~
Protecteurs de la Sphère Verte , 
Les clans Elfes Forment la Racine de sa Branche Armée .
Veilleurs et Lanciers , Archers et Maîtres Lames.
 
Par Tout les Temps des Patrouilles mixtes Elfes ~Amazones.
s’aventurent en Territoire hostile, afin d’avoir un Oeil sur le :
Gouffre des Âmes.
Ces Voyages sont Hélas , Parfois sans le Moindre Retour .
Quand aux Eclaireurs en Missions au Coeur des Pyramides , 
 Nombreux sont Ceux servant d’expériences  à Algard. 
 Ces Créatures Hors du Commun jalonnent ,
l’évolution de la Voie du Pharaon des Ombres.
 
8 Clans Elfes vivent en Communautés ,
Chacune d’entre Elle Veille à maintenir la cohésion ,
du Peuple Lige de la Forêt. 
 
 
A errer trop longtemps Sous la lune …
Ton Ombre d’Hors y dessine un Visage ,
Près du Rivage en Solitaire Nocturne ,
Je Songe au Souffle d’un Autre Âge ,
Sous le Feuillage d’un Taciturne ,
Verte est la Sève de mon Sillage.
~
Lyndil
 

La Forêt des Ents 

Essences Millénaires les Ents ont franchit  Quatre Mondes.¨ 
 La Mémoire des Ancêtres Demeure ,
Source d’Inspiration et Sève de Vénération.
 Peu d’organismes vivant peuvent prétendre à une telle longévité. 
Absorbé la plupart du Temps dans un Eveil Végétatif , 
  Ces Vivants ont un Cycle Différent .
 L’ inculte en Flore passera vite son chemin,
Où l’Eveillé  prendra son Temps à l’Hors .
~
 « Arbre. »
Il aura fallut l’imminence du Grand Cataclysme pour voir enfin ,
un début de conscience émerger sur cette Absolue Vérité :
Sans Arbres le Monde vit sans Racines .
Comment ce Monde sans Remords ? 
A mit à Mort la Mémoire de Gaïa ?
Dans l’ultime transgression,
 les Laboratoires
Dryogen
ont voulu donner Vie aux Arbres.
Réveillés de leurs Songes millénaires,
  les Ents ont pris Conscience qu’un
Laisser -Faire , 
 les avaient mener au bord du Gouffre.
Le dernier Appel fût lancé le 14 Novembre 2044 
Les Ents embarquèrent sur
l’Arche d’Algard le 25 Décembre.
 

Le Bois des Fées ~ Clairières d’Orées

 « A celles Portant dans l’Âme une Fée ,
Un Rayon de l’Une éclaire la Vie ,
 Espiègle mais Juste par sa Portée,
 Sincère est sa Lueur d’Esprit  »
NéO~

Naître Fée , Être Femme.
Au Delà de sa Propre Volée ,
Trois Lettres libres inscrite en Tête.
Faire En Equilibre
 Charmer & Semer , Agir envers l’Harmonie
Être là Au Delà de l’Echo , Une Voix à Part de la Magie .
Oeuvrant à la Lumière d’Esprit , d’un Sixième Sens venant au Faite .
Pour en Sillage quand l’Ombre Guette ,
Projetter une Dimension Amie .
~
 » Dans la Forêt un jour, 
 j’ai vu l’Atour….
Depuis l’Ami des Fées,
Hors suit son Cours. « 
 
 
 
 » Les Fées sont Reliés aux 4 Eléments des Sceaux Primaires  » 
 
Clairière de l’Air pour une Empreinte Ailé
Clairière de l’Eau pour une Empreinte Fluide
Clairière de Feu pour une Empreinte de Flamme
Clairière de Terre pour une Empreinte au Sol
 
L’Amazonie 
 
 
Jungle Hors du Temps ce Fragile Diamant Vert ,
Couvre une Zone de l’île au Coeur Sauvage ,
Offrant au Passage un Repaire sans Âge ,
Ce Grand Poumon délimite la Frontière .
~
Sa Traversée du Nord au Sud ,
Sur les Eaux du Bouillant Fleuve Blanc
Donne aux Pirates du Vif Argent ,
A Fleur de Coque des Dégâts Rudes .
~
 Le long des ses Rives Aurifères ,
Les Amazones surveillent sont Cours ,
Ces Âmes sont en Etat de Guerre ,
Depuis que l’homme a vu le Jour .
 
