~L’Arbre du Temps

« Lumière »

D’Unis Verts à l’Entour ,

Hors chaque en ce Jour ,  sous Effets Mère sur Faits .

En Notre Monde Forêt , Sent les sept Mers aux Tours ,

La Mangrove si Fragile, ceint l’écorce Terrestre ,

Ses Vieilles Racines en l’être , Plongeant Au Delà de l’île ,

Ses Veines en Tissent le Fil , Au Delà des Rêves à naître.

Par la Sève des Ancêtres , Piliers d’Hors d’Yggdrasil .

Son Coeur aux Liens Subtils , Donnent en Soi la Mesure,

Orchestrant d’âme Nature , Par une Main Invisible ,

A Fleur de l’Indicible , l’œil Sensible aux Murmures ,

Résonnera Hors les Murs , à l’Onde Inamovible .

Il nous faut Vivre Avec , Non à l’encontre du Temps ,

Conscient de son Vivant , Unique Bibliothèque ,

Sans Faire en Hypothèque , un Pari Décadent .

Nos Âges aux Quatre Vents ,

Songent avant Tout Hélas ,

A Profiter Pleinement ,

Pillant Soutes & Surfaces.

Quel Visage nos Enfants ?

Trouveront en Lieux & Places ,

A la Masse leurs Parents ,

Vécurent en Marge de Faire ,

Abandonnant la Terre , Pour une Chimère d’Argent.

~

NéO~


 

                   
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§ 70 réponses à ~L’Arbre du Temps

  • Drenagoram dit :

    Quelques Moments , d’ instants du Temps,
    Par Variations , l’Arbre est Saisons.
    Entre Fragments , l’Arbre est sous vents.
    Au Coeur de l’Onde , par le Mouvement.
    Souffle de Mère , il vient au Monde,
    Donner à Terre , un Air du Temps.
    NéO~

  • Drenagoram dit :

    Article du Temps:
    Le climat se réchauffe et nous grelottons? Explication d’un paradoxe apparent.
    « Après une décennie d’hivers très doux, nous retrouvons les rigueurs d’antan. Ces tendances sont dues à l’action changeante de deux centres d’activité climatique, l’anticyclone des Açores et la dépression de l’Islande. Par Martin Beniston  »
    A force d’entendre depuis fin novembre les commentaires goguenards des usagers des transports publics du genre «et dire qu’à Cancun, ils négocient sur le réchauffement climatique», «on n’a jamais eu aussi froid en novembre», «les scientifiques nous ont encore bernés», etc., il convient de rappeler certains constats.
    lIEN :
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9c4543dc-0e13-11e0-9273-ab938913f4a9/Le_climat_se_réchauffe_et_nous_grelottons_Explication_dun_paradoxe_apparent

  • Drenagoram dit :

    Article du Figaro :
    Le pôle Nord se réchauffe, l’Europe se refroidit…

    Selon certains scientifiques, la fonte de la banquise arctique serait responsable des basses températures sous nos latitudes.

    Bis repetita. Les hivers se suivent et se ressemblent. La neige et le froid paralysent l’Europe en cette fin décembre et, comme l’hiver dernier, font sourire tous ceux qui doutent fort de l’existence d’un changement climatique. Mais de leur côté, certains chercheurs persistent et signent. C’est même le réchauffement particulièrement marqué dans l’Arctique qui serait la cause de la chute du thermomètre sous nos latitudes. Une théorie qui nécessite toutefois d’être confirmée.

    La fonte de la banquise dans l’Arctique est particulièrement importante depuis quelques années: de 20 à 30% selon les estimations. Cette diminution de la glace de mer fait évoluer le phénomène bien connu dit de l’albédo: en été, les rayons du soleil qui, en temps normal, étaient renvoyés par la glace, sont désormais absorbés dans la noirceur de l’océan du fait de la réduction de la banquise.

    «Mettons que l’océan soit à zéro degré, explique Stefan Rahmstorf interrogé par l’Agence France-Presse. Il est ainsi beaucoup plus chaud que l’air polaire dans cette zone en hiver. Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l’atmosphère que vous n’avez pas quand tout est recouvert de glace. C’est un changement énorme», estime le chercheur spécialiste du climat à l’institut Postdam en Allemagne. Les conséquences seraient un système de hautes pressions qui pousserait l’air polaire vers l’Europe…

    LIEN :

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/12/23/01008-20101223ARTFIG00601-le-pole-nord-se-rechauffe-l-europe-se-refroidit.php

  • marie-ne dit :

    La Terre poursuit sa voie à son rythme,mais l’homme lui en moins d’un siècle a tout chamboulé et accélère ce rythme. Il y aura toujours des gens qui ne reconnaitrons pas que nous sommes responsables de ces changements, il est certainement trop tard pour ralentir concrètement les effets, mais on peut amener à la réflexion ceux qui nous entourent et les jeunes générations.. leur démontrer que l’on peut tous faire un peu, à notre niveau. Arrêter d’agir sans conscience future. Aimer, bon sang tout le monde connait et dit ce mot à tout va. Mais s’ils Aimaient réellement, pourraient ils laisser notre Terre accélérer son vieillissement, mettre au monde des êtres et leurs dire qu’ils les Aiment, en leur laissant de sales miettes de leurs inconsciences, voire plus grave de leurs je m’en foutisme…. Tout est dans le paraitre, le fric en est le même, chacun voit « matériel », et surtout, ce qui fait si mal, c’est que se fiche bien de ce qu’il adviendra de la Terre tout comme de leurs enfants. Je ne peux croire qu’il soit inconscient, il est simplement égoïste et se fiche bien de ce qui arrivera, une fois que lui ne sera plus là.
    La Terre finira comme toutes les étoiles, et l’humain n’est qu’une poussière sur Elle, ce qui me fait le plus mal et me remplit de remords de ne pouvoir rien faire, c’est d’avoir un tel joyau, celui ci est la Terre, et bien sûr, la Vie dans son ensemble. Mais l’homme se prend se croit le maitre, il pense maitriser la Terre. Faut-il être idiot, il n’est rien, rien du tout dans l’échelle du temps.

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Marie ,
      Je ressens cette Vie ,
      Et ce Vent du Conlit ,
      Qui nous Souffle l’Ephémère ,
      Que Toute Chose à une Nuit ,
      Et qu’au Temps , tout se Perd.
      Pour Comprendre les Raisons ,
      Les Vrais Clefs , d’une Dérive ,
      Nul besoin d’être Mage ,
      Quand la Foule s’équive ,
      Il faut voir comme le Sage ,
      Quand les Lignes Décrivent.
      NéO~

      • Drenagoram dit :

        En Premier Lieu , depuis Longtemps,
        chacun essaye à sa Manière.
        De Changer l’Ordre par le Combat.
        Hors de ce Fait , rien n’a Changé ,
        ou bien si Peu , qu’à cette échelle ,
        le Tout s’emmêle et reste sans Voies.
        S’il faut Changer , c’est à Raison ,
        par le courant d’une Volonté ,
        et non par goût pour la Passion.
        Les Sentiments sont de Saisons ,
        Alors que Mère est Horizon.
        En Deuxième Lieu , l’Alternative.
        Vivre comme Avant ,
        comme le Font bien des Âmes.
        C’est possible pour Certains ,
        mais bien Loin pour Tant d’ Autres .
        Sans Compter en Chemins ,
        le Pouvoir et l’Argent , qu’il faudrait laisser Hors.
        Pour donner dans l’Accord.
        Tout un Monde c’est Bien .
        Mais pour d’Autres Trops d’Efforts.
        En Troisième Lieu , Ce qui est Fait.
        Mère est Veinée sur sa Surface ,
        De Tant de Chaînes , de Tant de Traces.
        Que pour enlever le Moindre Lien ,
        Bien des Eclats , Seraient sur Place ,
        Un vrai Danger , une Sourde Menace.
        Sans l’Accord de Tous ,
        Rien ne s’ôte pour le Bien.
        En dernier Lieu , il est des Dieux ,
        Et Chacun en Lumière ,
        Peut y voir d’ Autres Yeux.
        Pour ma Part , j’y vois Mère ,
        Mais pour d’Autres , il est Cieux.
        Le Sillage de nos Pairs ,
        Parle d’une Onde d’Harmonie ,
        Mais le Passé naguère ,
        A pousser bien des Corps ,
        Dans un Vent de Folies.
        Dans les Songes de l’Hors ,
        Mêre me parle d’Amour ,
        Et du Lien de nos Vies.
        Loin de moi , les Envies ,
        D’imposer par les Torts.
        Un Rivage de Cris.
        NéO~

  • marie-ne dit :

    En fait, il n’est rien dans l’échelle du TEMPS, et pourtant, il est celui qui fait le plus de dégâts.
    A bientôt Néo, tu disais, je sais plus où, t’exprimer sans mépris, et bien je te dis bravo, car j’ai des leçons à prendre de ce côté là.
    Ceci dit, on se doit de continuer à vouloir forcer les consciences..
    désolée si je t’ai saoulé, je files voir ailleurs.

    • Drenagoram dit :

      A l’échelle du Temps ,
      Sont Passées bien des Vies.
      Des Grands Sages et des Saints.
      Des Sillages de Destins.
      Et des Siécles Lumières.
      Et Pourtant ce Qui Change ,
      Porte l’Ombre sans Parfums,
      D’un Demain par le Sombre ,
      D’une Tout Autre Nature ,
      Qu’un Refrain d’Harmonie.
      Quand est-il de nos Vies ?
      On ne vit que la Notre ,
      Si Poussiére était d’Hors ,
      Emportant dans le Vent ,
      Chaque Songes de nos Corps ,
      Serait elle Autrement ?
      Loin des Bruits et des Torts ,
      Que l’Humain cause en Celle?
      A chacun de Changer ,
      Et à d’Autres de Relier ,
      Pleine Conscience est l’Amère ,
      Est l’Alliance son Reflet.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Article du Temps – 04.01.2011 – Etienne Dubuis

    La croissance économique au secours de la forêt.

    Globalement, la forêt continue à reculer mais elle gagne du terrain par endroits. Si le développement favorise dans un premier temps un déboisement intensif, il a l’effet inverse à partir d’un certain niveau de richesse

    Rien de plus archaïque que la forêt. Rien de plus moderne aussi à en croire l’intérêt croissant qui lui est porté en ce début de XXIe siècle. C’est que la forêt ne fournit pas que du bois, elle procure aussi à l’humanité une série de précieux «services environnementaux», en tant que réservoir de biodiversité et puits de carbone notamment. N’abrite-t-elle pas plus de la moitié des espèces animales terrestres? Et ne contient-elle pas deux fois plus de CO2 que l’atmosphère, de quoi aggraver sérieusement le réchauffement climatique? Or, la forêt inquiète. Année après année, elle diminue de superficie au niveau mondial. Pour rappeler son importance et dénoncer les dangers qui la guettent, l’Organisation des Nations unies (ONU) a décidé de lui consacrer cette année 2011.

    L’affaire est déjà ancienne. Cela fait bien 10 000 ans que l’homme détruit des forêts, tantôt pour s’approvisionner en bois, tantôt pour étendre ses champs. La grande nouveauté de ces dernières décennies est que le phénomène s’est déplacé massivement des pays tempérés vers les tropiques, où il atteint désormais certaines des dernières régions préservées du globe, le bassin de l’Amazone ou du Congo, les îles de Bornéo ou de Nouvelle-Guinée.

    Le déboisement est devenu parallèlement extrêmement rapide. Ces 60 dernières années, les forêts pluviales se sont réduites de plus de moitié et le couvert des deux tiers restants s’est éclairci. A l’origine de ces destructions figurent une myriade de petits paysans à la recherche désespérée d’un lopin mais aussi, et surtout, de grosses entreprises commerciales désireuses de répondre à une demande de nourriture, de fibre et de biocarburant en très forte expansion localement comme sur le marché international.

    Ce mouvement ne semble pas irrémédiable pour autant. L’instance chargée de l’observer à l’échelle mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), assure qu’il s’est ralenti. Alors que la déforestation avait atteint la vitesse endiablée de 16 millions d’hectares par an au cours des années 1990, elle est revenue à un rythme un rien plus modéré de 13 millions d’hectares annuels durant la dernière décennie. Et puis, le phénomène se concentre presque exclusivement désormais en Afrique et en Amérique latine. En Europe, en Amérique du Nord et dans une bonne partie de l’Asie (Chine, Vietnam, etc.), la forêt est à l’inverse en nette progression.

    Lien vers l’Article:
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/de8a7638-16b8-11e0-9c00-3be1865542a8/La_croissance_économique_au_secours_de_la_forêt

  • Drenagoram dit :

    Article du Temps – 11.01.2011 – Louise Culot Bialowieza

    Au cœur de la forêt primaire

    Vieux de plusieurs millénaires, les bois de Bialowieza, aux confins de la Pologne et de la Biélorussie, sont presque intacts. L’année 2011, décrétée Année internationale de la forêt par l’ONU, pourrait être décisive pour leur avenir. Reportage

    Pénétrer la forêt de Bialowieza est comme un voyage dans le temps. Un retour dans un passé oublié ou un passage vers un futur imaginaire mais plausible, où la faune et la flore auraient repris le dessus sur l’homme. Ici, chênes et bouleaux centenaires s’enlacent. Les rayons du soleil se faufilent entre leurs branches pour arroser les buissons, les bois morts et les champignons d’une lumière gracieuse. Seule la nature à l’état sauvage peut engendrer cet extraordinaire mélange de désordre et de calme inaltérable.

    Il y a très, très longtemps, environ 10 000 ans, après la dernière période glaciaire, la forêt hercynienne – comme l’appelaient les Romains – recouvrait la grande plaine européenne de l’Oural jusqu’aux Pyrénées. Aujourd’hui, on a du mal à croire que nos forêts, toutes proprettes et bien agencées, furent un jour partie d’un vaste massif primaire comme on n’en voit plus que dans Le Seigneur des Anneaux. Pourtant, quelques rares fragments de cet océan vert subsistent. Le plus important se trouve au cœur du Vieux Continent, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, à environ 200 kilomètres de Varsovie. La décision de l’ONU de proclamer 2011 Année internationale de la forêt est l’occasion de multiplier les efforts pour garantir sa préservation.

    La forêt de Bialowieza figure sur la liste des sites du Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco depuis les années 1970. Elle est aussi classée réserve de la bio­sphère. C’est en effet l’une des zones de plus forte biodiversité en Europe. En s’y promenant, on peut rencontrer des cerfs, des biches, des élans, des loups, des aigles et même des bisons sauvages d’Europe, rescapés de la préhistoire et sauvés in extremis de l’extinction au début de ce siècle. Le plus grand mammifère terrestre de notre continent, chassé de ses terres par les défrichements successifs à partir du Moyen Age, aurait disparu si cette région n’avait été, depuis le XIVe siècle, un domaine de chasse réservé aux rois de Pologne et de Lituanie. La forêt est ensuite devenue la propriété privée des tsars russes, puis de l’élite militaire de l’Allemagne nazie

    Côté flore, Adam Bohdan, un biologiste polonais, a découvert de nouvelles espèces de lichens dans les bois de Bialowieza. «On croyait pourtant avoir déjà tout classifié en Europe», insiste-t-il fièrement. L’intérêt écologique et scientifique du lieu est dû à son caractère sauvage, à sa haute valeur de naturalité.

    «Des centaines d’espèces végétales et animales ont disparu en Europe car les forêts sont strictement gérées par l’homme. Les arbres sont coupés, les troncs échoués sont déblayés, les espèces plantées sont soigneusement sélectionnées. La nature n’est plus du tout à l’œuvre. Pour moi, ces forêts sont stériles.» Les sols de la forêt primaire sont en permanence jonchés de bois mort, de troncs qui semblent dormir depuis des décennies sous une couverture de mousses, de souches broussailleuses, d’écorces éparpillées et dévorées par les insectes et les rongeurs. «Les arbres morts participent activement à la vie de la forêt, poursuit le biologiste. Ils servent de refuge aux insectes et aux mammifères, ils protègent les nouvelles pousses du vent et des sangliers; ils permettent le développement des champignons, etc. Une forêt sans bois mort, c’est la mort d’une forêt…»

    Adam Bohdan, à l’instar d’autres scientifiques et militants écologistes, fait pression sur le gouvernement polonais pour que Bialowieza soit mieux conservée. Depuis les années 1970, la forêt est divisée en trois zones graduellement protégées. Dans la première, la plus étendue, la chasse et la coupe de bois sont autorisées. Ensuite, une zone de 10 000 hectares correspond au parc national. Là, la coupe de bois est interdite mais d’autres activités humaines, comme la cueillette des champignons, sont autorisées. Enfin, le cœur de la forêt, 5000 hectares, constitue une zone strictement protégée, où l’accompagnement d’un guide est obligatoire et où toute intervention est interdite. «C’est dingue d’imposer des frontières pareilles à une forêt! Comme si les oiseaux ou les papillons avaient un GPS pour deviner quelle direction prendre afin de s’envoler vers la zone protégée!» s’emporte le biologiste.

    Une grille à haute tension divise déjà la forêt en deux, entre la Pologne et la Biélorussie. Cette barrière est un obstacle infranchissable pour certains gros mammifères comme les bisons ou les loups. «Les troupeaux ou les hordes se retrouvent isolés d’un côté ou de l’autre, cette situation complique leur reproduction naturelle.» Mais cette frontière délimite l’espace Schengen, impensable de l’abolir.

    Les écologistes voudraient que le parc national soit étendu à toute la forêt du côté polonais. Mais la population locale s’y oppose. Pour des questions de prestige, parce que la gestion de cette forêt lui a été confiée de longue date par l’histoire et ses souverains. Ainsi que pour des raisons économiques, liées au bois et à la chasse. Elle craint en outre de se retrouver enclavée comme dans une réserve d’Indiens, si le village était encerclé par un parc naturel.

