~ L’Âge de Faire ~

24 décembre 2009 § 320 Commentaires

Bonnes & Heureuses Années à venir

 
 » Longue vie par Alliance « 
 
En Soie Joyeuses « Faites »
 
Faites vous Plaisir en bonne conscience ,
« Nul besoin d’offrir à gogo »
Une bel Action c’est prendre confiance
Agir devenir acteur Hors Maux .
« Sur le Plateau nul s’en balance »
Cette Chance comme Voie est un Cadeau.
~
 

Carte de l’Alliance
  
J’ai pris conscience de l’éphémère.
du Lien fragile à l’équilibre.
Hors pour un Vœu je dis « Lumière »
Ma Carte en Jeu choisit l’être Libre .
Ma fibre dans le Sillage d’Hier ,
A notre Mère tisse un Chemin ,
Dont la fin n’est point l’âge de Faire ,
Mais un manque de valeurs au moins .
 ~
Le bleu de l’éden est Légendaire ,
Mais rien ne sert de briser la Chaîne ,
Pour s’attacher au Nucléaire ,
Souillant cette Terre de son Haleine .
 ~
Ce Monde ne ménage pas sa Peine ,
Chaque Neuve est Reine dans la Seconde ,
Pour Temps la Réaction en Traîne ,
Met en Péril le Saint de l’Onde .
~
NéO~
 
~
Au travers des Ages , dans ses Courants et sur les Flots.
Errant sous Vents , cherchant l’Accord , les Passagers du Temps Voyagent
Naissent et puis Meurent au Fil des Maux ,
Par Foi les Sens se font l’Echo , d’un Chant de l’Une à Fleur de Flore ,
De Cycles Lunes en Spirales Core , ces Êtres Aspirent dans leurs Sillages ,
Trouvant Repos en d’Hôte Rivages , à Voir l’Esprit au delà du Corps ,
Aborder Rives d’un Mouillage d’Hors , Au Sein de l’Alliance apposer Sceau.
~

 
Anciens vers
Maux des Civilisations ,
Observateurs de lettres Eclairées.
Au long des histoires du lent voyage.
Les révolutions ancestrales des Comètes,
Rythment les Cycles des Grands Empires.
Nul n’est trop Brillant , pour disparaître.
De même les étoiles , connaissent une Fin.
La Fin d’une époque est la Renaissance.
Des débris d’hier, des ruines du passé ,
Une ére nouvelle , l’An vie va germer.
Eternité du cycle , le mot Espoir ,
Par Chemins d’Humain Savoirs.
Quatre Graines sèment Essences ,
Des Chênes Hors UniVers .
Portent le Feu de l’Alliance .

~

L’ Age de la Pierre
 
Définition
 
Fondation et Construction
d’une Civilisation
Gloires et Agonies des Empires.
~
Au Coeur des Mondes Oubliés
 
~
Civilisation Anasazis
~
 Civilisation Maya
~
UXMAL –
   
 ~ 
Egypte Antique
 
 ~
STONEHENGE
~
Statues de l’Île de Pâques
  

L’ Age du Fer

Définition

Guerres et Conquêtes.
Imposition et Implantation
de la Pensée Dominante.
~
Empire Romain
 
~
Empire Athénien
~
 
L’ Age du Bronze
 
Définition
 
Croissance et Expansion
Les mécanismes sont poussés
jusqu’à la limite du Système. 
~
 
Produire ~ Stocker ~ Détruire  
  
 
Extension & Développement
~
Concentrer sans Réfléchir,
Sécuriser pour s’Isoler.
~
L’ Age D’or
 
Définition
 
Apogée Matérielle et Spirituelle
d’une Civilisation .

~
Le Règne sans Partages du Vertical ,
Dans la Jungle Moderne l’Humain se Jette ,
Pierre – Verre – Métal ,
Forment les Barreaux d’une nouvelle Bête ,
En Règle de Troie Forme l’Animal ,
Laissant sa Nature tout en Miettes ,
Pour une belle Image d’Epinal.
NéO~

~
Aveuglé et Fasciné par les Reflets des Tours Lumière ,
L’Humain se complait dans une certaine Normalité ,
 A Vivre de Faits tout à l’Envers ,
Sans jamais d’Hors en Voir la Clef .
NéO~ 

Partout à la Surface de la Terre.
Les Réalisations de Projets Pharaoniques voient le Jour.
Des Mégalos font un Concours ,
Parfois leurs Cours est Ephémères ,
A la Lumière , a qui la Faute ?
Avant la Chute d’un Mouvement Mère ,
Avoir au Moins et Faire le Sourd
la Tour plus Haute. 

 » Dubaï ou la Folie des Grandeurs « 
~
Projets en Cours
 » Système. »
Machine à Produire sans aucun Biens .
A l’image du  » Miroir des Illusions  » Les Reflets nous aveugle.
D’un Etre intégré et connecté , nait la Solitude du Non Lien ,
La Grandeur en Démesure se fait sans la Moindre  Connections ,
Concentrés des Villes Etaux – Sur Abondances dénature ,
Met en Péril toute la Demeure , sans Fils d’Ariane pour un Retour
Combien de Temps pour Vivre d’Années Lumières ?
 Alimenter Tout ses Réseaux , donner de la Vie à ses Canaux ,
Demande du Gaz et de l’Atome , pour un Royaume en Plein Désert ,
Il n’y à plus d’eau au Fond du Puits ,
Tout dépend du Dieu
* Energie *
 
 
~  
SHANGAÏ 
* Perle Etoile d’un Empire * 
Le pont le plus Grand.
La plus grande Mégalopole.
Le plus grand nombre de Tours.
Des Stades de plus de 150 000 places .
Des Centres Commerciaux qui deviennent des Villes.
Des Resources & des Energies pour combien de Temps ?
 
« Tel est le Cycle de l’ Etoile »
~
Brillante de mille Feux , elle nous semble éternelle.
A l’Hors qu’Au Loin son Coeur est Mort ,
C’est l’Espace Temps Troublant nos Yeux ,
Qui la Consume et nous Dévore.
~
Son Univers est Fait d’Alliance ,
Quand le Bon Sens tourne l’Anneau ,
Mais l’Energie brûle par Torts ,
Si sa Chaleur nous Fais Défaut.
~
Eclairant Vie à Prendre Conscience ,
La Flamme de l’Une nourrit les Veilles ,
Le Monde encourt une Implosion ,
Dès l’Hors qu’il ronge son propre Noyau ,
Dans un dernier Rayon de Soleil.
~ 
~
Sans Labels est la Bête ,
 L’humain se retrouve Seul en Lignes ,
Esclave de son Système , formaté par Naissance , 
Bi Moteur de la Croissance , Mâle Eduqué à consommer ,
Que Faire en Soi quand sa Nature s’Indigne ?
A courir , à lutter , à ramer Contre-Sens.
 Nul Magie en l’Existence , à ses Journées ne vient d’Orées .
Sa Cage doré sans Libertés , pour la Belle Verte n’est pas une Chance ,
 La Bête en Nage , sans rien Faire s’est forger ,
Prisonnier dans l’émail de l’acier , loin du Choeur de l’Alliance .
~
~ Le Marché Empire ~
~
 » Sans retour est le voyage qui mène au Temple de la Folie. « 
Dans leurs visions du Nouveau Monde , les Anciens Dieux ,
Sans Amours et partages qui mènent au Temple de la Vie.
Oublièrent au passage qu’il faut du Temps pour vivre au mieux .
~
Dans leurs Quêtes du Pouvoir et d’un Empire Soleil ,
Ils perdirent Haut quotidien , le Lien du bien pour la Terre.
Au sommet des Pyramides , Ils veulent lire les étoiles ,
Touchent du Doigt l’Iréel , la Puissance Ephémère ,
Dans la Forêt , lucide, On ressent l’Hors des Toiles .
~
Chaque Pierre conte une Histoire , dans un grain de Lumières.
Par folie des Grandeurs, naissent et meurent les Empires ,
L’Oeil d’une Onde est en Marche , sa Nature nous Eclaire ,
Rien ne retiens l’usure quand la Gloire est Point de Mire.
 
Anciens Textes des Prédictions d’ Algard  » Le Pharaon des Ombres »
~
 
Le Cinquième Âge 
 
Agir
 
A la Chute de l’Empire , 
Sur la frontière des 5 Sens ,
Les lignes de Force influent ,
Le Libre Cours d’un Voeu d’Alliance.
Apparait l’ouverture de la Porte .
Hazard ou Inconnue qui peut le dire ?
Cycles et Spirales Emportent..
Un Monde sans Hors est Mis à Nu ,
Bien et Mal Inspirent ,
Ordre ou Chaos ?
Un Mot d’Odre est Agir ,
Le Chaos Laisse Fers .
~
 
 ~
Définition de la Folie ?
« La folie est de toujours se comporter de la même manière
 et de s’attendre à un résultat différent »
~
A. Einstein
 
Il faut de l’Energie pour Transformer un Monde ,
Changer ses Lignes à la Lumière ,
Les passagers du Temps n’en ont guère à Profusion ,
Contre l’Argent au Coeur des Ondes ,
L’Alliance demande Machine Arrière ,
La Vie est Basse Consommation ,
L’Une étant Source de l’Aurifère.
~
Saisons à Venir sont Dix solutions ,
Juste en Primeurs d’une Nouvelle Clique ,
Seule l’Emprise de conscience , peut changer l’horizon ,
Inverser la Tendance d’une Latence Climatique .
Vers un Monde ou les liens , Primeront sur les Actions ,
La Valeur sans le Vain , Reste à l’Hors Bénéfique.
~
NéO~
 
  ~
La Vie Humaine Donne la Première des Ressources
Mais chaque Fibre infime , micro Organisme
Particule Organique de l’Âme Biosphére
A son Rôle dans le Jeu de l’Univers
Mettre en péril l’Echo~système
C‘est rompre l’Hors du Cycle
Briser le Cercle de Mère
 
 ~Ultime Quête ~
 
 Dernière Aventure

Donnons à l’Avenir un Futur.

A vous venant de Source , hérauts de Mère Nature , 
Pâles rôdeurs d’azurs , veilleuses de saines ressources , 
Ce Monde a sa grande Ourse , mais manque de créatures , 
Œuvrant en démesures , face aux Fléaux de la Bourse , 
L’Argent en fin de Course , primant sur toute allure , 
Modérant Hors les Murs , la venue d’une Mort aux trousses.
~
En filigrane hors écritures , la Vérité toute symbolique,
au rayon vers lie en Lumière , un brin d’esprit en Quadrature , 
Ma Poésie étant Quantique , son Onde découle d’un Âge de Faire  
Où l’Alchimie est nécessaire , pour en voir la vision Mystique. 
La raison n’a rien de tragique , l’Arche est Graal des Légendaires
 
Trouvons demain l’Accord’hier ,
pour citer d’Hors son Harmonie ,
Bien plus en jeu mise l’Âge de Faire ,
élevons nos rêves à prendre Vie.
~
Néo~
 
Liste des Centrales Nucléaires
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§ 320 réponses à ~ L’Âge de Faire ~

  • virginie dit :

    bien dit l’ami !
    passe de bonnes fêtes ,
    bisous

  • Mi-Ange Mi-Démon dit :

    l’alliance…^_^…

    • Drenagoram dit :

      L’ Alliance pour un Changement ,
      Ecouter Mère , le Son du Vivant.

      • marie-ne dit :

        Oui une Alliance pour un Changement, tes mots sont tellement clairs, j’ai mis le temps, mais ça vaut de l’hors, et puis surtout, c’est du réalisme de la prise de conscience, tant d’évidences, …..comme un reflet… les mots les miens pas besoin, vraiment…tu dis très bien! Merci NéO.
        belle nuit.

      • Drenagoram dit :

        Bonjour Marie ,
        Merci d’Être en Echo ,
        A ces Maux qui nous Ronge ,
        Car l’Atome est Fléau ,
        Quand il n’est pas de Songes.
        A vouloir Trop en Faire ,
        L’Homme Dépense l’Energie ,
        Dans un Cycle Sans Fin ,
        En Total Mépris ,
        Mais Surtout pour du Vain ,
        Et Chaque Jour court vers Nuits ,
        Sans voir l’Onde en Lumière ,
        Fruit d’un Coeur Tout la Haut ,
        Du vieil Arbre Univers ,
        D’une Fragile Harmonie ,
        Aux Racines de sa Terre.
        NéO~

        Il est Temps de bien Faire ,
        En Passages d’une Onde ,
        Pour laisser l’Aurifère ,
        Aux Enfants de ce Monde.

  • Valérie dit :

    C’est un délice de te lire
    waouhhhhhhhhh.
    Que de très belles photos
    Bon weekend à toi Néo
    Bisous de Val

    • Drenagoram dit :

      Merci Valérie ,
      Bien Avant Nous , Tout un Passé ,
      Un Article en Avance sur son temps ,
      Une Energie Mal Dépensé ,
      A Force de Faire , un Monde Détruit ,
      Au Fil de l’Onde et des Mouvements .
      NéO~

      • LO dit :

        Ce qui me rend dingue tu vois, c’est qu’à ce niveau de responsabilité les « dirigeants » de cette planète soient à ce point inconséquents. Je me dis qu’ils ne voient que par l’assurance ou la quête de leur propre postérité voire leur éternité. Quel leurre ! Quel crime !

      • Drenagoram dit :

        LO ,
        Ici point de Leurres ni de Langue de Bois ,
        On Joue avec le Feu dans le Coeur de l’Atome
        Pas d’Espoirs , un Sale Jeu ,
        Ni retour en Arrières aucune voies de Secours
        Une Fois le Processus de Fusion enclencher ,
        Nous en Avons pour des Années.
        Malgré les Belles Paroles ,
        Des Centrales il y en à Partout ,
        Le Nucléaire c’est pas de Bol ( Mon C..)
        A la Moindre secousse , ( et il y en aura d’autres )
        C’est dans la Nature d’une Terre.
        C’est tout un Monde qui va changer .
        On ne fait simplement que l’Ignorer ,
        Faisant semblant de Vivre en attendant ,
        Toute la Caste la Haut ,
        Elle s’en met Plein les Poches ,
        Tout les Jours porte à Faux ,
        Et nous dit oui c’est Moche.
        Ne veut pas Affronter les Racines du Problème ,
        Toujours plus d’énergie et le vent que l’on sème ,
        N’a pas d’autres A venir que de Briser la Chaine ,
        Tout les Liens du Vivant et le Coeur des Hommes ,
        Vont céder dans le Temps , faute d’aborder ce Thème.
        Le Pouvoir et l’Argent sont les Maux de la FAIM .
        Il nous ronge les Eaux et le Corps d’une Mère ,
        A vouloir prendre son Temps et son Pied sans rien Faire ,
        On s’en va simplement , au revoir ma Chaire.
        ~
        Et le Pire en Histoire ,
        C’est que Beaucoup le Savent ,
        Mais remettent à Plus Tard…
        Pâles Cerveaux qu’on nous lavent.

  • Drenagoram dit :

    Japon : incendie à la centrale nucléaire de Fukushima 1

    Article du Figaro 15-03-2011

    EN DIRECT – L’incendie du réacteur 4 aurait été éteint dans la nuit mais «le niveau de radioactivité a considérablement augmenté» sur le site de la centrale, annonce le premier ministre japonais. Une zone d’exclusion aérienne a été instaurée au-dessus de la région.

    • Une troisième explosion à Fukushima 1

    La crise nucléaire s’est aggravée mardi après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima 1. Endommagée lors du puissant tremblement de terre suivi par un tsunami vendredi, la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo, connaît une série d’explosions quasi quotidiennes, dont deux ont atteint mardi ses réacteurs n°2 et n°4.

    Peu après 6 heures (minuit à Paris), une «grosse explosion» s’est produite dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2, a annoncé Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale. Contrairement aux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n’a pas été visible de l’extérieur et n’a pas endommagé le bâtiment externe. Une autre explosion d’hydrogène a ensuite déclenché un incendie dans le réacteur 4, qui était à l’arrêt pour maintenance lorsque le séisme s’est produit. Un bassin de stockage de combustible nucléaire usagé a été touché par les flammes, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique. Selon l’AIEA, le débit de dose a atteint jusqu’à 400 millisieverts par heure sur le site même. Tepco avait demandé de l’aide aux forces d’autodéfense (armée japonaise) ainsi qu’à l’armée américaine pour éteindre l’incendie, qui s’est déclaré après une explosion au réacteur n°4.

    Ces explosions sont la conséquence des opérations d’urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami. Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l’arrêt et Tepco injecte de l’eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui entraîne des rejets radioactifs.

    En conséquence, «le niveau de radioactivité a considérablement augmenté» sur le site de la centrale, a reconnu mardi le premier ministre japonais, Naoto Kan. (Voir la vidéo CNN de son intervention ci-dessous) Il a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées «à la maison ou au bureau». Cette mesure s’ajoute à l’évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200.000 personnes résidant à proximité de cette centrale située au bord de la mer.

    Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts par heure ont été relevés autour des réacteurs, ont précisé Naoto Kan et l’AIEA. À partir d’une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d’une augmentation du nombre des cancers.

    Le ministère japonais des Transports a instauré mardi une zone d’exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale.

    Ref:http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/15/01003-20110315ARTFIG00308-japon-explosion-a-la-centrale-nucleaire-de-fukushima.php

  • Drenagoram dit :

    Accidents nucléaires : les risques pour l’homme

    Article Du Figaro

    L’exposition à des rayonnements ionisants peuvent avoir des conséquences très graves pour la santé. Mais des mesures de protection existent.

    Le monde entier garde en tête les images du pire accident nucléaire de l’histoire, l’explosion de la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986. Si pour l’instant, les dommages causés par le séisme de vendredi aux installations japonaises n’ont pas atteint la même gravité – sur une échelle de 0 à 7, les accidents de Fukushima sont situés par les experts à 4, contre 7 pour Tchernobyl – la protection des habitants et de l’environnement reste un sujet de préoccupation majeur.

    • Comment l’homme réagit à une exposition à la radioactivité ?

    Les expositions à des particules radioactives peuvent avoir des effets variables suivant la durée d’exposition, la nature des rayons et les personnes.

    En cas d’exposition brusque et forte, l’effet peut être visible rapidement (dans les heures, jours ou semaines suivantes). Elle se manifeste par des vomissements, de la fièvre, des brûlures et des hémorragies. Ce type d’exposition détruit certaines cellules (sanguines, digestives, gamètes), détériorant la moelle osseuse ou la muqueuse intestinale. Une exposition forte concerne principalement les personnes les plus proches de la source radioactive, à savoir les sauveteurs et le personnel des centrales.

    Une exposition plus faible mais prolongée (par l’alimentation, les gaz inhalés) peut causer des lésions de l’ADN et donc des cancers (du poumon, du colon, leucémie…) et des malformations chez les enfants à naître. Cela concerne principalement les riverains plus éloignés.

    • Comment mesure-t-on la gravité de l’exposition ?

    L’effet des rayons ionisants sur l’organisme se mesurent en sievert. Un sievert correspond à la dose de rayons reçus, pondérés en fonction du type de rayonnement (alpa, bêta, gamma, X, neutrons), des modalités d’exposition (voie externe, comme la peau, ou interne, la respiration, l’alimentation) et de la sensibilité spécifique des organes ou tissus. Par exemple, pour une même dose de rayons reçue (calculée en grays), la peau est affectée d’un facteur de pondération de 0,01, mais les organes reproducteurs, plus sensibles, sont pondérés de 0,2.

    Quelques mesures de référence :

    2,4 mSv : c’est l’irradiation naturelle moyenne annuelle en France, dont 2 mSv sont d’origine naturelle, et 0,001 mSv résultent de l’exposition liée à l’industrie nucléaire. Le reste correpond aux rayonnements de l’imagerie médicale (scanner, radios…)

    50 mSv : dose moyenne reçue par un habitant vivant à 30 km de Tchernobyl

    5000 mSv : dose reçue par le personnel et les équipes d’urgence à Tchernobyl

    Les vomissements apparaissent à partir de 1 sievert. Une exposition supérieure à 6 sieverts entraîne la mort. A 4,5 sieverts, la moitié de la population décède.

    Lors d’un accident de centrale comme au Japon, les personnes les plus exposées (secouristes, personnels) reçoivent entre 1 et 3 sieverts.

    A la centrale de Fukushima, selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire français (IRSN), l’effet des rayonnements aurait atteint 1 mSv par heure aux abords du site, soit «un rejet très important». On ignore cependant les doses reçues par les ouvriers qui se trouvaient sur le site. En une heure, les gens se trouvant à proximité de la centrale ont donc reçu le maximum annuel d’une population normalement exposée en Europe, explique Carole Marchal, de l’Autorité française de sécurité nucléaire.

    • Les mesures de protection possibles :

    Il existe trois façons de protéger les populations en cas de fuites radioactives. La première consiste à évacuer les personnes se trouvant à proximité de la source nucléaire. C’est ce que les autorités japonaises ont fait après le séisme : des milliers de personnes vivant dans un rayon de 3km des lieux dangereux ont été déplacées, puis dans un rayon de 10 et enfin 20 km à mesure que les accidents se multipliaient, soit quelque 200.000 personnes au total.

    Les riverains peuvent aussi être amenés à s’enfermer chez eux, de préférence dans un sous-sol, les portes et fenêtres calfeutrées avec du ruban adhésif, sans climatisation ni chauffage. Cela évite principalement de respirer des particules (le mode de contamination le plus rapide), ou que celles-ci n’entrent en contact avec la peau.

    Enfin, l’ingestion de comprimés d’iode stable permet de se protéger contre les cancers de la thyroïde. Cette glande produit des hormones qui régulent le métabolisme. En se fixant dans la thyroïde, l’iode stable, donc non radioactif, empêche l’iode radioactif de se fixer. Ce type de prévention est particulièrement efficace et nécessaire chez les enfants, chez qui l’hormone thyroïdienne joue un rôle fondamental dans la croissance et le développement. Le Japon en a commencé la distribution, car l’effet protecteur est maximal si on prend les comprimés l’heure précédent ou l’heure suivant l’exposition.

    Ref:http://www.lefigaro.fr/sante/2011/03/14/01004-20110314ARTFIG00584-accidents-nucleaires-les-risques-pour-l-homme.php

    • NOUMBA'S ZEN dit :

      Merci pour le lien Néo
      je donne tous les mois mais je n’ai pas de nouvelles?

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Chantal ,
        Normalement tu devrais Reçevoir des Liens ,
        A Intervalles , Réguliérement ,
        A mon Avis c’est pas Normal ,
        Selon l’Info et les Mouvements .
        Une Âme en Vert Porte Maints Chemins ,
        Reçois Retour au Long d’un Bal .
        NéO~
        Envois Leurs un Mail 🙂
        Sinon Résilie le Bail 😦

  • Drenagoram dit :

    Japon : l’accident nucléaire atteint le niveau 6 sur 7

    Article du Figaro – 15-11-2011

    EN DIRECT – Le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire place désormais l’accident de Fukushima juste un cran en dessous de celui de Tchernobyl. Une explosion et un incendie ont touché la centrale dans la nuit. L’enceinte d’un des réacteurs n’est plus étanche.

    • L’inquiétude internationale monte, le Japon demande de l’aide

    Le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, a déclaré mardi que l’accident nucléaire de Fukushima a atteint un niveau de gravité 6 sur l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, qui en compte 7. À titre de comparaison, le niveau 5 est celui de l’accident de Three Mile Island, le niveau 7 est celui de Tchernobyl.

    Le risque nucléaire est «extrêmement élevé», a déclaré mardi matin le chef de la diplomatie française Alain Juppé, après une discussion avec son homologue nippon au sein du G8 à Paris. Avant lui, le ministre de l’Industrie Eric Besson avait estimé que l’«on est sur le chemin d’une catastrophe nucléaire».

    Le directeur général de l’AIEA Yukiya Amano avait pour sa part estimé lundi «très improbable» que la crise dans la centrale nucléaire de Fukushima 1 dégénère en une situation comparable à celle de l’accident de Tchernobyl.

    Pour faire face, le Japon a officiellement demandé à l’AIEA l’envoi d’une équipe d’experts après les explosions dans sa centrale nucléaire de Fukushima. Tokyo a également demandé aux États-Unis une aide sur les questions liées au refroidissement de réacteurs nucléaires.

    • Deux brèches de huit mètres de large

    La crise nucléaire s’est aggravée mardi à la centrale de Fukushima 1. Endommagée lors du puissant tremblement de terre suivi par un tsunami vendredi, la centrale, située à environ 240 km au nord de Tokyo, connaît une série d’explosions quasi quotidiennes . Deux ont atteint mardi ses réacteurs n°2 et n°4.

    Une explosion d’hydrogène a ainsi déclenché un incendie dans le réacteur 4, qui était à l’arrêt pour maintenance lorsque le séisme s’est produit. Un bassin de stockage de combustible nucléaire usagé a été touché par les flammes, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique. Deux brèches de huit mètres de large sont en outre apparues dans l’enceinte extérieure du bâtiment, a annoncé l’Agence de sûreté nucléaire japonaise. Pour l’Autorité française de sûreté nucléaire, l’enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale «n’est plus étanche». Or cette enceinte est destinée à isoler le coeur du réacteur de son environnement, afin d’éviter toute contamination radioactive.

    Peu après 6 heures (minuit à Paris), une «grosse explosion» s’était déjà produite dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2, a annoncé Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale. Contrairement aux deux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n’a pas été visible de l’extérieur et n’a pas endommagé le bâtiment externe.

    Ces explosions sont la conséquence des opérations d’urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami. Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l’arrêt et Tepco injecte de l’eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui entraîne des rejets radioactifs.

    Suite à ces nouveaux incidents, «le niveau de radioactivité a considérablement augmenté» sur le site de la centrale, a reconnu mardi le premier ministre japonais, Naoto Kan (voir la vidéo CNN de son intervention ci-dessous).

    Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts par heure ont été relevés autour des réacteurs, ont précisé Naoto Kan et l’AIEA. À partir d’une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d’une augmentation du nombre des cancers.

    Le premier ministre a donc appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées «à la maison ou au bureau». Cette mesure s’ajoute à l’évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200.000 personnes résidant à proximité de la centrale. Le ministère japonais des Transports a par ailleurs instauré mardi une zone d’exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale.

    Cliquez ici pour suivre les événements sur la chaîne japonaise NHK (en anglais).

    » Accidents nucléaires : les risques pour l’homme

    » Nucléaire japonais : mieux comprendre les incidents

    » Voyage au cœur d’un pays dévasté

    • Une radioactivité ressentie jusqu’à Tokyo

    Un niveau de radioactivité légèrement supérieur à la normale a également été relevé mardi à la mi-journée à Tokyo. Néanmoins, les autorités n’ont pas encore appelé les 35 millions d’habitants de la mégalopole à prendre des mesures de précaution particulières. À Saitama, près de Tokyo, le taux de radioactivité mesuré est 40 fois supérieur à la normale. À Maebashi, à une centaine de kilomètres au nord de Tokyo, le niveau de radioactivité est jusqu’à dix fois supérieur à la normale.

    » Tokyo, capitale à bout de nerfs

    Selon une porte-parole de l’Organisation météorologique mondiale, les vents éloignent vers le large la menace de radioactivité sur le Japon. Une hausse légère du niveau de radioactivité a été constatée mardi jusqu’en Extrême-Orient russe, mais elle est demeurée cependant à un niveau jugé normal, ont rapporté les autorités russes.

    » Météo Consult : les vents repoussent la menace

    De son côté, l’ambassade de France au Japon a démenti qu’un nuage radioactif se dirige vers la région de Tokyo. «Les prévisions météorologiques indiquent que le vent est en train de tourner : Tokyo n’est pas menacée par les retombées radioactives», précise un communiqué.

    La France a conseillé dimanche à ses ressortissants habitant la région de Tokyo de «s’éloigner pour quelques jours» s’ils n’ont «pas une raison particulière» d’y rester. Plusieurs ambassades ont de même conseillé à leur personnel et à leurs ressortissants de quitter les zones affectées, les touristes ont abrégé leurs vacances et des compagnies internationales prévoient de se délocaliser hors de la ville.

    Plusieurs journalistes étrangers, venus couvrir les opérations de secours dans le nord-est du pays durement frappée par le séisme et le tsunami, font également leur valise.

    • Les secouristes restent à pied d’œuvre

    Des milliers de personnes évacuées ont trouvé refuge dans des centres d’accueil, comme ici à Otsuchi.
    L’autre priorité des autorités japonaises est de porter secours aux plus de 500.000 personnes évacuées, dont beaucoup ont trouvé refuge dans des centres d’accueil. Les 100.000 soldats mobilisés et les secouristes étrangers tentent de répondre aux énormes besoins en eau potable et en vivres et de remettre en route les infrastructures (routes, téléphone…). «Nous manquons cruellement d’eau. Nous avons aussi besoin de couvertures» car les nuits sont fraîches, a témoigné un responsable de l’hôpital de Kesennuma.

    Les sauveteurs continuent aussi, sans grand espoir toutefois, à rechercher d’éventuels survivants. Mardi, quatre jours après la catastrophe, deux personnes ont ainsi été retrouvées vivantes sous les décombres, dont une femme de 70 ans.

    Pour l’heure, 2414 décès ont été confirmés par la police, un bilan appelé à s’alourdir au fur et à mesure de la découverte de nouveaux corps. On recense également 3118 disparus et 1885 blessés.

    Ref :http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/15/01003-20110315ARTFIG00308-japon-explosion-a-la-centrale-nucleaire-de-fukushima.php

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: rejet important de matières radioactives

    15.03.2011 07:15 – mise à jour: 16:38

    La crise nucléaire s’est aggravée mardi au Japon, où l’étanchéité n’est plus assurée dans l’enceinte de confinement de l’un des réacteurs de la centrale de Fukushima. L’accident a passé au niveau 6 sur 7 de l’échelle de gravité en raison des fortes quantités de substances radioactives rejetées dans l’air.
    L’enceinte de confinement du réacteur n° 2 de la centrale de Fukushima au Japon « n’est plus étanche » après une explosion, a déclaré mardi à la presse le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire. L’agence a en outre déclaré que l’accident passait du niveau 4 au niveau 6 sur 7 de l’échelle de gravité, le plaçant entre les catastrophes de Three Mile Island (niveau 5) et Tchernobyl (niveau 7). Un surclassement que ne confirme cependant pas encore l’Agence de sécurité nucléaire japonaise (ASN).

    Deux brèches de huit mètres de large sont en outre apparues dans l’enceinte extérieure du bâtiment du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Fukushima à la suite d’une explosion survenue mardi, annonce toutefois l’ASN, qui redoute une contamination progressive de la zone.

    Image satellite de la centrale nucléaire de Fukushima. [Reuters] Plus tôt dans la journée, des substances radioactives ont déjà été libérées directement dans l’atmosphère à la suite de l’incendie déclaré cette nuit dans ce même réacteur. « Les autorités japonaises ont informé que le bassin du combustible usé du réacteur nucléaire 4 de la centrale de Fukushima était en feu et que de la radioactivité était en train d’être libérée directement dans l’atmosphère », a précisé l’agence dans un communiqué.

    Le niveau de radioactivité dans la salle de contrôle de ce réacteur est devenu trop élevé pour que les ingénieurs puissent y effectuer un travail normal, rapporte l’agence de presse Kyodo. Ils ne pourront injecter de l’eau que dans deux ou trois jours.

    Les incidents dans le réacteur n°4 sont potentiellement plus dangereux que ceux déjà survenus sur les réacteurs n° 1, 2 et 3 de la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo, car le bassin de combustible usagé n’est pas protégé par une double épaisseur de béton et d’acier comme le coeur d’un réacteur.

    Tous les réacteurs atteints
    Ces accidents (lire la chronologie en encadré) sont la conséquence des opérations d’urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami ayant suivi le séisme de magnitude 9, le plus fort jamais enregistré au Japon.

    Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l’arrêt et Tepco injecte de l’eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui conduit à des rejets radioactifs. Ce qui n’a pas empêché une légère hausse de température d’être également mesurée dans les réacteurs 5 et 6, jusqu’alors épargnés.

    Le niveau de radioactivité a été jugé dangereux pour la santé dans un rayon de 30km autour de la centrale nucléaire de Fukushima. [Reuters] Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a annoncé auparavant que le niveau de radiations avait « considérablement augmenté » à la centrale nucléaire de Fukushima. Même s’il a légèrement baissé depuis, il a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale, endommagée par le séisme de vendredi, à rester calfeutrées chez elles. Cette mesure s’ajoute à l’évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200’000 personnes résidant à proximité de cette centrale située au bord de la mer.

    Un niveau de radioactivité légèrement supérieur à la normale a également été relevé à la mi-journée à Tokyo, situé à environ 250 km, avant de redescendre en fin de journée. Les autorités n’ont jusqu’à présent pas appelé les 35 millions d’habitants de la plus importante agglomération du monde à prendre des mesures de précaution particulières.

    Danger pour la santé
    « Contrairement à ce qui c’est passé jusqu’ici, il ne fait pas de doute que les niveaux atteints à Fukushima peuvent affecter la santé des êtres humains », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts ont été relevés autour des réacteurs, a-t-il précisé. A partir d’une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d’une augmentation du nombre des cancers.

    Le ministère japonais des Transports a par ailleurs instauré mardi une zone d’exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale.

    Lundi, le gouvernement a affirmé exclure « la possibilité d’un Tchernobyl », en référence à l’accident, le pire de l’histoire du nucléaire civil, survenu en 1986 dans la centrale ukrainienne. Le Japon a cependant demandé l’aide de l’Agence internationale de l’énergie atomique et des Etats-Unis. La Commission européenne a demandé la convocation d’une réunion extraordinaire de l’AIEA la semaine prochaine à Vienne sur cet accident.

    Nouveau bilan à 3373 morts

    Des sauveteurs cherchent des survivants de la ville de Ofunato. [Keystone] L’autre priorité des autorités japonaises est de porter secours aux plus de 500’000 personnes évacuées, dont beaucoup ont trouvé refuge dans des centres d’accueil. Les 100’000 soldats mobilisés et les secouristes étrangers tentaient de répondre aux énormes besoins en eau potable et en vivres et à remettre en route les infrastructures.

    Les sauveteurs continuaient aussi, sans grand espoir, à rechercher d’éventuels survivants alors que 3373 décès ont été confirmés mardi par la police. Un bilan appelé à s’alourdir au fur et à mesure de la découverte de nouveaux corps.

    Deux personnes, une femme de 70 ans et un homme dont l’âge n’a pas été précisé, ont toutefois été retrouvées vivants mardi par les sauveteurs sous des décombres dans le nord-est du Japon, a annoncé la télévision publique NHK.

    La septuagénaire a été dégagée dans la ville d’Otsuchi, dans la préfecture d’Iwate. Elle souffrait d’hypothermie mais ses jours ne sont pas en danger. La chaîne a précisé qu’elle avait été hospitalisée. Un homme a par ailleurs été secouru mardi dans la ville d’Ishimaki, dans la préfecture de Miyagi, la plus proche de l’épicentre de vendredi.

    ats/vkiss

    http://www.tsr.ch/info/monde/3016954-fukushima-rejet-important-de-matieres-radioactives.html

    • nadou dit :

      merci pour ce partage……….
      ca fait froid dans le dos
      bisous

      • Drenagoram dit :

        bONJOUR Nadou ,
        En Nage de Faire ,
        Les Flots en Flous ,
        Nous Laissent A mère .
        Tant c’était Prévisible ,
        Un Jour ou l’Autre en bord de Terre ,
        D’une Catastrophe comme Invisible ,
        Les Pâles Fantômes du Nucléaire.
        Ici Certains Savaient Pourtant ,
        Tout le Danger sans Savoir Faire ,
        Ils Ont Construit tout en Sachant ,
        Qu’il y aurait un Jour Amer ,
        Et Clament Maintenant à leurs Enfants ,
        Qu’on ne pouvait pas prévoir la Terre.
        Il n’est pas Trop Tard ,
        En regard de l’Histoire ,
        Pour Changer d’ère et de Regard ,
        Sur les Dangers d’une EnErgie ,
        Qui donne la Mort et souffle la Vie.
        NéO~

    • NOUMBA'S ZEN dit :

      Quelle horreur!!
      j’ai peur pour nos petits enfants!
      pauvre planète!!

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Chantal ,
        La Peur en Soie ,
        Est Signe de Vie ,
        Le Fait d’un Coeur ,
        Qui Vibre au Monde ,
        Ici c’est Vrai les Temps sont Contés ,
        C’est Hors Reflets en Liens Vivants ,
        Qu’il faut alors Faire en Entier ,
        Entendre sa Voie au Regard d’Ans ,
        Le Nucléaire Menace le Chant ,
        Il n’est en Rien un Sage Allié.
        NéO~^
        Merci à Toi d’aimer l’Avis 🙂

  • marie-ne dit :

    MERCI NéO!

  • Drenagoram dit :

    Japon : les kamikazes du nucléaire sacrifient leur vie

    Article Du Figaro 15/03/2011 | Mise à jour : 22:49

    Des officiers des Forces japonaises d’autodéfense se préparent pour nettoyer une zone contaminée à Nihonmatsu, mardi près de Fukushima. CRédits photo: Kyodo/Reuters.
    Ils seraient une cinquantaine de héros, dans des conditions folles, à jouer le tout pour le tout dans la centrale de Fukushima afin d’éviter la fusion du cœur des réacteurs.

    Ce sont des héros. Ils jouent le tout pour le tout. Alors que le monde est actuellement confronté à la plus grande catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986, les salariés de la centrale de Fukushima, à 250 km au nord-est de Tokyo, seraient une cinquantaine à se battre. En temps normal, ils sont 800 à travailler sur le site. Mais une partie a été évacuée. La nuit dernière, ils ont bataillé sous la neige. Leur objectif: éviter à tout prix, et ce au péril de leur vie, la fusion du cœur des réacteurs, synonyme d’émanations radioactives importantes et dangereuses pour les populations avoisinantes.

    Munis de combinaisons protectrices, ces hommes, qui sont de véritables sacrifiés, ont notamment pour tâche d’injecter de l’eau de mer dans le réacteur pour en refroidir le cœur. Mardi, le patron de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) leur a rendu hommage. Ces personnels sont «exposés à des conditions folles», a-t-il confié. «Affreuses», disait même Thierry Charles, le directeur de la sûreté des installations de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). À Tchernobyl, plusieurs dizaines de «liquidateurs» comme on les avait appelés, étaient morts, pour certains un mois après. Les plus irradiés étant ceux qui étaient intervenus les premiers jours et qui avaient survolé en hélicoptère le réacteur en feu.

    À Fukushima, la situation est très préoccupante. La radioactivité a atteint des niveaux extrêmement élevés. Mardi, dans la salle de contrôle du réacteur 4, les doses étaient tellement fortes que les ingénieurs ne pouvaient quasiment plus travailler. Dans la nuit de lundi à mardi, un incendie s’est déclenché dans ce bâtiment contenant un bassin de rétention. Ce dernier abrite du combustible usagé, mais qui, faute de refroidissement, s’est mis à chauffer. Les salariés de Tepco, le géant de l’électricité qui exploite la centrale, ont dû effectuer des rotations dans la salle de contrôle pour limiter l’exposition à la radioactivité. Tepco a d’ailleurs annoncé mardi que quinze de ses «kamikazes» du nucléaire avaient été blessés. «Les doses peuvent même remettre en cause le fait de maintenir des travailleurs sur place, a expliqué Agnès Buzyn, la présidente de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français. On est inquiet pour leur capacité à tenir car la radioactivité a atteint des niveaux toxiques.»

    Un choix volontaire

    Si un accident de ce type se produisait en France, des «intervenants en situation d’urgence radiologique» seraient prêts à intervenir. Plusieurs catégories de personnels sont concernées, en tout des centaines peuvent être mobilisables. Il s’agit d’abord des pouvoirs publics (les pompiers des cellules formées pour les risques radiologiques, Samu), des salariés des exploitants des centrales nucléaires (comme EDF), et enfin, des agents du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), de l’IRSN ou des fabricants comme Areva. «Ces personnels font l’objet d’un suivi médical spécifique avec un examen complet chaque année», rapporte Julien Collet, directeur de l’environnement et des situations d’urgence de l’ASN. «Ce ne sont pas des superhéros hollywoodiens, insiste-t-on chez EDF. Quand on travaille dans une centrale nucléaire, le travail en équipe fait partie du quotidien. L’entraide n’est pas un vain mot.» Dans chacun des 19 sites nucléaires français, des volontaires s’inscrivent pour être appelés en cas d’accident.

    C’est devant le médecin du travail que les salariés d’EDF doivent dire s’ils se portent ou non volontaires pour les situations d’urgence. «C’est du volontariat, il n’y a aucune pression», assure-t-on chez EDF, où le terme de «liquidateurs» fait sursauter. Car «la loi encadre les choses, et dire que ce sont des liquidateurs signifie que ce personnel est sacrifié». En théorie, les interventions sont limitées dans le temps et les doses maximales sont clairement définies pour ces volontaires du nucléaire. À Fukushima, face à la réalité d’une telle catastrophe, rien ne permet de dire si de telles procédures ont été respectées.

    Ref :http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/15/01003-20110315ARTFIG00683-japon-les-kamikazes-du-nucleaire-sacrifient-leur-vie.php

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: la crise nucléaire prend de l’ampleur
    15.03.2011 07:15 – mise à jour: 23:05

    La crise nucléaire s’est aggravée mardi au Japon, où l’étanchéité n’est plus assurée dans l’enceinte de confinement de l’un des réacteurs de la centrale de Fukushima. L’accident a passé au niveau 6 sur 7 de l’échelle de gravité et un nouvel incendie s’est déclaré mercredi. Le commissaire européen à l’Energie parle d' »apocalypse ».
    L’enceinte de confinement du réacteur n° 2 de la centrale de Fukushima au Japon « n’est plus étanche » après une explosion, a déclaré mardi à la presse le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire. L’agence a en outre déclaré que l’accident passait du niveau 4 au niveau 6 sur 7 de l’échelle de gravité, le plaçant entre les catastrophes de Three Mile Island (niveau 5) et Tchernobyl (niveau 7). Un surclassement que ne confirme cependant pas encore l’Agence de sécurité nucléaire japonaise (ASN).

    Deux brèches de huit mètres de large sont en outre apparues dans l’enceinte extérieure du bâtiment du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Fukushima à la suite d’une explosion survenue mardi, annonce toutefois l’ASN, qui redoute une contamination progressive de la zone. Deux techniciens sont aussi portés disparus, a annoncé mardi soir l’ASN, sans préciser leur identité.

    Selon l’AFP, un nouvel incendie s’est déclaré mercredi (heure locale) au réacteur 4.

    « Une apocalypse »
    Le commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, a parlé d' »apocalypse » et estimé que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation à Fukushima. « Pratiquement tout est hors de contrôle », a-t-il dit, ajoutant : « je n’exclus pas le pire dans les heures et les jours à venir ».

    Le commissaire européen à l’Energie n’a pas hésité à comparer la situation au Japon à une « apocalypse ». [Keystone]

    Plus tôt dans la journée, des substances radioactives ont déjà été libérées directement dans l’atmosphère à la suite de l’incendie déclaré cette nuit dans ce même réacteur. « Les autorités japonaises ont informé que le bassin du combustible usé du réacteur nucléaire 4 de la centrale de Fukushima était en feu et que de la radioactivité était en train d’être libérée directement dans l’atmosphère », a précisé l’agence dans un communiqué.

    Le niveau de radioactivité dans la salle de contrôle de ce réacteur est devenu trop élevé pour que les ingénieurs puissent y effectuer un travail normal, rapporte l’agence de presse Kyodo. Ils ne pourront injecter de l’eau que dans deux ou trois jours.

    Les incidents dans le réacteur n°4 sont potentiellement plus dangereux que ceux déjà survenus sur les réacteurs n° 1, 2 et 3 de la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo, car le bassin de combustible usagé n’est pas protégé par une double épaisseur de béton et d’acier comme le coeur d’un réacteur.

    Tous les réacteurs atteints
    Ces accidents (lire la chronologie en encadré) sont la conséquence des opérations d’urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami ayant suivi le séisme de magnitude 9, le plus fort jamais enregistré au Japon.

    Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l’arrêt et Tepco injecte de l’eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui conduit à des rejets radioactifs. Ce qui n’a pas empêché une légère hausse de température d’être également mesurée dans les réacteurs 5 et 6, jusqu’alors épargnés.

    Image satellite de la centrale nucléaire de Fukushima. [Reuters]
    Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a annoncé auparavant que le niveau de radiations avait « considérablement augmenté » à la centrale nucléaire de Fukushima. Même s’il a légèrement baissé depuis, il a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale, endommagée par le séisme de vendredi, à rester calfeutrées chez elles. Cette mesure s’ajoute à l’évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200’000 personnes résidant à proximité de cette centrale située au bord de la mer.

    Panique à Tokyo
    A Tokyo, les autorités ont déclaré que le niveau de radiation était mardi dix fois plus élevé que la normale, ce qui ne constitue pas un risque pour la santé. Les 35 millions d’habitants du grand Tokyo n’ont pas besoin de prendre des précautions particulières, a rassuré le gouvernement.

    Mais les habitants de Tokyo se sont tout de même rués dans les magasins pour acheter des vivres et des produits de première nécessité, comme des bougies ou des sacs de couchage. La panique a également touché la Bourse de Tokyo, qui a perdu 10,55% à la clôture mardi, ainsi que les places européennes et américaines.

    Des ambassades ont recommandé à leur personnel et à leurs ressortissants de quitter les zones touchées. La représentation suisse à Tokyo reste toutefois ouverte
    Danger pour la santé
    « Contrairement à ce qui c’est passé jusqu’ici, il ne fait pas de doute que les niveaux atteints à Fukushima peuvent affecter la santé des êtres humains », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts ont été relevés autour des réacteurs, a-t-il précisé. A partir d’une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d’une augmentation du nombre des cancers.

    Le ministère japonais des Transports a par ailleurs instauré mardi une zone d’exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale.

    Lundi, le gouvernement a affirmé exclure « la possibilité d’un Tchernobyl », en référence à l’accident, le pire de l’histoire du nucléaire civil, survenu en 1986 dans la centrale ukrainienne. Le Japon a cependant demandé l’aide de l’Agence internationale de l’énergie atomique et des Etats-Unis. La Commission européenne a demandé la convocation d’une réunion extraordinaire de l’AIEA la semaine prochaine à Vienne sur cet accident.

    agences/vkiss/bkel

    CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS A FUKUSHIMA

    Vendredi à 14h46 heure locale (6H46 en Suisse), un séisme de magnitude 9,0 – le plus fort jamais enregistré au Japon – suivi par un tsunami avec des vagues de dix mètres de haut frappent le nord-est de l’archipel. Le séisme provoque l’arrêt automatique des réacteurs des centrales nucléaires situées dans les provinces proches de l’épicentre.

    Des soldats japonais s’équipent avant d’intervenir dans les zones contaminées. [Reuters]
    Malgré cette mesure, une explosion secoue samedi la centrale nucléaire de Fukushima et engendre l’effondrement du toit du bâtiment abritant le réacteur n°1. L’accident nucléaire est classé au niveau 4 (sur 7). Selon l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, « des rejets radioactifs très importants » se sont « produits simultanément à l’explosion » du bâtiment.

    Deux nouvelles explosions se produisent lundi au niveau du réacteur n°3 de Fukushima, sans toutefois endommager directement le réacteur selon l’exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco). L’Agence japonaise de sûreté nucléaire japonaise exclut d’ailleurs un accident de type Tchernobyl dans cette centrale. Mais une panne du système de refroidissement du réacteur n°2 plus tard dans la journée provoque l’inquiétude de Tepco, qui n’exclut pas que le combustible soit un temps entré en fusion.

    Deux explosions liées à la présence d’hydrogène touchent mardi les réacteurs n°2 et n°4. Jusque-là épargné, ce dernier est la proie d’un incendie, rapidement maîtrisé, mais qui crée des brèches dans l’enceinte extérieure. Une augmentation de la température est également annoncée dans les réacteurs n°5 et n°6, pourtant à l’arrêt au moment du séisme. Les six réacteurs de Fukushima ont donc subi des dommages. L’accident nucléaire est désormais classé au niveau 6 sur 7.

    Ref :http://www.tsr.ch/info/monde/3016954-fukushima-la-crise-nucleaire-prend-de-l-ampleur.html

  • Drenagoram dit :

    Fukushima réacteur:arrosage impossible
    AFP
    16/03/2011 | Mise à jour : 10:25

    La forte radioactivité au-dessus de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima a empêché un hélicoptère d’approcher du réacteur 3 pour y verser de l’eau afin de refroidir le combustible qui menace d’entrer en fusion, selon la chaîne NHK.

    Une colonne de fumée s’échappait ce matin de la centrale nucléaire, endommagée vendredi par le puissant séisme suivi d’un tsunami et secouée depuis par quatre explosions. Il pourrait s’agir d’un nuage de vapeur en provenance de la piscine du réacteur n°3, a indiqué l’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco). Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs déclaré que l’enceinte de confinement du réacteur 3 avait peut-être été endommagée.

    La situation semble en revanche s’améliorer dans le réacteur n°2. La pression mesurée à l’intérieur de l’enceinte de confinement et dans le coeur du réacteur a baissé, selon la Tepco. L’opérateur fait également état d’une stabilisation des températures dans ce réacteur.

    L’empereur du Japon Akihito s’est adressé ce matin à la nation lors d’une allocution télévisée. Le souverain, dont les prises de parole publiques ont un caractère extraordinaire, a déclaré qu’il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens» et «pour que le travail des sauveteurs progresse rapidement». «Désormais à présent, toute la nation travaille aux opérations de secours», a poursuivi l’empereur qui s’est dit «profondément préoccupé» par la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima.

    Ref :http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/16/97001-20110316FILWWW00414-fukushimareacteur-arrosement-impossible.php

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: périmètre US de 80 km
    AFP
    16/03/2011 Mise à jour : 18:51

    L’ambassade des Etats-Unis à Tokyo a recommandé aux citoyens américains l’évacuation d’un périmètre de 50 miles (80 km) autour de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima.

    Après examen des données les plus récentes sur la catastrophe en cours, « nous recommandons par précaution que les citoyens américains vivant dans un rayon de 50 miles (80 km) autour de la centrale nucléaire de Fukushima évacuent la zone, ou se mettent à l’abri si une évacuation n’est pas possible en toute sécurité », écrit l’ambassade dans un communiqué. L’ambassade souligne que « de nombreux facteurs », dont la météo, peuvent influer sur la dissémination des particules radioactives, et mentionne la possibilité que celles-ci accomplissent des distances supérieures à 80 km.

    Le gouvernement japonais a reconnu qu’il était prêt à demander la coopération de l’armée américaine pour prévenir une catastrophe nucléaire. Les Etats-Unis s’apprêtent à augmenter leur aide au Japon pour tenter de circonscrire l’incident nucléaire. L’armée américaine a également établi un périmètre d’évitement de 80 km autour de la centrale pour les troupes américaines, sauf en cas d’ordre spécifique.

  • Piou Piou dit :

    J’ai passé beaucoup de temps sur ton blog ces deux jours, allant venant, car pas beaucoup de temps…
    J’ai tout regardé partout, toutes tes pages… Tu es quand même impressionnant, je trouve.
    Je comprends mieux maintenant pourquoi Marie fait partager ton blog et tes articles, la connaissant comme je la connais 😉
    Merci en tout cas de prendre le temps de relater ici la tournure des événements au Japon…
    Moi je prie dans mon coin, pour que cette catastrophe ne se produise pas. 😦
    J’vais voir si je peux te laisser d’autres ti coms ailleurs et pi enfin m’abonner à ton blog quand même…
    Nan mais je voulais d’abord tout bien regarder, parce que ton blog mérite d’être vu, regardé, lu de partout partout…
    Bon allez, j’arrête mon roman, hihihi
    Bisousssss d’un p’tit Poussin !
    PS… contente que tu trouves mon pseudo rigolo, disons qu’il me correspond plutôt bien, enfin à ce que disent ceux qui me connaissent bien… pitêtre le découvrir aussi un jour (clin d’oeil)
    Rhooo et me voilà reparti dans du discutage, lol
    allez cette fois-ci suis plus là enfin si mais ailleurs… :mrgreen:

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Sandrine ,
      Bienvenue Aux mailles de l’Âge de Faire ,
      Merci à Toi , de tes Voyages ,
      De Prendre le Temps Echo Naissance ,
      Le Long des Pages et des Racines ,
      Beaucoup de Feuilles portent des Fruits ,
      Qu’il faut au Long savoir Cueillir ,
      Pour Saisir l’Arbre à son Essence ,
      Dans Toutes les Branches qui se dessinent.
      Le Plus Simple étant l’Arborescence ,
      Il suit au Long les Rives de l’Onde ,
      Tout les Reflets d’une Vague Errance ,
      Qui vient Border l’Ether d’un Monde.
      En Âge de Faire depuis Longtemps ,
      l’Histoire nous Parle de Déclins ,
      Il était Clair en qu’un Vieil Empire ,
      Vivant du Vain et de l’Atome ,
      En Apogée au Firmanent ,
      Viendrait un Jour à voir Venir ,
      La Voie du Sage et son Fantôme ,
      Ce que Chacun sans Gloire peut Voir ,
      Qu’à Trop vouloir , on à le Pire ,
      Et rarement l’Hors , d’un Vain Savoir.
      Penser chaque Jour que l’on Maîtrise ,
      C’est Oublier qu’en Mère Nature ,
      Nous sommes des Grains dans l’Univers ,
      Cherchant le Sens sans la Lumière.
      NéO~

      A bientôt Ti Oiseau.
      Vivre les Maux sans Amertume ,
      Être en Plume pour des Mots ,
      Vivre en Coeur pour une Onde ,
      Tout un Monde en Echos.

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: « un motif d’espérance » ?
    AFP

    17/03/2011 Mise à jour : 15:05

    Les efforts en cours pour refroidir les réacteurs les plus endommagés de la centrale de Fukushima représentent « un motif d’espérance », a estimé aujourd’hui la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

    « La situation reste extrêmement inquiétante mais il y a peut-être un motif d’espérance (…). Il se pourrait que des moyens pour accélérer le refroidissement des réacteurs réussissent à être mis en oeuvre dans la journée », a-t-elle souligné à l’issue d’une visite au siège de l’Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN), à Fontenay-aux-Roses, avec le ministre de l’Energie Eric Besson.

    « Ceci reste seulement à ce stade un motif d’espérance alors qu’on en manque un peu depuis deux jours », a-t-elle ajouté, soulignant qu’il fallait aussi attendre le rétablissement du courant électrique sur la centrale endommagée par un tsunami le 12 mars.

    Pour la première fois, quatre hélicoptères de l’armée japonaise ont déversé jeudi matin plusieurs tonnes d’eau de mer sur les réacteurs les plus endommagés, principalement le 3. Cinq camions citernes spéciaux de l’armée sont également entrés en action en fin de journée.

    Du côté de l’IRSN, le Directeur de la Sécurité, Thierry Charles a, lui aussi, parlé d’une « lueur d’espoir » au sixième jour de l’accident nucléaire.
    « La situation reste préoccupante mais on a enfin une lueur d’espoir avec les largages d’eau qui ont réussi », a-t-il déclaré.

    « Cela a permis de stabiliser le niveau d’eau dans la piscine du réacteur N°4, alors que hier l’information était plus alarmiste », a-t-il ajouté, tout en notant que « ce n’est pas gagné car l’eau s’évapore et qu’il faut en remettre ».
    « L’essentiel en gestion de crise c’est qu’il faut du temps », a rappelé M. Charles, en soulignant que si les premiers déversements d’eau ont réussi, on peut se dire que d’autres pourront suivre.

    L’espoir vient aussi, toujours selon M. Charles, des efforts de l’exploitant Tepco visant à rétablir l’électricité sur la centrale pour mettre en service un circuit de refroidissement de secours.

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: priorité à l’arrosage des réacteurs

    17.03.2011 07:05 – mise à jour: 16:16

    La situation à la centrale de Fukushima reste critique. [Keystone]
    Deux camions spéciaux de l’armée ont commencé jeudi en début de soirée à arroser le réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima, après une tentative avortée du canon à eau de la police, a annoncé la TV publique NHK. Quatre hélicoptères participent également aux opérations.
    Au total, cinq camions citernes de l’armée ont été envoyés sur place, avec trente tonnes d’eau, pour participer aux opérations de refroidissement des réacteurs. A la différence des camions de la police, ces véhicules peuvent bombarder d’eau une cible sans que les soldats soient obligés de sortir de la cabine. Les policiers avaient tenté auparavant d’arroser le réacteur, mais ils n’ont pu s’approcher assez près en raison du niveau élevé des radiations, a précisé NHK.

    Dans la matinée, quatre hélicoptères de l’armée ont largué plusieurs tonnes d’eau au-dessus du réacteur 3. Les barres de combustible menacent d’entrer en fusion si elles ne sont pas immergées. Les systèmes de refroidissement de la centrale ont été endommagés par le séisme et le tsunami du 11 mars.

    Les quatre hélicoptères de l’armée ont déversé quelque 30’000 litres d’eau sur les réacteurs 3 et 4 de la centrale nucléaire de Fukushima. L’objectif était notamment de remplir la piscine de combustible usagé du réacteur 4 qui a été endommagée par deux incendies.

    Un hélicoptère japonais déverse des masses d’eau sur le réacteur N°3 de la centrale. [Keystone]

    Il restait de l’eau dans cette piscine de stockage de barres de combustible, a fait savoir l’opérateur de la centrale endommagée Tepco, mais on en ignore la quantité. Cette piscine est désormais quasiment asséchée, ce qui a pour effet de provoquer des niveaux « extrêmement élevés » de radiations, a de son côté déclaré l’Autorité américaine de régulation nucléaire.

    Les ouvriers de l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), aidés de pompiers et de policiers, devaient également essayer d’atteindre le réservoir en recourant à un camion citerne équipé d’un canon à eau, mais cette opération a échoué à cause d’un trop fort niveau de radiation.

    Stations de pompage toujours en panne
    Les travaux continueront vendredi pour rétablir partiellement l’alimentation électrique de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima 1, selon l’Agence de sûreté nucléaire. Il s’agit de remettre en service les stations de pompage nécessaires pour remplir les piscines de refroidissement des barres de combustible.

    Les équipes techniques de Tepco ont oeuvré une bonne partie de la journée de jeudi pour installer un dispositif électrique temporaire dans le but de relancer les pompes qui fournissent de l’eau au système de refroidissement des réacteurs et remplissent les piscines de stockage du combustible usé.

    Cette opération n’a pu être achevée jeudi comme espéré initialement mais elle se poursuivra vendredi, a indiqué l’Agence de sûreté nucléaire citée par l’agence de presse Kyodo.

    Aide internationale
    Le groupe nucléaire Areva et la compagnie d’électricité EDF ont affrété jeudi un avion transportant 100 tonnes d’acide borique (substance chimique permettant d’empêcher la réaction nucléaire) et du matériel de protection contre la radioactivité, a annoncé le gouvernement français.

    « Le groupe nucléaire français Areva et EDF ont affrété ce jour un avion transportant près de 100 tonnes d’acide borique et du matériel de protection dont 10’000 combinaisons, 20’000 paires de gants et 3000 masques de protection », a indiqué le ministère des Affaires étrangères . L’avion partira vendredi.