~ 
Leur Grande Cité de Temples en Pierres ,
Domine d’Anciens Vestiges d’Ailleurs ,
Elles seules en percent certains Mystères ,
Pour Faire Alliance avec les Sœurs .
~
 
Ces Guerrières de la Brume , Ont Fait le Voeu de Fer ,
En Echange d’un Savoir , Drena pour Toute Fortune ,
Laisse aller Blondes & Brunes , Rejoindre ces Non~Mère ,
Acquérir une Mémoire , Pour Déchiffrer les Runes .

 

– Le Bosquet des Magiciens –

                         Ces Mains d’Orfèvres , Habiles en Surface ,
                     Au Yeux de la Masse , Créent d’Hors & de Sêve .
                    Illusions en Rayons , Métamorphose des Choses ,
                    En Savant de la Dose , Autant Maître qu’Elève ,
          Connaissent la Part du Rêve , dans un Tour de Passe~Passe .
                                                          ~
                   Au Regard de la Menace , leur Attention s’élève ,
           Chaque Seconde devient Brève , Pour Faire en Orbe la Place ,
                             Sphères de Feux ~ Souffles de Glaces ,
               L’Invisible dans la Nasse , sert de Lien pour l’Hors Jeu .
              Son Flux en Toiles donne Lieu , A des Cercles dits Midas ,
                Un Bosquet où l’Espace , Résonne de Gestes Curieux .
                                                         ~
                                                      NéO~
 

La Colline des Druides

                            Terre de Dolmens aux Tertres Anciens.
                Les Druides empruntent la Magie Naturelle ( MANA ) ,
                 aux flux d’énergie Affleurant à la surface des Mondes .
            Puisant dans les Veines du Dragon au Fil d’un Long Savoir .
             Leurs Vies d’Ascète entièrement dévoué à la Terre Mère ,
      Est le Fruit d’un combat permanent contre les Forces Du Chaos ,
                                   Perturbant le Dessein de Gaïa.
 
 
Les Druides au Nombre de 12 , Veillent chacun leur Domaine.
Ils ont l’Oreille des Chênes , Un Autre Regard en Soie ,
Sur la Nature des Lois , Oeuvrant d’une Source Pérenne ,
L’Une en devient l’Epouse , Sa Cause une Rose Reine ,
Mère Tisse en Liens Gardienne , De Sept Pierres Clef de Foi .

     La Clef de Saule entre ses Mains , Forme le Choeur de son Alliance ,
          Alliage d’Ecoute & Résilience , Envers la Nature du Destin ,
      Dans le Sillage de son Chemin , Saule Relie l’Onde à ses Sept Sens ,
                         Son Esprit fait Vœu de Seconde Chance ,
                             En s’Ouvrant à ce Monde sans Faim.
                                                         ~
                                                       NéO~

§ 9 réponses à ~Peuple de la Forêt~

  • marie-ne dit :

    Bonjour NéO,
    je me suis posée là. Je te laisses juste une petite trace de mon passage, je reviendrai plus longuement, il me faudra juste retrouver le chemin de ce billet magique.
    douce journée, NéO.
    Sois bien!

  • darboria dit :

    Bonjour !

    Merci pour ton passage sur mon blog ! Je découvre le tien, très beau.
    J’avoue que j’ai un peu de mal avec la poésie, même si j’aime les sonorités des mots. Je suis plus à l’aise avec la prose, à chacun sa façon d’exprimer ses rêves !
    Ces dessins sont superbes, et dressent une très jolie carte du monde du Petit Peuple !
    Bonne continuation sur la voie si poétique que tu t’es choisie !
    Darboria

  • Harmony dit :