    Greenpeace Pologne a lancé une campagne nationale pour sensibiliser le pays à la problématique de Bialowieza. Plusieurs centaines de milliers de signatures ont été récoltées en faveur d’un élargissement du parc, sans résultat pour l’instant. Les organisations écologistes comptent toutefois sur l’Année de la forêt pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la problématique de Bialowieza avant que ses chênes millénaires ne rejoignent les pages de l’histoire

    Lien vers l’Arcticle ;

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e0086a70-1d01-11e0-a009-32d2424a93cc%7C0

  • Drenagoram dit :

    La Fête des Arbres : 20 – 01 – 2011

    Le nouvel an des arbres : Tou Bichvat

    Quoique ce ne soit pas une fête Biblique, à strictement parler, cette fête est très ancienne, elle est mentionnée dans le Talmud, ses origines doivent de ce fait remonter à plus de 2000 ans.
    Tou Bichvat est une très jolie fête juive qui marque la fin de l’hiver. Elle a lieu le 15 du mois de Chevat (Pour 2010 le 30.01) , comme son nom l’indique en effet, en hébreu, « Tou » désigne le chiffre 15. On l’appelle aussi nouvel an des arbres, car c’est une fête qui célèbre le renouveau de la nature.

    Bientôt la sève recommencera a monter de leurs racines vers les bourgeons au bout des branches. Il leur faut dormir encore un peu. C’est la période des pluies en Israël et les jeunes arbres doivent alors être mis en terre malgré le froid et la pluie. Les amandiers eux, sont déjà couverts de fleurs blanches.
    Les écoliers israéliens en congé vont alors en excursion, en bottes et imperméables pour planter de petits arbres. La célébration de la fêtes du nouvel an des arbres a, de ce fait de faire comprendre aux enfants l’importance des arbres pour leur pays. Pour nous aussi il est nécessaire de se rappeler l’importance des arbres pour l’entretien de nos vies et pour notre santé. Ils sont aussi, dans les Écritures, les symboles de certaines réalités spirituelles

    Tou Bichvat, une fête symbolique. Tou Bichvat est une fête dont la portée symbolique est très belle. D’une part, elle sensibilise les enfants à la beauté de la nature en les encourageant à planter de jeunes arbres. D’autre part, elle délivre un message de paix très fort car l’arbre, qui ne doit pas être utilisé en période de guerre pour fabriquer des armes, représente dans la pensée juive la métaphore de l’être humain.

    Les traditions de Tou Bichvat. En Israël, à Tou Bichvat, la coutume veut que l’on plante des milliers de jeunes arbres, destinés à faire reculer le désert et à bien marquer le lien étroit qui existe entre l’homme et la nature.
    C’est une fête célébrée en famille et entre amis, très aimée des enfants.
    La table est décorée par les fruits. On se régale pour l’occasion de fruits, parmi lesquels figurent généralement le raisin, la grenade, la figue, la datte, l’olive, les fruits du caroubier et de l’amandier. La beauté de la fête exige que l’on réunisse sur la table au moins quinze sortes différentes de fruits, les plus rares et les plus exotiques.
    A ce simple rituel s’ajoute la consommation de 4 coupes de vin le jour même de Tou Bichvat. La première de vin blanc pour rappeler le sommeil de la nature. La seconde et la troisième de vin blanc coupé de rouge, puis de rouge coupé de blanc pour évoquer son réveil. Enfin la quatrième pour marquer la fertilité retrouvée de la terre. Ces 4 coupes sont bien évidement à rapprocher au 4 coupes de Pessah. Symbolisant les étapes de la libération du peuple juif.
    On commence par dire les psaumes 120 à 134, nommés Cantiques des degrés ou Chir hammaâlote, parce que ces mots sont dans leur texte, mais aussi parce qu’on les disait sur les escaliers du Temple ou en montant dans la joie vers Jérusalem. Après chaque psaume, quelqu’un dit une bénédiction sur l’un des fruits et chacun à son tour fait de même.
    Toute bénédiction doit comporter 3 conditions : les mots Mélékh (roi) et Baroukh (béni le nom de Dieu), et l’objet de cette bénédiction .

    AU CANADA

    Henri-Gustave ne s’est pas contenté de sensibiliser les autorités gouvernementales au développement durable des ressources forestières. Il a aussi mis en œuvre la fête des Arbres, pour inciter les populations à participer activement à la conservation des forêts. Cette fête a été célébrée au Québec pour la première fois en 1883. Son déroulement était simple : on se réunissait, on chantait, on faisait des discours et on plantait des arbres. Pour que les jeunes puissent aussi participer à la fête des Arbres, Henri-Gustave avait fait voter une loi du gouvernement qui consentait à leur donner congé à cette occasion. Au Canada, on célèbre Tou-bichvat en mangeant des fruits. Dans certaines familles , on ne mange que des fruits dont on parle dans la Bible, chez certains 7 fruits différents, 15 chez d autres. On plante parfois ce jour-là une plante d’ intérieur.
    Fête durant laquelle on a coutume de planter des arbres dans tout le pays et de déguster des fruits.

    Article et Liens : http://www.rosee.org/page45.html

  • Drenagoram dit :

    La Terre s’est fait une grosse chaleur en 2010

    Article du TEMPS : 25-01-11

    Deux des trois institutions de référence à calculer la température du globe estiment que 2010 représente l’année la plus chaude depuis plus d’un siècle. Un résultat qui confirme une tendance à long terme

    L’année 2010 vient en tête du palmarès des années les plus chaudes depuis plus d’un siècle. Elle prend la première place, pratiquement à égalité avec 2005, selon deux des trois équipes surveillant l’indicateur de la température moyenne de la planète (basse atmosphère et surface des océans), soit l’agence américaine chargée de la météo et des océans (NOAA) et l’équipe de James Hansen (université Columbia de New York et Goddard Institute for Space Studies de la NASA). Et elle occupe la seconde place, après 1998, suivant l’équipe de Phil Jones, au Hadley Centre du Royaume-Uni, dont les chiffres sont systématiquement un peu en dessous des deux autres depuis le début des années 2000, en raison d’une moins bonne prise en compte des températures arctiques, en très forte hausse ces dernières années.

    Que veut dire ce record?

    Isolée, l’année 2010 n’a pas de signification particulière. C’est le tir groupé de trois années record en douze ans et les moyennes sur une longue durée qui permettent un diagnostic primaire: le climat est en train de changer. Depuis un demi-siècle, chaque décennie est plus chaude que la précédente. Et ce réchauffement tendanciel se traduit par le fait que le record annuel est battu tous les dix ou quinze ans, voire plus rapidement. 2010 est au top, mais il est très probable que l’année en cours sera plus fraîche.

    Quels traits climatiques caractérisent l’an 2010?

    Des températures très au-dessus des moyennes (calculées sur 1951-1980) ont été observées en Atlantique tropical, sur l’Arctique, au Canada, en Afrique, dans l’océan Indien, et en Asie centrale et du Sud-Est. A l’inverse, le phénomène climatique La Niña, en cours dans le Pacifique tropical, se traduit par des températures sous la moyenne dans sa région est et supérieures à l’ouest. La canicule russe de cet été a frappé les esprits (un peu comme celle de 2003 en France) et ravagé les récoltes de blé. En Europe de l’ouest et du nord, la température est proche ou légèrement sous la moyenne, notamment en raison d’un hiver froid.

    La température moyenne est-elle le seul paramètre climatique à évoluer?

    Non. Les températures nocturnes et continentales augmentent plus que la moyenne, et on observe un refroidissement en très haute altitude. Ce schéma spatial et temporel est une signature de l’effet de serre, seul facteur climatique à agir en ce sens. Le niveau des océans continue de monter – au rythme de 3,28 millimètres par an depuis 1992, début de leur surveillance par satellite, affirme l’équipe française d’Anny Cazenave au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiale. Ce phénomène est dû à la fonte des glaciers de montagne et des calottes polaires, ainsi qu’à la dilatation des eaux de surface, au fur et à mesure qu’elles se réchauffent. La rétraction estivale de la banquise arctique est très forte chaque année depuis 2007.

    A quoi attribuer cette évolution climatique?

    Les climatologues l’attribuent désormais avec une grande confiance au seul facteur connu ayant évolué dans le même sens sur cette durée: l’effet de serre, qui s’est intensifié. Mesurée par satellite, cette intensification résulte des émissions massives de gaz carbonique et de méthane (ainsi que d’autres gaz à effet de serre, comme le protoxyde d’azote et l’ozone) par les activités industrielles et agricoles. Ainsi, la teneur moyenne de l’air en CO2 est passée de moins de 300 parties par million (ppm) avant la révolution industrielle à 389 ppm aujourd’hui, alors qu’elle n’avait pas dépassé les 300 ppm depuis au moins 800 000 ans, selon les analyses des glaces de l’Antarctique.

    Le Soleil a été proposé comme cause alternative à l’intensification de l’effet de serre. Mais l’énergie reçue du Soleil par la Terre est plutôt en légère diminution depuis 1978, date du début de sa surveillance par satellite, en raison du creux très prononcé de son activité entre 2004 et 2009. Activité qui, en 2010, est repartie très doucement à la hausse.

    A quoi est due l’intensification
    de l’effet de serre?

    Le facteur de plus en plus dominant, relativement aux émissions agricoles ou à la déforestation tropicale, est l’usage massif du pétrole, du gaz et du charbon. La combustion du carbone fossile (plus la fabrication du ciment) a causé l’émission de 30,8 milliards de tonnes de gaz carbonique en 2009, selon le Global Carbon Project, consortium de recherche international qui fait autorité sur le sujet. Selon les études des climatologues, si les émissions continuent à croître au rythme actuel durant quelques décennies, la hausse des températures moyennes dépassera l’objectif des 2°C fixé à la conférence de Cancún, fin novembre, par les pays signataires de la Convention climat de l’ONU.

    lIEN : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/302c3008-2802-11e0-b2cd-06d342edc56c%7C0

  • Drenagoram dit :

    2010, année record pour les émissions de CO2

    Par Chloé Woitier

    30/05/2011 ~ Mise à jour : 16:07

    Le GIEC craint une augmentation de 4°C de la température du globe d’ici 2100 si les efforts consentis pour réduire les émissions de gaz ne sont pas suffisants.
    Ce «sérieux revers» rendrait extrêmement difficile la limitation de l’augmentation de la température globale de la planète, s’alarme l’Agence internationale de l’énergie.

    Le constat est alarmant. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les émissions de CO2 ont atteint un niveau record en 2010. L’an passé, pas moins de 30,6 gigatonnes de CO2 ont été rejetées dans l’atmosphère, soit «un bond de 5% par rapport à la précédente année record de 2008», explique l’AIE sur son site internet. Cela constitue un «sérieux revers» dans la lutte contre le réchauffement climatique.

    Pis, si les émissions de gaz ne sont pas drastiquement réduites, l’objectif de ne pas augmenter de plus de 2°C la température globale d’ici à 2100 sera «une belle utopie», selon l’agence. «Les perspectives sont lugubres si l’on regarde les chiffres», affirme l’économiste en chef de l’AIE, Fatih Birol, au Guardian. «Rester sous le seuil d’une augmentation de 2°C va devenir un défi extrêmement difficile à tenir», souligne-t-il. «Selon les projections du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat], il y a 50% de risques que l’augmentation de la température dépasse les 4°C vers 2100.»

    Une augmentation de la température globale de la planète de plus de deux degrés induirait un «changement de climat dangereux». Avec une hausse de 4°C, le scénario serait catastrophique selon l’AIE. Non seulement la chaleur deviendrait insupportable dans certaines parties du globe, mais les changements climatiques «meneraient à un large mouvement de migrations et à des conflits, perturbant la vie de centaines de millions de personnes à travers la planète.»

    Le retour de la croissance relance les rejets de CO2
    Un tel scénario peut-il encore être évité ? Oui selon l’organisme, mais cela sera difficile. D’après les calculs de l’agence, les rejets de CO2 ne devront pas dépasser les 32 gigatonnes en 2020 si l’on veut limiter l’impact du changement climatique. Or, au rythme actuel, ce seuil serait franchi dès l’an prochain.

    Les spécialistes espéraient pourtant une pause, voire un recul dans les émissions de gaz grâce à la crise économique. En 2009, les rejets de CO2 avaient ainsi légèrement baissé. Si une petite hausse en 2010 était prévue avec l’amélioration de la conjoncture économique, «nous ne nous attendions pas à un tel retour de boomerang», affirme Fatih Birol. D’après les recherches de l’AIE, plus du ¾ de la hausse des rejets de CO2 proviennent des pays émergents, qui se sont remis de la crise beaucoup plus rapidement que l’Occident.

    D’autres données rendent l’AIE peu optimiste pour l’avenir. L’agence s’inquiète notamment des appels à réduire ou arrêter la production d’énergie nucléaire dans certains pays, dont l’Allemagne, à la suite de la catastrophe de Fukushima. «On peut ne pas aimer le nucléaire, mais on n’a pas trouvé mieux pour générer de l’électricité sans rejet de dioxyde de carbone», souligne Fatih Birol. Autre cause de souci, si l’Occident a réussi à faire baisser ses rejets de CO2 depuis les années 1990,ces efforts sont annulés par l’importation massive de biens de consommation depuis les pays émergents, comme la Chine.

    Les efforts de la communauté internationales semblent quant à eux faire partie du passé. La conférence de Copenhague a été un échec, et la conférence de l’ONU à Bonn sur le changement climatique ne devrait pas apporter de grandes avancées. Quant à la conférence sur le climat de Durban, en Afrique du Sud, prévue en décembre, les États-Unis, la Russie, le Japon et le Canada ont déjà prévenu qu’ils refuseraient un accord contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    http://www.lefigaro.fr/environnement/2011/05/30/01029-20110530ARTFIG00483-2010-annee-record-pour-les-emissions-de-co2.php

  • Drenagoram dit :

    Le sacrifice des platanes du canal du Midi

    Mots clés : canal du Midi, patrimoine de l’humanité, FRANCE, Unesco

    Par Delphine de Mallevoüe Publié le 26/07/2011 à 09:28
    Construitau XVIIe siècle pour développer le commercedu blé, ce sentier d’eau est l’un des plus anciens canaux d’Europeencore en fonctionnement.

    Crédits photo : Alexandre GELEBART/REA/Alexandre GELEBART/REA
    Frappés de maladie, 42.000 arbres de la voie classée au patrimoine de l’Unesco risquent l’abattage.

    «Ce ne sera plus le même canal»

    INTERVIEW – «Un véritable crève-cœur»

    Comment les hommes diffusent le champignon

    Ombres tutélaires d’un patrimoine séculaire, les 42.000 platanes qui bordent les quelque 239 km du canal du Midi vont être sacrifiés. Rongée depuis 2006 par un mal incurable répondant au nom de Ceratocystis platani, la voûte arborée fait aujourd’hui l’objet de plans d’abattage et de campagnes de replantation par les pouvoirs publics pour tenter de sauver son classement au patrimoine de l’humanité, décidé par l’Unesco en 1996.

    Emblématique de l’ouvrage de Pierre Paul de Riquet, réalisé sous le règne de Louis XIV entre 1666 et 1681, elle encadrait jusqu’alors cette voie navigable appréciée des touristes, qui relie la Garonne à la mer Méditerranée. Construit pour développer le commerce du blé, ce sentier d’eau est l’un des plus anciens canaux d’Europe encore en fonctionnement. D’abord nommé Canal royal en Languedoc, il est rebaptisé par les révolutionnaires canal du Midi en 1789. Ses contemporains le considèrent alors comme le plus grand chantier du XVIIe siècle.

    Avec une telle dimension historique et patrimoniale, une majesté qui frappe encore l’œil et la mémoire des nouvelles générations, la suppression de cette architecture végétale suscite émoi et inquiétude. Chez les amoureux de la nature mais aussi et surtout chez les élus locaux, qui craignent des conséquences touristiques et un déclassement par l’Unesco, même s’il ne semble «pas à l’ordre du jour» selon le ministère de l’Écologie. Interpellé sur le sujet alors qu’il était mardi à Agde, dans l’Hérault, le président de la République a assuré que le gouvernement s’associerait aux élus locaux pour «sauver» le canal du Midi, un «patrimoine exceptionnel». «C’est un grand malheur et je vais demander à Frédéric Lefebvre et Nathalie Kosciusko-Morizet de vous recevoir», a promis Nicolas Sarkozy à Agnès Jullian, vice-présidente de la région Languedoc-Roussillon.

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    «Ce ne sera plus le même canal»
    Par Jean-Wilfrid Forquès (à Toulouse)

    Ce canal ombragé par deux rangées de platanes est célèbre dans toute l’Europe. Les photographes l’ont mis en valeur et les touristes sont nombreux chaque année à marcher ou rouler à bicyclette sur les berges. Certains goûtent encore mieux le charme du canal en naviguant à bord de péniches. Mais ce sont les mariniers qui en parlent le mieux. «Chez les Pinquet, nous sommes mariniers de père en fils», explique fièrement Paul, «depuis plusieurs générations maintenant, les membres de ma famille naviguent sur le canal du Midi pour transporter des marchandises entre Agen et Bordeaux, ou Béziers et Toulouse. Et l’abattage des arbres est une terrible nouvelle». Originaire de Bordeaux, Paul Pinquet habite à Sète avec toute sa famille : «Lorsque je passe près de Trèbes (Aude), où les arbres malades ont été sacrifiés, je suis très triste. L’autre jour, en longeant le canal, j’ai repéré des marques de couleur sur les arbres. J’ai compris qu’il s’agissait des arbres touchés par ce mal incurable. Cela dit, il est difficile d’aller à l’encontre de cette décision. Il n’y a pas d’autres solutions. Les responsables sont obligés de faire des choix.»

    «Touristes peinés»

    En novembre prochain, des arbres seront replantés dans ce secteur. VNF a choisi le platanor, un hybride résistant aux attaques du Ceratocystis platani, le chancre coloré. Plus au nord, à Toulouse, à la capitainerie du port Saint-Sauveur, «la question de l’abattage des arbres est également dans toutes les conversations», constate Sylvianne Huguet, capitaine du port. «Les touristes qui se baladent sur le canal du Midi sont peinés par cette décision», ajoute-t-elle. C’est le cas de Maurice, touriste belge passionné de navigation : «J’ai la boule au ventre. Cela me fait beaucoup de peine.» Plus loin, Bruno, un habitué du canal, ajoute, la gorge nouée : «Le canal du Midi sans les platanes, ce n’est plus le canal du Midi. Certes, il y a bien des programmes de replantation, mais nous ne pourrons pas voir ces arbres avant 30 ou 40 ans. J’espère que le canal du Midi ne va pas perdre son label Unesco.»