    Les Etats-Unis ont eux fourni 100 combinaisons de protection contre les émanations radioactives, a annoncé jeudi l’armée américaine. Au cours d’un appel au Premier ministre japonais Naoto Kan, le président Barack Obama a réaffirmé son soutien, proposant notamment d’envoyer plus d’experts nucléaires. Quelque 33 spécialistes avec près de 8 tonnes de matériel et neuf experts de l’Autorité américaine de régulation nucléaire se trouvent déjà au Japon, selon le Washington Post.

    Evacuations
    Devant la menace d’un accident nucléaire majeur, la plupart des ambassades ont recommandé à leurs ressortissants de s’éloigner de la zone pour se replier vers le sud, dans la région d’Osaka, ou bien de quitter le Japon. L’ambassade des Etats-Unis a fixé la zone de risque à 80 km autour de la centrale.

    Cette photo satellite montre les dégâts subis par quatre réacteurs de Fukushima (le réacteur 1 à droite, le réacteur 4 à gauche). [Keystone]
    Les autorités nippones n’ont pour l’instant établi un périmètre de sécurité que de 30 km et le gouvernement a affirmé mercredi que les radiations au-delà de la zone d’exclusion des 20 km « ne posent pas de danger immédiat pour la santé ».

    La Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Australie ont également conseillé à leurs ressortissants de quitter le nord et la région de Tokyo. La France, comme la Belgique et la Russie vont envoyer des avions supplémentaires afin d’évacuer les familles souhaitant quitter le pays. Washington a autorisé les familles de son personnel d’ambassade à quitter l’archipel.

    Bilan en hausse
    En revanche, un froid intense et d’importantes chutes de neige dans la nuit ont encore dégradé les conditions de vie et de travail pour les 500’000 sinistrés du séisme et du tsunami et les 80’000 secouristes mobilisés dans le nord-est. Des millions de Japonais sont privés d’eau, d’électricité, de chauffage et de nourriture en quantités suffisantes.

    Le bilan officiel du séisme et du tsunami s’établissait jeudi à 5178 morts et 8606 disparus. Mais dans la seule ville d’Ishinomaki, le nombre de disparus s’élèverait à 10’000, selon un responsable local.

    Le Japon était averti selon Wikileaks
    L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a averti le Japon il y a deux ans qu’un séisme important pouvait poser « un problème sérieux » à ses centrales nucléaires, selon des câbles américains obtenus par le site WikiLeaks et auxquels le quotidien britannique Telegraph a eu accès.

    Un câble diplomatique américain révèle qu’un expert de l’AEIA s’était inquiété de ce que les réacteurs japonais n’étaient conçus que pour résister à des séismes d’une magnitude de 7 degrés.

    Selon ce document, le responsable de l’AIEA avait indiqué lors d’une réunion du Groupe sur la sûreté et la sécurité nucléaires du G8 à Tokyo, en 2008, que les critères de sécurité du Japon étaient obsolètes. « Il a expliqué que les normes concernant la sécurité nucléaire n’avaient été révisées que trois fois en 35 ans et que l’AIEA les réexamine maintenant », indiquait le câble à l’époque.

    « Le responsable a également noté que des séismes récents avaient dans certains cas été au delà des limites prévues pour certaines centrales nucléaires et qu’il s’agit d’un problème sérieux qui est maintenant en train de conditionner les travaux de sécurité sismique », ajoutait le document.

    Le gouvernement a répondu en construisant un centre de réponses aux urgences sur le site de Fukushima, mais la centrale était toujours conçue pour ne résister qu’à des séismes de magnitude 7.

  • Drenagoram dit :

    Le Japon relève le niveau de l’accident de Fukushima

    18/03/2011 Le Figaro Mise à jour : 11:16

    EN DIRECT – Même si le largage d’eau a eu un effet positif, les autorités japonaises ont relevé de 4 à 5 le niveau de l’accident nucléaire. Le bilan du séisme et du tsunami a encore été revu à la hausse.

    Des dizaines de tonnes d’eau sur le réacteur 3, le niveau de l’accident relevé

    Le Japon a repris vendredi les opérations pour tenter de refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima-Daichi. Pour la première fois, les experts ont noté une évolution encourageante à la centrale dont quatre des six réacteurs ont été gravement endommagés par des explosions et des incendies après le séisme et le tsunami survenus vendredi dernier. Pourtant, l’agence de sûreté nucléaire japonaise a relevé de 4 à 5 le niveau de l’accident de Fukushima sur l’échelle des événements nucléaires et radiologiques (INES), qui va jusqu’à 7, niveau de Tchernobyl. Un relèvement qui concerne les réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale. L’autorité de sûreté nucléaire française avait classé l’accident au niveau 6 lundi.

    Un porte-parole de l’agence japonaise a admis vendredi que la «solution Tchernobyl», le déversement de sacs de sable sur les réacteurs comme lors de la catastrophe ukrainienne en 1986, était dans tous les esprits au sein du gouvernement. Si cette mesure fait partie des options, la priorité actuelle reste le refroidissement des réacteurs de la centrale, a fait savoir l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

    Les véhicules de pompiers rassemblés avant d’intervenir à Fukushima. Crédits photo : Kyodo News/AP
    À la mi-journée vendredi (tôt vendredi matin à Paris), plusieurs camions citernes équipés de canon à eau ont donc recommencé à déverser des dizaines de tonnes d’eau sur le réacteur 3 afin d’empêcher les barres de combustible d’entrer en fusion et éviter ainsi un accident nucléaire majeur. L’objectif est aussi de refroidir la piscine de stockage de ce réacteur. Ces opérations, entamées jeudi ont eu «un effet positif», selon un porte-parole de Tepco. «À cause de la vapeur émise, nous pouvons dire avec certitude que de l’eau a atteint la piscine» de ce réacteur, a déclaré vendredi Yukiya Amano, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), sans préciser si la quantité d’eau était suffisante pour éviter son assèchement. Les opérations visent aussi à refroidir les réacteurs 1, 2 et 4 ainsi que la piscine de stockage de ce dernier. De la fumée blanche continue de s’échapper des réacteurs 2, 3 et 4, selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise.

    Tepco tente parallèlement de rétablir, avec des lignes électriques provisoires, l’alimentation en électricité de la centrale «afin de remettre en route les pompes refroidissant les réacteurs et de remplir les piscines».

    La situation «est grave et sérieuse», a estimé vendredi le directeur général de l’AIEA, évoquant une «course contre la montre» pour refroidir les réacteurs. «Mais il n’y a pas eu d’aggravation significative depuis hier», avait affirmé plus tôt Graham Andrew, conseiller spécial du directeur général de l’AIEA. La situation «ne s’est pas détériorée, ce qui est positif. Mais il est toujours possible qu’elle empire», a-t-il précisé. Interrogé vendredi matin sur RTL, Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique a estimé que la situation au Japon était « sous contrôle »

  • Drenagoram dit :

    Séisme de magnitude 6,1 au Japon
    AFP

    19/03/2011 | Mise à jour : 11:06

    Un tremblement de terre de magnitude 6,1 secoue Ibaraki, au nord-est de Tokyo. Aucune alerte au tsunami n’a été émise, rapporte la télévision publique NHK.

    Cette nouvelle réplique du tremblement de terre dévastateur du 11 mars dernier a été ressentie jusqu’à Tokyo, où des bâtiments ont tremblé sur leurs bases.

    On ne signalait dans l’immédiat aucune victime ni dégât matériel.

    Son épicentre était situé à proximité de celui du séisme du 11 mars, qui a été suivi de centaines de répliques et a endommagé la centrale nucléaire de Fukushima.

  • Drenagoram dit :

    Japon: vente d’aliments suspendue

    avec Reuters

    19/03/2011 Mise à jour : 17:04

    Le Japon a suspendu la vente de produits alimentaires provenant de la région de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, en raison des risques de contamination radioactive, annonce samedi l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA).

    Des doses de radioactivité supérieures aux normes de sécurité, mais pas dangereuses pour la santé humaine, ont été détectées dans du lait produit dans une ferme à une trentaine de kilomètres de la centrale ainsi que dans des épinards cultivés dans la préfecture voisine d’Ibaraki.

    « Selon les dernières données disponibles, les produits alimentaires testés entre le 16 et le 18 mars contiennent de l’iode radioactive », dit l’AIEA dans un communiqué. « Le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être a ordonné l’arrêt des ventes de tous les produits alimentaires venant de la préfecture de Fukushima », ajoute l’organisation internationale sur son site internet.

    Les autorités japonaises ont par ailleurs recommandé aux personnes ayant évacué la zone située dans un rayon de 20 km autour de la centrale de prendre l’iode stable.

  • Drenagoram dit :

    La centrale de Fukushima plus utilisable

    AFP

    20/03/2011 Mise à jour : 10:11

    La centrale de Fukushima 1 ne sera plus utilisée, a déclaré ce matin le gouvernement japonais. « En considérant avec objectivité la situation de la centrale, je pense qu’il semble évident que la centrale de Fukushima Daiichi (numéro 1) n’est pas en état de fonctionner de nouveau », a déclaré Yukio Edano lors d’une conférence de presse.

    Il a toutefois précisé que la décision ne relevait pas seulement de l’autorité de l’Etat, la centrale étant gérée par Tokyo Electric Power (Tepco), l’une des principales sociétés d’électricité privées du Japon.

    Située sur la côte à environ 250 km au nord-est de Tokyo, Fukushima 1 est une centrale âgée puisqu’elle a été construite dans les années 1970.

    Elle est équipée de six réacteurs à eau bouillante (BWR), qui ont été fortement endommagés par le séisme de magnitude 9, le plus puissant jamais enregistré au Japon, suivi d’un tsunami très puissant.

    Des explosions, des incendies et l’utilisation d’eau de mer pour les refroidir ont également en bonne partie détruit quatre des six réacteurs.

  • Drenagoram dit :

    Energie / Climat le 20 mars 2011 par Greenpeace France

    Fukushima toujours en situation critique : il faut évacuer plus largement

    Paris, le 20 mars 2011 – Contrairement à ce que nous espérions tous et à ce que les médias annoncent depuis 48h, la situation ne s’améliore pas à Fukushima et les conditions météo accroissent le danger de contamination pour la population.

    « Les solutions tentées par les Japonais ne permettent pas, pour le moment, d’empêcher les rejets de radioéléments dans l’environnement. La météo a annoncé ce matin l’arrivée de pluies sur le Japon qui rendent cette contamination plus dangereuse. Le nuage va très certainement continuer de transporter la radioactivité et la pluie va la déposer au sol sur une zone plus large que celle prévue par le plan d’évacuation mis en place actuellement. » déclare Yannick Rousselet, en charge de la campagne Nucléaire pour Greenpeace France

    Il faut élargir la zone d’évacuation
    Aujourd’hui un groupement d’experts nucléaire japonais, le CNIC (Citizens’ Nuclear Information Center), a publié de nouvelles recommandations sur la zone d’évacuation autour de Fukushima. Ces experts demandent que les personnes se trouvant dans la zone des 20 à 30km autour de la centrale à qui on a demandé de rester confinées chez elles soient évacuées. Ils demandent aussi à ce que les femmes enceintes et les enfants soient prioritaires. Pour eux, les personnes vivant au-delà de la zone des 30km doivent elles aussi être évacuées.

    « Le réacteur n°3 est toujours dans une situation critique, il continue de rejeter massivement des radionucléides. Il contient du Mox, un combustible composé de 6 à 7% de plutonium. Ses rejets sont encore plus dangereux que ceux des autres réacteurs, explique Yannick Rousselet. Les demandes du CNIC sont tout à fait justifiées. La population doit être éloignée le plus possible de Fukushima et des pluies qui arrivent. C’est une question de survie. »

    Des informations contradictoires
    Les nouvelles en provenance du Japon sont de plus en plus rares et difficiles à analyser. D’une minute à l’autre les messages sont contradictoires.
    Par exemple, concernant le réacteur n°3 on a appris dans la journée que la pression baissait puis que celle-ci montait.

    « TEPCO et les autorités nippones font ce qu’ils peuvent pour éviter que la situation ne s’aggrave, note Yannick Rousselet. Il semble que cette rude bataille est très difficile à mener et que la communication a du mal à rendre compte de ce qui se passe sur le terrain. La situation est tellement inédite que personne ne peut avoir une analyse précise de ce qui se passe à Fukushima. Une chose est sûre : la centrale est dans un état très grave et la pollution radioactive est déjà très importante. »

    Quelles conséquences sur l’environnement et la population ?
    Hier, nous apprenions que du lait et des épinards avaient été contaminés dans la préfecture de Fukushima. Plus tard dans la journée, les autorités « déconseillaient » la vente de produits alimentaires en provenance de cette région. En début de soirée, la contamination de l’eau du robinet à Tokyo était annoncée.

    « La contamination s’étend actuellement à une large zone au Japon. Evidemment la zone la plus proche de la centrale est particulièrement touchée. Là, les risques pour l’homme sont importants : la probabilité d’avoir un cancer est élevée. Pour les zones plus éloignées, la météo des prochaines heures sera déterminante. Il est déjà certains que les seuils normaux de radioactivité seront largement dépassés à plusieurs centaines de kilomètres de Fukushima. » conclut Yannick Rousselet.

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: évacuation du personnel

    AFP

    21/03/2011 Mise à jour : 09:08

    Au moins une partie du personnel présent dans la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon) a été évacué lundi après-midi après que de la fumée a commencé à s’échapper du réacteur 3, a annoncé l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

    Peu auparavant, la société avait annoncé avoir réussi à rétablir le courant dans l’intégralité des six réacteurs de la centrale.

  • MAiA la p'tite belette Fofolle dit :

    Superbement décrit comme à ton habitude….tellement vrai tout ça …, belle présentation ton article..
    bises Néo

    • Drenagoram dit :

      Merci Maïa ,
      J’aurais préféré ne jamais le Décrire ,
      Laisser loin en Passé , les fantômes du Souvenir ,
      Mais l’Atome est à Venir , et son Coeur en Eclats ,
      Laisse une Terre sans Avenir , quand l’amer prend le Pas
      Il est Temps de s’Ouvrir , regarder vers l’Avant ,
      Sans Retour en Nature , à l’égard du Vivant ,
      C’est le Coeur d’une Mère , et tout l’Hors d’une Onde ,
      Qui va perdre son Corps , sur l’écorce du Monde.
      On peut le Dire en Vers , En Images de Couleurs ,
      Il est l’Heure de Bien Faire , Un Rivage se Meurt.
      NéO~

      Chacun le Peut et Tous Ensemble.
      C’est Le Voeu d’une Alliance ,
      Qu’une Mère nous Rassemble ,
      A comprendre son Essence.

  • Piou Piou dit :

    Merci Néo pour ton dévouement et ton investissement pour nous tenir au courant…
    Belle journée à toi et des bisoussssss !

    • Drenagoram dit :

      Merci Ti Piou Piou ,
      Tu vois , je fait bien mes Devoirs ,
      Même si l’Onde est un Tout ,
      A chercher en Savoirs ,
      Les Dérives dans le Flou ,
      Bien des Pages de l’Histoire ,
      Parlent d’un Monde en Dessous ,
      En lisières d’une Terre ,
      Une Mère est à Boire ,
      Et des Grands Font Joujou ,
      Par Abus du Pouvoir ,
      De l’Argent qui rend Fou ,
      Chacun Tire sur la Corde ,
      Remplit Poche par l’Avide ,
      Et chaque Jour ils s’accordent ,
      A nous Faire prendre des Rides.
      NéO~

      Becs.
      Car le Temps il s’en Joue ,
      Car nous Autre Gardons Fous.

      • Drenagoram dit :

        Fukushima: le réacteur 3 à nouveau sous tension

        22.03.2011 08:34 – mise à jour: 18:27

        La salle de contrôle du réacteur 3 de la centrale de Fukushima a été remise sous tension. Dans le réacteur 2, la piscine de stockage du combustible nucléaire a été proche de l’ébullition pendant quelques heures. De son côté, la Chine envoie un camion-pompe géant pour refroidir le réacteur 4.
        L’électricité a en partie été rétablie dans la salle de contrôle du réacteur 3 de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, dans le nord-est du Japon. Les éclairages ont été allumés, a indiqué l’exploitant du site, Tokyo Electric Power (Tepco). « A 22h43 (14h43 en Suisse), la lumière était allumée dans la salle de contrôle du réacteur 3 », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la compagnie.

        Il s’agit de la première salle de contrôle d’un réacteur endommagé de cette centrale à être partiellement remise sous tension grâce à une alimentation externe, a précisé ensuite l’agence de presse Jiji. Bien qu’une ligne électrique ait aussi été reconnectée aux équipements d’autres réacteurs, les salles de contrôle n’y ont pas encore été alimentées.

        La mise sous tension des réacteurs est nécessaire pour réengager les systèmes de refroidissement du combustible nucléaire.

        La piscine du réacteur 2 refroidie
        Concernant la piscine du réacteur 2, où sont stockés 2000 tonnes de combustible usé, le versement de 18 tonnes d’eau de mer a permis de faire passer la température de 105 degrés à 50 degrés, selon l’Agence japonaise de sûreté nucléaire.

        Cette photo satellite prise le 16 mars montre les dégâts subis par les réacteurs de Fukushima. Le réacteur 2 est le 2e depuis la gauche. [Keystone] Un responsable de l’Agence avait expliqué auparavant mardi que la piscine avait atteint le point d’ébullition, et que ces hautes températures étaient vraisemblablement à l’origine du panache de vapeur s’échappant depuis lundi du bâtiment.

        La Chine à la rescousse
        Des dizaines d’électriciens, de pompiers et d’ingénieurs sont engagés dans une course contre la montre pour l’ensemble du site de Fukushima pour éviter que la série d’accidents intervenus sur ce site ne prenne des proportions incontrôlables, en raison d’une surchauffe du combustible radioactif entreposé à l’intérieur.

        Un camion doté d’un immense bras articulé était en route mardi de la Chine vers le Japon. Ce véhicule, qui peut atteindre une hauteur de 62 mètres, « servira principalement dans l’opération d’arrosage du réacteur 4 de Fukushima », a indiqué le constructeur Sany dans un communiqué.

        Le camion-pompe, embarqué à Shanghai, devait arriver dans le port nippon d’Osaka mercredi ou jeudi, a indiqué l’agence officielle Chine nouvelle. Sany a affirmé envoyer son camion à la demande expresse de la société Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de Fukushima.

        Renforts des fabricants
        Les fabricants japonais de centrales nucléaires Toshiba et Hitachi ont eux annoncé l’envoi de plusieurs centaines d’employés sur le site, afin d’aider à faire face à la crise en cours. Les deux groupes, connus pour leur électronique grand public, ont fourni des réacteurs sur le site de Fukushima-Daiichi.

        Les techniciens, confrontés à des conditions très difficiles en raison du niveau élevé de radiations sur le site, se démènent pour tenter de relancer les pompes à eau et les systèmes de refroidissement conventionnels.

        Les pompiers et les militaires intensifient l’arrosage des réacteurs 3 et 4 à l’aide de canons à eau et d’un véhicule équipé d’une pompe à béton articulée qui peut déverser de l’eau à près de 50 mètres de haut. De l’eau de mer est aussi injectée pour sur les réacteurs 1 et 2.

        Le réacteur 3 est chargé d’un combustible dont les rejets sont particulièrement nocifs [Reuters]
        Tous les réacteurs connectés
        Le couple de réacteurs 3 et 4 a été relié dans la matinée de mardi à une ligne électrique externe, tandis que les couples 1-2 et 5-6 l’avaient été dans les jours précédents, a indiqué mardi l’Agence de sûreté nucléaire. Leurs équipements ne sont toutefois toujours pas alimentés, hormis pour les unités 5 et 6.

        « Nous avons désormais une ligne électrique qui aboutit vers les distributeurs des réacteurs, mais nous devons encore vérifier un à un les équipements avant de pouvoir les remettre en service », a expliqué un porte-parole de l’Agence.

        Les équipements de la centrale ont été saccagés par le séisme et le raz de marée du 11 mars. Depuis le début de la série d’avaries à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est du Japon), les techniciens sont confrontés au problème de devoir refroidir le combustible en exposant le moins possible le personnel aux rayonnements radioactifs très importants.

        agences/bri/vkiss

  • Drenagoram dit :

    L’eau de Tokyo est dangereuse pour les bébés
    23 mars 2011 08:03

    Le Japon a interdit mercredi la consommation de l’eau de Tokyo pour les bébés et la commercialisation d’autres aliments contaminés par la radioactivité. A la centrale de Fukushima, des dizaines de techniciens, soldats et pompiers continuent de lutter pour refroidir les réacteurs.
    Mercredi, la municipalité de Tokyo a interdit la consommation d’eau du robinet pour les bébés, après la découverte de niveaux d’iode radioactif deux fois supérieurs à la norme autorisée.

    Des traces de substances radioactives avaient déjà été décelées samedi dans l’eau du robinet de la capitale, mais dans une quantité inférieure aux doses légales.

    Lait et légumes contaminés
    Dans la préfecture de Fukushima, où se trouve la centrale, un niveau anormal de radioactivité a été retrouvé dans du lait cru et onze sortes de légumes, ainsi que dans du lait cru et des légumes de trois autres préfectures voisines.

    Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a ordonné mercredi l’interdiction de la consommation et de la vente des produits provenant de ces zones, notamment les épinards, les brocolis, les choux et les choux-fleurs. « Même si ces aliments sont mangés de façon ponctuelle, il n’y a pas de risque pour la santé », a toutefois affirmé le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. « Malheureusement, cette situation risque de durer longtemps, c’est pourquoi nous demandons leur interdiction dès maintenant ».

    Les tests sur les produits alimentaires vont par ailleurs être étendus à dix autres préfectures autour de la centrale de Fukushima, dont certaines sont aux portes de la mégapole de Tokyo et de ses 35 millions d’habitants.

    Mardi, le ministère de la Santé a égalemetn intensifié les contrôles sur les poissons et mollusques pêchés le long des côtes, après la détection de radioactivité dans l’eau de mer près de la centrale.

    Cette photo prise le 22 mars montre l’état du réacteur numéro 4 de Fukushima. [Keystone]
    Le reste du monde sur le qui-vive
    L’angoisse perceptible chez les consommateurs nippons, très sourcilleux sur la sécurité alimentaire, s’est propagée à l’étranger, où plusieurs pays ont décidé de renforcer les contrôles ou de bloquer purement et simplement les importations de produits alimentaires japonais.

    Les Etats-Unis ont interdit l’entrée sur leur territoire du lait, des produits laitiers, des légumes frais et des fruits en provenance de quatre préfectures, dont Fukushima. En Europe, la France a demandé à la Commission européenne d’imposer un « contrôle systématique » sur les importations de produits frais japonais aux frontières de l’Union européenne.

    Paris a déjà décidé d’inspecter unilatéralement les coquillages et poissons en provenance du Japon. En Asie, les produits alimentaires japonais commencent à être délaissés par les consommateurs, qui se font également plus rares dans les restaurants nippons de plusieurs métropoles de la région, de Séoul à Manille en passant par Hong Kong.

    La lumière revient au réacteur 3
    A la centrale de Fukushima Daiichi (N°1), un premier succès a été remporté mardi soir par les techniciens qui sont parvenus à rétablir l’éclairage dans la salle de contrôle du réacteur 3, mais les pompes du système d’alimentation en eau, endommagés par le séisme et le tsunami du 11 mars, sont toujours en panne.

    Des camions de l’armée avec de puissants canon à eau sont utilisés depuis plusieurs jours pour refroidir l’enceinte des réacteurs, tandis qu’un véhicule allemand équipé d’une pompe à béton articulée a commencé depuis mardi à déverser de l’eau à 50 m de hauteur par le toit endommagé du réacteur 4.

    Un autre engin chinois, similaire mais avec un bras pouvant aller jusqu’à 62 mètres, doit arriver prochainement sur place pour participer aux opérations.

    L’autoroute reliant Tokyo au nord-est a été rouverte au trafic, mais la ligne ferroviaire du train express Shinkansen entre la capitale et le nord ne devrait pas être rétablie avant un mois, selon les autorités. Quelque 260’000 sinistrés ont été répartis dans 1800 refuges dans une grande partie du pays.

    afp/bri

    http://www.tsr.ch/info/monde/3035275-l-eau-de-tokyo-est-dangereuse-pour-les-bebes.html

  • Drenagoram dit :

    Slovénie: incident dans une centrale
    AP

    23/03/2011 Mise à jour : 15:20 Réagir

    La centrale nucléaire slovène de Krsko en Slovénie, située à 30km de Zagreb en Croatie, s’est arrêtée automatiquement aujourd’hui à la suite d’un incident mineur qui n’a provoqué aucun rejet radioactif, selon des responsables slovènes.

    Le système s’est arrêté à 9h30 GMT après une panne sur les lignes électriques entre la centrale et la capitale croate, selon Ida Novak Jerela, une porte-parole de la centrale. Il y a « zéro risque » d’irradiation, a-t-elle assuré, ajoutant que la centrale se remettra en marche quand « la cause de la rupture de la ligne électrique sera établie ».

    « Le fait que la centrale se soit arrêtée automatiquement montre que toutes les mesures de sécurité ont été activées et ont parfaitement fonctionné », a déclaré de son côté le directeur de la centrale Stane Rozman. « Il n’y pas de risque pour l’environnement. »

    M. Rozman a toutefois précisé que des vérifications étaient en cours pour déterminer si l’arrêt automatique de la centrale avait pu entraîner des « conséquences non voulues » sur les équipements de la centrale. Propriété conjointe de la Slovénie et de la Croatie, la centrale a été mise en service en 1983. Ce n’est pas le premier incident signalé sur le site. En juin 2008, une valve défectueuse avait provoqué une fuite d’eau, qui avait suscité des inquiétudes.

  • caicara1855 dit :

    La centrale de Angra dos Reis au Brésil reste bien silencieuse, je crois que je vais aller fouiner un peu voir si je trouve des renseignements.

    Ton billet et d’autres que tu as écrit reviennent à ce que les indiens ont toujours défendu: l’harmonie de l’humain avec la terre, pas la domination. Merci Néo

  • Drenagoram dit :

    Oui , l’Harmonie sans Illusions ,
    Même si Mère est de Nature Sauvage ,
    Ses Liens reposent une Chaine ,
    Elle à en Coeur de bonnes Saisons ,
    Un Cycle en Hors aux maints Visages ,
    Et des Raisons d’en faire des Siennes ,
    Jamais en Corps autant de Poisons ,
    N’avait souiller ses Verts Rivages ,
    Mis en Péril les Fils Reliés ,
    Toutes les Espèces au Sein d’une Reine ,
    Diversitées et Métissages ,
    Car Chaque Essence , sang vient rayer.
    Victimes d’Atomes qu’on Brûle en Chaine.
    NéO~

    Dominer que du Vent ,
    Toutes les Eres ont un Temps.

  • MAiA la p'tite belette Fofolle dit :

    Bon y’a beaucoup à lire , je reviens… car là dans peu de temps, je vais discutailler avec Tilou (lol)
    J’Reviens demain Néo…
    bises

  • Drenagoram dit :

    Radioactivité: 2 Japonais hospitalisés
    AFP

    25/03/2011 Mise à jour : 07:08

    Deux Japonais ont été hospitalisés après leur arrivée mercredi en Chine en provenance de Tokyo sur un vol commercial parce qu’ils présentaient « un grave » taux de radioactivité, a annoncé aujourd’hui l’administration chinoise chargée de la sécurité et de la quarantaine

  • Drenagoram dit :

    FUKUSHIMA LE COEUR DU REACTEUR N°3 EST-IL « A L’AIR » ?

    FUITES D’URANIUM et de PLUTONIUM évoquées par l’opérateur TEPCO »

    23.03.2011

    FUKUSHIMA URANIUM et TRANSURANIENS. Le pire est-il déjà arrivé ?

    Mercredi 23 mars. 19H15.

    C’est une confirmation extrêmement grave à propos de la centrale de Fukushima, pouvant impliquer le relargage de produits parmi les plus dangereux pour l’homme et l’environnement – uranium, plutonium, américium, curium etc. outre l’iode et le césium volatils, qui date de ce matin. «L’enceinte de confinement du réacteur n°3 ne semble plus étanche, selon les indications de pression », précisait dans son dernier « point de situation », ce mercredi 23 mars, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. En clair, même si de l’eau de mer continue à être injectée dans la cuve du réacteur – de façon à le refroidir, non seulement l’eau s’en échappe sous forme de vapeur mais elle part aussi vers l’extérieur. Comme ce cœur n’a cessé de chauffer, on peut imaginer qu’il est même largement fondu et qu’il relargue dans cette vapeur des éléments de son contenu. Résultat : ces fumées noires ou grises qui se sont dégagées ces derniers jours au-dessus du bâtiment réacteur dévasté, qui emporteraient des gaz (gaz rares tel le Xénon), des éléments volatils (iode, césium) et, ce qui nous inquiète le plus, des aérosols contenant les produits dangereux évoqués ci-dessus.

    Dès avant hier soir, nous faisions cette analyse pessimiste (1), accompagnée d’une photo symptomatique prise à l’aplomb du réacteur. A savoir l’existence d’un contact « direct » entre le cœur du réacteur et l’extérieur – air ambiant mais aussi eau de la mer, à proximité de la centrale. « Cette perte d’étanchéité, ajoute l’IRSN, serait à l’origine de rejets radioactifs « continus » non filtrés dans l’environnement.» Et, vu les implications graves de cette hypothèse, nous interpellions les autorités du nucléaire. Nous les interpellons à nouveau aujourd’hui. De quelles données disposez-vous ? Pourquoi aucune précision n’est-elle donnée ces jours-ci sur ce danger très particulier ? « Oui, il faut demander des explications. Il doit forcément y avoir émission d’aérosols, après que les pastilles d’uranium ont atteint le point de fusion », estime la physicienne Monique Sené, du GSIEN (gourpement de scientifiques pour l’énergie nucléaire).

    Il s’agit en effet d’une situation d’une gravité potentielle extrême, sur laquelle les autorités japonaises doivent absolument s’exprimer. Les éléments cités plus haut, uranium et « transuraniens », sont des métaux lourds, non seulement d’une violente toxicité chimique (notamment le plutonium) mais d’une des plus grandes dangerosités en termes de radioactivité. On pourrait dire, pour faire comprendre la différence, qu’ils sont pour une même quantité, cent fois plus dangereux que le césium ou l’iode. Rappelons que ces derniers ont été incriminés depuis trois jours pour avoir contaminé dans la région de Fukushima, lait, épinards, brocolis, mais aussi l’eau à Tokyo. Uranium et transuraniens, s’ils sont inhalés ou ingérés sous forme de fines particules, comme les précédents, vont se fixer à l’intérieur du corps. Le plutonium ira dans les poumons puis se fixera de préférence dans le squelette ou le foie, l’uranium dans les reins… Là, ils émettront des particules dites « alpha » (2) qui peuvent provoquer des dommages considérables, en particulier aux chromosomes des cellules, ce qui engendre des cancers (3). Très grave aussi, ces éléments peuvent persister très longuement dans la nature. Là où l’iode a une demi-vie de 8 jours (au bout de 8 jours, il ne reste que la moitié de la quantité initiale), certains isotopes de plutonium ont une demi-vie de 80 ans, et d’autres de 24000 ans.

    Mais comment a-t-on pu en arriver à pareille extrémité ? Rappelons les faits. Après le séisme, suivi du tsunami le 11 mars au nord-est du Japon, onze réacteurs se sont mis automatiquement à l’arrêt. Dont trois (n°1, n°2, n°3) à la centrale de Fukushima Daiichi, qui en compte six (les trois autres étaient déjà à l’arrêt). Cette catastrophe naturelle a engendré la seconde, à caractère technique. Faute d’électricité, les systèmes de refroidissement habituels des cœurs de réacteur (même à l’arrêt, la puissance résiduelle du combustible exige qu’on continue à le refroidir) n’ont pu être utilisés, mais les systèmes de secours avaient été endommagés. Résultat, une montée en puissance, un réchauffement, un dénoyage des cœurs, une obligation d’injecter de l’eau de mer pour refroidir et éviter une situation totalement incontrôlée. Obligation aussi, de faire des relargages de vapeur chargée de produits radioactifs volatils pour faire diminuer la pression dans les cuves. Problème : une première explosion, le 12 mars, sur l’unité n°1, due à une accumulation d’hydrogène (4) qui a fait voler le toit du bâtiment. Et surtout, pour ce qui nous concerne aujourd’hui, explosion extrêmement violente le 14 mars dans l’unité n°3. Phénomène vu en direct par les caméras de surveillance et qui a fait le tour des écrans de la planète. C’est à ce moment-là que tout aurait basculé dans ce réacteur aujourd’hui en perdition, dont « l’enceinte biologique » a sauté, permettant aux rayonnements de sortir violemment, d’où les obligations répétées d’évacuation. Dénoyé, le coeur pourrait être en train de brûler vers 2800°. Et connaître ce que l’on pourrait appeler des sortes de « pulsations » internes de ce feu nucléaire. En clair, il pourrait y avoir, localement, dans le combustible, reprise de la réaction en chaîne, ce que l’on baptise « reprise de la criticité ». On aura compris qu’il ne s’agit pas d’une explosion comme dans une bombe atomique – on l’aurait vue ! –, mais d’un amorçage de la réaction nucléaire qui se calme ensuite. Un peu comme un feu qui dort et parfois se ranime. Et c’est à ces moments-là qu’il y a émission des fameuses « fumées noires ». Fumées porteuses de danger.

    Thierry Charles, directeur à l’IRSN (spécialiste du cycle du combustible, des questions de criticité etc.), travaillant dans les cellules de crise que l’Institut a mises en place depuis les débuts de la catastrophe, nous a précisé hier que ses équipes travaillaient sur un scénario particulier – bien sûr tout à fait plausible. « Le cœur du réacteur a fondu ainsi que le fond de la cuve et tout l’ensemble, sous forme de corium [mélange de combustible et de métal fondus] se trouve sur le béton » du bas de l’enceinte. On imagine la situation : cet ensemble très chaud grignote le béton et de fait, l’équipe de l’IRSN s’efforce d’évaluer « jusqu’où le corium pourrait descendre ». Sans connaître les détails exacts de l’installation, cela n’est pas facile à faire et, si ce n’était un plaisanterie mal placée, on dirait qu’on se remet à penser à ce que l’on a longtemps appelé « le syndrome chinois »… Thierry Charles, quant à lui, ne veut pas croire au relargage de transuraniens, « nous n’avons pas vu d’augmentation de la radioactivité sur les balises autour de la centrale, balises dont nous recevons les données ». Nous nous permettrons, ici, de faire une hypothèse politiquement incorrecte : et si toutes les données n’étaient pas transmises !

    Comme si cela ne suffisait pas, le réacteur n°2 fait lui aussi des siennes. Une explosion hydrogène (non visible par la caméra de surveillance contrairement aux deux autres) ayant endommagé le bas de l’enceinte de confinement, il est peut-être en train de prendre le chemin de son voisin n°3. Le cœur, s’il en est venu à fondre inconsidérément, a peut-être percé la cuve et attaquerait les bases en béton. On ignore si la situation est aussi dramatique mais le fait est que l’irradiation est devenue telle hier sur ce réacteur qu’il a fallu aussi faire évacuer les personnels.

    Enfin, sont à surveiller avec tout autant d’attention que les réacteurs en surchauffe les piscines dans lesquelles sont entreposés les assemblages de combustible usagé. Elles doivent en permanence être réalimentées en eau, car le combustible usagé, lui aussi, doit être constamment refroidi. Mis à l’air, il brûle violemment et relâche tous les produits radioactifs, dont les plus dangereux, déjà évoqués. « Des appoints d’eau, sur la piscine n°4, ont pu être réalisés par un système de bras articulé de façon efficace. D’autres engins de même type sont attendus sur le site », a précisé l’IRSN. On avoue ne pas savoir estimer, à l’heure qu’il est, le temps qu’il va falloir aux opérateurs, dans un environnement détruit et violemment radioactif, pour maîtriser tous ces « feux » et enfin « refroidir » tous ces points chauds de la centrale de Fukushima. Un mois, un an, cinq ans, dix ans ?

    1) lire http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/archive/2

    2) Particule composée de deux neutrons et deux protons qui est émises par les noyaux atomiques des éléments cités. On appelle cela « rayonnement alpha ».

    3) Le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) a classé le 239Pu et ses descendants comme cancérogène en aérosol (classe 1) pour l’homme.

    4) L’hydrogène est produit quand les gaines de combustible (zircaloy) entrent en réaction chimique avec la vapeur d’eau, à partir de 700° et très violemment quand la température atteint 1200°.

    Lien : http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/23/fukushima-suite-16-uranium-et-transuraniens.html

  • Dom Dom dit :

    Merci cher NéO pour ces bonnes nouvelles du matin, moi qui suis en train de respirer les douces vapeurs parisiennes…
    De l’air, de l’air plut^ot que du nium !
    Je ris jaune.
    Bisou

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Dom ,
      Profites Bien du p’tit Air de Paris ,
      L’air de Rien je ris Jaune moi Aussi ,
      Je t’invites au Retour à Manger un Carac ,
      Pour peu qu’il en Reste , si le Tout pars en Vrac ,
      Le Dernier Lien est le Plus Intéressant ,
      Il vient de Chez Greenpeace et détaille l’à Venir ,
      Pour peu qu’on s’y intéresse évidemment ,
      Il prédit des Printemps , des Saisons pour le Pire ,
      Si à Force de mentir , on nous cache l’élément.
      Bon pas Trop de Folies aux Bergères ,
      Mes Amitiés à Carla ,
      Passes dire Bonjour au Pont de l’Alma ,
      Et veille en Nuits en Ville Lumières.
      NéO~
      A bientôt Dom :mrgreen:

  • Drenagoram dit :

    Japon/Fukushima: Tepco sommé d’améliorer la sécurité des techniciens

    OSAKA (Japon) – Les autorités japonaises ont ordonné vendredi à l’opérateur de la centrale accidentée de Fukushima d’améliorer les conditions de sécurité des techniciens, après que trois d’entre eux, mal équipés, ont été irradiés.

    L’Agence japonaise de sûreté nucléaire a reproché à la Tokyo Electric Power Co (Tepco) de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour protéger les ouvriers qui luttent jour et nuit au côté de centaines de pompiers et soldats pour rétablir les circuits de refroidissement et éviter une catastrophe nucléaire.

    « Nous avons ordonné des mesures correctrices à la Tepco », a déclaré Hideyuki Nishiyama, un porte-parole de l’Agence.

    Le gouvernement a sommé Tepco « d’améliorer la gestion du personnel, afin d’empêcher la répétition de ce genre d’accident », a de son côté déclaré vendredi le porte-parole Yukio Edano.

    Il a demandé qu’une enquête soit menée pour expliquer « comment les ouvriers ont pu être exposés aux radiations ».

    Sur ces trois employés de filiales de Tepco qui travaillaient sur le réacteur 3, deux ont dû être hospitalisés avec des brûlures aux pieds.

    Ils ont été contaminés jeudi par une flaque d’eau très fortement radioactive lors d’une intervention dans la turbine située derrière le réacteur 3. Cette flaque eau contenait de l’iode, du césium et du cobalt à des taux 10.000 fois plus élevés que la normale.

    Ils ont été exposés à des radiations supérieures à 100 millisieverts et qui ont pu atteindre 180 millisieverts.

    Selon Tepco, les travailleurs n’ont pas tenu compte de l’alarme de leurs dosimètres calculant le taux de radioactivité, en considérant par erreur que les appareils sonnaient car ils étaient défectueux.

    Au total, 17 ouvriers ont été exposés depuis le 11 mars à des radiations supérieures à la limite autorisée.

    « Si un examen préalable de la zone de travail avait été correctement effectué, les travailleurs auraient été équipés avec une tenue adéquate », a commenté M. Nishiyama.

    « Le fait que de l’eau ait pénétré (dans leurs bottines en caoutchouc) soulève des interrogations sur la bonne adéquation de leur tenue », a-t-il ajouté.

    Un autre responsables de l’agence a confirmé que les travailleurs irradiés ne portaient pas les hautes bottes de protection normalement prévues pour de tels travaux dangereux.

    TOKYO ELECTRIC POWER

    (©AFP / 25 mars 2011 09h47)

  • Drenagoram dit :

    les autorités japonaises encouragent les habitants confinés dans la zone des 20 et 30 km autour de #Fukushima à évacuer eux aussi

  • faradet dit :

    Le monde était déjà là.
    L’homme est arrivé, houlà !
    Il s’est agité, agité, agité, comme un Électron,
    Et boum !, il est reparti, après un dernier affront…
    Et que croyez vous qu’il arriva ?
    Le monde était toujours là !
    .

    • Drenagoram dit :

      Hum , là Tu veux Dire ,
      Qu’on Tourne en Rond ,
      Qu’on Tourne en Rond ,
      Si Zazie l’avait Dit ,
      A bien y Réfléchir ,
      On Seraient des Electrons ,
      Pâles Atomes d’une Vie ,
      Une Matière à Polir ,
      Une Vieille Mère sans Raisons.
      Y puisant l’Energie ,
      Comme des Sots , sans Passions.
      Et Question de Centrales ,
      J’en Connais un Rayon ,
      Rien dans l’Onde n’est Normal ,
      Mais le fruit d’un Gâchis.
      A ne pas voir Venir ,
      C’est l’Avenir qu’on Détruit:(
      NéO~

  • faradet dit :

    Merci de m’avoir guidé jusque ici.
    Bonne journée à toi.
    Amicalement.
    .

    • Drenagoram dit :

      C’est un Guidage z’Atomic ,
      Comme Le Nuage c’est pas Nocif ,
      Et s’informer en rien Formel ,
      En Théorie c’est bien Pratique ,
      Car le Charbon c’est Boule de Suif ,
      Alors qu’l’atome nous donne des Ailes :mrgreen:
      Bye Faradet ,
      Continue quand même à manger de la Tomme.

  • MAiA la p'tite belette Fofolle dit :

    Je t’ai lu …oui l’heure est grave , ça nous pendait au nez …tout ça il y a trente ans qu’on le sait…trente ans de perdu à « attendre » des catastrophes pour agir , agir ? un bien grand mot car avant que nous puissions remplacer le nucléaire ( si bien-entendu c’est dans les projets des gros porte-monnaies , attention , ne rêvons pas de trop non plus )…par des méthodes alternatives combien d’années encore ???
    Enfin , cultivons l’espérance , et agissons pour la terre déjà chez soi au quotidien …
    Soyons autonomes , cultivons nos légumes bio , mangeons des produits régionaux (transport = pollution ), faisons vivre de petits producteurs qui travaillent dans ce sens…refaisons notre pain à la farine bio …
    Redécouvrons les plantes sauvages , comestibles , médicinales…
    Il y a plein de petites choses qui semblent anodines dites comme ça , mais qui limitent déjà pas mal les dégâts …
    Bisous …bonne soirée 😉

  • Drenagoram dit :

    Bonsoir Maïa ,
    Ici en Suisse ,
    A deux Pas de Chez Moi ,
    Cela Fait 40 ans ,
    Un p’Tit Coeur à Fondue ,
    Pas de Fromage en ces Temps.
    Depuis le Début ils Avaient Faim ,
    Pensant un Jour maitriser l’Onde ,
    Tout le profit le valait Bien ,
    Régner en Maîtres sur Tout un Monde ,
    C’est mettre à mort tout le Vivant.
    Un Jour ou l’autre ce serait la Fin ,
    Des Illusions d’un Vain Printemps.
    Le Pire ici ,c’est Que chacun Sait ,
    Mais en secret , Tout le Monde l’Ignore ,
    Tout dans l’Atome Ronge les Corps ,
    Pour 20 000 ans fait de l’Effet.
    A force de Jouer , de voir Plus Grand ,
    On en Oubli au Long les Torts ,
    Car l’Energie n’est pas Gratuite ,
    Elle pille Chaque les Fruits d’un Champ.
    Demandant Plus à ces Gourmands ,
    Une Terre qui Vit, aux Fils des Fuites ,
    Va t’elle Changer ses Leurres en Heurts ,
    Prendre Conscience que Tout va Vite ,
    Dans les Beaux Coeurs des Reacteurs ,
    Les Particules vont Changer l’Ere ,
    C’est déjà demain, il est l’Heure maintenant ,
    De Faire en Sciences Machines Arrière.
    NéO~

    A suivre…

  • Drenagoram dit :

    La radioactivité s’envole dans un des réacteurs de Fukushima

    AFP

    Un taux 10 millions de fois plus élevé que la normale a été détecté dans le réacteur 2. Le Japon est «encore loin d’avoir surmonté l’accident», affirme le directeur de l’Agence internationale pour l’énergie atomique.

    Les opérations de pompage des nappes d’eau contaminées à Fukushima sont reportées. Dimanche, un taux de radioactivité atteignant 1000 millisieverts par heure, soit «10 millions de fois supérieur au niveau habituel» d’un réacteur en bon état, a été détecté dans une nappe d’eau de la salle des turbines du deuxième réacteur de la centrale nucléaire. Le personnel a été immédiatement évacué.

    «Nous avons détecté dans les échantillons d’eau des taux élevés de césium et d’autres substances qui ne se trouvent généralement pas dans l’eau du réacteur», a indiqué à la suite de ce relevé un porte-parole de la société Tepco, qui exploite le site. «Ce niveau de radioactivité est une preuve directe que le coeur du réacteur a fondu» après le séisme et le tsunami du 11 mars, explique Olivier Isnard, expert de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

    Des taux de radioactivité de plusieurs centaines de millisieverts par heure avaient déjà été détectés autour des réacteurs endommagés de la centrale, provoquant des évacuations. Jeudi, trois ouvriers, chaussés seulement de bottines en caoutchouc, ont été irradiés lors d’une intervention dans la salle de la turbine du réacteur 3, où le niveau de radiation était de 180 millisieverts par heure. Deux ont dû être hospitalisés avec des brûlures aux pieds.

    Les personnes exposées dans un temps très court à une dose cumulée de plus de 1 sievert (1000 millisieverts) peuvent souffrir d’effets nocifs quasi immédiats (diminution du nombre de globules blancs et de plaquettes sanguines, nausées et vomissements.). A 5 sieverts, 50% des patients irradiés décèdent dans les semaines suivantes.

    Le Japon «encore loin d’avoir surmonté l’accident»

    Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a reconnu que les opérations d’urgence sur le site étaient particulièrement laborieuses et admis l’absence de réels progrès face à cette catastrophe. «Nous aimerions pouvoir donner un programme clair sur quand cela va être résolu, et ceux qui travaillent sur le site pensent la même chose», a-t-il déclaré à la télévision. «Mais je ne peux pas être plus optimiste que la réalité.»

    Selon le directeur général de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), le Japon est «encore loin d’avoir surmonté l’accident» nucléaire. Les autorités japonaises ne savent toujours pas avec certitude si les cœurs des réacteurs et le combustible nucléaire épuisé sont recouverts de l’eau nécessaire à leur refroidissement, estime Yukiya Amano. Selon lui, l’alerte nucléaire pourrait encore durer des semaines, voire des mois, étant donné les énormes dommages subis par la centrale.

    Pour éviter une détérioration désastreuse de la situation, les techniciens, pompiers et militaires déployés sur place doivent absolument parvenir à faire baisser la température des réacteurs. Cela impose la remise en marche du circuit de refroidissement. Pendant près de deux semaines, les installations ont été arrosées avec de l’eau de mer, à l’aide de canons à eau et de pompes électriques dirigées par des grues géantes. Étant donné les risques de corrosion dus au sel, Tepco a décidé d’utiliser désormais de l’eau douce.

  • Drenagoram dit :

    Greenpeace classe Fukushima au niveau 7 de l’échelle INES

    Sur cette page Actualité – 27 mars, 2011

    Le bureau allemand de Greenpeace a préparé un rapport, rédigé par un spécialiste en sécurité nucléaire, le Dr Helmut Hirsch qui établit qu’en raison des quantités de radioactivité libérée, l’accident de Fukushima relève du niveau 7 sur l’échelle INES comme Tchernobyl en 1986. Cette publication coïncide avec l’annonce de fuites d’eau radioactive au niveau du réacteur 3 de Fukushima.

    zoom
    Le rapport du professeur Hirsch se base sur les données publiées par l’ IRSN (institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire) et le ZAMG, l’institut de météorologie et de géodynamique autrichien. La quantité totale des isotopes iode-131 et Césium-137 libérés entre le 11 et le 23 mars est tellement élevée que l’accident de Fukushima se place au niveau 7 de l’échelle INES (International nuclear event scale).

    « Ce qui se passe à Fukushima est aussi sérieux qu’à Tchernobyl. Il est crucial que les autorités japonaises, l’industrie nucléaire et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) cessent de minimiser la menace que représente la contamination radioactive et fournissent au contraire des informations claires et honnêtes en ce qui concerne la santé publique et ce, afin de protéger la population, explique Rianne Teule, spécialiste en radioactivité de Greenpeace. »

    Les événements des deux dernières semaines doivent inciter les décideurs politiques partout dans le monde à sonner le glas du nucléaire civil en s’engageant dans des politiques d’investissements pour les efficacité énergétique et l’essor des énergies renouvelables.

    Le rapport peut être téléchargé ici.

    Signez notre pétition pour la sortie du nucléaire.

    http://www.greenpeace.org/belgium/fr/actualites-blogs/actualites/Une-etude-de-Greenpeace-classe-Fukushima-au-niveau-7-de-lechelle-INES-tout-comme-Tchernobyl/

  • Drenagoram dit :

    Matelot Assigné ,
    Toute une Vie en Respect ,
    Tu peux Rester A bord :mrgreen:
    Tu es D’âme en Hors.
    NéO~

  • gogants dit :

    Signé également
    avec plein d’espoir …

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Agnès ,
      Merci A toi de faire le Pas ,
      Quand à l’Espoir chaque jour il Baisse ,
      Une Ligne en Plus c’est peu de chose ,
      Mais un Message à leurs Adresses ,
      Pour un Changement comme il se Doit.
      Un Coeur qui bat d’une Juste Cause ,
      Il aimerait bien entendre des Voix ,
      S’élever en Nombre , plus jamais ça !
      Avant demain de Prendre bonne Dose ,
      Une Radiation en Fin de Droits.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : le gouvernement en «état d’alerte maximum»

    Par lefigaro.fr, Avec AFP

    29/03/2011 Mise à jour : 15:02

    Dans la salle de contrôle du réacteur 2 de la centrale de Fukushima. Crédits photo : -/AFP
    Le premier ministre a reconnu que la situation dans la centrale était «imprévisible». L’inquiétude a augmenté lundi après la découverte de traces de plutonium à plusieurs endroits. De l’eau radioactive a inondé des tunnels techniques débouchant à l’air libre.

    La situation à Fukushima est «imprévisible», a reconnu mardi le gouvernement japonais. Le gouvernement est «en état d’alerte maximum», selon le premier ministre Naoto Kan, qui a esquissé un début de critique. «Nous ne pouvons pas nier que l’évaluation des risques d’un tsunami de la construction de la centrale a été largement erronée», a-t-il pointé lors d’une session houleuse au parlement, où l »opposition a remis en cause sa comptéence à gérer la crise.

    Malgré les efforts des techniciens, les revers semblent s’accumuler à Fukushima. Non seulement les systèmes de refroidissement de quatre réacteurs sur six sont toujours en panne mais les fuites radioactives se sont multipliées. Selon les experts, des fuisions partielles ont eu lieu dans au moins trois des réacteurs. Des traces de plutonium, à des taux sans danger pour la santé et venant probablement des barres de combustible, ont été détectées à cinq endroits différents dans le sol de la centrale. De l’eau fortement radioactive a inondé le sous-sol de la salle des machines des réacteurs 1, 2 et 3, et s’est également déversée dans des tunnels techniques de maintenance débouchant à l’air libre.

    Enlever l’eau une priorité

    Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de la centrale, n’exclut pas que l’eau contaminée puisse avoir ruisselé jusqu’au rivage de l’océan Pacifique, située 55 mètres plus bas. La société va inspecter tous les puits de regard conduisant à ces tunnels et vérifier leur étanchéité, afin d’empêcher l’eau polluée de s’échapper. Concernant les tunnels, d’après CNN, les ouvriers les calfeutrent avec des sacs de sables et des panneaux en ciment une digue pour empêcher l’eau d’atteindre le littoral.

    Ces nappes d’eau sur le site empêchent les opérations de remise en route des systèmes de refroidissement des réacteurs et mettent au grand jour le dilemme auquel fait face Tepco. Afin d’empêcher le combustible d’entrer en fusion, il faut arroser en permanence les quatre réacteurs endommagés et leur piscine de stockage des barres de combustible irradié mais il faut aussi évacuer l’eau utilisée devenue contaminer et la stocker en toute sécurité. Enlever cette eau, qui émet quatre fois le taux de radioactivité autorisé, est délicat. Les techniciens doivent trouver un moyen de la transvaser dans des réservoirs sans s’exposer à des doses de radiation mortelles.

    La nationalisation de Tepco pas exclue

    Face à ces mauvaises nouvelles en série, Tepco a demandé «l’appui» de groupes industriels publics français, EDF, Areva et du Commissariat à l’énergie atomique. Deux spécialistes hexagonaux sont en route vers l’archipel. L’attitude de Tepco est de plus en plus critiquée. L’opérateur s’est notamment illustrée par une communication approximative et erronée. Dimanche, Tepco avait annoncé qu’un niveau de radioactivité 10 millions de fois plus élevé que la normale avait été mesuré dans de l’eau écoulée dans la salle des machines du réacteur 2, avant de reconnaître qu’il s’était trompé. Ce chiffre alarmiste avait été repris en boucle par les médias japonais et du monde entier dans l’intervalle.

    Ayant reconnu une dizaine de jours avant la catastrophe avoir maquillé des rapports de contrôle de ses installations, Tepco est accusée de fournir des informations incomplètes ou insuffisantes tant au gouvernement, qu’à ses ouvriers et au public. La nationalisation de la compagnie, qui a perdu près des trois-quarts de sa valeur à la Bourse de Tokyo et qui va sans doute devoir s’acquitter de dédommagements, a été évoquée comme une option possible par le ministre délégué à la Stratégie nationale.

  • Drenagoram dit :

    Premières traces du panache nucléaire en Rhône-Alpes

    Le Point.fr – Publié le 29/03/2011 à 15:28

    Des traces infimes des émanations de Fukushima ont été relevées pour la première fois en Ardèche mardi. Pas de quoi s’affoler, selon la Criirad.

    Source AFP

    Une trace infime du panache radioactif émis par la centrale de Fukushima a été relevée pour la première fois en Rhône-Alpes, en Ardèche, mais « pas de quoi affoler les gens », a annoncé mardi la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). « L’échantillon analysé correspond à la pluie tombée à Toulaud, en Ardèche, à 5 km à l’ouest/sud-ouest de Valence, du dimanche 27 mars-10 h 30 au lundi 28 mars-8 h 00 » dans un collecteur, a indiqué le laboratoire dans un communiqué.

    Analysé dans la nuit de lundi à mardi par spectrométrie gamma, « un seul radionucléide artificiel a été détecté : il s’agit de l’iode 131 (…) D’un point de vue scientifique, le résultat est compris entre 0,3 et 1,1 Bq/l, la valeur de 0,7 Bq/l étant la plus probable », poursuit le laboratoire. »C’est très très peu (…) il n’y a pas de quoi affoler les gens. Mais c’est une preuve qu’il y a bien eu dans la région un phénomène de particules radioactives dans l’atmosphère », a déclaré Roland Desbordes, le président de la Criirad, qui a son siège à Valence (Drôme). Selon lui, il s’agit bien d’iode 131 de la centrale japonaise de Fukushima car l’échantillon d’eau a été prélevé « loin des centrales nucléaires de la région » dont les rejets aériens contenant ce radionucléide sont « faibles et localisés ». « Tant que l’accident (de la centrale de Fukushima) n’est pas terminé, il y aura toujours des risques de dépôt » d’éléments radioactifs qui pourraient s’accumuler, a-t-il ajouté en assurant de la « vigilance » de la Criirad.

    Les premières traces en France du panache émis par la centrale ont été relevées la semaine dernière dans le Puy-de-Dôme par l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), selon lequel le niveau de radioactivité était sans danger pour l’environnement et la santé.

  • marie-ne dit :

    Coucou NéO
    Je me suis aperçue que j’ai fait suivre cette pétition « sortons du nucléaire » seulement sur mon profil windows et non sur wordpress, je rattrape cette erreur en faisant un copié collé de l’article complet. Merci!
    Avec Espoir.
    belle après-midi à Toi.

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Marie ,
      Fais comme chez Toi ,
      Merci du Lien et Veille en Vie ,
      En Âge de Faire est Force de Lois ,
      Même si l’Espoir est peu Permit ,
      Il reste en Onde un Hors Eclat ,
      Celui de Croire que l’Atome c’est Finit ,
      Et que le Monde fera bon Choix.
      NéO~

  • Drenagoram dit :

    Japon : une centrale inquiète, tous les réacteurs contrôlés

    Par Marion Brunet

    30/03/2011 Mise à jour : 15:37

    Des survivants de la double-catastrophe du 11 mars sortent de la centrale nucléaire d’Onagawa. Crédits photo : Vincent Yu/AP
    EN DIRECT – Le gouvernement étudie désormais toutes les options pour réduire les émissions radioactives de la centrale de Fukushima, où l’eau de mer située à proximité s’est révélée 3355 fois plus radioactive que permis.

    • Inquiétude autour d’une nouvelle centrale

    La peur d’un «autre Fukushima» s’est emparée des habitants d’Onagawa, dont la centrale nucléaire ne fonctionne plus depuis la double catastrophe du 11 mars. Située dans la péninsule d’Ojika, à 120 kilomètres au nord des installations nucléaires en péril de Fukushima, cette centrale atomique est ressortie de la catastrophe avec des dégâts limités et un début d’incendie vite éteint. La vague du tsunami a pourtant atteint 15 mètres de haut dans cette ville, pulvérisant les habitations et allant jusqu’à faire dérailler les trains.

    La société qui exploite la centrale, Tohoku Electric Power, assure aujourd’hui que ses trois réacteurs ne sont pas dangereux. La température du combustible est sous contrôle, affirme-t-elle, et le niveau des rayonnements est «relativement bas». Des déclarations qui ne suffisent toutefois pas à calmer l’anxiété des habitants, certains envisageant même de quitter les lieux.

    L’inquiétude des riverains est notamment alimentée par le manque de surveillance indépendante du taux de radioactivité ambiant. Alors que les autorités locales disposaient jusqu’au 11 mars de sept dosimètres, quatre ont été mis hors service par le tsunami. Les trois restants sont perturbés par les coupures de courant répétées. Tohoku Electric Power continue de son côté d’affirmer que son matériel fonctionne et qu’il n’y a rien d’anormal dans l’air.

    La centrale Fukushima Daiichi (Fukushima 1), dans le nord-est du Japon, fait actuellement face à une situation extrême, l’alimentation électrique ayant été coupée par le séisme et le tsunami, les groupes électrogènes noyés et les dispositifs de refroidissement mis hors service, le tout entraînant une surchauffe du combustible, des explosions et des fuites radioactives.

    Carte des Installations Nucléaires
    • Un contrôle de tous les réacteurs nucléaires ordonné

    Le gouvernement japonais a ordonné mercredi un contrôle urgent de tous les réacteurs nucléaires en activité du pays. Objectif : s’assurer qu’ils ne rencontrent pas un jour les mêmes avaries que celles endurées par la centrale de Fukushima, endommagée par le séisme du 11 mars. Au total, le Japon compte plus de 50 réacteurs, tous situés en bord de mer, sur un archipel qui est intégralement menacé de secousses sismiques.