    Nous voilà plongés dans le monde secret de la Forêt.
    Je connais certains membres depuis longtemps
    Ce monde est imaginaire à part les arbres de la Forêt
    Mais j’aime me plonger dans ce monde où tout est possible
    Les arbres sont beaux,baignés dans la lumière
    Ils sont la vie et les essences que l’on respire
    Ils sont les vestiges d’un lointain passé
    Ils portent les marques du temps sur leur écorce
    Leurs racines sont de vrais noeuds tortueux
    Il y a dans ce Peuple de la Forêt,certains êtres que j’affectionne
    Ce sont les Elfes et surtout les Fées,symboles de Bien.
    Elles sont « Amour », »Consolation », »Affection », »Compassion »
    Elles peuvent voler au secours des âmes perdues ou esseulées
    Elles sont « Pureté » et aiment la Nature à l’état pur.
    Si elles aiment les animaux et l’harmonie,y a rien de mieux
    Je leur ressemble un peu sans vouloir me vanter
    Je suis la « Fée Annabelle » qu’une amie a inventée
    Elle est a une robe blanche symbole de pureté
    J’ai une complice: la « Fée Passion » ou la « Fée Coquelicot ».
    Qui est vêtue d’une robe rouge éclatante et brillante.
    Si on mélange le rouge et le blanc,on obtient la couleur rose
    Symbole de douceur et de tendresse.
    Nous vivons dans un monde imaginaire et parlons d’Amour
    Et d’Amitié,la vraie,celle qui n’est pas éphémère.
    Le grand Druide est apaisant,je l’aime bien aussi.
    Alors au peuple des rêves de prendre le relais.
    Bonne nuit NéO,sous la voûte étoilée du pays des rêves.
    Harmony te salue en toute amitié. 😉

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Harmony ,

      Bienvenue en l’Hôte dans sa Forêt ,
      Rêver à l’Hors aux Cours de Vies .
      D’un Autre Ailleurs juste à l’Orée ,
      Ce Monde à Part auprès de Pairs ,
      Sous les Couverts des Arbres d’Hiers ,
      un Peuple Divers a Coeur d’Envies ,
      L’Essence est Chère Nature Abonde ,
      Les Jours à même d’être en Lumières ,
      Trouver en Ronde Manières de Faire ,
      Vivre Simplement , Récolter Fruits .
      Ici sans Torts croisent l’Effet ,
      la Fée Humaine parle au Centaures ,
      Chacun est Soie sous les Bois ,
      l’Ecorce est là autour d’une Flore ,
      Les Temps sont Durs au Fil d’Emois ,
      mais la Raison affleure aux Corps ,
      Au Long d’une Source , Au Coeur des Bois ,
      Mère est Magie , le Charme Opère.
      ~
      NéO~
      ~
      belle Journée en Ailes des Fées.

  • Drenagoram dit :

    «Un grand serpent s’apprête à gober la Terre»

    Etienne Dubuis

    Davi Kopenawa. (Luke MacGregor/Reuters)

    Au fin fond de l’Amazonie, les Indiens Yanomami se battent pour leur survie. Un de leurs chamans a lancé cette semaine un appel à la Suisse

    PublicitéSOS! C’est un appel au secours que le chaman indien Davi Kopenawa est venu lancer en Suisse cette semaine. Son peuple, le peuple Yanomami, constitue avec ses quelque 33 000 membres l’une des plus importantes communautés indigènes d’Amazonie. Décennie après décennie, il devient pourtant plus vulnérable sous la pression des fonctionnaires, des missionnaires et des chercheurs d’or qui se multiplient sur son territoire, aux confins du Brésil et du Venezuela.

    Récompensé en 1988 par le Global 500 Award des Nations unies pour sa contribution à la défense de l’environnement, gratifié en 1989, avec l’ONG Survival International, du Right Livelihood Award considéré comme le Prix Nobel alternatif, décoré en 1999 de l’ordre brésilien de Rio Branco pour «mérite exceptionnel», ce prêtre chamaniste s’est imposé comme une grande figure de la lutte des Yanomami pour leur survie. Une cause qu’il défend infatigablement comme le montre encore sa présence cette semaine à Genève au Festival du film et forum international sur les droits humains*. Les menaces n’en ont pas cessé pour autant de s’accumuler sur les siens, comme elles s’accumulent aux quatre coins du globe sur les derniers peuples autochtones.