    «C’est un véritable crève-cœur»
    INTERVIEW – Jacques Noisette, responsable de la communication de Voies navigables de France du Sud-Ouest, explique les contraintes de l’abattage massif.

    LE FIGARO. – Abattre tant d’arbres malades, c’est une décision difficile qui a été prise ?

    Jacques NOISETTE. – C’est le moins que l’on puisse dire. Pour VNF, c’est un véritable crève-cœur. Cela dit, compte tenu de l’impact de cette maladie sur les arbres qui bordent le canal du Midi, il n’était pas question de rester les bras croisés. Aujourd’hui, il existe un seul moyen de lutter contre le chancre. Pour cela, il faut abattre les arbres contaminés et tous les arbres qui sont situés dans le périmètre immédiat, même s’ils sont sains ! Ensuite, il faudra brûler sur place les arbres malades. Du coup, nous devrons restaurer la berge car nous allons devoir déraciner les souches des platanes.

    Est-ce que la contamination peut concerner la totalité des arbres qui entourent le canal du Midi ?

    Aujourd’hui, fort heureusement, sur les 42 000 arbres, tous ne sont pas contaminés. Nous estimons à 2 000 le nombre d’arbres malades. En revanche, depuis 2006, date d’arrivée des premiers foyers, il y a eu une augmentation constante du nombre des cas. Cela montre une accélération très nette de la maladie. En 2013, la moyenne annuelle des abattages atteindra 4 000 arbres et les 42 000 platanes actuels auront disparu d’ici quinze à vingt ans.

    Doivent-ils être abattus ?

    Pour l’instant, il est difficile de dire si nous devons abattre tous les platanes. Il est sûr que le phénomène de prolifération de ce mal est en expansion. L’eau et les bateaux sont des vecteurs de propagation du chancre coloré. Les 42 000 arbres sont donc très clairement menacés ! Cela ne veut pas dire forcément qu’ils seront tous atteints, un jour, par la maladie.

    Avez-vous estimé le coût de ces opérations d’abattage ?

    D’ores et déjà, nous pouvons affirmer qu’il est très important. Il est estimé à 200 millions d’euros, dont le financement reste encore à déterminer. Le calendrier des abattages va donc se poursuivre dès le mois d’octobre. En 2011, nous étions à un millier arbres. En 2012, nous allons passer à la vitesse supérieure. Avec près de 4 000 arbres abattus. Dans le même temps, cet hiver, nous allons lancer deux programmes de replantation dans les secteurs les plus touchés de l’Aude : Villedubert, qui sera replanté en frênes, et Trèbes, où nous avons opté pour des platanors, un hybride résistant aux attaques du chancre coloré. Nous avons souhaité varier les essences en cas de nouvelles maladies.

    Le label Unesco est-il menacé ?

    Si nous n’avions rien fait, nous aurions pu perdre ce label ! En revanche, l’Unesco ne déclassera pas le canal parce que certains platanes sont malades. VNF va donc mettre le paquet pour lutter contre cette maladie. Nous sommes dans une logique de restauration. L’Unesco jugera de ce qui a été fait pour assurer la sauvegarde du bien.

    Propos recueillis par Jean-Wilfrid Forquès

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    Comment les hommes diffusent le champignon
    Qu’on le nomme par son nom scientifique, Ceratocystis platani, ou par son appellation commune, «chancre coloré», cela ne change rien au fond : le microchampignon qui infeste les platanes est un véritable fléau. «On a tout essayé pour l’éradiquer», assure Gilbert Chauvel, expert de la DGAL (Direction générale de l’alimentation) pour les zones non agricoles. «Que ce soit des produits chimiques tels que des fongicides, ou des produits biologiques tels que des champignons ou des bactéries antagonistes, rien ne marche», poursuit le spécialiste. Le nombre d’arbres morts se compte en plusieurs dizaines de milliers.

    Une variété résistante

    Identifié sur des platanes américains dans l’État du New Jersey en 1929, ce champignon a vraisemblablement franchi l’Atlantique dans le bois des caisses transportant du matériel pour les militaires américains lors de la Seconde Guerre mondiale. «C’est ce qui explique que les premières attaques sont apparues sur des arbres de villes portuaires, à Naples en Italie et à Marseille en France», explique encore Gilbert Chauvel. Les premiers arbres touchés l’ont été dans le parc Borély en 1946. Aujourd’hui, la région Paca est gravement touchée, et, dans une moindre proportion, le Languedoc-Roussillon, le Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes et la Corse. Outre l’Italie, le champignon a également été confirmé en Suisse et en Grèce. Quant aux États-Unis, seize États seraient aujourd’hui concernés.

    Le problème est particulièrement aigu le long du canal du Midi car la maladie est propagée par l’eau. «La croissance ne peut qu’être exponentielle», souligne l’expert de la DGAL. Mais il faut aussi se rendre à l’évidence : c’est l’homme qui est le meilleur allié du champignon ! Ce ne sont ni des insectes ni le vent qui le transporte mais le plus souvent les outils utilisés par des entreprises qui entretiennent les bords de route, creusent des tranchées aux abords des grands arbres ou encore nettoient les fossés. «Il suffit qu’un outil touche le tronc ou les racines d’un arbre contaminé pour qu’il devienne vecteur de la maladie auprès des arbres sains qui se trouvent aux alentours», raconte encore le spécialiste. Une simple voiture avec son pare-chocs peut transporter le chancre coloré ! Un arrêté national de lutte visant à mieux encadrer la prophylaxie et mieux gérer les foyers est en préparation au ministère de l’Agriculture : il devrait non seulement détailler les pratiques mais également prévoir une formation et imposer un niveau de compétence minimum pour les personnes qui travaillent sur ou aux abords des platanes.

    Si l’on ne sait pas juguler Ceratocystis platani, André Vigouroux, un scientifique de l’Inra (aujourd’hui à la retraite) a fort heureusement réussi après plusieurs années de recherche à créer en 2003 une variété résistante. Baptisé «platanor» (platane en or), cet arbre est le seul qui survit au champignon. D’ores et déjà, 2 500 de ces arbres ont été plantés. Reste qu’il va falloir créer plusieurs autres variétés de platanes pour envisager de reconstituer le patrimoine perdu. Un seul clone présente une trop grande fragilité si le chancre coloré venait à contourner la résistance de ce platanor. «Il faut impérativement introduire de la variabilité génétique pour éviter tout risque de contournement de la résistance à court ou moyen terme», insiste Gilbert Chauvel.

    Lien vers l’Article:
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/07/26/01016-20110726ARTFIG00584-le-sacrifice-des-platanes-du-canal-du-midi.php

  • Drenagoram dit :

    10 milliards d’hommes en 2100 ?

    Publié le 26/10/2011 à 16:31

    La population mondiale évaluée aujourd’hui à 7 milliards, devrait dépasser 10 milliards d’ici 2100, voire les 15 milliards si les taux de fertilité s’avèrent un peu plus élevés, selon un rapport des Nations Unies publié aujourd’hui à Londres. Ce rapport intitulé « Etat de la population mondiale 2011 » est publié peu avant les cérémonies qui marqueront le 31 octobre le passage du seuil des 7 milliards d’humains vivant sur la planète. Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) insiste sur les graves défis que posent les pressions démographiques pour combattre la pauvreté et préserver l’environnement.

    « C’est un défi et un appel à agir. La question de la population est cruciale pour toute l’humanité et pour la planète », a déclaré Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l’UNFPA. Evoquant la surpopulation, il a estimé : « Ce n’est pas une question de place, c’est une question d’équité, d’égalité des chances et de justice sociale. » Selon les dernières estimations, en hausse par rapport aux chiffres antérieurs, il devrait y avoir sur terre 9,3 milliards d’êtres humains en 2050, et plus de 10 milliards d’ici la fin du siècle, indique l’UNFPA.

    Mais « avec seulement une légère variation de la fertilité, particulièrement dans les pays les plus peuplés, les chiffres pourraient être plus élevés : 10,6 milliards de gens sur terre d’ici 2050, et plus de 15 milliards en 2100 ». Le document relève la poussée démographique engagée lors du Baby Boom après la 2ème guerre mondiale, dont l’impact s’estompe dans les années soixante. « L’éducation des filles et des femmes leur permet d’avoir moins d’enfants que leurs mères et grands-mères », s’est félicité Babatunde Osotimehin, jugeant que c’était là le principal « message ».

    La prospérité, une éducation meilleure et l’accès à la contraception réduisent en effet drastiquement la fertilité globale, au point qu’aujourd’hui certains pays riches font face à une baisse préoccupante de leur population. Ainsi, pendant les six dernières décennies, la fertilité moyenne mondiale a décliné, passant de 6 enfants par femme à 2,5 aujourd’hui. La fourchette va de 1,7 enfant en moyenne dans les pays avancés à 4,2 dans les moins développés. Cependant le monde compte 80 millions d’habitants supplémentaires chaque année, et les moins de 25 ans y représentent 43% de la population. Or « du printemps arabe aux sit-ins à Wall Steet, la population veut du changement, les jeunes en particulier », relève Babatunde Osotimehin.

    • Aurore dit :

      Des statistiques prévisionnelles pour 2050 et 2100 établies uniquement sur UNE considération mathématique ? lol !

      J’attendrai de nouvelles statistiques , après 2012 ! lol!

      • Drenagoram dit :

        L’Arbre du Temps s’échelonne à l’Hors ,
        Sur son Pas Lier va l’A venir ,
        Graver les Maux venant à Torts ,
        Au Yeux de l’Une un Si Offrir .
        ~
        A leurs Echelles la Main des Hommes ,
        Façonnent le Faire sans l’Essentiel ,
        Prévoir en Pire n’est pas de Normes ,
        Chaque En visage éspère l’Une Belle.
        ~
        NéO~

  • Drenagoram dit :

    De plus en plus d’événements climatiques extrêmes

    Par Marielle Court Mis à jour le 17/11/2011 à 22:14 | publié le 17/11/2011 à 21:50

    La ville de Cameron, aux États-Unis, après le passage de l’ouragan Rita, en 2005. Crédits photo : RIC FELD/ASSOCIATED PRESS

    Dans un rapport publié vendredi, le Giec analyse la vulnérabilité des pays face aux risques liés aux changements du climat.

    Cyclones et pluies torrentielles sous les tropiques, sécheresse en augmentation «au cours du XXIe siècle durant certaines saisons et dans certaines régions», poursuite de l’érosion des côtes et des inondations en raison «de la hausse du niveau de la mer», fonte des glaciers et disparition du permafrost (terre gelée en permanence) dans certaines régions de montagnes… Le dernier rapport du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) consacré aux événements climatiques extrêmes ne se montre pas très optimiste sur les évolutions attendues au cours du siècle. L’Europe de l’Ouest pour sa part devrait être plus particulièrement concernée par les vagues de chaleur comme en 2003.

    Les chercheurs réunis à Kampala (Ouganda) ont compilé les milliers de publications se rapportant au sujet. Ils rappellent dans un document encore provisoire – le texte définitif doit être publié vendredi – que les changements climatiques dont le réchauffement des températures, «vont conduire à des changements dans la fréquence, l’intensité, la répartition géographique et la durée des événements climatiques extrêmes pouvant aboutir à une situation sans précédent». Au cours du siècle dernier, la température moyenne s’est accrue de 1°C. Selon différents scénarios, le Giec estime que les températures pourraient encore augmenter entre 1° et 3°C d’ici à 2050 et jusqu’à 5°C à la fin du siècle si rien n’est fait pour arrêter la hausse constante des émissions de gaz à effet de serre.

    Chaque mot sera soupesé
    C’est l’un des grands enjeux de la conférence sur le climat qui se tient à la fin du mois à Durban en Afrique du Sud durant quinze jours. Cette conférence placée sous l’égide l’ONU est la 17e du genre. Il y a deux ans à Copenhague, les 192 chefs d’États et de gouvernements s’étaient engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de maintenir une hausse de la température mondiale en dessous de 2°C.

    Les scientifiques du Giec prennent toutefois la peine de relativiser certaines de leurs projections faute d’avoir des études en nombre suffisant et des statistiques fiables dans plusieurs pays ou régions du globe. Ils rappellent également que toutes les populations ne sont pas exposées de la même manière. «La vulnérabilité des populations et les pertes sont souvent concentrées dans les pays ou régions à faibles revenus même si les pays développés sont aussi vulnérables aux climats extrêmes.» L’impact des événements extrêmes est également étroitement lié au degré de préparation des pays ainsi qu’à leur capacité à réagir. «Certaines régions vont devenir inhospitalières» précise les scientifiques ce qui pourrait entraîner des mouvements de population.

    Chaque mot du rapport final qui devait être achevé au cours de la nuit sera soupesé. Les scientifiques du Giec gardent en effet en mémoire la bronca qui a suivi l’an dernier la divulgation d’une erreur dans leur dernier gros rapport sur le changement climatique datant de 2007. Ce rapport thématique doit participer au contenu du prochain, le cinquième du genre. Il sera publié en 2014.

  • Drenagoram dit :

    Film sur les dégâts forestiers au Congo

    AFP Publié le 12/01/2012 à

    L’exploitation forestière des Français dans le bassin du Congo, deuxième massif de forêts tropicales humides au monde, provoque d’importants dégâts dont témoigne un film documentaire, réalisé par les Amis de la Terre et rendu public aujourd’hui sur leur site.

    Les Amis de la Terre ont conduit une mission dans plusieurs sites d’exploitation du Cameroun et du Congo -Dimako, Yokadouma, Mindourou et Eboumetoum- pour raconter « la face cachée de l’exploitation forestière » notamment par les sociétés françaises Pallisco et Rougier (SFID).

    Dans « Déforestation durable », Sylvain Angerand, de l’association, mène l’enquête, avec l’aide de Samuel N’guiffo, des Amis de la Terre Cameroun. « C’est une spécificité de la coopération française de se concentrer sur le bassin du Congo et sur l’appui à ces industriels, pour qu’ils créent de l’emploi et du développement », indique Sylvain Angerand. Mais on est loin du compte.

    Quand les exploitants arrivent, ils créent des routes, installent des pompes à eau, ouvrent des dispensaires, des écoles, voire construisent des maisons, grâce à des dons et prêts fournis par la coopération française. Des compensations sont versées pour l’exploitation de la forêt mais corruption aidant, les habitants n’en voient pas la couleur, souligne le film.

    Le problème, c’est qu’une fois les meilleures espèces exploitées, les forestiers vont ailleurs. La route n’est plus entretenue, l’électricité n’arrive plus, le puits ne fonctionne pas… « Ce sont des villages fantômes », dit Sylvain Angerand. En plus, les forêts sont vidées des principales essences commerciales, qui « sont aussi à forte valeur culturelle, alimentaire et médicinale », souligne Samuel N’guiffo. Les vieux arbres, les plus gros, sont difficiles à remplacer.

    Pour lui, il est clair que « l’exploitation forestière n’a pas été un moyen de lutte contre la pauvreté ». Une fois l’exploitant parti « la population revient à un niveau de vie inférieur à ce qu’il était avant l’exploitation », dit-il.

    « La grande question, c’est à qui appartiennent les forêts », dit Samuel N’guiffo. Les communautés estiment qu’elles sont à elles, mais l’Etat les perçoit « essentiellement comme une ressource économique qui doit générer des revenus ». Une solution, pour Sylvain Angerand, serait de « lutter contre la corruption » et surtout de « renforcer les droits des communautés ». Il conviendrait alors de « développer la foresterie communautaire et de faire accompagner la gestion par les communautés qui en dépendent directement ».

    Liens

    Documentaire : Les Bassins du Congo
    Bande Annonce : Déforestation Durable

  • Drenagoram dit :

    Brésil: les noces grandioses de la forêt et de l’océan

    Par Maud Vidal-Naquet
    Publié le 05/10/2012 à 13:19


    Avec sa forêt aux fruits d’or qui embrasse l’océan, le petit village de pêcheurs d’Itacaré a conquis la poignée de Français qui s’y sont installés. Sur la plage dorée de Tirica, de juillet à septembre, les surfeurs viennent affronter l’une des plus belles vagues du Brésil. Crédits photo : Anouk Garcia, Anouk Garcia

    Le long des côtes brésiliennes est née la forêt la plus riche et la plus menacée au monde : la forêt atlantique. Réunis par le rêve de la sauver, scientifiques, artistes, stylistes et planteurs de cacao jettent l’ancre à Bahia. Nos adresses secrètes.

    Accompagné par le ricanement des sagouins, un tailleur de pierre ordonne les pavés de granit sur le lacet de terre qui grimpe jusqu’à la Serra Bonita. La montagne située dans l’État de Bahia surplombe l’océan et la forêt atlantique. En dévoilant la palette des senteurs de l’écrin tropical, la route part à l’assaut des nuages accrochés aux immenses jequitibás. Âgés d’un demi-millénaire, ces arbres majestueux ont vu les premiers Portugais arriver. Un miracle! Quand on sait que 95 % de la forêt atlantique, qui s’étirait autrefois sur les 8600 km de côtes du Brésil, sont partis en fumée sous la pression urbaine, l’élevage et les monocultures de la canne à sucre et de l’eucalyptus.

    La forêt atlantique possède l’une des plus grandes biodiversités au monde. Crédits photo : Anouk Garcia/www.anoukgarcia.com

    Le Brésil doit son nom à un arbre de cette immense forêt: le pau-brasil. Surexploité pendant la colonisation, il a aujourd’hui complètement disparu. «Comment le Brésil peut-il se targuer de l’effigie d’un arbre qu’il a lui-même détruit?», s’indigne le sculpteur Frans Krajcberg. L’œuvre de Krajcberg est un cri de révolte pour protéger la forêt: il érige des troncs brûlés qu’il sublime par les ocres de la terre. À 91 ans, l’artiste d’origine polonaise habite dans une cabane supportée par l’imposante branche d’un péqui – un arbre au bois très dur – au cœur de la dernière forêt de Nova Viçosa, à l’extrême sud de l’État de Bahia.