    Vue aérienne de la centrale de Fukushima. Crédits photo : KYODO/REUTERS
    Les installations qui sont actuellement à l’arrêt ou en construction ne pourront pas de leur côté être exploitées sans avoir été contrôlées, a déclaré le ministre japonais de l’Industrie, Banri Kaieda. Ce dernier a également demandé que des exercices soient menés pour entraîner les équipes à affronter ce type de situation d’urgence. Des mesures devront aussi être mises en oeuvre pour sécuriser des sources d’alimentation électrique de secours et pour refroidir les combustibles, notamment dans les piscines de désactivation.

    Le ministre a enfin insisté sur le fait que le Japon pouvait difficilement se passer de l’électricité d’origine nucléaire, compte tenu de ses besoins et de l’absence de ressources. Banri Kaieda rappelle que «l’électricité d’origine nucléaire représente jusqu’à 30% de la production au Japon».

    • L’eau de mer 3355 fois plus radioactive que permis

    Un taux d’iode radioactif 3355 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l’eau de mer prélevée à 300 mètres au sud de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé mercredi l’opérateur du site, Tepco. Il s’agit du plus haut niveau mesuré d’iode 131 depuis le début de la catastrophe. Dimanche, il était 1850 fois supérieur à la norme légale.

    Depuis le 11 mars, la centrale japonaise a rejeté de nombreux produits radioactifs, principalement de l’iode et du césium. Ces derniers ont été transportés par les milliers de tonnes d’eau déversées par les secours pour refroidir les installations et dont une partie a ruisselé dans le Pacifique tout proche après ce «lessivage».

    Si selon Tepco et l’Agence de sûreté nucléaire nippone, le risque pour les algues et les animaux marins n’est pas important, certains spécialistes considèrent au contraire que ces rejets radioactifs dans l’océan Pacifique pourraient avoir un impact notable, voire durable, sur la vie marine au large de la centrale japonaise. Ils ne devraient pas en revanche avoir de conséquence majeure à l’échelle planétaire.

    • Les solutions envisagées pour répondre à la crise

    Recouvrir les réacteurs d’une bâche spéciale, utiliser les réservoirs d’un tanker… Confronté à la menace d’une catastrophe écologique, le Japon étudie actuellement toutes les options pour réduire les émissions radioactives et évacuer des tonnes d’eau contaminée à la centrale de Fukushima. Le travail des techniciens, qui luttent depuis bientôt vingt jours, est en effet confronté à un cercle vicieux : il est vital de refroidir les réacteurs de la centrale, mais plus ils utilisent d’eau, plus les nappes radioactives augmentent. Et moins ils injectent d’eau, plus la température augmente dans les réacteurs.

    L’Agence de sûreté nucléaire japonaise a donc estimé mercredi que le moment était venu de chercher des solutions inédites face à cette «situation sans précédent». Parmi les options envisagées, l’opérateur du site, Tepco, pourrait utiliser un pétrolier mouillant en face de la centrale pour évacuer le liquide hautement radioactif, selon le quotidien Asahi Shimbun. Une solution qui permettrait aux ouvriers de pouvoir à nouveau travailler. Asahi évoque aussi la possibilité de recouvrir les bâtiments endommagés de trois des six réacteurs d’une bâche fabriquée dans un matériau spécial, qui serait capable de limiter les dégagements de vapeurs radioactives. Interrogé au sujet de ces options, le porte-parole du gouvernement a répondu que le gouvernement et les experts nucléaires réfléchissaient à «toutes les solutions, y compris celles mentionnées dans la presse».

    Tepco a par ailleurs accepté l’aide d’experts du groupe nucléaire français Areva, spécialisés dans la décontamination des rejets radioactifs, qui sont attendus à Tokyo. Le ministère américain de l’Energie a également mis à sa disposition des robots résistant aux radiations, capables de recueillir des informations sur les réacteurs dans des endroits où la radioactivité est trop élevée.

  • Drenagoram dit :

    Fukushima I (Daiishi)
    Greenpeace a mesuré une radioactivité élevée à l’extérieur de la zone d’évacuation

    Une équipe indépendante de spécialiste en radioprotection de Greenpeace a mesuré une radioactivité élevée à l’extérieur de la zone évacuée autour de la centrale nucléaire de Fukushima. A l’un des endroits, la radioactivité atteint 100 microsieverts/heure. Greenpeace appelle le gouvernement japonais à étendre la zone évacuée à un rayon de 40 km autour de Fukushima.

    « Nos mesures correspondent à celles effectuées par le gouvernement japonais », a déclaré Jan van de Putte, spécialiste en radioprotection chez Greenpeace, à Tokyo. Une radioactivité pouvant atteindre 10 microsieverts/heure a été mesurée dans le village d’Iitate, à 20km hors de la zone évacuée. La valeur maximale tolérée pour la population est de 1’000 microsieverts/an. « Mais le gouvernement japonais néglige la protection et l’évacuation de la population, et même son information. Le gouvernement doit agir immédiatement et évacuer sans attendre les enfants et les femmes enceintes du village d’Iitate », a ajouté Jan van de Putte.

    L’équipe de Greenpeace mesure la radioactivité à différents endroits au nord-ouest de Fukushima Daiichi depuis le 26 mars. A Tsushima, a environ 35km de la centrale nucléaire, elle a ainsi mesuré jusqu’à 100 microsieverts/heure; dans cette localité, la valeur maximale annuelle est donc atteinte en huit heures. A cela s’ajoutent d’autres risques comme la contamination par inhalation de particules radioactives ou par ingestion d’aliments contaminés.

    D’ici mi-avril, l’équipe de Greenpeace effectuera d’autres mesures de la radioactivité autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiishi en prélevant des échantillons de lait, de légumes et de sol.

    http://www.greenpeace.org/switzerland/fr/campagnes/climat-energie/nucleaire/destructrice-sale/accident-japon/chronologie/

  • Drenagoram dit :

    Fukushima augmente encore

    Par Marion Brunet

    31/03/2011 Mise à jour : 10:32

    EN DIRECT – L’eau de mer située à proximité de la centrale nucléaire japonaise est désormais 4385 fois plus radioactive que permis. Le gouvernement refuse pour l’instant d’étendre la zone d’évacuation.

    • L’eau de mer 4385 fois plus radioactive que permis

    Un taux d’iode radioactif en hausse, 4.385 fois supérieur à la norme légale, a été mesuré dans l’eau de mer prélevée à 300 mètres au sud de la centrale, a indiqué jeudi l’exploitant Tepco. Il s’agit du plus haut niveau mesuré d’iode 131 depuis le début de la catastrophe déclenchée le 11 mars par le très fort séisme suivi d’un tsunami.

    Ce taux d’iode radioactif était 1.250 fois supérieur à la norme samedi, 1.850 fois supérieur dimanche, puis avait chuté en début de semaine avant de nettement rebondir mercredi, à 3.355 fois la norme légale

    Depuis le début de l’accident,la centrale japonaise a rejeté de nombreux produits radioactifs, principalement de l’iode et du césium, transportés par les milliers de tonnes d’eau qui ont été déversées par les secours pour refroidir les installations et dont une partie a nécessairement ruisselé dans le Pacifique tout proche.

    Selon Tepco et l’Agence de sûreté nucléaire nippone, cette radioactivité relâchée dans la mer se dilue avec les marées et le risque sur les algues et les animaux marins n’est pas important. Selon d’autres spécialistes, ces rejets radioactifs dans l’océan Pacifique seront sans conséquence majeure à l’échelle planétaire, mais ils pourraient avoir un impact notable, voire durable, sur la vie marine au large de la centrale japonaise.

    • La zone d’évacuation pas élargie

    La centrale Fukushima Daiichi (Fukushima 1), dans le nord-est du Japon, fait actuellement face à une situation extrême, l’alimentation électrique ayant été coupée par le séisme et le tsunami, les groupes électrogènes noyés et les dispositifs de refroidissement mis hors service, le tout entraînant une surchauffe du combustible, des explosions et des fuites radioactives.

    L’Agence internationale de l’énergie atomique a indiqué que le niveau de radiation dans le sol à 40 km de cette centrale dépassait les limites prévues par l’AIEA. Pour autant, Tokyo a déclaré ne pas prévoir dans l’immédiat d’élargir le périmètre d’évacuation, qui couvre jusqu’ici jusqu’à 20km autour de la centrale. L’ONG Greenpeace a de son côté recommandé une extension d’au moins 10 km de la zone d’évacuation.

    • Inquiétude autour d’une nouvelle centrale

    La peur d’un «autre Fukushima» s’est emparée des habitants d’Onagawa, dont la centrale nucléaire ne fonctionne plus depuis la double catastrophe du 11 mars. Située dans la péninsule d’Ojika, à 120 kilomètres au nord des installations nucléaires en péril de Fukushima, cette centrale atomique est ressortie de la catastrophe avec des dégâts limités et un début d’incendie vite éteint. La vague du tsunami a pourtant atteint 15 mètres de haut dans cette ville, pulvérisant les habitations et allant jusqu’à faire dérailler les trains.

    La société qui exploite la centrale, Tohoku Electric Power, assure aujourd’hui que ses trois réacteurs ne sont pas dangereux. La température du combustible est sous contrôle, affirme-t-elle, et le niveau des rayonnements est «relativement bas». Des déclarations qui ne suffisent toutefois pas à calmer l’anxiété des habitants, certains envisageant même de quitter les lieux.

    L’inquiétude des riverains est notamment alimentée par le manque de surveillance indépendante du taux de radioactivité ambiant. Alors que les autorités locales disposaient jusqu’au 11 mars de sept dosimètres, quatre ont été mis hors service par le tsunami. Les trois restants sont perturbés par les coupures de courant répétées. Tohoku Electric Power continue de son côté d’affirmer que son matériel fonctionne et qu’il n’y a rien d’anormal dans l’air.

    • Un contrôle de tous les réacteurs nucléaires ordonné

    Le gouvernement japonais a ordonné mercredi un contrôle urgent de tous les réacteurs nucléaires en activité du pays. Objectif : s’assurer qu’ils ne rencontrent pas un jour les mêmes avaries que celles endurées par la centrale de Fukushima, endommagée par le séisme du 11 mars. Au total, le Japon compte plus de 50 réacteurs, tous situés en bord de mer, sur un archipel qui est intégralement menacé de secousses sismiques.

    Vue aérienne de la centrale de Fukushima. Crédits photo : KYODO/REUTERS
    Les installations qui sont actuellement à l’arrêt ou en construction ne pourront pas de leur côté être exploitées sans avoir été contrôlées, a déclaré le ministre japonais de l’Industrie, Banri Kaieda. Ce dernier a également demandé que des exercices soient menés pour entraîner les équipes à affronter ce type de situation d’urgence. Des mesures devront aussi être mises en oeuvre pour sécuriser des sources d’alimentation électrique de secours et pour refroidir les combustibles, notamment dans les piscines de désactivation.

    Le ministre a enfin insisté sur le fait que le Japon pouvait difficilement se passer de l’électricité d’origine nucléaire, compte tenu de ses besoins et de l’absence de ressources. Banri Kaieda rappelle que «l’électricité d’origine nucléaire représente jusqu’à 30% de la production au Japon».

    • Les solutions envisagées pour répondre à la crise

    Recouvrir les réacteurs d’une bâche spéciale, utiliser les réservoirs d’un tanker… Confronté à la menace d’une catastrophe écologique, le Japon étudie actuellement toutes les options pour réduire les émissions radioactives et évacuer des tonnes d’eau contaminée à la centrale de Fukushima. Le travail des techniciens, qui luttent depuis bientôt vingt jours, est en effet confronté à un cercle vicieux : il est vital de refroidir les réacteurs de la centrale, mais plus ils utilisent d’eau, plus les nappes radioactives augmentent. Et moins ils injectent d’eau, plus la température augmente dans les réacteurs.

    L’Agence de sûreté nucléaire japonaise a donc estimé mercredi que le moment était venu de chercher des solutions inédites face à cette «situation sans précédent». Parmi les options envisagées, l’opérateur du site, Tepco, pourrait utiliser un pétrolier mouillant en face de la centrale pour évacuer le liquide hautement radioactif, selon le quotidien Asahi Shimbun. Une solution qui permettrait aux ouvriers de pouvoir à nouveau travailler. Asahi évoque aussi la possibilité de recouvrir les bâtiments endommagés de trois des six réacteurs d’une bâche fabriquée dans un matériau spécial, qui serait capable de limiter les dégagements de vapeurs radioactives. Interrogé au sujet de ces options, le porte-parole du gouvernement a répondu que le gouvernement et les experts nucléaires réfléchissaient à «toutes les solutions, y compris celles mentionnées dans la presse».

    • Aide internationale

    Tepco a par ailleurs accepté l’aide d’experts du groupe nucléaire français Areva, spécialisés dans la décontamination des rejets radioactifs, qui sont attendus à Tokyo. Le ministère américain de l’Energie a également mis à sa disposition des robots résistant aux radiations, capables de recueillir des informations sur les réacteurs dans des endroits où la radioactivité est trop élevée.

    Une unité de Marines spécialisée dans les situations d’urgence nucléaire devrait également quitter les Etats-Unis jeudi pour le Japon. Cette équipe, formée à la détection d’agents chimiques, à la surveillance des niveaux de radiactivité et à la décontamination du personnel, ne participera pas aux efforts de stabilisation des réacteurs de la centrale de Fukushima, victime de plusieurs explosions depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

    http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/30/01003-20110330ARTFIG00754-la-radioactivite-au-large-de-fukushima-augmente-encore.php

  • LO dit :

    Un colis piégé a explosé jeudi à la fédération de l’industrie nucléaire suisse, blessant deux femmes, annonce la police. Les deux employées de Swissnuclear ont été emmenées à l’hôpital et souffrent de blessures superficielles, a dit un porte-parole. Les bureaux de Swissnuclear sont situés à Olten, dans le canton de Soleure, dans le nord de la Confédération

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Lo ,
      J’ai lu ça ce Matin ,
      Des Atomes Nucléaires.
      Merci pour l’Info ,
      Les Deux Camps vont en Guerre ,
      Au lieu de se Tendre la Main 😦
      D’un Coté On dit Rien ,
      Tout est Bien sous Contrôle ,
      Et de l’Autre On à Besoin ,
      De savoir Qui et Quel Rôle ?
      Deux Mondes pour une Onde ,
      Pas de Micro c’est pas Drôle ,
      Et Chacun dans sa Ronde.
      NéO~
      Bye Lo

  • MAiA la p'tite belette Fofolle dit :

    Bon , je reviendrai lire un peu plus tard les mauvaises nouvelles …pas besoin de le savoir aujourd’hui …mon « réacteur » à moi fonctionne pas trop bien non plus alors …évitons de cumuler les dégâts n’est-ce pas ?
    Je v’nais juste pour vous souhaiter le bonjour …
    Bises

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Maïa ,
      C’est Sympa ce Pt’it Coucou ,
      Ton Réacteur ne manque pas d’Eres ,
      Il à seulement pas Changer d’Heurts ,
      Au delà Dégats il y à des Voies ,
      Sous Bois une Mère prend un Bien Fou ,
      Ressource ses Piles et voit en Face 🙂
      La Nature Même de son Essence :mrgreen:
      A la Lumière retrouve sa Trace ,
      Son Univers en Sixième Sens.
      NéO~
      Amitié Tite Belette ,
      Gaffe à la Tomme ,
      Préfères aux Moines la Tête.

  • Fayet dit :

    J’aime beaucoup la définition de la folie d’Einstein , merci de m’avoir permis de venir sur ton espace lire ce billet que je n’avais pas vu . Oui la démesure vient corrompre toute représentation de ce qui nous est utile et nécessaire , pourquoi un tel besoin de consommation d’énergie pour une simple course au gigantisme , voilà bien une folie dont le monde se passerait bien .
    Bonne journée Néo
    Bisous

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Gisèle ,
      En Âge de Faire ,
      Le Coeur et l’Esprit ,
      Sont Tout Deux Essentiels ,
      Pour Permettre à l’Avis ,
      De Saisir notre Nature et l’a venir pour deux Mains ,
      La  » Folie  » dans ce Monde c’est sa course sans faim ,
      Et d’aller en Non Sens sans remettre en Question ,
      Le Pourquoi d’un Chemin , et Savoir à Raison ,
      Que Tout ce qui est Fait n’a qu’une Valeur Superficielle ,
      Rien n’est produit pour Durer , de l’ Energie Mal Dépensée.
      Au Fond chacun se doute sans Confusions ,
      Qu’il y a des Limites à Construire du Vain ,
      Epuiser une Terre pour Tourner bien plus Vite ,
      Et jurer de Savoir , quand on ne Peut Maîtriser ,
      Laisser pour Demain quelques Ruines en Désert ,
      Et promettre à la Ronde un Avenir Merveilleux ,
      Une Mère assécher dans une Veine Perfusion.
      Être Lucide c’est pas vraiment se porter Mieux ,
      Toutes les Chaines ont Réactions ,
      En Âge de Faire il ne faut pas fermer les Yeux ,
      Trouver Bon Sens ,Garder Raisons.
      NéO~
      Bonne Journée 🙂
      A E , savait de quoi il parlait , il était du Projet.

  • Drenagoram dit :

    Japon: l’évacuation des corps ralentie par Fukushima

    01.04.2011 08:04 – mise à jour: 09:40

    Près de 24’000 soldats participent à une vaste opération de recherche de corps, comme ici à Miyako [Yomiuri Shimbun, Ken Satomi – Keystone]
    Des milliers de soldats japonais et américains ont débuté vendredi une vaste campagne de recherche de corps le long de la côte nord-est du Japon frappée il y a trois semaines par un gigantesque tsunami. La zone d’exclusion autour de la centrale accidentée de Fukushima pose problème.
    Les armées japonaises et américaines ont déployé 120 avions et hélicoptères, ainsi que 65 navires, pour chercher les 16’441 personnes encore portées disparues après la vague géante qui a dévasté la côte Pacifique de la grande île de Honshu le 11 mars, et qui sont probablement décédées.

    « Nous allons nous concentrer sur les côtes, les embouchures des fleuves et les territoires encore recouverts d’eau de mer », a expliqué un responsable des Forces japonaises d’autodéfense, le nom de l’armée du Japon.

    « Les corps emportés dans la mer à cette époque de l’année coulent dans un premier temps. Mais souvent ils remontent à la surface au bout de quelques semaines. Nos recherches viseront à les retrouver », a-t-il ajouté. Selon le quotidien « Yomiuri », 17’000 soldats japonais et 7000 américains participeront à l’opération.

    Zone d’exclusion
    La fouille ne pourra toutefois pas couvrir une zone de 30 km autour de la centrale accidentée de Fukushima, où le niveau de radiation est dangereux. Jusqu’à un millier de corps de personnes tuées par le séisme et le tsunami du 11 mars n’ont pas été ramassés autour de cette centrale car ils se trouvent dans la zone d’exclusion où la radioactivité est élevée.

    Les opérations de recherches de corps ne pourront pas se dérouler dans un rayon de 30 km autour de la centrale accidentée de Fukushima. [Keystone] Les autorités avaient dans un premier temps prévu de récupérer et transporter ces cadavres en dehors de cette zone d’où les rescapés ont été évacués. Mais elles ont reconsidéré ce projet, a précisé l’agence Kyodo en citant des sources policières.

    Les cadavres ont en effet été « exposés à de forts niveaux de rayonnements post-mortem », a indiqué l’une de ces sources, non identifiée. La police locale a donc décidé de ne pas procéder à la collecte des cadavres.

    Auparavant jeudi, le gouvernement japonais avait exclu d’élargir dans l’immédiat la zone d’évacuation autour de la centrale accidentée de Fukushima, qui devra être démantelée une fois le danger de catastrophe majeure écarté, selon le Premier ministre Naoto Kan.

    28’000 victimes
    Près de 28’000 personnes sont mortes ou portées disparues lors de la catastrophe qui a frappé le nord-est du Japon, selon un bilan officiel provisoire. Quelque 15’000 militaires américains participent aux opérations de sauvetage et d’aide aux sinistrés dans les régions touchées. Plus de 47’000 soldats américains sont basés au Japon dans le cadre d’un traité de sécurité entre les deux pays.

    agences/vkiss

  • Drenagoram dit :

    japon vendredi1 avril 2011
    La révolte contre le «système Fukushima»
    Richard Werly
    Sur Internet, dans la presse mais aussi dans la rue, la population de l’Archipel questionne le comportement de ses élites

    De l’eau très radioactive sous la centrale
    Une annonce incompréhensible de plus: pour beaucoup d’habitants de Tokyo, la décision prise jeudi par le gouvernement japonais de ne pas élargir la zone d’évacuation autour de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima prouve combien le fossé est béant entre le peuple et les élites.

    «Depuis le début, toutes leurs décisions ont été prises avec retard», ont aussitôt réagi, sur le site web du journal Asahi, des dizaines d’internautes dans des termes proches. Les mesures de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans l’un des villages situés au sein de l’actuelle zone d’exclusion de 20 kilomètres ont pourtant démontré que les niveaux de radiation y atteignent le double des seuils d’évacuation. De quoi pointer du doigt l’aveuglement des autorités nipponnes soupçonnées, avant tout, de chercher à éviter la panique.

    Cette mise en cause des élites politiques et administratives de l’Archipel n’est pas nouvelle. Depuis que la crise financière a fait éclater la bulle spéculative des années 90, transformant le «miracle» japonais en dépression économique permanente, la population vit de plus en plus mal les abus d’un système hiérarchisé, où la pratique des «amakudari» (les «anges du ciel», terme pour désigner les nominations de protégés issus de grandes dynasties) est rampante, où les promotions se font souvent par cooptation et où les scandales sont étouffés.

    Les cas d’ingénieurs ou de scientifiques marginalisés pour avoir révélé les dysfonctionnements de Tepco, la firme énergétique propriétaire de la centrale de Fukushima, furent nombreux. «Personne ne pouvait jusque-là contester le lobby du nucléaire au Japon», explique Paul Jobin, un universitaire aujourd’hui basé à Taïwan, qui a consacré de longues recherches aux «gitans de l’atome», ces journaliers employés dans les centrales.

    Les deux exutoires favoris de cette colère anti-système sont aujourd’hui les blogs et le courrier des lecteurs des grands journaux. Beaucoup de contributeurs y rappellent les liens problématiques entre l’élite politique du pays et les grands groupes industriels comme Toshiba ou Hitachi, producteurs et exportateurs de centrales. Les images de précédentes contaminations massives, comme celle causée par la présence de rejets massifs de plomb dans l’eau à Minamata, dans l’île de Kyushu, sont publiées côte à côte avec ­celles des bâtiments déchiquetés de la centrale de Fukushima. «Le Japon reste une société camisole de force», souligne un correspondant étranger, paraphrasant le ­titre d’un livre à succès du sociologue Masao Miyamoto (Ed. Picquier).

    Rien ne permet pour autant d’affirmer que cette catastrophe sans précédent va provoquer le sursaut dont le Japon a tant besoin. Le vieillissement accéléré de sa population, et le discrédit de l’actuel gouvernement, pourtant issu du Parti démocrate resté des décennies dans l’opposition, compliquent la donne. Le fait que le premier ministre Naoto Kan, très critiqué pour son manque de charisme au cœur de la crise, envisage de nationaliser ou de démanteler Tepco, la firme électrique controversée propriétaire des réacteurs de Fukushima, plutôt que de pointer du doigt ses responsables est interprété comme une nouvelle tentative de clore le débat naissant. Un des gestes les plus décriés, sur le Web nippon, est la décision du directeur de la firme, Masataka Shimizu, 66 ans, de ne pas se rendre sur les lieux du drame depuis que le tsunami du 11 mars a broyé le site nucléaire, la région ainsi qu’une bonne partie de ses habitants.

    De l’eau très radioactive sous la centrale

    LT/Agences

    Une nappe d’eau toxique a été découverte à 15 mètres sous le réacteur 1 de Fukushima

    La révolte contre le «système Fukushima»
    De l’iode radioactif 131 a été découvert dans une nappe d’eau située à 15 mètres sous la centrale nucléaire accidentée de Fuku­shima, a déclaré tôt vendredi matin l’opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco). Un échantillon d’eau prélevé mercredi matin sous le réacteur 1 de la centrale a révélé un taux de 430 becquerels par cm3, a précisé un porte-parole de la société. Ce niveau est «10 000 fois supérieur» à la norme légale, a-t-il expliqué. «Il n’y a aucun doute qu’il s’agit d’un chiffre élevé.»

    Les niveaux de radiations mesurés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un village à 40 km de la centrale en péril de Fukushima dépassent les niveaux recommandés et les autorités japonaises en ont été informées, a par ailleurs indiqué mercredi un responsable de l’agence onusienne.

    Plan totalement inadapté

    Tokyo ne prévoit pas pour autant d’élargir dans l’immédiat le périmètre d’évacuation de 20 km autour de la centrale. «Je ne pense pas que ce soit quelque chose de nature à exiger une telle action, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. Mais le fait que le niveau de radiation dans le sol soit élevé conduit inévitablement à soulever la possibilité qu’une accumulation [de radiations] à long terme puisse être dangereuse pour la santé.»

    Le plan en cas d’accident à la centrale nucléaire de Fukushima était totalement inadapté en cas de catastrophe majeure, et ne prévoyait qu’un téléphone satellitaire et un seul brancard, a rapporté jeudi le quotidien américain The Wall Street Journal.

    Les instructions données par Tepco, premier groupe japonais d’électricité, ne prévoyaient que des accidents de petite ampleur et étaient muettes sur la conduite à tenir en cas de dégâts majeurs, selon le quotidien financier, qui s’est procuré ces documents.

    L’Autorité de sûreté nucléaire française étudie l’hypothèse d’un moratoire sur le réacteur nucléaire de 3e génération EPR en construction à Flamanville (nord-ouest de la France), a-t-on appris jeudi auprès de cette agence. «C’est un questionnement, une réflexion, a indiqué l’un de ses dirigeants, Thomas Houdré. On n’est pas sûr. Ça fait partie du champ des hypothèses.»

  • LO dit :

    « Mais le fait que le niveau de radiation dans le sol soit élevé conduit inévitablement à soulever la possibilité qu’une accumulation [de radiations] à long terme puisse être dangereuse pour la santé. »

    On croit rêver.
    Je me pince 😥

  • Drenagoram dit :

    Fukushima « bien pire que Tchernobyl »
    AFP

    01/04/2011 Mise à jour : 21:11

    La catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon est « bien pire » que celle de Tchernobyl de 1986 en Ukraine, a estimé aujourd’hui à Washington une spécialiste russe de l’énergie atomique.

    « Tchernobyl était comme l’explosion d’une bombe sale. La nouvelle bombe sale, c’est Fukushima, et elle va coûter encore plus cher » en termes humains et économiques, a averti Natalia Mironova, ingénieur thermodynamique qui est devenue l’un des principaux adversaires du nucléaire dans son pays après la catastrophe de 1986.

    « Fukushima est bien pire que Tchernobyl », a-t-elle déclaré devant des journalistes, estimant que l’accident nucléaire japonais pourrait dépasser celui de la centrale soviétique sur l’échelle internationale de mesure de gravité. Au niveau « sept », l’accident de Tchernobyl, considéré comme le plus grave de l’histoire du nucléaire civil, occupe le sommet de cette « Echelle internationale des événements nucléaires et radiologiques ».

    « Tchernobyl était au niveau sept alors qu’il n’y avait qu’un seul réacteur accidenté et que la catastrophe n’a duré que deux semaines », a relevé Mme Mironova. A Fukushima, « nous en sommes à trois semaines et quatre réacteurs sont dans un état très dangereux », a-t-elle ajouté.

    • LO dit :

      Où la vérité commence à poindre…

      • Drenagoram dit :

        Toujours aucune Décision en ce qui concerne l’Elargissement de la Zone de sécurité 😦
        J’ai de la Peine à Comprendre ,
        Son propre Peuple Abandonné 😦

      • LO dit :

        C’est bien là le hic. Imagine qu’il faille un jour reconnaître que la moitié du territoire, sinon plus, doit être déclarée « dead zone ». Crois-tu que la vérité éclatera ?

      • Drenagoram dit :

        Non je ne pense pas ,
        C’est bien de ça qu’il s’agit ,
        Il y à tant de « Mystères »
        Des Parts d’Ombres en Passés ,
        De Sales Temps pour à Faire ,
        Toutjours pas Eclairés ,
        Qu’une Zone Morte de Plus ,
        N’est qu’un Coin Mortifère ,
        Dans un Arbre de Vies.

  • Rosy'n dit :

    C’est un très bel article, des recherches, bien documenté, du beau boulot. Et, oui, les civilisations disparaissent les unes après les autres. La nôtre est sans doute appelée à disparaitre aussi 😳
    Quand ?
    Comment ?
    Là est le mystère…
    Qui nous survivra, ou même l’homme peut-il survivre après avoir créé le chaos ?
    Bises et bon week-end

    PS : J’avais du oublier de m’abonner, puisque je ne reçois pas les liens de tes articles ?
    Je répare 😆

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Ros’Well ,
      Des Dossiers de l’Histoire ,
      Il nous reste des Bribes ,
      Mais les Temps restent les Mêmes ,
      A force de Voir plus Grand ,
      Sans prendre Conscience de l’Inertie ,
      Les Empires ont Chuter ,
      Par la Même Eteint celle ,
      Cette Flamme d’envie ,
      De vouloir du Géant ,
      Sans en payer le Pris.
      C’est l’âge de Faire ,
      Simplement dire Non ,
      Quand on nous vend de l’Illusion.
      NéO~

  • nuage1962 dit :

    Tres beau billet
    des mots que nous savons
    nous savons les causes mais qu’est ce qu’on en fait
    pour cette terre mere
    Je crois que la catastrophe du Japon aura des répercussion insoupconné

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: 2 employés de Tepco morts
    AFP

    03/04/2011 Mise à jour : 08:02

    La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), gestionnaire de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé aujourd’hui le décès de deux de ses employés, qui étaient portés disparus depuis le séisme et le tsunami qui a mis hors service les installations.

    Juste après le tremblement de terre survenu le 11 mars, les deux hommes âgés de 21 et 24 ans étaient partis inspecter le bâtiment de la turbine du réacteur numéro 4. Ils sont morts de multiples blessures, a précisé Tepco.

    Leurs corps ont été découverts mercredi dans un environnement radioactif et ont dû faire l’objet de longues opérations de décontamination, a précisé l’agence Kyodo. Le décès des deux hommes, vraisemblablement survenu le 11 mars, n’a été officiellement confirmé que samedi.

    Plus de trois semaines après l’arrêt des circuits de refroidissement de la centrale, le risque d’une catastrophe nucléaire n’est toujours pas écarté à Fukushima (nord-est du Japon). Des rejets radioactifs y continuent, qui font craindre une pollution durable et étendue de l’environnement.

  • Drenagoram dit :

    Fuite à Fukushima : nouvelle tentative de colmatage

    Par lefigaro.fr

    03/04/2011 Mise à jour : 18:42

    Une première tentative pour boucher la fissure détectée sur le réacteur n°2 à l’aide de ciment a échoué samedi. Le gouvernement japonais a averti que les émanations radioactives pourraient durer des mois.

    Les ouvriers à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima tentaient toujours dimanche de colmater une fuite d’eau contaminée dans l’océan Pacifique. En cause: une brèche de 20 cm découverte dans une fosse reliée au réacteur 2. Il faudra sans doute encore «plusieurs mois» pour parvenir à stabiliser la situation, a avoué dimanche Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de la centrale. «Nous serons confrontés à un tournant crucial dans les prochains mois, mais ce ne sera pas fini», a ajouté un porte-parole de l’entreprise. Cet accident, le plus grave depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986, «va être une longue bataille», a confirmé Goshi Hosono, un conseiller spécial du premier ministre Naoto Kan, lors d’une interview à la télévision Fuji TV.

    Parallèlement, les ingénieurs ont essayé une nouvelle technique de colmatage de la cuve de maintenance, après avoir échoué samedi à boucher avec du béton la fuite d’eau fortement radioactive de la centrale en train de s’écouler dans le Pacifique.

    Ils ont donc injecté dimanche un mélange de sciure, de papier journal et d’un polymère spécial dans une tuyauterie reliant la cuve au reste du système, espérant colmater la fuite grâce à ce matériau susceptible d’une expansion importante et capable d’absorber d’importantes quantités d’eau. On ne savait pas encore dimanche si la manoeuvre avait réussi.

    Une plateforme flottante en acier de 136 mètres de long et 46 mètres de large devrait également arriver dans les prochains jours en face de Fukushima Daiichi. Ses réservoirs d’une capacité de 10.000 tonnes pourraient servir à évacuer l’eau contaminée de la centrale. Deux barges de la marine américaine ont aussi acheminé de l’eau douce, qui est en cours de transvasement dans des cuves utilisées pour le refroidissement des réacteurs et des piscines de combustible usé. Selon le journal Yomiuri Shimbun, 550 tonnes d’eau sont injectées chaque jour dans les réacteurs.

    Deux employés de Tepco décédés

    L’opérateur a par ailleurs confirmé dimanche la mort de deux jeunes employés de la centrale le jour de la catastrophe. Ces deux salariés, âgés de 21 et 24 ans, étaient portés disparus depuis le séisme. Ils avaient été vus pour la dernière fois dans une des salles de contrôle et seraient partis mener une inspection dans le complexe. Depuis, les radiations, débris et explosions successives dans la centrale avaient ralenti les recherches. Les cadavres n’ont été découverts que mercredi, après le drainage d’une importante quantité d’eau radioactive dans le secteur où l’on pensait qu’ils se trouvaient, et on dû être décontaminés, a précisé un autre porte-parole de TEPCO. L’annonce n’a été faite que dimanche, le temps d’avertir les familles.

    Les opérations de recherches, en cours depuis la catastrophe du 11 mars, s’arrêtent officiellement ce dimanche, même si des opérations limitées pourraient se poursuivre. 50 cadavres ont pu être récupérés ces deux derniers jours. En tout 12.000 décès sont confirmés, alors que 15.400 personnes sont toujours portées disparues. Dans le nord-est du pays, des dizaines de milliers de personnes sont sans abri, 200.000 foyers n’ont plus d’eau potable et 170.000 plus de courant.

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: 11.500 T d’eau radioactive
    AFP
    04/04/2011 ~ Mise à jour : 09:36

    L’opérateur de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, Tepco, va rejeter dans la mer 11.500 tonnes d’eau radioactive qui s’est accumulée dans les installations accidentées, a annoncé lundi l’agence de presse Jiji.

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : l’irresponsabilité criminelle des autorités japonaises

    Cette fois on sait. Pas tout évidemment, car, compte tenu de la gravité de la situation au Japon (radioactivité trop élevée dans des légumes de Tokyo, niveau d’iode radioactif dans l’eau du robinet à Tokyo) on ne doit nous dire que le strict nécessaire. Mais on sait que les efforts pour limiter les fuites radioactives ont été suspendus hier, car les autorités japonaises redoutent que le coeur du réacteur N°3 ne soit fissuré, comme l’avait laissé entendre la première Dominique Leglu sur son blog dès Lundi . En l’absence de réponses claires sur les effets des rayonnements, l’inquiétude continue de croître au fil des annonces de nouveaux cas de contamination au Japon.

    http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/25/l-irresponsabilite-criminelle-des-autorites-japonaises.html
    LEGENDE : Sur cette photo de la centrale, on peut voir l’unité n°1 qui a totalement perdu son toit (lors de la première explosion), à comparer au bâtiment n°2 à sa droite quasiment intact. Mais l’important dans cette photo, c’est l’unité n°3 surmontée de deux panaches, après avoir subi une explosion de beaucoup plus grande ampleur, lundi 14 mars. Ces deux panaches correspondent à de la fumée s’échappant de la PISCINE et du REACTEUR. Cette photo conforte les hypothèses qui indiquent la possibilité d’une « mise à l’air » du coeur du réacteur, avec relargage directement dans l’air des produits de fission. ( Voir le blog de Dominique Leglu)

    Ou sont passés les dirigeants de TEPCO ?

    Silencieux depuis une semaine sur cette crise, le Premier ministre a prévenu que les problèmes n’étaient « absolument pas sur le point » d’être réglés. « Nous faisons des efforts pour empêcher que cela empire mais j’ai le sentiment que nous ne pouvons pas nous permettre la moindre suffisance », a dit le chef du gouvernement. « Nous devons rester sur nos gardes. » Déjà, la veille, TEPCO, l’opérateur privé, rappelons-le, de la centrale de Fukushima, évoquait l’idée d’une fuite d’uranium et de plutonium hors des réacteurs, envisageant l’hypothèse une reprise ponctuelle de la « fission nucléaire ». Les dirigeants de cette firme privée semblent avoir disparu après avoir présenté leurs excuses au peuple japonais, inclinant le buste comme ils l’avaient déjà fait en 2000, 2003, 2007, en promettant chaque fois de prendre toutes les mesures…

    Le plutonium reste dangereux pour une durée correspondant à des milliers de générations humaines !

    Or selon l’Agence de sûreté nucléaire japonaise, les niveaux de radiations très élevés détectés le 23 mars dans l’eau de la turbine du réacteur n° 3 proviennent du coeur du réacteur. Si les efforts se focalisent sur le réacteur trois de Fukushima, c’est que celui-ci représente une menace majeure parce qu’il est le seul de la centrale à être chargé avec du Mox, contenant du plutonium : des ingénieurs nucléaires occidentaux préviennent que la fuite de Mox dans l’atmosphère produirait un nuage radioactif beaucoup plus dangereux que celui provoqué par les réacteurs à l’uranium. Car le Mox, mélange d’oxydes d’uranium et plutonium, étant beaucoup plus instable et radioactif, augmente les risques d’accidents nucléaires et, en cas de fuite, est plus nocif. Le plutonium, à cause de sa durée de demi-vie, reste dangereux pour une durée correspondant à des milliers de générations humaines.

    Les autorités demandent-elles à une population probablement contaminée, de quitter la zone sans être ni répertoriée, ni soumise au minimum de suivi médical ?

    C’est dans ces conditions qu’on a appris hier une nouvelle ahurissante : le gouvernement japonais a encouragé hier les gens vivant à l’intérieur du périmètre de 20 à 30 kilomètres de la centrale nucléaire, à le quitter « volontairement ». Le choix du mot « volontairement » n’est évidemment pas innocent : il s’agit de ne pas affoler une population dont l’inquiétude augmente, alors que les gens, cloîtrés, sont dans un état sanitaire préoccupant (pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de chauffage et bientôt à court de vivres). Mais également la notion de « départ volontaire » permettra aussi d »éviter d’indemniser las populations qui ont perdu leur maison, leur commerce, leur usine…Car ils sont partis « volontairement », ils n’ont pas été » évacués. De même, hier dans le Monde, on expliquait que le seuil de radioactivité admissible pour un travailleur dans une centrale nucléaire venait d’être drastiquement relevé afin de ne pas avoir à indemiser dans le futur les agents de TEPCO qui développeront des cancers, voire même leurs familles quand ils seront morts ! La Commission gouvernementale de sûreté nucléaire a également recommandé l’évacuation « volontaire », affirmant que le rejet de matières radioactives de la centrale devrait se poursuivre pendant un certain temps ! Ce qui pourrait signifier, traduit en clair, que les autorités demandent à une population probablement contaminée, de quitter la zone sans être ni répertoriée, ni soumise au minimum de suivi médical ! Ce genre d’attitude ne nous avait pas surpris de la part des soviétiques lors de Tchernobyl, mais venant de la part d’un gouvernement démocratique, régnant sur le pays qui a connu Hiroshima et Nagasaki, c’est une irresponsabilité aussi stupéfiante que criminelle.

  • LO dit :

    L’Homme, dans toute sa splendeur 😥

  • Drenagoram dit :

    Radioactivité: une norme pour les poissons

    05.04.2011 14:34 – mise à jour: 18:30

    Au-delà de 2000 becquerels/kg pour l’iode 131 et de 500 becquerels pour le césium 137, les poissons seront considérés comme impropres à la consommation. [EVERETT KENNEDY BROWN – Keystone]

    Le gouvernement japonais a pour la première fois mis en place mardi une norme sur la quantité de radioactivité autorisée dans les produits issus de la mer. Tepco, dont l’action a chuté à un niveau historiquement bas, continue de déverser de l’eau radioactive dans l’océan.
    Après 25 jours d’une lutte ardue pour éviter une fusion incontrôlée des combustibles présents dans les installations accidentées, le danger d’une catastrophe majeure n’était toujours pas totalement écarté et la pollution de l’environnement s’aggravait.

    En face de la centrale, les opérations de déversement en mer de 11’500 tonnes d’eau radioactive se sont poursuivies mardi après avoir débuté la veille. Prévus pour s’étaler sur cinq jours, ces rejets à 250 kilomètres au nord de la conurbation de Tokyo et de ses 35 millions d’habitants, concernent une eau faiblement contaminée, a assuré Tepco.

    L’évacuation de cette eau radioactive est impérative
    L’évacuation de cette eau dans l’océan, où les radioéléments sont censés se diluer, est impérative afin de libérer des cuves de stockage destinées à être remplies d’eau hautement radioactive. La pêche a été interdite dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale, correspondant à la zone d’exclusion sur terre.

    La pollution de l’environnement s’aggrave autour de la centrale. [Keystone]
    Afin de rassurer la population, le gouvernement a en outre fixé un taux limite de radioactivité pour les produits de la mer, similaire à celui établi pour les légumes. Au-delà de 2000 becquerels/kg pour l’iode 131 et de 500 becquerels pour le césium 137, les poissons seront considérés comme impropres à la consommation.

    Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a de nouveau appelé la population à « garder son calme afin que les rumeurs ne se propagent pas », alors que les Japonais sont extrêmement attentifs à la qualité et à la fraîcheur des produits de la mer, dont ils sont de gros consommateurs.

    Tout le système d’alimentation électrique des six réacteurs de Fukushima est tombé en panne le 11 mars, stoppant net les pompes de refroidissement du combustible nucléaire qui s’est mis à chauffer dangereusement.

    La fuite du réacteur 2 n’est toujours pas colmatée
    Les techniciens qui s’escriment à réparer ces matériels sont enfermés dans un cercle vicieux : il est vital de refroidir le combustible des réacteurs et le combustible usé stocké dans des bassins, mais plus ils utilisent d’eau, plus les nappes radioactives augmentent. Et moins ils injectent d’eau, plus la température s’accroît dans les réacteurs.

    Le « lessivage » a provoqué d’énormes inondations dans les bâtiments et les galeries techniques souterraines, qui sont envahis par des milliers de tonnes d’eau radioactive, ce qui retarde l’avancée des travaux pour remettre en état le réseau électrique.

    Les techniciens continuaient par ailleurs de tenter de colmater une fuite d’eau très contaminée qui s’est accumulée dans une fosse technique située près du rivage et se déverse directement dans l’océan. Ils cherchent à comprendre par où s’infiltre cette eau, présumée venir du bâtiment du réacteur 2.

    « Tepco va procéder à des forages pour suivre les flux d’eau et injecter du verre soluble (silicate de sodium) » pour boucher l’accès à la cuve fissurée, a expliqué Hidehiko Nishiyama, porte-parole de l’Agence de sûreté nucléaire japonaise.

    Après le tsunami, la récession?
    Plus de trois semaines après la tragédie, le bilan toujours provisoire de la police s’établit à 12’344 morts et 15’237 disparus.

    L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a estimé que le séisme et la crise nucléaire allaient amputer la croissance nippone de 0,2 à 0,6 point de pourcentage au premier trimestre, puis de 0,5 à 1,4 point au deuxième, avant un rebond au troisième.

    afp/ant

  • LO dit :

    Ha ! la CROISSANCE !!!!

    Bisous NéO

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: injection d’azote

    AFP

    06/04/2011 Mise à jour : 07:46

    L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, Tepco, envisage d’injecter de l’azote dans le réacteur 1 afin d’éviter une possible explosion provoquée par l’accumulation d’hydrogène, a-t-il annoncé aujourd’hui.

    Les experts présents dans la centrale craignent que la quantité d’hydrogène continue à augmenter jusqu’à provoquer une explosion par contact avec l’oxygène dans l’air. Des explosions d’hydrogène ont déjà fortement endommagé le bâtiment extérieur de deux des six réacteurs de Fukushima Daiichi (N.1), sans toutefois porter atteinte au coeur de l’installation, après le séisme et le tsunami du 11 mars.

    « Nous envisageons d’injecter de l’azote dans le bâtiment du réacteur 1 parce que l’hydrogène s’y est probablement accumulé », a indiqué un responsable de Tepco.
    Cette opération « d’inertage » pourrait être menée dès mercredi, a ajouté la société. Elle doit durer plusieurs jours.

    Gaz inerte, l’azote est régulièrement utilisé dans les zones de stockage sensibles pour faire chuter le taux d’oxygène dans l’air et remplacer ainsi une partie de l’atmosphère. Le retour des craintes d’explosion intervient alors que Tepco a réussi mercredi matin à colmater une fuite d’eau hautement radioactive qui se déversait dans l’océan Pacifique.

  • Drenagoram dit :

    scanner mardi 5 avril 2011

    La science irradiée

    Bertrand Kiefer

    Tchernobyl donnait une occasion unique de mieux comprendre les conséquences d’une catastrophe nucléaire. Nous l’avons laissé passer

    Que les pays hébergeant des centrales nucléaires, parmi les plus riches du monde, n’aient pas lancé d’étude sérieuse sur l’impact de l’accident de Tchernobyl sur les populations proches et lointaines en dit long sur l’ampleur du déni collectif. Car enfin, il y avait là une occasion unique de mieux comprendre. Nous connaissons bien les effets aigus des radiations. Mais nous ignorons les conséquences sanitaires à long terme d’une catastrophe nucléaire. L’exposition prolongée de populations à une contamination radioactive représente une terra incognita médicale.

    Comment calculer l’atteinte à l’espérance de vie? Quelle est la part du cumul des doses, de la sensibilité individuelle? En plus des cancers, quelles autres maladies ont-elles un risque augmenté? Qu’en est-il des malformations et des troubles génétiques transmis? Tout cela, nous aurions pu, nous aurions dû, mieux l’investiguer. Procéder à une vaste collecte d’informations. Monter une ambitieuse veille scientifique. Briser le secret imposé par les autorités locales et renseigner, à la fin, les populations européennes sur le poids qu’a eu (et a encore) Tchernobyl sur leur santé.

    Nous ne l’avons pas fait. Les pays riches ont laissé les régions les plus atteintes se débrouiller. L’OMS, liée dans ce domaine à l’AIEA par une clause qui la bâillonne, est restée d’une stupéfiante passivité.

    La fourchette des calculs de décès liés à la catastrophe de Tchernobyl est telle que, si le sujet n’était pas grave, on aurait envie de sourire. L’OMS évoque 56 morts par irradiation directe et 4000 par contamination. Seul problème: ces chiffres manquent de base scientifique et les experts indépendants les jugent ridiculement faibles. De son côté, l’agence internationale de recherche sur le cancer fait état de 16 000 morts. Une autre étude, éditée par l’Académie des sciences de New York, s’appuyant en grande partie sur des comparaisons de survie de populations de mêmes caractéristiques, trouve 300 000 morts. Quant à l’enquête de la Commission nationale ukrainienne pour la protection des radiations, elle recense 500 000 décès. Pour l’instant. Sans compter ceux qui surviendront durant les prochaines décennies, en Europe et dans le monde. Soyons francs. Les recherches les mieux menées sont celles qui évoquent des centaines de milliers de morts. Il est probable que la catastrophe de Tchernobyl ait tué autant que les bombes d’Hiroshima et Nagasaki.

    Et maintenant, avec Fukushima, les pays se lancent-ils enfin dans une grande étude de surveillance des populations? Une collaboration scientifique mondiale de haut niveau est-elle prévue? Non. Rien. Tétanisé, le monde peine à se mobiliser pour venir en aide aux Japonais et semble ne pas avoir envie de connaître la suite.

    * Rédacteur en chef de la «Revue médicale suisse».

  • Drenagoram dit :

    Chronologie et commentaires des événements.

    Un rapport confidentiel du gouvernement étasunien confirme que les éléments de combustible sont gravement endommagés dans les réacteurs et les bassins de refroidissement. Il y a très probablement eu des fusions au moins partielles des coeurs des réacteurs et le refroidissement actuel n’est pas efficace.

    Fukushima I réacteur 1
    De l’hydrogène se forme dans l’enceinte de confinement; cela fait augmenter la pression et donc le risque de nouvelles explosions. TEPCO a annoncé vouloir injecter de l’azote dans les enceintes de confinement pour réduire le risque d’explosion et améliorer le refroidissement.

    Le déversement d’eau fortement radioactive en mer a manifestement pu être arrêté en bouchant les fissures avec du verre liquide. Il est toutefois improbable que cette mesure arrête définitivement les fuites.

    On évoque l’installation de bâches autour des réacteurs ; ces bâches pourraient au moins arrêter une partie des particules radioactives. Si elles et possible, cette installation pourrait se faire au plus tôt en septembre.

    Les femmes enceintes ont été évacuées d’Iitate
    Il y a une semaine, Greenpeace avait déjà revendiqué l’évacuation des habitants du village d’Iitate situé à 40 km de Fukushima I. Le gouvernement a maintenant décidé d’évacuer d’abord les femmes enceintes du village.

    Après avoir effectué des mesures dans les cours d’école et les places de jeu, les autorités déclarent qu’il n’y a pas de dangers pour les enfants à l’extérieur de la zone des 30 km. Cela confirme implicitement qu’un risque existe à l’intérieur de cette zone.

    TEPCO propose un dédommagement de EUR 10’000 aux familles évacuées ; environ 50’000 ont déjà été évacuées.

    Fukushima I Daiichi
    Des valeurs en iode 131 7.5 millions de fois plus élevées que la valeur limite légale ont été mesurées dans le réacteur 2. Le césium 137 est 1.1 million de fois plus élevé ; ce qui est bien plus problématique, car sa demi-vie est de 30 ans.

    TEPCO informe que de grandes quantités d’eau faiblement radioactives ont été déversées en mer. Cette eau provient entre autres des canaux de drainage sous les réacteurs 5 et 6. La raison de la présence d’eau radioactive à cet endroit n’est pas claire. TEPCO déclare qu’elle provient des eaux souterraines sous les réacteurs 1 à 4 distants de 500 mètres ; cela indique la probabilité d’une forte contamination des eaux souterraines.

    On estime qu’il y a en tout environ 60’000 tonnes d’eau radioactive à Fukushima I Daiichi. Les premières analyses de poissons péchés dans la préfecture d’Ibaraki au sud de Fukushima montrent une contamination de 4’080 Bq/kg ; soit 40 fois au-dessus des valeurs limites internationales.

    La vente de champignons Shitake a été interdite dans la préfecture de Fukushima.

    Les spécialistes en radioprotection de Greenpeace sont sur place.

  • Drenagoram dit :

    Un nouveau séisme frappe le nord-est du Japon

    Par lefigaro.fr

    07/04/2011 | Mise à jour : 17:40

    L’épicentre de cette secousse, de magnitude 7,4, est proche de celui qui avait touché l’archipel début mars. Une alerte au tsunami, avec des vagues pouvant atteindre deux mètres, a été lancée.

    Près de quatre semaines après la catastrophe qui a frappé le Japon faisant près de 28.000 morts et disparus, l’archipel est à nouveau touché. Un fort séisme de magnitude 7,4 s’est produit jeudi à une quarantaine de kilomètres des côtes nord-est du Japon (voir carte ci-dessous). L’Agence météorologique japonaise a mis en garde contre un tsunami avec des vagues pouvant atteindre jusqu’à deux mètres de haut.

    Les personnes habitant le long des côtes de la préfecture de Miyagi ont été invités à évacuer la zone vers des endroits plus élevés en prévision de vagues pouvant atteindre deux mètres. Cette préfecture a déjà été frappée le 11 mars par le séisme de magnitude 9, le plus puissant jamais enregistré au Japon, suivi d’un tsunami de plus de dix mètres qui a tout dévasté sur son passage.

    Cette nouvelle secousse s’est produite à 23h23 locales (16h23, heure de Paris) à une profondeur de 40 kilomètres. Le séisme a été ressenti jusqu’à Tokyo, à 400 kilomètres au sud, où les immeubles et les maisons ont tremblé pendant plusieurs dizaines de secondes.

    La télévision publique NHK a précisé que les deux centrales nucléaires de Fukushima n’avaient pas subi de dégâts. Sur le site de la centrale Fukushima Daiichi (N°1), le personnel a été évacué par précaution vers l’intérieur des terres. Cette centrale a été gravement accidentée après le passage d’une vague de 14 mètres de haut le 11 mars. L’alimentation électrique a été noyée et les circuits de refroidissement se sont arrêtés, provoquant un début de fusion des barres de combustible nucléaire dans quatre des six réacteurs.

    (Avec AFP, AP)

  • Drenagoram dit :

    Centrale dangereuse près de Baltimore

    AFP

    08/04/2011 Mise à jour : 07:03

    Le coeur du réacteur de la centrale nucléaire américaine de Peach Bottom proche de Baltimore commencerait à fondre deux jours après une coupure totale d’électricité, selon une simulation de l’autorité de régulation nucléaire (NRC), dévoilée par une parlementaire américaine. Les ingénieurs de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) ont simulé en 2010 deux scénarios dans lesquels cette centrale située en Pennsylvanie (est), à une soixantaine de kilomètres de la ville de Baltimore (Maryland), perdait totalement l’électricité pendant 48 heures à la suite d’une catastrophe naturelle tel un séisme, une inondation ou un incendie.

    Selon le scénario le plus sombre, à savoir la perte des batteries de secours, le coeur du réacteur commencerait à fondre après deux jours à défaut de pouvoir être refroidi, a révélé la représentante démocrate Diana DeGette, numéro deux d’une sous-commission de l’Energie et du Commerce. Son texte est diffusé sur le site internet de la sous-commission.

    Dans le cas du second scénario, avec des piles de secours assurant quatre heures d’électricité, les opérateurs disposeraient d’une plus grande marge de sécurité.
    La représentante note que la conception de cette centrale est similaire à celle de Fukushima au Japon. Elle est aussi située à l’intérieur de la zone d’évacuation de 80 kilomètres (50 miles) recommandée aux autorités japonaises par la NRC. Les Japonais ont fixé ce rayon à 50 km (30 miles) autour de la centrale accidentée de Fukushima.

    « C’est sans aucun doute un scénario effrayant pour les Américains », souligne l’élue.
    L’agglomération de Baltimore compte quelque 600.000 habitants. Ces simulations ont également été dévoilées aevc plus de détails par l’Union of Concerned Scientists (UCS), un organisme scientifique américain indépendant qui fait autorité.

  • Drenagoram dit :

    Japon: une centrale nucléaire touchée par le séisme

    Par lefigaro.fr

    08/04/2011 | Mise à jour : 08:04

    Des petits débordements d’eau faiblement radioactive ont eu lieu au niveau des piscines de désactivation de combustible usé à la centrale nucléaire d’Onagawa.

    De l’eau faiblement radioactive s’est échappée des piscines de désactivation de combustible usé, à la centrale nucléaire d’Onagawa. Le séisme de jeudi a fait quatre morts et plus d’une centaine de blessés.

    Le fort séisme de 7,1 survenu jeudi le nord-est du Japon, a entraîné des perturbations dans une nouvelle centrale nucléaire. Des «anomalies», selon l’Agence de sûreté nucléaire nippone, ont été relevées dans les installations d’Onagawa, situées à une centaine de kilomètres de Fukushima, la centrale nucléaire en grave difficulté depuis le séisme du 11 mars.

    Des fuites d’eau faiblement radioactive ont eu lieu au niveau des piscines de désactivation de combustible usé d’Onagawa. De l’eau a aussi été découverte sur le sol à plusieurs étages de certains bâtiments, mais à chaque fois en très petite quantité, a précisé la compagnie d’électricité Tohoku Electric Power. L’exploitant s’attend à découvrir plusieurs autres incidents en poursuivant l’inspection du site.

    La radioactivité de cette eau est dans tous les cas très basse comparée à la limite légale, souligne l’Agence de sûreté nucléaire. La centrale nucléaire d’Onagawa, dont la structure n’a pas été abîmée, est arrêtée depuis le terrible séisme et le tsunami géant qui ont dévasté le nord-est de l’archipel le 11 mars. La centrale nucléaire Fukushima, où les ingénieurs se battent depuis un mois pour refroidir le combustible, rétablir le courant et contenir les fuites d’eau radioactive, n’a pas subi de nouveaux dégâts.

  • Drenagoram dit :

    GB/fusillade dans un sous-marin: un mort

    AFP

    08/04/2011 | Mise à jour :

    Une personne a été tuée et une autre grièvement blessée aujourd’hui à la suite d’un échange de coups de feu à bord d’un sous-marin nucléaire britannique basé à Southampton, dans le sud de l’Angleterre, selon la police qui a écarté l’hypothèse d’une acte terroriste.

    Un homme a été interpellé à la suite de cette fusillade qui ne présente « aucun risque pour le public » et « n’est pas liée à un acte terroriste », ont assuré les forces de l’ordre.
    Le ministère de la Défense s’est refusé à tout commentaire, renvoyant vers la police pour toute précision.

    L’Astute (l’Astucieux), le plus récent des sous-marins britanniques à propulsion nucléaire, avait déjà fait parler de lui fin octobre, quand il s’était échoué sur les côtes écossaises avant d’être remis à flot au bout d’une dizaine d’heures. Il avait été ensuite endommagé lors de son remorquage. Cet épisode avait coûté son poste au commandant du sous-marin.

    Entré en service en août, ce sous-marin de 100 mètres de long, rebaptisé par la Royal Navy le « chasseur-tueur », peut tirer des missiles conventionnels Spearfish et Tomahawk sur des cibles à une distance de 2.000 km.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/08/97001-20110408FILWWW00537-gbfusillade-dans-un-sous-marin-un-mort.php

  • Drenagoram dit :

    La forte réplique sismique qui a eu lieu dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 avril risque d’avoir endommagé les bassins de refroidissement du combustible nucléaire irradié de la centrale nucléaire d’Onagawa. Tohoku Electric Power, l’exploitant de la centrale d’Onagawa, informe que de l’eau radioactive s’est écoulée des trois réacteurs de la centrale. Il ne s’agirait que de quelques litres et une augmentation de la radioactivité n’aurait pas été mesurée autour de la centrale.

    La situation des réacteurs de la centrale de Fukushima I reste par contre critique. Les doses et les concentrations des gaz rares radioactifs mesurés indiquent que 70% des barres de combustible du réacteur 1 sont endommagées, et que celles des réacteurs 2 et 3 le sont à 25%.

    La composition de la radioactivité dans le réacteur 1 indique en outre que des réactions en chaîne sont toujours en cours. TEPCO semble avoir abandonné l’espoir de réenclencher le système de refroidissement normal de ce réacteur. Les réactions en chaîne périodiques dans le réacteur 1 constituent en outre un risque grave pour les travailleurs qui continuent à assurer le refroidissement ce réacteur.

  • Drenagoram dit :

    Manifestation pour l’arrêt de la centrale de Fessenheim

    Par lefigaro.fr

    10/04/2011 Mise à jour : 19:00

    Les rangs de la manifestations comptaient des antinucléaires venus de France mais aussi d’Allemagne et de Suisse. Crédits photo : SEBASTIEN BOZON/AFP
    Quelque 3800 manifestants, français mais aussi allemands et suisses, se sont réunis dimanche dans le Haut-Rhin devant l’installation dont ils dénoncent la vétusté.