    Le Temps: Qu’arrive-t-il aux Yanomami?

    Davi Kopenawa: Nous avons assisté l’année dernière à un nouvel afflux de chercheurs d’or. En quelques mois, six bateaux ont remonté le rio Urariquera pour en déverser des centaines. Or ces gens sont dangereux. Ils apportent des maladies, ils déversent des toxiques dans les rivières et ils prennent nos femmes.

    – Avez-vous essayé de discuter avec eux?

    – Oui, mais ils ne veulent pas en entendre parler. Ils disent qu’ils n’ont pas d’emploi, pas de maison et qu’ils doivent bien gagner leur vie quelque part.

    – Avez-vous songé à utiliser la force pour vous défendre?

    – La force n’est pas une solution. Les prospecteurs sont armés, ils ont des «big boss» à Boa Vista, la ville la plus proche, et les Yanomami ne sont pas des guerriers. Encore si nous pouvions nous rassembler en grand nombre, cela les impressionnerait peut-être. Mais c’est impossible: nos communautés sont trop dispersées…

    – Et les autorités brésiliennes? Vous aident-elles?

    – Non. Elles nous accordent trop peu de valeur pour nous protéger. Elles considèrent avoir rempli leurs obligations depuis qu’elles ont homologué comme réserve la moitié de nos terres il y a une vingtaine d’années. Que notre sécurité ne soit toujours pas assurée les laisse de marbre. Il faut une intense pression pour qu’elles bougent un peu. L’an dernier, à la suite de reportages télévisés sur les abus dont nous sommes victimes, elles se sont senties obligées d’envoyer l’armée, la police et des fonctionnaires de divers ministères. L’opération a été très efficace puisque les chercheurs d’or ont aussitôt disparu. Mais elle n’a duré que quelques semaines, le temps que l’émotion populaire retombe. Et sitôt parties les forces de l’ordre, les prospecteurs sont revenus.

    – Vous vous dites préoccupé par la fin du monde. Qu’entendez-vous par là?

    – Le changement climatique est un message envoyé à toute l’humanité. Nous autres Yanomami sommes des chamanistes. Nous sommes en contact avec les forces de la nature. Nous leur envoyons des messages et nous en recevons d’elles. Pour les esprits, les peuples autochtones sont partout dans le monde les gardiens de la forêt. Si les peuples autochtones disparaissent, la forêt disparaîtra. Et si la forêt disparaît, le monde disparaîtra.

    – Pouvez-vous préciser en quoi vous pouvez vous considérer comme les gardiens de la forêt?

    – Nous le sommes parce que nous ne la détruisons pas. Nous ne la commercialisons pas. Nous n’extrayons pas ses richesses pour les échanger contre de l’argent. Le gouvernement brésilien fait tout le contraire. Il vend autant de ressources naturelles qu’il peut. Malgré cela, il n’arrive toujours pas à rembourser la dette du pays.

    – Que pensez-vous des Blancs?

    – Les Blancs que je vois à l’œuvre en Amazonie ont une conscience égoïste. Ils ne pensent qu’à eux. Ils veulent arracher à la Terre tout ce qu’elle produit. Ils considèrent la terre entière comme un produit. Ces gens sont comme des grands serpents qui avalent tout. Ils s’apprêtent à gober la Terre.

    – Qu’espérez-vous changer?

    – J’espère défendre la nature, l’eau, l’air, le climat, le ciel, la lune, le soleil, les étoiles. Je prévois de rassembler des dizaines de chamans yanomami ce printemps dans mon village pour initier une volée de jeunes à nos pratiques religieuses, de sorte qu’ils puissent à leur tour écouter notre Mère la Terre. Mais j’aimerais aussi demander quelque chose.

    – De quoi s’agit-il?

