~Royaume de Drena~

Porte Quatre 

~ la Voie du poing Levé ~

Athena

( Article en Cours de Mise à Jour )

Alignement : Ordre

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Quête Mystique , à la Source Reine.

Farouches & intrépides , face aux forces fanatiques ,
«Cette maxime héroïque , sert à briser la chaîne ,
Nos Âmes en sont la veine , au sein d’un monde cynique.

Principe : LIBERTE

La Fondation du Royaume
Par Sualomée .
4ème Elue de Gaïa
~
L’écho de la Tour Blanche , sur l’Axe des Univers ,
Martèle sa Loi aux fers , forgeant un mot d’espoir ,
La Femme hors du Miroir , de toutes batailles est Mère ,
Son Âme non Secondaire , dans le rouet des Moires .
 
A Fin la Prophétie se réalise ,
où l’âme idéalise le corps se prend en main.
Un royaume se précise pour les Sœurs du Destin :
«  Le Cœur fait son chemin quand les Temps sont de Crises. »
~
Hors les lois du Carcan , le Mouvement va de mise ,
La Femme va non soumise se libérer hors Champs.
En Âge de Faire Naturellement ,
la main tendue en toute Franchise ,
Inspire de faits par rayonnements ,
Une Onde de Chocs de Prime Maîtrise.
~
Cet avenir à bâtir selon nos propres Rêves ,
Demande le Don de Soie envers l’envie des Autres.
Apprendre par la leçon «  rien ne changera en Trêve . »
Dans notre Jardin chères Eves , nos Glaives sont diapasons.
~
Portons Haut ce regard face aux forces obscures ,
Telle est la vrai nature d’une Percée dans dans l’Histoire ,
Ce jour reste en mémoire sans être une Aventure ,
Forgeons d’Hors nos Armures au loin de vains Miroirs.
~
 

Lame du Premier Cercle de Drena

  Géographie
 
 A l’ouest l’Océan
  
 Au Sud Est les Lumières de la
 BAIE DES PIRATES  
  
  A l’Est la frontière avec les
Clans de la MONTAGNE
   et le libre Passage du
 Peuple de la FORÊT

CAPITALE 
  
DARANEA
( nom Drenaïen )

   POPULATION   

Environ  8000 âmes exclusivement féminines
  ( voir à ce sujet les écrits de Méline sur La déchirure )
 
 
WALKYRIE
 
   —–   

 Racine

 Royaume hiérarchique

 Le Clergé Drenaïen forme les Mystiques au Pouvoir.
 
 
 Elles deviennent Expertes en
Divination
 
 Les plus dures au Mal choisissent La Voie des
 Arts du Combat
  
 
 Les Âmes du Royaume défendent Chèrement leurs Peaux ,
 Au Cœur de leur Citadelle Forteresse :
 
 KÖRUNE
  
 ——–
 

  *   La Reine               DRENA

      Le Premier Cercle   STELA

      Les Mystiques        FYRA  SUALOMEE

      Les Hérauts           ALTEA

      Les Walkyries         TALIA  ANNAÏS  MAGDA NATACHA VICKY

      La Garde               KIM   WENDY   ELOÏSE   LAURA

      Les Eclaireurs         ZELDA   FANNY   STACY   MEL

La Garde contrôle et sécurise l’accés de la forteresse

 STRATEGIE

  Contenir les Nains et des Goramiens

 Dévelloper les Connaissances tirées des Reliques Algardienne.

 ALLIES

  Peuple de la forêt ( Traité de Paix 420 apc )

                Alliance avec les Amazones. Echange réguliers. Formation aux Arts de la Guerre, et Patrouilles communes le long de la frontiére Amazonienne.

     Le Clan Busards ( Accords d’explorations 455 apc )

               Accords d’exploration pour la pyramide des Anciens. Avec les Busards, des Mystiques du Royaume de Drena participe au déchiffrage des Rünes sur la grande pyramide. Algard supervise les travaux et échange régulierement des Anciens texte de sa bibliothèque contre des prédictions du clergé Drenaien. 