    Environ 3800 personnes, selon les gendarmes, étaient réunies dimanche après-midi sur une île au milieu du Rhin en face de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), pour demander l’arrêt immédiat de la doyenne des centrales françaises.

    Sous un chaud soleil et dans une ambiance bon enfant, les manifestants, dont beaucoup venaient d’Allemagne, ont écouté plusieurs discours de militants écologistes.

    Parmi les nombreuses banderoles, certaines demandaient «un débat sur le nucléaire, pas sur l’islam». «Sortons de l’air du nucléaire» ou «Fukusheim non merci», proclamaient d’autres, alors que les slogans en allemand étaient également légion.

    Les manifestants, dont certains continuaient à arriver sur les lieux, semblaient toutefois moins nombreux que lors du dernier rassemblement. La dernière manifestation de ce type organisée par l’Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), qui réunit des associations écologistes et des collectivités locales de France, d’Allemagne et de Suisse, avait rassemblé environ 10.000 personnes le 20 mars. Une autre manifestation d’ampleur est prévue le 25 avril.

    La centrale de Fessenheim est située à 1,5 km du territoire allemand et à une quarantaine de kilomètres de la Suisse.

    Un mois après le séisme et le tsunami au Japon, qui ont créé de gros problèmes à la centrale nucléaire de Fukushima, les antinucléaires s’inquiètent de la vétusté de la centrale de Fessenheim, construite en 1977, arguant qu’elle est en outre située sur une zone sismique et sujette à d’éventuelles inondations du Rhin.

    Le parlement du canton de Bâle-Ville, en Suisse, a demandé mercredi l’arrêt de la centrale de Fessenheim en raison des risques d’accident. Les élus verts du Parlement européen ont quant à eux proposé de faire de Fessenheim «un site pilote» pour le démantèlement des installations nucléaires.

    (Avec AFP)

  • Drenagoram dit :

    Un puissant séisme secoue
    le nord-est du Japon

    Par lefigaro.fr
    11/04/2011 | Mise à jour : 12:30

    Sur cette photo rendue publique par l’opérateur Tepco le 11 avril, de l’eau se déverse dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Fukushima après le tsunami du 11 mars.

    L’épicentre est situé non loin de Fukushima, alors que la zone d’évacuation autour de la centrale nucléaire accidentée a été étendue. L’alerte au tsunami a été levée.

    Un mois jour pour jour après la catastrophe du 11 mars, les immeubles ont de nouveau tremblé à Tokyo. Un séisme de magnitude 6,6 a frappé lundi le nord-est du Japon. L’épicentre est situé sur terre, à 10 km de profondeur seulement, dans le sud de la préfecture de Fukushima. Une alerte au tsunami a aussitôt été lancée par les autorités avant d’être levée.

    Le séisme a eu lieu non loin de la centrale nucléaire de Fukushima, dont les employés ont été évacués, a annoncé l’opérateur Tepco. Plus tôt dans la journée, les autorités ont décidé d’étendre la zone d’évacuation aux alentours de la centrale accidentée afin d’y intégrer des localités présentant des niveaux de radiation élevés. Yukio Edano, porte-porole du gouvernement japonais, s’était néanmoins voulu rassurant sur la situation à Fukushima : «Le risque que la situation à la centrale nucléaire se détériore et qu’elle débouche sur une nouvelle fuite radioactive majeure s’est considérablement réduit».

    «C’est une chose très difficile, mais nous allons demander aux populations concernées de partir dans le mois à venir», a-t-il indiqué, justifiant cette décision par le danger représenté par l’exposition prolongée à de faibles doses de radioactivité. La zone d’évacuation était jusqu’ici fixée à un rayon de 20 km autour de la centrale. La nouvelle mesure ne consiste pas en un élargissement de ce périmètre mais prévoit l’évacuation de localités précises situées au-delà de cette distance.

    La centrale nucléaire continue de donner des signes d’inquiétude. Le processus de fusion des barres de combustible a été stoppé mais les travaux de rétablissement de l’électricité et des pompes de refroidissement avancent très lentement, en raison notamment de la présence d’eau fortement radioactive dans les bâtiments. Ce lundi, les ouvriers de l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) doivent terminer le déversement dans la mer de 11.500 tonnes d’eau faiblement radioactive afin de faire de la place dans des cuves pour évacuer cette eau très polluée. Ils ont par ailleurs commencé à installer une barrière à sédiments, sorte de rideau descendant jusqu’au fond de la mer et maintenu en surface grâce à des flotteurs, afin de réduire la pollution radioactive au large.

    Entre deuil et reconstruction

    Des membres de l’armée japonaise se recueillent à Natori, dans le nord du Japon, le 11 avril. Crédits photo : Vincent Yu/AP
    Une minute de silence a été observée lundi dans le nord-est du Japon par des survivants et des sauveteurs, un mois jour pour jour après le séisme et le tsunami qui ont ravagé la région. Une première commémoration également marquée par la publication d’une lettre de remerciement pour l’aide internationale, signée par le premier ministre japonais et publiée dans plusieurs grands quotidiens de la planète. «Nous apprécions sincèrement les témoignages d’amitié que nos amis de par le monde nous ont adressés et je veux remercier chaque nation, chaque organisation et vous-même du fond du coeur», écrit Naoto Kan.

    Après cette période de deuil, le gouvernement estime que l’heure est désormais à la reconstruction. «Nous ne vous abandonnerons pas», a promis le premier ministre dimanche aux sinistrés du nord-est qui ont tout perdu dans la catastrophe du 11 mars, lors de sa deuxième visite sur le terrain depuis un mois.

    Naoto Kan, toujours bas dans les sondages d’opinion, s’est rendu sur le port d’Ishinomaki, gravement endommagé par le tsunami géant qui a suivi le tremblement de terre de magnitude 9. Sur les 163.000 habitants que comptait la ville avant la catastrophe, 2653 sont morts et 2770 sont portés disparus, selon un bilan toujours provisoire. «Il y a 17.000 personnes dans les centres d’accueil et la plupart ne récupèreront jamais leur domicile», a expliqué le maire de la ville, qui a réclamé la construction «le plus tôt possible» d’habitations temporaires pour ces milliers de sans-abri.

    «Le gouvernement va tout faire en priorité pour que la pêche côtière puisse reprendre au plus vite», a indiqué le premier ministre aux pêcheurs. Mais la pollution radioactive dégagée par la centrale accidentée de Fukushima risque d’aggraver encore la situation des agriculteurs et des pêcheurs du nord-est. Plusieurs produits agricoles sont déjà interdits de vente dans les préfectures entourant la centrale et des tests effectués sur les poissons ont révélé un taux anormal de césium dans une sorte de petite anguille de sable.

    14.691 personnes sont toujours portées disparues
    En tout dans le nord du pays, environ 150.000 personnes vivent toujours dans des centres d’accueil. «Le gouvernement va travailler de toutes ses forces avec vous», a promis Naoto Kan sur une radio. Un comité spécial chargé d’organiser les travaux dans le Tohoku doit être mis en place officiellement lundi.

    Le Japon se mobilise par ailleurs pour rechercher les corps des victimes encore disparues le long des côtes du nord-est. 22.000 soldats, 90 avions et 50 navires ont été pour cela envoyés sur le terrain. Le bilan toujours provisoire de la catastrophe est de 12.998 morts confirmés mais 14.691 personnes sont toujours portées disparues. Quelque 14.000 soldats ont en outre été déployés pour fouiller les zones terrestres où s’amassent des maisons détruites, des carcasses de véhicules, des bateaux de pêche échoués et des millions de tonnes de débris.

  • Drenagoram dit :

    Classement officiel au niveau 7 de l’échelle INES

    Les autorités japonaises ont classé la catastrophe nucléaire de Fukushima au niveau 7 de l’échelle INES (International Nuclear and Radiological Event Scale); le même niveau que la catastrophe de Tchernobyl. Le niveau 7 signifie un très grave dégagement de radioactivité avec des effets sur la santé et l’environnement sur une très large surface. Les autorités japonaises de sûreté nucléaire (Nuclear and Industrial Safety Agency, NISA) estiment qu’à ce jour une quantité de radioactivité correspondant à 10% de celle émise par la catastrophe de Tchernobyl a été émise dans l’environnement. De son côté, TEPCO craint que la quantité de radioactivité émise soit égale ou plus élevée que celle émise lors de la catastrophe de Tchernobyl.

    Greenpeace avait déjà revendiqué le classement au niveau 7 le 26 mars 2011 en se basant sur des arguments scientifiques. L’histoire de l’industrie nucléaire montre une fois de plus comment les conséquences humanitaires des catastrophes nucléaires sont minimisées dans le pays même ou à l’étranger, et que cela a pour conséquence que les mesures de protection sont prises trop tard. Ce n’est qu’un mois après le début de la catastrophe que la situation est considérée pour ce qu’elle est, un accident majeur. Et à Fukushima Daiichi, la lutte pour la reprise du contrôle des réacteurs avariés continue. La catastrophe est loin d’être terminée. Après une nouvelle forte réplique sismique, un incendie a éclaté dans un réacteur et son refroidissement a été interrompu durant 50 minutes; la plupart des barres de combustible étaient manifestement une fois de plus au sec.

    Greenpeace appelle le gouvernement japonais à prendre des mesures supplémentaires pour protéger les populations touchées. Il faut ainsi évacuer les enfants et les femmes enceintes hors des régions densément peuplées que sont Fukushima City et Koriyama.

    Les autorités japonaises ont publié une première estimation provisoire de la radioactivité externe cumulée. Entre 1 et plus de 100 millisieverts dans un rayon de 20km. Moins de 50 millisieverts dans un rayon de 30km. La valeur limite de 1 millisievert a été dépassée dans certaines zones hors du rayon de 30km. Il faut encore ajouter que cette estimation ne tient pas compte de la radioactivité interne absorbée par les boissons et les aliments.

  • Drenagoram dit :

    Chronologie et commentaires des événements.

    Première mesure de strontium 90 hors de la zone des 30km

    Ces prochaines semaines, environ 115’000 personnes seront évacuées des zones les plus fortement contaminées hors de la zone des 20km – en comparaison, la commune de Lausanne compte environ 130’000 habitants. Cette évacuation se base sur 20 millisieverts ou plus par an. Les autres habitants de la zone des 20-30km doivent se préparer à une évacuation obligatoire qui peut être décidée en tout temps.

    Du strontium 90 a été mesuré pour la première fois à 30km de Fukushima I. Le strontium ne s’échappe pas des réacteurs aussi facilement que l’iode et le césium. Cette fuite indique des dégâts massifs aux coeurs des réacteurs. Le strontium est très toxique et n’est pas détecté par la plupart des dosimètres. Cela peut signifier que la radioactivité émise est plus élevée que supposé jusqu’ici. La structure chimique du strontium 90 ressemble à celle du calcium; c’est la raison pour laquelle le corps le stocke principalement dans les os et dans la moelle osseuse.

    Le strontium 90 s’adsorbe sur les particules de poussière et vole ainsi dans les airs. Le strontium entre dans le corps par l’inhalation des particules ou par la radioactivité qu’elles émettent dans l’air respiré. Un compteur Geiger conventionnel ne permet pas de déceler le strontium 90 dans le corps.
    La demi-vie du strontium est de 28 ans. Sa demi-vie biologique est de 17 ans; cela signifie que durant ce laps de temps le corps ne sera parvenu à éliminer de façon naturelle que la moitié de cet élément radioactif.

    En mer, les masses d’eau contaminées se déplacent vers le nord. A 15km des côtes, on mesure des valeurs plus de 35 fois supérieures aux valeurs limites. Les valeurs mesurées à proximité de la centrale nucléaire sont par contre en baisse.

    La pression augmente dans le réacteur 1 de Fukushima I, alors que la température reste constante.

    L’eau radioactive dans les fondations du réacteur 2 est pompée vers un réservoir du bâtiment des turbines. Ce n’est en effet que lorsque les fondations seront sèches que les travaux de rétablissement du refroidissement pourront reprendre. Mais simultanément, environ 500 tonnes d’eau sont pompées chaque jour dans l’enceinte de confinement comme mesure de refroidissement d’urgence.
    Et ce que TEPCO a en commun avec l’UBS…

    Le gouvernement japonais pourrait limiter la responsabilité sociale de TEPCO à USD 24-45 milliards, alors que les coûts de l’accident majeur sont déjà estimés à au moins USD 100 milliards. Les marchés financiers considèrent que TEPCO est « too big to fail ».

  • Drenagoram dit :

    L’évolution de la situation au quotidien :

    15 avril

    La piscine de stockage du réacteur n°4 de Fukushima reste la principale inquiétude. En effet, selon des indices concordants, des réactions en chaîne y sont en cours, générant des pics de radioactivité extrêmement importants : “100 000 fois supérieurs à la normale”, selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise NISA. Tepco a admis cette situation de crise hier , 14 avril, publiant des résultats d’analyse d’échantillons d’eau prélevés dans la piscine du réacteur. Du césium 137 et du césium 134 y ont été détectés, ainsi que de l’iode 131.
    C’est la présence d’iode 131 qui inquiète : ce radionucléïde ayant une demi vie très courte, sa présence dans les prélèvements récents signifie qu’il est apparu il y a peu de temps, et donc que des réactions de fissions ont lieu ! Lire, sur le sujet, la synthèse de Dominique Leglu, de Sciences&Avenir.

    TEPCo a annoncé avoir mis en évidence une augmentation de la contamination de l’eau souterraine. Sous le réacteur n°1, la contamination de l’eau en iode 131 est passée de 72 becquerels par mètre cube le 6 avril à 400 becquerels par mètre cube le 13 avril. La concentration en césium 134 est passé de 1,4 à 53 becquerels par mètre cube.

    La NISA a demandé à l’exploitant de vérifier la résistance des bâtiments aux répliques qui continuent à secouer le Japon. Mais TEPCo n’est pas en mesure de la faire en raison des niveaux importants de radioactivité dans la zone.

    Le Ministère des Affaires Étrangères français a mis sa jour ses recommandations aux voyageurs à destination du Japon, précisant : « Un mois après le séisme et le tsunami du 11 mars, et les accidents nucléaires qui ont suivi, de nombreuses et fortes répliques se produisent et peuvent être ressenties dans de nombreuses régions du Japon y compris à Tokyo. Par ailleurs, la situation des réacteurs nucléaires de Fukushima reste problématique et fragile et ceci vraisemblablement sur la durée (moyen, voire long terme). Les déplacements dans les préfectures de Miyagi, Fukushima, Ibaraki et Tochigi restent donc formellement déconseillés. En revanche, résider ou voyager à Tokyo ne comporte pas actuellement de risque pour la santé des populations. Résider ou voyager dans le reste du pays ne présente pas de problème particulier. »

  • Drenagoram dit :

    Fort séisme ressenti à Tokyo

    AFP

    16/04/2011 Mise à jour : 08:33

    Un séisme de magnitude 5,8 s’est produit ce matin au nord de Tokyo, où les immeubles ont fortement tremblé, a rapporté l’Institut de géophysique américain USGS. L’épicentre de cette secousse, survenue à 11h19 (02H19 GMT), se trouvait dans la partie sud de la préfecture d’Ibaraki (centre-est), à quelque 80 kilomètres au nord de la capitale, a précisé l’Agence météorologique japonaise. L’hypocentre était situé à 20 kilomètres de profondeur, selon l’USGS, et à 70 km selon l’Agence nippone. Ce tremblement de terre n’était pas une réplique du séisme de magnitude 9 qui a dévasté le nord-est du Japon le 11 mars, a souligné l’Agence. Aucune victime ni dégâts majeurs n’ont été signalés dans l’immédiat.

    L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), a assuré que ce tremblement de terre n’avait pas interrompu l’injection d’eau dans les réacteurs, une opération cruciale pour éviter que le combustible ne chauffe exagérément. Cette centrale, située à 250 km au nord-est de Tokyo, a été gravement endommagée par un séisme de magnitude 9 et un tsunami de 14 mètres de haut le 11 mars. Des explosions et des fuites radioactives sont intervenues depuis sur le site et les autorités tentent d’empêcher cet accident de dégénérer en une catastrophe de plus grande ampleur.

    Plus de 400 répliques de magnitude 5 ou plus ont touché l’archipel japonais depuis la catastrophe du 11 mars qui a provoqué la mort ou la disparition de plus de 28.000 personnes. Afin d’éviter un nouvel accident, l’Agence de sûreté nucléaire japonaise a ordonné vendredi aux neuf compagnies d’électricité gérant des réacteurs nucléaires dans l’archipel de renforcer leurs mesures anti-sismiques et anti-tsunami.

    Elle leur a notamment demandé de s’assurer que chaque réacteur était connecté à plusieurs lignes d’alimentation électrique d’urgence, de renforcer la résistance de leurs systèmes de distribution du courant et de prendre de nouvelles dispositions pour se protéger contre d’éventuelles vagues géantes. Le Japon dispose de plus d’une cinquantaine de réacteurs nucléaires sur son territoire, tous situés en bord de mer pour faciliter les opérations de refroidissement.

  • Drenagoram dit :

    Proglio : «Nos centrales sont en excellent état»

    Par Frédéric De Monicault
    17/04/2011 Mise à jour : 21:07

    Henri Proglio: « EDF est le premier électricien mondial et doit le rester. » Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

    INTERVIEW – Un mois après Fukushima, le président d’EDF expose le plan d’action soumis cette semaine à l’Autorité de sûreté nucléaire.

    Après Three Mile Island et Tchernobyl, l’industrie nucléaire mondiale est confrontée avec la catastrophe de Fukushima à sa troisième crise majeure. L’impact est tellement fort sur les opinions publiques que plusieurs gouvernements ont décidé un moratoire avant de reprendre, ou non, leurs projets dans l’atome civil. Dans le même temps, les électriciens nucléaires sont en première ligne. À commencer par EDF, opérateur de référence du secteur, qui exploite 19 centrales – et 58 réacteurs – fournissant près de 80% de la production d’électricité française.

    Depuis Fukushima, le groupe est sommé de rassurer ses nombreux interlocuteurs: État, autorité de sûreté, politiques, partenaires industriels, experts… Jeudi dernier, son président, Henri Proglio, s’est rendu à la centrale du Bugey, à l’est de Lyon. Il s’agissait notamment de saluer les équipes sur un site où se déroulent actuellement des travaux de consolidation des infrastructures. À cette occasion, il s’est exprimé dans un entretien au Figaro sur les grands dossiers qui accompagnent déjà l’ère post-Fukushima.

    LE FIGARO – Depuis la catastrophe de Fukushima, quelles décisions avez-vous prises pour le parc d’EDF ?

    Henri Proglio – D’abord et avant tout, la sûreté est une préoccupation de tous les instants chez EDF. On ne démarre pas une réunion sans en parler. Dans le passé, les catastrophes de Three Mile Island et Tchernobyl nous avaient conduits à renforcer considérablement nos dispositifs de sûreté. Cette fois-ci encore, nous n’avons pas attendu qu’on nous demande de tirer les enseignements de l’accident de Fukushima. Nous sommes dans un processus permanent d’amélioration et l’ensemble de nos installations nucléaires est passé en revue à la lumière des événements récents.

    Un tel accident peut-il se produire en France ?

    C’est la première question que nous nous sommes posée. Nous l’avons fait avec humilité et pragmatisme. La réévaluation, tous les dix ans, des critères de sûreté de nos installations – à l’occasion des «grandes visites» des centrales – permet justement de travailler sur des scénarios de plus en plus extrêmes. Après Fukushima, EDF va passer au crible les hypothèses de catastrophes les plus improbables. Des moyens supplémentaires, en hommes et en matériel, pourront être déployés si ­nécessaire. Nous ferons des propositions concrètes à l’Autorité de ­sûreté.

    Jeudi prochain, vous serez auditionné par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au sujet du plan post-Fukushima d’EDF. Quels sont les grands axes de ce programme ?

    Il y a deux grands volets, l’évaluation puis l’action. Le premier porte notamment sur les moyens techniques et humains dont dispose l’entreprise pour faire face à une crise de cette ampleur. L’inventaire sera très précis. Parallèlement, il convient de renforcer au niveau national les moyens complémentaires mobilisables dans l’urgence sur lesquels EDF pourrait s’appuyer. Enfin, le déroulement de l’audit de nos installations – confié à l’ASN par le premier ministre – devra être précisé dans ses moindres détails.

    Peut-on envisager que la France ferme l’une de ses centrales ? Fessenheim en particulier, la plus ancienne, fait débat…

    Nos centrales sont en excellent état. Le premier trimestre 2011 s’est soldé par une performance de production historique pour notre parc, avec un taux de disponibilité supérieur à 90%. Fessenheim est la centrale la plus ancienne mais comme les autres, elle a été modernisée en permanence. La troisième visite décennale du réacteur 2 commence en ce moment, ce qui lui permettra de disposer des dernières améliorations requises. Si l’on compare nos installations entre leur mise en service et aujourd’hui, plus rien n’est pareil. Chaque ­inspection permet de renforcer les matériaux et d’optimiser les procédures de fonction­nement. L’amélioration en continu est dans les gènes de notre entre­prise.

    La stratégie d’EDF repose pour beaucoup sur le développement du nucléaire à l’international. Plusieurs pays songent à remettre en cause cette source de production. Les grandes orientations de l’entreprise ne deviennent-elles pas caduques ?

    Je rappelle qu’EDF ne vend pas de centrales. Nous sommes un architecte ensemblier, l’opérateur qui porte la responsabilité. Au Japon, c’est l’exploitant qui est convoqué devant le tribunal de l’histoire. Ce seul constat montre la responsabilité qui est la nôtre. Nous l’assumons avec fierté. Mais il ne faut pas sous-estimer le poids de la décision politique dans le nucléaire. De nombreux pays affichent des objectifs volontaristes en matière de réduction d’émissions de CO2: peuvent-ils le faire sans avoir recours au nucléaire, surtout s’ils n’ont ni vent pour les éoliennes ni montagnes pour les barrages hydroélectriques? Le «mix» énergétique que nous proposons est adapté aux conditions de chaque pays. Et finalement si on prend en compte l’exigence planétaire de réduire le CO2, n’est-ce pas aux pays qui ont la maîtrise scientifique et industrielle de prendre la part la plus importante de l’effort commun?

    La France peut-elle être moins dépendante du nucléaire ?

    Je ne suis pas nucléocrate et encore moins doctrinaire. D’ailleurs, EDF est aussi reconnue pour son expertise d’hydraulicien, le cinquième mondial. L’entreprise investit massivement dans les énergies nouvelles et le thermique. Reste que la France a fait à un moment précis le choix du nucléaire. Depuis le début, EDF porte cette aventure qui permet aux consommateurs de payer leur électricité environ 30% moins cher qu’ailleurs en Europe. Elle le fait avec rigueur et performance, ce qui n’est pas à la portée de tous les opérateurs. Car si on considère EDF comme autre chose qu’un opérateur de service public, on se trompe. Le nucléaire ne peut exister que s’il est sûr. C’est, je vous le dis encore, obsessionnel! Certains voudraient lui substituer en France le «tout- renouvelable: il n’en coûtera pas moins de 1000 milliards d’euros, selon le chiffre avancé par un économiste.

    Les tarifs réglementés de l’électricité augmenteront de 1,9% le 1er juillet. À l’avenir, le gouvernement envisage «une hausse modique». Cela vous satisfait-il ?

    Je comprends parfaitement les préoccupations du consommateur. ­Elles sont doubles: d’une part, bénéficier des tarifs les plus accessibles, de l’autre, profiter de la meilleure qualité de service. Cela étant, je constate que sur tous les segments de clientèle, EDF propose actuellement les tarifs les moins chers en Europe, souvent de très loin. Cela montre à quel point les consommateurs bénéficient de la compétitivité de notre parc de ­production nucléaire. Mais l’entreprise doit également faire face à des investissements considérables : 8 milliards d’euros, rien qu’en France, en 2011.

    Les conditions tarifaires que vous prônez pour l’application de la loi sur le marché de l’électricité entraîneront une hausse des prix. Préférez-vous un report de cette loi plutôt qu’un seuil insuffisant à vos yeux ?

    Le report d’une décision n’est jamais une solution. Cela fait plus d’un an que je me bats pour que le prix de cession de notre énergie nucléaire respecte le coût complet de production de cette électricité. Reporter la loi, non seulement ne ferait que différer le problème, mais cela augmenterait l’incertitude pour une entreprise comme EDF qui a besoin d’une grande visibilité. Le chiffre de 42 euros le mégawattheure (MWh) comme prix de départ de l’Arenh (accès réglementé à l’énergie nucléaire historique) est parfaitement justifié.

    Des groupes de travail ont été constitués pour mieux harmoniser les relations entre EDF et Areva. Comment vos deux entreprises collaborent-elles aujourd’hui ?

    Areva est un partenaire de tout premier plan avec lequel nous travaillons au quotidien.

    Une journée de grève a été très suivie chez EDF pour protester contre l’évolution du tarif agent, synonyme d’une facture d’électricité très avantageuse pour vos salariés. Allez-vous poursuivre cette réforme ?

    Ce tarif pour les agents n’a pas été modifié depuis cinquante ans… Notre statut d’opérateur de service public doit nous rendre solidaires des autres consommateurs. L’objectif n’est pas de supprimer ce tarif. Qu’il soit indexé sur les variations du prix de l’électricité ne me paraîtrait pas anormal.

    Le titre EDF a été très chahuté. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    La moindre déclaration sur les prix de l’électricité fait bouger le titre de manière excessive. Voilà aussi pourquoi les incertitudes autour de la loi Nome doivent être levées. Je regrette parallèlement que plusieurs mouvements importants n’aient pas été pris en compte par les marchés. En quelques mois, nous avons clarifié notre position aux États-Unis, nous sommes sortis d’Allemagne au meilleur moment et au meilleur prix et le groupe s’est désendetté de plus de vingt milliards d’euros. EDF est le premier électricien mondial et doit le rester.

    D’ailleurs, dans quelques semaines, nous présenterons notre stratégie, notamment à l’international.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/04/17/04016-20110417ARTFIG00194-proglio-nos-centrales-sont-en-excellent-etat.php

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : la radioactivité ne baissera pas avant l’été

    Par lefigaro.fr

    17/04/2011 ~ Mise à jour : 12:20

    Le président et le vice-président de Tepco présentent leurs excuses pour la catastrophe survenue à Fukushima lors d’une conférence de presse tenue dimanche. Crédits photo : YOSHIKAZU TSUNO/AFP
    Tepco, la société qui gère la centrale accidentée, a reconnu qu’il faudrait trois mois pour commencer à faire baisser le niveau de radiations et six à neuf mois pour refroidir complètement les réacteurs nucléaires.

    Après le sprint, le marathon. Après avoir passé plusieurs semaines à tenter d’empêcher dans l’urgence la fusion totale des coeurs nucléaires, la société qui gère la centrale accidentée de Fukushima fait ses premières prévisions, poussée à par les autoriéts à présenter un plan d’action rapidement. C’est une véritable course de fond pour limiter peu à peu les fuites radioactives dans laquelle se lance l’entreprise. Avec le rétablissement progressif des systèmes de refroidissement, l’opérateur estime ce dimanche qu’il devrait lui falloir encore trois mois pour commencer à «faire en sorte que le niveau de radiations commence à baisser». L’importance des rejets radioactifs dans l’environnement a récemment conduit les autorités à reclasser au niveau 7, le même que pour l’accident de Tchernobyl, la catastrophe survenue à Fukushima.

    «Après avoir achevé cette première étape, il faudra encore trois à six mois avant que nous puissions réduire les fuites radioactives à un niveau très bas», a ajouté le président du conseil d’administration de Tepco lors d’une conférence de presse. Selon l’entreprise, cette deuxième étape aura aussi pour objectif de réaliser «l’arrêt à froid» des réacteurs (cold shutdown), ce qui facilitera l’intervention des techniciens. Pour le moment, des réactions nucléaires résiduelles continuent de faire chauffer le combustible ce qui nécessite son refroidissement. L’«arrêt à froid» désigne le moment où le nombre de fission est suffisamment faible pour que le liquide de refroidissement ne subisse presqu’aucune montée en température. Katsumata a précisé que la compagnie pouvait maintenant espérer «refroidir les réacteurs et les bassins de stockage du combustible usé de façon complète et stable».

    Eviter les explosions d’hydrogène reste prioritaire
    La priorité reste toutefois encore «d’empêcher toute explosion d’hydrogène aux réacteurs 1, 2 et 3». L’endommagement des gaines de combustibles sous l’effet de la chaleur conduit en effet à du dégagement de dihydrogène potentiellement explosif. «Les ouvriers vont injecter de l’azote dans ces réacteurs afin de maintenir au plus bas le rapport entre l’hydrogène et l’oxygène», a précisé la compagnie dans un communiqué.

    Quelques jours après la catastrophe du 11 mars, des explosions se sont produites aux réacteurs 1 et 3, provoquées par cette accumulation d’hydrogène dans les bâtiments abritant les installations. La compagnie a enfin ajouté qu’elle allait couvrir les bâtiments des trois réacteurs endommagés – 1, 3 et 4 – d’ici six à neuf mois, sans préciser le type de matériau envisagé. «A moyen et long terme, la société envisage de renforcer les bâtiments avec du béton», a-t-elle indiqué.

    Le gouvernement souhaite que la «feuille de route» soit tenue
    Tepco va enfin s’efforcer de limiter les relâchements d’eau hautement radioactive. «Sur le réacteur 2, nous voulons commencer à décontaminer l’eau hautement radioactive en juin», a précisé le président de l’opérateur Tepco. L’injection et le déversement massifs d’eau depuis le 11 mars a entraîné des fuites d’eau très radioactive dans les salles des machines et dans des tranchées attenantes aux installations, dont une partie a été reversée, volontairement ou non, dans la mer.

    Le ministre de l’Économie Banri Kaieda a salué comme un «pas important» la présentation de ce plan. «Le gouvernement attend que Tepco respecte cette feuille de route, voire même qu’elle l’accélère», a-t-il souligné, car «d’ici six à neuf mois, nous voulons pouvoir dire aux personnes évacuées si elles pourront ou non retourner chez elles». Quelque 80.000 personnes dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale ont dû être évacuées en raison des rejets fortement radioactifs ocasionnés par la catastrophe.

  • Drenagoram dit :

    18/04/2011

    Le robot opéré à distance iRobot ouvrant une double porte dans le bâtiment du réacteur 3.

    Un robot est entré dans les bâtiments des réacteurs 1 et 3 de la centrale de Fukushima-Daiichi afin de mesurer les niveaux de radioactivité. Depuis le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont sérieusement endommagé la centrale nucléaire japonaise, aucun travailleur n’est entré dans ces enceintes, abîmées par les explosions.

    Dimanche 17 avril, le robot fabriqué par la firme américaine iRobot a mesuré des débits de doses allant de 10 à 49 millisieverts (mSv) par heure dans l’unité 1, et de 28 à 57 mSv dans le l’unité 3. Les mesures doivent être réalisées ce lundi pour l’unité 2.

    Ces débits de doses sont élevés. Sachant que dans les circonstances exceptionnelles de cette crise le niveau maximum d’exposition acceptable pour un travailleur a été relevé à 250 mSv, il ne faudrait que quelques heures de travail dans le bâtiment du réacteur 3 pour l’atteindre. Or c’est bien là l’enjeu pour l’exploitant TEPCO, qui devra à court terme envoyer des employés dans ces bâtiments pour reprendre le contrôle de la situation et mettre les réacteurs hors service.

    TEPCO a d‘ailleurs délivré dimanche une feuille de route donnant les grandes étapes de la sortie de crise à Fukushima-Daiichi. L’exploitant espère rétablir un circuit de refroidissement stable pour les réacteurs et les piscines de stockage des combustibles usagés d’ici trois mois. Ce qui permettrait aussi de limiter les rejets radioactifs dans l’atmosphère ou le milieu marin, sachant que les arrosages provoquent une accumulation dangereuse d’eau très radioactive. TEPCO se donne ensuite 3 à 6 mois pour réduire la contamination et contrôler les rejets de matériaux radioactifs. En espérant que les répliques du séisme du 11 mars ne provoquent pas de nouveaux dégâts sur la centrale.

    Par ailleurs, de nouveaux arrosages de la piscine de stockage de l’unité 4 ont eu lieu. La température de l’eau était monté à 90°C le 12 avril, d’après les analyses réalisées par l’exploitant. Des niveaux élevés d’iode et de césium ont été détectés dans cette eau.

  • Drenagoram dit :

    Tchernobyl : 575 millions d’euros réunis à la conférence des donateurs

    Cet argent, débloqué lors de la conférence internationale des donateurs à Kiev, servira à achever la nouvelle chape isolant le réacteur de Tchernobyl, 25 ans après la catastrophe.

    Une conférence internationale des donateurs a ouvert ses portes mardi matin, 19 avril, à Kiev, la capitale de l’Ukraine, pour trouver les 740 millions d’euros manquant pour achever la nouvelle chape isolant le réacteur de Tchernobyl, 25 ans après la catastrophe.

    Les représentants d’une cinquantaine de pays et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont participé à cette conférence.

    Au final, c’est près de 575 millions d’euros qui ont pu être réunis à la conférence de donateurs à Kiev, a annoncé le Premier ministre français, François Fillon.

    « Nous avons su nous montrer à peu près à la hauteur de l’enjeu. La crise financière a bien entendu laissé des traces pour chacune de nos économies », a déclaré François Fillon, coprésident de cette conférence au titre de la présidence française du G8.

    « Malgré cela, les engagements que nous avons pris aujourd’hui représentent une somme considérable de 575 millions d’euros », a annoncé le chef du gouvernement français, relevant qu’il s’agissait d' »un montant minimal », plusieurs pays ayant « affirmé leur engagement (…) sans toutefois être en mesure d’annoncer un chiffre aujourd’hui ».

    Pour François Fillon, les participants peuvent « être fiers de l’engagement collectif (…) scellé ce matin ». « 25 ans après Tchernobyl et alors que le Japon doit faire face à un terrible accident nucléaire, le rendez-vous de ce matin à Kiev était un véritable test pour la communauté internationale », a-t-il relevé.

    Ianoukovitch remercie la communauté internationale

    « La catastrophe à la centrale de Tchernobyl a laissé une plaie profonde avec laquelle (l’Ukraine) devra vivre pendant beaucoup d’années encore », a relevé le président ukrainien Viktor Ianoukovitch en ouvrant la conférence.

    « Nous remercions la communauté internationale de n’avoir pas laissé l’Ukraine seule face à ce problème », a-t-il ajouté.

    Afin de transformer Tchernobyl en un « site écologiquement sûr », Viktor Ianoukovitch a souligné la nécessité de « construire un nouveau sarcophage autour du réacteur accidenté ainsi qu’un dépôt sûr pour le combustible nucléaire usagé ».

    Il a rappelé que 740 millions d’euros manquaient toujours pour financer les travaux d’un budget global de 1,5 milliard d’euros.

    « Solder le douloureux héritage » de la catastrophe

    Le Premier ministre français, François Fillon, a pour sa part appelé les donateurs à « solder » le « douloureux héritage » de la catastrophe nucléaire et confirmé la contribution de Paris à hauteur de 47 millions d’euros.

    « Nous n’avons pas le droit d’oublier » Tchernobyl, a affirmé François Fillon, qui copréside cette conférence au titre de la présidence française du G8.

    La récente catastrophe de Fukushima, au Japon, « ravive » son souvenir et « en rappelle les enjeux fondamentaux », a noté le chef du gouvernement. « Plus que jamais notre responsabilité est de joindre nos efforts pour limiter les conséquences de telles catastrophes et pour préparer l’avenir ».

    La France confirme sa contribution de 47 millions d’euros

    « Nous voulons que ce chantier essentiel aboutisse avec succès, et je m’engage aujourd’hui devant vous à ce que mon pays contribue à hauteur de 47 millions d’euros », a confirmé François Fillon.

    « La France aura ainsi contribué pour un total de plus de 160 millions d’euros aux travaux sur le site de Tchernobyl », a-t-il poursuivi.

    Le Premier ministre français a dans la foulée adressé un « message de mobilisation » aux autres participants. « Nous devons aller au bout de notre effort, nous devons saisir cette occasion historique de terminer ces travaux, nous devons ensemble solder ce douloureux héritage », a-t-il argué.

    « Ainsi, nous aurons ensemble soulagé et traité les blessures du passé », a fait valoir François Fillon.

    48 millions d’euros pour quatre autres centrales
    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait d’ores et déjà annoncé, lundi 18 avril, l’octroi de 110 millions d’euros pour la construction d’un nouveau sarcophage.

    L’UE va par ailleurs octroyer à l’Ukraine 48 millions d’euros pour renforcer la sécurité de ses quatre autres centrales nucléaires qui assurent environ la moitié de sa production électrique, selon un accord signé lundi 18 avril en présence des deux présidents, José Manuel Barroso et Viktor Ianoukovitch.

    Ces fonds seront utilisés également pour le retraitement des déchets nucléaires dans cette ex-république soviétique, selon un communiqué de la présidence ukrainienne.

    M. Ianoukovitch a souligné qu’il ne fallait pas laisser l’Ukraine seule face aux conséquences de cette catastrophe, la pire de l’histoire du nucléaire civil.

    La crise nucléaire du Japon a « de nouveau confirmé que ce genre d’événements sont un défi pour toute l’humanité », a-t-il fait valoir.

    Bouygues et Vinci assurent la construction du nouveau sarcophage
    Le réacteur n°4 de Tchernobyl explosa le 26 avril 1986, contaminant une bonne partie de l’Europe, en particulier l’Ukraine, le Bélarus et la Russie.

    Il a été recouvert à la va-vite d’une chape qui est maintenant fissurée.

    Un consortium formé par les sociétés françaises Bouygues et Vinci a remporté en 2007 un appel d’offres pour la construction d’un nouveau sarcophage étanche financé par un fonds international géré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

    Cette nouvelle enceinte de confinement, une grande arche en acier de 108 mètres de haut et d’un poids de 20.000 tonnes, sera assemblée à côté, puis glissée au-dessus du sarcophage existant. Les travaux ont commencé fin 2010 et l’opération doit être achevée en 2015.

    Le dernier réacteur de Tchernobyl a été fermé en 2000.

    Nouvelobs.com – AFP

  • MAiA la p'tite belette Fofolle dit :

    Bonne soirée Néo !
    Merci pour les infos ! 😉

    • Drenagoram dit :

      Merci Maïa ,
      Tu suis sûrement le Fil de Faire ,
      Sauver un Monde est Onde en Soie ,
      La Mort est Lente au Nucléaire ,
      Et les Rayons consument le Bois ,
      Les Arbres se Meurent en Terre d’Ukraine ,
      Tout le Vivant Connait ses Lois ,
      Mais les Atomes Rongent les Chaines ,
      Question Centrale on n’en parle Pas ,
      Mais Sarko Phage s’en Fuit au Temps ,
      Laissant Empreintes sur Faune et Flore ,
      Faire ses Effets par Des Gras d’Ans ,
      Qui Préfèrent Taire que Sauver Mère ,
      Le Bel Argent en Termes d’Accords ,
      Et vendre du Vent sans Savoir Faire.
      Belle Soirée Douce Belette ,
      Et Quand est~il d’une Toile de Maître :)?

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : mais où sont les scientifiques ?

    Harry Bernas, physicien, lance un appel sur Sciences et Avenir pour que les scientifiques dépassent leur rôle d’experts et deviennent acteurs du débat public.

    Si les conséquences directes du tremblement de terre et du tsunami japonais sont évidentes et suscitent sympathie et solidarité sans équivoque, l’unanimité disparaît lorsqu’il s’agit de l’accident qui affecte les réacteurs nucléaires de Fukushima-Daiichi. La situation à Fukushima est “très préoccupante” selon plusieurs organisations internationales de contrôle nucléaire, et très loin d’être stabilisée. L’opérateur de la centrale, le gouvernement et le lobby nucléaire ont des raisons de rassurer, mais aussi de mal évaluer ou de minimiser les dangers.

    C’est d’abord la chance et un vent favorable qui ont éloigné la radioactivité de Tokyo, et il est certain qu’un territoire significatif et une aire de pêche essentielles du Japon seront zones interdites pour des décennies. L’impact ultime sur la santé et l’économie est encore indéterminé, mais le problème est devant nous pour plus d’un siècle. Les scientifiques – surtout les physiciens – ont ici un rôle très sensible. Analyser et informer ne suffit plus. Après Three Mile Island et Tchernobyl, Fukushima symbolise un véritable changement pour l’avenir de l’humanité, et exige que les scientifiques dépassent le rôle d’experts pour devenir acteurs dans le débat public.

    Au-delà de l’exploration de la nature, l’essence de la recherche et de l’éducation scientifique est d’apprendre à affronter au quotidien l’inattendu et les contradictions, à comprendre en quoi consiste l’incertitude, à “pré-voir”, à faire face à la complexité. Ces aspects sont totalement absents des desseins politiques et économiques actuels. Il est grand temps de se rendre compte qu’ils sont devenus indispensables pour rendre notre planète vivable et notre société démocratique. Affronter Fukushima requiert évidemment science et technologie, mais aussi un changement de perspective auquel les scientifiques peuvent contribuer. Trois exemples:

    1. Le vocabulaire est trompeur: Il n’existe pas de catastrophe “naturelle”. La Nature est indifférente, les catastrophes sont affaire humaine. Nous occupons la terre entière: il s’ensuit que l’activité humaine, pacifique ou guerrière, induit des effets à l’échelle planétaire. Ce n’est pas la géologie qui crée les “désastres”, ce sont des actions humaines telles que la construction d’une ville ou d’une centrale nucléaire sur une faille géologique. Les phénomènes physiques ou chimiques qui produisent notre énergie n’ont pas à être “maîtrisés”. Ils requièrent évidemment toutes sortes de recherches, mais c’est bien la technologie – le comportement humain face à la nature – qui nécessite d’être maîtrisé. Fukushima montre à l’évidence que la mise en œuvre de l’énergie nucléaire met à l’épreuve la capacité humaine à faire face à ses propres choix.

    2. L’humanité ne se contente pas de remplir l’espace, elle agit aussi sur le temps. L’énergie nucléaire et l’émission de radionucléides en est un symbole. Alors que tremblements de terre et tsunamis ont un effet immédiat, le temps de Fukushima est hors des gonds : la fuite de radioactivité affectera l’écologie et les habitudes alimentaires du Japon pendant des décennies. En réalité, la collision du long- et du court-terme, à Fukushima et ailleurs, eu lieu bien avant le désastre. La conception même des réacteurs, le tassement de six réacteurs à quelques dizaines de mètres les uns des autres, le placement des piscines de combustible irradié à l’intérieur même des bâtiments de réacteurs, la tentation de limiter contrôles et réparations, la mise en route d’une filière nucléaire en l’absence de méthode efficace pour traiter les déchets radioactifs… Aucun de ces dangers n’est intrinsèque à la nature physique de l’énergie nucléaire: ils ont tous une origine très humaine – le profit financier et (au départ) des applications militaires.

    Les recherches sur des technologies de réacteurs nucléaires plus sûres et sur des sources d’énergies alternatives étaient bien engagées voici 40 ans. Si une vision à long terme avait été proposée et débattue alors, elles auraient progressé considérablement et le Japon aurait pu réduire ou éviter le besoin et les risques d’une confrontation de l’énergie nucléaire avec les mouvements de l’écorce terrestre. L’humanité, comme le climat, est un système complexe dans lequel la recherche de gains à court terme peut compromettre la survie à long terme. Fukushima nous le redit brutalement.

    3. L’impact de nos activités étant aujourd’hui à l’échelle du monde, ne serait-il pas temps que l’humanité dans son ensemble tente un changement radical de paradigme, et que l’énergie, l’air et l’eau deviennent des biens communs recherchés, produits et distribués par tous pour tous? Nous savons déjà économiser l’énergie, accroître l’efficacité énergétique, évaluer le potentiel de nouvelles sources d’énergie, choisir la combinaison des sources adaptée à chaque région. Reste à le mettre en œuvre.

    Reste aussi à résoudre des problèmes immenses : stocker et transporter efficacement l’énergie. Sont-ils plus complexes sur les plans scientifique, technique, économiques que ceux résolus pendant le dernier siècle, créeraient-ils moins d’emplois? Certainement pas. La vraie, l’énorme difficulté est de quitter une démarche orientée vers le profit immédiat et la minimisation des coûts, pour une démarche tendant à chercher des solutions stables, sûres, pacifiques et économiques dans la durée. Impossible? L’efficacité typique d’un moteur à essence a doublée à peine en 100 ans, alors que l’efficacité d’une mémoire d’ordinateur a été multipliée par cent millions en 40 ans. La différence : imagination et décision, détermination, et investissement massif dans une recherche à long terme plutôt que maximisation des profits. Le rôle des scientifiques pour faire apparaître de telles réalités est devenu crucial.

    Dans le monde d’après Fukushima, les scientifiques ne pourront plus se satisfaire d’approvisionner en expertises et avis des décideurs politiques et économiques qui ont leur agenda propre, à plus ou moins courte vue. Sans arrogance et avec leurs concitoyens, il est grand temps pour eux de s’exprimer massivement et partager les responsabilités des décisions sociétales. Pour contribuer à concevoir un monde dans lequel les actions à court terme incorporent, sans les ignorer, leurs conséquences à long terme.

    Harry Bernas

    Harry Bernas est ancien directeur d’un laboratoire CNRS de physique nucléaire et de science des matériaux à l’université Paris-Sud, il étudie les effets d’irradiation dans les matériaux

  • Drenagoram dit :

    Les 20 km autour de Fukushima déclarés « zone interdite »
    « Nous avons demandé aux résidents de ne pas entrer dans cette zone où il y a un énorme risque », explique le porte-parole du gouvernement japonais.

    Le rayon d’évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima va devenir « zone interdite », afin d’éviter que des personnes évacuées y retournent en dépit de risques élevés pour la santé, a annoncé le gouvernement japonais jeudi 21 avril.

    Le pompage de 10.000 tonnes d’eau commence
    Six à neuf mois pour ramener la centrale sous contrôle
    Le Premier ministre a fait cette annonce à l’occasion d’une visite dans la région de cette centrale endommagée le 11 mars par un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant, qui ont entraîné la mort ou la disparition d’environ 28.000 personnes.

    Quelque 80.000 habitants ont été évacués de ce rayon de 20 km.

    L’interdiction, qui devrait devenir effective dans la nuit de jeudi à vendredi, vise à permettre un contrôle strict de la zone. En inspectant plusieurs milliers de maisons, la police a découvert que plus de 60 familles y vivaient toujours en dépit des risques liés aux radiations.

    « Zone en état d’urgence »
    « Nous avons demandé aux résidents de ne pas entrer dans cette zone dans la mesure où il y a un énorme risque pour leur sécurité », a souligné Yukio Edano, porte-parole du gouvernement. « Aujourd’hui, nous avons décidé de la classer ‘zone en état d’urgence’ en vertu de la loi sur les catastrophes », a-t-il précisé.

    Chaque famille réfugiée hors de ce périmètre aura cependant le droit, dans les semaines à venir, d’envoyer l’un de ses membres, durant deux heures seulement, pour récupérer des biens abandonnés dans son ancien domicile. Il devra être équipé de vêtements de protection et d’un dosimètre individuel pour mesurer la radioactivité.

    « Il est totalement inacceptable que le gouvernement impose une zone d’interdiction. Même si nous pourrons y aller momentanément, nous ne pourrons rien faire en une heure ou deux. Le toit de ma maison a probablement été emporté, mais je ne pourrai pas le réparer », s’est plaint devant les caméras de la chaîne NHK un homme évacué de Narahamachi, près de la centrale.

    Les familles dont le logement est situé dans un rayon de 3 km de la centrale ne bénéficieront pas de ce droit de retour ponctuel très restreint.

    L’opérateur de la centrale, le groupe Tokyo Electric Power (Tepco), estime qu’il faudra encore environ trois mois pour commencer à réduire la radioactivité et entre six et neuf mois pour refroidir les réacteurs.

    Nouvelobs.com – AFP

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : Tepco étudie différentes options pour contenir les fuites

    L’opérateur envisage de construire des murs souterrains autour des réacteurs afin de contenir les fuites d’eau radioactive.

    Début avril, Tepco a installé une clôture sous-marine(indiquée par des flotteurs oranges) pour contenir les fuites radioactives. AFP

    L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est du Japon) envisage de construire des murs souterrains autour des réacteurs endommagés pour éviter que l’eau contaminée ne se répande dans la nature, a indiqué TV Asahi le samedi 23 avril.

    Afin d’atteindre un sol imperméable, les travailleurs de la centrale de Fukushima Daiichi (Fukushima numéro 1), située à environ 250 km au nord-est de Tokyo, devraient creuser jusqu’à 15 mètres de profondeur pour enfouir ces murs, a précisé la chaîne.

    Depuis le séisme et le tsunami géants du 11 mars qui ont interrompu les systèmes de refroidissement des réacteurs de Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco) a déversé des milliers de tonnes d’eau de mer, puis d’eau douce, dans les réacteurs et les piscines de combustible usé pour les maintenir à température.

    Une partie de cette eau désormais contaminée a inondé les salles des machines de plusieurs réacteurs ainsi que des canalisations et des galeries souterraines. Début avril, plusieurs centaines de tonnes de cette eau hautement radioactive se sont écoulées dans l’océan Pacifique via une brèche, colmatée depuis.

    Nouvelles injections d’eau dans le réacteur 4

    Sollicité sur cette hypothèse de construction de murs souterrains, Tepco a reconnu qu’il s’agissait d’une des pistes envisagées. « Le groupe étudie de nombreuses options, et ce pourrait être l’une d’elles », a déclaré un porte-parole.

    Tepco essaye désormais de limiter les injections d’eau afin de ne pas créer de quantités trop importantes d’eau contaminée. Mais la température dans la piscine de combustible usé du réacteur 4 a atteint 91°C, obligeant à de nouvelles injections, a indiqué le groupe japonais samedi.

    « Le groupe envisage de placer une caméra étanche dans la piscine (pour vérifier l’état des barres de combustibles, NDLR), mais la température est actuellement de 91°C, ce qui est trop élevé », a précisé le porte-parole.

    Les barres de combustibles usés qui continuent de dégager beaucoup de chaleur se trouvent dans une piscine située dans la partie supérieure du réacteur. Le risque, avec l’évaporation, est que les barres cessent d’être noyées dans l’eau et provoquent des rejets importants de radioactivité dans l’atmosphère.

    Nouvelobs.com avec AFP

  • Drenagoram dit :

    Tchernobyl, 25 ans après: un tel scénario peut-il se répéter?

    Le 26 avril 1986, le réacteur de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, explose. Les opérateurs menaient un essai qui a mal tourné. Qu’en est-il aujourd’hui des réacteurs du même type, toujours en service? Les réponses de Michel Chouha, physicien, représentant de l’IRSN en Europe de l’Est.

    Le réacteur n°4 de Tchernobyl explose peu après 1h du matin au cours d’un exercice le 26 avril 1986. Le réacteur est découvert, des matières radioactives sont éjectées par l’explosion. © Sipa
    Sciences et Avenir.fr : Que s’est-il passé le 26 avril 1986 à la centrale de Tchernobyl ?
    Michel CHOUHA : L’accident de la centrale de Tchernobyl est une combinaison entre des erreurs humaines et des défauts de conception du réacteur, de type RBMK. Il ne s’est pas produit dans des conditions normales de fonctionnement mais lors d’un essai technique qui avait déjà été réalisé et qui ne comportait pas en soi de danger. Le problème c’est que l’essai a été mené alors que le réacteur était en situation instable. Les opérateurs ont lancé la procédure de baisse de la puissance du réacteur en vue de l’essai. Cependant on leur a demandé d’interrompre cette procédure pour répondre à la demande et fournir de l’électricité. Résultat, le réacteur a continué à fonctionner à moyenne puissance pendant plusieurs heures. Cela a modifié l’équilibre entre les produits de fission et perturbé le cœur, qui est devenu instable. Les opérateurs ne parvenaient pas à stabiliser la puissance. Malgré cela, parce qu’ils étaient pressés par le temps, ils ont quand même lancé l’essai.

    Pourquoi le réacteur s’est-il emballé ?
    Les réacteurs RMBK ont un défaut de conception majeur : ce qu’on appelle un coefficient de vide, ou coefficient de température, hautement positif. Cela signifie que lorsque la température augmente dans le cœur pour une raison quelconque, la réactivité augmente et donc la puissance augmente. Or si la puissance augmente la température s’élève encore plus… C’est l’emballement [en France un réacteur doit obligatoirement avoir un coefficient de vide négatif, NDLR]. Or plus la valeur du coefficient de vide est élevée, plus la réaction physique est rapide –on parle ici d’une fraction de seconde- ne laissant pas à l’homme la possibilité de réagir. D’où l’importance des systèmes automatiques de sécurité. Le 26 avril 1986, les opérateurs de Tchernobyl avaient commis une erreur très grave et incompréhensible : ils avaient inhibé le système d’arrêt d’urgence du réacteur, pour qu’il ne vienne pas perturber l’essai. C’est comme si une voiture sans frein se lançait à pleine vitesse sur une pente raide en comptant sur la résistance de l’air pour la ralentir !!
    Pour aggraver un peu plus la situation, les barres de contrôles étaient motorisées et mettaient 18 secondes à descendre ! La première mesure prise, rapidement après l’accident de Tchernobyl, a été d’installer dans les autres réacteurs RMBK de nouvelles barres de sécurité qui chutent dans le réacteur par gravité en 2 secondes.

    Quelle est la sécurité de ces réacteurs RMBK à l’heure actuelle ?
    Il reste onze réacteurs RMBK en activité en Russie, sachant que ce type de réacteurs n’a été construit que dans l’ancienne Union soviétique (Russie, Ukraine, Lituanie). Ils ont tous été modernisés afin de corriger les défauts de conception.
    Avant 1986, nous ne savions pas grand-chose de ces réacteurs. Ce n’est qu’après l’accident que la Russie a laissé les experts internationaux travailler en coopération avec elle. Une longue liste de recommandations a été établie pour améliorer la sécurité des réacteurs RMBK : notamment abaisser le coefficient de vide, qui est toujours positif mais très proche de zéro, ou encore changer totalement les systèmes de refroidissement de secours, le système électrique, le système informatique d’aide à l’opérateur, le système d’arrêt d’urgence, etc… L’état de sûreté des RMBK aujourd’hui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était avant 1986. Pour chaque réacteur RMBK le programme de modernisation a coûté environ 300 millions de dollars.

    Un tel scénario d’emballement ne devrait donc plus se reproduire ?
    La Russie a tiré toutes les leçons techniques de cet accident, et on a tout fait pour qu’il ne se reproduise pas. Cependant il peut y avoir d’autres scénarios auxquels on ne s’attend pas, comme à Fukushima. Les centrales japonaises ont bien résisté au séisme, les réacteurs se sont arrêtés mais les moyens de refroidissement ont été perdus à cause du tsunami.

    Quelles seront les conséquences, pour la filière nucléaire, de l’accident de Fukushima ? Seront-elles plus importantes qu’en 1986 ?
    C’est très difficile à dire. L’accident de Three Mile Island aux États-Unis, en 1979, a pour la première fois attiré l’attention sur les risques graves encourus avec les réacteurs nucléaires. Il a semé le doute et donné un petit coup de frein aux programmes de la filière. Avec Tchernobyl, plusieurs programmes ont été arrêtés. Mais les réactions sont très variables en fonction des pays. L’Ukraine a mis en service 9 réacteurs nucléaires depuis 1986. Je pense qu’il en sera de même après Fukushima : ce n’est peut-être pas au Japon que la filière nucléaire sera la plus affectée.

    Sur le site de Tchernobyl, une nouvelle arche doit être construite. Est-ce la bonne stratégie?
    Il faut en effet protéger le sarcophage qui recouvre le réacteur et qui vieillit. Il n’est pas étanche, laissant fuir de la radioactivité, et pourrait à terme s’effondrer, ce qui serait catastrophique. L’arche qui doit être construite va permettre à long terme de démanteler le site –démonter le sarcophage et enlever le combustible- dans de bonnes conditions de sécurité. Je crois que c’est ce que l’on peut faire de mieux en l’état actuel des connaissances.

    Propos recueillis par Cécile Dumas
    Sciences et Avenir.fr
    26/04/11

    http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/fondamental/20110426.OBS1905/tchernobyl-25-ans-apres-un-tel-scenario-peut-il-se-repeter.html

  • Drenagoram dit :

    28/04/2011

    Selon la TEPCO, le refroidissement du réacteur 1 par injection d’eau douce semble et efficace et il ne semble plus y avoir de fuites sur les autres réacteurs. L’eau douce est envoyée par une pompe alimentée par l’extérieur sur le réacteur 1 à raison de 6 m3/h. Les réacteurs 2 et 3 sont refroidis de la même manière avec un débit de 7 m3/h.

    De l’azote liquide continue également d’être injecté dans le réacteur 1 afin de diminuer le risque d’explosion lié à la présence d’hydrogène et à une trop forte pression à l’intérieur. D’autre part les températures relevées sur les cuves des réacteurs 1,2 et 3 restent supérieures (autour de 130°c pour le réacteur1) à la température normale d’un réacteur à l’arrêt.

    Afin de limiter l’envoi et l’exposition d’un trop grand nombre de personnel, l’opérateur envisage d’utiliser de nouveaux types de robots télécommandés, dont un de fabrication japonaise, pour mesurer les niveaux de rayonnement sur le site. De tels robots ont déjà été employés durant le mois d’avril.

  • Drenagoram dit :

    27-04-11

    TEPCO et les autorités japonaises de sûreté nucléaire (Nuclear and Industrial Safety Agency, NISA) reconnaissent enfin que le bassin de refroidissement du réacteur 4 fuit probablement et que l’eau qui y est déversée n’y fait pas l’effet attendu.

    TEPCO a commencé à noyer l’enceinte de confinement du réacteur 1.

    Le système de refroidissement normal du bassin de refroidissement du réacteur 3 semble fonctionner.

    Radioactivité

    Dans l’eau de mer prélevée au large de la centrale nucléaire, les valeurs en iode 131 se situent en dessous des valeurs limites actuellement en vigueur. L’émission de radioactivité a aussi massivement diminué.

    Les sols contaminés des cours d’école de Koriama (à environ 50 km de la centrale) sont dégrappés et évacués ; 28 écoles sont concernées. Cette mesure a été prise suite aux appels de différentes organisations, dont Greenpeace.