    Nossa Senhora da Conceiçao, église édifiée en 1630 à Santa Cruz de Cabràlia. Crédits photo : Anouk Garcia/www.anoukgarcia.com

    Désespéré de voir disparaître les forêts où il collectait ses spécimens, l’entomologiste Vitor Becker cherche un bout de forêt vierge à protéger. Il jette son dévolu sur la Serra Bonita et fait de la nature son musée. Vitor crée une réserve et un centre de recherche, et y abrite ses 250.000 papillons de nuit, la plus grande collection de toutes les Amériques. La cuillère de maté posée sur les lèvres, il scrute la forêt qui dévale la montagne jusqu’à l’horizon: 2000 hectares qu’il a réunis au fil des années. «Regarde la canopée, chaque jour une nouvelle couleur apparaît. Ce sont les fleurs des arbres qui nourrissent les insectes, qui seront eux-mêmes mangés par les oiseaux et les animaux. Plus il y a de fleurs, plus il y a de vies possibles! C’est cela la biodiversité. C’est elle, la gardienne du secret de la vie», confie Vitor, les yeux rivés sur le vol en plané d’un aigle royal. Sa montagne est l’un des plus remarquables observatoires d’oiseaux du Brésil. Cet engagement total au service de la nature lui a valu de recevoir en 2010 le prestigieux prix du meilleur projet de conservation de la biodiversité, décerné par la National Geographic Society. Pas besoin de coupe-coupe pour se promener dans la forêt primaire. Les arbres sont si élevés qu’à hauteur d’homme se déroule un monde ouvert et fantastique. Ici, les lichens et les mousses règnent en maîtres. Rehaussé par le suintement de l’humidité, le rouge brillant d’une fleur de broméliacée nous surprend. À ses côtés, une liane sculptée en escalier invite le monde à s’y suspendre. Si au cœur de la forêt tropicale, on pense, le souffle court, que l’on vient de se perdre, c’est peut-être justement qu’en se rapprochant de nos instincts, on serait en train de se retrouver! Impressions partagées par les scientifiques, les écrivains, les amoureux de la nature qui se sont aventurés sur ce lacet de granit grimpant vers le ciel. Tous sans exception se sont fait piéger par le temps que la nature demande pour être contemplée. Alors, les chambres simples et confortables de Vitor et Clémira tombent à point pour nous accueillir.

    Les cacaoyers ont besoin de l’ombre des grands arbres pour pousser. Dans l’État de Bahia, la culture traditionnelle de cette essence a permis de protéger la forêt. Crédits photo : Anouk Garcia/www.anoukgarcia.com

    Si l’État de Bahia a conservé sa forêt atlantique, c’est grâce à la culture traditionnelle du cacao. Cet arbuste a besoin de l’ombre des arbres pour prospérer. Originaire d’Amazonie, le cacaoyer a été introduit au XVIIe siècle sur la côte bahianaise. Il s’y est tellement bien adapté qu’il a fait de ses cultivateurs les hommes les plus riches du Brésil. À la fin du XXe siècle, un champignon intraitable – appelé balai de sorcière – met fin à l’âge d’or du cacao. Immortalisé par l’œuvre de Jorge Amado, le célèbre romancier bahianais, le mythe de la terre aux fruits d’or continue de fasciner. Hugues de Riquescent, un ancien navigateur passionné par la forêt et la culture afro-brésilienne, jette l’ancre sur les rives du Rio das Contas dans une ancienne plantation. Tout en reprenant en main la ferme, il ouvre des chambres d’hôtes sous les girofliers qui surplombent la rivière. Dans la forêt, il expérimente l’agro-écologie: une polyculture respectueuse de la biodiversité. Pour conserver la forêt et développer des rentes à l’instar du cacao, il développe d’autres cultures d’ombre comme le palmier pupunha, dont le cœur fait nos délices en salade. Sur les chemins de traverse des cabrucas – les plantations traditionnelles de cacaoyers -, les averses font rougeoyer la terre qui répand d’un seul coup cette odeur si particulière des tropiques. Il suffit de tendre les bras pour cueillir une multitude de fruits délicieux comme l’acérola – une petite cerise acidulée très riche en vitamine C -, le cupuaçu, qui donne un jus désaltérant, ou le cajá, un fruit orange aux saveurs douces et sucrées. Baignée par la fraîcheur des eaux cristallines des cascades, la cabruca se prête à merveille à l’exploration…

    La ville de Belmonte a connu l’âge d’or. les cargaisons de cacao y affluaient pour être acheminées vers l’Europe. Une magnifique architecture coloniale y est préservée. Crédits photo : Anouk Garcia/www.anoukgarcia.com

    Fascinés par ces paradis cachés, des créateurs et amoureux d’art y ont également niché des adresses secrètes. À Corumbau, un village de pêcheurs aux couleurs qui claquent, Renata Mellao, une Pauliste passionnée d’art brésilien, a créé la Vila Naiá. Ses cabanes de pêcheur reconverties en suites de luxe se glissent au pied du Monte Pascoal. L’horizon bleu turquoise, où s’étire la barrière de corail, n’est perturbé que par les pirouettes des dauphins. Passer inaperçu et effleurer le paysage sont ici les maîtres mots. En survolant le sud de Bahia, Mucki Skowronski, la styliste carioca, a le coup de foudre pour une immense propriété où la forêt est bordée par 7 km de sable ivoire. Face à l’océan qui déroule des vagues parfaites, elle hisse ses couleurs sur 14 spacieuses cabanes de bois. Sur la route d’Una, aucune indication: l’adresse se confie de bouche à oreille. Quant à Vincent Cassel et Monica Bellucci, ils ont craqué pour les étés festifs, les vagues de surf et les bonnes tables d’Itacaré, un village de pêcheurs à la fière culture africaine. Ils viennent de s’installer à Jeribucaçu, une plage de sable blanc caressée par la luxuriante forêt atlantique.

    Brésil ~ le carnet de voyage
    Décalage horaire: – 4 heures par rapport à la France en hiver. Monnaie: 1 € = 2,50 réais. Pas de visa pour les Français, ni de vaccin obligatoire.

    La TAP Portugal (0.820.31.93.20 ; http://www.flytap.fr) dessert Salvador de Bahia au départ de Paris, Lyon, Marseille, Nice et Toulouse via Lisbonne. Vol A/R à partir de 800 €. Le plus: 2 bagages de 25 kg par personne sont autorisés. Equinoxiales (01.77.48.81.00 ; http://www.equinoxiales.fr) propose des itinéraires au volant d’une dizaine de jours pour un budget d’environ 2 500 € par personne en base double, hôtels, petits déjeuners, voiture de location et vols inclus. Welcom Tour (00.55.21.25.11.26.96 ; welcome-tour.com), une agence francophone basée à Rio de Janeiro, organise un séjour bahianais dans les plus belles adresses de la forêt atlantique. Compter autour de 4 000 € par personne en base double avec transfert et guide francophone, hors vol A/R.

    Une mine d’infos en français: http://www.itacare.com

    Vila Naiá (00.55.11.30.63.20.23 ; http://www.vilanaia.com.br). Dans ce sublime bout du monde, des cabanes de pêcheur reconverties en suites de luxe effleurent le paysage. Transferts organisés en hélicoptère depuis Porto Seguro. A partir de 500 € pour deux en pension complète. Fazenda da Lagoa (00.55.73.32.36.60.46 ; http://www.fazendadalagoa.com.br) à Una. 14 immenses cabanons en bois se partagent 7 km de plages privées. Ils sont personnalisés par la styliste carioca en vogue: Mucki Skowronski qui accueille les amis d’amis dans une ambiance haute en couleur. 375 € pour 2 avec petit déjeuner et dîner. Au-delà de 3 nuits, les transferts depuis Ilhéus sont compris. Txai Resort (00.55.11.2627.63.63 ; http://www.txai.com.br). L’hôtel le plus chic de la région se trouve à 10 km d’Itacaré. Plage déserte, spa splendide et piscine de 50 m pour les adeptes de longueurs. Appartement à partir de 400 €, petit déjeuner inclus. Réserve naturelle de la Serra Bonita (00.55.73.32.83.06.52 ; http://www.uiracu.org.br) à Camacan. Au coeur de la forêt primaire, aux côtés des chercheurs et scientifiques du monde entier, 8 chambres simples avec connexion internet sont ouvertes aux passionnés de nature. 10 km de sentiers permettent de découvrir la forêt primaire. Pension complète à partir de 75 € par personne. Pousada Ilha Verde (00.55.73.32.51.20.56 ; http://www.ilhaverde.com.br) à Itacaré. Pour profiter des fêtes, des boutiques et des plages, une petite adresse de charme cachée dans un jardin magique au coeur du village. La pousada est tenue par Nicole, une Française qui connaît la région comme sa poche. Coup de coeur pour la cabane au bord de la piscine. A partir de 85 € pour 2 avec un petit déjeuner bahianais gourmand. Fazenda Pedra do Sabia (00.55.73.99.65.10.31 ; http://www.pedradosabia.com) à Itacaré. Sur le rio das Contas, protégée par la forêt vierge, la Fazenda cacaoyère Pedra do Sabia dispose de 5 bungalows spacieux avec véranda. Elle propose des séjours 100 % nature en pension complète à partir de 70 € par personne. On y parle français.

    Eviter de partir pendant la semaine de carnaval lors de laquelle les prix flambent et les places se font rares.

    Survoler la côte en hélicoptère (00.55.73.32.88.14.55 ; http://www.tropicair.com.br) et se laisser surprendre par l’étonnante langue de sable de 2 km qui fonce droit au large devant le Monte Pascoal.Se perdre dans la forêt enchantée de la Serra Bonita. Déguster une moqueca de poisson (le plat régional à base de lait de coco) chez Tia Deth à Itacaré.

    La biodiversité de la forêt atlantique offre au cacao bahianais une remarquable palette d’arômes. Elle se goûte dans les créations de Stéphane Bonnat (04.76.05.28.09 ; http://www.bonnat-chocolatier.com) qui accompagne la fève de cacao de l’arbre au palais.La forêt à ParisLe travail de Frans Krajcberg contre la déforestation peut se voir à Paris, à l’espace Krajcberg du musée du Montparnasse (01.42.22.91.96 ; http://www.museedumontparnasse.net).

    Les Terres du bout du monde de Jorge Amado, Gallimard, Folio. L’œuvre du grand auteur brésilien nous plonge dans cette civilisation du cacao, née dans la forêt atlantique du sud de Bahia.

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  • Drenagoram dit :

    A la découverte d’une forêt livrée à elle-même

    Olivier Dessibourg


    Pendant des décennies, c’est l’exploitation plutôt que la conservation qui a prévalu dans ces vallées reculées . (Keystone)

    Les splendides sylves des vals Cama et Leggia forment depuis cinq ans la plus grande réserve forestière naturelle du pays, hors Parc national. Premier bilan sur le terrain, avec l’ingénieur forestier à l’origine du projet

    D’un pas agile, Luca Plozza sort du sentier qui effrite la crête du Torrion: «Vous voyez ce buisson? C’est une variété d’aulne vert (Alnus viridis brembana ). C’est rare d’en trouver en Suisse», explique-t-il en en caressant un rameau. «Cette forêt, avec la diversité de ses arbres, c’est un bijou. C’était un devoir de la protéger.» A 2030 m d’altitude, le regard de l’ingénieur forestier grison embrasse le Val Leggia, l’une des deux vallées qui, avec le Val Cama voisin, constitue la plus grande réserve forestière naturelle de Suisse, hors Parc national. Son établissement a été décidé il y a tout juste cinq ans, le 19 octobre 2007, par le canton des Grisons, les communes concernées et Pro Natura, avec le soutien financier de la Fondation Hauser, qui a servi à dédommager les propriétaires touchés. L’occasion, aujourd’hui, de tirer un premier bilan avec celui qui fut la cheville ouvrière de sa création.

    Cette réserve occupe 15 km2 dans la région du Misox, entre Bellinzone et le col du San Bernardino, dont 12 sur lesquels la forêt est désormais entièrement livrée à elle-même, toute intervention de l’homme y étant proscrite, tels le bûcheronnage ou l’évacuation du bois mort. Seuls sont autorisés la cueillette des baies, les recherches scientifiques, le pacage d’animaux dans certaines zones bien précises et la chasse: «Le gibier se délecte des jeunes pousses. Le réguler est indispensable pour préserver cette forêt», explique Luca Plozza, en montrant de son bâton métallique un sapin blanc haut de 30 cm s’extirpant du lit de feuilles mortes.

    Pendant des décennies, c’est l’exploitation plutôt que la conservation qui a prévalu dans ces vallées reculées, accessibles uniquement par des sentiers pédestres. Bois et charbon étaient vendus jusqu’en Lombardie. Dans les fourrés du Val Cama, on retrouve les placettes sur lesquelles les charbonniers construisaient leurs meules. Entre 1900 et 1960, ce sont 73 000 m3 de bois qui ont été extraits de ces sylves. Avant que ce pan de l’économie locale ne devienne plus rentable.

    «J’estimais que l’on disposait d’assez de place dans les Grisons pour créer une telle réserve», reprend Luca Plozza, en crapahutant dans les pierriers. «Selon la loi fédérale, nous avons un devoir de protection des forêts pour préserver la biodiversité végétale et animale qu’elles hébergent. Elles répondent aussi au besoin de la population de disposer de zones de loisir.»

    Le choix des vals Cama et Leggia s’explique par le fait que leurs forêts ne protègent directement aucun village. «Surtout, dit Luca Plozza, 26 types différents d’associations d’arbres ont été répertoriés, ce qui constitue une mosaïque extraordinaire.» Hêtraies à luzules blanc de neige y côtoient les pessières-sapinières à calamagrostides, les zones de mélèzes et sapins avec rhododendrons, ou encore, plus bas, les magnifiques châtaigneraies à raiponces. «La présence de ces diverses essences dépend de facteurs variés»: géologie des lieux (roches calcaire ou cristalline), composition du sol, exposition ou altitude. «Mais, ce qui rend cette forêt unique, c’est que l’on y trouve autant, vers 450 mètres, des arbres typiques de la région insubrique, c’est-à-dire endémiques des régions de la Méditerranée (comme le charme-houblon, Ostrya carpinifolia ), que, au plus haut, des pins de montagne, typiques des régions boréales. Une richesse extraordinaire.» Et Luca Plozza de poursuivre, intarissable: «Ici, on trouve ensemble des sapins et des mélèzes, ce qui est rare. Qui plus est jusqu’à la limite de la végétation.»

    Pour l’ingénieur forestier, l’intérêt sera aussi de pouvoir suivre l’évolution de ces forêts afin d’évaluer comment elles jouent leurs différents rôles, ceci dans le but d’«acquérir des connaissances écologiques et sylvicoles pour une gestion optimale de toute forêt». «Par exemple, on souhaite savoir si une pessière (forêt peuplée d’épicéas, ndlr) fait encore office de protection efficace contre les dangers naturels comme les avalanches, après 200 ans sans soins forestiers.»

    Après cinq ans d’existence de cette réserve naturelle, quelles conclusions peut-on tirer? «Dans la vie d’une forêt, cinq ans, ce n’est rien. Il faut des décennies pour apprécier des modifications. C’est trop tôt pour faire le bilan. Cela dit, notre chance est que ces forêts n’ont quasiment plus été exploitées depuis cinq décennies. Ce qui permet tout de même d’observer des tendances.» Ainsi, «ces sylves contiennent à la fois des zones denses et aérées», ce qui permet aux jeunes arbres de pousser sans trop de contrainte. Luca Plozza se montre aussi satisfait que «ses» forêts soient désormais incluses dans une vaste étude de l’Institut WSL de Birmensdorf sur 49 forêts de Suisse – ses chercheurs ont réalisé en 2009 au Misox un inventaire détaillé.

    Quant au bois mort, il est présent surtout dans les talus pentus et rocailleux qu’ont jadis ravagés les avalanches, et dans les parties les plus anciennes de la forêt. Ces troncs secs ou recouverts de mousse servent de lieux de vie à près de 300 espèces d’insectes, oiseaux, invertébrés, etc. «Avec 30 m3 de bois mort par hectare, ces forêts sont encore loin des forêts les plus primaires du pays, qui en contiennent entre 50 et 150 m3, voire jusqu’à 390 comme à Derborence», relativise Peter Brang. Selon ce chercheur au WSL, ces forêts du Misox, parce qu’elles sont assez jeunes, «ne constituent pas encore un objet scientifique exceptionnellement intéressant. Cela dit, il faut bien commencer, tôt ou tard, de créer de telles réserves naturelles, de manière à les étudier durant des décennies…»

    A terme, ces forêts permettront d’étudier les impacts des changements climatiques sur elles-mêmes, par exemple sur le déplacement géographique des différentes essences. «Grâce à leur capacité de stocker l’énergie sous forme de sucres, certaines espèces d’arbres peuvent survivre à des froids de -60 °C, explique la brochure décrivant cette réserve. La croissance a toutefois lieu lorsque la température est de 5 à 7 °C. Si l’été est trop court ou trop froid, ces arbres ne poussent pas.»

    Par ailleurs, le réchauffement favorise aussi l’installation d’espèces invasives, souvent importées, comme l’ailante glanduleux (Ailanthus altissima), dont les chercheurs vont suivre la progression. Enfin, si le taux de CO2, qui croît dans l’atmosphère, favorise une plus grande croissance des plantes, des études du WSL ont montré que l’absorption de plus grandes quantités de CO2 par certaines plantes augmente leur sensibilité au gel.

    En 2007, avec cette nouvelle région protégée des vals Cama et Leggia, la surface totale des forêts du pays transformées en réserve naturelle non exploitable est passée de 3,14 à 3,26%. «Aujourd’hui, nous sommes proches de 4,6%, dit Marcus Ulber, spécialiste de l’aménagement du territoire à Pro Natura. Mais nous restons loin des 10% visés conjointement pour 2030 par les cantons et la Confédération. Les choses avancent très lentement…»

    Pro Natura préconisait même 18%, afin de garantir, en combinaison avec la sylviculture durable, la préservation de la biodiversité. «Car c’est uniquement dans ces réserves que les arbres, habituellement coupés avant l’âge de 120 ans, peuvent vieillir entre 200 et 400 ans. Une phase de sénescence d’ailleurs cruciale pour de nombreux insectes. Or, nous manquons en Suisse de zones de forêts avec des arbres suffisamment vieux.»