     Les Golems ( Accord de Libre passage  504 apc)

               Les Eclaireurs du Royaume de Drena peuvent longer la grande Forêt le long du gouffre des Âmes et emprunter la passe des Golems jusqu’a Nassyriah afin de commercer et de rencontrer des conseillers du royaume de Goram.

   RELIGION  

  8 Principes de  Sualomée
( Voir ci-dessous )
 
SCIENCES
  

    Architecture :  

   Mysticisme  :
 
    Littérature   : 

 ARCANES 

  Le Bouclier au 7 Reflets

 
                                     Les 9 Principes de Sualomée
 
    (Par Soeur Kléo Gardienne Mystique de la Bibliothèque du Clergé )
 
  1. Principe : A Gaïa , le Fait d’être est sa Loi .
  2. Principe : Sur La Voie des Anciens à l’Hors tu marcheras .
  3. Principe : Ton Empreinte c’est Ton Sceau , Soit Digne de ta Maison .
  4. Principe : Aux Hommes d’un Jour , Le Terne couvre l’Eclat.
  5. Principe : La Voie de l’Une Demeure Serment de Foi .
  6. Principe : Les Clefs du Clergé sont ton Jardin d’Eden .
  7. Principe : En l’île et sa Gardienne , tes besoins tu trouveras.
  8. Principe : Ailleurs pour nous , sans Choeur n’existe pas.
  9. Principe : Ta Vie Offre au Royaume , une Seconde Chance en Soi .

 

Le Clergé Drenaïen

Il est la colonne vertébrale du Royaume

Dès leur plus jeune âge, sitôt passer le rite de l’Empreinte
 les enfants du Royaume entre dans l’Ordre Drenaïen.
Les Garçons sont séparés des filles,
 et suivent une branche qui leur est réservé :
 La Fourche,
( Ainsi nommée, car elle les méneras
hors du royaume, quoi qu’il advienne. )
 
Les Coeurs Aventureux rejoindrons la Mer en
Confrérie des Pirates
Les Artisans tenteront d’acheter une licence
à la Guilde des Marchands,
 avant un Jour d’être accepter dans les
 Clans de la Montagne.
 
Quand aux Sauvages , Ceux là rejoindrons l’ombre de la grande Forêt .
Les Déviants rejoindrons la Sombre Voie du
Gouffre des Âmes
Les Partisans de la Déchirure iront grossir les Rangs de l’Armée de Goram
Les NéO-Mystiques chercheront des Réponses dans les sables du
 Désert de Roches
 
Les filles deviennent des disciples à leurs 9ème année.
Après deux années d’études elles choisisent une des 4 voie
 
ONDULIENNE
MYCENIENNE
FEMINISTE
HELLENISTE
Elles quittent le Clergé à 16 ans et commence alors leurs spécialisations.
Maniement et connaissances des Armes
Connaissances et Compréhension des 9 Principes
Etudes Mystiques et Exploration des 8 Royaumes
  Maîtrise du Corps Humain 
 Essence du Monde Animal
Recherche du Septième Sens
 ~
 
Parchemins Drenaïen
 
Récits Anciens d’une Terre d’Espoir
  
 
L’Arche de l’Alliance 
Tome Un 
 
 » Ce qui n’était qu’un rêve, qu’une chimère, 
 qu’un vague espoir de fou ,
 se dresse Aujourd’hui Majestueuse .
 Au centre du Désert de Gobi ,
 Algard à tenu sa promesse.
 Le Vaisseau scintille de mille reflets sous le feu brûlant du Soleil.
 Il est temps de partir. »
 
La Parole de Gaïa. 
Tome Deux 
 
 Il existe un autre monde.
 Un monde auquel les Esprits Anciens se sentent trop lié, 
 pour le voir mourir sans rien faire. 
Les temps changent, les portes s’ouvrent, 
et ceux qui se pensaient à l’abri dans leurs tours d’Ivoire, 
tombent et chutent dans la poussière du Gouffre. 
 