    Les autorités de surveillance soulignent que les valeurs limites en cas d’urgence (20 millisieverts/an) sont valables pour toute la population, donc aussi pour les enfants et les femmes enceintes, et qu’elles sont en vigueur jusqu’à la fin de la situation d’urgence ; la valeur limite normale est de 1 millisievert/an

  • prunelles dit :

    Oh!!!! non NéO, ce n’est pas du tout l’âge d’or, c’est plutôt tout le contraire. C’est l’or de pacotille, paillettes et serpentins vides, de celui qui s’étourdit lui-même.
    L’Or Véritable n’est pas dans la folie des hommes et oui, on s’en sortira, on renaîtra parce que tout est cycle et que rien ne se perd.
    Souhaitons que nous ayons la grâce de la libellule pour ne pas toucher le fond dont on ne revient pas.
    Les limites du cercle de l’apprenti sorcier sont atteintes, étirons-les au plus infime pour saisir le fil de la remontée.
    Oh!! non!!! L’Or véritable est bien au-delà là-bas à l’Horizon. Oui, l’âge du Faire, le nôtre, faisons donc au mieux. Nous sommes peut être plus que ce que nous croyons, tout en bas, tout en bas de la pyramide et si le bas s’effrite elle risque de s’effondrer.
    Merci d’avoir mis ce lien sur mon blog, ainsi je n’ai pas besoin de le mettre en favoris.
    Belle soirée NéO

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Prunelles ,
      Bienvenue à Toi en Âge de Faire ,
      Dans un Voyage de l’Incertain ,
      Il est Des Actes qui donnent pour Elle ,
      Des Hauts le Corps en Nucléaire.
      A Vouloir Vain au Long d’une Vie ,
      En Apprentis faire la Part Belle ,
      Se Jouer des Chances d’un Pire à Venir ,
      Satisfaire Monde et à Tout Prix ,
      Ici C’est l’Onde qui Meurt en Terre ,
      Changeant pour Sang tout l’Aurifère.
      NéO~
      iL n’est de Pire que Laisser Faire ,
      Et Espèrer des Jours Mailleurs 😦

  • Drenagoram dit :

    02-05-2011

    Noyer l’enceinte de confinement du réacteur 1 n’a pas fonctionné comme prévu. Un système de refroidissement supplémentaire doit être installé à l’intérieur du bâtiment endommagé du réacteur accidenté. Pour cela, il faut d’abord installer des filtres à air parce que la radioactivité est si élevée qu’elle empêche le travail.

    Radioactivité
    Différents spécialistes et groupements se sont joints à Greenpeace pour critiquer avec véhémence l’élévation de la valeur limite de la radioactivité pour les écoliers. Un conseiller en radioactivité du gouvernement japonais a en outre démissionné, ce qui est extrêmement rare au Japon; il considérait que les nouvelles valeurs limites sont « impardonnables ».

    Vendredi passé, les valeurs en iode radioactif dans l’eau de mer à proximité du réacteur 2 ainsi qu’à 10-30km au large avaient fortement augmenté. TEPCO n’a aucune explication plausible pour ce phénomène. L’augmentation a eu lieu lorsqu’une quantité d’eau accrue a été pompée dans les réacteurs 1 et 3.

    Une partie des travailleurs actifs dans la stabilisation de la centrale nucléaire atteindront très probablement la valeur limite annuelle d’irradiation de 250 mSv/an et devront être relevés à ce moment-là. TEPCO prévoit d’engager d’anciens collaborateurs pour les remplacer.

    Divers ;
    L’usine de retraitement de plutonium (UP) de Rokkasho doit rénover son installation de fourniture de courant d’urgence. Il pourrait actuellement y avoir une interruption du refroidissement en cas de panne de la fourniture de courant externe.

    • LO dit :

      Merci de continuer à véhiculer l’info NéO. On ne peut pas dire que la presse s’empresse de nous tenir au courant de la suite des événements. D’autres « à la une » aussi peu glorieuses ont pris le relais… 😦
      Bonne soirée et bisous iodés

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Lo 🙂
        C’est Tout le Temps la Même Dose ,
        Peu de Choses au Vivant ,
        On Longtemps Grain de Causes .
        Reste en Une en Printemps.
        Et Pourtant Rien n’est Jouer ,
        Tout Le Pire Reste Affaires ,
        Changer Chairs en Rayonnant ,
        Que Tout Danger est Ecarté 😦
        Ainsi va l’Onde en Changeant d’Ere ,
        Souiller le Monde et Pour Longtemps ,
        Dans les Cools Heurts du Nucléaire.
        NéO~
        belle Nuit quand m’aime 🙂

  • Drenagoram dit :

    Puissante réplique au Japon
    AFP

    05/05/2011 Mise à jour : 18:22

    Une puissante réplique a eu lieu vendredi (aujourd’hui jeudi, heure de Paris) dans la région du Japon qui avait été dévastée par le séisme et le tsunami géants du 11 mars, a annoncé l’Institut américain de géophysique (USGS).

    La secousse, de magnitude 6,1, s’est produite à 00h58 heure locale, avec un épicentre situé à 276 kilomètres à l’est de Sendai, la principale ville du nord-est du Japon, sur l’île de Honshu, et à une profondeur de 24 kilomètres, a précisé l’USGS.

    Les premières informations ne faisaient pas état de victimes ni de dégâts et il n’y a pas eu de menace de tsunami.

    L’activité tellurique est particulièrement intense au Japon depuis la secousse de magnitude 9 survenue le 11 mars au large des côtes nord-est de l’archipel, un séisme qui a provoqué un raz-de-marée dévastateur, causant la mort ou la disparition de quelque 28.000 personnes. Des centaines de répliques se sont produites depuis cette date et d’autres séismes ont été recensés en divers points de l’archipel.

  • Drenagoram dit :

    Premiers travaux effectués dans le bâtiment du réacteur 1

    Hier, pour la première fois depuis le tsunami, des ouvriers ont travaillé à l’intérieur du bâtiment du réacteur 1 dans un tournus de 10 minutes pour installer des filtres destinés à décontaminer l’air. Il s’agira ensuite d’installer des appareils permettant de mesurer le niveau de l’eau dans l’enceinte de confinement. TEPCO espère être en mesure de faire fonctionner un circuit de refroidissement du réacteur 1 à la mi-mai. Si tout fonctionne, la température du réacteur pourrait descendre en dessous de 100°C d’ici fin mai. Il reste toutefois d’importantes incertitudes, surtout parce que l’enceinte de confinement fuit très probablement. Des travaux similaires sont prévus dans les réacteurs 2 et 3, leurs calendriers ne sont pas encore connus.

    Travailleuses contaminées
    Deux travailleuses ont été contaminées par contact avec des vêtements et avec l’air dans un bâtiment servant de base pour les travaux de secours. TEPCO avait oublié de mesurer la radioactivité à l’intérieur du bâtiment.

    Radioactivité
    Le gouvernement japonais décidera début 2012 si les personnes évacuées pourront retourner dans leurs demeures. Cela dépend si le calendrier des travaux d’assainissement pourra être respecté.

    Too big to fail
    Le gouvernement japonais cherche des solutions pour sauver TEPCO de la faillite. L’augmentation du prix de l’électricité est une possibilité permettant au groupe de rembourser ses dettes dans la durée.

    Augmentation massive de la radioactivité au fond de la mer

    La radioactivité au fond de la mer au large de Fukushima est 100 à 1000 fois plus élevée que la normale. Les échantillons prélevés par TEPCO viennent d’une profondeur de 20 à 30 mètres. Greenpeace avait déjà identifié cette zone comme étant à risque et avait proposé au gouvernement d’y effectuer des mesures indépendantes.

    Le Rainbow Warrior commence une campagne de mesures

    Le navire amiral de Greenpeace a commencé à faire des mesures de la radioactivité au sud de Fukushima, malgré l’interdiction du gouvernement japonais d’effectuer des mesures en mer dans les eaux territoriales des 12 miles marins. Pour commencer, Greenpeace fait des mesures dans la mer au large d’Ibaraki et à la limite méridionale de la zone interdite. Greenpeace a appelé le premier ministre japonais à s’engager personnellement pour que l’organisation écologiste puisse faire d’autres mesures à l’intérieur de la zone interdite.

    Du xénon s’échappe de la centrale nucléaire de Tsugura
    A la centrale nucléaire de Tsugura (préfecture de Fukui à l’ouest de Tokyo), du xénon radioactif se serait échappé des éléments de combustible et aurait contaminé l’eau de refroidissement. L’enveloppe des éléments de combustible aurait été endommagée. L’exploitant ne peut indiquer aucune raison pour cette fuite; le réacteur 2 de cette centrale nucléaire a été arrêté manuellement. La radioactivité ne semble pas avoir augmenté autour de la centrale nucléaire.

    Radioactivité
    Le ministère de l’agriculture veut délimiter des zones dans les préfectures de Fukushima et Chiba dans lesquelles le bétail sera interdit de pâture parce qu’elles sont trop contaminées.

    Parallèles avec la Suisse?
    Au Japon, ces 50 dernières années, 68 anciens fonctionnaires de haut rang ont occupé des positions dirigeantes dans des entreprises électriques.

  • Drenagoram dit :

    « je suis en colère », de Michel Bernard, à propos de Fukushima

    http://www.revuesilence.net/

    Japon

    Je suis en colère

    Je suis en colère parce que l’accident de Tchernobyl n’a pas servi de leçon. Et que l’on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.

    Je suis en colère quand j’entend à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu’on ne peut remettre en cause le nucléaire : « personne n’a envie de revenir à la bougie ». Que je sache, dans les pays européens qui n’ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l’on s’éclaire à la bougie ? Il n’y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s’en passent.

    Je suis en colère quand en 1979, après l’accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c’était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l’accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins foirt que nous… et que je lis aujourd’hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?

    Je suis en colère quand on me dit que l’on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que « plus il est vieux, mieux on connait un réacteur ». Ce n’est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu’elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d’exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !).

    Je suis en colère quand on nous dit que l’on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C’est oublier que l’électricité n’est pas la principale source d’énergie (c’est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l’on voulait s’arrêter, on pourrait s’appuyer sur une solidarité au niveau de l’Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l’électricité et seulement 9 % de l’énergie ! Il suffirait donc d’économiser 9 % pour s’en passer !

    Je suis en colère parce qu’au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d’énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l’énergie la plus propre reste celle que l’on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d’années.

    Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu’arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l’argent gaspillé… mais les 1000 milliards d’euros déjà dépensé en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c’est loin d’être terminé), ce n’est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d’euros, c’est sensiblement le coût qu’il a fallut dépenser pour construire l’ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.

    Je suis en colère parce que je sais que l’on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu’il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu’on veut bien consentir).

    Je suis en colère quand j’entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu’il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.

    Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : « à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer » (et il ne pense pas qu’au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).

    Alors j’agis, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j’incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d’eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l’importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flamme ?

    Alors j’agis et je m’engage dans l’une des 875 associations qui animent le Réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l’énergie. (www.sortirdunucleaire.org)

    Alors j’agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. (www.transitionfrance.fr)

    Alors j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez !

    Michel Bernard
    Journaliste à la revue Silence

    • LO dit :

      Oui ! Très bel article et saine colère !
      Merci NéO

      • Drenagoram dit :

        Un Lien de Dame Prunelles ,
        Qui Porte à Coeur ce Même Visage ,
        Celui d’être à l’Egard ,
        Pour une Ronde de Mère ,
        A Défaut Crier Gare ,
        L’âge de Faire Essentiel ,
        Prendre le Train en l’Histoire ,
        Sans Wagons Nucléaires .
        NéO~

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: Tepco demande l’aide financière de l’Etat japonais

    10/05/11 à 06:31

    L’opérateur a besoin de 8,7 milliards d’euros pour augmenter la production des centrales thermiques afin de garantir l’approvisionnement en électricité.

    L’opérateur de la centrale de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), a officiellement demandé mardi 10 mai l’aide de l’Etat japonais pour faire face aux diverses charges financières consécutives à l’accident nucléaire du 11 mars.

    « A l’heure actuelle, nous sommes en train de prendre des mesures pour garantir un approvisionnement suffisant en électricité et éviter les coupures programmées », a assuré le PDG de Tepco, Masataka Shimizu, dans une lettre adressée au ministre de l’Economie, Banri Kaieda.

    Mais du fait de l’arrêt des réacteurs nucléaires de Fukushima, Tepco va avoir besoin d’hydrocarbures pour augmenter la production dans les centrales thermiques, « ce qui coûtera 1.000 milliards de yens de plus cette année budgétaire (8,7 milliards d’euros, ndlr) », a-t-il précisé. « Des fonds correspondants sont donc nécessaires », a insisté le dirigeant de la compagnie d’électricité.

    85 000 habitants évacués

    Masataka Shimizu a souligné que, depuis l’accident nucléaire, Tepco se trouvait « dans une situation qui lui permet difficilement d’obtenir de l’argent de la part des organismes financiers », d’autant que la compagnie doit faire face à d’importantes échéances.

    Il a ajouté que ces difficultés financières pourraient avoir des conséquences non seulement sur les capacités de la compagnie à dédommager les victimes de l’accident mais aussi sur l’approvisionnement stable en courant de la région de Tokyo.

    Provoqué par un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant, l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est) a entraîné des fuites radioactives, l’évacuation de 85.000 habitants des environs du site et l’interdiction de la vente de produits alimentaires de la région.

    Le Nouvel Observateur – AFP

    • Drenagoram dit :

      2 mois et un jour après le début de la catastrophe et toujours pas de solution en vue…

      Fukushima I Daiichi
      Les barres de combustible du réacteur 1 sont complètement hors de l’eau et une masse en fusion s’est amassée au fond de la cuve de pression du réacteur. Les travaux dans le réacteur 1 n’avancent que lentement. Les travailleurs installent actuellement des appareils destinés à indiquer le niveau de l’eau dans l’enceinte de confinement. La radioactivité élevée rend les travaux difficiles. Le calendrier de TEPCO pour un arrêt sûr (cold shutdown) des quatre réacteurs ne semble pas pouvoir être respecté.

      De l’eau hautement radioactive s’écoule du réacteur 3 vers une fosse. Il faut admettre que de l’eau radioactive s’écoule aussi vers la mer (situation similaire à ce qui s’est passé au réacteur 2 il y a trois semaines). Le bassin de refroidissement du réacteur 3 indique une radioactivité élevée. C’est toujours problématique, car le bassin de refroidissement se trouve à l’extérieur du confinement. La température du réacteur 3 continue d’augmenter pour des raisons inexplicables.

      Radioactivité
      La ville de Fukushima va dégrapper la couche supérieure de terre dans les cours d’école. Le gouvernement recommande d’enfouir cette terre sur place, mais plus profondément. Des conteneurs avec des matières radioactives ont été saisis dans le port de Rotterdam.

      Divers
      Durant l’été, l’approvisionnement en électricité de pointe (augmentation de la demande pour les installations de climatisation) pourrait connaître des difficultés ; seuls 21 des 54 réacteurs nucléaires japonais sont en service. Le ministère japonais de l’industrie ne soutient pas les projets de sortie du nucléaire du premier ministre.

  • Drenagoram dit :

    Bientôt 34 réacteurs nucléaires à l’arrêt sur 54 au Japon

    13/05/11 à 13:52

    L’un des deux réacteurs de la centrale de Hamaoka a été stoppé aujourd’hui. Le Japon se prépare à de sérieuses coupures de courant dans les mois qui viennent.

    Le Japon commence à se préparer à un été sans climatisation –ou presque : la fourniture d’électricité va encore être réduite dans l’archipel dans les prochains mois avec l’arrêt des deux-tiers des réacteurs nucléaires.

    Le 11 mars, le séisme a provoqué l’arrêt automatique de 11 réacteurs. Trois étaient déjà à l’arrêt avant cette date. 18 sont actuellement stoppés pour l’entretien ou les inspections. A cela s’ajoute l’arrêt de deux réacteurs à la centrale de Hamaoka, à la demande du Premier ministre, qui veut ainsi prévenir de nouveaux risques d’accident, étant donné l’aléa sismique élevé de la région où se trouve la centrale, au sud-ouest de Tokyo. L’un des réacteurs a été arrêté ce vendredi, le second le sera demain. Le troisième réacteur de Hamaoka, en maintenance, ne sera pas remis en route.

    Il reste donc 20 réacteurs nucléaires en fonctionnement sur les 54 dont dispose le Japon. Si le calendrier des arrêts programmés pour maintenance est conservé dans les prochains mois, cinq autres réacteurs seront mis à l’arrêt.

    C.D.
    Sciences et Avenir.fr
    13/05/11

  • Drenagoram dit :

    Fuites inquiétantes à la centrale de Fukushima

    13/05/11 à 17:56

    La cuve contenant le réacteur 1 est percée, a reconnu l’exploitant de la centrale de Fukushima Daiichi.

    Les dégâts sur le réacteur 3 de la centrale. (c) Afp

    Une passoire contenant des combustibles qu’il faut en permanence maintenir sous l’eau pour les refroidir : voilà schématiquement à quoi ressemble le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima.

    Fin avril TEPCO estimait que 55% du cœur du réacteur n°1 était abîmé. Jeudi l’opérateur a admis que la majorité des crayons de combustible avait fondu, relate la chaîne japonaise NHK. Cela signifie qu’un corium (mélange de combustible et d’autres matériaux fondus) est tombé au fond de la cuve, scénario hautement probable mais jamais admis officiellement par TEPCO. L’étape suivante du scénario est le percement de la cuve (l’enceinte primaire qui renferme le réacteur) sous l’effet des hautes températures atteintes par le combustible fondu. La fusion du coeur s’est sans doute produite dans les jours qui ont suivi le séisme (lire l’interview du physicien Daniel Heuer).

    TEPCO reconnaît désormais que la cuve du réacteur n°1 a été endommagée par du combustible tombée au fond, qu’elle est percée et que l’eau injectée fuit. La réparation de l’une des jauges à eau par les employés, qui sont allés dans le bâtiment du réacteur 1 le 5 mai, a permis de constater que le niveau réel dans la cuve était plus bas que ce que pensait TEPCO. Il manquerait 5 mètres pour couvrir l’ensemble du combustible, d’après les déclarations d’un porte-parole de la firme, Junichi Matsumoto. «Il y a probablement une fuite très importante» a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse (propos rapportés par l’agence Reuters). Un trou de plusieurs centimètres percerait la cuve, d’après les estimations de l’opérateur.

    L’eau pourrait fuir de la cuve dans l’enceinte de confinement qui l’entoure, enceinte qui serait elle-même percée, selon les explications données jeudi par Junichi Matsumoto.

    C’est une très mauvaise nouvelle pour TEPCO qui a commencé ces derniers jours une opération de submersion du réacteur, en déversant de plus grandes quantités d’eau (passant de 6m3/h à 8m3/h). L’objectif est de stabiliser la situation du réacteur et d’installer un circuit de refroidissement fermé. Les fuites remettent en question tout le calendrier de TEPCO qui prévoyait d’atteindre un refroidissement contrôlé des trois cœurs d’ici 6 à 9 mois. Le noyage de l’unité 1 n’a désormais plus de sens, a déclaré un porte-parole de l’agence japonaise de sûreté nucléaire, Hidehiko Nishiyama. Le plan doit être revu.

    La situation critique du réacteur 1 n’est pas le seul point noir de la semaine à Fukushima Daiichi. Mercredi, l’opération de transfert d’eau très radioactive, pompée dans le bâtiment des turbines du réacteur 3, a provoqué une nouvelle contamination de l’océan. L’eau fuyait d’un puits situé près du bâtiment du réacteur. TEPCO a admis lors d’une conférence de presse que les inspections menées en amont pour éviter ces fuites étaient «inadaptées» (lire aussi Océan: la contamination s’aggrave).

    Cécile Dumas
    Sciences et Avenir.fr
    13/05/11

  • Drenagoram dit :

    Japon : décès d’un ouvrier à la centrale nucléaire de Fukushima
    14/05/11 à 12:41

    L’homme « n’a pas été contaminé », assure l’opérateur du site Tepco.

    L’ouvrier a été victime d’un malaise alors qu’il transportait du matériel de décontamination. (AFP)

    Un ouvrier travaillant sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima est mort après avoir été victime d’un malaise, rapporte samedi 14 mai l’agence de presse Jiji. L’incident s’est produit alors qu’il portait du matériel destiné à décontaminer de l’eau radioactive.

    « Il est confirmé qu’il (l’ouvrier) n’a pas été contaminé » par des substances radioactives, assure Shotaro Okawara, porte-parole de l’opérateur de la centrale, Tepco.

    Agé d’une soixantaine d’années, l’ouvrier est tombé inconscient sur son lieu de travail. Evacué aussitôt vers un hôpital, il est mort.

    Le Japon est confronté depuis deux mois au plus grave accident nucléaire de son histoire après l’arrêt des circuits de refroidissement de la centrale Fukushima Daiichi (nord-est), provoqué par le gigantesque tsunami du 11 mars.

    Le Nouvel Observateur – AFP

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : plan d’attaque contre l’eau contaminée
    17/05/11 à 18:42

    Tandis que Tepco poursuit le pompage et le transfert de l’eau radioactive qui baigne les bâtiments de Fukushima-Daiichi, une station de décontamination inédite va être installée par Areva. Objectif : traiter 250.000 m3 d’eau très radioactive sur le site même de la centrale accidentée. Explications.

    Les bâtiments des réacteurs 1 (à gauche) et 2 de la centrale de Fukushima Daiichi photographiés le 6 mai 2011. (Photo fournie par TEPCO). (SIPA)

    RéagirC’est la priorité de l’opérateur Tepco à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima : débarrasser les galeries, les bâtiments des réacteurs et ceux des turbines de l’eau qui s’est accumulée et qui est très radioactive. Cette eau fait obstacle à la reprise en main des installations, empêchant les employés d’intervenir pour rétablir l’alimentation électrique, réparer les circuits fermés de refroidissement, etc… Autant d’étapes nécessaires pour reprendre le contrôle de la situation. Par ailleurs, les fuites d’eau radioactive provoquent une importante contamination de l’environnement, en particulier de la mer.

    C’est avec Areva que Tepco travaille pour traiter ces dizaines de milliers de mètres cubes d’eau contaminée. Tepco prend en charge la vidange et l’entreposage de l’eau contaminée sur le site. Les capacités existantes ont été complétées par l’arrivée cette semaine d’une énorme barge de 146 mètres sur 36, qui peut stocker 10.000 tonnes d’eau.

    Traiter 50 m3 par heure
    Le groupe français prévoit de commencer le traitement –la décontamination- au début du mois de juin. Pour cela une station va être installée d’ici fin mai sur le site de Fukushima-Daiichi, dans un bâtiment existant situé sur la colline. Veolia Water au Japon fournit une partie du dispositif. Areva prévoit de traiter 250.000 m3 d’effluents au rythme de 50 m3 par heure.

    «Le tsunami a inondé les bâtiments et les galeries techniques de la centrale», explique Jean-Christophe Piroux, qui travaille sur ce projet chez Areva. «Cette eau de mer a été contaminée par l’eau déversée sur les réacteurs pour les refroidir. On estime ainsi aujourd’hui qu’il y a déjà 80.000 m3 à traiter. Comme l’arrosage continue, à raison de 600 m3 par jour, il faut compter 400 m3 en plus par jour qui vont s’accumuler», précise ce spécialiste du retraitement des déchets nucléaires. «Nous devions imaginer un procédé rapide à mettre en œuvre et efficace pour traiter un gros volume».

    Les étapes de la décontamination :

    1/ Déshuilage

    Il faut débarrasser l’eau de l’huile avec lequel elle s’est très probablement mélangée au moment du tsunami, à cause de systèmes en maintenance (démontés) ou endommagés par la vague.

    2/ Précipitation, floculation et décantation
    Areva utilise un procédé bien connu dans le traitement de l’eau contaminée : la co-précipitation. Le principe est simple : utiliser des réactifs chimiques pour piéger les radioéléments présents dans l’eau. Il s’agit du césium 134, césium 136 et césium 137, ou du strontium. Aucune trace de plutonium n’a été détectée dans l’eau, précise Jean-Christophe Piroux.
    Les réactifs (ferrocyanure de nickel, chlorure ferrique…) précipitent les radioéléments et forment ainsi des particules. Il s’agit de particules colloïdales, dont les charges électriques négatives créent des forces électrostatiques de répulsion… elles peuvent donc rester très longtemps en suspension. Il faut ajouter un coagulant puis un polymère pour que des particules plus grosses se forment. «Nous ajoutons également du micro-sable pour accélérer la décantation» explique Jean-Christophe Piroux.

    3/ Filtration
    Une fois que les particules seront tombées au fond, l’eau sera filtrée et stockée dans des cuves. Tepco a prévu de la dessaler pour la réutiliser dans les systèmes de refroidissement de la centrale.
    De l’autre côté il reste des boues très radioactives.

    4/ Stockage des boues radioactives
    Quel sera le niveau de radioactivité de ces boues radioactives ? Elles seront 50 fois plus radioactives que l’eau traitée au départ, explique le spécialiste d’Areva.
    Fin mars, lorsque des employés avaient été irradiés en mettant les pieds dans le bâtiment inondé du réacteur 2, Tepco annonçait un débit de dose élevé de 1 sievert par heure. Areva prévoit des mesures continues de radioactivité, expliquant «prendre des marges». Les 80.000 m3 à traiter sont en effet de l’eau contaminée mélangée à de l’eau de mer. Une fois cette eau vidangée, les mètres cubes suivants issus des arrosages des réacteurs ne seront plus dilués et seront donc davantage radioactifs.

    Les boues seront dans un premier temps entreposées dans une fosse dans le même bâtiment. Ensuite, en fonction de leur radioactivité, une solution définitive de stockage sera mise en œuvre -cimentation ou vitrification- afin d’être à l’abri pour plusieurs centaines de milliers d’années.

    Tepco, qui a reconnu que la cuve du réacteur 1 n’était plus étanche, espère que les rejets de matières radioactives seront «sous contrôle» d’ici 3 à 6 mois. En attendant, dans les 20 km autour de la centrale, la zone évacuée se transforme en véritable zone interdite. Plus loin, à plus de 30 km de la centrale, plusieurs milliers d’habitants de Kawamata et d’Iitate ont été évacuées par le gouvernement à cause de niveaux de radiation élevés mesurées dans ces régions.

    Cécile Dumas
    Sciences et Avenir.fr
    17/05/11

  • Drenagoram dit :

    Fukushima n’est pas sous contrôle », prévient Kosciusko-Morizet

    22/05/11 à 17:43

    La ministre de l’Ecologie estime que l’accident de la centrale japonaise est « très grave et va durer des années ».

    La catastrophe de Fukushima est « un accident très grave et qui va durer » a averti dimanche 22 mai sur Radio J la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

    Interrogée sur l’évolution de la situation à la centrale japonaise de Fukushima, la ministre a estimé qu' »on ne (pouvait) pas dire que cette affaire (était) sous contrôle ».

    « L’affaire sera sous contrôle quand on aura rétabli de manière durable, pérenne, le circuit de refroidissement des réacteurs qui ont été accidentés, ce qui aujourd’hui n’est pas le cas », a déclaré la ministre.

    « C’est un accident qui est très grave, qui va durer » pendant « des années », a-t-elle jugé.

    « Progresser sur la sûreté nucléaire »

    « Aujourd’hui, tout compris, il y a moins de radioactivité qui est sortie de la centrale qu’au moment de Tchernobyl », mais « toute la sous-région est durablement contaminée », a ajouté la ministre.

    Interrogée sur le fait de savoir si les autorités japonaises avaient « caché des choses », la ministre a répondu: « Je ne sais pas, je ne crois pas ».

    Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé que cet accident devait permettre « d’aider à progresser au niveau international sur la sûreté nucléaire » et prôné que « tout pays qui pratique le nucléaire civil ait une autorité indépendante ».

    Le Nouvel Observateur – AFP

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : le combustible des réacteurs 2 et 3 a fondu
    24/05/11 à 11:57

    C’est ce qu’a annoncé l’opérateur Tepco, tout en précisant que la situation au sein des réacteurs était « stable ».

    Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, a reconnu mardi 24 mai que le combustible avait également fondu dans deux autres réacteurs, en plus du réacteur numéro un.

    « Il est tout à fait possible que la fusion se soit également produite au sein des réacteurs deux et trois », a déclaré un porte-parole de Tokyo Electric Power, qui vient de publier ses dernières analyses des mesures effectuées à Fukushima Daiichi (n°1).

    « La plupart du combustible est sans doute tombé au fond (de la cuve sous pression), comme dans le réacteur numéro un », a-t-il précisé.

    Des risques minimisés

    Tepco avait déjà laissé entendre qu’une fusion s’était produite au sein des réacteurs deux et trois mais c’est la première fois qu’il se montre aussi affirmatif. Les réacteurs « subissent des opérations de refroidissement et leur condition est stable », a également ajouté le porte-parole.

    Pendant plusieurs semaines après la catastrophe du 11 mars, l’opérateur, comme le gouvernement, n’avait évoqué qu’une fusion partielle et affirmé que les réacteurs étaient relativement stables et les fuites radioactives dangereuses largement contenues.

    Le séisme et le tsunami géant du 11 mars ont provoqué à la centrale de Fukushima l’accident nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : il faudrait évacuer 70.000 personnes
    24/05/11 à 16:46

    La population vivant au delà du périmètre de 20 km autour de Fukushima est aussi exposée à des taux de radioactivité dangereux.

    Il faudrait encore évacuer quelque 70.000 personnes résidant au Japon dans des zones contaminées par les retombées du panache radioactif de la centrale nucléaire de Fukushima, estime l’Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire (IRSN).

    Au delà de la zone des 20 km située autour de la centrale accidentée qui a déjà été évacuée, des dépôts importants d’éléments radioactifs ont été relevés dans la direction du nord-ouest, avec une radioactivité de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de becquerels au mètre carré.

    Environ « 70.000 personnes dont 9.500 enfants de 0 à 14 ans » vivent dans ces « territoires les plus contaminés en dehors de la zone d’évacuation initiale des 20 km autour de la centrale de Fukushima », selon un rapport d’évaluation de l’impact des doses reçues publié lundi soir par l’IRSN.

    Risque d’irradiation de plus de 10mSv

    « Ce sont les personnes qui seraient encore à évacuer, en plus de celles qui l’ont été lors de l’urgence au mois de mars », a déclaré à l’AFP Didier Champion, directeur de l’environnement à l’IRSN.

    Faute d’évacuation, elles risquent de subir une irradiation externe de plus de 10 millisieverts (mSv) dans l’année suivant l’accident de Fukushima, selon l’IRSN qui ne prend pas en compte la contamination interne due à l’éventuelle ingestion d’aliments contaminés.

    Pour décider d’une évacuation au delà de la zone de 20 km autour de la centrale, l’IRSN propose de retenir « un seuil de contamination de 600.000 becquerels/m2 pour les césiums 137 et 134 », deux éléments radioactifs restant durablement dans l’environnement. Un seuil qui correspond, selon l’IRSN, à une « dose externe maximale de 10 mSv pour la première année d’exposition ».

    Une zone de 20 km déjà évacuée

    « 10 mSV, ce n’est pas une dose dangereuse dans l’absolu, c’est plutôt une dose de précaution », précise Didier Champion, notant toutefois qu’elle s’ajoutera pour les populations « à la dose due au panache » radioactif lui-même.

    Au delà de la zone des 20 km, plus de 26.000 personnes risquent même d’être exposées à des doses cumulées supérieures 16 mSv au cours de l’année suivant l’accident, selon le rapport qui prend en compte les relevés de radioactivité des autorités japonaises ainsi que des mesures américaines lors de survols des zones contaminées.

    Les autorités japonaises ont déjà défini une zone d’évacuation au delà des 20 km pour les populations risquant d’être exposées à des doses dépassant 20 mSv dans l’année, rappelle Didier Champion.

    Radiations dangereuses sur la durée

    Plus l’évacuation interviendra rapidement, plus la dose reçue sera réduite, souligne l’IRSN: une évacuation dans les trois mois suivant l’accident permettrait d’éviter 82% de « la dose externe projetée ».

    « Il n’y a pas la même urgence qu’au moment de l’accident », où les doses dues au panache radioactif « pouvaient être rapidement prises en l’espace de quelques heures à quelques jours », relève Didier Champion.

    « Ici, on parle de doses qui sont reçues jour après jour » à cause des zones de dépôts radioactifs dans l’environnement, qui ont varié en fonction des vents et des pluies. Si on « laisse faire dans la durée, elles deviennent importantes », ajoute-t-il, notant qu’on « n’est pas à un jour près » pour l’évacuation.

    Le Nouvel Observateur avec AFP

  • LO dit :

    Ha ! c’est sûr, on n’est pas à un jour près !
    Et puisque la ministre française de l’écologie ne « sait pas, ne croit pas » si le risque a été minimisé ou pas, puisque qu’il est « tout à fait possible (impossible n’est pas français)que la fusion se soit également produite au sein des réacteurs deux et trois », puisque « la plupart du combustible est sans doute tombée au fond de la cuve sous pression », bref, on n’est pas non plus à une approximation près !
    Après nous la fin du monde hein ! 😦
    Zoubs NéO

    • Drenagoram dit :

      B’Soi LO ,
      L’Atome écoeure à la Légère ,
      NKM sans en dire Trop ,
      Révéle un Fait sans Savoir Faire ,
      Et Par Principes contient des Maux ,
      Car c’est Trois Coeurs sans Valentins ,
      Qui ont Fondus sans Mise à Flots ,
      C’est Juste Maintenant pour nous Surprendre ,
      Qu’on nous Annonce ce petit défaut ,
      Tout mal en Point , qui sait Attendre ,
      A nier le Faux en Tout Chemins ,
      On est Bien Loin d’une Onde plus Tendre ,
      D’un Âge de Faire au Delà du Vain 😦
      Becs Querels 🙂

  • Drenagoram dit :

    Inquiétudes autour de l’impact réel de Fukushima en France

    26/05/11 à 23:22

    La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité conteste l’évaluation officielle du passage en France du nuage radioactif. Par Bérénice Rocfort-Giovanni

    Vue aérienne de la centrale accidentée de Fukushima le 24 mars 2011. (Air Photo Service Co. Ltd., Japan)

    Réagir
    Quand le nuage radioactif provenant de Fukushima a-t-il touché la France ? Et quel a été le niveau de contamination ? La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) conteste l’évaluation officielle, réalisée par l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), des conséquences sur le territoire de l’accident nucléaire japonais du 11 mars.

    Pour l’ISRN, qui se base sur des mesures effectuées par sa station installée au sommet du Puy-de-Dôme, l’arrivée d’une « masse d’air faiblement contaminée » a « probablement » eu lieu au cours de la journée du 24 mars.

    La Criirad avance, elle, dans un communiqué, que « la France a été contaminée dès le 22 mars », soit « deux jours avant la date indiquée » par l’IRSN. Les masses d’air contaminées « ont affecté les trois quarts de la France », et non pas « le seul sommet du Puy-de-Dôme », souligne aussi la Criirad.

    « L’activité de l’iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars », ajoute-t-elle.

    La Criirad a réalisé une cartographie (voir ci-dessous) à partir des « chiffres de l’IRSN et de certains exploitants ».

    Une lettre à François Fillon

    Dans une lettre adressée au Premier ministre François Fillon et au président de l’IRSN, l’association dénonce de « graves dysfonctionnements » et demande au gouvernement des précisions sur « l’enchaînement des faits et des décisions ».

    Les constats de la Criirad concernent « en tout premier lieu » le travail de l’IRSN « mais il est possible que la responsabilité des grands exploitants du nucléaire (…) soit également engagée », ajoute l’association, qui cite EDF, Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

    « Pas d’enjeu sanitaire majeur »

    « On ne comprend pas », s’indigne Corinne Castanier, directrice de la Criirad, interrogée par Le Nouvel Observateur, « car il n’y a pas d’enjeu sanitaire majeur » .

    « Soit c’est une omission, soit il s’agit d’une négligence invraisemblable. »

    Selon elle, « les scientifiques se sont fait piéger par la modélisation par Météo France de la dispersion des rejets, par la théorie. Cela voudrait dire qu’ils ont ensuite choisi de mentir à la population pour préserver leur crédibilité. »

    « Nous demandons une enquête. Nous voulons voir si la page de Tchernobyl est tournée ».

    L’IRSN dénonce « une volonté de nuire »

    Didier Champion, directeur de l’environnement et de l’intervention de l’IRSN, voit dans la démarche de la Criirad « une volonté de nuire ».

    « La Criirad n’a produit aucun résultat par elle-même », dénonce-t-il. Didier Champion estime que l’interprétation des prélèvements qu’elle propose est « totalement erronée ». « On est sur un phénomène global. Les prélèvements dans l’air ont débuté le 22 mars. Ils montrent une augmentation progressive de la contamination ». Quant à la carte établie par la Criirad, elle est « un non-sens », juge-t-il.

    Bérénice Rocfort-Giovanni – Le Nouvel Observateur

  • Drenagoram dit :

    Particules de mort dans les vallées de Fukushima

    Texte: Jérôme Fenoglio envoyé spécial à iitate et namie

    Au nord-ouest de la centrale nucléaire, des sites extérieurs aux zones d’évacuation et de confinement ont été contaminés. Mal informés, leurs habitants sont exposés à une radioactivité dangereuse

    Tout d’un coup, ils ont été saisis par l’envie de savoir. Comme révoltés par des semaines d’ignorance sur le danger invisible qui les entoure, Tsugumi et Kenji Kanno ont prié leur tout premier visiteur doté d’un compteur Geiger de bien vouloir mesurer la radioactivité de leur ferme d’Iitate (préfecture de Fukushima). Qu’importe s’il s’agissait d’un journaliste et non d’un spécialiste. Ils ont présenté au détecteur les futurs vestiges d’une vie quotidienne en train de s’effacer: l’intérieur de la maison qu’il va falloir abandonner, le potager qui ne les nourrit plus, la rizière qui se dessèche et même les pattes du chien, qu’ils emmèneront avec eux.

    L’appareil a grésillé des chiffres guère rassurants jusqu’à ce que le déclenchement de son alarme soit recouvert par un cri d’effroi. Là, sous le conduit de la gouttière, les herbes présentaient, samedi 21 mai, une radioactivité de 80 microsieverts par heure. Une exposition d’une année à cette radiation, si elle demeurait égale, reviendrait à recevoir 700 millisieverts, alors que le seuil au-delà duquel les risques de cancer sont avérés se situe à 100 millisieverts par an. Certains points de la ferme des Kanno présentent des taux d’irradiation comparables à ceux des zones proches de la centrale de Tchernobyl. L’eau de pluie qui a ruisselé en ces endroits a concentré tout le drame d’Iitate et de ses habitants.

    La propriété de la famille Kanno se situe pourtant à plus de 45 km de la centrale de Fukushima Daiichi, endommagée le 11 mars par le séisme et le tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon. La totalité d’Iitate, commune de moyenne montagne désignée récemment comme un des plus beaux paysages du pays, se trouve en dehors des cercles concentriques tracés autour des réacteurs endommagés. Celui des 20 kilomètres (voir l’infographie ci-contre), qui a délimité d’emblée la zone d’évacuation obligatoire. Et celui des 30 kilomètres, qui contient la zone dite de confinement.

    Mais la radioactivité ne s’est pas conformée aux traits de compas des autorités. Les 16 et 17 mars, les particules émises par les explosions des réacteurs ont été poussées par le vent vers l’intérieur des terres. Leurs nuages, très bas, ont remonté les vallées, puis passé les cols en direction du nord-ouest et d’Iitate. Tout au long de leur progression, les éléments nocifs ont été rabattus au sol, ou sur les toits des maisons, par la pluie et, pire, la neige tombée en abondance ces journées-là.

    Aujourd’hui, dans cette contrée, tout ce qui a concentré cette eau du ciel affole le compteur Geiger: les gouttières, mais aussi les caniveaux ou la boue séchée. Autant de traces accumulées de la virulence de ce qui s’est abattu sur cette région, alors qu’aucun de ses habitants n’en avait été prévenu.

    «Ce n’est que des semaines après que l’on nous a expliqué ce qui s’était passé, les risques que l’on courait, et que l’on a annoncé qu’il fallait évacuer», dit Tsugumi Kanno, comme nombre d’autres citoyens d’Iitate interrogés. «Pendant toutes les journées où il a neigé, nous n’avons vu personne, nous n’avons reçu aucun conseil. Nous n’avions même pas les informations nationales, parce que l’électricité était coupée.»

    Les premières alarmes n’ont en effet été données que deux semaines après cette contamination, par des mesures éparses menées par des organisations non gouvernementales. Le tracé et la dangerosité de cette langue de terre empoisonnée n’ont été mis en évidence que le 10 avril par une carte dressée par les experts français de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), d’après des mesures sur le site effectuées par les Américains.

    Les Japonais n’ont finalement produit leur propre document que le 24 avril avec des chiffres qui donnent enfin la mesure exacte du danger, bien supérieur à celui qui avait jusqu’alors été estimé. Alors que certains territoires à l’intérieur du cercle de l’évacuation immédiate apparaissent relativement préservés, la bande du nord-ouest présente, elle, des doses très élevées. La majeure partie des territoires de Namie, Katsurao et Iitate est touchée par une radioactivité nettement supérieure à 20 millisieverts par an, soit le seuil toléré pour les travailleurs du nucléaire. Et certaines zones y sont irradiées largement au-delà du fameux seuil des 100 millisieverts annuels, aux risques pour la santé avérés. «Ces données démontrent qu’il y a bien eu, localement, des contaminations radioactives d’un même ordre de grandeur que celles de Tchernobyl», commente Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l’homme à l’IRSN.

    Pourquoi les autorités japonaises ont-elles assumé si tard ces chiffres, qui les ont finalement décidées à lancer une évacuation des territoires qui doit être achevée le 31 mai? Elles savaient depuis le début pourtant: la preuve en est affichée sur le bord des routes d’Iitate. Dans chaque hameau, à côté des consignes d’évacuation, des panneaux récapitulent depuis peu des mesures locales de la radioactivité. Celui qui se trouve à Nagatoro, l’un des bourgs les plus touchés, remonte jusqu’au 17 mars, et les chiffres qu’il avoue sont édifiants: 95 microsieverts par heure cette journée-là (soit l’équivalent de 830 millisieverts par an), 52 le lendemain et encore 60 le 20 mars.

    L’invasion de ces vallées par les particules de mort avait été repérée et mesurée. Mais elle n’a donné lieu à aucune décision d’urgence: ni évacuation, ni confinement, ni consignes à la population. Les autorités compétentes semblent avoir simplement eu le souci de ne pas être un jour accusées d’avoir caché les choses.

    Les données étaient publiées quotidiennement sur des sites peu accessibles par les populations concernées, a fortiori quand elles étaient privées d’électricité. Elles étaient immergées dans un flot de chiffres sans intérêt, dans lesquels se perdaient même les meilleurs spécialistes étrangers. Comme si les responsables avaient seulement cherché à «noyer le poison» de cette zone pas prévue par leurs plans très sommaires de réaction à l’accident nucléaire.

    Sur place, pour les villageois, ces journées d’ignorance des risques ont pourtant été celles du danger maximal. Aujourd’hui, les dosimètres n’enregistrent plus que les effets de la présence du césium 137, un élément qui perd la moitié de sa radioactivité en trente ans, ce qui va condamner durablement les territoires les plus touchés. Mais, les premiers jours après la catastrophe, la neige faisait surtout tomber de l’iode 131 sur les toits et les champs. Une particule à l’existence beaucoup plus fugace (elle perd la moitié de sa radioactivité en huit jours) mais bien plus abondante et virulente. C’est elle qui est à l’origine des milliers de cas de cancer de la thyroïde recensés après la catastrophe de Tchernobyl.

    Particulièrement nocive pour les enfants et les femmes enceintes, elle peut être combattue par l’absorption de capsules d’iode non radioactive. Aucune distribution n’en a été effectuée dans Iitate et ses communes avoisinantes.

    Mais le pire c’est que, au cours de ces journées de neige empoisonnée, ces contrées montagneuses n’hébergeaient pas seulement l’immense majorité de leurs 8000 habitants, coincés là par le manque d’essence. Elles abritaient également des réfugiés venus de la côte dévastée par le tsunami, principalement de Minamisoma. Certains, aux maisons intactes, avaient même fui vers ces parages en entendant les énormes explosions des réacteurs nucléaires. Combien en tout? Personne n’en a une idée précise sur place, à cause des solidarités familiales qui ont surpeuplé les foyers.

    Dans la ferme des Kanno, qui vivent habituellement à quatre – le couple et les parents de Tsugumi, aujourd’hui évacués – ils étaient 20 à se serrer. «De la famille éloignée, avec une petite fille de 3 ans et une femme enceinte», frémit-elle. Ils sont arrivés le 13 mars, repartis vers des centres pour réfugiés le 19, et sont donc restés à Iitate durant tout le pic de nocivité de l’iode 131. Comme la plupart des autres victimes de la catastrophe côtière.

    «Au centre communal, il y a eu jusqu’à 1400 réfugiés. Nous passions la journée sur les routes, sous cette neige, pour leur apporter de quoi se nourrir», se souvient, amèrement, Yoshitomo Sugihara, responsable du hameau de Nagatoro, tout au sud de la commune. Autour de sa ferme, la radioactivité ambiante équivaut encore aujourd’hui à 105 millisieverts par an. Une association non gouvernementale s’est servie de sa propriété comme échantillon pour une évaluation de la pollution. La terre de sa cour a été raclée, le toit nettoyé à l’eau sous pression, les branches des arbres les plus exposés ont été coupées.

    Après mesure, les chercheurs ont alors entassé cette matière, hautement radioactive, dans des sacs, au milieu des premiers arbres de la forêt, à défaut de pouvoir l’évacuer. Même dans leur enveloppe en plastique, ces déchets déclenchent l’alarme du détecteur.

    «Je suis devenu le cobaye de ce désastre», sourit le vieil homme en montrant le dosimètre qu’il porte en permanence à la poitrine. Lui souhaite revenir dans sa ferme au-delà de la date butoir de l’évacuation. L’une de ses six vaches est pleine, et il serait trop risqué de la transporter avant qu’elle mette bas, mi-juin. «De toute manière, constate-t-il, avec tout ce que j’ai dû prendre dans les premières semaines, je ne crains plus rien.»

    De fait, dans cette région momentanément surpeuplée, alors qu’elle aurait dû être immédiatement évacuée, un hasard – le seul à être heureux – a sans doute évité une catastrophe sanitaire majeure: l’hiver. La neige qui a fait le malheur d’Iitate a peut-être aussi sauvé ses habitants. «En cette saison, il n’y a rien dans les potagers», dit Tsugumi Kanno. Personne n’est allé chercher des légumes frais contaminés, dont la consommation aurait été extrêmement dangereuse. Les vaches sont restées à l’étable, préservées du plus gros des radiations, et n’ont mangé que du foin de l’année précédente.

    En l’absence de toute consigne des autorités, plusieurs habitants nous ont toutefois indiqué avoir continué à consommer les choux chinois, gardés dans des pots à l’extérieur des maisons, et des radis noirs, conservés sous une épaisseur de terre peut-être suffisante pour les avoir préservés de l’iode. La plupart ont également continué à boire de l’eau des sources captées dans les montagnes.

    Que se serait-il passé si la catastrophe avait eu lieu ces jours-ci, au cours de ce printemps irradié qui répand sur la région sa beauté vénéneuse? Tout au long des routes désertes, devant les maisons fermées par les habitants qui ont fui, les jardins débordent de fleurs. La pêche a été interdite à ceux qui restent, mais des villageois soupçonnent leurs voisins de continuer à aller chercher des pousses de bambou et des champignons, au mépris des risques pour leur santé. Comme s’ils cherchaient encore, pour quelques jours, à perpétuer les habitudes d’une région qui se vide pour longtemps.

    Plus de la moitié des habitants d’Iitate et des communes voisines concernées par le plan d’évacuation sont déjà partis par leurs propres moyens. Le 15 mai, les ultimes enfants et femmes enceintes ont été évacués. Les récalcitrants profitent du flou des consignes émises par les autorités. Certains attendent la date du 31 mai pour voir ce qui se passera, d’autres pourront de toute manière revenir dans la journée pour travailler dans plusieurs entreprises qui ne déménageront pas tout de suite. Personne ne sait vraiment si la zone sera fermée aussi hermétiquement que celle qui encercle la centrale de Fukushima.

    De fait, les autorités demeurent ambiguës, comme si elles n’osaient plus brusquer des habitants auxquelles elles ont laissé courir un si grand danger. Ce flou gêné tient aussi à l’enchevêtrement des responsabilités, entre municipalité, préfecture et Etat: dans cette situation d’urgence inédite, plus personne ne donne vraiment l’impression de savoir qui décide quoi. Il est également dû à l’épreuve de force financière entre le gouvernement et Tepco, le premier cherchant à faire prendre en charge directement par le second le coût de ces nouveaux relogements, de toutes ces fermetures d’exploitations agricoles et de ces déménagements d’entreprises entières.

    Pour l’heure, le couple Kanno n’a touché que l’équivalent de 12 000 francs comme indemnisation, auxquels s’ajouteront 730 francs mensuels d’aide au logement. «Tepco a ravagé nos vies et cherche maintenant à éviter de réparer les dégâts», constate Tsugumi Kanno, qui se déclare «au-delà de la colère et de la peur». Le couple se prépare donc à partir dans un appartement de la ville de Fukushima, à 60 km de la centrale, sans trop savoir s’il aura le droit de revenir.

    Plus au sud, dans la partie la plus contaminée de la commune, et à Namie, à l’intérieur de la zone de confinement, les routes ressemblent déjà à celles du périmètre interdit autour de la centrale. On y parcourt des kilomètres sans voir quiconque, à regretter d’avoir l’œil rivé sur le compteur Geiger plutôt que sur les nuances de vert des collines boisées. Seules les maisons vides racontent le drame que la nature nie.

    Les panneaux placés sur la chaussée commencent à dissuader toute circulation. Ils cernent la petite maison de Yumiko Amano, qui fait mine de ne pas les voir. Comme elle ne s’intéresse pas non plus aux doses auxquelles elle est exposée depuis le premier jour, sans avoir jamais quitté ce lieu. Dans ce fond de vallée creusé par la rivière Ukedo, connue pour ses brumes et ses saumons, la radioactivité ambiante dépasse les 150 millisieverts par an. Sous une gouttière de la maisonnette de la quadragénaire, elle équivaut à 1,2 sievert annuel.

    Ces chiffres vont rendre inaccessibles ces fermes intactes, ces jardins si bien disposés bien plus de temps qu’il n’en faudra pour reconstruire les villages de la côte ravagée par le tsunami. Yumiko Amano n’entend pas moins rester là jusqu’à la date limite, avec son chien, ses chats et tous les animaux domestiques abandonnés par les voisins. Elle a choisi la philosophie pour faire face: «Nous avons profité des bienfaits de ce mode de vie, nous ne devons pas en fuir les conséquences néfastes.»

    A Nagatoro, à peine moins irradié, Yoshitomo Sugihara a, lui, opté pour la nostalgie anticipée. Il a décidé de photographier tous les lieux, et tous les derniers instants de cette existence déjà révolue. Il sait qu’aux quelques journées passées à ignorer un péril si grand vont succéder des années à remâcher un exil forcé.

  • marie-ne dit :

    UN petit lien, et un bec.

    Un train de déchets radio actifs s’amènent pour le traitement de ces déchets.

    Nouvel appel, transport de déchets nucléaires des pays-bas vers la Belgique et la France,mobilisation en ligne pour arrêter ce train :
    clic : http://www.nuclear-dead-end-road.eu/fr

    ….
    Sois Bien, Toi et les Tiens (nes)
    🙂

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Marie ,
      Merci à Toi au Fil de l’Onde ,
      De Laisser Lien en Train d’Avis ,
      D’être Réactive aux Maux du Monde .
      NéO~
      Il est Grand Temps de Chemins de Faire ,
      De Stopper Rails du Nucléaire.
      Becs de Signe

  • Drenagoram dit :

    Journée de la colère contre le nucléaire au Japon

    Publié le 11-06-11 à 13:07 Modifié à 18:29

    Des milliers de personnes ont manifesté dans l’archipel pour réclamer la fermeture des centrales, trois mois après la catastrophe.

    « Nous ne voulons pas de centrales nucléaires », ont clamé les manifestants. (AFP)

    Plusieurs milliers de manifestants ont défilé samedi 11 juin à Tokyo et dans d’autres villes de l’archipel pour réclamer la fermeture des centrales nucléaires nippones, à l’occasion des trois mois de la catastrophe survenue le 11 mars.

    « Il est temps de passer aux sources d’énergie renouvelables », a déclaré Kumi Naidoo, directeur de l’organisation écologiste et antinucléaire Greenpeace, lors d’un rassemblement dans le parc Yoyogi de Tokyo. Les manifestants ont ensuite marché dans les rues de la capitale.

    Un autre cortège a défilé devant le siège de Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale de Fukushima. « Nous ne voulons pas de centrales nucléaires », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants. Selon les médias, une centaine d’autres manifestations antinucléaires se sont déroulées dans le pays.

    Une aide insuffisante

    Une minute de silence a par ailleurs été observée dans le pays à la mémoire des 23.500 personnes qui ont péri dans le tremblement de terre et le tsunami.

    Accusé d’avoir mal géré la catastrophe, le Premier ministre japonais Naoto Kan s’est rendu dans le port de Kamaishi (nord-est) pour discuter de la reconstruction. « Je suis décidé à transformer en mesures pratiques ce que j’ai entendu aujourd’hui, y compris avec une rallonge budgétaire », a-t-il promis lors d’une rencontre avec des responsables locaux.

    Dans un éditorial du journal Yomiuri, on a pu lire que « l’aide fournie aux autorités des régions dévastées n’a pas été suffisante ». « Le nettoyage des débris a pris beaucoup trop de retard et la construction de logements temporaires pour les évacués n’est pas encore terminée. »

    La reconstruction dans la zone côtière du Tohoku, recouverte de 25 millions de tonnes de débris et 16 millions de tonnes de boue, prendra des années et pourrait coûter des centaines de milliards d’euros, selon des experts.

    Le Nouvel Observateur – AFP

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: décontamination suspendue
    18.06.2011 08:25 – mise à jour: 10:04

    Tepco n’est pas en mesure de dire quand l’opération sera relancée. [Keystone]
    L’usine de décontamination des eaux radioactives construite à la centrale nucléaire de Fukushima, au nord-est du Japon, a été arrêtée quelques heures après sa mise en route. L’opérateur de la centrale, Tepco, a annoncé samedi que le niveau des radiations était trop élevé.
    Des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être changées beaucoup plus tôt que prévu en raison du niveau trop élevé de radiations, ont indiqué des responsables de Tokyo Electric Power (Tepco). L’usine de décontamination avait commencé à fonctionner vendredi à 20h00 (13h00 suisses) et a dû être arrêtée cinq heures tard, selon les mêmes sources.

    L’opérateur n’a pas précisé quand l’usine de contamination recommencerait à fonctionner. La chaîne de décontamination de l’usine est basée sur les procédés du groupe nucléaire français Areva et de la société américaine Kurion.  »

    Nous étudions encore la cause » de ce niveau trop élevé de radiations, a indiqué Junichi Matsumoto, le responsable des opérations nucléaires au sein de Tepco. Selon Tepco, des boues radioactives sont entrées dans le système de retraitement ou les eaux traitées sont plus radioactives que ce que Tepco imaginait au départ.

    Un millier de tonnes d’eau à traiter par jour
    Quelque 100’000 tonnes d’eau hautement radioactive se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de Fukushima Daiichi depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

    Ces effluents empêchent les ouvriers de pénétrer dans les installations pour réactiver des circuits de refroidissement du combustible nucléaire, endommagés par une vague de qu14 mètres de haut qui a déferlé sur la centrale.

    L’usine de décontamination sera capable de traiter 50 tonnes d’effluents par heure, soit 1200 tonnes par jour, en divisant la radioactivité par un facteur de 1000 à 10’000 fois.

    La compagnie Tepco, qui a réussi à stopper la fusion du combustible en arrosant les réacteurs jour et nuit avec de l’eau de mer, puis de l’eau douce, est aujourd’hui encore contrainte d’injecter environ 500 tonnes d’eau chaque jour, dont une partie s’accumule dans les installations.

    Tepco pourra ensuite réutiliser le liquide décontaminé dans les circuits de refroidissement une fois qu’ils seront rétablis. Mais l’opérateur va devoir régler un autre problème: les boues radioactives issues du traitement de décontamination.

    Le 17 avril, Tepco a annoncé qu’il espérait réduire de façon importante les fuites radioactives de la centrale d’ici à juillet et parvenir à stabiliser la température des réacteurs sous les 100 degrés Celsius au plus tard en janvier.

    ats/reuters/jzim

  • marie-ne dit :

    http://www.dailymotion.com/video/xjbkr0_coup-de-gueule-d-alex-sur-la-situation-nucleaire-francaise_webcam

    Un sacré coup de gueule, emplie de Vérités. A Ecouter si vous vous sentez concernés!!!
    C’est Edifiant!!!
    bisous NéO!

  • Drenagoram dit :

    Inondations au Japon: un premier mort

    AFP Publié le 30/07/2011 à 12:37

    Les inondations au Japon ont fait un premier mort et près de 300.000 personnes ont été invitées à quitter leur maison en raison des intempéries, déjà responsables de la mort de dizaines de personnes dans la péninsule coréenne. Le corps d’une première victime japonaise, un homme de 67 ans, a été retrouvé mort noyé samedi à Tokamachi, dans la région de Niigata (centre).

    « Nous avons trouvé une voiture tombée la nuit dernière dans la rivière Nakasawa (…) et le corps de son conducteur un peu plus en aval ce matin, » a indiqué la police. Quatre autres personnes sont portées disparues dans cette région, dont une femme de 93 ans qui a été emportée par les eaux de la rivière et un jeune homme de 25 ans dont la voiture est probablement tombée dans la rivière en crue.

    Les autorités ont fait appel aux Forces d’auto-défense pour participer à la recherche des disparus et aux secours des personnes bloquées par les glissements de terrain et les inondations. Un homme de 63 ans est porté disparu à Fukushima (nord-est) où plus de 40 personnes ont été secourues, après avoir passé la nuit dans des voitures et des bus bloqués par les eaux et les coulées de boues.

    Les autorités locales de la région montagneuse de Niigata et de Fukushima déjà frappé par le tsunami ont recommandé aux habitants d’évacuer la région après une alerte maximum de la météo annonçant l’arrivée de fortes pluies, des risques d’inondations et de coulées de boue. 296.000 personnes ont été invitées à évacuer leur domicile aujourd’hui, selon la chaîne publique NHK, mais sans qu’aucun ordre d’évacuation obligatoire n’ait été donné malgré la hausse du niveau des eaux des rivières, les digues emportées et les maisons inondées.

  • bruno dit :

    Certains peuples semblent voués au martyr,les Haïtiens,les Somaliens…Et bien sûr les Japonais.
    La Compassion peut nous étreindre,la Révolte aussi,devant l’Injustice.
    Mais il ne faut pas cesser de regarder la mer et écouter les vagues.
    La force de notre Mére Nature n’est que l’expression d’un ordre qui nous dépasse tant.

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Bruno ,
      Bienvenue à Toi en Âge de Faire ,
      Ici les Vers Parlent des Maux ,
      Au Fil du Chant , d’un Monde Envers ,
      Chaque Jour apporte Nombre d’Echos ,
      Quand Dame Nature met en Lumière ,
      Tout les Travers Issus d’Egos ,
      Qui Veulent comme Source le Nucléaire.
      L’Homme à Beau Dire de son Vivant ,
      Qu’il en Maitrise le Savoir Faire ,
      Ordre et Chaos viennent d’Eléments ,
      Qu’au Grand Jamais , nul ne Maitrise.
      Au Lieux de Faire avec son Temps ,
      Chacun Bâtit des Tours de Verres.
      NéO~
      Bon Retour en Continent ,
      Toi qui Tutoie l’encre de Chine.

  • Drenagoram dit :

    Une contamination massive, qui s’étend bien au-delà de 80 km et qui va perdurer

    Extraits de la conférence débat qui s’est tenue à Lyon le 29 juin 2011. La Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) était représentée par Bruno Chareyron, responsable du laboratoire, et Roland Desbordes, président de l’association.