    – Le gouvernement brésilien est censé mettre des services de santé à la disposition de tous ses administrés. Mais il néglige les Indiens. Ma région n’a qu’un docteur pour plusieurs tribus, ce qui est insuffisant vu l’immensité du territoire à couvrir. Et les infirmières postées dans certains villages avec une poignée de médicaments sont incapables d’affronter des maladies graves. Lorsqu’un enfant a la pneumonie, il nous faut le transporter à Boa Vista pour le soigner convenablement. Mais le transport en avion et l’hôpital sont trop chers pour nous. Ce qui nous manque le plus est un microscope pour diagnostiquer les maladies. Mais l’idéal, bien sûr, serait d’avoir un hôpital ou même deux en territoire yanomami. On pourrait les installer à Surukuku et à Awaris, car ces deux localités abritent des postes militaires, ce qui signifie qu’elles sont déjà équipées d’électricité, ce qui ferait des frais d’équipement en moins.

    – Que souhaitez-vous?

    – Seule une pression extérieure a des chances d’améliorer la situation. J’appelle par conséquent le gouvernement suisse à prendre contact avec le Ministère brésilien de la santé et lui demander d’aider les Yanomami.

    – Qui avez-vous comme alliés?

    – L’Organisation mondiale contre la torture nous a préparé un programme de rencontres ici en Suisse, ce qui nous permet de présenter notre cause à toutes sortes de gens. Sinon, nous sommes aidés par une ONG américaine, par une norvégienne et par Survival International, qui défend tout autour du monde les peuples autochtones.

    – Votre combat vous a aussi valu des ennemis. Jusqu’où sont-ils prêts à aller selon vous?

    – Ils sont prêts à aller loin. J’ai appris par diverses sources au cours de ces derniers mois que certains chercheurs d’or avaient menacé de me tuer.

    – Vous avez de quoi vous défendre?

    – Je n’ai pas de garde du corps. Mon gardien est la nature. Je ne suis ni un voleur ni un assassin, tout le monde le sait. Je ne fais que défendre mon peuple en demandant le respect de la loi.

    * «Indiens en sursis» , de Daniel Schweizer, samedi 10 mars, 14h30, Genève, Cinémas du Grütli (16, rue du Général-Dufour), salle Langlois, en présence du réalisateur .

    «La Chute du ciel – Paroles d’un chaman yanomami», de Davi Kopenawa et Bruce Albert, Editions Plon, collection Terre humaine, Paris, 2010, 820 pages.

    Source

  • Drenagoram dit :

    «Mieux gérer la planète exige plus d’autorité»
    Etienne Dubuis


    Pyramides mayas sur le site de Palenque. (H. Montano/Keystone)

    Le géopoliticien Jean-Christophe Victor dénonce le mauvais usage des ressources naturelles. Il interviendra ce jeudi à Lausanne dans le cadre de la série de conférences TEDxHelvetia

    LES LIENS
    Le site de TEDxHelvetia
    Notre dossier sur les conférences TED
    L’histoire nous apprend que les civilisations sont mortelles. Mais de quoi périssent-elles? Et pour quelles raisons la nôtre pourrait-elle également disparaître? Fondateur et directeur scientifique du Laboratoire d’études prospectives et d’analyses cartographiques (Lépac, Rambouillet), auteur de l’émission Le Dessous des cartes sur Arte, Jean-Christophe Victor tentera d’éclairer le phénomène lors du round de conférences TEDx qui se tiendra ce jeudi à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

    Le Temps: De quoi meurent les civilisations?

    Jean-Christophe Victor: Elles peuvent mourir à la suite de conflits armés ou pour avoir épuisé les ressources naturelles à leur disposition. Mais ces deux raisons se combinent souvent. Certaines civilisations ont été attaquées après avoir été fragilisées par de sérieuses pénuries.

    – Pouvez-vous nous donner des exemples de sociétés disparues?

    – Un exemple est la civilisation maya, qui a connu son âge d’or entre le VIe et le IXe siècle, période durant laquelle elle est passée maître en architecture monumentale tout en développant les mathématiques. Or, pour avoir surconsommé le bois et souffert de sécheresses répétées, elle a fini par péricliter. Autre cas de figure: la civilisation khmère s’est retrouvée après des siècles de prospérité dans l’incapacité de gérer ses ressources en eau, puis a subi diverses vagues d’invasion, qui ont conduit à son écroulement. Les Mayas et les Khmers existent toujours en tant que populations et comme cultures, mais leurs anciens empires se sont effondrés.