Les Piliers de la Fondation
Tome Trois
La Terre Promise
Tome Quatre
 
 Le voile de nuages de déchire,
 et laisse percevoir un territoire de grandes plaines.
Une vaste colline surplombe la jungle.
 Tout est à faire,
enfin un Monde pour nous ,
Loin des hommes.
Les Portes de Korüne
Tome Cinq
La Forteresse Citadelle
Tome Six 
Amours et Déceptions
Tome Sept
La Prophétie des Branches 
Tome Huit
A la Source du Fleuve , des Bras se sont élevés.
http://femen.org/
Alliances Contre Nature 
Tome Neuf 
La Gardienne du Mausolée 
Tome Dix

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§ 7 réponses à ~Royaume de Drena~

  • Drenagoram dit :

    Militantes ukrainiennes aux seins nus à Davos

    28.01.2012 – 16:53 – mise à jour: 18:15

    Les manifestantes se sont dévêtues devant l’entrée du WEF à Davos. [Jean-Christophe Bott – KEYSTONE]
    Des militantes du mouvement ukrainien Femen, dont les membres ont acquis leur notoriété en défilant les seins nus, ont brièvement manifesté samedi à Davos, où elles ont protesté contre les « gangsters » du Forum économique mondial (WEF).
    Les trois Ukrainiennes sont arrivées habillées à l’entrée du WEF et ont dénudé leur buste devant le poste de contrôle, a constaté un photographe. Ne portant que des jeans, elles ont ensuite brandi des pancartes avec les inscriptions « la crise est faite à Davos! » et « Pauvres à cause de vous! ».

    Les jeunes femmes avaient également peint des slogans sur leurs corps, sur lesquels on pouvait lire « la fête des gangsters de Davos ». Après avoir escaladé les grillages, elles ont été arrêtées par les forces de l’ordre.

    Phénomène en Ukraine

    La police a arrêté les manifestantes et les a emmenées. [Jean-Christophe Bott – KEYSTONE] Le groupe Femen, qui revendique 300 militantes à Kiev, est devenu en trois ans un phénomène en Ukraine, mais aussi à l’étranger. A moitié déshabillées ou en tenues légères, les membres du mouvement multiplient les actions publiques pour dénoncer la prostitution, le tourisme sexuel ou le harcèlement dont sont victimes les jeunes femmes en Ukraine et ailleurs dans le monde.

    Les militantes de Femen s’étaient déjà rendues fin octobre 2011 en Suisse pour une tournée européenne, qui les a notamment conduites devant le domicile parisien de l’ex-directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et sur la Place Saint-Pierre au Vatican où une des militantes s’était partiellement dévêtue juste après l’Angélus du pape.

    Manifestation d' »Occupy-WEF »

    Les manifestants d' »Occupy-WEF » lors d’une précédente manifestation à Davos mercredi dernier. [Keystone] Les activistes d' »Occupy-WEF » ont achevé samedi après-midi par une manifestation autorisée leurs activités critiques du Forum économique mondial (WEF). Une centaine de manifestants au total se sont rassemblés sur la Rathausplatz. « Il s’agit de changer complètement les rapports de pouvoir et de propriété en vigueur », a déclaré le président des Jeunes socialistes (JUSO), David Roth.

    « Nous ne voulons pas qu’une part du gâteau mais la boulangerie entière ». Raison pour laquelle il n’y a pas de solution possible avec les « élites autoproclamées », a expliqué David Roth. La mouvance d’Occupy n’exclut toutefois pas les élites de la discussion. Elle accepte les « dirigeants » seulement en tant qu’êtres humains et pas en tant que titulaires d’une fonction.

    Présente sur les lieux, la police est restée à distance. Elle n’est intervenue qu’après la manifestation quand quelque 20 opposants au WEF habillés de noir et en partie masqués ont bloqué la rue principale de la station, leur interdisant l’entrée du Centre des Congrès.