    Suivre le Lien :

    http://prunelles2.wordpress.com/2011/08/02/3083/

  • Drenagoram dit :

    vendredi 05 août 2011

    Fukushima: panique autour des poissons contaminés
    Michel Temman

    Depuis l’accident nucléaire du 12 mars, la pollution des aliments s’étend. Les Japonais ne savent plus trop quoi consommer en toute sérénité

    Naoto Kan de plus en plus discrédité

    Le réacteur du Japon n’a pas redémarré

    «Depuis l’accident nucléaire et les alertes sur l’eau du robinet en mars, puis sur les légumes et la viande cet été, je suis vigilante à l’extrême. Impossible d’acheter comme avant. C’est plus compliqué, très stressant. Je dois vérifier désormais l’origine de chaque produit.» Le témoignage de Kyoko T., 42 ans, qui élève seule à Tokyo un enfant de 11 ans, est de ceux que l’on entend beaucoup à Tokyo, de surcroît depuis qu’a éclaté l’affaire du bœuf contaminé (LT du 28.7.2011), dernier scandale en date illustrant, dans le pays, l’absence d’un système centralisé de contrôle des risques sanitaires.

    Mi-juillet, la préfecture de Fukushima annonçait que du ­césium avait été détecté dans des dizaines de bœufs. La psychose a gagné le pays à la vitesse de l’instantanéité qu’impose l’ère numérique. Car, au final, de la viande impropre de 3000 bovidés (nourris avec une paille de riz contaminée à hauteur de 39 000 à 500 000 becquerels par kilo) avait été consommée depuis mars dans tout le pays, jusque dans des hôpitaux et cantines scolaires.

    Les Japonais découvrent maintenant que divers poissons contaminés ont été pêchés au large de leurs côtes depuis mars, en neuf points précis de zones maritimes situées entre les préfectures de Fukushima et de Chiba (au nord de Tokyo). Est concerné le konago, un petit poisson de surface dont raffolent les gourmets nippons, et dont les ventes chutent. Entre mer et terre, le fait est, beaucoup de Japonais, inquiets ou stoïques, ne savent plus trop quoi consommer en toute sérénité.

    D’autant que ces jours-ci, de nouvelles révélations ne rassurent guère. Dans la ville de Fukushima (à 60 km de la centrale nucléaire), le Citizen’s Radioactivity Measuring Station (CRMS), un laboratoire de mesure de la radioactivité, a découvert que du lait servi entre mars et juin dans des écoles de la ville était contaminé. «A l’irradiation externe, de plusieurs millisieverts à l’année pour les gens de Fukushima, s’ajoute le risque de l’ingestion de denrées contaminées du fait des dépôts de substances radioactives, explique Wataru Iwata, le responsable du CRMS. Les autorités n’ont édicté des restrictions de consommation sur la préfecture que vers le 20 mars. Les populations ont donc consommé plus d’une semaine après l’accident nucléaire des denrées très contaminées et ont pu recevoir des doses importantes.» Et de rappeler, pour l’exemple, qu’une semaine après l’accident, à 40 km de la centrale, «les végétaux étaient tellement contaminés que la limite annuelle chez un enfant pouvait être atteinte en consommant à peine 5 grammes de végétaux».

    Limiter les risques de contamination alimentaire est une «une priorité de l’Etat», assure Yukio Edano, porte-parole du gouvernement – en toute logique, les enjeux économiques étant aussi colossaux. Mais la découverte il y a quelques semaines, à l’aéroport de Roissy, de 162 kilos de feuilles de thé vert contaminé issu de plantations de la préfecture de Shizuoka (à 270 km de la centrale nucléaire) a jeté un doute sur la qualité des tests menés dans l’Archipel. Peter Burns, ex-responsable du Comité scientifique de l’ONU sur les effets des radiations atomiques (basé à Londres), estime pour sa part que «le Japon semble dépourvu d’un programme étendu et complet de test des aliments. Mon impression? Celle d’une surveillance désorganisée.» Depuis mi-mars, près de 5000 produits alimentaires, issus de 22 préfectures, ont été testés positifs à la radioactivité. L’autre urgence, pour le Japon, est de restaurer au plus vite la confiance dans sa chaîne des aliments.

  • Drenagoram dit :

    Séisme de magnitude 6 au Japon

    AFP Mis à jour le 11/08/2011 à 21:16 | publié le 11/08/2011 à 21:16

    Un séisme de magnitude 6,0 s’est produit dans la nuit d’hier à aujourd’hui dans le nord-est du Japon, dans la préfecture de Fukushima, mais aucune alerte au tsunami n’a été déclenchée et aucune anomalie détectée dans les minutes suivantes à la centrale accidentée de Fukushima.

    Les secousses ont nettement été ressenties dans la capitale Tokyo où les immeubles ont tangué. Selon l’agence de météorologie nippone, le tremblement de terre s’est produit vendredi à 03h22 heure locale. Son épicentre était situé sur la côte de Fukushima et son hypocentre à 50 km de profondeur. Les autorités n’ont pas signalé de victime ou dégât immédiatement après le séisme mais ont mis en garde la population contre des risques de répliques.

    La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante de la centrale Fukushima, a indiqué ne pas avoir observé de problèmes particuliers découlant de ce nouveau séisme dans ses installations. Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit chaque année plus de 20% des tremblements de terre les plus violents recensés sur la planète. Ces derniers mois, l’activité sismique y est particulièrement forte.

    Le Japon a été meurtri le 11 mars par le plus violent séisme enregistré sur son territoire, une secousse tellurique de magnitude 9 au large des côtes nord-est. Suivie d’un tsunami géant, cette catastrophe a fait plus de 20.000 morts et disparus, selon le plus récent bilan. Ce séisme sans précédent a en outre entraîné un grave accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et conduit à l’arrêt de plusieurs autres réacteurs nucléaires dans la région nord-est du pays.

  • Drenagoram dit :

    Les révoltés de Fukushima

    Publié le 24-08-11 à 18:57 Modifié le 27-08-11 à 08:07
    par Le Nouvel Observateur

    Devant le silence et les mensonges officiels, militants et simples citoyens ont décidé de prendre leur sort en main. Pour sauver les habitants de la région et ouvrir les yeux de leurs compatriotes. Une enquête d’Ursula Gauthier

    (Enquête parue dans le « Nouvel Observateur » du 25 août 2011)

    De notre envoyée spéciale

    Seiichi Nakate s’en félicite encore. En mars dernier, apprenant que le tsunami qui venait de ravager les côtes du Japon avait également endommagé la centrale de Daichi – distante de 60 kilomètres seulement de sa ville de Fukushima City -, il décide sur-le-champ de mettre à l’abri sa femme et ses deux enfants en les envoyant le plus loin possible, à 700 kilomètres de là, chez sa belles-soeur. “Contrairement à tant de gens, je connaissais les risques, explique-t-il d’un ton calme. Il y a vingt-trois ans, Daini, l’autre centrale de Fukushima, avait déjà essuyé un accident grave. J’avais milité à l’époque pour sa fermeture.” Dans les jours qui suivent, un chapelet d’explosions viennent confirmer ses doutes. Pendant de longues semaines, les gaz toxiques crachés par la centrale en perdition seront ballottés par les vents, dispersant leurs graines de mort sur un vaste périmètre peuplé de 2 millions de personnes.

    Selichi Nakate, avec une poignée de copains, comme lui ex-militant écolo, a décidé de « sauver tous les habitants de la ville ». (Ursula Gauthier)
    Les rares écolos de la ville prennent le chemin de l’exode

    Les autorités, qui multiplient les déclarations lénifiantes, ordonnent des évacuations limitées dans un rayon de 20 kilomètres. Malgré les simulations météo qui montrent le panache radioactif s’enroulant sur lui-même à l’aplomb de la capitale provinciale, Fukushima City est considérée comme suffisamment éloignée du danger. Persuadés que les pouvoirs publics feront l’impasse sur l’accident malgré sa gravité inouïe, les rares écolos de la ville prennent le chemin de l’exode. “C’était la chose la plus raisonnable à faire, reconnaît Nakate. Je l’aurais fait aussi, mais je me sentais responsable des collègues qui travaillent pour mon association d’aide aux handicapés. Résultat : je suis resté avec une poignée de personnes lucides au milieu d’un océan d’aveuglement…”

    Les 300 000 habitants continuent en effet à vaquer sagement sous les pluies de particules empoisonnées, s’en remettant aux bulletins rassurants diffusés par les médias. « Les autorités de la province ne veulent qu’une chose : que la population reste, à n’importe quel prix, accuse Nakate avec une pointe d’exaspération. On les endort, on leur cache la vérité. Personne ne se soucie de leur santé, de leur bien-être. Et dire que, au moment de Tchernobyl, la Biélorussie a procédé à l’évacuation de toutes les localités qui présentaient un taux de radiation quatre fois moindre qu’ici !”

    Impossible de se procurer sur place le moindre compteur Geiger

    Avec une poignée de copains, comme lui ex-militants écolos, Nakate décide de « sauver tous les habitants de la ville ». Le gouvernement prétend, sans fournir de preuves, qu’“il n’y a aucun problème pour la santé » ? Les mousquetaires produiront des mesures exactes prises dans les maisons, les rues, les écoles et les jardins. Problème : impossible de se procurer sur place le moindre compteur Geiger. A Tokyo, l’article est si rare qu’il s’échange sur le web à des prix astronomiques – des militants soupçonnent aujourd’hui que le marché a été volontairement “asséché” par le puissant lobby du nucléaire, peu désireux de voir M. N’importe-Qui contrôler la toxicité des rejets.

    Des valeurs égales à celles enregistrées à 3 kilomètres de Tchernobyl!

    Nakate se tourne vers ses anciens amis de Fukuro Nokai (“Contre les centrales vieillissantes de Fukushima”), une petite ONG fondée à Tokyo en réaction au fameux accident de 1988 et qui n’a cessé depuis de réclamer la fermeture des centrales. Avec sa dizaine de membres dévoués et ses relais dans la capitale, Fukuro Nokai va se mettre entièrement au service de cette mission de salut public. “C’est grâce à leur matériel que nous avons pu faire les premières mesures, en commençant par les cours d’écoles et les aires de jeu des jardins d’enfants, raconte Nakate. Les résultats ont dépassé nos pires craintes.” Les trois quarts des établissements scolaires de la ville présentent en effet des taux correspondant à ce qu’on appelle dans les métiers du nucléaire une “zone contrôlée” : en clair, une zone où le niveau de radiation exige des règles strictes de signalisation, de circulation et de contrôle des durées d’exposition. Dans le cas du collège de Watari, situé en centre-ville, les compteurs indiquaient même des valeurs égales à celles enregistrées à 3 kilomètres de Tchernobyl – carrément du niveau « zone interdite » !

    Postés sur le site de Fukuro Nokai, ces premiers chiffres publics vont déclencher un déluge de commentaires de la part de jeunes parents qui écumaient désespérément le web à la recherche d’informations leur permettant de limiter les risques imposés à leurs enfants. En quelques jours, une communauté se crée, partageant ses sources, bâtissant au fil des échanges une expertise de plus en plus pointue – sur la nature des particules radioactives, leur mode de propagation, leur dangerosité…

    Infirmiers, animateurs, employés deviennent des spécialistes

    De timides employés deviennent des quasi-spécialistes des microsieverts, de la demi-vie des isotopes, la façon dont les particules rejetées dans l’atmosphère colonisent l’environnement avant de semer le chaos dans tel ou tel tissu du corps humain… Ohi Tomotsugu, infirmier de son état, est ainsi devenu un champion du compteur Geiger, passant au crible tous les coins de la ville, renouvelant ses mesures après chaque averse, chaque orage, débusquant les “hot spots” où la radioactivité s’est accumulée au gré des ruissellements.

    23 mai 2011, une petite fille de Fukushima venue manifester à Tokyo tient une pétition demandant au ministère de l’éducation de protéger les enfants de la contamination radioactive. (Y.Tsuno-AFP)
    Son ami Kawarada Akihiro, animateur social, est imbattable sur les mille et une façons connues de gérer et de décontaminer les zones radioactives. Cette effervescence aboutit début mai à la naissance du “Réseau de Fukushima pour protéger les Enfants contre les Radiations”, fort aujourd’hui de plusieurs centaines d’adhérents. Avec Nakate comme président, ses membres bombardent les directeurs d’école de fax, de mails, leur enjoignant de proscrire les activités en plein air, de garder les fenêtres closes, de repérer les «hot spots» et d’en interdire l’accès… Les plus véhéments exigent du ministère de l’Education que les bâtiments scolaires soient «décontaminés” comme n’importe quel local professionnel soumis à un excès de radiation. Des mères de famille placides font le siège des bureaux du gouverneur, réclamant que les terrains de foot qui servent de cours aux écoles soient grattés, débarrassés de la couche superficielle où se sont incrustées les particules dangereuses entraînées par les pluies. Les autorités s’exécutent de mauvais gré. Et quand elles traînent des pieds, on voit des bandes de grands-mères, masque sur le visage et pelle à la main, procéder elles-mêmes à cette éreintante tâche…

    Une telle révolte, si modérée soit-elle, suscite la réprobation

    Dans un pays allergique au confit, où le culte de la cohésion sociale confine au conformisme, une telle “révolte”, si modérée soit-elle, suscite d’abord la réprobation. Mme Watanabe, qui distribuait à la sortie de l’école de sa fille des prospectus pédagogiques sur les règles d’hygiène à observer dans un environnement radioactif, s’est vu discrètement mettre en garde : “Savez-vous que les membres de votre Réseau sont en fait de dangereux gauchistes Mon mari est policier, il est bien renseigné. Ne vous laissez pas manipuler par des gens qui ont des arrière-pensées politiques…”

    Ils nourrissent sans relâche le fil Twitter

    L’énergique Mme Watanabe, employée d’une compagnie d’assurances, connaît mieux que quiconque le courage qu’il faut pour secouer le poids du qu’en-dira-t-on. « J’ai dû me battre très fort pour obtenir, malgré le désaccord de mes beaux-parents, de venir vivre avec mon fils à Yonezawa”, une ville “propre” à une centaine de kilomètres de Fukushima City. Son mari vient les rejoindre le week-end. Elle s’active avec son amie Mme Nishida, mère au foyer, qu’elle a réussi à “arracher aux mensonges des JT qui prétendent que tout va très bien” et à convaincre d’abandonner sa maison “terriblement contaminée ». Insensibles aux regards de travers, elles se dépensent sans compter pour le “Réseau des parents”, effectuent des prélèvements dans les écoles et les parcs, nourrissent sans relâche le fil Twitter pour « faire connaître toutes les infos bloquées ou falsifiées par les autorités” …

    Manifestation de parents d’élèves venus de Fukushima contre le gouvernement, à Tokyo le 23 mai 2011. (Sipa)
    « Tous les parents ont compris qu’on nous a menti »

    “En deux mois, l’état d’esprit général a énormément bougé, affirment-elles avec fierté et espoir. Tous les parents ont compris maintenant qu’on nous a menti, qu’on nous ment, que la situation est terriblement dangereuse. Mais ils ne savent pas encore quoi faire, comment réagir.” En évoquant tous ces enfants qui continuent de baigner dans la soupe délétère de Fukushima City, dans l’attente d’un ordre d’évacuation qui ne viendra pas, Mme Watanabe va jusqu’à exprimer un sentiment tabou : la colère. Colère contre les directeurs d’école béni-oui-oui, contre les fonctionnaires préfectoraux qui se cachent derrière la hiérarchie, contre le bureau de l’Education qui tergiverse, contre Tepco qui n’a que faire des populations, et contre tous les politiques qui prétendent encore cacher l’horreur nue de la catastrophe…

    Les enfants de Fukushima n’ont le droit à aucun suivi médical

    “Le plus simple, le plus sain, le plus juste serait bien sûr d’évacuer toutes les familles ayant des enfants en bas âge, soupire Kazumasa Aoki, le responsable de Fukuro Nokai. ll faut savoir que ces enfants ont déjà subi des pics énormes de rayonnement au moment des trois explosions de mars, sans compter toutes les particules qu’ils ont inhalées depuis quatre mois ou ingérées dans l’eau et la nourriture.” A combien s’élève la radiation cumulée absorbée par leur organisme ? Pour y répondre, il faudrait que Tepco rende public le détail de ses rejets, précisant la nature et la quantité des différents types de radio-nucléides émis dans l’atmosphère. Des informations à ce jour non divulguées, malgré les multiples demandes des associations vertes. En tout état de cause, il faudrait abaisser le seuil acceptable de radiation pour ces enfants, de façon à tenir compte des doses déjà absorbées. “Et que voit-on ? Que ce seuil a été au contraire relevé pour la province de Fukushima, adultes et enfants confondus, passant de 1 millisievert par an (comme partout) à 20 millisieverts par an ! Or ce chiffre correspond à la limite supérieure admise pour les travailleurs du nucléaire, et à ce titre exige un grand luxe de précautions et de suivi médical. Les enfants de Fukushima, eux, n’ont droit à aucune mesure, aucun suivi, aucune prévention : juste à la multiplication par 20 de leur risque d’avoir un cancer !” […]

    Ursula Gauthier-Le Nouvel Observateur

  • Drenagoram dit :

    Japon : un ministre démissionne

    Avec AFP Publié le 10/09/2011 à 13:48

    Sous la pression de l’opposition, le ministre de l’Économie japonais a démissionné, une semaine après avoir été nommé par le nouveau premier ministre, Yoshihiko Noda. Au cours d’un déplacement à Fukushima, Yoshio Hachiro a en effet déclaré que Fukushima ressemblait à une « ville de la mort ».

    L’intéressé s’est rapidement excusé puis rétracté face à la vive émotion que cette phrase a provoquée.  » Je regrette que mes propos aient été mal interprétés, a-t-il déclaré lors d’une conférence. Je suis sincèrement désolé ». Et de s’expliquer : « Je voulais dire que nous allons renforcer les mesures de décontamination pour permettre aux populations évacuées de retourner dans leurs maisons ».

    Les personnes présentes sur les lieux ont également été choqués lorsque le ministre a fait semblant de frotter sa veste contre un journaliste comme s’il voulait le contaminer avec des radiations. « Quand vous pensez à ce que les habitants de Fukushima ont ressenti ces derniers mois, vous ne pouvez pas agir de cette façon », a regretté Shigeru Ishiba, un membre du Liberal Democratic Party.

  • Drenagoram dit :

    Incident mortel à Marcoule, mais pas de fuite nucléaire

    Par lefigaro.fr, Avec AFP, Guillaume Mollaret Mis à jour le 12/09/2011 à 17:39 | publié le 12/09/2011 à 13:57

    Aucune fuite radioactive n’a été signalée sur le site de Marcoule. L’accident, qui est désormais «terminé», a fait également fait quatre blessés.

    L’explosion d’un four d’une installation nucléaire située proche du site de Marcoule, dans le Gard, a fait lundi un mort et quatre blessés, dont un grave.

    Un périmètre de sécurité a été installé, mais l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et EDF assurent que l’accident n’a provoqué aucune fuite radioactive ou chimique à l’extérieur de l’installation Centraco de Codolet.

    «Il s’agit d’une explosion d’un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité», a indiqué l’ASN. L’Autorité a déclaré à 16h15 que «l’accident était terminé» et qu’elle «suspendait son organisation de crise».

    D’après nos informations, deux scenarii sont privilégiés : celui d’une explosion due à la présence de liquide sur des métaux. Une rapide montée en chaleur ayant provoqué la déflagration ; ou celui d’un corps gazeux emprisonné dans une poche.

    «Un accident industriel, pas un accident nucléaire»

    Selon un porte-parole d’EDF, dont une filiale, la Socodei, exploite le centre de Centraco, «c’est un accident industriel, ce n’est pas un accident nucléaire». «Dans ce type de four, il y a deux types de déchets: des déchets métalliques (vannes, pompes, outils) et des déchets combustibles comme des gants ou des combinaisons de travail des techniciens», a-t-il précisé. «L’incendie déclenché par l’explosion a été maîtrisé», a ajouté EDF.

    Le Centre de traitement et de conditionnement des déchets de faible activité (Centraco) est situé sur la commune de Codolet mais dépend du site nucléaire de Marcoule.

    Pas d’évacuation

    «Aucune mesure de confinement ou d’évacuation» des salariés «n’a été nécessaire» sur le site, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Les blessés «n’ont pas été contaminés» et la personne décédée est «morte dans l’explosion», a-t-on ajouté. La ministre de l’Écologie Nathalie Kosciuscko-Morizet est attendue sur place vers 17h15. La ministre veut participer à «une évaluation précise des éventuels impacts radiologiques de cet accident».

    Devant les gilles de l’usine de Codolet, rien sinon le ballet des pompiers et des agents du CEA ne laisse présager qu’un accident est survenu car aucune fumée ne se dégage du bâtiment. «On a dû rester enfermés dans nos locaux. On a été vite informés qu’il n y avait aucune fuite» radioactive, témoigne Cedric, employé d une entreprise de sous traitance électrique.

    Ce n’est pas la première fois qu’un incident survient à Marcoule. En mars 2009, un incident de «niveau 2» (sur une échelle qui en compte 7) s’était produit à l’installation nucléaire Melox d’Areva, rapportait L’Express. A l’occasion d’une opération exceptionnelle, une masse de matière fissile avait été introduite dans l’usine et cette matière avait provoqué un dépassement de la «limite de sûreté-criticité», c’est à dire le démarrage d’une réaction nucléaire non contrôlée .

  • DIANE ღ dit :

    Merci pour ce lien , il est tout ce qu’il y a de plus complet , les textes savamment élaborés , très beau ce billet ! et beaucoup de choses dans les commentaires aussi , beaucoup d’informations ici , arriverons nous un jour à faire se lever la lumière ? celle qui est en nous , celle que cet univers en son origine nous a été donné ! Bises Néo !

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Diane 😉

      Merci à Toi de Suivre le Fil ,
      Fragile est l’Une en ses Atomes ,
      Ces Commentaires Nouent Filigranes ,
      Font Actes en Soi , de faits Tangibles ,
      Sur l’Onde du Temps , aux Actes des Hommes ,
      ~
      Changer à l’Hors demande en l’Âge ,
      D’ouvrir l’Esprit vers son Vivant ,
      Faire en Conscience , Par son Sillage ,
      Le Choix de l’Une pour ses Enfants.
      ~
      Au Fond des Choses , Rien nous Oblige ,
      A Consommer sans la Matière ,
      C’est Dans ce Choix qu’une Ronde se Fige ,
      Quand Chacun Vend sans Savoir Faire .
      ~
      Il est Grand Temps pour l’Aurifère ,
      De Décroisser naturellement .
      Pour Voir Dormir le Nucléaire ,
      Avant qu’un Drame nous ôtes le Chant .
      ~
      NéO~

      Becs de Mère 😉

  • mu64 dit :

    Oui très beau billet.

    Faire lever la lumière qui est en nous, pas facile avec les ténèbres alentours.
    Mais toujours possible,tant que nous conservons l’étincelle.

    Becs fluorescents.

    Amitiés.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Mu ,

      En Lumière d’une est un Âge d’Hors ,
      Celui d’un Monde où Quatre Eclats ,
      Brillent à Nouveau quand Vient l’Aurore ,
      D’une Onde à Même de Donner Voie.
      Mieux Vaut dès l’Hors Changer Avant ,
      Porter bien Haut son Point de Vue ,
      Qu’attendre en Corps un Contre Temps ,
      Et dire en Peine , non Jamais Plus .
      NéO~

      Toi qui la Porte , Veille la bien ,
      Fais en Sorte que nul n’éteint Celle .

      Becs de Merlin 🙂

  • Drenagoram dit :

    En Direct de Fukushima , Un Blog amenant une Autre Voie :

    http://fukushima.over-blog.fr/

  • Drenagoram dit :

    Le typhon Roke traverse le Japon: six morts

    Publié le 21-09-11 à 18:50 Modifié à 18:46

    TOKYO (AP) — Le typhon Roke a traversé mercredi le Japon, faisant six morts et disparus dans le centre du pays, avant d’atteindre la région de Fukushima (nord-est) sinistrée par le tsunami du 11 mars.

    Selon la police, six personnes sont mortes et portées disparues dans le sud et le centre du pays, vraisemblement emportées par des cours d’eau en crue. Le typhon, accompagné de vents soutenus de 160km/h et de pluies diluviennes, a touché terre mercredi en début d’après-midi près d’Hamamatsu, à environ 200km à l’ouest de Tokyo.

    Le typhon est passé sur la capitale dans la soirée puis a atteint le nord-est du pays, où se trouve la centrale nucléaire de Fukushima accidentée après le séisme et le tsunami du 11 mars. Selon un porte-parole de Tepco, l’exploitant de la centrale, l’ouragan n’a pas fait de dégâts supplémentaires. « Le pire semble être passé », a déclaré Takeo Iwamoto, le porte-parole.

    Mais d’après Junichi Matsumoto, un autre porte-parole, les techniciens de la centrale surveillaient attentivement le niveau des bassins de rétention de l’eau contaminée, ayant servi au refroidissement des réacteurs. « Les niveaux d’eau contaminée ont monté, et nous surveillons cela très attentivement pour faire en sorte qu’elle reste là » et ne déborde pas, a-t-il ajouté.

    Roke, selon l’Agence météorologique japonaise, se déplaçait vers le nord-est à 70km/h et se trouvait tôt jeudi matin (mercredi en fin d’après-midi en France) en Mer du Japon.

    Le typhon a provoqué de nombreuses inondations et des dégâts matériels dans la préfecture d’Aichi (centre), selon les autorités locales. Plusieurs centaines de vols ont été annulés et le trafic ferroviaire a été temporairement interrompu à Tokyo, où des arbres ont été arrachés dans certains quartiers. AP

  • Drenagoram dit :

    EDF commande 44 générateurs à Areva

    avec Reuters Mis à jour le 28/09/2011 à 18:01 | publié le 28/09/2011 à 18:01

    EDF a annoncé mercredi une commande de 44 générateurs de vapeur destinés aux centrales nucléaires françaises de 1300 Megawatts.

    Areva et le groupe américain Westinghouse se voient attribuer respectivement la fourniture de 32 et de 12 générateurs pour un montant total de plus de 1,5 milliard d’euros, précise EDF dans un communiqué.

  • Drenagoram dit :

    Explosion/Marcoule: la justice saisie

    AFP Publié le 30/09/2011 à 16:38

    La Criirad a annoncé aujourd’hui qu’elle allait saisir la justice après l’explosion mortelle d’un four mi-septembre sur le site nucléaire de Marcoule, dénonçant des « chiffres erronés, voire mensongers » sur la radioactivité initialement annoncée des déchets contenus dans le four. Selon un communiqué publié hier par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ses vérifications ont démontré que le four contenait près de 500 fois plus de radioactivité que l’exploitant, une filiale d’EDF, ne l’avait déclaré initialement.

    Selon l’ASN, qui a demandé à l’exploitant « des explications sur les raisons de cette sous-évaluation », le four contenait une charge d’environ 4 tonnes de métal pour une activité de l’ordre de 30 MBq (mégabecquerels) et non de 63 kBq (kilobecquerels).
    Ce « constat est particulièrement préoccupant », estime la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). « L’instruction devra déterminer si la sous-évaluation de l’activité des déchets relève d’une action délibérée de l’exploitant ou d’un défaut de maîtrise des substances radioactives qu’il met en oeuvre », ajoute la Criirad.

    L’association a « décidé d’inscrire le dépôt d’une plainte en justice à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration », le 14 octobre, afin de « s’assurer que toutes les responsabilités sont bien recherchées et établies ».

    L’explosion qui avait fait un mort et quatre blessés le 12 septembre, dans l’installation Centraco à Codolet (Gard), près du site nucléaire de Marcoule, a été classée jeudi par l’ASN au niveau 1 (sur 7) de l’échelle internationale des événements nucléaires (INES).

    Selon l’ASN, « les enjeux strictement radiologiques de cet événement sont limités » mais il s’agit d’un « accident industriel grave en raison de ses conséquences humaines ».

    Les quatre blessés, dont un grave toujours hospitalisé en région parisienne, ne présentaient aucune trace de contamination radioactive, selon l’ASN, qui souligne l’absence d’impact radiologique sur les populations et l’environnement.

  • Drenagoram dit :

    L’enfer des cobayes humains du nucléaire

    Entre 1960 et 1996, la France a effectué 210 essais nucléaires au Sahara et en Polynésie, exposant aux radiations des militaires et des civils pour en mesurer l’impact sanitaire. Les victimes peinent à être reconnues.

    Entre le 13 février 1960 et le 27 janvier 1996, la France a effectué 210 essais nucléaires, dans le Sahara algérien d’abord, puis en Polynésie (Pacifique Sud), mobilisant au total 150000 personnes. « Au nom de la grandeur de la République, on a mis en danger des militaires de carrière, des appelés, des scientifiques et des techniciens, mais aussi des populations locales », dénonce le journaliste et réalisateur Jean-Philippe Desbordes, qui a enquêté pendant quinze ans sur le sujet. Dans un récent ouvrage sur « Les cobayes de l’apocalypse nucléaire »1, qui repose sur des témoignages accablants de vétérans et des rapports secrets, il met en lumière les dissimulations et falsifications d’un Etat qui a toujours cherché à minimiser les faits.

    Lien vers l’Article :

    http://www.tsr.ch/docs/histoire-vivante/a-lire/3488322.html/BINARY/li_2011-10-07_hv_08_hv_0.pdf

  • Drenagoram dit :

    Fukushima: le réacteur 1 est recouvert
    AFP Publié le 28/10/2011 à 13:55

    L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé aujourd’hui avoir achevé les travaux de couverture du réacteur 1, afin de limiter les rejets radioactifs.

    Par ailleurs, un comité d’experts mandatés par le gouvernement a compilé un rapport d’étape selon lequel il faudra 30 ans ou plus pour démanteler les réacteurs 1 à 4 du complexe atomique.

    Les techniciens ont oeuvré masqués et en combinaisons spéciales pendant plus de cinq mois pour mettre en place une structure et des panneaux reconstituant quasiment, dans un matériau différent, le bâtiment qui a été soufflé en mars par une explosion due à l’accumulation d’hydrogène au-dessus du réacteur.

    Cette nouvelle couverture doit permettre de maîtriser la dispersion de particules radioactives, selon la compagnie. Il s’agit d’une nouvelle avancée importante dans le but d’atteindre la situation stable dite « d’arrêt à froid » prévue d’ici à la fin de l’année ou en janvier.

    Il faudra ensuite plus de trente ans pour démanteler le site, selon les estimations d’un comité de spécialistes réunis par le gouvernement.

  • Drenagoram dit :

    Iode radioactif : la fuite identifiée en Hongrie

    Publié le 17/11/2011 à 14:42

    L’origine des mystérieux rejets d’iode radioactif 131 détectés en Europe, notamment en France, vient d’être identifiée. Il s’agit de l’Insititut des isotopes de Budapest spécialisé dans la fabrication de produits radioactifs à usage pharmaceutique révèle l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un communiqué. La fuite a démarré le 8 septembre et n’a été stoppée qu’hier.

  • Drenagoram dit :

    Le lourd enjeu des emplois du nucléaire

    Par Marie Bartnik Mis à jour le 18/11/2011 à 16:26 | publié le 18/11/2011 à 16:10

    Un site de l’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, dans la Meuse. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

    Environ 100.000 emplois dépendent directement de la filière nucléaire. Le PS et Europe Ecologie Les Verts assurent que la transition vers les énergies renouvelables se fera à effectifs constants.

    L’avenir de la filière nucléaire n’a pas fini de diviser. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti socialiste se sont, malgré quelques ratés, mis d’accord jeudi sur un scénario de transition, qui prévoit une baisse de la part du nucléaire dans la production énergétique de 75% à 50% d’ici à 2025. Le recours au combustible Mox, très contesté par les écologistes pour sa toxicité et actuellement utilisé par une vingtaine de centrales françaises, se réduira aussi progressivement.

    Outre les vives réactions de membres du gouvernement et de la majorité, plusieurs syndicats se sont émus jeudi des conséquences de ce scénario sur l’emploi. Pour la Fédération Force Ouvrière Énergie mines, ce nouvel accord «inquiète au plus haut point les salariés du secteur». La CFTC, de son côté, a déploré que «l’avenir de la filière ne soit envisagé que comme une longue et interminable fin». Les deux syndicats s’accordent pour critiquer un scénario élaboré «sans concertation» avec les acteurs concernés.

    Le sort du nucléaire est un sujet d’autant plus sensible que la filière pèse lourd, socialement et économiquement. Selon la World nuclear association, la France est le premier exportateur net d’électricité au monde grâce à sa production nucléaire. Elle en tire chaque année trois milliards d’euros à l’export. La valeur ajoutée totale produite par le nucléaire serait au total de plus de 12 milliards d’euros, et contribuerait pour 0,71% au PIB français.

    Un million d’emplois menacés selon EDF
    En termes d’emplois aussi, la filière nucléaire est un poids lourd. EDF, Areva, le CEA et leurs sous-traitants embauchent directement entre 100.000 et 125.000 personnes selon les estimations, soit un peu moins de 4% de l’emploi industriel en France. Selon une étude de PricewaterhouseCoopers (Pwc), réalisée «de façon indépendante» pour Areva en mai dernier, les quelques mille fournisseurs des trois mastodontes abritent environ la moitié de ces emplois. Le cabinet de conseil évalue aussi les emplois «indirectement» induits par le nucléaire à 114.000 postes supplémentaires.

    Alors que le débat sur une sortie du nucléaire enfle dans le cadre de la campagne présidentielle, les grands acteurs de la filière sont montés au créneau. Dans le Parisien Aujourd’hui en France en début de semaine, le PDG d’EDF, Henri Proglio, faisait valoir qu’une telle hypothèse mettrait en péril un million d’emplois. Un chiffre obtenu en ajoutant les emplois directs, indirects et induits par le nucléaire selon Pwc (410.000 postes), à ceux générés par les entreprises gourmandes en énergie (500.000 selon Henri Proglio), ainsi qu’aux emplois que la filière espère créer à l’avenir en se développant.

    Un travail d’estimation à réaliser
    Autant de «mensonges objectivement indéfendables», se sont insurgé les écologistes. Ils font valoir que la transition vers les énergies renouvelables «créera bien plus d’emplois qu’elle n’en détruira». Un rapport du Conseil d’analyse stratégique (CAS) paru l’année dernière évaluait à 440.000 le nombre d’emplois directs potentiellement induits par le verdissement de l’économie. En Allemagne, le secteur a d’ores et déjà généré quelques 370.000 emplois directs et indirects précise EELV. Le transfert des employés du nucléaire vers la filière énergies vertes serait par ailleurs facilité par les départs à la retraite massifs qui devraient intervenir d’ici 2020.

    «Certains métiers de base, des techniciens ou des ingénieurs généralistes, peuvent effectivement passer du secteur du nucléaire à celui des énergies renouvelables, estime Dominique Auverlot, du Conseil d’Analyse stratégique. Mais dans quelle mesure, nous n’en savons rien. Le travail d’estimation de l’impact sur l’emploi d’une sortie, même partielle, du nucléaire reste à réaliser. Il est d’autant plus difficile à faire qu’il nous faut encore savoir par quel mix énergétique remplacer la production actuelle».

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : 40 ans de travaux pour le démantèlement de la centrale
    Créé le 21-12-2011 à 06h58 – Mis à jour à 11h33

    Par Le Nouvel Observateur avec AFP

    L’état désastreux de la centrale a conduit le gouvernement à définir ce nouvel échéancier.
    Réagir


    Goshi Hosono, le ministre japonais de l’Environnement, le 4 novembre 2011 Itsuo Inouye/AP/SIPA

    Le gouvernement japonais a présenté mercredi 21 décembre un nouvel échéancier de travaux pour la centrale accidentée de Fukushima prévoyant un démantèlement s’étalant sur une durée de 40 ans, compte tenu de l’état désastreux du site et des techniques nouvelles nécessaires.

    « Le travail se fera en plusieurs étapes », a expliqué Goshi Hosono, ministre de l’Environnement chargé de l’accident, lors d’une conférence de presse.

    Le retrait du combustible usé des piscines de désactivation devrait débuter dans environ deux ans et durer plusieurs années, délai durant lequel seront également renforcés les systèmes de refroidissement pour les réacteurs et piscines ainsi que les diverses installations.

    Techniques nouvelles
    L’extraction du combustible fondu dans les réacteurs 1 à 3 sera quant à lui mis en oeuvre dans dix ans, et durera plus de deux décennies.

    Dans les deux cas des techniques nouvelles seront nécessaires, a souligné M. Hosono, la situation à Fukushima étant inédite, avec des bâtiments détruits, un niveau de radioactivité élevé et du combustible tombé en tout ou partie sur le plancher de béton de l’enceinte de confinement dans trois réacteurs sur les six du complexe.

    Le démantèlement de ce site ravagé par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est de l’archipel ne sera en conséquence pas achevé avant environ 40 ans, prévoit l’Etat.

    « Nous devons effectuer ces travaux en évitant de générer de nouveaux risques », a pour sa part insisté le ministre de l’Industrie, Yukio Edano.

    Le gouvernement japonais avait décrété vendredi dernier l’état d’arrêt à froid des réacteurs accidentés de la centrale de Fukushima, une étape importante qui marque la stabilisation du site et ouvre la période de préparation du démantèlement.

    L’état d’arrêt à froid, qui signifie le maintien de la température à l’intérieur des réacteurs sous 100 degrés Celsius et le contrôle des émissions radioactives, était un des objectifs clefs de « l’étape 2 du plan de travail » établi par la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) dans le but de venir à bout de cette catastrophe.

    Parallèlement au démantèlement progressif, les autorités vont devoir s’occuper des alentours contaminés et de la population évacuée.

    Source

  • Einna/Annie Fileiros dit :

    Je suis passée sur ce sujet. Merci d’avoir donné le lien Néo. Très bel article même s’il fait froid dans le dos. Et pourtant si réaliste. Beaucoup se posent la question : qu’allons nous laisser aux générations futures ? L’homme continuera à détruire…
    J’aimerais avoir le pouvoir de changer d’époque et vivre comme le faisaient les anciens. Eux savaient respecter la nature. Ils ne prenaient ce qui était nécessaire pour leur survie.
    L’homme moderne ne respecte plus rien. Il veut toujours plus. Nous allons, cela est sur, vers une catastrophe.
    Si quelqu’un a une solution, qu’il le dise…A mon avis il n’y a pas de retour possible.
    Merci mon ami. Continue à m’envoyer des liens sur tes nouveaux sujets car je ne reçois plus de messages pour me le signaler.
    Bien à toi ! Bises et bonnes fêtes de fin d’année.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Annie ,

      Merci d’Abord de Réfléchir en Âge de Faire ,
      Faire la Lumière de l’Etat à Bord ,
      A Bord de l’Une c’est la Matière ,
      La Matière donne l’envie à Torts.
      ~
      Tout le Progrès vient de l’Energie ,
      Sans elle c’est le Retour de l’Âge de Pierre ,
      Elle est la Source de bien des Vies ,
      Nul ne maîtrise son Savoir Faire.
      ~
      Le Monde Entier Tourne à l’Envers ,
      Sa Dépendance Multipliée ,
      Accroit sans Cesse ses Maux en Vert ,
      Toute la Balance penche d’un Coté ,
      Personne en Soi ne Défend Mère.
      ~
      Tant d’Intérêts sont Mis au Feu ,
      Produire devient le Maître Maux ,
      L’Avenir étant devenu Hors Jeu ,
      Biens du Plaisir nous rendent Sots.
      ~
      Maintenant la Roue s’en va Tourner ,
      J’aimerais bien voir qui d’entre Nous ,
      Au Fil du Temps peut Discerner ,
      Un Brin de Conscience dans le Rendez Vous ,
      Que Toute la Science peut nous Donner.
      ~
      L’Âge de Faire est celui d’une Lumière ,
      Chaque Année la Laisse Filer ,
      Demain est Fait des Actes d’Hiers ,
      Les Bonnes Paroles sont surannées.
      ~
      NéO~

  • domica25 dit :

    Merci pour ce beau récapitulatif Néo !
    ………………………..&……………………….

    Becs des étoiles !

    *DoMica*

    • Drenagoram dit :

      Merci Domi d’être de la Fête ,
      En Âge de Faire prends du bon Temps ,
      C’est là le Voeu que l’Onde te Souhaite ,
      Tout Faire à l’Hors de son Vivant.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs des Toiles 🙂

  • marie-ne dit :

    Bonsoir NéO,
    En passant te faire 2012 Becs, je te déposes un lien, j’espère que tu penseras qu’il peut avoir sa place Ici, je ne me poses pas plus de question, tu n’auras qu’à Voir par Toi même.
    A regarder l’Esprit Ouvert,
    http://www.inexplique-endebat.com/article-le-secret-humain-la-loi-de-l-attraction-50420142-comments.html

    Voilà c’est Tout, et Tellement en même Temps.
    Gros Becs de Soie sur Ton Coeur de Toi.
    Sois Bien, et Tous (es) ceux que tu Aimes aussi.
    ….
    (.)

  • Drenagoram dit :

    Merci Marie~Ne pour le Lien ,
    Je le Lirais tête reposé ,
    A tout bientôt en beaux Chemins ,
    Je sais tes pas aller d’Orées.
    ~
    NéO~
    ~
    A Faire deux Becs .

    • marie-ne dit :

      Bonsoir NéO,
      bon ce sera plus simple alors je te colles ce que j’avais mis en commentaire sur un billet que j’avais fait suivre de galaxien, sur le pouvoir des émotions, et afin de préciser ce qui me semble important dans cette vidéo sur l’attraction.

      Dans cette vidéos de l’attraction, ce qui m’intéresse vraiment, c’est le mouvement des pensées, et surtout ressentir, car il est vrai que quand on regarde le monde, on voit bien qu’il est négatif, les gens rabache leur soucis, plutôt que de mettre en avant leur bonheur. J’ai toujours senti qu’il était nécessaire, comme un besoin innée d’avoir conscience de tout ce Beau qui nous entoure, tout en étant conscient que le laid est là aussi, ce secret de l’attraction me semble un bon moyen, pour faire évoluer la mentalité humaine, j’espère que dans les années qui suivront, l’humanité aura conscience des pouvoirs de l’esprit, et surtout combien il est nécessaire de se sentir bien. Nous avons tous (es) des pb ou des difficultés, des pertes qui nous font mal, des maladies, mais nous avons tellement de bonheur à voir aussi, un sourire, un paysage, un partage, …
      Dans cette vidéo, je trouve que l’essentiel a mettre en avant, c’est le pouvoir de l’esprit, des pensées qui nous amènent à Ressentir.. il est évident que le coté tape à l’oeil de la vidéo, va surement refroidir des gens, c’est dommage, qu’il soit autant dit, pouvoir, richesse… mais bon, je passe au dessus.. et j’ose espérer qu’il y aura des gens ouverts qui verront combien il est important de savoir que l’attraction est bien réelle.. et ce dans tout l’univers.
      Je n’ai pas été épargnée, par les galères, et que si je cause de ceci, et m’y suis arrétée avec un Grand Bonheur, c’est parce que j’ai Conscience qu’il n’y a pas qu’elles, dans La Vie.
      Merci encore galaxien, Je pense et Ressens Tellement fort, le bonheur immense que nous aurions Tous et Toutes à prendre Pleinement Conscience comme il est Bon de Ressentir avec des Yeux Grandement écarquillés Toutes les Merveilles de notre Belle Planète, de l’Univers, et de Tous les Bienfaits du Partage envers le Vivant. Qu’enfin les générations qui viennent puissent voir les Essentiels!!!

      La Chose Importante (à mes yeux) à retirer de ce documentaire, sur la loi d’attraction, c’est que lorsqu’on a des Pensées, qu’elles soient positives ou négatives, elles nous amènent à ressentir des émotions, qui par la loi de l’attraction peuvent se réaliser, autant dans le négatif que dans le positif.
      L’important n’est pas le pouvoir l’argent ou la possession, mais vraiment le fait de savoir que cette loi de l’attraction existe!

      ______________

      des Becs Frère de L’Une. 🙂

      • Drenagoram dit :

        Je suis d’Accord avec toi Mari~Ne ,
        Nos Emotions nous donnent Vie ,
        Je dirais Même qu’elles nous Destine ,
        A Percevoir Toute sa Magie 🙂
        ~
        NéO~
        ~
        Becs Yellow Sub Marie~Ne

  • Drenagoram dit :

    Les centrales nucléaires françaises sont toutes suffisamment sûres pour poursuivre leur activité (ASN)

    Avec Reuters Mis à jour le 03/01/2012 à 11:46 | publié le 03/01/2012 à 11:39

    La sûreté des centrales nucléaires françaises est suffisante pour qu’elles puissent toutes poursuivre leur activité, même si des investissements sont nécessaires pour prévenir des situations « extrêmes », annonce l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
    Le gouvernement avait chargé l’ASN d’un audit de sécurité des 58 réacteurs nucléaires français, après la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon en mars.

    Source

    • marie-ne dit :

      heu quant à cet article que tu fais suivre, sur la sécurité des centrales nucléaires en France, là j’ai un gros doute, 😉 on peut toujours dire qu’elles sont sécurisées, et on dira quoi quand elles exploseront??
      Le Nucléaire, est un danger! (à mon avis..)

      • Drenagoram dit :

        Ma Foi au Moins autant nous dire ,
        Certaines d’entre elles sont trop désuètes ,
        Au Fil du Temps ,quitte à Mentir ,
        Prétexter un Problème quelconque.
        Malheureusement c’est là le Pire ,
        Il semblerait que ce soit la Fête ,
        Tout va Très bien mesdames messires ,
        Pour l’Avenir je vous dis Donc ,
        Quelques Milliards vont Rafraichir ,
        Toutes les Centrales tombant en Miettes.
        ~
        NéO~
        ~
        Et ça continue encore et encore ,
        L’Atome engloutit le Budget du Trésor

      • marie-ne dit :

        Ben oui, et puis on cause pas des déchets… heing?? bah un moindre maux pour les descendants… bah tous on s’en fiche, c’est pas maintenant..
        heu c’est de l’ironie, évidemment, au cas où, on m’aurait pas compris. 🙂

        Il ferait bien oui, de prétexter un mal quelconque plutôt que de dire que tout baigne, mais bon, pour certains (es) ça baigne quand même, quand l’Atome devient de l’Or.

        Bye du soir, à bientôt NéO.
        Merci pour les Infos.

      • Drenagoram dit :

        50 milliards pour prolonger les centrales jusqu’à 60 ans

        Par Frédéric De Monicault Mis à jour le 03/01/2012 à 20:35 | publié le 03/01/2012 à 18:23

        La centrale nucléaire de Fessenheim. Crédits photo : FREDERICK FLORIN/AFP

        La France va devoir investir, en plus des quarante milliards d’euros déjà budgétés, environ dix milliards dans ses centrales nucléaires pour en améliorer la sûreté.

        «Je n’imagine pas que les milliards d’euros nécessaires pour augmenter la sécurité du parc de centrales d’EDF n’aient pas une traduction sur son prix de revient.» Ce mardi, à Paris, au siège de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), son président, André-Claude Lacoste, a fermement indiqué que l’atome civil en France, après la catastrophe de Fukushima, coûterait à terme beaucoup plus cher. Ces sommes supplémentaires découleront directement de la série de préconisations faites par l’ASN dans le cadre des fameux «stress tests», cette revue complète des installations nucléaires en France. Très attendu, le rapport présenté hier par l’ASN liste de nombreux foyers d’amélioration.

        Peut-on, d’ores et déjà, chiffrer ce surcoût? Pour prolonger les 19 centrales et 58 réacteurs actuels jusqu’à 60 ans, EDF a budgété quelque 40 milliards d’euros. Cela, c’était avant le séisme au Japon. A la lumière des travaux de l’ASN, EDF estime qu’il faudra environ 10 milliards d’euros supplémentaires pour réaliser les renforcements – matériels et humains – demandés par l’ASN. Cela porte donc à 50 milliards d’euros le montant nécessaire pour assurer la pérennité du parc.

        A l’heure actuelle, EDF consacre environ deux milliards d’euros par an pour assurer la maintenance de ses centrales. A l’horizon de 2015, cette somme passera à 4 milliards car la plupart des centrales, âgées entre 20 et 30 ans, nécessitent des travaux de révision plus importants.

        Source

  • marie-ne dit :

    Ouhai j’avais pas vu ce que tu avais rajouté, j’ai sauté de chez un contact où tu avais laissé le lien de ton article, l’âge de faire » à ici,
    ben voilà, tout va très bien mme la marquise, (humour noir) ya des biftons à dépenser et à gagner, bah regardons pas trop loin du bout du nez… pffft, j’ai fais suivre.
    Bien sur, qu’il est mieux de les entretenir que de les voir péter, mais sérieux, on ferait mieux de prendre ce fric pour trouver d’autres solutions car à court terme ça va être un puits sans fond.
    becs Naturels

    • Drenagoram dit :

      Toujours des Fonds pour ce Puits , Depuis le Temps c’est ça l’Ennui ,
      La Nuit Détend mais pas celle Ci , Le Coeur d’Atomes a des Soucis ,
      Il nous demande Mille et une Vies , pour satisfaire son appétit 😦
      ~
      Sans Compter qu’un Jour ou l’Autre , l’Imprévu s’en vient Hélas ,
      Faire la Morale en Laissant Traçes , Auprès de ces Fervents Apotres ,
      Comme au Japon Où Tant des Notres , Militent chaque Jour pour changer de « Classe ».
      ~
      NéO~
      ~
      Becs de Source

  • Drenagoram dit :

    Fuite d’eau radioactive à Fukushima

    AFP Publié le 01/02/2012 à 16:25

    Quelque 8,5 tonnes d’eau radioactive ont fui d’un réacteur de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi, endommagée par un séisme et un tsunami en mars 2011, mais sans que le liquide ne quitte l’enceinte du réacteur, a rapporté aujourd’hui l’agence Kyodo News.

    L’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Company (Tepco) a indiqué que la fuite avait eu lieu dans le réacteur numéro 4 après qu’un tuyau connecté au réacteur se fût décroché, selon l’agence de presse japonaise. La voie d’eau a été découverte mardi soir et a pu être colmatée rapidement, a ajouté Kyodo.

    Déclenché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, l’accident de la centrale Fukushima Daiichi, où une vague géante a déclenché la fusion partielle du combustible, a constitué le pire désastre nucléaire depuis celui de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986. Le lendemain du séisme, un premier réacteur avait explosé, causant l’effondrement du toit du bâtiment. Le 14 mars, le réacteur 3 avait connu le même sort, puis, le 15 mars, un incendie s’était déclenché au niveau du réacteur 4.

    L’opérateur de la centrale, Tepco, avait fait déverser des tonnes d’eau de mer puis d’eau douce pour stopper la fusion des barres de combustible. Les environs, mais aussi les eaux, l’air et donc les aliments cultivés dans une large zone au Japon ont alors été contaminés. Une zone d’évacuation, devenue depuis zone interdite, a été décrétée à 20 kilomètres à la ronde et des dizaines de milliers de personnes des environs ont été évacuées.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Suisse

    Arrêt d’urgence de la centrale de Mühleberg
    08.02.2012 – 16:36 – mise à jour: 17:12

    La centrale de Mühleberg, dans le canton de Berne, a été mise en service en 1972. [Martin Ruetschi – Keystone]
    Le réacteur de la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) a été arrêté automatiquement mercredi après un arrêt du système d’alimentation en eau. Les Forces motrices bernoises (FMB) ont déclaré qu’aucune radioactivité n’avait été libérée.
    « Le réacteur est dans un état sûr », a souligné l’exploitant dans un communiqué. L’installation pourra redémarrer dès que l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) aura donné son accord. Le feu vert pourrait intervenir en début de soirée. L’IFSN a été immédiatement informée de l’arrêt du réacteur.

    C’est une mesure effectuée dans le cadre d’un examen périodique qui a provoqué un arrêt du système d’eau d’alimentation. Cela a immédiatement entraîné l’arrêt automatique du réacteur.

    ats/hof

  • Solange dit :

    C’était en 2010… Je n’ai pas encore toues les clefs pour entrer dans tout ton univers. Je découvre donc petit à petit. Beau développement en tout cas, en images et en poésie.
    ton âge de faire bien que plus poétique est dans le même esprit que le petit âge de faire qui arrive chaque mois dans ma boîte à lettres. Tu peux le découvrir sur le net, mais si cela te fait plaisir je peux aussi t’en envoyer un exemplaire papier.
    Amitiés. Solange.

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Solange ,

      En Âge de Faire depuis Longtemps ,
      Il me manquait les Clefs de l’Une ,
      Pour Voir le Monde de mon Vivant ,
      A la Lumière d’une Sage Fortune.
      ~
      Son Aurifère Naturellement ,
      Donne le La au Fil de l’Ere ,
      Le Nucléaire à Bout Portant ,
      Apporte la Mort en Millénaire
      ~
      L’Âge d’Hors des Civilisations ,
      N’est pas la Pointe des Pyramides ,
      Elle est la Base de Chaque Action ,
      Nouant pour Mère des Liens Solides.
      ~
      L’Histoire est Faite de ces Empires ,
      Régnant en Maitres du Savoir ,
      Chacun par Cycles peut se Souvenir ,
      D’Avoir en l’Être perdu Mémoires.
      ~
      Pourtant ce Siécle autant Moderne ,
      Connait la Science et vit d’Argent ,
      Combien de Nous Seulement Discerne ?
      Que Rien ne Dure Eternellement.
      ~
      Au Lieu de Faire pour nos Prochains ,
      Un Monde à Même de Perdurer ,
      Les Passagers Prennent le Train ,
      Sans Rien Changer en Destinés.
      ~
      Oser à l’Hors un Choix Contraire ,
      C’est Ouvrir l’Oeil sur l’Entrourage ,
      Si celà ne va pas à bord de Mère ,
      Prendre à Deux Mains son Court Âge.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs Imagés 😉

  • Drenagoram dit :

    L’Amérique lance sa première ­centrale nucléaire en 30 ans

    Par , Fabrice Nodé-Langlois Mis à jour le 09/02/2012 à 23:24 | publié le 09/02/2012 à 21:21


    La centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie, où un réacteur nucléaire avait partiellement fondu. Crédits photo : © Jonathan Ernst / Reuters/REUTERS

    La relance du nucléaire annoncée dans les années 2000 avait été freinée par l’accident de Fukushima et par l’essor spectaculaire des gaz de schiste.

    Une première depuis trente ans! L’électricien américain Southern Company a annoncé jeudi soir qu’il allait lancer la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires sur le site de la centrale de ­Vogtle en Géorgie. Le gendarme nucléaire américain, la NRC, a en effet accordé son feu vert, ultime étape d’un processus administratif entamé en 2005. L’attribution de cette licence intervient onze mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima et à un moment où, de l’avis de la plupart des experts américains, le prix du gaz historiquement bas aux États-Unis, grâce à l’abondance des gaz de schiste, rend incertaine la rentabilité de la construction et de l’exploitation d’une centrale atomique. Thomas Fanning, le PDG de la compagnie Southern, espère que les deux nouveaux réacteurs de 1100 mégawatts chacun seront respectivement opérationnels en 2016 et 2017. Ils alimenteront 1 million de foyers. Le chantier représente un investissement de 14 milliards de dollars (10,6 milliards d’euros).

    Southern a choisi de longue date le réacteur AP1000 conçu par l’américain Westing­house, désormais contrôlé par le géant japonais Toshiba. Si les dernières centrales nucléaires américaines sont entrées en service en 1996, la NRC n’avait pas attribué de licence depuis 1978, l’année précédant l’accident de Three Mile Island en Pennsylvanie, où un réacteur nucléaire avait partiellement fondu, sans faire de victimes. La relance du nucléaire annoncée dans les années 2000 a été freinée sous l’effet conjugué de l’accident de Fukushima en 2011 et de l’essor spectaculaire des gaz de schiste qui ont fait des États-Unis, en l’espace de trois ans, un pays exportateur de gaz naturel.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Sarkozy veut prolonger la vie des centrales nucléaires

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 12/02/2012 à 16:24 | publié le 12/02/2012 à 13:00

    La centrale nucléaire de Cattenom, près de Thionville. Crédits photo : VINCENT KESSLER/REUTERS

    Le président a demandé aux opérateurs du parc de se tenir prêts à allonger la durée de vie de leurs centrales, a déclaré le ministre de l’Industrie Éric Besson.

    La durée de vie des centrales nucléaires devra être portée au-delà de 40 ans. Telle est la volonté de Nicolas Sarkozy, a annoncé le ministre de l’Industrie, Éric Besson. «Le président a décidé de demander à tous les opérateurs de se mettre en situation de pouvoir prolonger la durée de vie de nos réacteurs», a-t-il expliqué lors du Grand Rendez-vous Europe 1/i>télé/Le Parisien.

    «Cela veut dire de procéder à tous les efforts de maintenance, de recherche des plus hauts standards de sécurité et de sûreté, pour faire en sorte que ce parc puisse être prolongé», a-t-il ajouté. «La décision est prise», a insisté le ministre. «Cela ne veut pas dire que cela se fera mécaniquement puisque c’est ensuite l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)» qui doit prendre in fine la décision, a-t-il précisé. L’ASN étudiera chacun des réacteurs et donnera son feu vert au cas par cas.

    Un rapport commandé par Éric Besson, à paraître lundi, devrait mettre en garde contre les conséquences d’une réduction de la part du nucléaire et prôner la prolongation du parc nucléaire français. Cela se fera en poursuivant le développement des réacteurs de troisième génération EPR (1600 mégawatts), des Atmea de moyenne puissance (1000 mégawatts) produits avec la Chine et la Russie ainsi que de plus petites unités (300 mégawatts).

    Entre 680 et 860 millions d’euros par réacteur
    Pour le ministre de l’Industrie, le prolongement de la durée de vie des centrales existantes est la meilleure solution, notamment d’un point de vue économique. Selon lui, le nucléaire reste deux fois moins cher que l’énergie éolienne et cinq fois moins que le solaire. D’autre part, EDF estime que la prolongation de la durée de fonctionnement de ses centrales coûterait de 680 à 860 millions d’euros par réacteur. La construction d’un réacteur de nouvelle génération d’Areva coûterait par comparaison environ cinq milliards d’euros par réacteur.

    Les autres scenarii provoqueraient «des conséquences inéluctables», a insisté Éric Besson, comme «l’augmentation du prix de l’électricité» et une «destruction d’emplois», «150.000» directs, de «300.000 à 400.000» indirects. Sans compter les «2 millions d’emplois» industriels «potentiels» qui selon le ministre, «peuvent être impactés».

    Quant à réduire la part du nucléaire de 75% à 50% dans le mix énergétique français, comme le propose le candidat socialiste François Hollande, c’est «irresponsable», critique Éric Besson. Dans une version provisoire, cela entraînerait en effet en 2030 par une baisse de 0,6% du PIB. L’UMP souhaite le maintien à 75% de la part du nucléaire dans la production d’électricité française.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Fukushima : l’évacuation de Tokyo a été envisagée

    Par Isabelle de Foucaud Mis à jour le 28/02/2012 à 13:18 | publié le 28/02/2012 à 13:13

    D’après un rapport d’enquête, Tepco a cherché, au pire de la crise, à évacuer le site atomique où ses employés tentaient de maîtriser le désastre. C’est le premier ministre Naoto Kan lui-même qui aurait forcé la société à continuer le travail sur place. Crédits photo : POOL/REUTERS
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    Le gouvernement japonais, dépassé par les évènements consécutifs à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, a travaillé secrètement sur un «scénario du pire», selon un nouveau rapport.