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  • Drenagoram dit :

    Des millions d’arbres pour le Tamil Nadu

    Mots clés : Biodiversité, Inde, Tamil Nadu, Sadghuru, Jacques
    Rocher, Green Hands

    Par Cyril Drouhet
    Mis à jour le 19/10/2012 à 14:31 | publié le 18/10/2012 à 15:57

    Lancé par Sadghuru, un maitre spirituel indien, le projet Green Hands vise la plantation de 114 millions d’arbres d’ici à fin 2015, Jacques rocher ( à droite) soutient ce programme avec la fondation Yves Rocher. Des milliers de bénévoles y participent. Crédits photo : Patrick Wallet


    REPORTAGE – Dans une région aride de l’Inde, Sadghuru, un maître spirituel, est en voie de réaliser un pari fou d’ici à 2015, grâce à des milliers de bénévoles et l’appui de la Fondation Yves Rocher : planter 114 millions d’arbres.

    Celui qui plante un arbre plante un espoir. Pour vérifier l’adage, ils sont des centaines ce matin-là à s’être rassemblés sur ce morceau de plateau désertique, à une trentaine de kilomètres de Coimbatore, au coeur du Tamil Nadu, Etat rural du sud-est de l’Inde. Des femmes drapées dans leur sari creusent un sol sablonneux appauvri par la sévérité d’une sécheresse endémique. Des enfants, accourus des écoles de la région, tiennent fièrement entre leurs mains un plant de santal rouge, de manguier ou de jaquier. Des hommes, ravinés par l’épreuve du soleil, portent des seaux d’eau, liquide précieux dont il ne faut pas perdre une goutte.
    Une armée de bénévoles forte de 300.000 planteurs

    Tous sont des volontaires de Green Hands, une ONG locale au service du reboisement qui, en quelques années, a formé une armée de bénévoles forte de 300.000 planteurs. Barbe grisonnante et fournie, le visage éclairé de ceux dont la bienveillance inspire la confiance, il se tient au milieu de ces paysans et leur prodigue quelques conseils avant de donner le signal.

    Des milliers de particuliers, mais aussi plus de 600 écoles de la région, créent des pépinières abritant parfois des milleirs de plants. plus d’une trentaine d’espèces sont élevées: des arbres fruitiers, mais aussi du bois de construction ou de chauffage. Crédits photo : Patrick Wallet
    Lui se nomme Sadghuru. Pour les Indiens, il est un maître spirituel, un sage, un être charismatique qui les inspire et leur ouvre la voie d’une nouvelle économie verte. Pour nous Occidentaux, il passerait volontiers pour un fou. Imaginez seulement un homme qui prend le pari de replanter 114 millions d’arbres d’ici à 2015, pour que le Tamil Nadu retrouve une couverture boisée de 33% de sa superficie. Imaginez encore qu’avec sa seule force de conviction, il puisse lever en masse les populations. Imaginez enfin que ce rêve impossible sera bientôt une réalité. Cette aventure, Jacques Rocher, président d’honneur de la Fondation Yves-Rocher, a voulu la partager. Conquis par l’ambition de Sadghuru de vouloir reverdir les déserts, cet entrepreneur, leader français de la cosmétique, s’est engagé à soutenir Green Hands à hauteur de 15 millions d’arbres. Ce jour-là, il peut observer avec satisfaction le résultat de son partenariat: en quelques minutes, près de 2 000 jeunes pousses viennent d’être offertes à la terre. Un bosquet, certes, mais l’effet multiplicateur de ces initiatives a déjà produit en quelques années des massifs forestiers entiers.
    Difficile aujourd’hui, quand on traverse ces paysages arides et décharnés, d’imaginer que le Tamil Nadu fut autrefois une terre vivante et verte. On dit même que les Tamils anciens vouaient une véritable vénération aux arbres qu’ils considéraient comme la demeure des esprits: le moindre abattage pouvait alors provoquer la colère d’une divinité et engendrer maladies, disettes ou mauvaises récoltes. Reste qu’à l’épreuve du temps, de la modernité et des récents caprices climatiques, les plaines, autrefois fertiles, se sont lentement appauvries jusqu’à mourir d’épuisement. Les forêts ont été coupées au hasard pour le bois de chauffage ou de construction, l’agriculture s’est nourrie d’engrais chimiques pour supporter artificiellement un sol sans vie, et la terre s’est alors couchée, nue, non protégée. Le soleil acide a fini de l’achever, l’a cuite, l’a laissée stérile.

    Dans le Tamil Nadu, la déforestation massive a conduit à l’épuisement des sols, appauvrissant la communauté rurale. Crédits photo : Patrick Wallet

    En 2004, quand le tsunami s’est abattu sur les côtes du Tamil Nadu comme pour parachever la malédiction, Sadghuru a compris l’urgence de la situation: «Si l’on continuait dans cette voie, il y aurait un peu moins de Tamil Nadu, un peu moins d’Inde, un peu moins de Terre. Il fallait réconcilier l’Homme avec la nature, lui qui avait divorcé de son propre sol.» Et de citer joyeusement le poète américain Robert Frost pour marquer sa prise de conscience: «Il y avait deux chemins devant moi, j’ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé.»
    Des arbres pour le bien-être de tous

    Débute alors un vaste mouvement de sensibilisation avec des mots qui font mouche, dans un pays qui doit faire face aux enjeux conjoints d’une démographie galopante, du développement et de l’urbanisation. Le Tamil Nadu compte 64 millions d’habitants, vivant majoritairement dans les campagnes, pour une superficie d’à peine un quart celle de la France. Sadghuru prêche la bonne parole et parvient à capter l’écoute en démontrant que planter des arbres ne se résume pas à un seul acte angélique, mais contribuera d’abord au bien-être de tous. Les enfants? Ils deviennent ses premiers ambassadeurs grâce aux pépinières que certaines écoles acceptent de développer. Garçons et filles s’affirment dès lors comme les protecteurs des plants qu’ils font germer, qu’ils arrosent avec soin, qu’ils veillent, qu’ils voient pousser et s’élancer. Quant au monde paysan? Il pensait qu’avec l’adoption de la monoculture, l’arbre se muait en son pire ennemi, en plongeant ses racines dans les champs, en réduisant les surfaces agricoles, en étouffant les semences. Il deviendra son meilleur atout. Car l’arbre permet d’éviter l’érosion des sols, il restaure la qualité de la terre, et l’ombre qu’il projette permet d’abriter de nouvelles cultures, du soja, des poivriers, des légumineux donnant jusqu’à quatre récoltes par an.

    Sadghuru prend le contre-pied d’une monoculture intensive qui a appauvri les fermiers, et prône la polyculture, où l’arbre est roi, et les sources de revenus considérablement accrues. Le tout, en parfaite autosuffisance sans recourir aux pesticides. Une initiative que ne renierait sans doute pas Pierre Rabhi, penseur de la biodiversité et farouche défenseur de l’agro-écologie, quand il affirme que notre planète vit une période de transition «entre un ordre qui meurt et un avenir à inventer». Selon lui, notre lien à la terre est si intime, si vital qu’en matière d’agronomie, il faut en finir avec le règne destructeur du tout technique et de la productivité, et éviter ainsi le pillage du vivant par la surexploitation humaine.
    850.000 arbres plantés en une journée

    Sadghuru et jacques Rocher devant un arbre vénérable. Deux hommes unis pour réussir un pari fou. Chaque année, disparait en forêt la surface du Portugal. Crédits photo : Patrick Wallet

    Les premières fermes modèles commencent à fleurir, le bouche-à-oreille se propage, l’enthousiasme gagne les coeurs, un élan inéluctable se dessine. C’est le moment que choisit Sadghuru pour frapper un grand coup. «La faiblesse de nos moyens est compensée par le nombre de nos bras», se plaît-il à préciser. En octobre 2006, il parvient à mobiliser des milliers de volontaires. En une seule journée, 850.000 arbres sont plantés aux quatre coins du Tamil Nadu: il entre dans le Guinness des records. En France, Jacques Rocher a eu vent de ce «miracle» indien. Il revient tout juste du Kenya où il a rencontré Wangari Maathai, prix Nobel de la paix aujourd’hui disparue. Cette protectrice de l’environnement s’érige en marraine de la reforestation sous l’égide de l’ONU. Par l’entremise de sa Fondation, Jacques Rocher promet de se battre à ses côtés et s’associe tout naturellement aux desseins du maître spirituel indien. «La démarche de Green Hands s’inscrit dans une démarche globale en associant les populations locales, les paysans et les écoles.

    Planter des arbres exige de s’inscrire dans le temps. Ici, les objectifs sont pharaoniques, mais réalistes. C’est pourquoi, nous accompagnons ces hommes et ces femmes dans leur action visionnaire.»Et c’est vrai que la planète vit aujourd’hui une situation de destruction massive de son milieu naturel. Chaque année, nous perdons 7,3 millions d’hectares boisés, la superficie du Portugal. Le phénomène a de quoi alarmer quand on sait que les forêts tropicales recouvrent 7 % de la superficie terrestre, et relâchent dans l’atmosphère 40% de l’oxygène que nous respirons. «Notre combat de replanter 50 millions d’arbres d’ici à fin 2015 peut sembler dérisoire aux yeux de certains, renchérit Jacques Rocher. Mais nous avons tous une responsabilité commune: soit on agit, soit on ne fait rien. Mon rôle consiste à transmettre une écologie positive de plaisir en touchant le coeur des gens: car l’arbre est symbole de pérennité et de transmission.»
    À l’école de Bungalowpudur, ces enfants, assis par terre, côte à côte, en sont la preuve: ils remplissent des petits sachets de terre enrichie pour y planter une graine. Ce sont eux qui vont montrer le chemin aux générations futures. Plus de 600 établissements scolaires ont intégré ce projet de replantation dans leurs programmes. Chacun produit plus de 2 000 plants par année, pour une trentaine d’espèces qui seront diffusées dans tout le Tamil Nadu. Un effet multiplicateur qui permettra bientôt d’atteindre l’objectif promis.


    Ces enfants de l’école de Bungalowpudur font partie des élève suivants un projet de replantation dans leurs programme. Crédits photo : Patrick Wallet
    Thengaraju fait partie des 24.000 paysans qui ont suivi les indications de Sadghuru. Les 7 000 bananiers, manguiers ou cocotiers plantés il y a trois ans commencent à donner leurs fruits. Ses revenus annuels ont quadruplé pour atteindre désormais près de 600.000 roupies (environ 8 500 euros), un joli pactole quand on sait que les salaires dépassent ici rarement les 1 000 euros par habitant et par an. Notre homme veut désormais transmettre le message aux autres fermiers: «Qu’ils aient conscience du résultat obtenu pour à leur tour prendre le le relais.»
    Au nord du Tamil Nadu, à la frontière avec le Kerala, la réserve naturelle de Mandumalai abrite l’une des dernières forêts primaires de la région. Un espace réduit peuplé d’éléphants sauvages, de tigres et d’arbres millénaires. Un sanctuaire de la biodiversité, le vestige d’un monde ancien. Il était une fois un sage indien et un industriel français qui décidèrent d’unir leurs efforts pour reverdir la planète. Au nom de l’humanité et d’une certaine générosité. Contre le fatalisme et le catastrophisme. Ni l’un ni l’autre ne démentiraient les propos de Martin Luther King quand il déclara: «Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier.» Pour un ultime espoir… –

    Plantons pour la planète
    C’est en 2007 que la Fondation Yves-Rocher – Institut de France lance sa grande opération de reboisement à travers le monde, avec l’engagement aujourd’hui de planter 50 millions d’arbres d’ici à la fin de 2015. Elle compte désormais 24 spots dans 21 pays (Ethiopie, Chine, Sénégal, France, Thaïlande…) et plus de 21 millions d’arbres ont déjà été plantés. Pour tout renseignement:

    http://www.fondation-yves-rocher.org

    Source

  • Morpheus dit :

    L’année 2012 sera l’une des plus chaudes jamais enregistrées
    28.11.2012 16:06

    La banquise de l’Arctique a perdu quelque 11,83 millions de km2 entre mars et septembre. [Sylvain Cordier/Hemis.fr – AFP]
    De très nombreux pics de chaleur et une fonte record de la banquise arctique ont été constatés depuis janvier, indique mercredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
    Des phénomènes extrêmes sont survenus partout dans le monde en 2012, en particulier dans l’hémisphère Nord, entraînant de très nombreux records de chaleur et une fonte record de la banquise arctique, a indiqué mercredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

    Les années 2001 à 2011 font partie des plus chaudes jamais enregistrées, et les dix premiers mois de 2012 laissent penser que cette année ne fera pas exception, pointent les experts de l’agence. La période janvier-octobre 2012 se classe ainsi « au 9e rang des plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés en 1850 », selon l’OMM.

    Hausse continue de la température depuis avril
    Bien que 2012 ait débuté par un épisode La Niña d’intensité faible à modérée, qui a eu pour conséquence de refroidir le climat, depuis avril « la température moyenne à la surface des terres et des océans a continué d’augmenter mois après mois », souligne l’OMM.

    Des températures supérieures à la moyenne ont été enregistrées sur la majeure partie de la planète, plus particulièrement en Amérique du Nord (à l’exception de l’Alaska), en Europe méridionale, dans l’ouest et le centre de la Russie et dans le nord-ouest de l’Asie.

    Sécheresse, inondations et ouragans
    Ces vagues de chaleur ont provoqué des sécheresses, mais aussi des inondations (une atmosphère plus chaude est plus humide). En outre, le bassin de l’Atlantique a connu pour la troisième année consécutive une période des ouragans plus active que la normale, avec 19 tempêtes dont 10 ouragan dont Sandy. L’Asie orientale a aussi été frappée par de puissants typhons.

    Assez paradoxalement, l’année 2012 aura été aussi marquée par un froid extrême de fin janvier à mi-février, notamment en Russie et en Europe, avec des températures inférieures allant jusqu’à -50° Celsius. Mais, relève le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, « la variabilité naturelle du climat est due à des phénomènes comme El Niño et La Niña qui ont une incidence sur les températures et les précipitations aux échelles saisonnières et annuelles, mais ne remettent pas en cause la tendance générale au réchauffement sur le long terme » imputable à l’action humaine.

    Source

  • Morpheus dit :

    La hausse du niveau de la mer devrait être bien plus importante que prévu

    Le Monde.fr | 22.06.2012 à 21h52

    L’élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique pourrait se révéler deux à trois fois plus importante que prévu au cours de ce siècle, indique une étude publiée vendredi 22 juin par le Conseil national de la recherche américain.
    Les experts se sont penchés sur des estimations des Nations unies et les ont mises à jour avec de nouvelles données concernant l’état de la calotte glaciaire, dont la fonte serait responsable de l’accélération de la montée du niveau des océans. Dans leur étude, ils prévoient une montée des eaux tout autour du globe allant de 8 à 23 cm d’ici 2030, par rapport au niveau de 2000, de 18 à 48 cm d’ici 2050, et de 50 cm à 1,40 m d’ici 2100.

    Cette dernière estimation est nettement supérieure à celle avancée par le Groupe d’experts des Nations unies sur l’évolution du climat (GIEC) dans leur rapport de 2007. A l’époque, le GIEC avait tablé sur une hausse de 18 à 59 cm d’ici la fin du XXIe siècle.

    LA CALIFORNIE PARTICULIÈREMENT TOUCHÉE

    « Avec la montée du niveau des océans, on s’attend à une multiplication des tempêtes de puissance extrême et de plus longue durée, ainsi qu’à des vagues plus grandes, ce qui accroît le risque d’inondation, d’érosion côtière et de perte de zones marécageuses », soulignent Robert Dalrymple, président du comité d’experts, et Willard Hackerman, professeur d’ingénierie civile à l’université Johns-Hopkins (Maryland), co-auteurs de cette étude.

    La Californie devrait être particulièrement affectée par la montée du niveau de l’océan Pacifique en raison notamment d’une forte érosion. Sur la côte, au sud du cap Mendocino, l’océan devrait ainsi gagner de 42 cm à 1,67 m d’ici 2100.

    En revanche, le reste de la côte ouest devrait voir une augmentation moindre, avec un gain prévu entre 10 cm et 1,43 m, indiquent les experts. Dans cette région, qui englobe l’extrême nord de la Californie et les Etats de l’Oregon et de Washington, le sol s’élève sous l’effet de la tectonique des plaques. Mais un séisme de magnitude 8 ou davantage pourrait provoquer une montée soudaine de un mètre voire plus dans cette région, sujette à de fréquents tremblements de terre.

    Source

  • melusinefee dit :

    Ils sont préparés à ces événements qui n’attendront certainement pas autant d’années pour arriver

    • Drenagoram dit :

      Au Nom à l’Hors , le Mouvement s’accélère ,
      L’Une Court en Âge de Faire , Vers un Haut Contre~Sort ,
      En Tout dernier Ressort , l’Horloge Interne est Mère ,
      Pour Aiguiller ses Pairs , Vers la Source de son Nord .
      ~
      NéO~
      ~
      Becs Néa la bonne Heure 😉

  • melusinefee dit :

    Ti Néo, mon dernier rêve étrange avec l’eau, un rouleau, une vague, de l’eau chaude et des brumes, un autre monde inconnu… connexion et y a pas photo..
    Ne trouves tu pas qu’il y ait un rapport ? flux eau flux Or ressent..
    Mille becs Ti frère
    Grande Soeur Néa

    • Drenagoram dit :

      Bien Sûr que Si , Tout se Relie en Hors ,
      Becs Connectés en Accord , de Par Nature Avis ,
      L’Inconnu Reste le Fruit , de nos Graines d’Abord ,
      L’Une ne Fixe pas le Sort , Nous Autres sommes Aujourd’Hui .
      ~
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    L’Antarctique se réchauffe plus vite que prévu

    Mots clés : Réchauffement Climatique, Antarctique

    Par lefigaro.fr

    Publié le 24/12/2012 à 11:27

    Crédits photo : RODRIGO JANA/AP

    Une étude démontre que les températures moyennes en Antarctique occidental ont augmenté de 2,4°C depuis 1958, soit deux fois plus que ce l’ont croyait jusqu’à présent.