    Interrogé, David Roth a tiré un bilan positif des actions d' »Occupy WEF ». Cette dernière, campant depuis la fin de la semaine dernière à Davos dans un camp d’igloos, a été sous le projecteur des médias aussi bien nationaux qu’internationaux et a pu placer ses messages, s’est-il félicité.

    Source

    • Aurore dit :

      En jean
      Sans Gin
      La peau lisse
      Déshabillant
      La police
      A coup de slogans
      Sans prendre de gants
      Un vrai haut le corps
      De Femen encore
      Brandissant revendications
      Contre la prostitution
      Cris et flammes
      Droits des femmes !

      Vous êtes faits-men
      Sain-doux de l’Ukraine !.

      Que sonne l’angélus
      Sur ce beau blocus

      Bec habillé de militantisme (sourire)
      Beau dimanche Néo

      • Drenagoram dit :

        Bonjour Aurore ,

        Bienvenue à l’Hors des Jours Nouveaux ,
        Là Où les Femmes sans Haut le Corps ,
        Militent au Sein du Coeur des Maux ,
        Prenant en Main leurs Vies A Bord.
        ~
        Loin d’être Celles Soumises et Belles ,
        Ces Amazones ne veulent plus de Chaines ,
        Le Droit de Vivre pour l’Essentiel ,
        A Parts Egales , Dames sont Femen .
        ~
        NéO~
        ~
        Becs en Respect

  • Drenagoram dit :

    La France, terre d’accueil de la Femen

    Inna Shevchenko, l’une des militantes féministes ukrainiennes de la Femen, vient de s’installer à Paris

    Par Xavière Laffont
    Photo AFP
    Inna Shevchenko, lors d’une action de la Femen, à Paris, cet hiver.

    Depuis qu’elles ont soutenu l’action des Pussy Riot, en tronçonnant une croix orthodoxe, les féministes de la Femen se sont attirées les foudres des autorités ukrainiennes, leur pays d’origine.
    L’une d’elle, Inna Shevchenko, a dû fuir son pays sous peine de représailles. « La police était en train de défoncer ma porte, j’ai eu quelques secondes pour réfléchir » raconte-t-elle dans un entretien à l’Express.
    La jeune femme a trouvé refuge en France, dans le XVIIIème arrondissement de Paris, où elle est hébergée au théâtre du Lavoir moderne parisien. Cette activiste exilée affiche une détermination sans faille. Elle souhaite poursuivre son action militante dans la capitale, parlant de « combat » ou encore de guerre à mener face aux autorités et à ceux qui ne partagent pas leurs idées. « Ici, nous allons faire un camp d’entraînement féministe, avec des professeurs qui apprendront à leurs élèves à être de vraies soldats », reprend Inna Shevchenko.
    D’après elle, c’est bien dans les murs du Lavoir moderne parisien que les choses se passeront. « Il faut se préparer psychologiquement et physiquement. Rien ne s’improvise, face à la police, face à ceux qui ne partagent pas nos idées. » La poignée de militantes françaises de l’organisation fonde de grands espoirs sur l’arrivée de Inna Shevchenko à Paris, notamment en terme de ralliements.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Les femen ouvrent un « centre d’entrainement » au « nouveau féminisme » à la Goutte d’Or à Paris
    Le HuffPost/AFP | Publication: 18/09/2012 16:51 Mis à jour: 18/09/2012 16:51

    FEMEN – Une quinzaine de militantes françaises et ukrainiennes du mouvement féministe ukrainien Femen se sont exposées seins nus mardi dans les rues du quartier populaire de la Goutte d’Or à Paris, où elles ont installé « le premier centre d’entraînement » au « nouveau féminisme ».

    Accueillies en France par le théâtre Le Lavoir Moderne, actuellement en difficulté financière, les Femen sont connues depuis 2010 pour leurs actions « topless » en Russie, en Ukraine ou encore à Londres.