    – Et notre civilisation, où en est-elle? Est-elle menacée de disparition à court ou moyen terme?

    – Nous nous trouvons face à deux symptômes d’une crise majeure. Le premier est la crise financière que nous traversons actuellement, une crise d’autant plus grave qu’elle ne traduit pas des problèmes passagers mais des dysfonctionnements de notre système économique, le capitalisme. Le second est la crise environnementale qui résulte de la pression excessive que nous exerçons sur certaines ressources de la planète. Pression dont témoigne notamment le changement climatique consécutif à nos émissions de CO2. Nous devons nous demander si nous ne sommes pas en train de détruire notre environnement, de commettre ce que le géographe américain Jared Diamond a nommé un «écocide».

    – Quelles solutions préconisez-vous pour résoudre cette crise?

    – Le progrès technologique peut aider mais il ne sera pas suffisant. Cette crise exige de nous des changements de mentalité et de comportement. Et, pour y parvenir, l’éducation jouera un rôle essentiel. Les écoliers d’aujour­d’hui n’apprennent déjà plus du tout sur le sujet ce qui a été enseigné à ma génération. L’essentiel est de comprendre que les problèmes environnementaux nous concernent tous et que nous en sommes tous les acteurs. En Europe par ailleurs, nous sommes privilégiés et nous sommes libres. Nous sommes également bien informés du danger. Cela nous rend responsables de ce qui va se produire à l’avenir. Il ne s’agit pas de culpabiliser, ce n’est vraiment plus le problème. Il s’agit juste de réaliser de bons choix. Je crois aux gouttes d’eau qui forment l’océan, aux changements de comportement individuel qui permettent un changement global.

    – Vous pensez que les initiatives individuelles prises en pagaille suffiront à régler le problème?

    – Je pense qu’elles sont nécessaires mais pas suffisantes. Le climatologue américain James Hansen a déclaré qu’un vrai correctif dans les 20 ans supposerait l’avènement d’une société autoritaire. La démocratie est effectivement un système lent, où les groupes d’intérêt particuliers ont beaucoup de poids. Un exemple: les pays exportateurs de pétrole, qui comptent parmi les plus riches du monde, ont demandé que des compensations financières leur soient octroyées si la lutte contre le changement climatique devait éroder un jour leurs revenus.

    – Vous êtes vous-même pour que les questions environnementales soient gérées de manière plus autoritaire?

    – Disons avec plus d’autorité.

    – Même si cela doit représenter un recul de la démocratie?

    – La crise est d’une telle gravité que nous devons absolument encourager une meilleure discipline collective et individuelle, ainsi qu’une plus grande solidarité entre les générations. Pour y arriver, nous devons modifier les mécanismes de décision dans le domaine environnemental. Je suis, par exemple, en faveur de l’établissement d’une haute autorité de la transition énergétique. Une démocratie comme la Corée du Sud nous donne un exemple intéressant de rapidité de décision. Il y a là-bas cohérence de vision entre le secteur public et le secteur privé.

    – Vous avez été déçu par le Grenelle de l’environnement, ce grand chantier écologique qu’avait ouvert l’ancien président français Nicolas Sarkozy?

    – Non, je n’ai pas été déçu. Les médias ont insisté sur les échecs de cette initiative. Mais ce chantier a permis toutes sortes d’avancées dans les domaines de l’isolation des bâtiments, du traitement des déchets, du recyclage des produits industriels, des biocarburants, etc. Ce qui constitue d’importants progrès. Les Français n’en sont pas suffisamment conscients.

    – Dans quels domaines le changement vous paraît-il nettement trop lent aujourd’hui?

    – Nous mettons beaucoup trop de temps à sortir d’une économie fondée sur les hydrocarbures, à savoir le pétrole, le gaz et le charbon. Le mouvement est lent et il va rester lent pour différentes raisons. De nouvelles zones du monde comme la République démocratique du Congo et l’Arctique sont en train de s’ouvrir à l’exploitation pétrolière. Et les technologies d’acquisition de la ressource continuent de se perfectionner. Ce qui permet de forer toujours plus loin, toujours plus profond, y compris sous la mer, et d’exploiter de nouvelles roches comme les schistes bitumineux de l’Alberta et de l’Orénoque.