    L‘Antarctique occidental s’est réchauffé deux fois plus rapidement que ce que l’on croyait jusqu’à présent. Une étude parue dans Nature Geoscience démontre que la hausse des températures dans cette région, où le réchauffement climatique est le plus important, a été de 2,4°C depuis 1958. Soit trois fois plus que la hausse moyenne des températures à la surface du globle sur la même période.

    Plusieurs instituts de recherche américains ont décidé de revoir les données de la station Byrd, établie dans la région en 1957 pour étudier les variations de températures, mais dont les relevés étaient incomplets. Les scientifiques ont découvert qu’une erreur s’était glissée dans un des logiciels: les données étaient donc fausses. En les recalculant à partir de nouvelles sources, ils ont découvert que le réchauffement dans cette région était plus rapide qu’escompté.

    Un phénomène courant sur plusieurs siècles
    Comme l’explique le New York Times, la hausse des températures en Antarctique est un concept tout relatif, les températures annuelles moyennes étant en dessous de zéro. Mais il arrive que les températures estivales soient positives, et l’étude de Nature Geoscience tend à montrer que ce phénomène va se répéter de plus en plus fréquemment. La couverture de glace de cette région, épaisse de 4 kilomètres, risque donc de céder plus rapidement que ce que l’on croyait, et participer à la hausse globale du niveau des océans.

    Néanmoins, les scientifiques rappellent que la rupture de la couverture de glace de l’Antarctique occidental risque de prendre de un à plusieurs siècles. Mais lorsqu’elle arrivera, le niveau moyen des océans devrait grimper de trois mètres, menaçant de nombreuses régions côtières.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Australie: des arbres mythiques détruits

    AFP Mis à jour le 04/01/2013 à 09:20

    publié le 04/01/2013 à 09:18

    En Australie, deux arbres mythiques de la culture aborigène, maintes fois peints par l’artiste Albert Namatjira, ont été détruits par le feu au moment où ils devaient être classés, ont annoncé les autorités australiennes. Les arbres incendiés le 30 décembre s’élèvent à quelques mètres l’un de l’autre, dans la terre ocre du « bush » à environ 16 kilomètres d’Alice Springs, au coeur de l’immensité désertique de l’île australienne. Selon la ministre chargée des questions aborigènes dans le Territoire du Nord, Alison Anderson, l’incendie serait criminel.

    Dans ses aquarelles, Albert Namatjira (1902-1959) « a montré au monde la beauté des paysages de l’Australie centrale et en a fait un symbole de l’identité australienne », a-t-elle dit. Le gouvernement local venait d’aménager le site sur lequel se trouvent les deux arbres — des arbres de la famille des Corymbia, aussi appelés « arbres à gomme fantôme » et considérés par certains naturalistes comme appartenant aux Eucalyptus — afin de les protéger des feux de brousse.

    Le ministère de l’Agriculture et de l’environnement de l’Etat devait prochainement examiner leur classement sur la liste du patrimoine historique de la région.

    Source

  • Drenagoram dit :

    La planète a connu sa décennie la plus chaude depuis les premiers relevés
    ATS

    La planète a connu sa décennie la plus chaude depuis le début des relevés de températures en 1880. (LDD)

    Ce sont des climatologues américains qui le disent: la planète a connu sa décennie la plus chaude depuis le début des relevés de températures en 1880. Selon eux, le globe continue à se réchauffer sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine

    LES LIENS
    La suie contribue plus au réchauffement qu’estimé
    A l’exception de 1988, les neuf années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2000 avec 2010, qui détient le record, suivi de près par 2005. Et la température moyenne mondiale a grimpé d’environ 0,8 degré depuis 1880.

    «La température d’une année n’est pas en soi significative, mais ce qui compte c’est le fait que la dernière décennie a été plus chaude que la précédente et que cette dernière a été plus chaude que celle d’avant», relève Gavin Schmidt, un climatologue de la NASA.

    «La planète se réchauffe et la raison est que nous continuons à émettre de plus en plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère», a-t-il ajouté.

    L’année 2012 a été la neuvième la plus chaude avec 14,6 deg rés Celsius de moyenne, soit 0,6 degré de plus qu’au milieu du XXe siècle, selon les derniers chiffres de l’Institut Goddard pour les études spatiales (GISS) de la NASA.

    CO2 en forte hausse

    Selon des données légèrement différentes publiées parallèlement mardi, l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), classe 2012 au 10e rang pour l’année la plus chaude avec une température moyenne de 14,47 degrés, 0,57 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle (13,9 degrés).

    La NOAA souligne aussi que 2012 a marqué la 36e année consécutive avec une température mondiale au-dessus de la moyenne du XXe siècle.

    Le CO2, qui piège la chaleur du soleil et affecte dans une large mesure le climat terrestre, se produit naturellement mais est aussi émis par la combustion d’énergie fossile qui ne cesse d’augmenter depuis des décennies, précise la NASA.

    En 1880, la concentration de CO2 dans l’atmosphère était environ de 285 parties par million (ppm) en volume. En 1960, elle atteignait 315 ppm, selon les mesures de (NOAA). Aujourd’hui, cette concentration dépasse 390 ppm.

    Année torride

    Si 2012 a été une année relativement chaude sur l’ensemble du globe, elle a été la plus torride jamais enregistrée aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) depuis 1880, avait annoncé la NOAA la semaine dernière.

    «Les températures élevées aux Etats-Unis durant l’été 2012 sont le signe d’une nouvelle tendance de vagues de chaleur saisonnières extrêmes, plus chaudes que durant les étés les plus chauds au milieu du XXe siècle», a relevé James Hansen, directeur du GISS. Il a aussi rejeté l’affirmation de certains climato-sceptiques selon lesquels il n’y a pas eu quasiment de réchauffement de la planète depuis 16 ans.

    «Ils prennent comme référence 1988, quand l’intensité d’El Niño (un courant chaud du Pacifique, ndlr) a été la plus forte du siècle et a entraîné un bond de la température du globe», qui a été ensuite plus basse, a expliqué James Hansen lors d’une conférence de presse téléphonique. Mais, a-t-il ajouté, «il est clair que les récentes décennies ont été plus chaudes» et que cette tendance va se poursuivre.

    «Nous constatons que les océans se réchauffent, ce qui montre que la planète connaît un déséquilibre thermique en absorbant plus d’énergie qu’elle n’en libère», a expliqué le scientifique. «Nous pouvons de ce fait prédire que la prochaine décennie sera plus chaude que la précédente.»

    Selon un rapport de 240 experts publié vendredi par le gouvernement américain, la montée de la température moyenne pourrait dépasser cinq degrés d’ici à 2100 sans une réduction des émissions de CO2 après 2050.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Le changement climatique suspecté d’être la cause de ce printemps hivernal

    30.03.2013 09:13

    Alors que le printemps devrait battre son plein en ce week-end pascal, ce sont des températures hivernales qui prévalent, comme ici à Gockhausen, près de Zurich. [Steffen Schmidt – Keystone]
    Le changement climatique pourrait être la cause du froid hivernal qui règne dans une partie de l’Europe et aux Etats-Unis ce printemps, selon certains climatologues.
    Le printemps est là et, pourtant, une partie de l’Europe et des Etats-Unis brave un froid hivernal. Certains climatologues soupçonnent le changement climatique d’être à l’origine du phénomène.

    Fonte de la banquise
    Pour la quatrième année consécutive, des hivers particulièrement marqués avec de fortes chutes de neige en Europe et en Amérique du Nord intriguent des climatologues. Leurs soupçons se portent sur la fonte de la banquise arctique en été qui, selon eux, entraînerait de fortes modifications de la circulation atmosphérique dans l’hémisphère nord en hiver.

    En 1979, début des mesures satellitaires, la glace couvrait environ 7 millions de km2 d’océan durant l’été. En septembre 2012, ce n’était plus que 3,4 millions de km2. « Le lien est de plus en plus clair, je pense, même si la science n’est pas totalement fixée à ce sujet », avance le climatologue Dim Coumou de l’Institut Potsdam pour la recherche sur le climat, près de Berlin. Plusieurs études publiées ces dernières années défendent aussi cette thèse.

    Professeur des sciences de la terre et de l’atmosphère de l’Université Cornell à New York, Charles Greene explique: moins il y a de banquise arctique pour refléter les rayons du soleil, et plus la mer se réchauffe. Cela accélère à son tour la fonte de la banquise.

    A l’automne, la chaleur emmagasinée est graduellement relâchée dans l’atmosphère, augmentant le taux d’humidité et la pression atmosphérique. Cela réduit d’autant la différence de température entre l’Arctique et les latitudes plus basses.

    Affaiblissement du vortex polaire
    Cette situation modifie alors le ballet complexe qui se joue entre la mer et l’air. En l’occurrence l’Oscillation arctique et l’Oscillation nord-atlantique qui influencent directement le temps qu’il fait en Amérique du Nord et en Europe. L’un des effets est l’affaiblissement du vortex polaire. Ce cyclone permanent situé à proximité du pôle est moins capable de retenir les masses d’air froid et humide en provenance de l’Arctique, lesquelles se déversent ainsi sur des latitudes plus basses.

    « On a eu quelques hivers (en Europe) avec des épisodes froids plutôt courts, de 10 à 30 jours, durant lesquels on a constaté ce système de hautes pressions. Cela a été la même chose sur l’Amérique du Nord continentale avec des épisodes similaires et assez bizarres de froid, mais plus courts », relève Dim Coumou.

    Ces hivers vont-ils pour autant devenir monnaie courante? « Les changements qui s’opèrent sur la banquise augmentent la probabilité que l’air froid arctique s’enfonce plus au sud », assure Charles Greene. « Mais il est moins évident de pronostiquer quelles régions vont être touchées. On ne sait pas bien encore comment ce phénomène interagit avec d’autres éléments du système climatique, comme el Nino ou la Nina », ajoute-t-il.

    ats/afp

    Source

  • Drenagoram dit :

    Pourquoi le réchauffement s’est ralenti

    Etienne Dubuis

    Les océans absorbent de la chaleur. L’ampleur du phénomène est mal connue. (Reuters)

    La courbe des températures dessine un plateau depuis bientôt 15 ans. Que se passe-t-il? Pour l’expliquer, les études se multiplient

    Branle-bas de combat chez les climatologues. Les trois institutions qui calculent la température globale de la Terre, le Climatic Research Unit de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni), le Goddard Institute for Space Studies de la NASA (Etats-Unis) et le National Climatic Data Center de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Etats-Unis), rapportent depuis quelques années une réalité paradoxale. Alors que le monde émet des quantités toujours plus considérables de gaz à effet de serre, le réchauffement censé en résulter s’est fortement ralenti. Que se passe-t-il? Pour le comprendre, les études se sont multipliées ces derniers temps.

    Les gaz à effet de serre ont pour propriété de retenir une partie de l’énergie solaire renvoyée sous forme de rayons infrarouges par la Terre et de causer ainsi le réchauffement de l’atmosphère. Leur effet direct est bien connu et précisément estimé: leur doublement provoque une hausse de la température moyenne de 1 °C. Mais ces mêmes substances ont aussi des effets indirects, lorsqu’ils favorisent des phénomènes, comme la formation de la vapeur, qui influent eux-mêmes sur les températures.

    Or, ces effets indirects s’avèrent sensiblement plus complexes à appréhender et leurs effets plus difficiles à prévoir. D’où des modèles différents pour les évaluer et, au final, un éventail de pronostics. Dans son dernier rapport (publié en 2007), l’instance onusienne chargée de rassembler les connaissances dans le domaine, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), a jugé que le doublement des gaz à effet de serre cause probablement tous effets confondus une hausse de température comprise entre 2 °C et 4,5 °C.

    L’existence du réchauffement climatique est solidement établie. Pour preuve, les douze premières années du XXIe siècle figurent parmi les 14 années les plus chaudes depuis qu’a commencé l’estimation de la température globale en 1850. Mais après une très forte hausse dans les années 1980 et 1990, la courbe des températures réelles a dessiné un plateau, au point de se rapprocher aujourd’hui de la limite inférieure de la fourchette montante des pronostics (graphique ci-dessus).

    «Ce fléchissement n’a rien d’étonnant, assure Martin Beniston, directeur de l’Institut des sciences de ­l’environnement de l’Université de Genève. Le climat est un système non linéaire, qui connaît sans cesse des hauts et des bas. Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs, que les températures stagnent en période d’augmentation des gaz à effet de serre. Elles ont connu une telle pause dans les années 1960-1970 avant de repartir de plus belle à la hausse.»

    La stagnation du réchauffement s’explique parfaitement par des causes naturelles, soutient de son côté Urs Neu, vice-directeur de ProClim-, l’interface suisse entre le milieu scientifique, la classe politique et la société sur les questions climatiques. Et de souligner le rôle de deux phénomènes clés: l’alternance des courants océaniques El Niño (qui réchauffe l’atmosphère) et La Niña (qui la refroidit) et l’activité solaire.

    «Comparer deux années sans tenir compte de la présence de ces courants océaniques n’a pas davantage de sens que de comparer l’été 2000 avec l’hiver 2013, argumente Urs Neu. Il en va de même de l’activité solaire qu’il faut systématiquement intégrer dans l’équation. Sur l’ensemble de la période 1998-2012, la forte présence de La Niña a eu un effet refroidissant de 0,1 °C et la réduction de l’activité solaire de 0,05 °C. D’où un déficit cumulé de 0,15 °C. Si nous en tenons compte, la courbe du réchauffement prend un tout autre aspect: elle ne forme plus un replat mais une pente ascendante.»

    Plusieurs études récentes tracent une piste voisine: le réchauffement manquant serait passé dans les océans. Les interactions entre la mer et l’atmosphère restent mystérieuses et sont susceptibles de réserver quelques surprises. Il est possible que le potentiel de la première comme «puits de chaleur» ait été mal évalué.

    «La variabilité naturelle du système peut expliquer ce qui arrive, assure Reto Knutti, professeur à l’Institut des sciences de l’atmosphère et du climat de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Mais il est aussi envisageable que nos modèles n’aient pas parfaitement compris le fonctionnement de l’atmosphère, qu’ils aient mal saisi l’influence des aérosols dans la formation des nuages par exemple ou qu’ils aient surestimé la sensibilité du climat aux gaz à effet de serre.»

    Quand sera-t-il possible de faire la part des choses? «Il est difficile de définir un moment précis, continue Reto Knutti. Si vous jouez aux dés avec un ami et perdez plusieurs fois de suite, à partir de quand serez-vous convaincu qu’il triche? Cinq fois? Dix fois? La courbe des températures réelles se situe toujours dans la fourchette de nos projections. Mais si elle demeure plate cinq ans de plus, la validité de nos modèles deviendra improbable. Et si elle le reste dans dix ans, nous pourrons être à peu près certains que nous nous sommes trompés.»

    «Mais attention! tient à conclure Reto Knutti. Un tel développement ne signifierait pas que les gaz à effet de serre ne réchauffent pas le climat. Il voudrait seulement dire qu’ils le réchauffent moins rapidement que prévu. Quoi qu’il en soit, la communauté internationale devra continuer à se mobiliser contre eux. Simplement, elle pourrait gagner un peu de temps, peut-être vingt ou trente ans.»

    Source

  • Néa dit :

    Du froid et des pics de chaleur.. Je feuilletais tout à l’heure des pages chez Gér. d’un magazine télé et des articles sur le fond des océans avec les dépôts nucléaires.. Cependant, cela bouge et des barils remontent, on en trouve à quelques km des plages et des bancs de poissons ou autres êtres des océans morts sur les plages.. Radio activité et modification des eaux, de la chaleur des eaux qui jouent sur le climat… Gravissime situation.. Le printemps se fait tout de même, les oiseaux sont là et les petites fleurs aussi, l’herbe pousse et le ciel est le bleu, pour aujourd’hui.. Tant que nous n’avons pas de neige en mai ( cela s’est déjà vu) le pire n’est pas dans ce que l’on voit en premier.. j’éprouve une grande tristesse qui n’est pas du au temps mais aux temps..de cette époque

    • Drenagoram dit :

      En Parlant d’As en soeur , ces temps sont mémorables ,
      Le Climat fort instable , nous joue tours de bon coeur ,
      Passant d’un coup de chaleur , a la neige sans fable ,
      Son conte est bien aimable , mais très perturbateur 😦
      ~
      Quand aux barils de poudre , au fond de l’Océan ,
      Ma foi en l’élément , augure en soi des foudres ,
      Quand l’une voudra découdre , tout ce béton charmant ,
      Nos Princes du rayonnement , devrons bien s’y résoudre.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs du Vivant

  • Néa dit :

    Pas de neige ici.. juste de la pluie et temps froid… car aux fruits à noyaux, ce n’est pas bon présage… des pics depuis le fond et jusqu’en haut… becs au coin du feu.

    • Drenagoram dit :

      En terme d’autres présages , l’été là haut s’annonce ,
      Donner pour toute réponse , l’Hors blanc dans son sillage ,
      Au fil des aiguillages , il sera sage en Once ,
      D’écouter les semonces , d’une Montagne fort sauvage .
      ~
      NéO~
      ~
      Becs au coin du Bleu

  • Drenagoram dit :

    Mai: un des plus chauds depuis 1880

    Par Le Figaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 20/06/2013 à 18:10

    Publié le 20/06/2013 à 18:07

    En Europe de l’Ouest, et notamment en France, on se souviendra d’un mois de mai 2013 quasi-hivernal, et pourtant, au niveau de la planète, il a été le troisième plus chaud depuis le début des relevés en 1880, indique jeudi l’Agence nationale océanographique et atmosphérique (NOAA).

    « Avec 1998 et 2005, il s’agit du troisième mois de mai le plus chaud (15,46°C en moyenne) depuis le début des relevés en 1880 », annonce la NOAA dans un communiqué. La période de janvier à mai se classe au huitième rang des plus chaudes sur les 134 dernières années, poursuit-elle.