    Seins nus sur la voie publique, elles entendent « partir en guerre contre le patriarcat et la dictature », a expliqué la militante Inna Chevtchenko, réfugiée en France depuis cet été pour avoir scié une croix dans le centre de Kiev en soutien aux Pussy Riot condamnées en Russie.

    En plein coeur du XVIIIème arrondissement, les militantes se sont déshabillées devant de très nombreux journalistes tandis que des passants brandissaient leurs smartphones pour immortaliser l’instant.

    Transformer les féministes « en soldats »
    Aux cris de « Femen ! Femen ! » ou encore « Nudité, liberté ! », les jeunes femmes, la tête ceinte de couronnes de fleurs et le corps peint de slogans, ont ensuite rejoint le théâtre tout proche, toujours suivies par une nuée de reporters et de curieux. « Nous ouvrons le premier centre international d’entraînement pour les féministes (…) qui se transformeront en soldats », a déclaré Inna Chevtchenko, précisant qu’il s’agissait de les entraîner à « échapper aux policiers ».

    « En France, les femmes n’ont pas honte de dire qu’elles sont féministes mais dans mon pays, c’est tabou », a encore dit la militante, partiellement couverte par ses longs cheveux blonds. « La France a beaucoup d’organisations féministes classiques mais rien qui représente le nouveau féminisme », a-t-elle dit, définissant ce dernier comme du « ‘sextrémisme’, du terrorisme pacifique ».

    « L’intellectualisme ne fonctionne plus », a expliqué une militante, Nathalie Vignes, comédienne, qui se réclame pourtant de figures du féminisme hexagonal comme Elisabeth Badinter ou Simone Veil.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Une ville aux féminins singuliers

    Jonas Pulver


    Une fête de village, non loin de Juchitán. Les femmes dansent entre elles. Célébrée pour son anniversaire, «la Pequeña» (de face au premier plan) est en fait une «muxe», un homme ayant pris une identité féminine. (Aline Paley)

    Au Mexique, la région de Juchitán de Zaragoza abrite une société dans laquelle les femmes règnent sur le commerce et l’organisation familiale. S’y exprime aussi une troisième voie identitaire, celle des «muxes», qui défient la dualité des sexes

    Les yeux dans les yeux. Fierté des regards, dignité des moues, et une lenteur de geste qui procède du rite. Corps à corps symétriques et mystiques; les femmes entrent en danse et en révérence, deux à deux, mains dans les mains, couples homogènes aux équilibres doucement chaloupés, comme à l’épreuve des injonctions narquoises du DJ et de ses rythmes latins qui grésillent sur les haut-parleurs d’un soir de fête.

    Autour de la piste, délimitée par les murs de briques nues et quelques rangées de chaises en bois, d’autres observent, approbatrices. Les larges jupes laissent courir jusqu’au sol les couleurs d’une féminité franche et affirmée. Les bras se reposent sur de grands plats de plastique où les lamelles de fromage, les sucs du piment et les grillades de poisson marient leurs arômes, non loin d’une bouteille de «cerveza» dont les bulles ambrées mettront bientôt des éclats en bouche et quelques larmes sur les joues. Les maris, eux, restent sagement à l’arrière, par petits groupes autonomes et presque silencieux, à contempler ce manège chorégraphique dont ils demeureront absents pour la plupart.

    Non loin de la côte Pacifique qui longe l’état mexicain de Oaxaca, le village de Mixtequilla célèbre ce soir l’anniversaire de l’une des siennes. Depuis Juchitán de Zaragoza, la ville la plus proche dans l’isthme de Tehuantepec, il a fallu rouler une petite heure pour accéder à ce patelin de quelques dizaines d’habitants accroché à la panaméricaine, cette route immense et bordée par les cactus qui semble vouloir étirer ses horizons brûlants et rectilignes jusqu’aux deux extrémités du continent.

