~ L’Irraison ~

~ L’ Irraison des Sentiments ~

Quand le Corps en Impose à l’Encontre du Chant .

 

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§ 10 réponses à ~ L’Irraison ~

  • Drenagoram dit :

    Un défenseur de la forêt tué au Brésil
    Avec Reuters

    28/05/2011 | Mise à jour :

    Le président de l’association des petits exploitants agricoles d’Amazonie a été tué par balles hier dans cette région du Brésil soumise à de vives tensions autour de l’exploitation de ses ressources naturelles.

    Adelino Ramos, surnommé Dinho, a été tué vendredi matin sous les yeux de sa famille dans l’Etat de Rondonia, dans l’est du Brésil, écrit le secrétariat brésilien aux droits de l’homme dans un communiqué.

    On ne connaît pas l’identité des meurtriers. Dinho avait cependant fait état de menaces de mort de la part de bûcherons, selon ce communiqué.

    Sa mort survient deux jours après le meurtre de Joao Claudio Ribeiro da Silva, défenseur de la forêt amazonienne, et de son épouse, Maria do Espirito Santo, dans l’Etat de Para.

    Le chambre basse du parlement brésilien a adopté mardi une réforme du code forestier qualifiée par ses détracteurs de cadeau aux intérêts économiques. Les opposants à ce projet jugent qu’il menace les progrès récemment enregistrés dans la préservation de la forêt amazonienne.

    La loi doit encore être approuvée par le Sénat puis par la présidente Dilma Rousseff.
    Les autorités brésiliennes ont fait état la semaine dernière d’une brusque accélération de la déforestation en Amazonie. Pour les défenseurs de l’environnement, cette hausse est due au fait que les exploitants forestiers ont anticipé l’adoption de cette loi, qui comporte une amnistie pour les auteurs d’actes de déforestation illégale ces dernières décennies.

    Source

  • marie-ne dit :

    Et voilà comment il est difficile d’aller à contre courant, quand l’Être s’élève en chant du Coeur, la déraison des sales fraudeurs, devient « la loi du n’importe quoi », contre celle du coeur de la Raison. 😦 Une Vie, Une Forêt, des tas de Vies… C’est tellement rien, pour tous ces « braconniers » sale mentalité.

    • Drenagoram dit :

      Tu parles d’Hors Marie~Ne , en ces Contrées Aurifères ,
      Le Choeur des Verts , en Soie Décline ,
      Pour Ces Gardiens , la Mort Sous Vents ,
      Au Contraire du Chant , détruit la Vie en Liens .
      ~
      La Valeur des Anciens , ne vaut jamais l’Argent ,
      La Mémoire du Vivant , nous Importe au Combien ,
      Mère ne Tisse jamais Rien , dans l’irraison du Sang ,
      Tout vient ma Foi Naturellement, les Signes du Temps sont en son Sein.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs à Vie

  • Drenagoram dit :

    Brésil: enquête sur indiens disparus

    AFP Publié le 09/04/2012 à 22:41

    Un groupe de défense des Indiens a demandé à la Commission de la Vérité, qui enquête sur les crimes commis au Brésil sous la dictature (1964-85), de se pencher sur des accusations selon lesquelles 2000 Indiens Waimiri Atroari ont été éliminés à cette époque.

    « Nous avons demandé à la Commission de la Vérité de ne pas oublier la question de la disparition de nombreux indigènes sous la dictature. Notamment l’agression et la disparition de 2000 Indiens Waimiri Atroari », a déclaré aujourd’hui l’ex-missionnaire Egydio Schawde, coordinateur de la Maison de la culture d’Urubui, un organisme privé.

    La disparition présumée de ces indigènes aurait eu lieu entre 1968 et 1975 dans les Etats d’Amazonas et de Roraima. Ce sont d’autres Indiens de cette tribu qui en ont fait le récit à Egydio Schawde qui a vécu avec eux à la fin des années 80.

    « Il y a des survivants à ces agressions, mais on ne connaissait pas leur témoignage en raison de la barrière linguistique et parce qu’il n’y a pas eu d’intérêt de la part des gouvernements, pendant et après la dictature, à entendre les victimes », a souligné Egydio Schawde.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Lettre de la communauté Guarani-Kaiowá de Pyelito Kue/Mbarakay-Iguatemi-MS (Mato-Grosso du Sud).