    «Le Temps», sponsor de l’événe­ment exclusif TEDxHelvetia prévu le 13 septembre à l’EPFL (www.tedxhelvetia.ch), en présente certains intervenants. Notre déplacement à Rambouillet a été payé par l’EPFL/Lombard Odier.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Raoni: «C’est mon dernier voyage»

    Paul Ronga

    Le chef indien Raoni est venu présenter son successeur Megaron. (P. Ronga)

    Fer de lance de la défense des peuples autochtones, le chef indien Raoni passe la main. A 82 ans, il présente son dauphin, Megaron, qui devra poursuivre le combat contre la déforestation de l’Amazonie et pour les droits du peuple kayapo. «Le Temps» l’a rencontré, quelques heures avant sa venue au Palais des Nations, cet après-midi. Entretien

    Le site du chef Raoni

    Archive. Quand Raoni demandait des millions pour l’Amazonie. (JdG – 20.04.1989)
    Le chef Raoni est de passage en Europe jusqu’au 15 décembre pour son ultime appel. Il présente son neveu et successeur Megaron, de vingt ans son cadet, et demande le soutien de la campagne «Urgence Amazonie», organisée par l’association Planète Amazone avec le soutien d’Amazon Watch et de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme.

    Le 29 novembre dernier, le chef indien a rencontré François Hollande avant d’être l’«invité exceptionnel» du Journal de 20 heures sur TF1. De passage à Genève, il s’exprimera cet après-midi lors d’une conférence de presse aux Nations unies.

    Aidé par le chanteur Sting, Raoni avait lancé un premier appel contre la déforestation en 1989. Dans les années qui suivent, il rencontre François Mitterrand, Jacques Chirac, le roi Juan Carlos, le prince Charles, Jean-Paul II. C’est de Mitterrand que Raoni garde le meilleur souvenir. «Quand je l’ai vu, j’ai posé mes mains sur sa tête et je lui ai demandé: Mais où sont tes cheveux? Chez les Kayapos, personne n’est chauve», raconte-t-il. Le plateau de balsa qu’il porte à la lèvre inférieure depuis ses 15 ans est un signe de courage dans son peuple, mais il tombe en désuétude dans ses villages où sont entrés téléphones mobiles et réseaux sociaux (Raoni dispose d’une page Facebook et d’un compte Twitter, animés par Planète Amazone). Entretien (Raoni s’exprime en kayapo, et Megaron en portugais).

    Le Temps: Chef Raoni, est-ce vraiment votre dernier voyage?

    Raoni: Oui, je suis fatigué. J’ai déjà ma maison au ciel. Mon successeur, Megaron, continuera le combat.

    – Comment l’avez-vous choisi?

    – Megaron m’accompagne dans tous mes combats. Je le forme depuis 40 ans pour qu’il soit capable de me succéder. C’est lui qui devra maintenant lutter pour défendre nos droits et combattre la déforestation qui avance à grands pas.

    – Le rapide développement économique du Brésil aggrave-t-il les choses?

    – Oui, la forêt a reculé de manière accélérée. Lorsque nous avons commencé la démarcation de notre territoire 25 ans plus tôt, il fallait tracer une frontière jusque-là invisible à travers la forêt amazonienne. A présent, la déforestation nous entoure. Le territoire des Kayapos, qui était noyé dans la forêt amazonienne, devient un îlot.

    – Megaron: On le voit par satellite. Les agriculteurs ne laissent pas 50 ou 100 mètres comme ils le devraient mais avancent jusqu’à la dernière limite. Démarquer les territoires est primordial, autant pour la sauvegarde des peuples autochtones d’Amazonie que pour la protection de la forêt. Nous le faisons en creusant un fossé très large. Il faut l’entretenir pour qu’il ne disparaisse pas. C’est un travail énorme et sans fin. A présent, le Brésil veut adopter une réforme de sa législation qui établirait un statu quo pour les agriculteurs qui ont déboisé au-delà des limites. Ce serait catastrophique: ils pourraient garder leurs terres en toute impunité et ceux qui ont tué pour déboiser seraient même amnistiés.

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