    Comme c’est la tradition dans la communauté zapotèque de l’isthme, l’une des ethnies indiennes natives du golf mexicain, ce sont les femmes qui supervisent le déroulement des célébrations. Elles s’accueillent, se saluent mutuellement en leur qualité de cheffes claniques, se distribuent entre elles les victuailles et les caisses d’alcool apportées en guise de présents participatifs. Bientôt, elles se déhancheront, hurleront jusqu’à tard dans la nuit, libérant leurs longs cheveux noirs des fleurs et des rubans qui les maintenaient strictement tirés. Débordements de vie, démonstrations d’exubérance. Inversement proportionnels à une réserve ici typiquement masculine.

    Juchitán de Zaragoza passe dans les médias et l’imaginaire collectif mexicain pour être l’une des rares sociétés matrilinéaires au monde. «Ici, ce sont les femmes qui administrent la vie familiale et publique. Elles gèrent l’économie du foyer, et maîtrisent les échanges commerciaux, notamment au marché», explique Mary Medina, artiste et musicienne zapotèque originaire de Juchitán dont les compositions disent depuis vingt ans les joies et les peines des femmes de l’isthme. A Mixtequilla, pendant la fête, elle a entonné quelques-unes de ses chansons devant un public conquis.

    «Traditionnellement, les métiers de la pêche, de l’élevage et de la cultivation des terres sont réservés aux hommes. Ils commencent à travailler très tôt, s’arrêtent dans le milieu de l’après-midi, poursuit Mary Medina. Les femmes, en plus de régner sur le foyer, se chargent de mettre en vente ou d’échanger les marchandises, au marché, mais aussi dans d’autres villes de la côte, jusqu’à Oaxaca voire au-delà. Du coup, les femmes ont la responsabilité de la bonne tenue des comptes.»

    Des légumes à pleines luxuriances. Des fruits aux formes exotiques. De grandes pièces de viande et puis des œufs d’iguane baignant dans leurs eaux. Au plus chaud de la journée, les ombres du marché couvert se chargent de fragrances capiteuses. Situé non loin de la place centrale, dont les colonnades blanches et les angles très droits racontent l’architecture post-coloniale, le marché est le centre névralgique d’une ville où «65% des quelque 100 000 habitants parlent encore la langue zapotèque en plus de l’espagnol officiel», confiait un peu plus tôt Vidal Ramirez Pineda, directeur de la Maison de la culture. Entre les étals de nourriture, au rez, et ceux consacrés à l’artisanat, à l’étage, débordant de cuirs travaillés et de textiles brodés (les huipiles et les naguas, les tuniques et les jupes qui composent la tenue traditionnelle), pratiquement aucun homme en vue.

    Ceux qui ont l’audace de s’y aventurer s’exposent à l’un ou l’autre coup d’œil inquisiteur, comme celui lancé par cette septuagénaire au caractère bien trempé qui gronde derrière son stand quand on lui fait remarquer qu’elle ne fait pas son âge. «Bien sûr que je fais mon âge! Je suis mère, et grand-mère, vous savez. Vous n’avez pas intérêt à dire le contraire!»

    Dans les artères alentour, quelques entreprises de crédit ont implanté leurs vitrines formatées parmi les petites échoppes et les carrioles des marchands de rue, et les jeunes filles portent jeans et T-shirts façon Jennifer Lopez ou Salma Hayek. Les femmes du marché, elles, arborent presque toutes le huipil et la nagua, symboles d’une culture qui «fait des femmes les héritières naturelles des maisons, parfois également des terres, et permet, lors d’un mariage, que le jeune époux aille vivre dans la famille de sa compagne», note Vidal Ramirez Pineda. Autant de coutumes qui tranchent avec celles en vigueur dans le reste du pays. Mary Medina ajoute: «Les femmes ont aussi une place prépondérante dans les rituels religieux. Lors des enterrements, par exemple, elles ont en main toute la cérémonie, qui peut durer plusieurs jours. Les hommes, eux, jouent un rôle uniquement logistique.»