    Nous (50hommes, 50 femmes et 70 enfants) des tribus Guarani-Kaiowá originaires de tekoha Pyelito kue/Mbrakay, nous venons de par cette lettre faire connaître notre situation historique et la décision définitive concernant l’ordre d’expulsion décidé par la Justice Fédérale de Navirai-MS conformément le procès n° 0000032-87.2012.4.03.6006, du 29 Septembre de 2012. Nous avons reçu l’information que notre communauté sera bientôt attaquée, violentée et expulsée des berges de la rivière, par la propre Justice Fédérale de Navirai.

    Ainsi, il est évident pour nous que la violence de la part de la justice a monté d’un cran contre nos vies, faisant fi de nos droits de vivre aux bordures de la rivière Hovy e à la proximité de notre territoire traditionnelle de Pyelito Kue/Mbarakay. Il est très clair pour nous que la Justice Fédérale s’apprête à commettre un génocide à l’encontre du peuple indigène, natif et autochtone du Mato-Grosso du Sud.

    Nous voulons prévenir le gouverneur et la Justice Fédérale que finalement nous avons perdu toute espérance de vivre dignement et sans violence sur nos terres ancestrales, nous ne croyons plus en la justice brésilienne. A qui allons-nous dénoncer les crimes perpétrés contre nos vies, si ces crimes sont pratiqués par cette même justice?
    Nous avons évalué notre situation actuelle et nous concluons que nous allons tous mourir en très peu de temps, car nous n’avons pas de perspective de vie digne et juste tant sur les berges de la rivière que loin d’ici. Nous nous trouvons ici campés à 50 mètres de la rivière Hovy où il y a déjà eu quatre morts, deux par suicide et deux autres des suites de coups et torture de la par des pistoleiros (hommes de main des propriétaires terriens).
    Cela fait plus d’un an que nous sommes encerclés par des pistoleiros sans aucune assistance, isolés jusqu’à ce jour. Nous mangeons une fois par jour et supportons coups et humiliations dans l’espoir de récupérer nos terres anciennes Pyleito Kue/Mbarakay car c’est sur ces terres qui sont enterrés nos grands-parents, nos arrières grands-parents. Conscients que l’histoire ne fait que se répéter, nous voulons être enterrés sur nos terres ici même où nous nous trouvons alors nous demandons à la Justice Fédérale de ne plus exécuter l’ordre d’expulsion, mais décréter notre mort collective et nous enterrer tous ici. Nous demandons un fois pour toutes, que soit décrété notre extinction totale et d’envoyer les tracteurs creuser une fosse commune pour y enterrer nos corps. Ceci est notre dernière volonté et notre dernière demande auprès des juges fédéraux étant donné que nous sommes décidés définitivement à ne pas sortir d’ici en vie ni morts.

    Cordialement, Guarani-Kaiowá de Pyelito Kue/Mbarakay.

  • Drenagoram dit :

    CANADA 19:55

    Les Amérindiens révoltés par un projet de loi

    Ludovic Hirtzmann
    La cheffe indienne Theresa Spence. (Reuters)

    Début décembre, le gouvernement de Stephen Harper a déposé le projet de loi C45. Si elle est adoptée, ce qui semble probable car les conservateurs sont majoritaires au parlement, la vente des terres autochtones à des investisseurs étrangers sera facilitée et 99% des lacs et cours d’eau du pays ne seront plus protégés

    Les guerriers veillent autour d’un feu. Ils sont Cris, Mohawks ou Algonquins, venus des quatre coins du Canada. Ils sont les anges de la cheffe Theresa Spence , réfugiée dans un petit tipi au milieu d’un champ de neige.

    Cheffe d’une réserve aux confins de la baie James, dans le Grand Nord, elle est venue à Ottawa entamer une grève de la faim il y a presque trois semaines. «Je veux mourir pour mon peuple […]. Je veux que la couronne, le premier ministre et tous les leaders s’assoient, reconstruisent cette relation et honorent les traités», avait-elle dit au premier jour de sa grève de la faim, avant de se réfugier dans son tipi. Elle mourra, dit-elle, si le premier ministre canadien Stephen Harper ne la reçoit pas. «Elle est forte. Elle va tenir le coup, mais elle a besoin de se reposer», dit Thomas, un colosse cri.