    Ce printemps a été l’un des plus froids et agités des 30 dernières années en France, et globalement, le mois de mai a eu de forts accents d’hiver sur l’Europe occidentale, avec de la neige tombée en plaine en Suisse et un thermomètre qui a battu des records à la baisse aux Pays-Bas. En revanche, il a été plus chaud que la moyenne en Europe de l’est et du nord, avec des records en Suède, dans le nord de la Sibérie, en Russie occidentale, et dans le centre de l’Australie, indique la NOAA.

    Source

  • Néa dit :

    Ah quoi cela sert de faire une moyenne ? simple à dire, là où il faisait froid, cela se réchauffe et inverse pour les autres… NOus avons eu gla gla… Na et puis je me souviens des amis du Kébek qui me disaient que chez eux, idem, moins de neige et pas de cette année..
    Inversion des pôles…. c’est partout… pas seulement magnétique

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Néa~

      En effets la moyenne , ne veut rien dire en soi ,
      Le nombre reste sans voie , face aux humeurs de l’ancienne ,
      Pourtant les cycles en cernes , prennent l’ascendant au delà ,
      Précédant pour nos choix , une source de bas dilemmes 😦
      ~
      NéO~
      ~
      Becs des jours à venir ….

  • Drenagoram dit :

    Changement climatique en Suisse

    Le climat se modifie également en Suisse: l’augmentation de température observée au 20ème siècle est avec 1,4°C environ deux fois plus importante que la moyenne globale. Actuellement, les spécialistes s’attendent d’ici l’an 2050 à une augmentation de température de 1 à 3,5°C par rapport à 1990. En raison de sa situation géographique, la Suisse et l’espace alpin en particulier sont particulièrement vulnérables aux modifications climatiques.

    Les aspects suivants du changement climatique attendu sont particulièrement importants pour la Suisse:

    Inondations et fortes précipitations: il faut compter sur une nouvelle augmentation des précipitations fortes et ainsi dans le même temps sur plus d’inondations et de laves torrentielles surtout en hiver. En raison du réchauffement, les précipitations hivernales tombent toujours plus sous forme de pluie que de neige, ce qui conduit à un écoulement immédiat et donc à un risque d’inondation plus élevé.
    Vagues de grande chaleur: on s’attend également comme conséquence du changement climatique en Suisse à des vagues de grande chaleur plus fréquentes, plus intensives et plus longues ainsi qu’à des périodes sèches estivales plus fréquentes.
    Glissements de terrain et laves torrentielles: l’augmentation de l’intensité des précipitations renferme le danger de laves torrentielles et de glissements de terrain plus fréquents dans l’espace alpin.
    Limite pluie-neige: la limite pluie-neige moyenne a nettement augmenté depuis 1960. Le futur réchauffement prévu aurait pour conséquence une nouvelle augmentation de la limite pluie-neige de quelque bons 300 mètres. Cela aurait de lourdes conséquences économiques pour les destinations de sports d’hiver à basse altitude en Suisse.
    Fonte des glaciers: les glaciers de l’espace alpin ont fortement fondu au cours des 150 dernières années. Rien qu’au cours de l’été de grande chaleur 2003, certains glaciers ont perdu de 5 à 10% de leur volume de glace. On s’attend à ce que ce recul des glaciers se poursuive au 21ème siècle. Selon un scénario de température moyen, trois quarts de la surface de glacier actuelle en Suisse pourraient disparaître d’ici 2050.
    Chutes de roches et permafrost: l’augmentation de température dans les Alpes entraîne une fonte du sous-sol glacé en permanence (permafrost). Le risque de chutes de roches et de chutes de pierres augmente dans le même temps. Une accumulation a déjà été observée à l’été de grande chaleur 2003. Les infrastructures construites sur le permafrost, comme les stations de téléfériques, les refuges de montagne etc., sont déstabilisées par la fonte du permafrost.
    Sources:
    OECD (2007): Climate Change in the European Alps: Adapting Winter Tourism and Natural Hazards Management.
    OCCC (2002): Le climat change – en Suisse aussi.
    IPCC (2007): Fourth Assessment Report.

    Source

  • Néa dit :

    Bonsoir Néo, je viens de lire aussi les autres articles et il faut constater ce qui se passe là en ce moment.. Depuis Avril… les grosses pluies, le froid et la canicule, des chocs thermiques qui ont aussi impact sur la roche et terrains… crois tu vraiment que cela attende d’être à 2050 ? tout va très vite… et puis les images des inondations au Canada, ces derniers temps.. impressionnant, mêlant le tout au feu.. Néo, as tu sorti le bateau ? becs du soir avec une plus douce température.. 22 °.. Nous avions ici 28° pour la nuit à cette heure là…

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Néa~

      Tu as raison au vu d’effets , ces enchaînements spectaculaires ,
      Mettent à regrets en pleine lumière , une avalanche de vents mauvais ,
      Hors en nature la série plait , ces simples prémisses augurent en l’ère ,
      D’un âge nouveau ouvrant en Mère (Mais) , l’évolution d’âmes éphémères.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs au jour le jour

  • Néa dit :

    Yes , bonsoir Néo, ce qui semble mauvais au premier abord est du meilleur effet… c’est du bon pour plus tard… c’est la preuve que ce qui était prédit avant le Nouveau monde, et l’âge d’Or est en train de se faire. Le grand nettoyage, le changement. On sait ce que sera la suite et le résultat. IL faut juste savoir traverser la tempête le mieux possible,tout en sachant que le meilleur arrive.. Bec du soir.. d’un samedi soir sur la Terre. Néa

  • Néa dit :

    tu n’as pas répondu à ma question… crois qu’il faille attendre 2050 pour voir le résultat… quoi que presque 30 ans c’est peu en soi. mais tout va très vite, en attendant… et l’effet domino … donne un effet rapide

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Néa~

      J’étais en train de manger ma chère , excuses moi donc pour le retard,
      deux mille cinquante semble en miroir , six ans après l’année lumière ,
      Bien trop lointaine pour l’âge de faire , ainsi va l’hors de mon regard ,
      Ces Temps étant porteurs d’histoires , mettant à mal une belle chimère.
      ~
      NéO~
      ~
      Hors l’Argent accélère , cet extinction d’espèces ,
      Nos vies dont la bas blesse , nourrissent le laisser faire ,
      Bien loin d’enlever nos fers , ce monde nous vend promesses ,
      Sans croire à tant de largesses , s’élèvent les vents de Mère.
      ~
      Demain nous jugeront sur pièces , laquelle des voies est sage
      En attendant l’orage , tels d’autres oracles en Grèce .
      ~
      Becs à ton Arbre de Vie 😉

  • Néa dit :

    2044, l’année que tu donnes… tu as vu sur le tableau, il est mis 2144..
    Une question cependant…: sur quoi se baser pour donner une date ? 10 ans c’est vite passé… et je considère que cela est plus juste mais je n’ai jamais trouvé trace d’une date préciser nulle part pour en avoir certitude.

  • Néa dit :

    Merci Néo, je me demandais à qui tu répondais.. Bon , sans avoir pris encore le temps d’ouvrir les liens… ton intuition avec les nombres qui reviennent souvent .. Je lirai . En descendant jusqu’ici je relisais des articles d’avant… un qui disait que l’année la plus chaude serait 2012 et ben non, il parait que c’est cette année.. 2013. Tu es prêt à faire ton chemin en dents de scie ? à traverser l’épique temporel..! De mon côté, passé le 14 Juillet dans la période Renaissance,juste à la sortie du Moyen Age.. très symbolique en soi entrant aussi en Renouveau.. Bref, encore une belle journée ensoleillée. Becs sans feux d’artifices.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Néa~

      De retour en ces terres , après une marche aux vents ,
      Le fil des éléments , reprend son cours en vers ,
      Entre Argent & Chimères , l’Humain perd l’Hors du Temps ,
      Ton oeil sur le vivant , aura sonder mystères ,
      ~
      Au renouveau en l’ère , dame nature par son chant ,
      Face à nos maux criants , répond de neuf manières ,
      Cet âge en quête de faire , illustre un basculement ,
      Ce Monde déjà d’avant , tourne la tête à l’envers 😦
      ~
      NéO~
      ~
      Becs éreintés du soir , à bientôt en branches d’histoires ….

  • Hé lium dit :

    Il reste que la vie est fragile. j’aime bien énoncer des platitudes.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Hé Lium 😉

      Cette platitude en soi , exprime l’argile des hommes ,
      Tenant au creux de la paume , un infime tour de foi ,
      Forgeant sans être rois , une croix pour leur royaume ,
      Leurs choix défie les normes , le temps de vivre au delà.
      ~
      NéO~
      ~
      Amitié d’entre deux mondes

      • Hé lium dit :

        Arrivé épuisé sur les bords des rives
        encore un peu conscient de ce qui arrive
        s’interroge-t-on sur le passage étroit
        entre le temps présent et l’éternel sans dieu ?
        Amour amitié, que le mot pour le cœur passe
        et nous transfigure ….

        ouf, laborieux, j’ai la plume asphyxiée 🙂

      • Drenagoram dit :

        Bonjour Hé Lium ,

        Au nom du mot de l’âme , à bord et sur le seuil ,
        Bonne chance pour ouvrir l’oeil , hors du temps de la Dame ,
        Notre ère s’écoule en drames , celui d’être dur de la feuille ,
        Les fruits de l’arbre se cueillent , dans un retour de flammes…
        ~
        NéO~
        ~
        Amitié au pas sage 😉

  • Drenagoram dit :

    En bref : le mois de juin 2013 parmi les plus chauds depuis 100 ans

    En France, l’été a pris son temps pour s’installer. Mais dans le reste du monde, le mois de juin était particulièrement chaud. D’après la NOAA, le mois de juin 2013 est le cinquième plus chaud depuis le début du XXe siècle.

    Le mois de juin 2013 en France a été ponctué de forts épisodes orageux, de pluies intenses, de vents violents et parfois même d’importantes chutes de grêles. Tandis que le sud-ouest de notre pays subissait de terribles crues, le reste de monde bouillait. À l’échelle mondiale, la température atmosphérique globale est largement supérieure à la moyenne calculée sur l’ensemble du XXe siècle. Le mois dernier, la température moyenne de la planète était de 0,64 °C supérieure à la moyenne du XXe siècle, qui est de 15,5 °C. Juin 2013 se place ainsi à la cinquième position du mois de juin le plus chaud sur l’ensemble du siècle dernier.

    Sur les continents, la température moyenne au mois de juin est de 13,3 °C, mais cette année, on enregistre une augmentation de 1,05 °C, c’est le troisième mois de juin le plus chaud depuis 1900. Sur les océans, la température excédait de 0,48 °C la moyenne qui est de 16,4 °C, plaçant ce mois de juin au dixième rang des plus chauds. Dans l’hémisphère nord, juin 2013 s’inscrit à la troisième place, tandis que dans l’hémisphère sud il s’inscrit à la sixième place.

    Les records de chaleur ont été enregistrés dans le nord du Canada, le nord-ouest de la Russie, le sud du Japon, aux Philippines, dans le sud-ouest de la Chine et en Afrique centrale. En revanche, l’ouest de l’Europe, comme l’Asie et l’Inde centrales et le nord-est du Canada, a connu un mois de juin plus frais que la moyenne. D’après la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), ce mois de juin aura été le plus frais depuis 1997 pour l’Espagne. Dans le nord du pays, on comptait des températures de 2 °C inférieures à la moyenne. Au Japon, par endroits, la température était supérieure à la moyenne calculée sur la période 1981-2010 de 1,4 °C. La France aura subi un mois de juin maussade, mais on attend une canicule sur l’ensemble du pays la semaine prochaine.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Chine: températures record en août

    Par Figaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 30/08/2013 à 12:52

    Publié le 30/08/2013 à 12:48

    La Chine a connu son mois d’août le plus chaud en plus de 50 ans, ont annoncé les services météorologiques, avec un pic de 44,1°C enregistré le 11 du mois dans l’est du pays.

    Du 31 juillet au 29 août, le pays a connu une température moyenne record de 22,3°C, a précisé l’Agence météorologique chinoise. Il s’agit du plus haut niveau depuis que l’Agence a commencé en 1961 à compiler des statistiques. La métropole de Shanghai a notamment enregistré au tournant de juillet/août des températures caniculaires, inédites depuis au moins 140 ans, le thermomètre ayant dépassé 40°C.

    Les médias avaient diffusé des photos d’habitants faisant cuire des crevettes ou des tranches de bacon dans une poêle simplement posée sur une plaque de fonte sur le trottoir.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Les experts du climat ont-ils changé?

    Etienne Dubuis


    Le président du GIEC, Rajendra Pachauri. Il promet le meilleur rapport jamais publié par son organisation. (Bob Strong/Reuters)
    Le président du GIEC, Rajendra Pachauri.

    Il promet le meilleur rapport jamais publié par son organisation. (Bob Strong/Reuters)
    Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été prié de se réformer. Il a suivi en partie les conseils qui lui ont été prodigués. Décryptage peu avant la publication de son 5e rapport

    Trois ans après la crise, des réformes et des demi-mesures
    Le réchauffement climatique s’apprête à opérer un grand retour dans l’actualité. L’instance internationale chargée de son étude, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), va présenter à la fin du mois le premier tome de son cinquième rapport: un document publié tous les cinq ou six ans dans le double but de réunir les connaissances scientifiques sur le sujet et d’alerter les gouvernements du monde sur les risques occasionnés par le phénomène.

    Les rapports du GIEC ont jusqu’ici fait référence. Et pour cause: ils résultent de la compilation et de l’analyse de dizaines de milliers de publications par des milliers de chercheurs répartis tout autour du monde, un effort remarquable et unique dans l’histoire de la science. Le tome attendu à la fin de ce mois (sur les bases physiques du réchauffement) et les trois volumes qui vont suivre d’ici au 31 octobre 2014 (sur l’impact du phénomène, les moyens de le contrecarrer et le tableau général) auront cependant droit à une ­attention particulière. Non parce qu’ils vont apporter des révélations sensationnelles: l’essentiel est déjà connu. Mais parce que leur auteur traverse une période de remise en question.

    Après une année 2007 triomphale, au cours de laquelle le GIEC a publié son quatrième rapport et remporté le Prix Nobel de la paix, deux affaires sont venues ternir l’image de l’organisation. La première, baptisée le «Climategate», a résulté de la divulgation d’une série d’e-mails privés de professeurs de l’université britannique d’East Anglia, un des hauts lieux de la recherche mondiale sur le climat, en novembre 2009. Ces messages, au contenu ambigu, laissent entendre que certains chercheurs influents s’appliquent à «faire le ­ménage» dans leur discipline» afin de défendre avec plus de force leur vision du réchauffement climatique. Le scandale résulte d’individus et non du GIEC dans son ensemble. Et, selon huit enquêtes réalisées dans son sillage, il ne ­remet pas en cause le rôle de l’homme dans le réchauffement climatique. Mais il n’en a pas moins mis au jour des risques de partialité et d’abus de pouvoir.

    La seconde affaire, baptisée l’«Himalayagate», a éclaté deux mois plus tard, en janvier 2010, lorsqu’une erreur grossière concernant le recul des glaciers himalayens dans le quatrième rapport du GIEC a révélé une série de dysfonctionnements au sein de l’organisation. Notamment un piètre contrôle de certaines sources, un choix discutable de certains auteurs, une énorme difficulté à reconnaître des erreurs et à répondre aux questions légitimes des médias. Une attitude qui n’a fait qu’exacerber les critiques.

    La crise s’est avérée bientôt si profonde que le parrain du GIEC, l’Organisation des Nations unies, s’est résolue à «expertiser ses experts». Son secrétaire général, Ban Ki-moon, et le président du groupe, Rajendra Pachauri, ont commandé en mars 2010 un audit à l’InterAcademy Council, une organisation créée dix ans plus tôt à l’initiative de nombreuses académies des sciences pour fournir à de grandes institutions publiques des conseils de haut niveau sur des dossiers scientifiques.

    L’InterAcademy Council a rendu le 30 août 2010 un rapport critique sur les pratiques du groupe d’experts. Après avoir confirmé une série de dysfonctionnements, elle appelé le GIEC à se réformer dans différents domaines pour conserver sa crédibilité. «La climatologie est devenue si centrale dans des débats publics importants, explique son rapport, que responsabilité et transparence doivent être considérées comme des obligations croissantes, et cela seul requerrait de revisiter les processus et les procédures du GIEC.»

    Comment? Le document formule une longue liste de recommandations, qui reprennent en détail les points litigieux. Notamment le contrôle des sources, le choix des auteurs, la correction des erreurs, la communication, la structure de commandement et les conflits d’intérêts. Autant de conseils que le GIEC a passés en revue depuis, au cours de ses 32e, 33e, 34e et 35e sessions, tenues respectivement en octobre 2010 à Busan (en Corée du Sud), en mai 2011 à Abu Dhabi (aux Emirats arabes unis), en novembre 2011 à Kampala (en Ouganda) et, enfin, en juin 2012 à Genève.

    Ces réunions ont débouché sur une large gamme de réformes. Pourtant, le bilan est mitigé. ­Nombre de recommandations de l’InterAcademy Council n’ont été que partiellement suivies (lire encadré ci-dessous). Qu’en déduire? Que tous les conseils donnés n’étaient pas pertinents? Que le GIEC reste assez sûr de sa réputation pour s’épargner certains des changements recommandés?

    Sous le couvert de l’anonymat, un membre du GIEC donne une autre explication. Le caractère partiel de la réforme engagée ces dernières années serait plutôt dû à la complexité des mécanismes qui régissent le groupe d’experts. Les réponses aux recommandations de l’InterAcademy Council ont été formulées lors de sessions plénières de l’organisation. Très logiquement puisque ces réunions représentent l’autorité suprême du groupe d’experts. Or, à ce niveau, les décisions sont prises par les Etats, une ribambelle d’Etats. Et ces acteurs-là «ont des visions très différentes de ce qui doit être accompli et de la manière d’opérer». Par conséquent, on ne peut guère attendre d’une telle enceinte que des «consensus», arrachés parfois au terme de plusieurs rounds de négociations. En espérer des résolutions systématiquement claires et nettes est tout simplement illusoire. Et tant pis si certains observateurs restent parfois sur leur faim!