    Cependant, la transmission des patronymes passe par les hommes, qui gardent également certains privilèges dans la hiérarchie politique. En ce sens, la socio­ logue Alejandra Flores Tamayo préfère parler de «prestige social» plutôt que de matriarcat strict. Cette chercheuse rencontrée à Mexico City a consacré une thèse à l’expression de la féminité dans l’isthme. «Ce prestige est issu des traditions précolombiennes. Elles ont été documentées par de nombreux colons, par exemple Manso de Contreras, qui évoque en 1590 des amazones primitives au pouvoir matriarcal. Plus tard, dans les années 1850, le prêtre Charles Brassier, venu évangéliser la région, croit rencontrer dans l’isthme une incarnation de la déesse Isis…»

    Des facteurs géostratégiques ont contribué au caractère conquérant des commerçantes zapotèques. «Juchitán, en plus de jouir des richesses naturelles de la mer et des terres, est un carrefour commercial depuis lequel les biens sont redistribués sur toute la région, analyse Vidal Ramirez Pineda. Il existe six autres ethnies natives dans l’isthme, notamment les Mixes et les Chontales, mais les Zapotèques, majoritaires, ont historiquement assis leur domination en maîtrisant le flux des marchandises.»

    Plus récemment, les luttes politiques ont conféré de nouvelles dimensions à l’image de la femme juchitèque. A la fin des années 1970, l’isthme est marqué par la création de la Coalición Obrera, Campesina, Estudiantil del Istmo (Coalition des travailleurs, paysans et étudiants de l’isthme, ou Cocei). «Les luttes de cet important mouvement sociopolitique d’opposition, né à Juchitán, ont débouché sur l’élection d’un des tout premiers gouvernements de gauche du Mexique», souligne Lynn Stephen, anthropologue à l’Université d’Oregon et auteur du livre Zapotec Women. «Les femmes avaient non seulement leur place à la tête du parti, mais elles disposaient aussi de leur propre comité, et il était fréquent de les voir apparaître en tête des défilés ou dans l’iconographie liée aux campagnes.»

    Et les hommes? Ils semblent se satisfaire de leur statut peu signifiant dans la société de l’isthme. A l’image de Guillian, 23 ans, étudiant en administration d’entreprise rencontré sous les hauts palmiers qui contemplent le marché aux fleurs, à deux pas du palais municipal. «C’est vrai, ma mère gère tout à la maison, les factures d’électricité, l’argent de poche ou la connexion internet. Son opinion prime, et papa se tait. En même temps, c’est plus simple ainsi: elle a toutes les cartes en main.» Céder du pouvoir, gagner en confort. Voilà la devise de la gent masculine zapotèque. «Les femmes sont en quelque sorte prisonnières de leur prestige, commente Alejandra Flores Tamayo. Ce prestige s’accompagne d’une forte masse de travail, et de nombreuses contraintes.»

    Parmi elles: la nécessité d’arriver vierge au mariage, encore très ancrée dans les mentalités et fêtée lors d’un cérémonial d’étoffe blanche, de pétales rouges et de vin partagé. Et puis, certaines jeunes filles sont menées contre leur plein accord devant l’autel, comme le confirme le Padre de Hidalgo, le prêtre de la ville, qui dit tout faire pour limiter ces pratiques. Quant aux violences domestiques, «elles sont en réalité tout aussi fréquentes que dans le reste du Mexique», estime Lynn Stephen, tandis que le divorce demeure un tabou fondamental. Mary Medina en a fait les frais. La musicienne s’assume aujourd’hui en femme épanouie et fière de son célibat, après une première union consacrée à l’âge de 15 ans, pourrie par l’alcool, les injures et les coups, et plusieurs années de concubinage avec un artiste peintre finalement trop possessif à son goût. «La rupture est une chose, affirmer la volonté d’être seule en est une autre, surtout lorsqu’on a trois enfants. Les regards peuvent être durs, y compris parmi les femmes. Mais il y a parfois aussi de l’admiration.»