    La protestation amérindienne a installé son quartier général en face du parlement, à Ottawa, sur l’île Victoria, un minuscule rocher cerné par les blocs de glace de la rivière des Outaouais. Des Indiens viennent y rendre hommage à Theresa Spence. Ils lui apportent des cadeaux. Thomas prépare le calumet. «Fumer purifie le corps», dit-il. Il place de la sauge blanche, du cèdre et du tabac dans une urne en bois. Il respire quelques volutes. La fumée calme les esprits. Il fait -15 degrés.

    Barricades sur les routes

    «Stephen Harper veut modifier la loi sur les Indiens. Il veut vendre nos terres à des investisseurs étrangers pour qu’ils exploitent du pétrole ou de l’or. Sans nous consulter. Sans rien nous donner», dénonce Cathy, une Indienne micmac venue de la Nouvelle-Ecosse. Elle étouffe ses pleurs. «Il n’est pas humain. Il refuse de nous recevoir. Il peut envoyer l’armée. Que nous restera-t-il si nous perdons?» chuchote-t-elle. Les Amérindiens se révoltent. Des tribus ont placé des barricades sur des routes. D’autres bloquent les voies de chemin de fer, comme à l’époque du Far West. Les jeunes font part de leur désespoir sur les réseaux sociaux.

    Début décembre, le gouvernement Harper a déposé le projet de loi C45. Si elle est adoptée, ce qui semble probable car les conservateurs sont majoritaires au parlement, la vente des terres autochtones à des investisseurs étrangers sera facilitée et 99% des lacs et cours d’eau du pays ne seront plus pro­tégés. Les écoles amérindiennes passeront sous compétence provinciale. Aujourd’hui, certaines ressources naturelles situées sur une réserve ne peuvent pas être exploitées. Ce ne sera plus le cas après le vote de la loi C45. Pour les Amérindiens, le gouvernement tente, sans le dire, de réformer leur statut. Officiellement, les Indiens des réserves sont sous tutelle du gouvernement. Une réserve «est une parcelle de terre dont Sa Majesté (Elisabeth II) est propriétaire», dit la loi. Les autochtones comprennent que si les réserves sont privatisées, le contrôle des terres leur échappera.

    La pression est chaque jour plus forte sur le premier ministre. Il demeure silencieux. Des Indiens micmacs ont commencé jeudi passé un jeûne en soutien à Theresa Spence. Cathy conclut: «Je ne sais pas si Stephen Harper sera comme Margaret Thatcher avec Bobby Sands (ndlr: le républicain irlandais mort d’une grève de la faim en 1981). Si c’est le cas, cela équivaudra à une déclaration de guerre.»

    Source

  • Drenagoram dit :

    Actualités

    [Vidéo] Cacique RAONI, Amazonie, Brésil – message aux dirigeants de tous pays : « trouvez d’autres idées ! »
    [Vidéo] Cacique RAONI, Amazonie, Brésil – message aux dirigeants de tous pays :

    Message filmé du Cacique RAONI METUKTIRE, Amazonie, Brésil –
    POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

    Mis en ligne le 29 août 2013 par http://www.raoni.com / association Planète Amazone, accompagné de la traduction intégrale du document remis à la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le 10 juillet 2013.

    Message filmé du Cacique RAONI METUKTIRE, Amazonie, Brésil – POUR DIFFUSION IMMÉDIATEMis en ligne le 29 août 2013 par http://www.raoni.com / association Planète Amazone, accompagné de la traduction intégrale du document remis à la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le 10 juillet 2013.
    Le 10 juillet 2013, le Cacique Raoni, célèbre dans le monde entier pour sa lutte en faveur de la préservation de la forêt amazonienne, était enfin reçu, après plusieurs annulations, avec une délégation de représentants indigènes par la présidente du Brésil Dilma Rousseff, à l’origine de la reprise, sous la présidence de Lula Da Silva, du projet de barrage de Belo Monte.

    Un texte a été remis ce jour-là par le Cacique et la délégation à la chef de l’état brésilien (la traduction intégrale du document est disponible sur http://www.raoni.com). Les principales violations des droits des indigènes y sont rappelées et il y est fait état de leur très forte inquiétude à propos de dispositifs législatifs, proposés, votés ou sur le point de l’être sous la présidence de Dilma Rousseff, ceux-ci visant à revoir à la baisse leurs droits fondamentaux, à réviser les frontières de leurs territoires, fussent-ils démarqués et à faciliter la possibilité de développer des projets miniers ou énergétiques (grands barrages) en terre indigène sans consultation préalable.