    Le gouvernement de Naoto Kan avait bel et bien perdu le contrôle de la situation à Fukushima, en pleine crise consécutive au tsunami du 11 mars 2011. Selon la commission d’enquête indépendante Rebuild Japan Initiative Foundation (RJIF), dont la copie d’un rapport de 400 pages a fuité ce mardi dans la presse quelques jours avant sa publication, les autorités japonaises ont envisagé un temps un «scénario du pire» qui aurait conduit à une évacuation pure et simple de Tokyo. Soit 35 millions d’habitants en incluant l’agglomération, qui se situe à 220 kilomètres au sud-ouest de la centrale accidentée. Ce rapport s’appuie notamment sur le témoignage de Yukio Edano, porte-parole du gouvernement de l’époque, qui affirme avoir travaillé sur l’hypothèse d’une «réaction en chaîne diabolique» au cas où les réacteurs nucléaires du site auraient explosé les uns après les autres. «Si cela était arrivé, c’était tout à fait logique d’en conclure que nous aurions aussi perdu Tokyo», a-t-il déclaré aux enquêteurs, selon le New York Times .

    En manque d’informations sur l’étendue de la catastrophe à Fukushime, mais soucieux d’éviter la panique générale, le gouvernement s’est efforcé de distiller des messages rassurants auprès de la population. «Nous avons vraiment frôlé de peu le scénario du pire, mais le public ne le savait pas à ce moment là», déplore Yoichi Funabashi, ancien journaliste du Asahi Shimbun et fondateur de la commission d’enquête. Ce projet secret d’évacuation de la capitale nippone, dont Reuters a obtenu une copie, a été remis au premier ministre Naoto Kan – qui a démissionné en août dernier – par Shunsuke Kondo, le président de la Japan Atomic Energy Commission, deux semaines après le tsunami. Il n’a finalement pas été dégainé. «C’était un moment crucial durant lequel je n’étais même plus sûr que le Japon pourrait encore fonctionner comme un État», avait admis Naoto Kan dans un entretien à l’agence japonaise Kyodo News , en septembre dernier.

    Tepco voulait «abandonner la centrale»
    Loin d’accabler le seul gouvernement japonais, la RJIF épingle également la société Tokyo Electric Power (Tepco), l’exploitant de la centrale de Fukushima,dont le manque de transparence durant la crise a déjà été mis en exergue dans de multiples rapports. Ses dirigeants ont d’ailleurs refusé de coopérer avec les enquêteurs de la RJIF. D’après leur étude, Tepco a cherché, au pire de la crise, à évacuer le site atomique où ses employés tentaient de maîtriser le désastre. C’est Naoto Kan lui-même qui aurait forcé l’électricien à continuer le travail en maintenant ses employés sur place. Pour les experts, sans l’insistance du premier ministre, l’accident de Fukushima aurait encore dégénéré, entraînant des conséquences encore plus catastrophiques. Ainsi conclut Yoichi Funabashi: «Naoto Kan a eu ses défauts et moments d’absence, mais sa décision de se rendre en force chez Tepco et d’insister pour que la société n’abandonne pas la centrale a sauvé le Japon.»

    Source

  • Drenagoram dit :

    Un début d’incendie stoppe un réacteur nucléaire à Penly

    Mots clés : EDF

    Par Hayat Gazzane Mis à jour le 05/04/2012 à 18:37 | publié le 05/04/2012 à 17:33 Réactions (23)


    La centrale nucléaire de Penly. Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD/AFP

    Deux départs de feu se sont déclarés dans un local, ce qui a déclenché l’alarme incendie et arrêté le réacteur de la centrale de Seine-Maritime. Les pompiers ont sécurisé le périmètre, selon EDF.

    Le début d’après-midi a été agité dans la centrale nucléaire de Penly, en Seine-Maritime. Vers 12h20, ce jeudi, une alarme incendie s’est déclenchée après un dégagement de fumée dans un local situé dans le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2. Les systèmes de sécurité se sont alors enclenchés, entraînant l’arrêt automatique du réacteur. D’après un communiqué d’EDF, «il n’y a pas de blessé et les installations sont en sécurité. L’événement n’a aucune conséquence sur l’environnement».


    Le président de la Commission locale d’information (CLI), Serge Boulanger, a précisé à l’AFP que le dégagement de fumée avait eu lieu «au niveau d’une pompe d’alimentation d’eau qui se serait mise à fumer suite à un manquement d’huile, au niveau de l’enceinte du réacteur 2». Selon lui, «il y aurait eu de la fumée mais pas de flammes». Une porte-parole de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a de son côté déclaré qu’«il y avait des petites flaques d’huile qui étaient en feu, quelques dizaines de centimètres carrés. Maintenant c’est éteint. Nous irons sur le site demain pour faire une inspection. Pour le moment, c’est considéré comme un incident».

    Les pompiers, qui sont intervenus vers 13h15 avec une dizaine de véhicules, auraient éteint deux départs de feu. «Les équipes et les moyens de la centrale ont été mobilisés et une équipe d’intervention est entrée dans le local concerné pour inspecter l’ensemble des installations et constater qu’il n’y avait pas d’autres foyers», précise EDF. «L’ASN, la préfecture de région, la sous-préfecture de Dieppe et la CLI ont été immédiatement informées de cet événement», ajoute le communiqué.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Le Japon entame l’arrêt de son dernier réacteur nucléaire

    Le Figaro.fr avec AFP Publié le 05/05/2012 à 10:26

    Le processus d’arrêt du dernier réacteur actif au Japon a débuté aujourd’hui, en vue d’une session de maintenance de plusieurs mois, réduisant à néant la part de l’énergie nucléaire dans l’électricité nippone un peu plus d’un an après la catastrophe de Fukushima.

    Hokkaido Electric Power (Hepco), l’une des neuf compagnies régionales de l’archipel, a indiqué avoir commencé à stopper le réacteur Tomari 3, dernière unité active des 50 que compte le Japon. L’arrêt effectif sera constaté dimanche.

    La facture énergétique devrait en conséquence augmenter ces prochaines semaines. Afin de compenser l’absence totale d’énergie nucléaire, qui représentait avant le drame de Fukushima près de 30% de la production d’électricité du pays, les opérateurs sont contraints d’augmenter leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques.

    Les citoyens et entreprises nippones sont eux priés de réduire leur consommation d’électricité pour éviter des coupures inopinées.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Le Suivi de la Situation à Fukushima sur ce Site , Rien n’est Finit là bas :

    http://fukushima.greenaction-japan.org/

    Merci Pour le Lien Prunelles

  • Drenagoram dit :

    L’anthropocène ou la part de l’homme
    Etienne Dubuis

    Bombe à hydrogène. Les essais nucléaires ont laissé une trace profonde sur la planète. (STR New/Reuters)

    L’humanité a-t-elle causé l’avènement d’une nouvelle époque géologique? La question a été débattue cette semaine au plus haut niveau

    Et si nous étions entrés dans un nouvel âge? Philosophes et scientifiques sont de plus en plus nombreux à se le demander et à répondre par l’affirmative. Selon eux, l’homme a acquis une telle influence sur l’environnement qu’il est en train de modifier en profondeur la planète… comme l’ont fait avant lui certaines grandes forces telluriques. D’où leur proposition d’ajouter un niveau à l’interminable échelle des temps géologiques, en y inscrivant après l’époque de l’holocène, où nous nous trouvons officiellement, celle de l’anthropocène, où nous serions arrivés en réalité. Un projet évoqué cette semaine à Brisbane, au 34e Congrès international de géologie, soit au plus haut niveau d’expertise en la matière.

    L’échelle des temps géologiques restitue l’histoire de la Terre en découpant ses 4,56 milliards d’années en près de 200 étapes. A l’instar des heures, des minutes et des secondes qui jalonnent le quotidien des hommes, elle comprend, par ordre décroissant de durée, des éons, des ères, des périodes, des époques et des étages. L’homme moderne vit ainsi jusqu’à nouvel avis à l’époque de l’holocène (qui a commencé il y a quelque 11 700 ans), dans la période du quaternaire (2,6 millions d’années), dans l’ère du cénozoïque (66 millions d’années) et dans l’éon du phanérozoïque (541 millions d’années).

    «Ces divisions du temps sont définies sur la base des changements majeurs de l’environnement terrestre enregistrés dans les roches, indique Philippe Gillet, vice-président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et géologue de formation. Changements majeurs qui vont des modifications de l’atmosphère à l’inversion du champ magnétique, en passant par les variations du niveau de la mer, la formation des reliefs, le mouvement des glaces et l’apparition ou la disparition d’espèces vivantes.»

    L’holocène, par exemple, est marqué par une hausse importante des températures après les grandes glaciations de l’époque précédente, le pléistocène. Il se caractérise par des avancées et des reculs de déserts (le Sahara était couvert de végétation il y a 8000 ans), une remontée du niveau des eaux de plusieurs dizaines de mètres (la Grande-Bretagne était autrefois joignable à pied depuis le continent) et la disparition de nombreuses espèces animales (à commencer par certains grands mammifères comme les mastodontes et les mammouths)…

    Source

  • Drenagoram dit :

    DESSIN DE LA SEMAINE – Olivier Ménégol, invité du Figaro, revient en illustration sur la découverte de papillons mutants après la catastrophe de Fukushima.

    «Environ 12% de petits papillons bleus de la famille des lycénidés exposés à la radioactivité à l’état de larves lors de la catastrophe nucléaire de mars 2011 à Fukushima, ont développé des anomalies, notamment des ailes plus petites et une malformation des yeux, ont expliqué des chercheurs.»

    Source

  • melusinefee dit :

    Tes photos , bien choisies et faisant partie de notre présent..étaient en dessins, il y a déjà 40 ans, des dessins de BD mais ô combien réalistes. Ton billet date de 2010 et l’on voit la suite des évènements.. Un changement s’opère. On sait depuis longtemps que c’est la fin d’un cycle. Quant aux mutations dues à la radioactivité, j’ai vu des photos à faire frémir et pas d’aujourd’hui. Par contre on voit apparaître d’autres animaux, des bleus par exemple.. mais là , je ne suis pas certaine que ce soit du à la radioactivité. Pour l’heure ce qui est indispensable est de changer de mentalité pour être dans le nouveau cycle. Ma foi, une bonne douche pour nettoyer tout cela….pour éviter le pire.. autant voir le déluge comme un évènement positif.. et puis il n’y a pas que le réchauffement climatique, d’autres évènements se joignent aussi avec l’ Uni Vers. L’homme ne doit pas prétendre maîtriser la Nature, il risque fort d’avoir de grosses surprises.
    Néa

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Néa ,

      Ma Foi Personne n’ignore ses Lois , Au Demeurant Mère est Chez Elle
      Pour Préserver son Naturel , Ses Eléments nous Laisse le Choix ,
      Devenir Plus Sage en Toute Bonne Foi , Où bien sans Hors Superficiels
      A Mille Lieues d’un Monde du Réel , Vivant dans la Mesure de nos Pas .
      ~
      Son Energie se Vide Au Delà , Faute d’une Demande Exponentielle ,
      En Modifiant la Donne de Celle , De Faits nos Civilisations s’emploient ,
      A Transformer ce Présent Là , en un Futur loin de la Merveille ,
      Pourtant Rêver à Fleur d’Eveil , A la Lumière du Don de Soi .
      ~
      NéO~
      ~
      Demain à l’Hors Chacun saura , Ou bien sera en Âge de Faire ….

  • http://www.meteo-world.com/seismes/seismes2.php
    je mets cela à cause d’aujourd’hui Pour les philippines et le Typhon au Japon car évidemment on nous bassine avec le sport, la politique et l’argent des vacances, le reste on le passe sous silence..

    • Drenagoram dit :

      Au Mieux d’une Connaissance , Ces Evènements semblent non Reliés ,
      Inutile donc d’en être Inquiet , mieux vaut parler d’un manque de Chance
      Le Risque Zéro dit par Prudence , « Apprenons la Danse sur un Pied « ,
      Au Cas Où le Fil des Années , Viendrait Eclairer nos Sept Sens 😦
      ~
      NéO~
      ~
      Becs en Résilience

      Bolaven

  • Drenagoram dit :

    ALERTE INFO

    16H44 Un incident à la centrale nucléaire de Fessenheim fait plusieurs blessés

    Avec Reuters et AFP

    Mis à jour le 05/09/2012 à 16:54 | publié le 05/09/2012 à 16:44 Réagir

    Un début d’incendie chimique s’est déclaré aujourd’hui à 15h50 à la centrale nucléaire de Fessenheim. Il y aurait des blessés. Selon la préfecture citée par Reuters, « il s’agit d’un dégagement de vapeur d’eau oxygénée produit par l’injection dans un réservoir de peroxyde d’hydrogène qui a réagi avec l’eau ».

    La centrale de Fessenheim, la plus ancienne du parc électronucléaire français, doit être fermée d’ici 2017 selon une promesse faite aux écologistes par François Hollande lors de la campagne. Installée au bord du Rhin, elle comprend deux réacteurs de 900 mégawatts qui ont été mis en service en 1977.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Fessenheim fermée après concertation

    Avec Reuters Publié le 09/09/2012 à 09:34 Réactions (33)

    La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille centrale nucléaire française, sera fermée le plus tôt possible et dans le dialogue social conformément à l’engagement pris par François Hollande lors de la campagne présidentielle, déclare Delphine Batho dans un entretien au Journal du Dimanche.

    A la suite de l’incident chimique qui s’est produit mercredi dernier dans le bâtiment réacteur de la centrale, des écologistes ont réclamé une accélération de la fermeture de la centrale, promise par François Hollande avant la fin de son mandat. « L’engagement sera tenu, Fessenheim sera fermée », assure la ministre de l’Ecologie et de l’Energie. « Le but est de le faire dans le dialogue social, en garantissant l’approvisionnement énergétique de la région et en préservant les emplois, le plus tôt possible et au plus tard en 2017. »

    « Nous discuterons du calendrier précis lors du débat sur la transition énergétique qui commencera en novembre et s’achèvera avant le premier semestre 2013 », poursuit-elle. « Ce débat se conclura par une loi de programmation pour la transition énergétique que nous ferons voter avant la fin de l’année 2013. »

    Vendredi, la ministre de l’Ecologie avait indiqué que le calendrier précis de la fermeture de la centrale serait discuté lors de la conférence environnementale qui doit se tenir les 14 et 15 septembre. Cette conférence « n’est pas un nouveau Grenelle », souligne Delphine Batho, dans les colonnes du JDD. « On n’est pas sur un coup de com’ en début de quinquennat qui sera dilué puis oublié en cours de route. Nous engageons un processus sérieux et durable. La conférence environnementale sera annuelle. Chaque année, on pourra faire le bilan des engagements pris et mettre de nouveaux sujets sur la table. »

    Source

  • Drenagoram dit :

    Trois réacteurs nucléaires seront construits

    Tokyo a annoncé samedi son intention de poursuivre la construction de nouveaux réacteurs en dépit de l’annonce de l’arrêt progressif du nucléaire en 30 ans faite vendredi.

    La question du nucléaire suscitent de vives réactions au Japon, comme ici, lors d’une manifestation anti-nucléaire en juillet 2012 (photo: Keystone/AP/Itsuo Inouye)
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    Le gouvernement japonais, qui avait annoncé vendredi l’arrêt progressif du nucléaire en 30 ans, a tout de même fait savoir samedi qu’il autorisait la poursuite de la construction des trois réacteurs nucléaires déjà en chantier. Il n’a pas encore décidé s’ils seraient ensuite autorisés à fonctionner.

    «Nous ne comptons pas retirer la permission qui a déjà été accordée par le ministère», a déclaré le ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie Yukio Edano lors d’une visite à Aomori, dans le nord du Japon. Deux des trois réacteurs concernés sont en construction à Aomori.

    M. Edano a toutefois précisé qu’une fois les réacteurs terminés, leur démarrage serait soumis à l’approbation de la commission qui vient d’être créée par le gouvernement pour contrôler l’industrie nucléaire.

    Le gouvernement avait annoncé vendredi qu’il comptait prendre toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro en trente ans.

    Opinion divisée

    Avant l’accident de Fukushima, la production nucléaire représentait près de 30% de la consommation d’électricité au Japon et les autorités prévoyaient d’augmenter cette part à 53% d’ici à 2030.

    Samedi matin, la presse japonaise était divisée dans ses commentaires. L’«Asahi Shimbun» y voyait une décision «réaliste» car «les centrales nucléaires représentent un énorme risque et les compagnies d’électricité ont totalement perdu la confiance de la nation».

    Le «Yomiuri Shimbun», journal populaire, estimait que le gouvernement aurait dû commencer par mettre en place des mesures pour augmenter la production d’électricité non nucléaire avant d’annoncer la fin du nucléaire.

    Source

  • Drenagoram dit :

    FUKUSHIMA, L’ÉTAT DU CHANTIER

    Un chantier titanesque où s’affairent des milliers de travailleurs confrontés au risque radioactif. C’est le visage de la centrale nucléaire de Fukushima Daichi, dévastée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

    (photo renforcement des fondations du réacteurs n°4. Attention, youtes les photos disponibles et utilisées sur cette note sont réalisées et diffusées par la TEPCo, il ne s’agit donc pas d’un travail journalistique mais d’outils de communication de l’industriel).

    La phase d’urgence absolue, destinée à empêcher de nouvelles émissions massives de radioactivité, est close, a affirmé le gouvernement japonais fin 2011. L’objectif premier des Japonais demeure le contrôle des réacteurs détruits et des piscines, où se trouvent des combustibles nucléaires usés. Le second consiste à préparer l’extraction de ces combustibles afin de mettre fin à la menace qu’ils présentent. A plus long terme, c’est le démantèlement complet du site qui est visé. Revue de chantier. (Article également publié dans Libération vendredi dernier).

    Un mikado de poutres en métal et béton
    Depuis décembre 2011, les cœurs fondus des réacteurs 1, 2 et 3 sont considérés en «arrêt à froid». Une expression qui, dans ce cas, signifie seulement qu’ils ne sont plus assez chauds pour provoquer la formation de vapeur dans l’eau qui y circule, injectée à des débits allant de 4 à 5 mètres cubes par heure. Une eau récupérée par pompage dans les parties basses des bâtiments, puis dirigée vers un dispositif de décontamination. Des fuites, de faibles débits, surviennent de manière récurrente sur ces circuits.

    Le bâtiment du réacteur n°1 est désormais totalement recouvert par une structure métallique qui le protège et permet de confiner poussières et gaz radioactifs. Dans le n°2, dont les parois externes du bâtiment sont intactes, la recherche des dégâts, causés par l’explosion d’hydrogène qui s’est produite à la base du réacteur, par un robot mobile n’a pas été fructueuse car le robot y est resté coincé. Pour le réacteur n°3, l’évacuation en cours des débris du haut du bâtiment devrait s’achever d’ici à la fin de cette année. Ce travail est en revanche presque fini pour le réacteur n°4, dont la hauteur a diminué d’un étage entier, les Japonais ayant réussi le démontage de l’infernal mikado de poutres en métal et béton qui l’encombrait.

    (Photo, enlèvement du haut de l’enceinte de confinement du réacteur n°4)

    Les performances des robots mobiles américains et japonais utilisés pour explorer l’intérieur des bâtiments sont pour l’instant peu encourageantes : ils sont peu autonomes en électricité, deux d’entre eux sont restés coincés dans les bâtiments 2 et 3, et ils doivent être pilotés d’assez près, exposant les techniciens à la radioactivité.

    Le combustible est dix fois moins chaud qu’en 2011
    Outre la piscine commune du site où refroidissent les combustibles usés, chaque réacteur est flanqué d’une petite piscine où sont déchargés les combustibles après passage dans les cœurs. Lors de l’accident, c’est celle du réacteur n°4 qui a concentré les craintes. Elle contenait en effet un cœur entier, tout juste sorti du réacteur et donc au maximum de sa chaleur et de sa radioactivité. Surtout, l’étanchéité de la piscine et même sa structure de béton et de métal ne semblaient plus garanties. Au point que, par erreur, l’Autorité de sûreté américaine avait annoncé qu’elle était vidée et que ses combustibles risquaient de fondre eux aussi. Les Japonais ont renforcé sa structure, ébranlée par le séisme, avec des poutres métalliques et du béton. Puis, en juin, ils ont disposé au dessus une structure métallique de 60 tonnes qui protège la surface de toute chute de débris et permet d’y intervenir.

    A la mi-juillet, à l’aide d’une grue installée à son bord, ils ont extrait de la piscine deux barres de combustible, mais neuves et donc très peu radioactives. L’extraction finale des combustibles usés suppose la construction d’une structure englobant le bâtiment et supportant un pont roulant de grande capacité afin de réussir cette manutention délicate. Il faut en effet sortir les combustibles de leurs «racks» (paniers métalliques), puis les glisser dans un lourd «château de transport» en acier, le tout sans les sortir de l’eau. Il sera alors possible de sortir le «château» et de le déposer au sol, afin qu’il prenne la direction d’un centre de stockage. Cette opération – décisive puisqu’elle mettrait fin à la menace d’une vidange subite de la piscine – devrait commencer à la fin de l’année prochaine et durer plusieurs mois.

    Cette piscine n°4 a fait l’objet de déclarations alarmistes, voire fantaisistes, sur le Net, dans la presse et sur des chaînes de télévision, avec l’évocation d’un «désastre planétaire» menaçant de survenir à tout moment (lire cette note pour plus de détails sur cette affaire). Des déclarations négligeant d’informer des travaux accomplis pour renforcer la piscine et le bâtiment comme de la diminution importante du risque puisque le combustible est dix fois moins chaud que lors de l’accident. Les Japonais disposent donc de plusieurs jours pour réagir en cas de perte du système de refroidissement – il maintient la piscine à environ 30 °C – contre quelques heures en mars 2011 avant que la piscine ne commence à bouillir.

    Des tankers (photos) ont été installés sur le site pour stocker l’eau contaminée en attente de traitement. Les Japonais ont conduit des travaux de décontamination du site (projection de résine pour fixer les poussières, nettoyage fréquent des surfaces, enlèvement de débris, de sols, d’arbres…), afin de diminuer le risque radioactif pour les travailleurs. Un mur souterrain limite les infiltrations d’eau contaminée vers l’océan. Des pompages d’eaux de surface en amont du site permettent d’éviter qu’elles y parviennent et s’y contaminent. Aux limites du site, le débit de dose n’est plus qu’environ 10 microsieverts par heure, d’après les rapports officiels, ce qui constituait un objectif majeur. En revanche, les débits de dose à l’intérieur des bâtiments et notamment à la surface des eaux stockées en parties basses peuvent être beaucoup plus élevés. Le point le plus «chaud» a été enregistré juste au-dessus du puits du réacteur n°2 avec 880 millisieverts (mSv) par heure, ce qui interdit toute intervention humaine. Les débits sont beaucoup plus élevés à l’intérieur des enceintes de confinement.

    Les interventions exigent toujours de grandes précautions contre le risque radioactif, même s’il est possible de travailler en manche de chemise dans le bâtiment d’où les opérations sont dirigées (photo à gauche lors d’une inspection). Le travail sur le site suppose de connaître les débits de dose de tous les itinéraires. De porter en permanence des dosimètres électroniques (l’Autorité de sûreté, alertée de tentatives de réduire la dose enregistrée à l’aide de caches en plomb par des employés de sous-traitants, a imposé le port de sacs en plastique transparent permettant de contrôler de visu le port du dosimètre et d’interdire les échanges entre personnes). De se recouvrir de combinaisons intégrales détruites après chaque intervention, d’utiliser des masques respiratoires, voire de disposer de systèmes d’alimentation en air autonomes lors des rares interventions dans les bâtiments des réacteurs.

    Près de 23 000 travailleurs sont intervenus
    Depuis un an, la limite maximale de dose a été descendue à 100 millisieverts pour cinq ans, contre 250 millisieverts par an lors de la phase la plus aiguë de l’accident. Cette limite signifie en pratique qu’un travailleur dépassant les 75 millisieverts cumulés doit quitter le chantier définitivement. Trois cents personnes auraient atteint cette limite. Depuis mars 2011, près de 23 000 travailleurs, dont plus de 3 400 salariés Tepco, sont intervenus sur le site de Fukushima. Les doses les plus élevées, au-delà de 100 millisieverts, ont été reçues lors de la phase aiguë de l’accident, par 167 travailleurs, dont 146 salariés de Tepco.

    Six personnes, salariées de Tepco, ont subi une dose de plus de 250 millisieverts (les trois doses maximales, 678, 643 et 352 millisieverts, sont dues à l’inhalation d’iode le 11 mars 2011, faute de masques disponibles). L’exposition des travailleurs diminue au fil du temps : plus de 4 000 d’entre eux ont subi des doses comprises entre 20 et 100 millisieverts depuis le 11 mars 2011, alors que depuis avril 2012 ils ne sont que 79, dont aucun n’a reçu une dose au-dessus de 50 millisieverts.

    Ces chiffres proviennent de l’addition des relevés des dosimètres individuels et les anthropogammamétries pour la contamination interne. Ils sont communiqués par l’industriel, sous le contrôle de l’Autorité de sûreté japonaise (1). Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, le risque de cancer commence à augmenter au-delà d’une dose de 100 millisieverts instantanée.

    Le coût économique et financier de cette catastrophe demeure inconnu, alors que la société japonaise débat de sa politique énergétique, le Premier ministre, Yoshihiko Noda, proposant la fin de l’électronucléaire dans la décennie 2030. Toutefois, le seul fonds d’indemnisation, constitué en octobre 2011 pour les plus de 100 000 personnes évacuées, s’élève à 6 milliards d’euros.

    Après l’évacuation des combustibles usés des piscines, le démantèlement des réacteurs et la récupération des cœurs fondus pourrait durer vingt ans, trente ans… ou plus. Il exigera la mise au point de moyens robotisés lourds qui n’existent pour l’instant que dans l’imaginaire d’ingénieurs.

    (1) Ce décompte ne comprend pas les pompiers et les militaires, pour lesquels on ne dispose d’aucune information, le gouvernement japonais ne les diffusant pas.

    Pour d’autres informations sur cette catastrophe nucléaire :

    ► Un rapport parlementaire japonais analyse l’accident et charge la TEPCo et le gouvernement.

    ► Les risques radioactifs pris par les travailleurs sur le chantier de la centrale dévastée.

    ► La note sur le rapport de l’IRSN un an après l’accident.

    ► Une interview de Jacques Repussard, le directeur général de l’IRSN, un an après l’accident.

    ► Un bilan express de l’accident nucléaire de Fukushima Dai-ichi.

    ► Une note plus détaillée sur les émissions radioactives et la contamination des territoires.

    ► Une note plus détaillée sur les conséquences sanitaires de l’accident sur la population japonaise.

    ► Des photos très détaillées de la centrale juste après l’accident.

    ► Le dossier de l’IRSN sur le bilan de l’accident un an après.

    ► A partir de cette page web, il est possible de retrouver les près de 70 notes publiées sur l’accident en mars 2011 (cliquer sur plus ancien en bas pour remonter dans le temps).

    Source

  • Drenagoram dit :

    Nucléaire : les 19 centrales françaises épinglées par l’UE

    Mots clés : Nucléaire, Fukushima, Cattenom, Chooz, Fessenheim, Tricastin, Union Européenne, Ensreg, EDF, ASN

    Par Jean-Jacques Mevel, Fabrice Nodé-Langlois
    Publié le 01/10/2012 à 19:15


    La centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne du parc d’EDF. Crédits photo : FREDERICK FLORIN/AFP

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    INFO LE FIGARO – Les stress-tests européens post-Fukushima révèlent des défaillances de sécurité dans toutes les centrales nucléaires françaises. Mais aucune fermeture n’est préconisée par Bruxelles.

    Chacun des 58 réacteurs nucléaires d’EDF affiche des défaillances, d’incidence variable, à l’issue de contrôles de sécurité systématiques menés par l’Union européenne (UE), selon un bilan encore confidentiel, obtenu par Le Figaro.

    Le document de travail qui recense les «tests de résistance» menés depuis un an sur les 134 réacteurs du parc européen doit être validé par la Commission ce mercredi. Les recommandations seront ensuite soumises au sommet des chefs d’État et de gouvernement, probablement en octobre. Aucune fermeture n’est préconisée. «En général, la situation est satisfaisante, mais nous ne devons avoir aucune complaisance», a fait savoir lundi le commissaire à l’Énergie Günther Oettinger, sans confirmer ni démentir le contenu du rapport.

    Première puissance nucléaire civile de l’UE avec 58 réacteurs, la France avait statistiquement plus de chances d’être épinglée que les autres. Le rapport du régulateur européen, l’Ensreg (qui regroupe en fait les autorités de sûreté nationales), relève des centaines de carences à l’échelle du continent. Il paraît néanmoins concentrer le tir sur l’Hexagone. Les 19 installations ont été testées par les autorités françaises, exercice suivi pour quatre d’entre elles par une visite d’experts européens (Cattenom, Chooz, Fessenheim et Tricastin).

    Fessenheim mieux noté que Cattenom
    Dix-huit mois après le tremblement de terre et le tsunami de Fukushima, le document confidentiel établit que les 19 centrales manquent d’instruments de mesure sismique adaptés aux exigences post-Fukushima. Sans exception non plus, les équipements de secours en cas d’accident ne sont pas adéquatement protégés des éléments; à la différence des réacteurs allemands, britanniques, espagnols ou suédois. Des carences qui avaient été relevées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française dans son propre rapport, et auxquelles EDF s’est engagé à remédier.

    La centrale de Fessenheim, doyenne du parc d’EDF que François Hollande s’est engagé à fermer en 2016, présente moins de mauvais points dans le tableau récapitulatif du document européen. Un exemple: les procédures prévues en cas d’accident grave sont jugées insuffisantes à Chooz et Cattenom mais adéquates à Fessenheim.

    Un bon point pour les centrales hexagonales: toutes sont équipées de recombineurs d’hydrogène, un dispositif qui aurait, selon les experts du Commissariat à l’énergie atomique notamment, évité les explosions d’hydrogène à Fukushima si les réacteurs japonais en avaient été pourvus. Ces équipements manquent aux réacteurs espagnols et britanniques, pointe le rapport européen.

    Les tests conduits par l’UE relèvent aussi des facteurs de risque propres à la France, dans les scénarios extrêmes envisagés par Bruxelles: tremblement de terre, inondations, résistance par conception à des secousses ou à des impacts comme la chute d’un avion. «Fukushima a démontré que les réacteurs doivent être protégés, mêmes contre des accidents considérés comme hautement improbables», affirment les auteurs.

    Pour finir, le document européen évalue entre 10 et 25 milliards d’euros le coût de la nécessaire mise à niveau des 14 pays européens (de 30 à 200 millions par réacteur). La Cour des comptes, dans son rapport publié en janvier dernier, avait évalué cette dépense, pour les réacteurs d’EDF, à 5,6 milliards d’euros sur quatorze ans.

    Source

  • prunelles dit :

    Bonsoir NéO,
    l’âge d’Or retrouvé sera-t-il accompagné du déliement des chaînes de l’âge du fer la rouille alors sera remplacée par quelque chose qui ressemble à un amour que l’on ne connait qu’en rêve …. peut être

    http://vilistia.com/?p=12505

    bisous du soir

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Prunelles ,

      Cet Âge viendra Naturellement , l’Univers demeure Source Mère ,
      Après les Maux venant du Fer , l’Hors donnera sa Chance aux Vivants
      Depuis Hélas la nuit des Temps , Les Mondes ne Voient à la Lumière ,
      Qu’Après le Pillage de leurs Terres , dans l’Unique but d’Idoles d’Argent.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs en Lien

  • Drenagoram dit :

    Les multiples facettes du risque

    Lucia Sillig

    Les opérateurs de Skyguide doivent empêcher que les avions ne se retrouvent trop près les uns des autres. (Keystone)

    Economique, sanitaire, naturel: l’EPFL propose aux visiteurs d’explorer les différents versants du risque. Comment l’identifier, l’habiter, en débattre et vivre avec?

    Le risque n’est pas une catastrophe, du moins pas encore. C’est le parti pris de l’exposition Risk in­Sight*, inaugurée le 15 octobre au Rolex Learning Center de l’EPF de Lausanne. «Le risque est omniprésent, faut-il pour autant en avoir peur?» interroge Valérie November. Pour la directrice de l’exposition, spécialiste du domaine, le risque a un rôle structurant dans notre société. A mi-chemin entre l’art et la science, les installations posent les questions de comment l’identifier, l’habiter, en débattre et enfin vivre avec.

    «Notre société prône le risque zéro: c’est une notion difficile à manipuler parce qu’elle ignore l’aléa, relève Philippe Gillet, vice-président de l’EPFL. Nous sommes une école d’ingénieurs. On demande de plus en plus à nos élèves d’être des porteurs d’opinion, de prendre des décisions en étant conscients des risques. Nous avons donc décidé de créer un centre de recherche interdisciplinaire sur le sujet.» Les multiples facettes du risque sont au centre de l’exposition.

    Pour illustrer cette diversité, les concepteurs ont demandé à diverses personnes – sapeur-pompier, philosophe, politicien, économiste – de donner leur définition du terme. «Le risque, c’est la vie et la vie est risquée, note Didier Sornette, titulaire de la chaire de risques entrepreneuriaux de l’EPF de Zurich. Seule la mort est équilibre. Tout système déséquilibré digne d’intérêt (qu’il soit biologique, écologique, sociétal, économique ou autre) est sujet à des risques qui augmentent ou diminuent, à des dénouements incertains qui donnent lieu à des perturbations ainsi qu’à des opportunités.» La plate-forme nationale «dangers naturels» Planat désigne pour sa part le risque comme une mesure de l’importance donnée à la sécurité. Elle le calcule par une formule mathématique, dont le résultat est exprimé en francs ou en nombre de vies par an, à choix.

    Ces définitions s’égrènent sur un ordinateur au-dessus duquel est suspendu un rocher menaçant, ou sur de minces bandes de papier qui retiennent un tronc d’arbre de plus de 100 kg. «C’est fragile mais ça tient», souligne Valérie November.

    Un peu comme ces systèmes qui nous maintiennent dans «l’ordinaire de la sécurité», selon les mots de Claude Gilbert, spécialiste des conditions d’émergence des crises ainsi que des nouvelles menaces sanitaires à l’Université de Grenoble. «En ce moment, il y a dans le ciel des avions qui sont trop proches les uns des autres, des équipes de chirurgie qui commettent des erreurs, des centrales qui s’emballent. Mais il y a aussi des dispositifs de vigilance qui permettent de rattraper ou d’atténuer ces dysfonctionnements.»

    Un documentaire emmène le visiteur chez ces «gardiens du risque»: à MétéoSuisse, au Centre autoroutier genevois de surveillance du trafic ou encore chez Skyguide, où l’on apprend que, verticalement, deux ­avions sont «trop proches» lorsqu’ils se trouvent à moins de 300 mètres.

    «L’ensemble des organisations et des sociétés qui gèrent les risques se basent sur des compromis», observe Claude Gilbert. Maintenir la rentabilité d’une entreprise, l’innovation d’un secteur, l’emploi dans une région, ou encore la fluidité du trafic ou les coûts de la santé. «Le problème est que dire cela publiquement est obscène. Pourtant, il est nécessaire de mettre ces contraintes sur la table, d’en débattre, afin de pouvoir évaluer les bons et les mauvais compromis.»

    A ses yeux, il est essentiel de penser les risques et d’en discuter. «Il faut tenter avec obstination d’imaginer le pire, les scénarios improbables. Fu­ku­shima nous a rappelé qu’ils peuvent arriver. On évoque souvent le pire, puis on l’oublie. Il faut lutter contre la paresse et la routine, écouter les Cassandre, les lanceurs d’alerte, les mauvais prophètes, même si on n’en a pas envie.»

    Imaginer l’inimaginable. C’est ce que préconise Sheila Jasanoff, sociologue de la technologie et des sciences à l’Université de Harvard: «L’évaluation des risques se base sur des modèles réducteurs, elle se concentre trop sur ce que nous connaissons.» Comment s’y prend-on pour imaginer l’inimaginable? «Il ne s’agit pas forcément de tirer des plans sur la comète, répond Valérie November. Mais déjà de réunir ce que l’on sait.» Pour l’ancienne professeure boursière à l’EPFL, aujourd’hui à l’Ecole des ponts à Paris, le domaine est encore trop compartimenté: trop souvent, les études se concentrent sur un seul type de risque ou un seul type d’acteur. «Or, le risque est un continuum. Il a différentes dimensions: spatiale, politique, économique…»

    Résultat d’un tremblement de terre, suivi d’un tsunami et d’un accident nucléaire, la catastrophe de Fukushima est un exemple frappant de la combinaison de risques multiples. «Elle a eu beaucoup de répercussions, même ici, avec la décision de sortir du nucléaire. Pourtant, celui-ci était déjà dangereux avant. Les catastrophes sont utiles parce que certaines personnes ne veulent pas voir les risques, mais c’est regrettable. Il faut se décentrer. Accepter que les risques, et pas seulement les catastrophes, doivent être étudiés. Et cela de manière multidimensionnelle. Il faut être attentif aux signaux faibles, qui contiennent déjà beaucoup d’informations, et ne pas attendre qu’ils se transforment en accident. D’autant qu’une catastrophe ne se produit jamais deux fois de la même manière.»

    *Risk inSight , jusqu’au 15 nov. 2012, Rolex Learning Center, EPFL. Visites commentées les 27 octobre à 16h et 5 novembre à 18h. Café scientifique le 31 octobre à 12h15. Infos sur: http://espri.epfl.ch/riskinsight

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  • Drenagoram dit :

    Les centrales nucléaires ont résisté à l’ouragan Sandy

    Par Tristan Vey
    Mis à jour le 30/10/2012 à 15:14 | publié le 30/10/2012 à 13:02

    Atlantic City, dans le New Jersey, au moment du passage de Sandy. Crédits photo : Dann Cuellar/AP


    INFOGRAPHIE – Les centrales d’Indian Point et de Salem ont chacune dû fermer un réacteur. Celle d’Oyster Creek, à l’arrêt, a craint pour le système de refroidissement de sa piscine de combustible usagé. Toutes trois ont cependant tenu le choc.

    La catastrophe a été évitée. Les centrales nucléaires de la côte Est des États-Unis ont, dans l’ensemble, bien résisté à l’ouragan Sandy même si deux centrales ont dû arrêter des réacteurs par précaution. À commencer par celle d’Indian Point, située à environ 70 km au nord de New York, qui a fermé l’un de ses deux réacteurs lundi soir, selon Associated Press. L’exploitant, Entergy Corp., a évoqué auprès de l’agence de presse un problème d’alimentation électrique extérieure sans donner plus de détails. La situation serait sous contrôle et ne présenterait aucun danger pour le personnel ou les habitants, assure-t-il. Le second réacteur de la centrale fonctionnerait sans problème à pleine puissance.

    Un autre réacteur nucléaire, Salem 1, a été mis hors service mardi à Hancooks Bridge, au bord de la rivière Delaware – qui sépare les États du New Jersey et de Pennsylvanie. Il a été fermé quand quatre de ses six pompes de circulation d’eau ont cessé de fonctionner, a précisé la société Public Service Electric and Gas (PSEG), ajoutant que le réacteur voisin de Hope Creek fonctionnait normalement. Les deux centrales alimentent plus de la moitié de l’État du New Jersey en électricité.

    La piscine de combustible usagé sous surveillance à Oyster Creek
    Lundi soir, la Commission de régulation nucléaire américaine (NRC) évoquait par ailleurs une alerte de niveau 2 – sur une échelle de 4 – à la centrale d’Oyster Creek, la plus vieille du parc américain. Si tous les réacteurs étaient à l’arrêt pour maintenance ou rechargement, le niveau de l’eau y serait monté dangereusement, menaçant la pompe du système de refroidissement des piscines de combustible usagé sans toutefois l’endommager. «Le niveau de l’eau devrait commencer à baisser dans les prochaines heures», annonçait dans la nuit un communiqué de la NRC.

    Le propriétaire, Exelon Corp., a également confié à Associated Press que le courant était coupé dans l’interconnexion de la centrale (qui dispatche l’électricité sur les différentes lignes du réseau) mais que des générateurs diesel de secours avaient correctement pris le relais.

    Par précaution, la centrale de Millstone, sur la côte du Connecticut, avait décidé lundi de n’exploiter qu’à 75% l’un de ses deux réacteurs pour assurer la stabilité du réseau électrique. Un réacteur fonctionnant à 100% et s’arrêtant brusquement aurait pu compromettre le réseau, assurait en effet le porte-parole de la centrale.

    Aucun incident n’est à signaler dans les autres centrales de la région, qui étaient toutes prêtes à activer leur plan de fermeture d’urgence en cas de vents trop violents ou de montée subite des eaux.

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  • Drenagoram dit :

    Victoire magistralede la droite au Japon

    Par Régis Arnaud

    Publié le 16/12/2012 à 15:21

    Shinzo Abe décore d’une rosette les noms des candidats du PLD vainqueurs. Crédits photo : YOSHIKAZU TSUNO/AFP

    Le PDJ est congédié sans ménagement. Le nationaliste Shinzo Abe s’apprête à redevenir premier ministre.

    Tokyo

    Comme l’avaient anticipé les sondeurs, le Parti Libéral Démocrate (PLD) fait un retour triomphal à la tête du Japon à l’issue des élections législatives de dimanche. Dimanche, les premières estimations le créditaient d’environ 300 des 480 sièges de la Chambre basse. Avec son parti allié le Komeito (Bouddhiste), le PLD atteindrait les deux tiers des sièges. Un tel score lui permet de neutraliser les velléités d’opposition de la Chambre haute, aujourd’hui sans majorité.

    Le Parti Démocrate du Japon (PDJ) est congédié sans ménagement: il ne sauve qu’environ 65 sièges et perd 80 % de son assise politique à la Chambre. Par son ampleur, ce changement n’a qu’un précédent: les dernières élections législatives en 2009, qui avaient installé au pouvoir le PDJ contre le PLD.

    Contre la Chine et pour le nucléaire
    Ce renversement consacre aussi le retour aux affaires de Shinzo Abe. Parti au terme d’une année calamiteuse d’exercice du pouvoir en 2007, il revient avec un programme à la fois nationaliste et libéral. Sur le plan économique, il compte venir à bout de la déflation en inondant l’économie de liquidités et relancer les travaux d’infrastructures ; sur le plan institutionnel, il compte supprimer l’article «pacifiste» de la Constitution et réduire les droits individuels qu’elle garantit ; sur le plan diplomatique, il promet d’adopter la plus grande fermeté face à la Chine. Enfin, il est le leader politique le plus favorable à l’énergie nucléaire.

    Mais ces élections ne sont sans doute qu’une première étape. Des élections sénatoriales doivent avoir lieu en juillet prochain qui confirmeront, ou infirmeront, la majorité actuelle. La durée de vie des leaders japonais (sept premiers ministres en six ans!) est si courte que Shinzo Abe ne prendra sans doute pas de risque inutile en tentant d’imposer un agenda idéologique que les Japonais placent toujours au second rang, après l’économie.

    «Si Shinzo Abe s’attaquait immédiatement à la Constitution, il irriterait toute une partie de l’opinion publique sans rien y gagner. S’il attend, et s’assure une victoire aux sénatoriales de juillet, il aura trois années devant lui pour faire ce qu’il veut. C’est une période très longue dans le contexte japonais», explique le politologue Hiroshi Ueki.

    Source

  • prunelles dit :

    Ce sont les plus meurtris qui font le plus de bêtises,
    c’est comme ça même en individuel
    est-ce le choc ?
    c’est possible
    Qu’ont-ils à comprendre avec le feu et l’atome
    pour être aussi aveuglés ?
    Les pacifistes sont indispensables
    pour contrebalancer le pouvoir
    Je suis désolée NéO,
    si tu ne veux pas garder ce com,
    je m’en fiche,
    ( parce qu’il est un peu violent )
    mais je trouve cela si désolant,
    ce n’est que mon opinion de fourmi
    je me suis abonnée aux commentaires
    parce que cela me tient à coeur
    Le peuple japonais a vraiment besoin de nos prières,
    des sincères et des entières,
    même si on ne croit pas en un ou plusieurs D.
    bien à toi

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Amie Prunelles ,

      Gardes cette Flamme à l’Hors , Précieuse en vie Réelle ,
      d’Alliance elle se Rebelle , Sans l’Ombre d’un Remord ,
      Contre le Vent des Torts , Soufflant vers l’Archipel ,
      Ce n’est Guerre une Bonne Nouvelle , mais une Rechute encore.
      ~
      Loin des Leçons d’Histoires , l’Alternance va cette Fois ,
      Porter un Coup aux Lois , Mettant sous l’Eteignoir ,
      Une Energie non Noire , Mais en Matière un Choix ,
      Celui de Faire une Croix , Au vu d’un Âge de Faire 😦
      ~
      NéO~
      ~
      Bien à Toi

  • prunelles dit :

    merci NéO
    yesssss !!! je peux faire en silence,
    ta réponse y a été pour beaucoup
    @ plus

  • Drenagoram dit :

    ESPAGNE Samedi22 décembre 2012

    Les conquistadores du nucléaire

    Diane Cambon

    José Maria Saiz, maire de Villar de Cañas. (Uly Martin/El Pais)

    La bourgade castillane a été désignée pour abriter les 7000 tonnes de résidus hautement radioactifs du pays. Les habitants de Villar de Cañas vivent le projet du centre de stockage, estimé à 900 millions d’euros, comme une aubaine

    Infographie. Situation de Villar de Cañas en Espagne

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c64bb9a0-4b87-11e2-961d-d208b943f641/

    Dans la salle de restaurant du Gastrobar, fraîchement repeinte d’un gris anthracite élégant, une tablée d’entrepreneurs prend le temps de déguster le plat du jour, des pois chiches aux abats. Une spécialité de Castille - La Manche que le jeune couple qui a repris l’unique bar du village aime proposer à ses nouveaux clients. Ici, à Villar de Cañas, l’heure est au changement. Les rues pavées abritent de nouvelles boutiques et, surtout, chaque semaine, des dizaines de personnes étrangères débarquent de toute l’Espagne pour connaître et, pourquoi pas, s’installer dans cette bourgade de 500 habitants plantée au milieu de la plaine agricole castillane. Tous y viennent, non pas pour travailler dans les champs, mais avec le fol espoir d’obtenir un emploi en relation avec l’ATC. Ce sigle constitue presque une formule magique dans la région. On le prononce avec une lueur d’excitation dans les yeux et il donne libre cours à tous les rêves possibles. Et pourtant, l’ATC (Almacen temporal centralizado – Centre temporaire centralisé) aurait bien des raisons de susciter un rejet frontal. Car il s’agit du plus grand centre de stockage de déchets radioactifs d’Espagne, qui devrait entrer en fonction en 2017.

    A Villar de Cañas, ce projet est perçu comme une aubaine. Bourgade sans charme, victime de l’exode rural dans les années 70 puis appauvrie par le chômage qui sévit dans le BTP depuis 2008, elle a été désignée pour abriter les 7000 tonnes de résidus hautement radioactifs du pays. Une désignation qui a coûté quelques cheveux blancs au quadragénaire José Maria Saiz, maire depuis 1996 de Villar de Cañas. Vêtu d’un bleu de travail, cet homme au parler populaire et à la poignée de main virile cache difficilement sa fierté d’avoir entraîné son village natal dans l’aventure nucléaire: «Je me désolais de voir comment mon village perdait chaque année des habitants, je rêvais de quelque chose de grand pour lui, pour que tous mes amis et proches qui ont dû quitter leur terre pour trouver du travail ailleurs puissent un jour revenir et redonner de la vie à Villar de Cañas.»

    C’est en 2006 que sa secrétaire de mairie, Carmen Barco, tombe dans le journal local sur une annonce du gouvernement incitant les municipalités à déposer leur candidature pour héberger l’ATC. A l’époque, la crise en Espagne n’a pas encore éclaté, même si les symptômes d’un ralentissement économique sont déjà perceptibles dans le secteur de la construction. «J’ai tout de suite pensé que c’était le grand projet pour sauver Villar. On a convoqué tous les habitants pour débattre de l’idée, puis j’ai parlé par téléphone avec des anciens habitants et amis d’ici, qui travaillent dans le nucléaire. C’est eux qui m’ont convaincu que c’était tout bon pour le village», lance José Maria Saiz, accoudé au comptoir du Gastrobar.

    Jusqu’à sa nomination en 2011, le village fait campagne, tout comme les huit autres petites villes en compétition pour accueillir l’ATC. «On me disait: «Mais tu vas nous faire venir un cimetière nucléaire!» Et moi, je rétorquais à ces frileux: «Mais c’est déjà un cimetière ici, il y a plus de décès que de naissances! Au contraire, c’est la vie que je vous apporte.»

    A l’exception de deux familles qui, pour de vieilles rancunes personnelles, n’ont jamais appuyé le maire, tous les habitants ont soutenu l’arrivée de l’ATC. «C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons été choisis», assure Carmen dans son bureau municipal – où elle a fait inscrire, entre le crucifix et le portrait du roi Juan Carlos, la formule E = mc2.

    Petite femme dynamique, Carmen est une fervente défenseure du projet ATC. Il faut dire qu’elle connaît sur le bout des doigts le dossier. C’est elle qui explique les bienfaits d’un stockage en surface des déchets radioactifs au lieu de les enterrer comme aux Etats-Unis, que l’entrepôt va être construit avec des murs de 2 mètres de large évitant toute fuite de radiations ou encore que les résidus seront conservés 60 ans alors que l’entrepôt a une durée de vie de 100 ans. Actuellement, les déchets sont répartis dans les piscines de refroidissement des huit centrales nucléaires. Il existe également un autre site vieillissant pour héberger les résidus moyennement radioactifs à El Cabril, en Andalousie, et un centre en France. Mais ce dernier facture 60 000 euros par jour à l’Espagne pour les conserver. «L’Espagne avait un véritable besoin de centre de stockage, à l’instar de celui d’Habog, en Hollande», estime Carmen, qui raconte avoir repeint les murs de la mairie en orange en souvenir de sa visite à Habog.

    «Elle a été totalement achetée par le lobby nucléaire!» s’enflamme Paco Castejon, docteur en physique et membre d’Ecologistes en action. Dans son bureau de Madrid, ce défenseur de l’énergie renouvelable fulmine contre l’ATC. Avec d’autres sympathisants de la cause écologiste, il a manifesté à Villar de Cañas contre le projet, qu’il qualifie de folie environnementale. «Le centre va être installé sur un terrain inondable, où il y a en outre des risques sismiques, sans parler que l’on multiplie les risques de radiations en déplaçant les déchets toxiques», se lamente Paco. Et de souligner avec lassitude: «Mais nos arguments sont balayés, l’appât du gain est trop fort, surtout en ces temps de crise.»

    Villar de Cañas a touché le gros lot. Le projet estimé à 900 millions d’euros va être financé par un fonds indépendant du budget de l’Etat, qui n’aurait jamais pu aujourd’hui faire face à un tel engagement. Il s’agit d’un pécule «radioactif» constitué au fil des ans grâce aux subventions des dix centrales nucléaires espagnoles. La population y a également contribué à travers la facture d’électricité jusqu’en 2006. Avec cette enveloppe, l’entreprise publique Enresa, en charge du projet, a déjà pu se procurer les 153 hectares de terrain où sera bâtie la future cité nucléaire. Une dizaine d’agriculteurs ont vendu à prix d’or leurs champs de céréales: 10 000 euros l’hectare au lieu de 4000 euros habituellement.

    La mairie a également réalisé une bonne opération. «Nous avons déjà touché 141 000 euros qui ont permis d’assainir les comptes municipaux», assure ­Carmen, la secrétaire de mairie. C’est sans compter les 2 millions d’euros que recevront en guise de compensation les autorités ­locales chaque année durant 60 ans, soit une petite fortune pour la municipalité actuelle, dont le budget annuel est de 500 000 euros. «Avec cet argent, nous allons réaliser de grands projets», s’enthousiasme le maire. José Maria aspire à créer des emplois à long terme qui permettront de sédentariser la population. Au programme: la «meilleure maison de retraite d’Espagne», une garderie, un centre sportif pour les jeunes… «Il faut rendre ce village attractif pour que les entrepreneurs viennent s’y installer.»

    Actuellement, il reste difficile d’imaginer une telle ébullition. La morne plaine qui entoure le village n’invite pas à y rester. A 2 kilomètres du bourg, une machine sonde en solitaire le terrain. Et pourtant, c’est là, entre ces champs de tournesol et de blé, que devrait voir le jour le centre technologique avec son laboratoire, ses 300 chercheurs spécialisés dans le nucléaire venus des quatre coins du monde et son vivier d’entreprises.

    Sur la place du village, Enresa a ouvert un bureau d’information où tourne en boucle un film sur les bienfaits de l’énergie nucléaire. Deux jeunes accueillent les curieux en leur faisant découvrir la maquette du futur centre. On y voit des espaces verts, entourant trois blocs géants avec d’immenses cheminées, qui représentent les modules où seront entreposés les résidus radioactifs. «Il n’y a aucun danger, c’est sûr à 100%», récite Alvaro. Et d’assurer avec aplomb: «Les gens sont venus nous voir, ils sont très conscients et n’ont pas peur car le risque est nul.»

    A quelques mètres de là, sur une autre place, Maria Nieves tient l’unique épicerie du village. C’est sans ambages qu’elle défend aussi la sécurité de l’ATC. «Vous croyez que des scientifiques viendraient s’installer ici si ce n’était pas sûr? Et puis, s’il y a un accident, que je sois présente ici ou à 200 kilomètres, ce sera pareil!»

    Maria Nieves fait partie de ces cinquante nouveaux résidents du village qui sont venus tenter leur chance lorsqu’ils ont appris que Villar de Cañas avait été élu pour accueillir l’ATC. Parmi ces «conquistadores» du nucléaire figurent les directeurs de l’agence bancaire (fermée durant les quinze dernières années), le président du gymnase et les restaurateurs. Mais il y a aussi les enfants du pays qui, alléchés par un avenir fructueux, ont pris le chemin du retour. Fernando Montero, un jeune ingénieur, a passé toute sa jeunesse en Allemagne. «Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai appelé mon vieux copain architecte et je lui ai dit de quitter la ville pour revenir au village», raconte-t-il. En quelques mois, ils ont monté la première agence d’architecture et ingénierie de la bourgade et ont embauché cinq personnes, dont deux travaillent déjà pour le compte de l’entreprise Enresa. «Il y a tout à construire ici, un hôtel pour accueillir les chercheurs, une station de bus, des services…» s’exclame Fernando.

    L’attrait soudain pour Villar de Cañas dépasse la région. Dans un pays où 25% de la population est au chômage et où la récession risque de s’installer pour de nombreuses années encore, le projet ATC est un souffle d’optimisme. La mairie assure crouler sous les demandes d’emploi. «Nous avons reçu plus de 10 000 CV qui viennent de toute part et, chaque jour, des entreprises proposent leurs services», explique José Maria Saiz, qui assure mettre de côté et trier toutes les candidatures intéressantes.

    Après plus d’un an d’attente, les premiers travaux devraient commencer en début d’année prochaine. Enresa a débloqué 19 millions d’euros pour financer les infrastructures autoroutières et agrandir la route régionale qui rejoint l’autoroute Valence-Madrid. Ces gros travaux devraient permettre de créer des emplois dans la région – les résidents locaux étant prioritaires sur le reste de l’Espagne.

    Pour Paco Castejon, le modèle économique auquel aspire le village est, une fois de plus, à court terme. «Il va y avoir du travail le temps de la construction et, après, seuls une centaine de spécialistes en énergie nucléaire travailleront… Et que fera le reste de la population de Villar de Cañas?» dénonce-t-il. A ses yeux, il y a encore plus grave. Alors que l’Espagne avait fait le pari des énergies renouvelables, la construction de cette cité nucléaire laisse présager le pire. «Je ne serais pas étonné, d’ici quelques années, quand l’économie repartira, de voir surgir le projet d’une centrale nucléaire. Les entrepôts de stockage sont des modules qui peuvent s’agrandir, il est donc logique ensuite de construire une centrale à côté», commente-t-il.

    A Villar de Cañas, cette éventualité n’est pas ouvertement exprimée, mais elle ne choque personne. «L’avenir sera toujours meilleur qu’aujourd’hui, c’est la seule chose dont je suis certain», lance le maire en reprenant un verre de digestif à l’alcool d’herbes.

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  • Drenagoram dit :

    ENERGIE

    Fukushima : le scandale des eaux usées

    par Guillaume Duhamel, Lundi 5 septembre 2011

    Incroyable mais vrai : une partie des boues radioactives issues de la centrale de Fukushima 1 est revendue sous forme d’engrais à des agriculteurs japonais
    « Avaler » le flux de boues radioactives qui s’accumulent sur le site de Fukushima 1 et les retraiter aussi vite que possible. Ce défi herculéen, l’opérateur TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany), en pleine déliquescence depuis l’accident de la centrale, gérée pendant des années avec une légèreté coupable, ce qu’il a finalement payé au prix fort, ne pouvait le relever seul.

    L’exploitant, qui n’est pas un acteur du nucléaire à proprement parler, a pu compter sur les renforts du numéro un mondial de l’atome Areva et de l’entreprise américaine Kurion, co-concepteurs d’un système de décontamination malheureusement en proie à de nombreux problèmes techniques. Les quantités à retraiter sont-elles trop importantes au regard de ses capacités d’absorption ? Ce dispositif est-il trop complexe ou au contraire trop rudimentaire pour être durablement efficace ? Toujours est-il qu’il a connu de multiples défaillances (certes de gravité inégale) depuis sa mise en service au début de l’été, rendant plus aléatoire encore la réussite des plans de TEPCO, dont il ne fait plus de doute aujourd’hui qu’il ne respectera pas la feuille de route initiale.

    Dans le même temps, et dans l’indifférence générale, les travailleurs de l’usine de Saitama, située à deux cent soixante-dix kilomètres de la centrale accidentée et qui fait partie de la douzaine de sites en partie sinon totalement dédiés à leur accueil, voient défiler chaque jour d’importantes quantités d’eaux usées, dont une partie provenant de Fukushima 1 et de ses environs, celles-ci étant par essence contaminées. Une pollution impossible à traiter dans sa totalité et à évacuer dans les égouts que ces employés qui n’ont reçu aucune formation spécifique recouvrent de bâches imperméables, lesquelles s’étendent déjà sur un kilomètre de long ! Les usines dévolues au traitement desdites eaux usées devant pour certaines prochainement atteindre leurs capacités limites de stockage, on peut d’ores et déjà s’interroger sur l’avenir des opérations. Et ce n’est pas tout : d’après un reportage réalisé par nos confrères de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera, une quantité non négligeable de ces eaux usées, considérée comme « plus sûre », serait transformée avant d’être revendue sous forme d’engrais à des agriculteurs japonais.

    Le nouveau gouvernement de Yoshihiko Noda aura-t-il la décence de prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à cet abject recyclage, susceptible de faire courir des risques inacceptables à des millions de Japonais ? On ne pouvait en tout cas pas mieux faire pour entretenir la pollution radioactive dans les terres, la crise alimentaire – promise à devenir une dépression si cette aberration devait persister – bref aggraver les menaces nées du plus grave accident nucléaire qu’ait connu l’humanité depuis un quart de siècle. Ils voudraient entretenir le cercle vicieux qu’ils ne s’y prendraient pas autrement…

    Source

  • melusinefee dit :

    Une marque au passage après lecture.. pour que je puisse cocher à suivre.. tu as fourni un sacré travail.. becs Néo

  • Drenagoram dit :

    De Fukushima à Tokyo, l’atome effraye chaque jour un peu plus le Japon (édité)

    Publié le 11 avril 2013

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    Le Japon a donc vécu une nouvelle journée d’angoisse radioactive, contaminé durablement au Nord par les nouvelles conséquences de la catastrophe de Fukushima-Daiichi – que l’on disait pourtant maitrisée – et les fortes inquiétudes ressenties plus au Sud, dans la capitale et à Yokohama, des frayeurs cette fois-ci provoquées par une utilisation de l’atome beaucoup moins pacifique 1 mais tout aussi contaminante.