    Les femmes de Juchitán se tendent la main pour former une ronde puissante et séculaire. Mais cette ronde, tout en instituant leur prestige et leur force, définit leur champ d’action, un espace au-delà duquel le machisme reste cinglant. Certaines choisissent de danser à contretemps, voire de quitter la piste. Elles s’exposent ainsi à la vulnérabilité. Mais parviennent parfois, comme Mary Medina, à offrir une définition renouvelée de la féminité dans l’isthme, encore souveraine, toujours emblématique.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Amina Sboui: «Je ne suis plus une Femen»

    Par Thibaut CavaillèsMis à jour le 21/08/2013 à 17:22

    Publié le 21/08/2013 à 16:03

    Amina Sboui.
    L’ancienne égérie du mouvement «sextrémiste» critique l’islamophobie des Femen et leur financement opaque.

    Tunis
    Elle nous a reçus lundi dans un bar du centre-ville de Tunis où elle a ses habitudes. La discussion devait tourner autour de la dernière photo d’elle seins nus postée une semaine plus tôt -qu’elle regrette d’ailleurs – mais Amina Sboui, 18 ans, bête noire des islamistes tunisiens, a très vite voulu parler d’autre chose. «Je ne suis plus une Femen», lâche-t-elle avant qu’un client du bar ne vienne la prendre en photo sans même lui demander son accord. «Les actions des Femen ne sont pas justes, elles sont même débiles», clarifie-t-elle. Référence notamment à un tweet islamophobe de la leader du mouvement «sextrémiste», l’Ukrainienne Inna Schevchenko, ou à la destruction par le feu du drapeau musulman début avril devant la Grande Mosquée de Paris. Et puis il y a eu aussi cette parodie de prière, le 5 juin, devant l’ambassade de Tunisie en France durant laquelle des jeunes femmes seins nus criaient «Amina akbar». À ce moment-là, l’égérie tunisienne du mouvement qui considérait la grande ordonnatrice des Femen comme sa «maman», croupissait en prison, dans l’attente d’un procès et où elle sera restée plus de deux mois sans que ses ennuis judiciaires ne soient réglés.
    «J’ai été très touchée quand elles sont venues me soutenir malgré les risques encourus (trois activistes ont fait un mois de prison pour avoir manifesté dénudées devant le palais de justice de Tunis, NDLR), mais mes proches ont été blessés par les actes islamophobes des Femen. Quand je parlais à Inna sur Skype, je lui disais: “C’est pas toi, en France, qui regarde deux minutes du journal télévisé qui va me dire quoi faire dans mon pays”. S’il y en a une qui doit avoir la rage de l’islam, c’est moi, parce que je connais cette religion. Mais je ne veux plus blesser ceux pour qui c’est une conviction forte.» Il y a aussi le financement, trop opaque, des Femen: «Je ne veux pas faire partie d’une association qui pourrait prendre de l’argent des États-Unis ou d’Israël», explique la jeune femme.
    La réaction des Femen n’a pas tardé. Une ancienne photo repostée mardi sur la page Facebook du mouvement semble directement adressée à Amina. Trois jeunes activistes nues se protègent le sexe à l’aide d’une bible, d’un coran et d’une torah. Les trois livres étant la «même merde» selon un message au-dessus de la photo.
    Capture d’écran de la page Facebook Femen France.
    «Les commentaires d’Amina me semblent être une trahison, réagissait Inna Schevchenko mardi sur le site du Huffington Post Maghreb. Avec sa déclaration, elle joue le jeu des islamistes, qui vont présenter sa décision comme le regret de toute son action.»
    Amina n’arrête pas pour autant là sa carrière d’activiste. Elle affirme avoir rejoint le groupe Feminism Attack. «Pour des actions tout aussi radicales, assure-t-elle, mais en gardant mon tee-shirt.» Mais celle qui n’a pas été accueillie à bras ouverts au sit-in de l’opposition, devant l’Assemblée nationale, va peut-être devoir revoir sa stratégie. Sur la page Facebook du mouvement féministe anarchiste qu’elle dit avoir rejoint, un message hier matin: «NON Amina ne fait PAS partie de Feminism Attack.»

    Source

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