    La présidente du Brésil a apposé sa signature au document et affirmé qu’elle soutenait les indiens dans leur lutte pour la préservation de leurs droits et de la forêt amazonienne. Toutefois le Cacique Raoni n’est pas dupe, les paroles n’étant pas suivi des actes depuis le début des trois années de gouvernance de Dilma Rousseff. Les signaux envoyés pendant les 1000 premiers jours par cette administration (autorisation illégale de début de travaux pour le barrage de Belo Monte, révision du code forestier…) ont au contraire démontré que sa vision de l’expansion économique du Brésil passait obligatoirement par une exploitation forcenée et irraisonnée de la forêt amazonienne, sans souci des dommages collatéraux irréversibles (destruction de la biodiversité, ethnocides, violations aux droits de l’Homme…). Un scandale humanitaire et écologique est en marche. Le Cacique Raoni en ayant conscience, a tenu à saisir l’opportunité de cette rencontre marquée par la signature du document par la présidente pour enregistrer, quelques jours plus tard, sur une crête surplombant à l’entrée de son village le fleuve Xingú tant menacé; un message filmé à destination des dirigeants du monde entier. Les citoyens de tous pays sont en effet directement concernés par le sort de la forêt amazonienne. Si celle-ci venait à disparaître les conséquences en seraient effroyables et la vie de chacun d’eux s’en trouverait bouleversée, à jamais. Le Cacique Raoni garde l’espoir qu’ils se sentiront également concernés par le devenir de son peuple, et de tous les peuples indigènes d’Amazonie menacés, car ils sont les garants de la préservation du plus grand « poumon vert » de la planète…
    Un texte a été remis ce jour-là par le Cacique et la délégation à la chef de l’état brésilien (la traduction intégrale du document est disponible sur http://www.raoni.com). Les principales violations des droits des indigènes y sont rappelées et il y est fait état de leur très forte inquiétude à propos de dispositifs législatifs, proposés, votés ou sur le point de l’être sous la présidence de Dilma Rousseff, ceux-ci visant à revoir à la baisse leurs droits fondamentaux, à réviser les frontières de leurs territoires, fussent-ils démarqués et à faciliter la possibilité de développer des projets miniers ou énergétiques (grands barrages) en terre indigène sans consultation préalable.

    La présidente du Brésil a apposé sa signature au document et affirmé qu’elle soutenait les indiens dans leur lutte pour la préservation de leurs droits et de la forêt amazonienne. Toutefois le Cacique Raoni n’est pas dupe, les paroles n’étant pas suivi des actes depuis le début des trois années de gouvernance de Dilma Rousseff. Les signaux envoyés pendant les 1000 premiers jours par cette administration (autorisation illégale de début de travaux pour le barrage de Belo Monte, révision du code forestier…) ont au contraire démontré que sa vision de l’expansion économique du Brésil passait obligatoirement par une exploitation forcenée et irraisonnée de la forêt amazonienne, sans souci des dommages collatéraux irréversibles (destruction de la biodiversité, ethnocides, violations aux droits de l’Homme…).

    http://raoni.com/images/editos/raoni-dilma.jpg

    La photo officielle du rendez-vous accordé par la présidente Dilma Rousseff le 10 juillet 2013, après maints reports, à une délégation de représentants indigènes, dont le Cacique Raoni. Celle-ci a été agrémentée par des militants, sur Facebook, d’une légende sans concession :
    « Elle a appelé pour prendre une photo, mais ce qu’elle veut, c’est prendre la terre. »

    ______________________________________

    Un scandale humanitaire et écologique est en marche. Le Cacique Raoni en ayant conscience, a tenu à saisir l’opportunité de cette rencontre marquée par la signature du document par la présidente pour enregistrer, quelques jours plus tard, sur une crête surplombant à l’entrée de son village le fleuve Xingú tant menacé; un message filmé à destination des dirigeants du monde entier. Les citoyens de tous pays sont en effet directement concernés par le sort de la forêt amazonienne. Si celle-ci venait à disparaître les conséquences en seraient effroyables et la vie de chacun d’eux s’en trouverait bouleversée, à jamais. Le Cacique Raoni garde l’espoir qu’ils se sentiront également concernés par le devenir de son peuple, et de tous les peuples indigènes d’Amazonie menacés, car ils sont les garants de la préservation du plus grand « poumon vert » de la planète…

    lettre publique des peuples indigènes du Brésil à la présidente de la République Dilma Rousseff