    Pour le président de l’organisation, Rajendra Pachauri, la crise de confiance est résolue et son organisation est plus forte que jamais. «Nous nous attendons à ce que le cinquième rapport soit le meilleur d’une longue série de publications destinées à informer les décideurs politiques sur l’état du changement climatique et les options existantes pour l’affronter, affirme le dirigeant. Il sera le plus détaillé jamais publié par le GIEC.»

    Source

  • Néa dit :

    des dizaine de milliers de publications en 1 tome ? et quel intérêt si ces publications ont déjà été lues ? et puis ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on sait ce qu’il faut faire et changer le système… du bla bla bla et voilà. un jour on te dit un été jamais été aussi froid et un autre aussi chaud, des comparaisons stupides qui ne servent à rien. Tout le monde s’est bien rendu compte que l’on a eu chaud et peu de pluie et se souvient encore de l’an dernier … c’est un bel été comme il se doit même si le printemps a été tardif.. 2014 est déjà là dans 4 mois terminée l’année… rohh Que de comédie, de cinéma Pour eux le temps c’est de l’argent.

    • Drenagoram dit :

      C’est Juste Néa , réduit à ce rapport ,
      Le Temps n’est plus de l’Hors , mais une chimère d’argent ,
      Justifiant le moindre quand , chacun loin d’être d’accord ,
      Ne voit pas venir la mort , d’échos systèmes vivants 😦
      ~
      NéO~
      ~
      Becs au Changement….

  • Drenagoram dit :

    ENVIRONNEMENT Vendredi 20 septembre 2013

    Climat: l’écart entre les projections et la réalité des mesures
    Olivier Dessibourg

    Des icebergs dérivent dans l’océan antarctique. La fonte de la banquise observée sur le terrain est plus rapide que celle prévue par les modèles climatiques. (AFP)
    Les estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont-elles alarmistes, comme le disent les climato-sceptiques? Ou alors sont-elles trop prudentes, car le fruit d’un trop large consensus? Les mesures sur le terrain renseignent sur l’acuité des projections des modèles avancées il y a quelques années

    LES LIENS
    Infographie. Mesures et projection de la surface de la banquise
    Infographie. Augmentation des concentrations de Co2
    Infographie. Evolution du niveau des océans
    Infographie. Des températures réelles proches des projections basses

    Dossier. Climat 2013

    Les climatologues versent-ils exagérément dans l’alarmisme, comme les accusent les climato-sceptiques? A l’inverse, sont-ils trop prudents, un certain conservatisme dans les projections climatiques permettant d’y faire adhérer un plus grand nombre de voix? Alors que sera publié le 27 septembre le premier volet (bases scientifiques) du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la question se pose, tant ce document sert de base aux décideurs dans leurs actions pour contrer les effets du réchauffement. «Un modèle reste un modèle», rétorquent les experts. Mais que révèle la comparaison de ces projections et des mesures de ces dernières années? Tour d’horizon non exhaustif.

    Banquise

    Dans son rapport en 2007, le GIEC ne s’attendait pas à voir la glace de mer complètement disparaître, en été, avant la fin du siècle. Les données collectées par le National Snow and Ice Data Center (NSIDC), à Boulder (Etats-Unis), indiquent que la fonte de la banquise est plus rapide que prévu par les modèles – sa surface a perdu environ 4% par décennie entre 1979 et 2011. En 2012, en Arctique, elle a atteint un minimum de 3,4 millions de km2. Cet été, pourtant, la superficie restante était encore de 5,1 millions de km2 … Les glaciologues expliquent cette discrépance par une période estivale inhabituelle dans l’Arctique, avec une forte présence de nuages à effet refroidissant (LT du 10.09.2013). Mais ils soulignent que la tendance à long terme est à la baisse – la glace de mer pourrait avoir disparu, en été, d’ici à 30 ans –, et cela toujours plus vite que les modèles. «Ceux-ci ne tiennent pas compte de tous les mécanismes de fonte possibles, dont certains seraient en train de changer», justifie Mark Serreze, directeur du NSIDC.

    Niveau des océans

    La hausse du niveau des océans, due à une expansion thermique volumique de l’eau ainsi qu’à l’eau de fonte, a aussi été plus rapide que prévu. En 2001 déjà, le GIEC tablait sur une augmentation de 2 mm par an. Or, depuis 1990, ce sont 3,3 mm annuels additionnels qui ont été mesurés. A l’époque, il est vrai que le GIEC n’avait pas inclus dans ses modèles la fonte encore mal connue des calottes polaires, ce qui devrait être le cas dans le prochain rapport. La fourchette d’augmentation possible d’ici à 2100, en fonction des divers scénarios climatiques, ne serait donc plus de 18 à 59 cm, mais de 28 à 97 cm, selon les brouillons du rapport qui ont filtré dans la presse.

    Taux de CO2 dans l’air

    Concernant les concentrations de CO2 dans l’atmosphère, dans l’ensemble, les mesures effectuées lors des dernières décennies concordent avec les modèles, même si les émissions de la Chine et de l’Inde en particulier avaient été sous-estimées.

    Température en surface

    En 2007, selon le pire scénario, le GIEC prévoyait une augmentation du mercure de 2,4 à 6,4°C d’ici à 2100. Selon une étude du MIT de Boston, on devrait désormais plutôt tabler sur une fourchette de 3,5 à 7,4°C! Or les mesures des dernières décennies présentent un tableau moins noir: l’augmentation de la température par décennie n’a été que de 0,12°C, alors que le GIEC, en 2007, l’estimait à 0,2°C par décennie, toujours après avoir calculé une moyenne projetée sur 20 ans. Depuis 15 ans, les climatologues s’accordent à dire que la courbe des températures atteint un «plateau», s’éloignant de plus en plus des évolutions projetées, cela alors que les quantités émises de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter… Ils s’interrogent sur les raisons pour lesquelles le réchauffement ralentirait (LT du 23.04.2013).

    Reto Knutti, climatologue à l’EPF de Zurich, relativise: «En choisissant bien ses points références, on peut montrer que l’évolution des températures durant tout le XXe siècle n’est qu’une suite de plateaux. Pourtant, on sait la variation totale à la hausse.» Selon lui, il faut donc replacer le fléchissement actuel sur une échelle plus large. Cela dit, il existerait trois explications possibles.

    La première implique une modification du «forçage radiatif» de la Terre, ce bilan des énergies reçue et émise par le système climatique de notre planète. «La source d’énergie qu’est le Soleil fut notamment, durant la décennie écoulée, plus calme qu’estimé. Personne n’avait prévu ce phénomène», qui semble cependant ne contribuer que faiblement à la stagnation du réchauffement.

    Le deuxième motif possible met en cause la «sensibilité climatique à l’équilibre» de la Terre: cette notion renseigne sur l’augmentation probable de la température pour un doublement de la concentration en CO2. Jusque-là, cette valeur se trouvait entre 2 et 4,5°C. Un débat est né dans la communauté des scientifiques, dont certains estiment que ces chiffres ont été surestimés. Autrement dit que la Terre supporterait mieux que prévu une forte augmentation des gaz à effet de serre. A tel point que, selon les ébauches du futur rapport du GIEC, la limite inférieure de la fourchette pourrait être ramenée à 1,5°C. Reto Knutti ne nie pas la dispute, mais précise: «La sensibilité climatique doit se comprendre comme une réponse à des forces agissant à long terme», l’augmentation des températures n’étant en effet pas immédiatement consécutive à celle du taux de CO2. «Elle ne peut expliquer une variation uniquement sur dix ans de mesures.» Et d’ajouter: «Cette sensibilité a peut-être été surestimée de 10 ou 20%, mais pas énormément plus au point de remettre totalement ce concept en question», comme n’hésitent pas à le faire des climato-sceptiques.

    Enfin, dernière explication possible: la variabilité naturelle, liée à des phénomènes impliquant des courants océaniques (El Niño ou La Niña), ou au fait qu’actuellement les océans «engloutiraient» dans leurs couches profondes de la chaleur prélevée dans l’atmosphère. «Nos mesures le confirment», dit Kevin Trenberth, analyste du climat au National Center for Atmospheric Research (NCAR) de Boulder, qui publiera ses résultats sous peu.

    «Il est difficile de quantifier la part de ces trois facteurs», dit Reto Knutti. Qui penche tout de même pour le dernier: une étude publiée dans Nature le 28 août montre qu’en incluant dans les modèles l’«oscillation décennale du Pacifique», une variation de la température superficielle de la mer qui déplace les systèmes météorologiques de manière cyclique sur plusieurs décennies, les courbes simulées reproduisent mieux le «plateau de températures» observé, considéré alors comme temporaire. «Le fait que ce simple changement permette d’arriver à une cohérence entre projections et modèles représente, pour moi, une forte indication que la cause principale est la variabilité naturelle.»

    Les experts du climat auraient ainsi plutôt sous-estimé leurs projections. D’aucuns estiment même que ceux-ci préfèrent systématiquement les estimations prudentes afin d’éviter un alarmisme exagéré et préjudiciable, ou plus simplement pour arriver à un accord satisfaisant tous les partis. «Concernant les niveaux des mers, nous avons été très critiqués pour avoir été trop conservateurs», a dit jeudi dans Nature Jerry Meehl, chercheur au NCAR. «Oui, les rapports du GIEC sont très conservateurs, le prochain le sera aussi, clame son collègue Kevin Trenberth, l’un de ses auteurs. Cela est dû à l’approche choisie du consensus, parfois lourde.» Aussi coauteur, Reto Knutti se veut ferme: «Je réfute les soupçons que les projections des précédents rapports ont été adoptées selon un agenda, politique ou autre. Dans l’ensemble, les modèles ne sont de loin pas si mauvais. Et les chiffres sont les chiffres.»

    Source

  • Néa dit :

    comme quoi leurs estimations basées sur des chiffres ne valent pas nos observations intuitives.. Pas tarder de voir des iceberg sur les côtes des Etats Unis…

    • Drenagoram dit :

      Un décor tout tracé pour un remake du titane hic 😦
      Faute d’une étude mystique sur nos moindres reflets ,
      Face au temps le passé guide le prude scientifique ,
      Tout comme les nostalgiques d’un âge d’hors à portée .
      ~
      NéO~
      ~
      Becs de l’Alliance

  • Néa dit :

    Titanic 2 en route ..

  • Drenagoram dit :

    PLANÈTE Samedi 28 septembre 2013

    Le climat entre les mains de l’homme

    Etienne Dubuis

    Ilot des Kiribati, dans le Pacifique. (David Gray/Reuters)

    Les experts mandatés par l’ONU pour étudier le climat ont entamé la publication de leur 5e rapport. Le réchauffement est selon eux «sans équivoque» et la responsabilité humaine «extrêmement probable»

    LES LIENS
    Editorial. L’ambition d’agir
    Stagnation du réchauffement peu significative

    Infographie. La planète à la fin du siècle et les évolutions passées (PDF)

    Le GIEC, 25 ans

    Page spéciale. Climat 2013

    Le réchauffement climatique ne fait aucun doute et l’homme en est le premier responsable, mais la science reste impuissante à expliquer certaines évolutions. Tels sont les trois principaux messages délivrés vendredi matin à Stockholm par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à l’occasion de la présentation du premier volume de son 5e rapport. Un premier volume, consacré à la physique du phénomène, d’un rapport qui sera publié en plusieurs étapes entre 2013 et 2014 et devrait servir de référence ces cinq ou six prochaines années.

    La publication est le fruit d’une entreprise exceptionnelle de compilation, menée sous la codirection du climatologue suisse Thomas Stocker. Ses quelque 2500 pages ont été rédigées par 809 auteurs, originaires de plusieurs dizaines de pays, sur la base de plus de 9200 articles scientifiques et de 54 677 commentaires. Les centaines de scientifiques et de responsables politiques qui se sont réunis cette semaine à Stockholm pour mettre la dernière main à son «résumé pour les décideurs» ont réalisé un effort tout particulier cette année pour vulgariser le document. A l’issue de longues discussions, ils ont notamment synthétisé l’essentiel du volume en 18 brefs encadrés. «Aucune des assertions bien établies des scientifiques n’a été écartée par les représentants des gouvernements», se réjouit Reto Knutti, climatologue à l’EPFZ et coauteur du rapport.

    Que dit ce texte? Le GIEC estime d’abord que le réchauffement est «sans équivoque». Et d’en prendre pour preuves le caractère «sans précédent» – depuis plusieurs décennies à plusieurs millénaires – de divers phénomènes: augmentation des températures, diminution des surfaces enneigées ou englacées, hausse du niveau des mers, etc. Le rapport convient que les mesures annuelles sont susceptibles de présenter des mouvements contradictoires. Mais c’est pour mieux ajouter que les fluctuations à moyen et à long terme restent, elles, tout à fait cohérentes.

    Seconde question clé: celle de la responsabilité de l’homme ou de la nature. Dans son 4e rapport publié en 2007, le GIEC avait estimé «très probable» (probabilité de plus de 90%) que l’homme joue un rôle dominant dans le réchauffement à l’œuvre depuis le milieu du XXe siècle. Six ans plus tard, il se montre encore plus catégorique. Ses experts considèrent que la chose est désormais «extrêmement probable» (probabilité de plus de 95%).

    Malgré le plafonnement récent du réchauffement climatique (lire ci-dessous), le GIEC se montre très sûr de ses conclusions. Il l’explique par le nombre grandissant de données à disposition et par la capacité croissante des simulations à prendre en compte certains facteurs complexes comme l’influence des nuages et des aérosols. Il n’en admet pas moins que certains phénomènes lui échappent. «La plupart des modèles prévoient une légère tendance à la baisse de la glace de mer au large de l’Antarctique […], en contradiction avec la légère tendance observée à la hausse», reconnaît par exemple son «résumé pour les décideurs».

    Le premier volume du 5e rapport comprend par ailleurs quelques ajustements. La «sensibilité climatique à l’équilibre», qui exprime la réaction du climat au doublement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, a été corrigée très légèrement à la baisse. Alors que le 4e rapport lui associait une hausse des températures «probable» (plus de 66% de probabilité) de 2 à 4,5°C, le 5e rapport l’assimile à une augmentation de 1,5 à 4,5°C.

    Il reste à savoir l’essentiel: comment le climat évoluera à l’avenir. Pour le déterminer, les auteurs du 5e rapport ont fondé leurs prévisions sur quatre scénarios, prévoyant l’émission de quantités variables de gaz à effet de serre – et donc des différences variées entre l’énergie émise et l’énergie reçue par le système climatique. Du scénario le plus modéré, le RCP2.6, au plus radical, le RCP8.5, en passant par deux scénarios moyens, le RCP4.5 et le RCP6.0.

    Le 5e rapport estime que la hausse de la température globale de surface entre la période 1850-1900 et la fin du XXIe siècle va «probablement excéder 1,5°C», selon trois des quatre scénarios en présence. L’exception, le RCP2.4, laisse espérer un réchauffement plus modeste mais il suppose de très fortes réductions des émissions de gaz à effet de serre, et ce dans de brefs délais. A l’autre bout de la gamme, le scénario le plus radical, le RCP8.5, prédit une augmentation comprise d’ici à 2100 entre 2,6 et 4,8°C

    Au chapitre des précipitations, la tendance s’avère plus complexe. Le 5e rapport souligne qu’elle ne sera pas «uniforme». Il prévoit un contraste plus marqué encore qu’aujourd’hui entre les régions sèches et les régions humides, ainsi qu’entre les saisons sèches et les saisons humides. Mais il s’attend à de nombreuses exceptions, dues à la grande diversité des conditions locales.

    Autre impact du réchauffement climatique: la hausse du niveau des mers va se poursuivre tout au cours du siècle, assure le GIEC, et ce en raison de la dilatation de l’eau des océans et de la fonte des glaces continentales. Selon les quatre scénarios retenus, elle devrait même s’avérer plus rapide que celle observée de 1971 à 2010. La prise en compte de la fonte des calottes polaires, en particulier celle du Groenland, débouche de plus sur de nouvelles projections, supérieures aux anciennes. Alors que le groupe d’experts prévoyait dans son 4e rapport une fourchette d’augmentation de 18 à 59 cm, il l’estime aujourd’hui entre 26 et 82 cm.

    Le «résumé pour les décideurs» s’est enrichi en dernière minute d’un dernier graphique, qui a provoqué de vives discussions dans la nuit de jeudi à vendredi, aux dernières heures de la réunion de Stock­holm. L’illustration (voir ci-contre) propose une corrélation entre le cumul des émissions de gaz à effet de serre et la hausse des températures de 1870 à aujourd’hui. Puis elle lance ses courbes au-delà du présent pour montrer ce que donnerait, toujours selon le GIEC, chacun des quatre scénarios.

    La vision des experts y est exposée dans toute sa brutale simplicité. Le monde est averti deux ans avant la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Paris, une réunion censée relancer les négociations politiques sur le sujet.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Suède:découverte archéologique majeure

    Par Le Figaro.fr avec AFP
    Mis à jour le 18/10/2013 à 15:30
    Publié le 18/10/2013 à 15:16

    Des archéologues suédois ont annoncé aujourd’hui avoir découvert le plus grand monument du pays datant de l’âge du fer, un site majeur antérieur à l’ère des Vikings en Suède.

    Les chercheurs s’apprêtaient à creuser le sol en vue de la construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer dans le Vieil Upsal, à environ 70 kilomètres au nord de Stockholm, lorsqu’ils ont trouvé deux rangées de piliers en bois. Une archéologue du Conseil national suédois du patrimoine a indiqué que le monument, localisé à 200 mètres d’un important site mortuaire de l’âge de fer scandinave, date selon toute vraisemblance du Ve siècle après J-C.

    La plus grande rangée de piliers s’étale sur un kilomètre et compte 144 piliers, alors que la plus courte fait la moitié. « Les piliers étaient hauts, peut-être de huit à dix mètres », selon la même source.

    Les chercheurs ont également trouvé des ossements de chevaux, de vaches et de porcs dans les trous des piliers, preuve selon eux de sacrifices d’animaux. À l’âge du fer en Scandinavie, le Vieil Upsal était un centre majeur d’échanges, de religion, d’artisanat et d’administration judiciaire.

    Source

  • fleurindigo dit :

    ils cherchent tous en dehors et court court éperdument s’essoufflent mais où l’ont t’ils caché ….. 🙂 Fleur

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