    Fausse alerte au missile et début de panique à Yokohama mercredi matin

    Les autorités municipales de Yokohama – la deuxième ville du Japon – ayant diffusé par erreur un tweet signalant le tir du fameux missile Nord-Coréen hier vers 1120I, les habitants de la ville sont rapidement passés de l’incrédulité à la panique puis à une légitime colère face à une telle erreur.

    @yokohama_saigai : “Tir de missile – Ici la ville de Yokohama. Selon xx, à xx heure et xx minutes (c’est à dire tout à l’heure), une information nous a indiqué qu’un missile a été tiré à partir de la Corée du Nord. Veuillez, s’il vous plait, prêter attention aux informations diffusées par les radios et télévisions”.

    Le compte twitter @yokohama_saigai est utilisé par les services municipaux de la ville de 3.7 millions d’habitants pour avertir les populations urbaines d’une menace majeure comme un tremblement de terre ou un tsunami.

    Selon la Voix de la Russie citant des médias Japonais, la fausse alerte aurait provoqué la panique et la confusion chez les habitants de la ville qui se seraient notamment étonnés qu’aucune information complémentaire ne soit diffusée sur les radios et télévisions à la suite du tweet malheureux.

    (EDIT, 2015) Un deuxième incident a été signalé aujourd’hui à Fukuoka, une ville située au Nord de l’ile de Kyushu ; une alerte au missile aurait apparemment été lancée « par erreur » par le centre de contrôle aérien de Fukuoka (RUVR, anglais)

    La ville de Tokyo sous tension

    Le lendemain de cet incident, un certain malaise régnait dans la capitale Japonaise alors que plusieurs batteries de missiles antimissiles Patriot avaient été déployées depuis quelques jours dans le quartier d’affaires de la mégalopole Japonaise. Selon l’agence Russe RT et des sources indépendantes, un sentiment de curiosité mâtinée d’inquiétude commencerait à se déployer au sein de la population Tokyoïte, les habitants considérant gravement ces uniformes et ces engins étonnants posés en plein cœur de la ville et probablement destinés à y stationner un certain temps…
    <img src=" » alt= » » />
    (1) Deux batteries Patriot Advanced Capability déployées au cœur de la ville de Tokyo (RT/Reuters)

    Selon une information de RT/Kyodo, le Ministre de la Défense du Japon Itsunori Onodera aurait déclaré ce matin que le Japon répondait jusqu’ici à la menace [Nord-Coréenne] en “Récoltant un maximum d’informations… avec un sentiment de nervosité”.

    A Fukushima, Tepco débordé par les débordements continus d’eau radioactive

    Il devient chaque jour un peu plus évident que l’ex-opérateur de l’ex-site nucléaire de Fukushima-Daiichi ne maitrise plus du tout la situation des quelques 300.000 tonnes d’eau radioactive stockées sur le site. Hier, Tepco a ainsi officiellement annoncé qu’après les nombreuses fuites ayant affecté et affectant toujours au moins 3 des 7 énormes réservoirs destinés à recueillir le surplus d’effluents extrêmement radioactifs s’évacuant des installations démolies, l’opérateur avait désormais “perdu confiance” dans ce système de réservoir souple qui devait à l’origine – associé à la nouvelle installation de décontamination ALPS – résoudre une bonne fois pour toutes ce problème.

    Un nouveau constat d’échec technique : des réservoirs souples qui s’avèrent de facto inutilisables

    Tepco comptait pourtant beaucoup sur ces stockages “temporaires” qui – sur le papier – présentaient pourtant de nombreux intérêts : facilité et rapidité de mise en œuvre, cout modeste (deux épaisseurs de bâche PVC et une couche de feutre), capacité de stockage élevée et modulable…

    (2) Les énormes réservoirs en bâche souple peinent à confiner l’eau très radioactive (JPT/Kyodo)
    Chacune des ces bâches contient initialement environ 10.000 tonnes d’effluents

    L’opérateur récemment nationalisé a avoué dans la foulée qu’il se trouvait désormais “à court de réponses pour stocker l’eau radioactive”, une situation que nous avions envisagée dès l’automne 2011. Les causes de cet échec de stockage souple sont probablement à rechercher soit dans l’effet de radiolyse des effluents radioactifs endommageant rapidement les fragiles bâches souples, soit dans les mouvements fréquents du terrain qui, même s’ils sont millimétriques, peuvent rapidement avoir raison de ces installations, soit encore dans une action chimique des effluents sur le polyéthylène composant un confinement très, trop fragile.

    Tout le chantier de Fukushima-Daiichi fonctionne en autarcie et “à l’économie”

    Entrainé par le maelstrom de “la réponse liquide” 2, Fukushima-Daiichi s’apprête ainsi à se noyer définitivement dans l’insoluble problème de l’eau radioactive : chaque jour ce sont 400 tonnes d’eau qui rejoignent les stocks, l’installation de décontamination ALPS semblant de son côté être à l’arrêt depuis le 4 avril pour des problèmes… de stylet de saisie trop grand.

    Selon une source Russe, Tepco et les autorités Japonaises démontreraient jour après jour leur incapacité à gérer la situation de l’immense chantier de Fukushima-Daiichi ; les Japonais éprouveraient toujours les plus grandes difficultés à solliciter une aide internationale dont chaque nouvel incident en écarte d’ailleurs un peu plus la vraisemblance 3.

    Le principal obstacle a franchir s’avère en fait politique et non technique : le Japon devra tôt ou tard passer par “le chas de l’aiguille” en reconnaissant que la totalité de la gestion de cette catastrophe a été traitée à la va-vite, comme si l’évènement ne représentait pas un catastrophe majeure et en réajustant complètement – s’il n’est pas déjà trop tard – le niveau et la qualité des réponses déployées, qui, il faut bien l’avouer sont actuellement centrées autour de seuls objectifs économiques : comment traiter un maximum de “merde radioactive” avec un minimum de moyens ; hélas, à l’évidence, ce schéma ne fonctionne pas…

    Source

    • Néa dit :

      OH Cher Néo, je retrouve le New Jersey au passage, le manque d’humilité, qu’un fait que l’on croit « petit » donne de grands effets mais surtout je retiens que ces temps ci est dit quelque chose se passe et qu’il est l’heure, en ce moment et j’avais aussi noté la dernière heure avec minuit 05, à la seconde, donc un moment donné, la dernière heure est arrivée. J’ai revu avec l’île, le Grand Secret et la conjoncture qui est en train de se faire, les Etats Unis, la Chine, le spectre d’un déjà connu. Becs du Lundi
      A quoi bon se battre contre des moulins à vent.. On attend toujours le dernier moment.

    • Néa dit :

      cette civilisation qui se sait en train de disparaître qui fait des robots en guise de remplacement.

  • Néa dit :

    un grande constatation, on a beau dire ce que l’on voit, prévenir, on nous tourne le dos.

    • Drenagoram dit :

      Bonsoir Néa ,

      Hélas tourner le dos , aux problèmes de ce Monde ,
      Ne résout en secondes , aucun de ses Fléaux ,
      L’Une aura le dernier Mot , Où ses moulins abondent ,
      Espérons pour la Ronde , de neuf enfants moins sots .
      ~
      La Toile résonne d’échos , à l’est le peuple gronde ,
      Des fuites nauséabondes , polluent la terre & l’eau ,
      Bien sûr c’est déjà trop , pourtant personne ne sonde ,
      Cet Avenir juste immonde , dépeint comme un joyau .
      ~
      NéO~

      • Néa dit :

        l’autre commentaire finalement sur l’arbre du temps coïncide avec ici.
        Mal au coeur.

      • Drenagoram dit :

        Bonsoir Néa ,

        Le mal de Mère Hélas , repose en laisser Faire ,
        Le choix devient bannière , au yeux de la populace ,
        Comment nourrir la masse ? sans effets secondaires ,
        Ce Stade critique altère , tout jugement en surface.
        ~
        Pour résoudre l’équation , ce monde avance les chiffres ,
        Arrosant ses sous fifres , de nos propres millions ,
        L’Argent ayant le Don , de faire taire l’escogriffe ,
        Citant ceux qui s’empiffrent , tout en creusant sans fond .
        ~
        NéO~
        ~
        Le Temps jugera sans doutes …

      • Néa dit :

        Manger Moua Manger Moua…! Sans aucun doute, le temps jugera
        mais pour l’heure le temps est capricieux, il n’en fait qu’à sa tête… va savoir ce qu’il réserve.. té !

  • Drenagoram dit :

    Un scientifique dénonce le désastre nucléaire russe

    Pierre Veya et Frédéric Koller

    Village de Muslyumovo, dans l’Oural. Les terres des berges de la rivière Techa ont été contaminées par les usines du complexe industriel de Mayak, situé à 30 kilomètres. (Reuters)

    L’expert, ancien inspecteur, dénonce l’irresponsabilité nucléaire russe

    Des tas de neige sale bordent encore la petite forêt, à la sortie d’une gare, en banlieue nord de Moscou. Au 10e étage de l’une des tours résidentielles, comparables à celles que l’on rencontre dans les nouvelles villes d’Asie, Vladimir Kuznetsov nous attend. Il est pressé de nous faire asseoir car il a hâte de parler, de raconter les secrets encombrants d’une filière russe que le président Poutine veut exporter dans le monde entier. Cet académicien, docteur en sciences et ingénieur, enseigne à l’Institut de l’histoire des sciences et de la technologie S.I Vavilov de Moscou. Il nous avait écrit au lendemain de la catastrophe de Fukushima pour attirer notre attention sur les dangers immenses qui subsistent dans l’ex-empire soviétique. A deux jours de l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, nous l’interrogeons sur l’évolution de la situation qu’il dénonçait. «Rien n’a changé, c’est incroyable. Les piscines débordent de combustible nucléaire usagé; personne ne s’occupe sérieusement de la sécurité; les rapports sur les incidents sont de plus en plus lacunaires ou tout simplement inexistants; 16 tranches atomiques du type de Tchernobyl sont encore en activité alors qu’elles ont 40 à 45 ans d’âge et sont de plus en plus dangereuses. C’est un scandale qui n’en finit plus.»

    La folie Rosatom

    L’atmosphère devient grave et on peine, en cette fin d’après-midi, à discerner un peu d’espoir chez ce grand spécialiste des filières nucléaires russes, tant civile que militaire. Il en sait beaucoup, trop peut-être, lui qui a minutieusement recensé tous les types d’accidents intervenus dans l’ancien empire soviétique. L’empire, il l’a parcouru en tous sens. Et fermé lui-même plusieurs réacteurs quand, de 1986 à 1993, il dirigeait l’agence chargée de la sécurité nucléaire. Puis, plus rien ou presque n’a été arrêté. Cet ancien inspecteur avoue avoir eu peur «pour la vie de son fils qui l’accompagnait toujours à l’époque de ses missions». Il connaîtra le chômage et dit avoir obtenu un peu d’aide de la Croix-Verte.

    Le livre qui dérange

    Devant nous, il brandit fièrement un gros livre qu’il nous remet, une monographie sur les filières atomiques russe et mondiale. «Certains m’ont dissuadé de le traduire en anglais.» Qui donc, lui ­demande-t-on, surpris? Vladimir Kuznetsov hausse la voix: «Rosatom et ses bureaucrates», bien sûr. Il ne dit pas «technocrates» car ces dirigeants «ne connaissent rien à la physique». Rosatom, c’est le conglomérat russe qui exploite et conçoit les centrales nucléaires russes. C’est l’enfant chéri du président Vladimir Poutine, le futur champion industriel qui veut conquérir le marché mondial de l’atome, implanter des usines au Vietnam, au Bangladesh et au Moyen-Orient. L’ambition effraie l’académicien Kuznetsov. Il a bien essayé de comprendre «le champion», en acceptant de faire partie d’un comité ­public associé à Rosatom, un cercle qui permet à la société civile de poser des questions. «Mais, très vite, j’ai compris que c’était du vent, une information donnée sans grand intérêt. Pour les dirigeants de Rosatom, le nucléaire est un ­business simple, comme les autres. Pour nous, ce sera un désastre. Non seulement ce pays héberge déjà la moitié des déchets nucléaires de la planète, mais l’expansion à l’étranger fera de la Russie le premier sous-traitant du nucléaire mondial pour le retraitement du combustible. Une pure folie alors même que nous devrions fermer des tranches devenues trop risquées. En Russie, certains réacteurs sont si vieux et en si mauvais état que les systèmes de sécurité pour relever les barres en cas d’incident sont tordus, ils sont tout simplement hors d’usage!»

    Un héritage empoisonné

    Il connaît bien évidemment tous des détails techniques des réacteurs de la filière de Tchernobyl: «J’ai travaillé à la centrale», précise-t-il. Il raconte ses débuts comme ingénieur, l’époque où il opérait sur un réacteur installé au bord de la Moskova. «On rejetait des eaux radio­actives à même le lit du fleuve. On indiquait alors simplement que la baignade était interdite!» Rien ne pouvait stopper les progrès de l’atome civil et militaire. Moscou, à l’entendre, n’est de loin pas débarrassée d’installations atomiques rendues de plus en plus dangereuses en raison du vieillissement, et conçues, dans leur grande majorité, sans bouclier.

    Curieusement, Vladimir Kuznetsov n’est pas devenu pour autant un scientifique antinucléaire. Il le dit clairement. «On peut envisager l’énergie nucléaire si l’on juge que l’on n’a pas d’autres ressources, mais il y a des exigences incontournables à respecter: une culture de la sécurité totale et une grande transparence à tous les échelons. Or, rien de cela n’existe dans ce pays. Le problème n’est pas spécifique à la ­Russie. La catastrophe de Fukushima n’a-t-elle pas démontré que l’incompétence et la corruption avaient gangrené la filière atomique du Japon?» soupire-t-il.

    Que faut-il penser du rôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique? «Ecoutez, même son président japonais avait peur de se rendre à Fukushima, c’est dire son courage.»

    Il se calme, un court instant, et enchaîne: «Je connais vos centrales en Suisse et j’ai pu mesurer que vous étiez sérieux. Mais rendez-vous compte: Rosatom veut implanter des centrales dans des pays peu sûrs, peu éduqués, et même dans des régions sismiques comme la Turquie. Et la Russie va devoir récupérer leurs déchets? Non, non et non.» Se sent-il entendu? «Dans ce pays, je suis très seul. Quant à l’étranger, peu de monde parle de ces risques. Je suis content de vous en parler, croyez-moi.» Il aurait tant à dire, notamment sur les accidents de sous-marins russes et américains de classe atomique qui ont sombré et dont certains croupissent parfois à quelques mètres de profondeur dans les eaux froides de l’Arctique. A l’évidence, il connaît tous les secrets de l’accident tragique du Koursk, «heurté par un bâtiment américain».

    L’accident de 1957

    Cet homme de grande taille, qui se déplace difficilement, prenant appui sur deux cannes – «les suites d’un accident de voiture» –, en vient à l’essentiel, à l’urgence. Il parle de son dernier voyage d’il y a deux jours à peine. Avec des collègues physiciens, il s’est rendu dans le sud de l’Oural, sur la rivière Tetcha, un affluent du fleuve Ob qui rejoint la mer de Kara, dans l’océan Arctique. Cette rivière, longue de 240 kilomètres, est gravement contaminée par des déversements de substances radioactives provenant du combinat industriel de Mayak, le complexe de retraitement et de fabrication du plutonium russe. Le plus grave accident date de 1957. Il ne fut pourtant révélé qu’au tout début des années 1990. Selon les organisations écologistes, près de 240 000 personnes ont été irradiées et plus de 1500 personnes y auraient trouvé la mort. Des villages entiers ont été déplacés dans le plus grand secret. Vladimir Kuznetsov a accompagné des militants de Greenpeace sur place, «dont certains ne savaient pas lire leur dosimètre», dit-il, dans un éclat de rire tonitruant. Il dénonce l’imprudence de populations locales qui ne sont toujours pas clairement informées des risques mortels posés par cette rivière. «Nous avons découvert des traces montrant que les bords de la Tetcha ont été cultivés récemment.» Et surtout, les barrages érigés en aval des usines de retraitement des déchets nucléaires du gigantesque complexe de Mayak ne sont plus étanches. Ils sont censés servir de bassin de sédimen­tation et d’épuration. «Les fuites ne sont plus colmatées et, d’ailleurs, tout finit en cascade dans la rivière.» Voilà pourquoi le scientifique Kuznetsov est horrifié à l’idée que le complexe de Mayak devienne le centre mondial du retraitement du combustible nucléaire. «Que ceux qui utilisent l’énergie atomique assument également les déchets et leur retraitement. La Russie n’a pas à devenir la poubelle atomique du monde.»

    De retour au centre de Moscou, un diplomate occidental nous confirme ses plus gros doutes sur l’état de la sécurité des installations de Mayak, un sujet considéré comme très sensible, y compris en Suisse. L’électricien Axpo s’approvisionne en combustible MOX russe des usines de Mayak, des barres comportant du plutonium en complément de l’uranium, jugées d’excellente qualité mais produites dans des conditions pour le moins douteuses. Le Conseil fédéral a répondu à plusieurs interpellations parlementaires sur la question, mais sans jamais apporter la preuve qu’il maîtrisait toute l’information, difficile à obtenir d’un complexe militaro-industriel resté secret pendant près de cinquante ans.

    «La filière nucléaire est un serpent; la tête (l’extraction) et la queue (le retraitement) sont sales, beaucoup l’oublient», avertit Vladimir Kuznetsov. Bientôt, les dirigeants d’Axpo entendront parler du serpent. En juin, Vladimir Kuznetsov sera leur invité.

    Source

  • Drenagoram dit :

    La centrale de Chinon sous surveillance

    Par Le Figaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 20/06/2013 à 18:17 Publié le 20/06/2013 à 18:13

    La centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire) a enregistré l’an dernier un nouveau recul en matière de sécurité nucléaire et de protection de l’environnement et sera maintenue « sous surveillance renforcée » pour la troisième année consécutive, a annoncé aujourd’hui l’autorité de sûreté nucléaire (ASN).

    Les performances du site sont « encore en retrait » en matière de sécurité nucléaire et même « en dégradation » dans le domaine de l’environnement, avec au total, en 2012, six incidents significatifs de niveau 1 sur l’échelle Ines qui en compte sept, a relevé l’ASN Centre et Limousin lors d’une conférence de presse. En revanche, la centrale de Chinon a enregistré « un net progrès » en matière de radioprotection, dit le gendarme du nucléaire.

    « Même s’il y a eu des progrès, les clignotants restent au rouge et EDF est pleinement consciente que le site n’est pas sorti d’affaire », a déclaré le délégué territorial de l’ASN Nicolas Forray lors de la présentation du bilan 2012 de la sûreté nucléaire dans les régions Centre et Limousin.

    « Exclusivement des problèmes humains »

    La centrale, qui fait l’objet d’un « plan de rigueur » initié par EDF en 2010, sera en conséquence maintenue sous surveillance renforcée, comme elle l’avait déjà été en 2011 et 2012.
    Selon Nicolas Forray, les difficultés découlent « exclusivement de problèmes humains » et ne concernent pas les installations, quatre réacteurs à eau pression de 900 MW mis en service entre 1982 et 1987.

    Dans son rapport, l’ASN épingle également la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher) où la situation s’est « dégradée » sur le plan environnemental et nécessite des « actions fortes ». Une mise en demeure a notamment été adressée à l’exploitant en novembre dernier, pour régulariser une aire de stockage de déchets pathogènes.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Nouveaux soupçons de fuites d’eau radioactive dans la mer à Fukushima

    10.07.2013 10:12

    L’annonce de ces soupçons de fuites d’eau radioactive est faite alors que des taux extraordinairement élevés de radioactivité ont été mesurés. [AFP]

    L’autorité de sûreté nucléaire japonaise a indiqué mercredi qu’elle craignait que de l’eau contaminée souterraine de la centrale accidentée de Fukushima ne s’écoule dans la mer.
    « Il existe de forts soupçons que l’eau hautement radioactive accumulée dans le sol ne se répande dans la mer », ont conclu les membres de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise.

    « Je souhaite que tout en faisant la lumière sur l’origine de cette contamination, soient prises les mesures appropriées. Il est également nécessaire d’évaluer l’impact sur les espèces halieutiques et les fonds marins », a déclaré le directeur de l’autorité, Shunichi Tanaka, tout en demandant que soit mesuré l’impact de davantage d’éléments radioactifs, et pas uniquement du césium.

    La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère le complexe atomique, a par ailleurs annoncé mercredi avoir constaté une nouvelle augmentation du niveau de césium radioactif dans un puits de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer. Elle avait déjà fait état mardi d’une multiplication par 90 de ce niveau en trois jours, mais la situation s’est encore aggravée depuis. (Lire: Le niveau de césium radioactif explose à Fukushima)

    afp/mre

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  • Drenagoram dit :

    Fukushima : la fuite radioactive classée en «incident grave»

    Par 3 auteurs

    Mis à jour le 21/08/2013 à 13:01 Publié le 20/08/2013 à 18:51

    Un millier de citernes auraient été construites sur le site de Fukushima pour stocker l’eau radioactive pompée sur le site par Tepco. Plus de 250.000 mètres cubes seraient déjà entreposés.
    L’autorité de régulation nucléaire a relevé mercredi au niveau 3 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (Ines) la fuite de 300 tonnes d’eau hautement radioactive survenue ces derniers jours à la centrale japonaise.

    La série noire continue à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Après l’annonce le 8 août d’un important écoulement d’eau contaminée vers l’océan Pacifique, Tepco a fait état lundi de nouvelles fuites sur le site. Cette fois-ci, c’est un conteneur de stockage qui est en cause ; il aurait déjà laissé s’échapper 300 tonnes d’eau radioactive.
    Après avoir classé l’incident au niveau 1 lundi, l’autorité de régulation nucléaire japonaise a relevé ce rang à 3 sur 7 de l’échelle internationale des événements nucléaires (Ines), mercredi. Ce 3e niveau correspond au «rejet d’une grande quantité de matière radioactive à l’intérieur de l’installation». L’accident de Fukushima du 11 mars 2011 reste pour sa part dans son ensemble classé au niveau 7, le plus élevé correspondant à «des effets considérables sur la santé et l’environnement». Avant de trancher définitivement, l’autorité a toutefois décidé durant une réunion mercredi matin de demander son avis sur la pertinence de ce classement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se prononcer une fois la réponse de cette dernière obtenue.
    C’est la première fois depuis la catastrophe, la plus grave du nucléaire civil après Tchernobyl en 1986, que l’autorité de sûreté nucléaire nippone diffuse une alerte Ines. Évoquant une «urgence nationale», Yuhei Sato, gouverneur de la préfecture de Fukushima, a convoqué une réunion extraordinaire de responsables de la région. Il a annoncé que les autorités locales surveilleraient la situation très attentivement et prendraient des mesures supplémentaires si nécessaire.
    250.000 mètres cubes d’eau contaminée stockés

    Depuis la catastrophe survenue en mars 2011, le refroidissement des réacteurs endommagés est assuré par l’apport continu d’eau douce. Au total, ce sont plusieurs centaines de tonnes d’eau qui sont nécessaires chaque jour. «À cela s’ajoutent des remontées depuis la nappe phréatique dans les bâtiments, explique Jérôme Joly, directeur adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Le volume d’eau à pomper est donc pharaonique.» Cette eau est stockée dans plusieurs centaines de citernes installées en différents points du site. Plus de 250.000 mètres cubes d’eau auraient déjà été accumulés, et des fuites avaient déjà été évoquées en avril dernier.
    L’eau contenue dans ces réservoirs est censée être en partie décontaminée avant le stockage. Or les quantités de radioactivité mesurées mardi semblaient très élevées. La radioactivité à 50 cm au-dessus des flaques d’eau formées près de la citerne qui fuit est de 100 millisieverts par heure, rapporte l’agence Kyodo, citant Tepco. Cette dose correspond à la limite d’exposition cumulée tolérée sur cinq ans pour un ouvrier d’une centrale au Japon. Une telle radioactivité rendrait une personne malade après 10 heures, avec des nausées et une chute du nombre des globules blancs. L’important niveau de radioactivité dans ces fuites pourrait être lié à une panne du système de décontamination de l’eau pompée, «hélas en réparation pour le moment» d’après Tepco!
    Selon Jérôme Joly, «la gestion de ces eaux contaminées reste le problème le plus important que l’entreprise Tepco ait à gérer actuellement, et ils semblent avoir beaucoup de mal.» Le gouvernement japonais a jugé bon la semaine dernière de mettre l’entreprise nationalisée sous tutelle, estimant qu’elle n’était plus à même de gérer seule la situation. Le vice-PDG de la compagnie Tepco, Zengo Aizawa, a pour sa part déclaré mercredi que le problème des fuites d’eau contaminée était de «première importance» et sera traité «tout à fait sérieusement». Il a également reconnu que cette eau est «un facteur de risque et de danger».

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  • Drenagoram dit :

    FUKUSHIMA Dimanche 01 septembre 2013

    Radioactivité très élevée près de 4 réservoirs d’eau contaminée
    AFP

    Le ministre japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, Toshimitsu Motegi, casque rouge, inspectant le 26 août le site de Fukushima Dai-ichi (Tepco/AFP)

    Des niveaux de radioactivité extrêmement hauts ont été mesurés samedi à la centrale de Fukushima près de réservoirs d’eau radioactive du même type que celui qui a récemment fui, mais aucun nouvel écoulement n’a pour le moment été confirmé, même si la compagnie Tepco n’en exclut pas la possibilité

    Le mystère des réservoirs «percés» de Fukushima (26.08.2013)
    Dimanche en début de matinée, les travailleurs de Tokyo Electric Power (Tepco) poursuivaient les recherches mais ignoraient toujours la cause de cette radioactivité qui ne va pas faciliter les travaux pour tenter de venir à bout de ce vaste problème d’eau.

    «Les patrouilles de contrôle ont relevé en quatre endroits une radioactivité très élevée», a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco) dans un e-mail.

    Les niveaux mesurés vont de 70 millisieverts/heure (plus que la limite annuelle admise de 50 millisieverts) à 1800 millisieverts/heure. Un homme qui serait exposé une heure sans protection à ce dernier niveau recevrait dans ce court laps de temps 36 fois la dose maximum autorisée en un an pour un travailleur de la centrale, ou 18 fois la limite pour cinq années consécutives. Il ne faudrait que quatre heures pour qu’il décède. Il s’agit cependant de rayonnements bêta relativement faciles à bloquer.

    «Nous ne voyons pas de diminution du niveau d’eau dans aucun des réservoirs et les vannes sont bien fermées», a assuré Tepco, qui dit être en train de chercher à expliquer ces niveaux inédits jusqu’à présent.

    Tepco avait déjà mesuré le 22 août, à deux des quatre endroits signalés ce samedi, une radioactivité élevée à proximité de deux réservoirs distincts, de 70 millisieverts et de 100 millisieverts par heure. Samedi, à ces deux mêmes places, les niveaux étaient respectivement de 220 et de 1800 millisieverts par heure, un bond qui reste inexpliqué.

    Aux deux nouveaux emplacements détectés samedi, le niveau est de 70 et de 230 millisieverts par heure. Ces deux lieux sont reliés par une conduite près de laquelle a également été constaté un changement de couleur du sol, ce qui pourrait provenir d’une fuite.

    Tepco a récemment renforcé la surveillance de quelque 300 réservoirs identiques à un exemplaire qui a laissé filer 300 tonnes d’eau hautement radioactive dont une partie se serait écoulée jusqu’à la mer.

    Dans le passé, quatre fuites de moindre ampleur avaient déjà été constatées sur ces réservoirs cylindriques de 11 mètres de haut et de 12 mètres de diamètre assemblés à la hâte à quelques centaines de mètres des réacteurs.

    Chacune de ces citernes peut contenir jusqu’à 1000 tonnes d’eau hautement radioactive. Ont en outre été mis en place quelque 700 autres réservoirs de forme et conception différentes également emplis d’eau contaminée.

    Le problème de l’eau à Fukushima est très large: il concerne aussi les importantes quantités qui se sont infiltrées dans le sous-sol de la centrale et qui s’écoulent dans l’océan Pacifique voisin, comme l’a récemment avoué Tepco.

    Cette abondance d’eau provient en grande partie des systèmes de refroidissement des réacteurs dans lesquels le combustible nucléaire a fondu lors de l’accident provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’Archipel.

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  • Drenagoram dit :

    Japon:

    de nouveaux cas de cancers de la thyroïde inquiètent après Fukushima


    Par Marie Le Douaran avec AFP, publié le 21/08/2013 à 18:57

    Alors qu’une nouvelle fuite d’eau contaminée de Fukushima a été qualifiée d' »incident grave » par le Japon, une nouvelle étude sur la population révèle des cas de cancers de la thyroïde chez des enfants.

    JAPON- De nouvelles fuites d’eau contaminée et une étude sur des cancers de la thyroïde remettrent la centrale nucléaire de Fukushima sur le devant de la scène médiatique.
    Reuters
    La centrale de Fukushima est une nouvelle fois au coeur de l’actualité. Alors que de nouvelles fuites d’eau radioactive dans le Pacifique ont été détectées, une étude sur l’impact des radiations après la catastrophe nucléaire révèle 18 cas de cancer de la thyroïde chez des mineurs. Les tests ont été effectués sur 200 000 enfants et adolescents de moins de 18 ans résidant dans la préfecture où est située la centrale. En juin dernier, de précédents tests révélaient 12 cas sur 174 000 mineurs testées.

    Le cancer de la thyroïde

    Le cancer de la thyroïde concerne un enfant sur un million par an, dans des conditions normales.

    L’irradiation de la thyroïde pendant l’enfance (radiothérapie, contamination…) constitue le principal facteur de risque de développer ce type de cancer.

    Les nodules de la thyroïde sont deux à trois fois plus fréquents chez les femmes que chez les hommes.

    Toutefois, aucun lien avec la catastrophe nucléaire survenue le 11 mars 2011 ne peut encore être établi. En effet, les experts mandatés par les autorités préfectorales estiment qu’il faut entre trois et cinq ans après l’exposition aux radiations pour établir un lien de cause à effet. Et comme l’expliquait Dominique Laurier, directeur du Laboratoire d’épidémiologie des rayonnements ionisants de l’IRSN, à Libération en juin: « Il n’y avait pas de surveillance systématique des nodules des glandes thyroïdiennes dans cette région avant l’accident. » Impossible de différencier ceux qui étaient présents avant la catastrophe de ceux qui ont en sont une conséquence directe. Selon lui, il faudra encore attendre deux ans pour avoir des chiffres fiables.

    Pour les enfants japonais exposés, le spectre des quelque 6000 cancers de la thyroïde déclarés par des mineurs après la catastrophe de Tchernobyl plane encore. Selon la Ligue contre le cancer, 80% d’entre eux avaient moins de cinq ans lors de l’exposition. Pourtant, les conséquences de Fukushima devraient être moins graves sur ce point: « La radioactivité totale générée par l’accident de Fukushima étant 10 fois moindre [qu’à Tchernobyl, ndlr], et le système de radioprotection étant mieux organisé au Japon, on pourrait s’attendre raisonnablement, malgré une plus grande densité démographique, à moins de cas de cancer de la thyroïde chez les enfants japonais » expliquait Nicolas Forrey, chercheur au Centre de recherche en cancérologie de Lyon, au Monde fin juillet.

    Forte augmentation du risque de cancer
    Dans une étude publiée en février 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que « les risques prévus [d’augmentation de tous types de cancers] sont faibles pour l’ensemble de la population à l’intérieur et à l’extérieur du Japon ». Le risque de cancers dits « solides » pourrait augmenter de 4% pour les nourrissons de sexe féminin exposés dans la zone la plus proche de la centrale, large de 20 kilomètres. Le risque d’augmentation de leucémie pour les bébés de sexe masculin pourrait augmenter de 7%.

    Pour le cancer de la thyroïde, le chiffre est plus inquiétant. L’OMS évalue à 70% le risque d’augmentation pour les nourrissons de sexe féminin exposés dans la zone la plus proche de la centrale. Un chiffre précisé par l’annotation: « Chez la femme, le risque de cancer de la thyroïde au cours de la vie entière est normalement de 0,75% et le risque additionnel estimé au cours de la vie entière est de 0,50% pour un nourrisson de sexe féminin exposé dans la zone la plus touchée ». Soit un risque estimé à 1,25% pour les petites filles. Sur la deuxième zone la plus contaminée, les risques diminuent de moitié.

    Ces conclusions de l’OMS ont toutefois été critiquées par le ministère japonais de l’Environnement: « Ces calculs ont été basés sur l’hypothèse que les gens ont continué de vivre dans cette zone et de manger de la nourriture interdite. Mais ce n’est pas le cas. »

    Evaluer les radiations
    Il est effectivement très compliqué de savoir précisément à quelle quantité de radiations les habitants de la zone ont été exposés. En France, la législation fixe à 1 milliSievert l’exposition efficace maximale par an, c’est-à-dire sur tout le corps, et à 20 milliSievert pour les personnes travaillant au contact des radiations.

    Situation d’urgence
    Le gouvernement japonais a considéré au début du mois que le déversement quotidien de 300 000 litres d’eau contaminée dans le Pacifique constitue une « situation d’urgence ». Le gouvernement devrait donc prendre des mesures, et réfléchit à geler le sol autour des réacteurs qui fuient pour stopper la contamination de l’eau.

    A Fukushima, 170 des 28 000 travailleurs ont été exposés à des doses supérieures à 100 mSv et allant jusqu’à 679 mSv entre mars 2011 et mai 2013, analysait Nicolas Foray pour Le Monde. Si les risques pour une telle exposition en une fois sont connus -augmentation du risque de leucémie et d’autres cancers-, ceux pour une exposition étalées dans le temps sont différents explique le spécialiste. Sans compter qu’à cette contamination s’ajoute une contamination par inhalation ou ingestion.

    La population de la zone de 20 km autour de la centrale a été évacuée successivement en quelques semaines après que l’état d’urgence nucléaire a été déclaré le 11 mars à 19h03. Mais comme pour Tchernobyl, les conséquences réelles sur la santé et l’environnement ne seront connues que plusieurs années après les faits.

    Avec

    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/japon-de-nouveaux-cas-de-cancers-de-la-thyroide-inquietent-apres-fukushima_1274933.html#rliqPgyGt684Hjq0.99

    Source

  • Drenagoram dit :

    JO 2020: Fukushima veut rassurer

    Par Lefigaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 07/09/2013 à 10:44

    Publié le 07/09/2013 à 10:42

    Le gérant de la centrale accidentée de Fukushima a envoyé un message en anglais pour rassurer la communauté internationale, à quelques encablures du choix de la ville hôte des JO 2020 pour lesquels Tokyo est candidate. Le Comité international olympique (CIO) va décider samedi à Buenos Aires qui d’Istanbul, Madrid ou Tokyo aura l’honneur d’accueillir les jeux Olympiques d’été dans sept ans.

    Bien jugée sur le plan technique et financier, la candidature japonaise subit toutefois l’impact des inquiétudes concernant la situation à la centrale Fukushima Daiichi, située à 220 km au nord-est de Tokyo, ravagée par le passage d’un tsunami le 11 mars 2011. « Avec le soutien du gouvernement japonais (…), nous tous, chez Tepco, nous oeuvrons sans relâche pour contrôler l’eau contaminée », a expliqué dans un message vidéo Naomi Hirose, le président de Tokyo Electric Power (Tepco) qui gère ce site atomique.

    Dans cette intervention mise en ligne jeudi, M. Hirose s’exprime, une fois n’est pas coutume, en anglais, de manière à s’adresser directement à la communauté internationale. Il a cherché à apaiser les craintes liées à la révélation ces dernières semaines d’une fuite de 300 tonnes d’eau radioactive par jour dans l’océan Pacifique, voisin de la centrale accidentée. « Nous pensons que l’impact est limité à la zone du port de la centrale nucléaire », a-t-il expliqué, affirmant: « Au vu des mesures que nous avons effectuées à trois kilomètres au large, il n’y a pas d’impact sur l’eau dans l’océan. »

    Source

  • Drenagoram dit :

    Typhon à Fukushima:

    Tepco a rejeté 1.100 tonnes d’eau faiblement contaminée

    TOKYO – A la suite du passage d’un typhon lundi, environ 1.100 tonnes d’eau de pluie faiblement contaminée ont été volontairement rejetées vers la mer, a expliqué mardi la compagnie Tepco, gérante de la centrale accidentée de Fukushima.

    Nous n’avons laissé s’écouler vers l’océan que l’eau que nous avons jugée faiblement radioactive, a expliqué lors d’une conférence de presse le principal porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), Masayuki Ono.

    De fortes précipitations tombées dimanche et lundi ont entraîné une rapide montée du niveau d’eau dans les différentes zones du complexe atomique où sont installés des réservoirs de stockage de liquide hautement radioactif.

    Ces zones sont entourées d’un petit muret. Pour que cette eau ne stagne pas trop longtemps au contact de réservoirs et d’un sol potentiellement contaminés, Tokyo Electric Power (Tepco) a expliqué avoir décidé, après avoir mesuré les niveaux de rayonnement bêta de cette eau, d’en relâcher une partie, là où la teneur en strontium 90 ne dépassait pas 30 becquerels par litre. Des vannes ont donc été ouvertes et l’eau est probablement descendue jusqu’à l’océan Pacifique voisin.

    Là où le niveau de strontium 90 et autres éléments à rayonnement bêta était supérieur à 30 becquerels/litre, l’eau accumulée a en partie été pompée et transvasée dans des réservoirs.

    La compagnie a toutefois été critiquée dans les médias japonais pour avoir pris la décision de rejeter de l’eau en mer sans mesurer le niveau d’autres éléments radioactifs, en l’occurrence ceux émettant des rayons gamma, comme les césium 134 et 137.

    Nous n’avons pas jugé nécessaire de mesurer le niveau de césium radioactif, car l’eau stockée dans les réservoirs au pied desquels s’est accumulée la pluie est en grande partie débarrassée de césium, a assuré Tepco qui a reconnu avoir choisi le moyen d’agir au plus vite.

    Plus de 1.000 réservoirs installés en différents lieux de la centrale stockent des centaines de milliers de tonnes d’eau, et les sous-sol des bâtiments sont engorgés, une partie s’écoulant en mer au rythme de 300 tonnes par jour.

    La compagnie, qui se bat contre cette abondance quasi ingérable d’eau, a mis en place des nouvelles patrouilles de surveillance après s’être rendue compte il y a quelques semaines qu’un des réservoirs de 1.000 tonnes avait laissé s’échapper un tiers de l’eau qu’il enfermait.

    D’autres pourraient aussi avoir laissé passer de l’eau ailleurs, comme semblent l’indiquer des niveaux élevés de radioactivité détectés lundi dans l’eau de pluie en divers emplacements.

    Notre volonté est d’améliorer les moyens mis en oeuvre par les patrouilles de surveillance, a assuré M. Ono.

    Il a en outre indiqué que pour le moment, en dehors de l’accumulation d’eau de pluie, aucun effet notable du typhon Man-yi (qui a traversé le Japon du sud-ouest au nord-est) n’avait été constaté sur le site.

    kap/pn/jh/mml

    TOKYO ELECTRIC POWER

    (©AFP / 17 septembre 2013 09h28)

    Source

    • Néa dit :

      le son de mes billets revient avec le syphon ainsi font fond fond 3 petits tours et puis s’en vont et Contamine.. ma source St Gervais 73 et compte à mine… certains sont trop intelligents pour comprendre ( ironie) en ore de l’iron et iron donne aussi noir et rion big becs chaleureux

      • Drenagoram dit :

        Les bons contes Néa~ , endorment nombre d’esprits ,
        Hélas ici l’amie . l’atome est langue de bois ,
        Hors l’invisible au delà , à jamais irradie ,
        Toutes formes de gènes en vie , croisant ses aléas 😦
        ~
        L’âge de faire porte cette croix , tout comme ces bons moody’s ,
        Notre sillage vieillit , non la flamme d’un combat ,
        Pour voir un jour la voie , une fois donner ses fruits ,
        Parlons de l’énergie , sans craindre Fukushima…
        ~
        NéO~
        ~
        Becs à suivre

  • Drenagoram dit :

    USA: une bombe a failli exploser en 61

    Par Lefigaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 21/09/2013 à 11:47

    Publié le 21/09/2013 à 11:42

    Une bombe atomique américaine 260 fois plus puissante que celle d’Hiroshima a failli exploser en janvier 1961 en Caroline du Nord (Est des Etats-Unis), rapporte samedi le quotidien britannique The Guardian en citant un document américain « déclassifié ».

    Selon le rapport secret sur cet événement, un bombardier B-52 s’est disloqué en vol le 23 janvier 1961, laissant échapper deux bombes Mark 39 à hydrogène au-dessus de Goldsboro, une ville de Caroline du Nord. « L’une des deux bombes s’est comportée exactement de la manière dont une bombe nucléaire est censée le faire » quand elle est larguée intentionnellement: « son parachute s’est ouvert et le processus de mise feu s’est enclenché », révèle le quotidien.

    « Un simple interrupteur à faible voltage fonctionnant comme une dynamo, a évité aux Etats-Unis une catastrophe » en empêchant la bombe d’exploser, a ainsi écrit Parker F. Jones, un ingénieur qui travaillait dans les laboratoires nationaux de Sandia, chargés d’élaborer les mécanismes de sécurité pour les bombes nucléaires.
    Auteur du rapport sur les événements qui a été écrit huit ans après, il a souligné que trois des quatre dispositifs de sécurité n’ont pas fonctionné.

    La catastrophe aurait pu affecter les villes de Washington, Baltimore, Philadelphie et même New York, mettant « des millions de vies en danger », note le quotidien. A l’époque, l’incident a donné lieu à d’intenses spéculations quant à sa gravité, mais les autorités américaines ont toujours nié que des vies américaines aient été menacées en raison de mesures de sécurité insuffisantes.

    « La bombe MK 39 Mod 2 ne possédait pas les mécanismes de sécurité appropriés pour un usage aéroporté à bord d’un B-52 », conclut l’ingénieur dans ce rapport intitulé « Goldsboro revisité, ou comment j’ai appris à me méfier de la bombe H » – en référence au sous-titre du film de Stanley Kubrick, « Docteur Folamour ».

    Le Guardian révèle également avoir découvert qu’au « moins 700 accidents significatifs et incidents impliquant 1.250 armes nucléaires ont été enregistrés entre 1950 et 1968 » par le gouvernement.

    Source

  • Néa dit :

    les populations commencent à se déplacer et crise intérieure… peut être suffisant pour ne faire crise extérieure.. à s’occuper de ses propres problèmes avant de vouloir s’occuper de ceux des autres.

  • Néa dit :

    Le feu est déjà allumé…. il faut l’éteindre….

    • Drenagoram dit :

      Cette Quête est le Graal d’alliés , n’ayant rien d’autre à craindre ,
      Q’en soi le feu d’éteindre , pour voir l’arbre relié ,
      Ce monde de fous à lié , à force de le dépeindre ,
      N’en finit plus de geindre , qui d’âme pour transmuter ?
      ~
      NéO~
      ~
      Bonnes années à venir….

      • Néa dit :

        toujours deux faces…. il faut être réaliste… soit ils attaquent sur la guerre, une attaque rapide, pour limiter ou les frontières.. mais on retrouve le côté chimique… avec PLuton et analyse, les armes chimiques.. pour l’heure ils en sont aux discussions avec Mercure Vierge.. mais ô combien de mauvaise fois… ou alors destruction des armes chimiques…

      • Néa dit :

        quand je pense que certains disent que l’astro est de la foutaise.. c’est pourtant là de bonnes explications puisque nous en avons les éléments au présent..

      • Néa dit :

        Mais Neptune le maîtres des eaux, peut éteindre le feu et puis la poudre magique, la poudre de Merlin Pin Pin… une pincée de magie qui met des étoiles plein les yeux…. et transformer cela en un magnifique feu d’artifice… Victoire… Que la fiesta soit ! c’est chez Neptune que l’on trouve le sauveur aussi et avec Uranus le libérateur…
        Il faut y croire

      • Drenagoram dit :

        En corps faut il agir , au delà des éléments ,
        A quoi bon faire écran , tout en lisant l’à venir ,
        cet âge en devenir , fait le tri naturellement ,
        entre les soi disant , et les âmes en point de mire 😉
        ~
        NéO~
        ~
        Car si tout est écrit , l’Hors demeure l’entre ligne ,
        A chaque d’y voir ses signes , c’est là une oeuvre à vies .

      • Néa dit :

        Tout est écrit… peut pas au premier degré… l’ambiance déjà… quand au reste il y le libre choix mais il y a ce à quoi nous pouvons faire quelque chose et ce à quoi nous ne pouvons rien faire. De toute façon, il est claire que cela ne peut plus durer. A savoir exactement comme cela se finira…! IL y a évidemment cet histoire d’Or qui faut aussi régler.
        Parsi ne s’est pas fait en 1 jour… cependant , tenant compte que l’esprit est créateur , autant penser et espérer le meilleur.. là , tout le monde peut le faire..

      • Néa dit :

        si mars le fer retourne au volcan donc à la terre, c’est enterrer la hache de guerre… car Pluton est la guerre et mars le militaire Mars peut aussi donné militant..quand il est chez Hermès… Mars est action… Il y aura don quelque chose de fait.

      • Néa dit :

        Action de brûler, dans la direction d’un incendie de forêt, des parties de bois pour créer un vide que le feu ne pourra franchir et qui arrêtera l’incendie.
        Synonyme de contrecœur.
        Flamme opposée au feu principal d’un four métallurgique et diminuant son action.

      • Néa dit :

        En attendant, certains n’ont pas compris… ils disent vouloir faire stopper les combats, stopper les armes chimiques mais continuer à fournir des armes… ohhhh ! c’est pas bien çà .! cela s’appelle entretenir le feu..

  • Néa dit :

    chez les poissons il y a fusion 😉

  • Néa dit :

    l’anneau maléfique du pouvoir ne finit il pas au fond du volcan ? à la fonte

    • Drenagoram dit :

      Encore un col porteur , au delà de la tour noire ,
      Cette Âme porte t’elle l’espoir ? au monde de spectateurs ,
      A défaut d’être en leurres , simples objets du Pouvoir ,
      L’Esprit doit lui savoir , quels choix attendent l’acteur….
      ~
      NéO~

      • Néa dit :

        Il arrive qu’il y ait des gens qui n’ont pas les deux pieds dans le même sabot… ce qui fut sur la toile était un bel exemple, qu’il a fallu s’allier pour enfin libérer…. un chemin parcouru d’obstacles…. mais le jour à la clef…

  • Néa dit :

    Jusqu’au bout, il en a bavé…. mais il a réussi.. ! et il n’était pas seul.. c’est un travail d’équipe.. avec des gens fidèles et surtout courageux.. car Mars est aussi le courage…

    • Drenagoram dit :

      l’important n’est point l’autre , à bord de ce navire ,
      mais la dérive en mire , de ce vaisseau d’argent ,
      au doute les ignorants , en route ces tristes sires ,
      ramant contre bons plaisirs , vers ce rêve du conscient.
      ~
      NéO~

      • Néa dit :

        Ils rêvaient de fortunes avec des pièces sonnantes et trébuchantes… et puis un jour… malgré les esclaves du travail… rame rame ……. la galère fut coulée… et finit dans les fosses des grands océans…. rame rame ….

      • Néa dit :

        bien sûr, il y eut des survivants… ceux qui avaient quitté le navire, refusant la galère et d’être galère-rien…. ils sont su nager, avec leurs petits bras musclés…. ils ont atteint une île et puis enfin la Terre… certains étaient gonflés à bloc, permettant de flotter… c’était une magnifique aventure…. ensuite ils se sont contentés de faire du troc, de partager sans jamais se bouffer…

      • Néa dit :

        Le Capitaine a déjà quitté le navire ? alors c’est V saut Fantôme
        Et il y a le grand détournement… Pirates !

      • Drenagoram dit :

        Néa paix à ta Lyre , en ce vaisseau chancelant ,
        Tiens bon au fil du temps , le cap en Mère pour mire ,
        Vivre n’est point un loisir , mais une chance aux vivants ,
        De s’éveiller vraiment , hors des rêves pour dormir.
        ~
        NéO~
        ~
        Becs sans ornements 😉

  • Lunesoleil dit :

    Bonjour Drenagoram 🙂
    Et il à a voir avec quoi cet article avec celui que je viens de publier ?

  • Aurore dit :

    Et sur le Chemin
    Sorte d’Enjeu demain
    S’il se traçait un Coeur carmin
    Levant les peines de ses deux mains
    Offertes à l’Âme transcendant en somme
    Toute expérience de vie de l’homme

    C’est ce doux murmure
    Qui jamais ne mure
    Au temps de chaque Chemin
    En Je…demain

    Belle soirée, ami Néo dans l’Alliance et la reliance..

    • Drenagoram dit :

      Bonjour Amie en Hors 😉

      Avant de perdre le nord , au fil de vides desseins,
      gageons de nombreux liens , éclairer ceux sous sorts ,
      en lumière d’âge du tort , la mort n’absout en rien ,
      le fait d’être sourd en chemin , aux pâles rayons du core 😦
      ~
      L’Alliance fait d’Âme à bord , sans miser sur le destin ,
      oppose au jeu demain , un juste et sage accord ,
      celui de faire l’effort , en forgeant dans l’airain ,
      de veiller la non fin , des ressources de Flore.
      ~
      NéO~
      ~
      Becs en l’Arche

  • Drenagoram dit :

    Fukushima:décontamination stoppée

    Par lefigaro.fr avec AFP

    Mis à jour le 28/09/2013 à 09:19

    Publié le 28/09/2013 à 08:43

    La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a fait part aujourd’hui de l’arrêt du système de décontamination d’eau radioactive ALPS, qui venait tout juste d’être remis en service, à cause d’un problème technique.

    Tokyo Electric Power (Tepco) s’est rendu compte dans la nuit de vendredi à samedi de l’existence d’un problème dans le débit d’une pompe de ce « système avancé de traitement de liquide » censé filtrer 62 éléments radioactifs.

    Tepco avait relancé une unité ALPS en test à chaud jeudi 17H04 (heure française) mais a dû la stopper 13H37 le lendemain, sans pour le moment connaître la cause exacte de cette avarie.

    Entre-temps, 100 tonnes de liquide radioactif ont été traitées, ce qui est une goutte d’eau comparée avec l’énorme quantité de plus de 400.000 tonnes stockées dans des réservoirs ou accumulées dans les sous-sols du complexe atomique saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

    Le dispositif ALPS avait déjà été testé en mars mais n’avait pas alors donné totale satisfaction. Il a été arrêté plusieurs mois pour remédier à ce qui ne fonctionnait pas correctement. Une seule des trois unités existantes avait été remise en exploitation vendredi, les autres devraient l’être dans quelques semaines.

    Source

  • Drenagoram dit :

    EPR: la cuve géante livrée à Flamanville

    Par AFP

    Mis à jour le 07/10/2013 à 17:36
    Publié le 07/10/2013 à 17:34

    La cuve de l’EPR, le réacteur nucléaire de forte puissance en construction à Flamanville (Manche), est arrivée aujourd’hui sur le site, a indiqué EDF, maître d’oeuvre du chantier.

    « Après la pose du dôme sur le bâtiment réacteur le 16 juillet » l’arrivée à Flamanville de cette cuve qui contiendra le coeur du réacteur est « une nouvelle date majeure pour le chantier », a déclaré le responsable du chantier, Antoine Ménager.

    Installée vers 15H30 sous un hangar sur le chantier, la cuve de 425 tonnes pour 7 mètres de diamètre et 11 mètres de haut, sera installée « cet hiver » à l’intérieur du bâtiment réacteur, selon M. Ménager.

    La cuve est plus grande que celle d’un réacteur classique, d’une part à cause de la puissance surélevée de l’EPR (1.650 mégawatts, contre 1.100 en moyenne pour le parc nucléaire français existant), et du fait des dispositifs de sûreté renforcés, selon EDF.

    Le couvercle de cette cuve a fait l’objet de « réparations » après que l’ASN y a constaté en 2010 de « très nombreux défauts » de soudures, et en 2011 d’autres défauts qui auraient pu aboutir à des « fissures ».

    « C’est probablement la dernière fois que l’on voit une telle cuve au monde », a estimé Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France, présent à Flamanville. « Aujourd’hui la filière EPR est morte alors que ce chantier devait être une vitrine pour vendre l’EPR », a-t-il ajouté.

    Le concepteur de l’EPR, Areva, a de son côté affirmé en février toujours miser sur 10 commandes d’EPR d’ici à la fin 2016. La dernière commande date de 2007.

    Source

  • Drenagoram dit :

    Fukushima frappée par la pénurie d’employés

    Daniel Eskenazi Tokyo

    Shinzo Abe a visité la centrale nucléaire le 19 septembre dernier. (Reuters)

    Shinzo Abe
    a visité la centrale nucléaire le 19 septembre dernier. (Reuters)
    Les erreurs humaines se multiplient sur le site de la centrale. Tepco tente de compenser 3000 départs. Les sous-traitants de l’opérateur peinent également à recruter

    LES LIENS
    L’incroyable mensonge de Tepco (19.09.2013)
    Une nouvelle erreur humaine, et une sanction immédiate en bourse. Lundi, le titre Tepco a dégringolé. L’action de l’opérateur qui gère la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a perdu 7,6%, à 488 yens, juste après l’annonce d’une maladresse. Selon l’Autorité de réglementation du nucléaire (NRA), un employé qui était en train d’examiner le système de refroidissement des réacteurs endommagés a malencontreusement appuyé sur un mauvais bouton, qui a provoqué son arrêt. Tepco a annoncé qu’un système de secours a pu être enclenché immédiatement après l’interruption.

    Cette erreur humaine est la seconde en moins d’une semaine. Vendredi dernier, l’opérateur a annoncé que 430 litres d’eau hautement radioactive ont fui alors que des employés étaient en train de les transférer dans une cuve. Celle-ci étant déjà remplie d’eau destinée à refroidir les réacteurs, elle a débordé. Le manque d’employés qualifiés, voire d’employés de manière générale, ne serait-il pas la cause de ses multiples erreurs?

    Interrogée, une porte-parole de Tepco reconnaît que les travaux effectués sont différents de ce que les employés ont l’habitude de faire. Elle relève aussi que beaucoup de jeunes collaborateurs ont quitté récemment Tepco par manque de motivation. «Cela nous pose des problèmes. Nous devons analyser la situation et engager de nouveaux collaborateurs. Nous n’avons pas pris de mesures immédiates pour le recrutement, mais 331 nouveaux employés rejoindront Tepco dès avril 2014», dit-elle. C’est moins de 1% des effectifs de Tepco, qui s’élèvent à 37 000 collaborateurs. Ces nouveaux engagements ne compenseront de loin pas les départs.

    Entre mars 2011 et juin 2013, près de 3500 collaborateurs ont quitté l’entreprise, dont 2070 sont partis à la retraite. Aucun nouvel employé n’a été engagé durant les années fiscales 2012 et 2013. «Un assez grand nombre d’ingénieurs ont quitté Fukushima Daiichi, ainsi que d’autres centrales électriques, ce qui provoque une pénurie», observe Komei Hosokawa, professeur en sociologie de l’environnement à l’Université Seika de Kyoto.

    De son côté, Tepco refuse de parler d’une pénurie d’employés. «Nous n’avons pas de problème d’effectifs à court terme. Mais nous savons qu’ils devront augmenter en 2014 et 2015. A Fuku­shima Daiichi, 11 000 employés au total devraient se relayer dès l’an prochain, contre 10 800 actuellement. Dès avril 2015, ils seront 12 000. Cette hausse est due au fait que beaucoup de travaux de décontamination à l’intérieur des réacteurs devront être effectués», explique la porte-parole.

    Depuis la catastrophe de Fukushima, l’opérateur n’a fourni qu’une faible proportion des 3000 employés qui travaillent chaque jour sur le site de la centrale. Entre 500 et 600 collaborateurs de Tepco y sont actifs, dont 200 dans des bureaux. Environ 80% des effectifs totaux sont en fait des sous-traitants de Tepco. «Même eux rencontrent des difficultés à recruter des personnes pour aller travailler à Fukushima Daiichi», avance Komei Hosokawa.

    Face à la multiplication des erreurs humaines, la NRA, traditionnellement proche de l’industrie, pense elle aussi que l’emploi est devenu un problème majeur pour Tepco. «Je veux que vous [Naomi Hirose, président de Tepco, ndlr] mettiez en place des mesures adéquates sur le site de Fukushima Daiichi, même si cela passe par l’engagement d’employés supplémentaires provenant d’autres centrales nucléaires», a exigé vendredi dernier Katsuhiko Ikeda, ­secrétaire générale de l’autorité de surveillance. Sous pression, Tepco n’a pour l’instant pas indiqué si l’emploi deviendrait sa priorité.

    Source

    • Néa dit :

      19/09 évidemment

      et comme devient de plus en plus insupportable ces mensonges et ces gens qui racontent n’importe quoi… ce manque de sérieux..

      • Drenagoram dit :

        en effets au regard , il faut parfois creuser
        pour en réalité , dépeindre le peu d’espoir ,
        qu’il y a en ce bazar , par mille mains bricolé ,
        au delà du grand danger , ne rien faire est une tare .
        ~
        NéO~
        ~
        Mare à la fin 😦

      • Néa dit :

        le 19/09 je l’avais donné car c’est la St Emilie.. et je pense que ces jours ci il y a aussi un lien grave avec elle, dans mes ressentis.. elle est scorpion , ce lien avec le nucléaire. Oui mare à la fin.. becs de nouveau

  • Drenagoram dit :

    Et ça continue en corps & en corps 😦
    Pensées vers ceux & les tien(nes)s

    Fukushima: 6 employés exposés à une fuite d’eau radioactive

    Par Lefigaro.fr avec Reuters
    Mis à jour le 09/10/2013 à 06:35
    Publié le 09/10/2013 à 06:32

    Six travailleurs ont été exposés à une fuite d’eau radioactive à la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé aujourd’hui l’opérateur du site, Tepco, qui impute l’incident à une erreur de l’un de ces techniciens.

    D’après Tepco, un employé a par erreur détaché un tuyau relié à un système de désalinisation de l’eau déversée sur les réacteurs endommagés de la centrale. « Plusieurs tonnes » d’eau ont fui mais sont restées dans l’enceinte de la centrale, a dit un porte-parole de Tepco.

    Source

    • Néa dit :

      Mais bien sûr…! c’est toujours la faute des petits… et puis si le tuyau est celui de désalinisation de l’eau déversées dans sur les réacteurs, est ce aussi grave que l’eau radioactive qui se déverse dans l’océan ?

  • Drenagoram dit :

    Un court résumé, synthétique et clair, de la situation catastrophique de Fukushima – 7 Octobre 2013

    Cette vidéo est une capsule du Monde sur la situation en cours à Fuskusima, et plus particulièrement, sur le devenir inquiétant des rejets radioactifs qui ne cessent de s’accumuler.

    En effet, depuis quelques mois, l’opérateur Tepco ne cesse d’annoncer que des fuites se produisent dans la centrale. Manifestement, certaines enceintes de confinement des réacteurs, ainsi que plusieurs réservoirs, laissent échapper plusieurs tonnes d’eau contaminée chaque jour.

    Le point sur la situation grâce à un petit film d’animation très bien fait.

    Lien vers la vidéo

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