    À votre excellence

    Dilma Rousseff

    Présidente de la République Fédérative du Brésil

    Brasilia – District Fédéral

    Nous, représentants indigènes de divers peuples et organisations indigènes des différentes régions du Brésil, réunis en cette occasion historique avec votre exccellence au Palais du Planalto, bien qu’en nombre restreint, mais suffisemment informés et connaissant profondément, plus que quiconque, les problèmes, les souffrances les nécéssité et les aspirations de nos peuples et communautés, manifestons par la présente, après une si longue attente, les considérations et les revendications suivantes, qui, nous l’espérons, seront comprises par votre gouvernement comme le début du règlement de la dette sociale de l’État Brésilien envers nous, après des siècles d’une interminable colonisation marquée par des politiques et des pratiques violentes, l’extermination, la spoliation, le racisme, les préjugés et la discrimination.

    Nous sommes une petite mais expressive manifestation de la diversité éthnique et culturelle du pays, formée par 305 peuples indigènes différents parlant 274 langues distinctes et composée d’une population d’approximativement 900 mille habitants, selon les données de l’IBGE (Institut Brésilien de Géographie et Statistiques).

    C’est au nom de ces peuples que :

    1 – Nous réitérons notre refus d’être considérés comme un frein au développement du pays, ce qui caractérise un manque total de considération de notre contribution à la formation de l’État National brésilien, par la préservation d’un patrimoine naturel et socioculturel enviable, en incluant la préservation des frontières actuelles du pays.

    2 – Nous revendiquons les mêmes procédures pour la PEC 237/13 qui prétend légaliser la location de nos terres, du PL 1610/96 de l’activité minière en Terres Indigènes, du PL 227/12 qui modifie la démarcation des Terres Indigènes, parmi tant d’autres initiatives pour limiter nos droits constitutionels.

    3 – Le gouvernement doit fortifier et donner toutes les conditions nécessaires pour que la Fondation Nationale de l’Indien (Funai) remplisse son rôle dans les démarcations, la protection et la surveillance de toutes les Terres Indigènes, dont le passif est encore immense dans toutes les régions du pays, même en Amazonie où le problème est prétendument résolu. Nous n’admettons pas que la Funai soit disqualifiée, ni que l’Embrapa (Entreprise Brésilienne de Recherches Agricoles), le Ministère de l’Agriculture et d’autres organismes, ignorants de la question indigène, soient habilités à évaluer et à contribuer aux études anthropologiques réalisées par la Funai, dans le seul but de répondre aux intérêts politiques et économiques, ainsi que l’avait fait le gouvernement militaire en instituant le groupe du MIRAD pour « discipliner » la Funai et « évaluer » les demandes indigènes.

    4 – Pour la démarcation des Terres Indigènes, nous proposons la création d’un Groupe de Travail, avec la participation des peuples et organisations indigènes, dans le cadre du Ministère de la Justice et de la Funai pour établir la cartographie et définir les priorités et les objectifs concrets des démarcations.

    5 – Nous n’acceptons pas la proposition de création d’un Secrétariat qui réunirait la Funai et le Secrétariat Special de Santé Indigène (SESAI), ce qui porterai préjudice aux rôles différenciés de chacun de ces organismes.

    6 – Nous exigeons la révocation de toutes les ordonnances qui menacent nos droits originaires et l’intégrité de nos territoires, la vie et la culture de nos peuples et communautés :

    6.1 – L’ordonnance 303 du 17 juillet 2012, une initiative du pouvoir exécutif par l’intermédiaire de l’Advocacia Geral da União (AGU), qui étend de manière équivoque l’application à toutes les Terres Indigènes des conditions établies par le Suprème Tribunal Fédéral (STF) dans le jugement du cas Raposa Serra do Sol (pétition 3.388/RR) qui n’a pas encore été définitivement jugé.

    6.2 – L’ordonnance 2498 du 31 octobre 2011, qui détermine l’intimation des unités fédérées afin qu’elles participent aux processus d’identification et de délimitation des Terres Indigènes, vu que le décret 1.775/96 établit déjà le droit d’argumentation contradictoire.

    6.3 – L’ordonnance interministérielle 419 du 28 octobre 2011 qui restreint le délai pour que les organismes et les entités de l’administration publique émettent plus rapidement les autorisations environnementales des projets d’infrastructure qui atteignent les Terres Indigènes.

    6.4 – Le décret nº 7.957 du 13 mars 2013 qui crée le Cabinet Permanent de Gestion Intégrée pour la Protection de l’Environnement, réglemente l’action des Forces Armées dans la protection environnementale et altère le décret nº 5.289 du 29 novembre 2004. Avec ce décret « de caractère préventif ou répressif », a été créée la Compagnie des Opérations Environnementales de la Force Nationale de Sécurité Publique dont l’une des attributions est « d’aider à la réalisation d’études et de rapports techniques sur les impacts environnementaux négatifs ». Dans la pratique, cela signifie la création d’un instrument d’état de répression militarisée contre toute action des peuples indigènes, des communautés et des mouvements sociaux qui s’opposeraient aux projets qui affectent leurs territoires.

    7 – Nous revendiquons également des politiques publiques spécifiques de la part du gouvernement brésilien, qui soient effectives et de qualité, dignes de nos peuples qui, depuis des temps immémoriaux exercent le rôle stratégique de protection de la Mère Nature en limitant la déflorestation et en préservant les forêts, la biodiversité et tant d’autres richesses présentes dans les territoires indigènes.

    – La santé : la réalisation du Secrétariat Spécial de Santé Indigène et des Districts Sanitaires Spéciaux Indigènes afin de résoudre les divers problèmes de gestion, de manque de professionels, et pour établir des concours spécifiques pour les indigènes, des plans de carrières et de salaires, et mettre en service une assistance de base aux villages, entre autres.

    – L’éducation : que la législation qui garantit l’éducation spécifique et différenciée soit respectée et implantée avec les ressources suffisantes et que soit appliquée immédiatement la Loi 11.645 qui traite de l’obligation d’un enseignement sur la diversité dans les écoles.

    – Le domaine de la soutenabilité : l’installation d’un Comité de Gestion de la PNGATI et d’autres programesspécifiques pour nos peuples, avec un budget propre.

    – Pour la normalisation, l’articulation, le contrôle et l’implantation d’autres politiques qui nous concernent, la création immédiate du Conseil National de Politique Indigéniste (CNPI) dont le projet de loi (3571/08) n’a toujours pas été approuvé par la Chambre des Députés.

    8 – Nous revendiquons aussi du gouvernement le respect des accords et des engagements assumés dans le cadre de la Commission Nationale de Politique Indigéniste (CNPI), en relation avec l’approbation du Statut des Peuples Indigènes par le Congrès National.

    9 – Considérant que cette réunion avec votre excellence a lieu dans un contexte de nombreuses protestations dans tout le pays, nous manifestons notre solidarité avec les autres luttes et causes sociales et populaires qui visent, comme nous, un pays différent, pluriel et réellement juste et démocratique. Nous sommes également en faveur de la régularisation et de la protection des terres quilombolas, des territoires de pêche et d’autres communautés traditionelles, ainsi que pour la non urgence du projet de loi de la nouvelle réglementation de l’activité minière, afin d’assurer la participation de la société civile dans la discussion de ce thème hautement stratégique et délicat pour la nation brésilienne.

    10 – Nous réaffirmons donc notre détermination à fortifier nos luttes, à rester vigilants et nous sommes disposés à un affrontement politique, même au risque de nos vies, mais nous réaffirmons également notre disposition au dialogue ouvert, franc et sincère, en défense de nos territoires et de notre Mère Nature et pour le bien des générations actuelles et futures, autour d’un Plan de Gouvernement pour les peuples indigènes avec des priorités et des objectifs concrets établis avec nous.

    11 – Enfin, nous appelons nos parents, les représentants, les peuples et les organisations, ainsi que nos divers alliés, à l’union pour qu’ensemble nous évitions l’extinction programmée de nos peuples.

    Brasilia – District Fédéral, le 10 juillet 2013.

    – traduit du portugais par Chico Libri –

    Date de l’article : 29/08/2013

    Auteur de l’article : Gert-Peter BRUCH

    Source

  • prunelles dit :

    Oui, il ne faut pas ici-bas être respectueux et tendre et innocent et juste, juste si près de la nature, juste si dans son intérieur, juste avoir l’être dans le cœur ni converser ni communier ni vivre aimer et respirer …
    Ce monde est à l’envers, il a la tête en bas et les pieds dans le vide.
    Non ce n’est pas de ce monde et des vrais hommes ses fils, dont il est question ici,
    non ce n’est pas du joyau, mais bien de cet enfant trop capricieux trop ignorant, de cet adolescent grisé par ses chimères, qui court on ne sait où les mots me manquent.

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